Disclaimer : L'univers et les personnages d'Harry Potter appartiennent à J.K. Rowling.

Rating : M pour les scènes adultes explicites.


P.O.V Hermione

Drago m'avait surprise hier soir en plein cauchemar. Mon réveil avait été mouvementé, mais sa présence et la douceur qui régnait dans le petit appartement m'avait rapidement apaisé.
Il avait réussi à m'apaiser sans rien dire de particulier.

Il était 9 h, Drago allait bientôt se réveiller, j'avais donc pris l'initiative de lui préparer un petit-déjeuner. Je ne savais pas comment le remercier pour hier soir. Pour être resté avec moi dans le silence.
Alors un petit déjeuné était la moindre des choses.
Et puis quitte à passer une semaine ensemble, autant que celle-ci se passe le mieux possible.

J'entendis le parquet grincé et avant que je n'eu le temps de me retourner Drago avait disparu dans la salle de bain.
J'installai rapidement tout ce que j'avais préparé sur la table qui trônait au milieu de la pièce et je me décidai à m'y installer en l'entendant prendre sa douche.
Il serait probablement mal à l'aise que je l'attende là, les bras croisés. Je commençai donc à grignoter dans un pancake tout en observant toujours par la fenêtre.

Quelques minutes, plus tard, j'entendis la porte de la salle de bain s'ouvrir et y vu Drago en sortir. Son visage ne semblait pas être marqué par la fatigue malgré la nuit que nous avions passé. Il était toujours si bien habillé et ses cheveux soigneusement coiffés. À côté de lui, je ne ressemblais strictement à rien.

- Salut, je t'ai préparé à mangé si jamais tu as faim. Lui dis-je d'une voix bizarrement peu assurée.

Il s'approcha de moi, un sourire tentant de traverser son visage.

- Merci, tu n'étais pas obligé.

Il s'asseyait en face de moi et se servi dans les divers plats que j'avais disposé.
Perdu dans mes pensées, mon regard vagabondé sur lui. Et je me remis à penser à cette fois dans mon bureau.
Je comprennais pourquoi j'avais perdu les pédales. Il était vraiment CANON. Moi, j'étais une simple jeune femme, avec peu d'expérience.
J'avais eu plus d'expérience dans les livres que dans la vraie vie d'ailleurs. Alors me retrouver face à un homme comme ça, c'est normal que ça m'ai dérouté, non ?

- Ca s'est bien passé pendant que je dormais ?

Sa voix me coupa dans mes pensées.

- Oui, ils sont sortis de la maison ce matin vers 8 h. Ils avaient deux elfes différents de ceux avec lesquels nous les avions vu rentrer hier.

Il hocha la tête tout en continuant à déjeuner.
Depuis le début de cette mission, il y avait une question qui me taraudait l'esprit. Enfin, deux questions, mais l'autre est trop personnel pour que je lui pose.

- Drago, pourquoi tu t'es mis à t'intéresser au sort des créatures magiques ?

Ses yeux se levèrent en ma direction.

- Ce n'est pas pour t'offenser, mais à Poudlard ce n'était pas trop ton truc. Rajoutai-je

Un sourire en coin se forma sur son visage.

- Effectivement, à l'époque, je ne m'intéressait à personne d'autre qu'a moi-même.

Je le regardai attentivement alors qu'il continua à parler.

- C'est une longue histoire, mais pour faire simple. J'ai été amené à rencontré des personnes qui m'ont fait ouvrir les yeux.

Je lui souris simplement.

- Puis, tu sais, mine de rien, tu as eu un petit impact dans ma réflexion à ce sujet.

- Ah bon ? Hoquetai-je de suprise.

- Il faut croire que ta petite propagande à Pourdlard avait un peu marqué mon esprit.

Il détourna son regard, et je crus apercevoir du rouge légèrement lui monter aux joues.

- Tant mieux alors ! Tu es un bon élément pour le département, dis-je comme pour tenter de le rassurer un peu.

Son regard se re fixa dans le mien en une fraction de seconde.

- Merci Granger.

Drago reprit en main sa fourchette et continua a manger. Quant à moi, je finis mon verre et me levai avant d'aller m'installer de nouveau près de la fenêtre.

Peu de temps après Drago était venu me rejoindre.

- Merci encore pour le petit-déjeuner.

- Tu parle. Lui répondis je en lui faisant un geste de la main.

Ma main toucha son épaule, je ne le pensais pas si proche. Nos regards se fixèrent.

- Granger…

Sa voix était grave et m'envoya un frisson dans tout le corps.

- Oui ?

Il baissa doucement la tête et la perte de son regard me fit un pincement au cœur.

- Désolé pour hier.

Mon cœur se mit à battre plus rapidement sans que je ne comprenne réellement pourquoi.

