Réponses aux reviews
Bonjour à tous!
Je tiens d'abord à vous dire un grand merci pour tous vos messages, cela m'a fait hyper plaisir de voir que cette fanfiction vous plaisait autant!
Ensuite, je tiens à m'excuser. Je suis un peu tête en l'air et j'ai tendance à zapper des éléments qui paraissent évident.
Donc je précise ici que oui, tout appartient à J. K. Rowling, sauf l'histoire qui est de moi. (Je le marquerai également sur le prochain chapitre de mon autre fanfiction "Au Septième Ciel").
Pour ce qui est de la fréquence des publications des chapitres, je n'ai pas spécialement de périodes fixes mais je vais essayer de publier un chapitre par semaine, ou toutes les deux semaines grand max. Si jamais je ne peux pas m'en tenir à cela, je posterai un message pour prévenir du retard.
Aucune de mes fanfictions n'est écrite d pour le moment, elles sont en cours d'écriture, je ne peux donc pas dire combien de chapitres elles vont faire.
Néanmoins, je ferai en sorte de les écrire jusqu'au bout et dans les délais précisés, rien ne m'énerve plus qu'une fanfiction à l'abandon.
L'époque de "Maison Close" est ambiguë et c'est voulu.
Je voulais partir sur la période des western au début mais cela ne collait pas du tout avec le caractère des personnages principaux et leur manière d'être.
Je voulais des éléments anciens mais également du moderne, j'ai donc commencé à écrire en ne me mettant aucune barrière de temps et de date et j'ai trouvé que le résultat n'était pas si mal.
Je comprends que cela soit perturbant à lire, il y a des moments où on se croit à l'époque des cowboys et des indiens, puis on se retrouve brusquement avec des choses qui n'existent qu'à l'heure actuelle mais je trouve que ça rajoute un plus à l'ensemble de l'histoire.
Bonne lecture!
HarryPattenrond
Chapitre Deux
Drago reposa son verre vide.
Il en était à sa cinquième consommation et la salle ne désemplissait pas.
Drago haussa un sourcil.
Les hommes du coin avaient-ils pour habitude de passer la nuit entière dans cet endroit?
Pendant que les heures défilaient, le jeune homme avait arrêté de compter le nombre de filles, plus ou moins jeunes, venues l'accoster pour lui proposer de monter dans les étages.
Malgré leur insistance, il avait toujours décliné. Il ne restait pas pour elles.
De temps à autre, il jetait un coup d'œil vers la petite plateforme dans la pénombre.
Harry continuait à travailler, imperturbable.
Alors que le soleil n'allait certainement pas tarder à se lever, la maison close se vida peu à peu.
Les hommes sortirent par groupes, plus ou moins sobres et plus ou moins bruyamment.
Les deux gardes restaient toujours au pied du petit escalier mais suivaient tout le monde des yeux. Il était évident qu'ils étaient près à intervenir au moindre problème.
D'ailleurs, alors qu'il ne restait plus qu'une poignée d'individus dans la pièce principale, l'un des gardes fixa son regard sur Drago, toujours assis au bar.
Il était temps de partir.
Il se leva en souplesse, remercia le barman, puis, quand il passa devant les gardes, les salua avec un grand sourire.
Il sentait encore leurs regards peser sur lui tandis qu'il franchissait les portes de l'établissement.
...
C'est à peine s'il entendit les pas monter les escaliers.
Depuis le temps qu'il gérait cet établissement, son cerveau avait acquis la faculté d'occulter tous les bruits alentours, pour pouvoir se concentrer uniquement sur son travail.
Il enregistrait tout de même ce qu'il se passait, pour pouvoir y réagir en cas de besoin, comme pour défendre son employée toute à l'heure. Mais cela restait des bruits en arrière plan, en sourdine.
Il sursauta légèrement lorsque son garde du corps lui posa doucement la main sur l'épaule.
- Tout est vide patron, lui dit-il.
Harry se redressa et jeta un œil vers la salle du bas.
En effet, l'endroit était quasiment désert. Seul restait les employés de la maison, qui étaient en train de ranger et de nettoyer pour la prochaine ouverture.
Le jeune homme remercia son garde et se leva.
D'un pas alerte, il s'élança dans le petit escalier et se dirigea vers les barmans pour leur demander comment c'était passé la soirée.
C'était une habitude chez lui: dés que la maison fermait ses portes, il allait voir personnellement tous ses employés pour savoir comment ils allaient et si tout c'était bien déroulé.
Les barmans étaient ravis du travail accompli et Harry les laissa terminer leur nettoyage, un sourire aux lèvres, en leur souhaitant une bonne journée.
Il monta ensuite l'escalier principal. Depuis le temps, il n'avait même plus besoin de toquer aux portes pour pouvoir parler aux filles: elles venaient d'elles-mêmes.
Regroupées dans les couloirs, elles attendaient Harry en rigolant et plaisantant entre elles.
Ce dernier sourit davantage en les voyant faire.
