In a dark room we fight, make up for our love
I've been thinking, thinking about you, about us
And we're moving slow, our hearts beat so fast
I've been dreaming, dreaming about you, about us

Jungle

C'était vendredi soir et ils étaient tous réunis chez Renata et Sirius. Et quand je dis tous, c'est tous. James, Rémus et Peter ne travaillaient pas et étaient là, Alice était rentré d'on-ne-sait-où et avait même amené Franck, son copain du moment (peut-être allait-il, lui aussi, faire l'étoile filante dans la vie d'Alice mais, en attendant, il était là), Renata et Sirius, évidemment mais aussi toute la famille de cette dernière, sa mère, son frère (et sa copine !) et ses deux soeurs. Et Lily, naturellement.

Renata avait eu la grande idée de tous les inviter à dîner car « rares sont les fois où je peux avoir tous ceux que j'aime à la maison ». Et tout ce beau monde était attablés dans la salle à manger, serrés les uns contre les autres, au coude à coude, sans beaucoup d'espace pour manœuvrer proprement une fourchette, mais dans une chaleur et une convivialité qui faisait oublier tous ces petits désagréments.

Ils mangeaient une raclette. Parce que c'était le plus simple et que ça ne demande pas de préparation. Chacun parlait fort pour se faire entendre et le ton montait vite. Les gloussements fusaient et les verres s'entrechoquaient. Tchin Tchin.

Lily se délectait de ce joyeux remue-ménage. Elle n'avait que trop peu connu de tels moments pour ne pas s'en réjouir. Et si la présence de Roy, qui, malgré celle de Sofia, la dévorait du regard, gênait quelque peu Lily, celle de James, elle, l'apaisait. Assis l'un à côté de l'autre, l'air de rien, leurs genoux étaient en contact permanent sous la table. Ce qui n'arrangeait pas le trouble de Lily. Mais qui était toutefois réconfortant.

Elle avait été mortifiée quand elle avait appris que Roy serait là ce soir. Elle n'avait pas eu l'occasion, n'avait pas non plus provoqué cette occasion, de raconter à James ce qu'il s'était passé au Nouvel An ni même la soirée qu'ils avaient passé ensemble en janvier et n'avait pas l'intention de le faire. Mais d'être assise quasiment en face de lui, avec le contact omniprésent de James, avait de quoi la mettre mal à l'aise.
Cependant, comme aucun de ces messieurs n'avaient fait de remarque, elle s'était finalement détendue.

L'apéritif avait à peine commencé qu'elle et James avaient dû se concerter quand Renata avait annoncé qu'elle avait attribué « leur » chambre à sa mère. " Leur parce " qu'avant d'être celle de Lily, elle était celle de James. Et que, de toutes façons, quand ils dormaient sur place tous les deux, elle devenait par définition « leur » chambre. S'ils n'avaient jamais mis de mots sur leur relation, il n'avait jamais été question qu'ils dorment l'un sans l'autre. Lily ne s'en plaignait pas, bien au contraire : elle ne dormait jamais mieux que quand elle dormait aux côtés de James. C'était quand même chouette de pouvoir se blottir contre quelqu'un quand on avait froid…

« Tu conduis ? » avait suggéré James en tendant la main vers la bouteille de vin, comme pour se resservir. Lily interrompit son geste d'une tape sur la main. A cet instant précis, il n'y avait plus qu'eux deux qui comptaient et le reste des convives s'étaient effacés derrière un voila opaque.

James la regardait droit dans les yeux, avec cet air malicieux qu'il avait toujours quand il savait que c'était gagné d'avance. Comme cette fois où il était rentré en boitant de son footing et qu'il en avait profité pour faire faire ses quatre volontés à Lily avant de l'attraper par la taille pour la jeter sur le canapé et jouer à des jeux interdits aux enfants de moins de dix-huit ans. Il avait eu ce regard-là tout le long. Lily avait naïvement cru que c'était la douleur qui éclairait ses yeux d'une drôle de façon. Quand elle s'était rendue compte qu'il l'avait prise pour un lapin de trois semaines, elle avait d'abord été outrée, et puis elle avait ri. Pour la forme, elle avait commencé à le disputer. Il l'avait alors fait taire avec un baiser avant de se lever pour aller leur faire une tasse de café. Il ne boitait plus du tout.

Quoi qu'il en soit, il avait ce regard et Lily savait qu'elle allait se faire avoir. Elle décida de lutter quand même :

« Et pourquoi ça serait moi ? » rétorqua-t-elle en saisissant le vin à sa place.
« Parce que j'ai conduit à l'aller ?
- Trop facile !
- Mais c'est vrai.
- Non. » Et pour appuyer ses dires, elle remplit son verre et posa la bouteille de l'autre côté, hors de la portée de James. Elle le regarda avec un sourire angélique.