- Par rapport à Astoria, j'aurai dû te prévenir que c'était une amie de Pansy.

- Astoria ?

Ses yeux se plantèrent dans les miens.

- Ma future femme.

Sa voix était froide et me fit mal à l'estomac.
Ma future femme. Ses mots résonnaient dans ma tête en boucle, me donnant la nausée.

- Granger ?

Je repris pied dans la réalité.

- Oui oui, ce n'est pas important. Dis-je en tentant de faire un sourire, que je ne trouvai moi-même pas convainquant.

Son regard était pénétrant comme s'il tenta de desceller quelques choses.

- Du coup, félicitation pour ton mariage d'ailleurs, rajoutai-je.

Félicitation pour ton mariage? Mais qu'est-ce qu'il me prenait.
Son rire résonna dans la pièce, et il me glaça le sang.

- Pas de quoi me féliciter, tu sais. C'est un mariage arrangé.

- QUOI ?

- Et oui Granger, on n'a pas tous trouvé l'amour de sa vie au détour de son premier jour à Poudlard.

- Enfin, de là à faire un mariage arrangé ! Tu as tout le temps à trouver quelqu'un qui t'aimera ! M'offusquai-je.

- Je ne suis pas le genre de personne qu'on aime. Mais j'imagine bien que tu ne puisses pas comprendre ce genre de situation, toi, tu as la petite vie parfaite.

Petite vie parfaite ? Il se foutait définitivement de moi.

- De quoi tu parles enfin ? Dis-je alors que le ton montait.

- Granger, ça ne sert à rien de s'énerver.

J'étais hors de moi et ce genre de phrase avait toujours le même effet, me faire sortir encore plus de mes gonds.

- Mais qu'est-ce que tu connais de ma vie Malefoy ?

Son regard me transperçait dorénavant.

- Tu ne connais rien de moi et de ma vie, alors tes suppositions de merde, tu te les gardes. Si tu ne souhaitais pas te marier, tu annulerais simplement. T'es libre.

- Je ne suis pas libre.

- Arrête tes conneries, elle est loin derrière toi ta vie de mange-mort. Arrête de te flageller !

J'avais hurlé ça sans m'en rendre compte.

Le silence était pesant dans la pièce.
Nous n'étions qu'a quelques centimètres l'un de l'autre. Son regard était dur.

- Je suis déso….

Alors que j'avais tenté de m'excuser, Drago avait attrapé mes mains et m'avait plaqué contre la fenêtre.
Je sentais mon cœur battre dans mes tempes et la panique monter en moi. J'étais allé trop loin.
En une fraction de seconde, alors que j'allais m'excuser une nouvelle fois, la bouche de Drago fondit sur la mienne. Ses lèvres se mouvaient brutalement contre ma bouche tandis que ces mains me tenaient toujours mes poignets.
Sa langue força l'accès à ma bouche. Je pouvais enfin ressentir une nouvelle fois sa langue contre la mienne. Chaude et douce. Elle avait encore le goût du sirop d'érable qu'il avait mangé ce matin. Je fondais.
Je voulais le toucher, je voulais le sentir, alors je tentai de dégager mes mains de son emprise. Drago se recula d'un pas et il lâcha mes mains.

- Je ne voulais pas te faire peur, dit-il.

J'agrippât fermement ses cheveux pour plaquer à nouveau mes lèvres sur les siennes.
Les sensations que je ressentais en l'embrassant étaient inimaginables.
Rien, ne m'avait fait ressentir telle excitation dans ma vie.
Drago avait empoigné mes fesses fermement pour me plaquer à lui tandis que nos langues se battaient dans un duel endiablé.
La douceur de sa langue était divine.
Dès que j'étais en contact avec sa peau, je ne pouvais plus réfléchir.
Je rompis le baiser et vins posé mes lèvres contre sa gorge. Je lécher, suçoter et mordiller la peau fine de son cou.

- Granger.. Grogna-t-il de sa voix rauque.

Je me collais encore plus près de lui. Empoignant de nouveau mes fesses, il me souleva et je vins nouer mes jambes autour de sa taille. Il me re plaqua contre le verre froid de la vitre.
Reculant légèrement de mon visage, ses yeux se fixèrent aux miens.

- Granger, tu es sûre de ce que tu fais ?

Ces mots me mirent une claque. Un bon retour à la réalité. Drago avait dû le comprendre dans mon regard, car il recula immédiatement alors que je sautait sur le sol.

- Tu as raison, c'est vraiment n'importe quoi. Murmurai-je, un peu à moi-même.

Je fixai à présent l'extérieur, refusant de croiser le regard de Drago. Je continuai à me laisser aller en sa présence et c'était impensable que ça continue.
Je ne pouvais pas prendre le risque de perdre Ron.