Le jeune homme avait mis un point d'honneur à faire de cet établissement un endroit agréable pour ses employés.
Tout était relatif bien sur: cela restait un lieu où le personnel vendait son corps contre de l'argent. Néanmoins, contrairement à l'ancien dirigeant, toutes ces filles étaient libre de leurs choix: elles pouvaient partir si elles le souhaitaient, à tout moment.
N'importe qui n'était pas choisi pour travailler ici: chaque membre du personnel avait passé un entretien avec Harry lui-même et ce dernier ne laissait rien au hasard.
Ici, pas de place pour les querelles de bas étages et les coups bas. Il était important que les filles s'entendent entre elles et se serrent les coudes.
Elles savaient également qu'elles pouvaient compter sur les autres membres du personnel et qu'elles pouvaient faire appel à eux en cas de soucis.
Harry était là pour elles aussi, et aucune d'elles n'en doutait.
Alors qu'il s'avançait dans le couloir, les filles l'aperçurent et vinrent à lui, en exprimant clairement leur joie de le voir.
Après avoir parlé à chacune et s'être assuré que la fille agressée toute à l'heure allait bien, il repartit en sens inverse en les saluant de la main.
Lorsqu'il posa de nouveau les pieds au rez de chaussée, les portes principales étaient fermement verrouillées et surveillées par les deux gardes. Les barmans avaient fini leur travail et étaient rentrés chez eux.
Harry rejoignit les deux hommes et discuta gaiement avec eux le temps que la relève arrive.
Quelques minutes plus tard, deux armoires à glace arrivèrent par une petite porte discrète et très bien dissimulée dans le mur du fond.
Les trois hommes déjà présents les saluèrent à grand renforts de poignées de mains.
Puis Harry briefa les deux hommes nouvellement arrivés tandis que les deux autres rentraient chez eux pour se reposer.
Vingt minutes plus tard, le patron souhaita une bonne nuit à tout le monde et passa par la petite porte discrète pour se rendre dans les coulisses.
Il récupéra ses affaires en baillant et franchit la porte arrière de l'établissement, qu'il re-verrouilla soigneusement derrière lui.
Il s'avança dans le parking mal éclairé en essayant de se remémorer où il avait bien pu garer sa voiture.
Il la trouva bientôt mais sa main se stoppa net alors qu'il allait ouvrir la portière.
Un léger bruit venait de l'alerter: il y avait quelqu'un derrière lui, tout proche.
D'un mouvement précis, il sortit le long poignard dissimulé dans sa veste et se retourna pour attaquer.
L'inconnu n'eut pas le temps de faire le moindre geste qu'il se retrouva fermement plaqué face contre la voiture, un couteau au creux des reins prêt à s'enfoncer dans sa peau.
Harry allait lui demander de décliner son identité lorsqu'il reconnut les cheveux blonds de l'homme.
Avec une exclamation d'irritation, il relâcha sa prise et se recula de quelques pas, couteau toujours à la main.
Doucement, Drago Malefoy se retourna vers lui, en le détaillant de la tête aux pieds.
- Peux-t-on savoir ce que vous me voulez cette fois? demanda Harry, d'un ton polaire.
- Je me suis dit que notre conversation ne pouvait pas s'arrêter là, répondit Drago, un sourire aux lèvres.
Harry poussa un soupir de lassitude et rangea son arme.
- Mr Malefoy, reprit-il d'un ton agacé, je vais être clair. Vous souhaitez quelque chose de moi que vous n'obtiendrez pas. Le sujet est clos. Et je n'ai pas pour habitude de me répéter.
La fin de la phrase avait été prononcé avec un timbre de voix bas et menaçant.
Le sourire de Drago s'agrandit et il murmura:
- Vous êtes magnifique quand vous êtes en colère.
Les yeux d'Harry se rétrécirent brusquement: si un regard pouvait tuer, il serait mort sur le coup.
- Vous ne m'avez jamais vu en colère! Lui cracha-t-il en retour.
Drago se retint de rire à grande peine. Des frissons d'anticipation parcouraient déjà son épiderme rien qu'à cette joute verbale. La suite allait être tellement jouissive!
Le ton froid d'Harry le sortit de ses pensées.
- Avez-vous l'intention de bouger de là ou bien dois-je demander à mes gardes de venir vous donner un coup de main?
Toujours souriant, Drago se décala de quelques pas, permettant à Harry d'ouvrir la portière de sa voiture.
Alors que ce dernier s'apprêtait à s'asseoir derrière le volant et fermer la portière, Drago s'exclama:
- Vous avez un tempérament tellement explosif!
Le jeune homme blond se mordit la lèvre inférieur en frissonnant et reprit d'un ton bas, sensuel:
- Au lit, vous devez être torride!
Avec un regard toujours aussi meurtrier, Harry lui balança froidement:
- Ça, vous ne le saurez pas.
Puis il monta dans sa voiture, démarra et s'en alla sans un regard en arrière.
A suivre...