« C'est ma voiture.
- Justement, tu devrais conduire.
- Je te la prête.
- Tu sais ce qu'on dit des femmes au volant ?
- Je te fais confiance, Lily.
- Tu devrais pas, j'ai crashé ma première voiture, tu sais ?
- Ah oui ?
- Oui.
- Dommage. » Et il prit le verre que Lily s'était servi et le but cul-sec. Il grimaça en le reposant sur la table.

« Voilà, j'ai bu trois verres, je suis plus apte à prendre le volant. »

Lily riait aux éclats.

« La tête que t'as fait, mon p'tit gars…
- Mon p'tit gars ? »

Il l'attrapa Lily et l'attira vers lui pour lui écraser le visage dans son pull avant de l'encercler de ses bras pour l'immobiliser. Lily cherchait son souffle entre deux rires pour se libérer. Plus elle se débattait, plus il la retenait et son odeur l'emplissait et au final, elle avait quand même la tête qui tournait, alors qu'elle était sobre. Quand elle parvint à lui donner un coup dans la cuisse, proche d'un endroit sensible, il consentit à la libérer. Il affichait un sourire qui allait d'une oreille à l'autre et il ne put retenir un rire quand Lily tenta de se recoiffer avec ses doigts.

« On dirait que t'as été frappée par la foudre…
- On t'a demandé le temps qu'il fait ? » claqua-t-elle avec une fausse mauvaise humeur. James, loin d'être dérouté, sortit de la poche de son jean noir les clefs de l'Audi, et les fourra dans le col de la robe de Lily.

Il était d'humeur taquine ce soir. Et littéralement mort de rire quand Lily se leva pour faire glisser les clefs le long de son ventre et les récupérer par terre.

Ce James-là était vraiment le préféré de Lily. Elle en avait vu plusieurs mais celui-ci était léger et insouciant, simplement heureux d'être là. Et il semblait réellement savourer la compagnie de Lily. Et même si ce n'était pas la chose à faire, dans ces moments-là, Lily se prenait à espérer que, peut-être, James et elle…

Renata l'a sortie de sa rêverie :

« C'est fini les chamailleries ?
- Oui, Maman » acquiesça James.

Lily se figea une fraction de seconde, tellement brève que personne ne s'en aperçut. Depuis qu'elle était dans la confidence des difficultés de Renata à enfanter, toutes ces petits surnoms que les garçons donnaient à Ren lui donner envie de les frapper. Pourtant, même l'intéressée ne semblait pas s'en offenser. Peut-être était-ce pour cacher son secret. Peut-être parce qu'elle était résignée à n'avoir que ces « enfants »-là.
Lily sentit ses épaules s'affaisser. Renata ne pouvait pas en être rendue à cette fatalité.
James perçut la différence et, discrètement, sous la table, la poussa du genou.

« Tu vas bien ?
- Oui, j'étais en train de mettre au point un plan pour te voler ta voiture et rentrer sans toi.
- T'oserais pas.
- Regarde-moi bien… »

Ils ne purent poursuivre car Sirius et Rémus apportaient les plats de charcuterie et de fromage. S'en suivit alors un heureux bordel durant lequel il fallut brancher l'appareil, faire chauffer les poêlons et tourner les plateaux.
Les discussions allèrent bon train pendant tout le repas. Et quand ils eurent enfin manger plus que de raison, les plats étaient quasiment vides et la pièce empestait la vieille chaussette. Lily avait déclaré forfait depuis longtemps mais James, Sirius et Malory, la moins jeune des deux soeurs de Renata, se servaient encore.

« Mais ce sont des tonneaux de Danaïdes » remarqua Gabrielle, la mère de Renata, en secouant la tête.
« Je suis contente d'avoir mis une robe » commenta Lily en se laissant tomber au fond de son siège. « Je me sens moins à l'étroit que dans un jeans.
- Je vais exploser » confirma Renata en adoptant la même position que Lily.

Ce n'était pas la première fois que Lily rencontrer la mère et la plus jeune des soeurs de Renata. Si elle n'avait que peu de points communs avec Lily, de par la différence d'âge certainement (Maddy avait quatorze ans), Gabrielle exerçait une sorte de fascination sur Lily. A bien des égards, elle ressemblait à sa propre mère. Et parfois, bien qu'elle ne l'ait pas vue souvent, et sans s'en rendre compte, elle avait des attitudes ou des réflexions, au mot près, qui lui renvoyait l'image de sa mère. Et Lily prenait chacun de ses gestes ou de ses mots en pleine tête, comme une gifle.
Comme maintenant, quand Gabrielle ordonna à Renata de se tenir droite. Sa mère lui aurait dit exactement la même chose, avec exactement le même ton.

Lily poussa un profond soupire. Cela aurait pu être un soupire de satisfaction mais James en avait entendu la subtilité. Il suspendit son geste (il était encore en train de se resservir en fromage !) et la regarda, en lui donnant un doux coup d'épaule - pour changer !

« Ca va pas ?
- Si, si » assura-t-elle en souriant.

