Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Rating : M pour les scènes adultes explicites.
P.O.V Drago
Le fracas de l'ouverture de la porte s'accompagnât de l'ingrat Weasley qui pénétra dans mon bureau en hurlant.
- Qu'est-ce que tu venais foutre dans le bureau d'Hermione, fils de Harpie ! Hurla Ron en brandissant sa baguette en ma direction.
Il avait vraiment un problème cet abruti de Weasley. J'avançai jusqu'à ce que sa baguette se plaque contre mon cou.
- J'ai entendu ta petite copine crier et j'ai eu peur que tu sois en train de la frapper, pathétique t…
Je n'eu pas le temps de finir ma phrase que d'un coup de baguette, je fut propulsé au fond la pièce
- Ferme la Malefoy, je n'ai pas le temps pour écouter un sale mange mort de ton espèce. Cette fois, j'ai été gentil, ne t'avise plus jamais de rentrer dans son bureau comme tu viens de le faire. Elle n'a pas besoin qu'un mec comme toi qui veille sur elle, elle se débrouille très bien toute seule. Alors, la prochaine fois que tu l'entendras crier de plaisir dans son bureau, un conseil, trace ta route. Dit froidement Weasley avant de partir.
Je me relevais en époussetant ma veste. Je n'allais pas m'aventurer à courir après lui. Je comprenais bien pourquoi il avait agi ainsi. Je ne laisserai pas moi non plus, quelqu'un comme moi approcher de la personne que j'aime. Et je n'allais pas perdre mon énergie à essayer de m'expliquer auprès de lui. Néanmoins, il serait peut-être bon d'aller m'excuser auprès de Granger. Je n'aurai pas dû me précipiter ainsi.
Je passai ma main dans mes cheveux avant d'attraper mes affaires et de transplaner au Manoir.
Lorsque j'arrivai dans la pièce où quelques années auparavant, Granger avait été torturé, mon estomac se serra à nouveau. J'avança en direction de ma chambre. Le bruit de mes chaussures était le seul son que l'on pouvait entendre dans la maison.
Une fois dans la chambre j'ôtai mes vêtements pour sauter dans la douche le plus vite possible. J'avais besoin d'effacer ma mémoire sous l'eau chaude de la douche.
Tandis que l'eau coulait à flots sur mon visage, je revoyais le visage de Granger tordu de douleur dans la demeure qui est la mienne. Puis, je revoyais son visage d'aujourd'hui, heureuse, rougissante de plaisir et gênée d'avoir été aperçu dans un tel état. Cela eut un effet direct sur mon corps.
Ça ne tourne pas rond dans ma tête bordel ! Bander à la pensée de Granger, je devenais fou, c'est certain.
Je sortis précipitamment de la douche lorsque j'entendis des bruits de talon en direction d'où j'étais.
- Drago ! Tu es rentré ? Claironna une voix.
Je nouai la serviette rapidement autour de ma taille et quittai la pièce.
Astoria était là, assise les jambes croisées sur mon lit.
- Je suis contente de voir que tu es là, je m'étais dit qu'on aurait pu dîner ensemble ce soir, pour une fois, dit-elle d'une voix faussement douce.
- Ca ne va pas être possible, j'ai du travail. Répondis-je froidement.
- Évidemment, dit-elle en se levant d'un bon, essaie au moins d'être disponible le jour de notre mariage.
Elle quitta précipitamment la pièce. Je pus enfin souffler. La voir maintenant n'était pas du tout ce dont j'avais envie. Ni maintenant, ni jamais d'ailleurs.
Je n'avais pas accepté de l'épouser que pour une raison, pour rendre ma mère heureuse. Elle me l'avait fait promettre avant de mourir.
Mon père, enfermé à Azkaban, ma mère, s'était laissé dépérir après la guerre. Elle se sentait coupable et était incapable d'accepter qu'elle ne revoie jamais mon père. Je l'avais vu au fil des jours, des semaines et des mois, maigrir, perdre sa force.
Elle avait très peur que je me retrouve seul, à l'époque je n'avais pas trop compris ce qu'elle voulait dire par là, j'imaginais qu'elle voulait des petits-enfants à choyer. Je n'avais pas pensé qu'elle aurait pu mettre fin à ses jours. Elle voulait que j'aie quelqu'un près de moi, alors elle avait rappelé au Greengrass leur arrangement d'antan. M'offrir leur fille en échange de l'enrichissement de leur lignée. Il n'avait pas hésité à vendre leur fille. Et malgré mes doutes, j'avais accepté, pensant que cela redonnerait à ma mère goût à la vie. Mais peu de temps après les premiers rendez-vous avec la famille Greengrass, et nos promesses de nous marier, ma mère avait mis fin à ses jours.