- Granger, tu veux parler ?

Je me retournais brutalement prêter à exploser de colère, lorsque je vis ses prunelles bleues plongées tendrement dans les miennes.
Drago s'approcha doucement dans ma direction et d'un même mouvement, je reculai et butai contre la vitre, cela stoppa immédiatement son mouvement.

- Je te fais peur ? Me demanda-t-il d'une voix cassé.

Je secouais la tête en signe de négation.
Son regard parcourut mon visage et descendit sur mon bras. Celui avec la cicatrice. D'un geste automatique, je déposai ma main sur mon avant-bras pour la cacher.
Lorsque je révélai les yeux, le visage de Drago reflétait une expression que je ne lui connaissais pas.
Alors que je m'apprêtais à dire quelque chose, Drago tomba soudain sur ses genoux. La tête entre ses mains, légèrement voûtée.

- Je suis désolé.

À sa voix, je pouvais entendre les sanglots qui commençaient à le traverser.

- Je suis désolé pour ce que Bellatrix t'a fait, désolé pour ce que m'a famille t'a fait. Désolée pour tout ce que je t'ai fait.

Cette fois, son corps était tremblant et ses mains ne suffisaient plus à cacher la tristesse qui le terrassé.

Instinctivement, je me retrouvai, à genoux, près de lui.

- Ce n'est rien Drago, c'est fini. Je te pardonne, je vous pardonne.

Ses yeux se plongèrent dans les miens. Ils étaient gorgés d'eau et d'une tristesse que je n'avais pas vu depuis bien longtemps sur ce gracieux visage.
Sa main douce se déposa doucement sur ma joue.

- Tu es si pure Granger, je ne mérite pas de respirer le même air que toi.

Je déposai mes mains sur la sienne qui était toujours contre ma joue.

- Tu étais si jeune Drago, tu dois arrêter de t'en vouloir.

- J'aurai dû intervenir quand ils t'ont torturé, j'aurai dû m'interposer.

Je tentai de lui faire le sourire le plus doux que j'avais en ma possession. Je déposai à mon tour mes mains sur les côtés de son visage anguleux.

- Tu sais ce jour-là, quand j'ai vu ton visage alors que je souffrais. J'ai compris que tu n'étais pas comme eux. J'ai compris que tu t'étais juste retrouver piégé dans une situation trop compliquée à gérer pour un enfant.

Drago avait fait retomber sa main qui était jusqu'alors sur mon visage.

- Je ne te déteste pas Drago. Je n'ai jamais eu à te pardonner, je ne t'en ai jamais voulu.

Son regard me montrait à quel point, il était brisé. Je reposai mes mains sur mes genoux.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé cette nuit ? Dis Drago d'une voix basse sans même me regarder.

Le cauchemar. Il parlait du cauchemar.

- Rien qu'un cauchemar, ne t'inquiète pas.

- Je m'inquiète. Dit il d'une voix ferme cette fois, sans pour autant me regarder.

J'avais rarement vu Drago dans cet état, j'étais secoué.

- J'ai rêvé de mes parents et de la guerre.

Son regard était à présent plongé dans le mien.

- Ce n'est pas un cauchemar récurrent, ils changent souvent.

Sa main s'était rapprochée de la mienne et je pouvais presque sentir sa chaleur.

- J'ai un syndrome de stress post-traumatique. Ca implique pas mal de chose, dont des cauchemars, quasi-quotidien. La guerre a été un événement très traumatisant pour moi, comme pour tout le monde. Et après, quand tout semblait être réglé, j'ai voulu retrouver mes parents à qui j'avais jeté le sort d'oubliviette. Je les avait fait déménagé en Australie pour leur sécurité.

Ma gorge se serrait à ce souvenir.

- Malheureusement, ils avaient été traqués par des mange-morts. Je les ai retrouvées dans leur maison, baignant dans leur sang… Ceux qui ont fait ça avaient utilisé leur sang pour marquer " Sang- de - bourbe " sur tous les murs.

Les larmes dégoulinaient le long de mes joues. Je m'étais voûté et replié sur moi-même.

- Je ne sais même pas comment je fais pour continuer à vivre aujourd'hui.

Drago attrapa mes mains et me tira contre lui brutalement. Il me serra fort dans ses bras. Si fort que j'eu presque l'impression que les morceaux de mon être brisé ce recollait un peu.
Je me reculai légèrement tout en attrapant ses mains pour ne pas briser le lien entre nous. Je lui fis un sourire tendre.

- J'aimerais te poser une autre question, mais je ne veux pas que ça fasse trop pour toi. Me dit-il.

- Vas-y.

- Qu'y a-t-il entre toi et Weasley ?