Ses yeux s'attardèrent un peu sur elle, comme pour vérifier la sincérité de ses paroles et finirent par retourner vers son assiette.

Lily se fit violence pour écarter la mélancolie qui la guettait. Ce n'était pas du tout le moment de se laisser aller à penser à ses parents. Elle fit un effort pour se replonger dans la conversation. Sofia, l'amie de Roy, racontait une anecdote. Visiblement, Renata lutter pour rester concentrer. La jeune femme ne semblait pas très à l'aise. Tout dans son attitude criait qu'elle était timide et réservée. Elle avait du prendre la parole, dans la confidentialité du brouhaha pour raconter à Gabrielle une de ses mésaventures de boulot. Mais le hasard avait fait que toutes les autres conversations s'étaient tues à ce moment précis et que toutes les attentions s'étaient tournées vers elle. Elle rougit furieusement et bafouilla tant et si bien, qu'elle ne put finir son histoire et Lily se sentit gênée pour elle. Par dessous la table, elle envoya un coup de pied à Sirius, installé en face d'elle.

« Mais AÏEUH ! » s'exclama celui-ci, avec toute le panache et la grandiloquence qu'on pouvait attendre de lui. « Pourquoi tu as fait ça ? »

Lily fit si bien l'innocente que Sirius ne pensa pas une seule seconde qu'elle était l'auteur de sa souffrance.

James éclata de rire et Sirius crut tenir son coupable. Par vengeance, il lui rendit le coup de pied. Une bataille qui manquait de discrétion éclata sous la table. De vrais enfants. En tout cas, la diversion était réussie et tout le monde avait oublié la pauvre Sofia. Lily risqua un oeil dans sa direction et elle s'était renfoncée dans son fauteuil, la tête basse entre les épaules. « Pauvre chou » pensa Lily. Elle devait être bien jeune. Elle finirait par gagner en assurance, osa-t-elle espérer. Roy lui adressa un vague sourire ambiguë. Peut-être était-il reconnaissant pour son inquiétude, peut-être était-il outré pour l'interruption malpolie.

« Sirius ! Ca suffit » intervint Renata en fronçant exagérément les sourcils comme une maman aurait pu le faire.
« Mais…
- Pas de mais qui tienne ! Qui a fait ça ?
- C'est Lily ! » balança sans scrupule Rémus.
« Hé mais…
- Pas de mais qui tienne toi non plus. Allez zou, vous débarrassez la table, pour la peine ».

Ils protestèrent, pour la forme. Comment était-il possible de ne pas appeler Ren Maman après des épisodes comme celui-ci ?!

Comme elle ne faisant pas mine de se lever, Sirius entreprit de ramasser les assiettes en les entrechoquant fort, pour bien montrer son mécontentement. Lily savait que sa bouderie était feinte. Il avait déjà eu l'occasion de lui confier que Renata en faisait trop à la maison, ne déléguant que très peu et qu'il aurait aimé qu'elle se repose un peu plus sur lui pour qu'elle puisse, elle, se reposer tout court. Il fit une pile d'assiettes sales et ramassa les couverts. Lily, qui avait déjà ramené quelques plats dans la cuisine, revint récupérer les assiettes. Sirius la suivit, les mains pleines de fourchettes et de couteux graisseux en marmonnant qu'ils auraient dû utiliser de la vaisselle en plastique, que tout n'allait pas rentrer dans le lave-vaisselle et que de toute façon, il allait mal nettoyer.

Il commença à remplir le lave-vaisselle et Lily attendit, plantée devant lui, qu'il daigne la décharger car plus un seul coin de comptoir n'était accessible, recouvert qu'il était de casseroles, de barquettes de charcuterie et de canettes de bière et autres bouteilles de vin. Il râlait toujours dans sa barbe.

Sirius saisit une assiette dans les mains de Lily et la place entre les piques du tiroir.

« Elles sont moches, en plus, ces assiettes.
- C'est ça que tu racontes depuis tout à l'heure ? » s'enquit Lily en lui tendant une autre assiette. Sirius se redressa.
« Non. De toutes les corvées qu'elle aurait pu me laisser, il a fallu qu'elle me donne la vaisselle. Je déteste faire la vaisselle ou même remplir le lave-vaisselle. Et je déteste ces assiettes.
- C'est quoi ton problème avec les assiettes ?
- Mais rien, je voudrais juste en changer. On les traine depuis notre premier appart', elles sont ébréchées et rayées. Mais Ren a horreur de jeter quelque chose qui n'est pas cassé. Or, malgré tous mes efforts, j'ai jamais réussi à en péter une.
- Tu veux que je les lâche ? » proposa Lily, très sérieusement.

Sirius la considéra avec un regard suspicieux. Puis un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres.

