Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.
Rating : M pour les scènes adultes explicites.
Nedwige Stark : Héhé, ça tourne pas très ronds dans sa tête! En espérant que ce chapitre te plaira :)
P.O.V Hermione
La soirée d'hier bien qu'elle eût bien commencée s'était finie de manière inattendue. Mon esprit tordu avait divagué.
J'avais agi comme si de rien n'était avec Ron et nous étions allé nous coucher. À mon réveil, il était déjà parti et sans trop savoir pourquoi j'en fus soulagé.
Aujourd'hui commençait la mission que j'avais avec Drago. Nous avions rendez vou au Ministère. Nous devions nous rendre dans l'appartement depuis lequel nous espionneront, mais ça, sous polynectar.
Il était hors de question que nous y allions avec notre vraie identité. Nous allions prendre l'apparence de Pansy Parkinson et de Graham Montague , des connaissances de Drago qui avait accepté de se prêter au jeu en échange d'une protection rapproché du ministère par la suite.
Nous avions fait livrer à l'avance la majorité des affaires dont nous aurions besoin sur place. Il me restait donc une seule chose à faire.
Me rendre au ministère et oublier mes histoires avec Drago.
Je me préparai rapidement et empaquetai mes dernières affaires avant d'y aller.
Arrivée au ministère nous refîment un brief avec le reste de l'équipe qui restait sur place.
Bien que cette mission était une routine, tout le monde semblait tendu. Ou était-ce mon état d'esprit qui se reflétait sur tout le monde ?
Une fois tout étant prêt nous nous retrouvâmes seul à seul, Drago et moi.
- Prêt ? Lui dis-je.
Drago leva sa fiole de polynectar en ma direction et la bu d'une traite. Je fis de même sans trop me poser de question. J'avais déjà bu beaucoup trop de polynectar dans ma vie, mais je n'étais toujours pas devenu insensible au goût.
Après avoir vérifié que nos looks correspondaient à notre nouvelle apparence, nous étions prêts à partir.
Nous devions en premier lieu nous rendre à l'appartement dans lequel nous allions rester coincés pendant des jours. Comme il était interdit d'y transplaner, c'était à pied que nous nous y rendrions.
Même si nous étions sur polynectar, il était essentiel de se faire discret, moins de personnes ne nous remarquerait plus notre mission se finira vite.
Sans plus attendre, nous sortîmes du ministère, sans se dire un mot.
Il ne nous fallut que très peu de temps pour arriver au chemin de traverse. Là était le moment où nous devions marcher rapidement, mais discrètement.
Drago marchait environ à un mètre devant moi lorsque brutalement il s'arrêta à haut du magasin Tissard et Brodette, puis repris sa marche comme si de rien était.
- Pansy ! Pansy !
La voix qui cria venait justement du magasin. Je me retournai immédiatement vers elle, car oui, c'était bien moi qu'elle appelait.
Une femme assez grande et mince se tenait dans l'encolure de la porte. De longs cheveux bruns tombés sur ses épaules. Elle portait un tailleur vert sombre. J'essayai tant bien que mal de fouiller dans ma mémoire afin de savoir qui elle pouvait bien être. Mais rien ne me vint.
Je lui fis un signe de main et celle-ci sorti de la boutique en courant dans ma direction.
- Hé Pansy! Ca fait tellement longtemps que je ne t'ai pas vu ! Comment vas tu ?
Je lui fis un bref sourire tout à essayant de chercher Drago du regard.
- Oui, ça fait si longtemps ! Je vais très bien et toi ?
- Superbement bien ! Je suis toute excité pour le mariage. Me dit-elle en tapant dans ses mains.
- Tu m'étonnes, ça change une vie un mariage !
- Oui, bientôt, tu pourras m'appeler Madame Malefoy, ria elle.
Quoi ? Lorsque je relevai les yeux à la recherche de Drago, mon regard trouva rapidement le sien. Il allait se marier ? Pourquoi est-ce que ça me faisait quelque chose ?
Je rigolai rapidement pour lui répondre.
- Eh oui ! Vous allez tellement bien ensemble, on n'aurait pas pu rêver mieux, dis-je en tentant de retenir mon aigreur.
Une drôle d'expression passa sur son visage puis elle me sourit.
- Bon, je dois finir mon shopping. Viens au mariage hein ! Ma sœur va être ravie de te revoir.
- Avec plaisir ! À bientôt, Madame Malefoy, conclus je avec un clin d'oeil.
Je lui fis un rapide signe de la main en traçant ma route.
Je ne m'arrêtai pas au niveau de Drago et continuai en direction de l'allée des embrumes.
D'un seul coup, une main agrippa mon bras fermement.
C'était Drago.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Me demanda-t-il.
Je le regardai de haut en bas.
- Qu'elle avait hâte de me voir à votre mariage.
Sa main relâcha immédiatement mon bras.
