Salut ! Vous allez bien ?

Bon, bah j'ai oublié de poster ce chapitre mardi. Tant pis.

Il est clairement moins long que les deux derniers, mais j'aurai pas pu le faire plus long. Il est bien comme il est, vous verrez !

Bref, bonne lecture !


Tu mens !

Péril resta pétrifié, incapable de bouger la moindre écailles, de reconnecter ses neurones. Elle sentit encore ce vide, immense, affamé, insatiable, qui lui dévora l'estomac.

- Qu- Quoi ?!

Ce n'était pas possible. Non. Pas Argil. Ils n'avaient pas le droits. Non. PAS LUI ! C'était FAUX ! Triton devait lui faire une blague, la pire blague de l'univers. C'était quand même un sacré bon acteur pour réussir à la faire douter comme ça. Il méritait qu'elle le carbonise jusqu'aux os. Vraiment. Mais elle pouvait pas. C'était son ami, et c'était juste une blague. Mais elle devrait quand même, rien que pour lui apprendre à lui faire des frayeurs comme ça.

- T-tu rigoles, c'est ça ? Lui demanda-t-elle en tremblant. C'est-c'est pas une blague à faire tu sais ? Triton ? Réponds-moi !

L'Aile de Mer baissa les yeux, incapable de soutenir le regard bleu ciel de son amie. La dragonne sentit son cœur tomber en morceau.

- C-ce n'est pas une blague Péril... je-je te jure qu'on a tout fait pour...

- TU MENS ! ARGIL EST VIVANT ! IL NE PEUT PAS MOURIR !

Elle plaqua ces pattes sur ses oreilles, refusant de l'écouter encore. Triton approcha son aile, hésitant, comme pour la serrer contre lui, mais elle le repoussa dans un geste rageur. Elle toisa ce traître qu'elle croyait être son ami avec son air le plus méprisant et le plus menaçant, se convainquant qu'elle avait raison et qu'il avait tort.

Écoute moi bien, Aile de Mer, je ne me répéterai pas. Si je te reprends à dire des horreurs pareilles, peu importe que tu ne craignes plus le feu, où que tu te caches, je te retrouverai, et je te tuerai.

Triton la regarda avec une expression choquée et blessée au visage, avant d'afficher un air désolé, comme s'il comprenait se qu'il se passait dans sa tête.

Il ne comprenait pas ! Il ne savait pas ! Ce n'était qu'un sale menteur, elle n'aurait jamais dû lui faire confiance ! Elle ne savait pas ce qui la retenait de lui cracher au museau, mais elle avait mieux à faire que lui jeter ses quatre vérités à la figure. Elle le bouscula, ignorant le pincement qu'il lui prit au cœur quand il couina et se dirigea vers le grand hall, déterminée à ne plus lui prêter aucune sorte d'attention et à rejoindre Argil. Il ne pouvait pas l'en empêcher.

- Péril... Je t'en supplie, ne t'en va pas ! L'arrêta-t-il en lui attrapant la patte. Je te jure que... c'est la vérité, crois moi. Je ne te mentirai jamais sur ça, finit-il d'un air désespéré en baissant le museau.

La dragonne aux écailles de feu aurait bien voulu ne pas l'entendre. Ne pas le voir. Oublier ce qu'il venait de dire. Pouvoir affirmer avec certitude que ce n'était qu'un tissu de mensonge. Rejoindre Argil tout de suite pour se réfugier dans ses ailes. Arracher sa patte de son étreinte sans aucun remord. Mais le regard de Triton l'en empêchait.

Elle le connaissait. Elle savait qu'il ne savait pas mentir. Cacher des choses, oui, mais mentir, pas du tout. C'était un des dragons les plus sincères qu'elle connaissait. Ses yeux baignés de larmes lui hurlaient de lui faire confiance, lui hurlaient qu'il avait tout essayé pour éviter ça.

Alors, Péril n'eut plus d'autre choix que de le croire.

Argil était mort.

Elle allait se faire engloutir. Elle sentit ce gouffre s'ouvrir en elle, dévorant tout ce qui pouvait la rendre heureuse. Noircissant tous les souvenirs qu'elle avait avec Argil. Brisant son avenir radieux avec lui. Réduisant en cendre tout ses espoirs comme elle l'avait elle-même fait tant de fois avec d'autres dragons. Et plus que tout, elle avait mal. Affreusement mal. Comme si on lui avait arraché les yeux puis les entrailles tout en faisant attention à ce qu'elle ne meurt pas. Comme si on avait encore fait explosé un cactus-flamme-de-dragon à ses pieds. Ou plutôt plusieurs. En même temps.

Elle ne voulait pas ressentir tout ça. Elle l'avait déjà trop ressenti à la mort de Balbuzard et quand elle avait appris la mort de Crécerelle.

Mais là, c'était un millions de fois plus fort. Elle avait l'impression qu'elle allait se noyer sous cette avalanche de sentiment, de détresse, de désespoir. Elle voulait tomber dans le trou qui prenait toute la place dans son âme. Ne plus penser. Ne plus exister.

Pourquoi ?

Pourquoi Argil ?

Pourquoi est-ce qu'ils lui avaient pris ?

Il ne méritait absolument pas ça ! Elle, peut-être, mais certainement pas Argil !

Elle avait enfin trouvé le bonheur, alors pourquoi ? Le méritait-elle si peu que ça ? Est-ce que c'était une raison pour lui enlever Argil ? C'était le dragon le plus gentil du monde, le cœur le plus grand qu'elle connaisse, le seul dragon capable de voir du bon en elle, de l'apprécier. Il avait le cœur sur la patte, tout le monde l'aimait, il aidait tout le monde, même un monstre comme elle ! Alors pourquoi ?

Qu'est-ce qui le lui avait enlevé ?

Qui ?


Voilà voilà.

Pour une fois, j'ai rien de particulier à dire la dessus. Est-ce que c'était bien au moins ?

Peut-être que je ne publierai la suite que vendredi, parce que j'aurais des petites retouches à faire dessus, mais cette fois, j'essayerai VRAIMENT d'être dans les temps.

À la semaine prochaine !