« Chiche.
- Evidemment !
- Vas-y.
- Pas de regrets ?
- Vas-y je te dis ! »

Lily avait cet air coupable et heureux qu'ont tous les adolescents quand ils s'apprêtent à faire une chose qu'ils savent interdite et qui en devient, de fait, excitante. Elle gloussa doucement et lâcha tout simplement la pile d'assiettes qui s'écrasa par terre dans un bruit fracassant. Sirius eut son rire si particulier, un rire profond et chaud, qui ressemblait vaguement à un aboiement de chien. Le cri de Renata leur parvint depuis le salon. En retour, Lily hurla « tout va bien, je gère ! ». Sirius, écroulé de rire, ne fût d'aucune aide.
Quand Renata arriva dans la cuisine, Lily avait déjà saisi le balai pour commencer à ramasser les débris qui avaient volé de partout. Aucune assiette n'avait survécu à cet assassinat.

« Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? » rugit Renata en voyant le carnage, sa mère et ses deux soeurs derrière elle.
« J'ai cru que Sirius tenait la pile… Et en fait, non. »

Sirius, hilare, ne put que hocher la tête pour confirmer ce vilain mensonge. Les quatre femmes s'accroupirent pour commencer à récupérer les plus gros morceaux tandis que Lily passait le balai dans toute la cuisine. Elle savait qu'elle ne pourrait pas retenir son rire encore bien longtemps. Du salon, on entendit « besoin d'aide ? » mais personne ne répondit et personne ne prit la peine de venir voir ce qu'il s'était passé.

Lily ne contrôlait plus son corps, agité de fous rires contenus. Elle prit appui sur le manche du balai pour essuyer les larmes qui coulaient de ses yeux. Elle arrivait pas à croire ce qu'elle avait fait. Ren avait l'air furieux. Et dès qu'elle croisait le regard de Sirius, elle repartait de plus belle dans sa crise. Ils se gondolaient comme des baleines, le plus silencieusement possible, unis à jamais par leur secret inavouable pendant que Renata marmonnait sans queue ni tête qu'on ne pouvait rien confier à personne, et que si tu voulais pas le faire, fallait juste le dire, plutôt que de faire en sorte qu'on te le demande plus jamais… Et plus elle râlait, plus nos deux compères riaient. Au bout d'un moment, elle en eut assez et leur ordonna de sortir de la cuisine. Ils s'exécutèrent sans demander leur reste tandis qu'aidée par sa famille, elle finissait de réparer les dégâts.

« En plus y a du fromage fondu sur le carrelage » brailla-t-elle alors qu'ils venaient de regagner le salon. C'en fût trop. Ils laissèrent libre court à leur fous rires, se tenant les côtes. Lily n'arrivait même plus à émettre de son.

Pour se calmer, elle prit son manteau et sortit sur la terrasse pour fumer une clope. L'air vivifiant du dehors l'aida à retrouver son empire sur elle-même. Elle pêcha une cigarette dans ses poches et, alors qu'elle l'allumait, James la rejoignit en refermant la porte derrière lui. Elle put toutefois entendre Sirius qui continuait de rire.

Sans un mot, James s'approcha d'elle et Lily crut qu'il allait l'enlacer. Mais non. Il fourra ses mains dans les poches du manteau de Lily et en sortit le paquet de cigarettes. Il en piqua une et jeta le reste sur la table. Sans mot dire mais avec un sourire affectueux, elle lui tendit son briquet. Elle avait encore les yeux brillants de sa crise de rire.
James lui rendit son briquet et s'éloigna un peu du halo de lumière que produisait l'ampoule accrochée au plafond.
Lily, après une hésitation, vint se poster à côté de lui. Il s'était appuyé contre un mur de la maison et regardait vaguement en direction de la piscine. Elle pouvait sentir, sans le moindre doute, que son humeur avait changé. Elle allait lui demander ce qu'il avait quand il ouvrit la bouche, la devançant :

« Tu comptais me le dire ? »

Lily, étonnée, répondit bêtement :

« Te dire quoi ?
- J'ai surpris une conversation entre Roy et sa copine pendant que vous cassiez la cuisine.
- On a pas cassé la cui… »

Elle s'interrompit toute seule, croyant comprendre où James voulait en venir. Il avait glissé la main qui ne tenait pas la cigarette dans la poche de son jeans et, dans cette position, appuyé contre le mur, avec seul un profil éclairé, Lily le trouva plus beau que jamais. Même si cette éclairage faisait ressortir son nez tordu et les tous petits trous sans poil de sa barbe de trois jours.

« Ben quoi ? »

Elle ne devait pas se laisser distraire. Elle cala sa clope entre ses lèvres pour refermer son manteau. Puis elle croisa les bras.