Il hocha la tête brièvement, comme perdu dans ses pensées et continua sa route.
C'est sans se ré adresser la parole que nous arrivions enfin à notre appartement.
La bâtisse était lugubre et grise. Le genre d'endroit dans lequel on évite de passer une nuit. Nous rentrâmes vite à l'intérieur. Les escaliers était tout aussi lugubre que la façade du bâtiment. J'appréhendais beaucoup l'état de l'appartement.
Une fois arrivé au 3 ême et dernier étage, Drago ouvrit la seule porte qui s'y trouvait. Nous entrâmes à tour de rôle.
L'appartement était petit et lumineux, il détonnait avec le reste de la bâtisse, toutes nos affaires y était déjà déposé. Il était composé d'une pièce principale dont la fênetre donnait directement sur la rue, la cuisine était dans la même pièce ainsi que deux petits matelas posés à même le sol. La salle de bain était dans la pièce d'à côté et c'était tout. Simple et efficace. Même si le manque d'intimité risqué de se faire sentir à force.
Je déposai mes affaires sur le premier lit que je trouvai. Déballa l'appareil photo ainsi que mon carnet de notes et je partis m'installer près de la fenêtre. Un sortilège d'illusion y avait été jeté afin que personne ne puisse nous voir depuis l'extérieur.
La journée se déroula lentement. Je ne faisais que repasser en boucle ma rencontre avec la future femme de Drago. Sa future femme… Elle était d'une beauté sans pareil, son visage semblait sculpté dans la pierre. Elle était vraiment belle. C'était définitivement une personne qui présenterait bien au bras de Drago.
Dire qu'il avait fait ses choses-là avec moi, alors qu'il allait se marier avec elle. Je ne comprenais définitivement pas les hommes.
Nous avions passé la journée dans le silence. Lorsque la nuit commença à tomber, nous n'avions pas pris le temps. de déjeuner de le midi, alors la faim commençait à se faire sentir de mon côté.
- Je vais préparer à manger rapidement, dis je a Drago sans même le regarder.
Il ne me répondit pas, mais je n'insistai pas.
En quelques minutes et coup de baguette, j'avais préparé des simples pâtes carbonara, c'est une recette qui a l'avantage de tenir au corps, ce qui pourra être utile pour la longue nuit qui nous attendait.
Je remplis deux assiettes et revins près de Drago.
Je lui en déposai une devant lui.
- Merci, dit-il sobrement.
Je ne répondis rien et nous continuâmes à passer notre soirée en silence.
Au alentour de 23h, je commençai à sentir que je perdais de ma concentration dû à la fatigue.
- Je pense aller dormir un peu, réveille moi dans trois heures histoire que je prenne ton tour.
- Ok.
Sa voix était si froide que j'en fus presque parcouru d'un frisson.
Il était trop tard pour réfléchir à tout ça, il fallait que je dorme.
P.O.V Drago
Granger était parti se coucher, il y a un peu plus d'une heure, la soirée était passé lentement. Rien de fou ne s'était passé dans le quartier et nos discussions avait été inexistante.
Je me repassais en boucle le scénario de cette après-midi. Astoria, qui avait dévoilé sans le savoir à Hermione, le fait que nous allions nous marier.
J'avais vaguement eu l'impression que cela avait jetée un froid entre nous. Et surtout pour une raison qui m'est inconnue, je détestais Astoria d'avoir ouvert sa bouche.
J'aurais préféré que ça ne se sache pas, mais cette femme ne pouvait s'empecher de pavaner et de se vanter de cette union. Ce dont elle ne se vantais pas néanmoins c'était que cette union était arrangé de toute pièce et que je n'avais aucun sentiment à son égard, si ce n'est de la pitié.
Granger et moi, nous étions à peine adressés la parole depuis notre écart de conduite, elle semblait même avoir trouvé une vie très heureuse auprès de son rouquin.
Cette semaine enfermé ici allait être longue avec quelqu'un qui ne pouvait pas me supportait.
Si comme un éternel abruti, j'avais écouté la réunion, j'aurai pu refuser en prétextant autre chose. Jusqu'à la dernière minute, j'ai pensé à me faire passer pour mourant pour échapper à cette mission.
Puis j'ai imaginé que quelqu'un d'autre puisse être enfermé avec elle une semaine. Weasley aurait probablement forcé pour prendre ma place et sincérement, je ne pouvais pas supporter cette idée.
Furtivement, je jeta un coup d'œil à Granger allongeait sur son lit. Elle était recouverte par la couverture jusqu'à la tête, on voyait qu'a peine le haut de son la trouvais craquante.
Craquante ?
Craquante…
Mais franchement, je perds entièrement la tête.
La famille que nous observions était la famille Murk. Elle habitait la maison juste en face. C'était des personnes que je connaissais de nom. Des connaissances de connaissances disons. Et cela ne m'avait pas vraiment étonné lorsque Granger m'avait dit qu'ils étaient soupçonnés de trafic d'elfe. Dans ce genre de milieu, la condition de vie des non-sangs purs ne les intéresse peu.