Ce qui restait de mon cœur s'est brisé ce jour-là. Je n'en avais plus rien à faire de si j'épousais ou non Astoria. La seule chose qui me faisait tenir la tête hors de l'eau était morte. Morte d'amour pour mon père.
Astoria n'était pas une méchante fille, elle avait tenté d'être douce avec moi après la disparition de ma mère. Mais je n'avais cessé de la repousser. J'allais accomplir la promesse que j'avais faite à mère, mais il ne fallait pas m'en demander plus. Le mariage était prévu pour dans deux mois, après ça, je lui ferai un enfant si elle le souhaite, tant qu'elle ne tente pas de chercher de l'amour près de moi. Je ne voulais pas d'elle, je ne voulais pas de cette vie.
Je continuais à vivre avec ce sentiment d'avoir détruit tout ce à quoi, je tenais. Et je n'allais pas m'en remettre.
P.O.V Hermione
J'étais arrivé au 12 square Grimmaud un peu déboussolé. Harry ne semblait pas être rentré alors j'en profitai pour me précipiter dans un bain. J'avais besoin de me détendre, de libérer toute la tension et le stress accumulé au cours de ses vingt dernières minutes.
Je plongeai dans l'eau brûlante et m'y allongeai quasi entièrement. Je sentais les tensions dans mon dos se détendre petit à petit. Les yeux fermés, je me refaisais le film de la journée. Je repensais à Ron, à ses mains, à sa bouche sur moi et sans que je m'en rende compte mes pensées c'était arrêté sur le visage de Drago. Je le revoyais dans l'encadré de la porte, ses yeux glaciaux qui me fixait alors que j'étais transpirante de plaisir. En pensant à ça des papillons s'envolèrent dans mon bas-ventre. Je glissai pour plonger la tête sous l'eau. Qu'est-ce que mon cerveau est en train de me faire ? Ca y est, il suffisait que je fasse des cochonneries dans mon bureau une fois et me voilà devenu obsédée !
Je finis rapidement de profiter de mon bain lorsque je commençai à entendre du bruit dans la maison. Harry devait être rentré. Je me séchai les cheveux en tentant tant bien que mal d'oublier la sensation que j'avais ressenti en pensant à Drago.
Lorsque je sortis enfin de la salle de bain en pyjama, Ron et Harry était assis autour de la grande table qui trônait dans la salle à manger. Trois bièraubeurre était déposé dessus. Je n'entendais ce qu'il racontait, mais cela semblait être un débat houleux.
- Et bien, sur quoi est-ce qu'on s'engueule ce soir dite-moi ? Riai-je
Ils levèrent tous les deux les yeux en ma direction.
- Oh, tu sais, sur à quel point Ron est un idiot, répondit Harry en souriant.
Je sentais le regard de Ron pesait sur moi et je préférai faire abstraction pour venir m'asseoir à ses côtés.
- On a déjà longuement eu cette conversation déjà, riais je encore plus fort.
Tandis que je posais la main sur la pinte de bièraubeur, je voyais la main de Ron descendre sous la table. Puis je la sentis se poser sur ma cuisse.
Semblant de rien, je continuai la conversation.
- Alors, votre journée s'est bien passé? Demandai-je
- Comme toujours, beaucoup de travail, tenter de réformer une institution ancestrale, ça prends du temps, souffla Harry
- Ne m'en parle pas ! Je suis épuisé, dit Ron, mais bon la fin de ma journée à été plutôt intéressante… Ajouta-t-il en tournant brièvement son regard vers moi, tandis que son pouce dessiné des petits cercles sur ma cuisse.
- T'embrouiller avec Malefoy, c'est ça une fin de journée intéressante ? Lança Harry.
Je bondis de ma chaise et pointai Ron du doigt.
- Qu'est-ce que tu as fait encore ? Dis-je sèchement ?
Ron me fixa intensément dans les yeux. S'il essayait de me faire passer un message, je ne le comprenais définitivement pas.
- Je n'ai rien fait, dit il en se levant de sa chaise à son tour, c'est lui qui est venu me déranger alors que je faisais quelque chose d'important, j'ai voulu lui dire ses 4 vérités, c'est tout.
- Tu es intenable ! Vas-tu le laisser tranquille un jour?! Il ne va plus tenter de me tuer, tu sais, répondis je en parlant un peu plus fort ce coup-ci.