« Donc tu comptais pas me dire que t'étais fait Roy au Nouvel An ?
- Ben, non, évidemment que non. »

Mmh. Ce n'était peut-être pas la réponse la plus judicieuse à formuler. James avait l'air en colère. Vaguement blessé. Mais cela pouvait être un jeu de lumière. Lily s'écarta un peu de lui.
Pour bien enfoncer le clou, il continua :

« Il disait à sa meuf-là qu'il avait passé la soirée à t'embrasser à Nouvel An, que vous aviez dormi ensemble et que vous vous étiez revus quelques fois ensuite mais qu'il avait pas donné suite.
- Il est gonflé quand même. Ce n'est pas du tout comme ça que ça s'est passé.
- Ah non, tu l'as pas embrassé et t'as pas dormi avec, peut-être ? »

Le ton agressif qu'employait James commençait doucement mais sûrement à exaspérer Lily. Pour qui se prenait-il ? Ce qui s'était passé avec Roy s'était passé en l'absence de James, après même que ce dernier soit parti on-ne-sait-où faire on-ne-sait-faire-quoi, sans donner de nouvelles à Lily pendant tout ce temps, et il osait lui faire des reproches ?

« Qu'est-ce que ça peut te faire de toute façon ? »

Il eut un rire désabusé qui blessa Lily. C'était ce genre de rire cruel, sans joie, qui faisait l'effet d'un coup plutôt qu'une caresse. Elle retourna sur la terrasse pour écraser sa cigarette et rentra sans un mot de plus.

Elle était très en colère. James se comportait comme un jaloux alors qu'il n'avait aucune raison. Il lui avait dit d'entrer de jeu qu'il ne voulait pas de relation. Et même si elle espérait de tout son coeur qu'il change d'avis, ils n'étaient pas ensemble. Certes, ils passaient tout leur temps ensemble et étaient inséparables. Mais dès qu'il avait l'occasion de lui rappeler qu'ils n'étaient pas un couple, il ne la ratait pas. Et maintenant, il faisait un scandale parce qu'elle avait eu le malheur d'embrasser un mec alors qu'elle était incapable d'articuler une syllabe de manière intelligible ? Parce que le mec en question avait tellement insisté pour qu'ils se revoient qu'elle avait fini par accepter pour qu'il la laisse tranquille et qu'elle avait passé une soirée sympa mais sans plus mais qu'elle ne lui avait pas accordé un baiser et encore moins l'autorisation de monter quand il l'avait ramenée chez elle ? Parce que ça ne servait à rien, parce que la seule personne qu'elle avait en tête était la seule personne qui ne voudrait pas d'elle ? Et il osait lui reprocher tout ceci ? Non mais... on marchait sur la tête.

Lily jeta son manteau sur le canapé et reprit sa place. Renata était en train de servir du café. James rentra à son tour et s'installa sur la chaise qu'il avait quitté. Il se garda bien d'écarter suffisamment les jambes pour que son genou retrouve celui de Lily, comme ils avaient passé toute la soirée. Abattue, Lily posa sa tête sur l'épaule de Rémus, assis juste à côté d'elle et à qui elle n'avait presque pas parlé de la soirée, tant elle était absorbée par tout ce que disait James. Mais quelle idiote…

« Ca va pas, ma biche ? » demanda Rémus, en passant son bras derrière sa tête pour aller gratouiller les cheveux de Lily.
« Mmh, si, si ».

Remus était la seule personne à qui elle avait quasiment avoué ce qu'elle ressentait pour James. A mi-mots, mais c'était clair. Il risqua un oeil vers James et ne put que constater son visage fermé. Il comprit immédiatement que le coup de blues de Lily y était lié.

« Qu'est-ce qu'il a fait encore ?
- Rien, c'est moi qui suis conne… »

Il continua de lui caresser les cheveux pour l'apaiser. La position ne devait pas être confortable. Lily s'avachit davantage contre lui, pour mieux se caler contre lui mais dans une vaine tentative d'étendre ses pieds vers James, pour renouer le contact. Celui-ci croisa ostensiblement les jambes de l'autre côté. Message reçu.

Lily but son café sans parler. Renata le lui avait servi dans tasse habituelle, qui avait la taille d'un bol ou presque. Le temps qu'elle le finisse, tout le monde s'était levé et avait enfilé son manteau. Pour ceux qui partaient, du moins.

Remus lui déposa un baiser bruyant sur la joue et lui murmura un « garde la rage » à l'oreille avant d'enfiler sa veste en jeans. Renata et Sirius raccompagnèrent leurs amis jusqu'à la porte. Lily se tourna vers James.

« On y va ? »

Elle n'obtint pas de réponse. A bout de patience, elle chuchota de manière un peu plus virulente :

« T'as qu'à dormir ici, si tu ne veux pas rentrer avec moi !
- C'est ma voiture.
- Alors aies au moins la politesse de me répondre. »

Il haussa les épaules et elle résista à l'envie de le frapper. Elle enfila son manteau et son écharpe tandis qu'il passait son sweat à capuche vert. Lily ne put que se maudire de le trouver à tomber alors qu'il avait la tête et le look d'un ado attardé et qu'il lui faisait la gueule.