Mon corps se tendit automatiquement à l'entente du nom de Ron et mon cœur se serra encore plus en pensant à tout ce que je lui faisait subir.

- Ron a toujours était là pour moi. Et je pense que depuis la 4ême année à Poudlard, je savais que j'avais des sentiments plus fort que de l'amitié pour lui. Alors que nous croyons mourir, nous avions enfin eu le courage de faire notre déclaration à l'un et l'autre.

Je sentais le regard de Drago sur moi, tout en tentant de l'esquiver.

- Les premiers temps, avant que je ne tente de retrouver mes parents, nous avions vécu un amour parfait. Nous nous étions offert notre première fois. J'avais tout ce dont j'avais rêvé. Et cela avait duré deux mois jusqu'à ce que j'aille en Australie…

Drago serra plus fermement mes mains.

- Après avoir découvert la mort de mes parents, je n'étais plus capable de vivre une vie comme avant. Je ne supportais plus d'être heureuse. Alors j'ai pris la décision de stopper avec Ron.

Un sanglot me traversa tout le corps.

- Je n'étais pas prête à continuer ma vie comme si de rien était. Il a quelques mois, on a recommencé à se rapprocher. Mais je ne suis toujours pas prête à vivre une vie de couple, alors on avait décidé de simplement profiter des moments qu'on passait ensemble. Mais récemment, il s'est rendu compte qu'il en voulait plus. Et moi non.

- Sait-il pour ce qu'il s'est passé entre nous ?

La voix de Drago avait résonné dans la pièce.

- En partie…

Drago avait enlevé la main qui était sur la mienne, et la passa dans ses cheveux.

- Oublie. Rajouta-t-il

- Et toi ?

- Et moi ? Demanda-t-il

- Oui, ta femme est au courant ?

Son regard se planta dans le mien.

- Ce n'est pas encore ma femme, et ce que je fais ne la concerne pas.

- Si vous êtes ensemble ça la…

- On n'est pas ensemble. Dit il en me coupant la parole.

- Oui, le mariage arrangé, chuchotai-je.

Son regard sur moi s'était addouci.

-C'est une promesse que j'ai faite à ma mère avant qu'elle ne meure.

- Ne te sens pas obligé d'en parler.

Drago reprit ma main entre les siennes.

- Merci de m'avoir parlé Granger.

Je lui souris timidement.

Le silence régnait doucement dans la pièce. Drago dessinait des cercles de son pouce sur le dos de ma main. Lui avoir parlé m'avait fait du bien, bizarrement. Cela faisait des années que je n'avais pas parlé de ça à voix haute.

- Tu le sais probablement déjà, mais ma mère s'est suicidée peu de temps après le procès de mon père.

Sa voix avait fendu le silence et mes yeux étaient retournés sur lui, qui était à présent le regard dans le vide.

- Avant de mourir, elle me parlait tout le temps qu'il fallait que je trouve quelqu'un avec qui faire ma vie pour ne pas rester seul. Je ne comprenais pas vraiment la porté de ses paroles à l'époque. Alors quand elle m'avait parlé du mariage avec Astoria, et quand je voyais la joie que ça semblait lui procurer, je m'étais dit qu'il fallait que j'accepte. Que ça l'aiderait probablement à remonter la pente.

Il reprit son souffle bruyamment.

- Malheureusement, une fois les fiançailles et les promesses engagées, elle a mis fin à ses jours.

Sa main serra la mienne plus fort.

- Je n'ai pas eu le courage de briser la promesse que je lui avais faite. Puis, je ne peux pas vraiment espérer meilleur dans ma vie, alors nous avons repousser la date du mariage de quelque temps afin que je me remette de mes émotions et que je réorganise mon héritage surtout.

En finissant sa phrase, il me regarda enfin.

- Tu ne l'aimes pas du tout ? Chuchotai-je

- J'ai de la peine pour elle. C'est une brave fille qui a été vendue en échange d'un mariage de sang-pur.

Il baissa les yeux.

- Enfin, voilà, elle est naïve et espère que l'amour viendra avec le temps. Mais je ne pourrais jamais l'aimer.

- Désolée… Dis-je faiblement.

Son doigt glissa sous mon menton pour le relever en sa direction. Son regard était intense.

- Tu n'as pas à t'excuser, tu n'y ai pour rien Granger.

Tout à coup nous entendîmes un vacarme en bas de l'immeuble.

La famille que nous surveillons rentrés à nouveau avec des elfes différents.

Il était temps de se remettre au travail.


Salut tout le monde ! Comment ça se passe pour vous en ce moment? Moi je suis débordée par pleins de choses. Normalement le prochain chapitre devrai arriver samedi prochain quand même.
Dites moi ce que vous en avait pensé!

A très vite