Ron avança d'un pas en ma direction. Il était tellement proche que je pouvais respirer son odeur à plein poumon.
- Tu ne sais pas de quoi il est capable Mione. Peu importe ce qu'il prétend, je sais qu'il était très consentant à être un foutu mange mort ! Me dit Ron les dents serrées.
Sans que ne ce soit rendu compte de rien, Harry s'était mis entre nous
- Hé! On ne va pas se prendre la tête pour de vrai, non ? Ne laissons pas Malefoy nous gâcher la soirée ! Dit Harry de sa voix douce.
Je me rassis rapidement sur ma chaise. Ron était quelqu'un de borner. Tenté de lui faire changer d'avis sur quelque chose était peine perdu d'avance. Il valait mieux changer de sujet avant de ruiner complétement la soirée.
Ron se réassit à côté de moi.
- Je suis désolée Mione, je n'aurai pas dû m'énerver contre toi, dit il doucement.
Je levai mon verre en sa direction en signe d'oublie. Ron et Harry étaient tout pour moi. Je pouvais tout leur pardonner, tout accepté.
La soirée continua, Ginny nous avait rejoint et nous avions passé la soirée à discuter de tout et de rien autour de bièraubeurre. Ron avait gardé quasiment tout le long de notre discussion la main sur ma cuisse.
Sentir sa présence était la chose qui me détendait le plus au monde.
Avant qu'il ne soit trop tard, Harry et Ginny avaient pris la décision d'aller se coucher, nous laissant seul Ron et moi.
- Je suis vraiment désolée, Hermione, je voulais simplement expliquer à Malefoy qu'il ferait mieux de se tenir loin de toi. Susurra Ron
- Je sais que c'était une bonne intention, disai-je, en déposant ma main sur sa joue, mais Malefoy travaille avec moi, et je pense qu'il est bon de lui laisser une seconde chance. Alors même si c'est compliqué pour toi, essaies juste de l'ignorer.
Ron acquiesça d'un mouvement de tête. Il déposa doucement un baisé sur ma bouche, quand des pas se firent entendre dans le salon. Me levant brutalement, je vu Ginny en train de nous fixer. Elle fit demi-tour rapidement et retourna dans la chambre d'Harry avant que nous aillions eus le temps de la rattraper.
Mon cœur battait la chamade. Qu'allons-nous faire ? Je ne voulais qu'elle et Harry l'apprennent comme ça.
- Tu sais, ça serait peut-être mieux si on leur disait, dit Ron qui était dans mon dos.
- Je pensais qu'on était d'accord pour garder ça pour nous un peu, dis je perdue.
- Mione, ça fait bientôt 4 mois que l'on garde ça pour nous, tu ne penses pas qu'il serait temps de passer à l'officialisation ?
Je ne savais pas quoi dire.
- Au moins à Harry et Ginny, j'en ai marre de me cacher dans tous les recoins de cette maison pour pouvoir t'embrasser Hermione, enchaîna Ron
- Oui, tu as peut-être raison… On leur dira demain, en espérant que Ginny n'ai pas déjà tout raconté à Harry…
- Ne t'inquiète pas, elle est bonne pour garder des secrets, me dit Ron en me serrant dans ses bras.
Je répondis rapidement à son étreinte avant de m'éloigner.
- Je suis fatiguée, il est peut-être temps que j'aille me coucher, lui dis-je.
- Est-ce que je peux t'embrasser une dernière fois avant de ne plus pouvoir voir ton visage pour la nuit ? Me susurra Ron, un sourire en coin.
Je ne pouvais pas lui résister. Ce sourire me faisait toujours craquer. Je déposai mes lèvres sur les siennes, mais ne lui laissai pas le temps d'approfondir le baisé.
- Bonne nuit Ron, à demain, dis je me dirigeant vers ma chambre.
- Bonne nuit, dit-il tout bas.
Une bonne nuit, c'était tout ce qui me fallait, surtout avant la journée de demain. Il fallait que j'aille m'excuser auprès de Drago. Ce n'avait pas été professionnel de ma part, il n'aurait jamais dû voir ça, et encore moins se faire menacer par Ron ensuite.
Demain dès mon arrivée au ministère, j'irai lui parler.
—
Coucou, voilà un petit cadeau de Noël! J'espère que vous avez passé un bon Noël pour ceux qui le fête!
J'espère aussi que ce chapitre vous a plu.
N'hésitez pas à laisser des reviews, ça me ferait très plaisir. :)
Je vous souhaite une très bonne journée ! Et rendez vous la semaine prochaine pour un nouveau chapitre!