Ils dirent au revoir à la famille de Ren mais James ignora délibérément Roy et s'éloigna pour saluer Renata et Sirius. Lily, exaspérée, leva les yeux au ciel et lui fit la bise. Roy en profita pour lui glisser à voix basse :

« Je crois que James a entendu quand j'ai raconté à Sofia pour toi et moi. »

Lily le regarda interloqué. Etait-il vraiment en train de se délecter de la situation comme elle en avait l'impression ? Etait-il si méchant que cela ? Il ne lui avait pas semblé si vindicatif pourtant. Certes, elle ne le connaissait pas bien mais quand même, de là à se fourvoyer à ce point ?

« Mais qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ? Et puis déjà, pourquoi t'en parles à ta meuf ?
- Ben, elle me demandait qui tu étais…
- Et t'as trouvé que ça à dire ? En plus, t'as menti ! » En disant cela, elle eut un large mouvement agacé des mains. Elle ne parvenait pas à saisir cette conversation. Elle n'avait pas de sens.
« Tais-toi » ordonna-t-elle, en lui faisant signer de ne plus l'ouvrir. « Tu… » Elle ne parvint pas à finir sa phrase. Cela allait forcément être une insulte qui allait sortir et elle ne voulait pas injurier le frère de Ren sous son propre toit. Notons que ce n'était pas l'envie qui manquait. Elle lui lança un regard écoeuré avant de se détourner.

Elle dit au revoir à Sirius et à Ren. James attendait déjà devant la voiture. Le trajet du retour promettait d'être amusant, yeah !

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda Sirius en désignant son ami du menton.
« Ton frère est vraiment trop con » fût la seule réponse de Lily à cette question. « Bonne nuit les copains, merci pour le repas, c'était cool.
- Je t'appelle demain » promit Renata en fermant la porte derrière Lily.

Le portail était déjà grand ouvert et James avait la télécommande dans la voiture. Elle récupéra les clefs qu'elle avait glissé dans son sac quand James les lui avait confiées et déverrouilla la voiture. Monsieur Colère se glissa sur le siège passager sans un mot tandis que Lily réglait rétroviseurs et fauteuil. Elle tourna la clef dans le contact et les phares au xénon s'allumèrent d'eux-mêmes, éclairant la pelouse d'une étrange lueur fantomatique. La route allait être longue si la tension qui régnait dans l'habitacle ne s'évacuait pas. Pendant qu'elle manoeuvrait pour faire demi-tour et sortir, Lily entrouvrit sa fenêtre. Immédiatement, James monta le chauffage au maximum.

Lily venait de remettre la voiture dans le bon sens et il faisait déjà une chaleur à crever. Elle sentait que cela bouillait à l'intérieur de son petit corps et que cela n'allait pas à sortir. Elle essayait de prendre sur elle pour ne pas craquer, afin de ne pas prononcer de parole qu'elle pourrait regretter mais quand elle alluma la radio pour combler un peu le silence et que James l'éteignit immédiatement, elle planta un grand coup de frein et passa le point mort. Ils n'étaient pas encore sortis de l'impasse dans laquelle vivaient Renata et Sirius que les hostilités étaient déclarées.

« Non, mais c'est quoi ton problème ? T'as décidé de me faire chier, ou comment ça se passe ? » s'énerva Lily en pivotant sur son siège pour regarder James dans la clarté diffuse dispensée par la lune. Il était quasiment adossé à la portière, le plus loin possible d'elle. Lily serra les dents.
« C'est toi qui me demandes ça alors que tu te tapes le premier mec qui passe dès que j'ai le dos tourné ? »

Elle crut devenir folle. Les mots se bousculaient sur sa langue pour sortir sans qu'elle sache lequel choisir. Elle décida de se laisser la surprise.

« Tu te fous de moi, là, j'espère ?! »

Bon, pas sa réplique la plus percutante. Mais elle avait au moins le mérite de rester fidèle à sa pensée.

« Non… » souffla-t-il, comme s'il était déjà lassé par cette dispute. Lily se frotta le front du bout des doigts pour rassembler ses idées.

« Ecoute. Tu m'as bien clairement dit que tu ne voulais pas de moi. Tu me l'as dit et tu me l'as fait comprendre quand t'es parti en me disant juste salut, d'accord ? Message reçu.
- J'ai pas…
- J'ai pas fini. T'as une vie compliquée, j'ai compris. Pas de problème. Mais puisque tu ne veux pas de moi, tu peux pas m'en vouloir d'essayer de trouver quelqu'un qui me veut, lui. »

James ne trouva rien à redire à cela. Lily attendit quelques secondes mais, face à son silence, soupira, se remit face à la route et passa la première vitesse. Alors qu'ils sortaient de l'impasse, James tendit la main pour allumer la radio et attrapa le téléphone de Lily qu'elle avait posé dans le vide poche. Il le déverrouilla (parce que, oui, il connaissait son code) et sélectionna l'application de lecture de musique. Il balaya l'écran et appuya sur le premier titre qui passa. Alors que les premières notes de Black Sabbath s'égrainaient, il dit à voix basse :