Il faut dire que quelques années en arrière, cela m'intéressait peu aussi. Nous avions toujours eu des elfes au manoir et je ne leur avait porté que peu d'intérêt durant toute ma vie. Mais de cela, quelques années, j'ai pu élargir mes horizons en voyageant et en rencontrant des personnes qui m'ont ouvert l'esprit. En rentrant chez moi, j'avais d'ailleurs libéré tous les elfes de maison que nous avions. Certains avaient voulu resté, je leur ai donc fourni des chambres décentes et un salaire copieux. Après la mort de ma mère, ce sont les seules personnes que j'avais accepté de voir durant des mois. Et mine de rien, j'ai trouvé des amis en eux. Des oreilles attentives.
Alors lorsqu'une place au ministère des animaux magique s'était libérée, j'ai tenté ma chance.
D'un coup, j'entendis du bruit à l'extérieur, ils rentraient chez eux. Je pris rapidement quelques clichés quand un autre bruit me fit sursauter.
C'était Granger, elle bougeait frénétiquement dans le lit. Je me levai d'un bond pour essayer de voir ce qu'il se passait. Son front était couvert de sueur, des larmes semblait coulé à flots sur ses joues.
Je ne savais pas comment réagir.
Ses mouvements devinrent de plus en plus frénétiques et sa respiration commençait à s'acceler.
Je ne pouvais pas rester planté là à la regarder, il fallait que je fasse quelque chose. Je me penchai au-dessus d'elle.
- Granger !
Pas de réponse de sa part, ni de celle de son corps qui continuait à remuer.
Je me mis à genoux à coté de lit et attrapa un de ses bras qui s'agitait.
- Granger, réveille toi.
Toujours pas de réponse, elle semblait essayée de dégager son bras de mon étreinte.
Je déposai délicatement une main sur son visage. Je ne savais plus comment faire.
- Hermione, s'il te plaît.
D'un coup, ses yeux s'ouvrirent et elle s'assit sur son lit. Je dégageai rapidement mes mains de sa peau.
- Tout va bien ? Demandai-je quelque peu inquiet.
Ses yeux grands yeux ouverts semblaient remplis de terreur lorsqu'elle me regardait. Sa bouche légèrement entrouverte laissait passer le sifflement de sa respiration rapide. Les larmes ne cessaient de couler sur ses joues.
Son regard terrifié me glaça le sang.
Je levai les bras dans les airs.
- Je ne vais rien te faire Hermione.
Ses yeux me scrutaient et je ne savais plus quoi faire. Je comprenais sa peur de moi, je comprenais sa crainte.
- Je ne vais pas te faire de mal, tu semblais faire un cauchemar, je ne savais pas quoi faire, excuse moi.
Son regard sembla s'adoucir à l'entente de ces mots, mais ses yeux ne quittèrent pas les miens.
- Désolé, rajoutai-je encore une fois.
Un éclat traversa soudain son regard et un sourire s'afficha sur son visage.
- Quoi ? Demandai-je
Son sourire s'agrandit encore plus.
- Si on m'avait dit, il y a quelques années, que Malefoy s'excuserai autant auprès de moi, je n'y aurais jamais cru!
Je pouffais de rire en me reculant un peu. Sans que je ne m'en sois rendu compte, j'étais resté très tendu. Je m'assis sur mes talons.
- Profites-en, ce n'est pas mon genre.
- J'en profite, ne t'inquiète pas.
Je lui rendis son sourire.
- Tu vas bien ?
Elle hocha la tête.
Un silence pesant empli la pièce. Il était temps de faire quelque chose.
- Bien rendors toi, ce n'est pas ton tour encore.
- Non ! Dit elle brusquement
Alors que j'avais commencé à me relever, je stoppai mon mouvement.
- Je peux prendre ton tour si tu veux.
- Non, Granger, ne t'inquiète pas.
Je me levai finalement, mais sa voix retentit une nouvelle fois dans mon dos.
- Je ne vais pas me recoucher de toute façon…
- Tu n'as qu'a surveiller avec moi. Ca serait moins chiant d'ailleurs.
Qu'est-ce qui m'avait pris de dire ça ?
Je partis me rasseoir en face de la fenêtre. Granger ne tarda pas à me rejoindre.
Une fois mon tour de garde fini, je restai une heure de plus avec Granger avant d'aller me coucher.
Nous étions restés dans le silence, mais bizarrement, l'ambiance semblait détendu.
Je semblais détendu.
Bonsoir à tout le monde :) J'espère que vous avez aimé ce chapitre spécialement pour les fans de Dramione :) Enfermés seuls tout les deux pendant une semaine... ;)
A la semaine prochaine pour la suite !