« Roy est un connard ». Lily ne put s'empêcher de hocher la tête pour confirmer.
« Et un mytho avec ça.
- Balance ?
- Certes, on s'est embrassé pour le Nouvel An. Mais j'étais saoule comme un cochon. Et oui, j'ai dormi avec lui ET SA SOEUR parce qu'il n'y avait plus de place. Mais c'est tout.
- Vous vous êtes pas revus alors ?
- Une fois, parce qu'il n'a pas arrêté d'insister. Regarde mon téléphone si tu veux. On a été au resto, on a pris un verre. Il m'a ramenée chez moi et voilà toute ma soirée.
- Il ne s'est rien passé ? »

Lily était certaine d'halluciner l'espoir qu'elle entendait dans la voix de James. Cela ne pouvait pas être possible autrement. Elle venait de lui répéter au moins cinq fois qu'il ne voulait pas d'elle. Si cela avait été faux, il aurait démenti, contredit, ou au moins dit quelque chose. Mais rien, nada. QUE DALLE. Par déduction, il était obligatoire qu'elle fabule encore sur le ton de sa voix. Et il fallait absolument qu'elle arrête de se faire des films de la sorte. Un jour, cela allait la rendre malade de désespoir. Parce qu'elle finirait par croire à ses délires, un peu comme un fou qui se résigne à écouter les voix dans sa tête. Et ce jour-là, elle tomberait de très très haut et l'atterrissage ferait mal. Voire serait fatal. Il fallait absolument qu'elle se calme.

« Non, il ne s'est rien passé ».

Mais cela la tuait de devoir énoncer de telles évidences. Etait-il aveugle à ce point ? Cela se voyait sur la tête de Lily, dans tous ses gestes, tous ses mouvements. Est-il aveugle ou ne voulait-il pas voir ? Et quand bien même ? Ce n'était pas son problème à lui, ses sentiments à elle. C'était son affaire personnelle. Elle ne lui demandait rien, elle le lui avait promis la toute première nuit qu'ils avaient passé ensemble.

Lily ne put s'empêcher de sourire en reconnaissant la chanson qui s'élevait des enceintes. Can't get close enough to you. Même l'Univers se moquait d'elle. James s'apprêtait à changer mais elle l'en empêcha. « Laisse, je l'aime bien celle-là ». Et elle fredonna les paroles le temps du morceau. En espérant à la fois que James ne le prendrait pas pour lui mais aussi qu'il le prendrait pour lui. « What makes you something special, what about me, I'm here too, You don't care what I'm feeling and that's the truth ». Cette chanson, qui paraissait écrite pour elle, lui rappela qu'elle n'était pas, n'avait jamais été et ne serait la même dans cette situation, à désirer une personne qui ne voudra jamais d'elle. Ce triste constat ne l'empêcha pas pour autant de la réconforter.

Elle avait survécu à beaucoup de choses. Ce n'était certainement pas ça qui allait la tuer. Paradoxalement, même si toute cette situation lui causait des bleus au coeur, elle ne s'était jamais sentie aussi vivante et heureuse.

Quand le morceau finit, le lecteur enchaina sur un autre. Les premières notes furent reconnaissables et James eut un petit soupire amusé. Lui aussi devait que le téléphone de Lily essayait de leur faire passer un message pas si subliminal que cela. « I love the way she plays it cool. I think that she is beautiful. She's so lovely, she's so lovely, she's so lovely… ». Vraiment très très subtil. Merci bien. Lily roula des yeux.

Ils arrivèrent sans plus de heurts ni de mots échangés au pied de leur immeuble. James actionna le bip pour ouvrir la porte du garage et Lily y entra précautionneusement pour ne pas abimer sa voiture.

Une fois sortis du véhicule, ils remontèrent en silence jusqu'à leur pallier. Lily cherchait ses clefs dans l'énorme sac qui s'apparentait plus à une valise qu'à un sac à main. Devant sa porte, elle leva la jambe pour poser le sac dessus afin d'avoir plus facilement accès. Elle ne remarqua pas tout de suite que James s'était appuyé sur la porte de son propre appartement pour la dévisager. Quand enfin elle trouva son trousseau, elle planta ses yeux dans les siens. Il lui semblait qu'il essayait de lui dire quelque chose sans utiliser de mots, mais elle ne le comprenait pas. Il ne lui parlait pas assez, elle ne le connaissait tout simplement pas assez pour lire dans ses yeux.

« Tu… tu veux rester tranquille ce soir ou… »

James avait amorcé sa phrase sans savoir comment la terminer. Sans dire ce qu'il voulait dire mais ne voulait pas dire. Lily, les clefs dans la main, toujours en équilibre sur une jambe, l'autre relevée, se figea.

Est-ce qu'elle voulait rester tranquille ce soir ? Dormir seule dans son lit en sachant James juste à côté ? C'était arrivé quelques fois, juste après qu'ils se s'étaient rencontrés, et elle avait cru devenir cinglée.
Pour autant, elle avait envie de dire oui, pour qu'il comprenne qu'elle n'était pas à sa disposition, qu'elle n'était pas sa chose, qu'il pouvait utiliser quand cela lui chantait. Elle en mourrait d'envie, pour lui donner une leçon.

Mais elle aurait préféré crever que de ne pas passer une seule nuit, un seul instant avec lui alors qu'elle en avait l'occasion.
Parce qu'elle jour, elle en aurait assez de cette situation et elle y mettrait un terme. Et cela en sera finie de cette sensation de bien-être, de paix, de tranquillité qu'elle ressentait chaque fois qu'elle était avec lui. Comme s'il avait ce pouvoir de repousser toutes ses sombres pensées et ses pires cauchemars, pour lui laisser enfin un peu de répit. Alors oui, cette histoire allait finir, et il y avait des chances qu'elle finisse mal. Mais elle n'allait pas gâcher une seule seconde de ces moments de bonheur. Et tant pis si elle n'en souffrait que plus par la suite, aujourd'hui, elle était heureuse, et elle n'avait pas envie de s'inquiéter de la douleur de demain.

« Non. »

A peine eut-elle prononcé ce mot qu'il se précipita sur elle pour l'enlacer. La surprise lui fit perdre l'équilibre et elle lâcha son sac par terre. Il la serra fort et respira l'odeur de ses cheveux. Les clefs toujours dans la main, elle s'accrocha à son sweat en le tenant au moins tout aussi fort contre elle.

« Mais je commence à être fatiguée par tous tes mystères et tes non-dits… »

Il resserra davantage son étreinte si c'était possible. Elle sentait bien qu'il essayait de lui dire quelque chose par ce geste. Mais elle ne parlait pas sa langue et ne savait pas le comprendre et il ne voulait pas la lui apprendre. Alors elle s'agrippa à lui en espérant que lui comprendrait ce qu'elle voulait lui avouer sans jamais trouver le courage de le faire.

Au bout d'un moment, ils s'éloignèrent l'un de l'autre. Lily déverrouilla sa porte et entra la première pour éclairer la pièce. Elle n'eut que le temps de referme derrière elle que James se jeta sur elle pour l'embrasser comme si c'était la première fois depuis huit mois qu'il voyait une femme.

Ce soir-là, ils n'arrivèrent pas jusqu'à la chambre et dormirent blottis l'un contre l'autre sur l'étroit canapé de Lily, si proches qu'ils donnaient l'impression d'essayer de fusionner leurs deux corps pour n'en faire qu'un.


BON !

J'ai longuement réfléchi pour savoir si je postais un court chapitre ou si j'attendais encore davantage pour en poster un, de la longueur habituelle. Remarquez que ma dernière publication datent qu'il y a quatre mois et pas un an et demi comme la dernière fois. Y a du progrès non ? Z'êtes fieres (je voulais l'écrire en écriture inclusive mais sais pas comment on fait. Alors j'ai fait un mix entre "fier et fière" avec un S pour le pluriel. Mon ordi n'aime pas du tout).

M'enfin, je me dis que même un petit chapitre rien que James et Lily devrait quand même bien passé..? J'ai raison ? Dites oui, s'il vous plaiiiiiit.

Même si ça m'a fait beaucoup de peine de ne presque pas voir Sirius et Rémus... D'ailleurs, j'avais beaucoup d'espoir pour Lily mais il s'avère qu'elle est aussi cinglée que moi, biche...

J'ai balancé le chapitre comme ça, sans relecture. Je vous prie d'accepter mes excuses pour les fautes. Il est tard, je n'ai plus l'habitude de veiller jusqu'à ces heures-là. Quand Seetsuna aura fini sa relecture, je ferai un reupload avec la version corrigée. Et une toute petite modif sur la fin du chapitre 4. Me suis rendue compte qu'il manquait une phrase essentielle qui change pas mal de choses. Non, tiens, je vais le faire maintenant.

Trêve d'idioties. Je voudrais vous remercie pour vos reviews. J'en reçois encore alors qu'il n'y a pas eu de mise à jour depuis longtemps. Et vous n'imaginez pas à quel point cela me touche. Tous vos mots sont adorables et d'une gentillesse infinie... En général, quand je vous lis, je suis sûre de passer une super journée après.

Alors grand merci à vous. Coeur sur vous pour toujours. En tout cas, sachez que vous êtes dans le mien et que vous êtes mes petits rayons de soleil, mes petites loutres célestes, un panda roux qui fait la sieste dans les pattes d'un chiot. Tout ça en même temps.

PS : la seconde chanson, celle qui fait sourire James est de Scounting for Girls.

PPS : Je viens de relire le résumé de cette fic. Fallait me dire qu'il était tout poucave ! Parce qu'en le lisant, moi, je comprends pas comment vous avez pu cliquer ! Moi perplexe - Mais encore merci dix mille fois de l'avoir fait.

Avec tout mon amour.