4…3…2…1

- Higgins !

Magnum arriva dans le bureau quelques minutes après ses cris, les chiens à ses trousses. Il se positionna derrière le fauteuil dans lequel Higgins était installée pour travailler sur son ordinateur. Les deux chiens s'arrêtèrent devant Juliet.

- Assis les garçons, leur dit-elle simplement

Les chiens s'exécutèrent sans quitter Magnum des yeux.

- Maintenant que nous sommes ensemble, tu ne penses pas qu'il serait temps que tu leur apprennes à m'apprécier, lui demanda-t-il.

Il restait toujours sur ses gardes. Elle se tourna vers lui.

- Apprécier ?! On ne peut pas demander à des animaux de faire ce dont ils n'ont pas envie, lui fit-elle remarquer en reportant son attention sur son écran.

- Je suis sûre que s'ils me laissaient une chance, nous pourrions être ami, expliqua-t-il.

- Si tu leur parles gentiment, peut-être qu'ils voudront bien te laisser une chance, conclut-elle.

Magnum regarda les deux chiens. Leur attitude n'avait rien d'engageant et sans Higgins, il ne s'y risquerait pas.

- Mais maintenant que tu es là, j'aurai besoin de récupérer le chèque que Mr Haikao t'a remis, lui demanda-t-elle en tendant la main vers lui.

Il plissa les yeux, comprenant ce qu'elle venait de faire.

- Tu as envoyé les chiens me chercher ? lui demanda-t-il.

- Le chèque ! répéta-t-elle.

Il fouilla dans sa poche et en sorti le document demandé. Il allait lui donner mais se ravisa un instant. Higgins leva les yeux vers lui.

- Si tu préfères finir la comptabilité, lui dit-elle en s'apprêtant à lui laisser la place.

- Non ! lui répondit-il bien trop rapidement. Tu connais mes talents de gestionnaire !

Pour les connaitre, elle les connaissait. Elle se demandait d'ailleurs comment il avait fait pour faire tourner son affaire d'enquêteur privé avant qu'elle ne devienne sa collaboratrice.

Il lui donna enfin le chèque, qu'elle s'empressa de consulter et d'enregistrer. Magnum tenta de bouger mais Zeus et Apollo grognèrent dès qu'il fit le moindre mouvement.

- Higgy ?! l'interpella-t-il.

Elle resta silencieuse, un instant, à finir la tâche qu'elle était entrain de faire avant de lever les yeux vers les chiens.

- Les garçons, dehors, leur dit-elle.

Ils ne se firent pas prier et quittèrent la pièce pour se rendre dans le jardin.


Ils étaient tous les deux endormis lorsqu'ils entendirent Apollo et Zeus aboyer et, quelques secondes plus tard, la sonnerie d'alerte intrusion se déclencha sur le téléphone de Juliet. Ils sautèrent presque du lit, attrapèrent respectivement leurs armes avant de suivre les aboiements des chiens.

Ils descendirent prudemment les escaliers. Ce n'était pas la première fois que l'on rentrait sans autorisation sur la propriété. Lui qui pensait avoir un poste tranquille en tant que responsable de la sécurité chez Robin Master, Magnum devait avouer qu'il ne chômait pas ses derniers temps.

Ils entendirent une voix tenter de calmer les chiens. Une voix féminine, plutôt jeune et ils eurent confirmation lorsqu'ils se retrouvèrent dans le jardin aux côtés d'Apollo et Zeus.

Une jeune fille se tenait à distance, en positionnant ses mains devant elle au cas où les chiens décideraient d'attaquer. Peine perdue.

- Zeus ! Apollo ! Couchés ! ordonna Higgins en mettant en joue la jeune fille.

Magnum fit de même. La jeune fille parut soulagée de les voir débarquer.

- J'ai cru que ces deux molosses allaient me dévorer ! lança-t-elle en reprenant son souffle.

- On peut savoir ce que vous faites ici ? demanda Magnum.

Lorsqu'elle vit les deux personnes en face d'elle, armés, elle leva à nouveau les mains devant elle.

- Oh hey ! Doucement ! leur dit-elle.

- Qui êtes-vous ? demanda à son tour Higgins.

- Je suis à la recherche de mon père. Et ma mère m'a dit de venir vous voir, Monsieur Magnum, dit la jeune fille en face d'eux.

Higgins se tourna vers Magnum, étonnée par cette révélation. Elle n'était pas la seule étonnée. Magnum semblait également sous le choc. Ils baissèrent lentement leurs armes.


Juliet venait de terminer les recherches sur son ordinateur. Magnum revint dans le bureau, saluant son interlocuteur à l'autre bout du fil et en finissant par raccrocher. Il vint s'asseoir sur le bureau.

- Mac va nous envoyer les dossiers, dit-il en regardant l'écran d'ordinateur. Je lui ai donné ton adresse.

Elle leva à peine les yeux vers lui.

- Il va falloir sérieusement que tu penses à te créer une adresse mail professionnelle et investir dans un ordinateur, li fit-elle remarquer.

Il s'assit sur le rebord du bureau en lui souriant.

- Pour quoi faire ? lui répondit-il.

Elle arrêta un instant ce qu'elle était entrain de faire, en levant les yeux de son écran, puis elle se tourna vers lui. Pourquoi perdait-elle encore son temps avec ça ? Elle reporta son attention sur son écran.

- Où est Vanessa ? demanda-t-elle en faisant courir ses doigts sur son clavier.

- Je l'ai laissé en compagnie de Kumu qui lui préparait un petit déjeuner, lui répondit-il.

- J'ai retrouvé le certificat de décès de sa mère. Elle ne nous a pas menti. Sa mère est bien morte, il y a de ça 8 mois en Californie et sur son acte de naissance, il y a noté : de père inconnu. Elle est restée 3 mois en famille d'accueil avant d'avoir 18 ans et de prendre son indépendance, expliqua Higgins à Magnum.

Il se pencha pour lire en même temps les informations sur l'écran.

- L'unité du sergent David Eliott a bien été stationné quelques semaines à la base navale de San Diego, à la période qu'elle nous a indiqué.

Une sonnerie retentit pour avertir qu'un mail venait d'arriver. Le fameux mail de Mac. Elle l'ouvrit en un raccourci clavier. Mac avait tenue sa promesse. Elle avait envoyé le dossier du militaire… enfin juste ce qu'elle avait le droit de communiquer. Elle le parcourut rapidement et elle sentit que Magnum faisait de même au-dessus de son épaule.

- Le sergent Eliott serait resté à Pearl Harbor après sa convalescence, commença-t-elle à lire tout haut.

- Il a été blessé lors d'une mission en mer Baltique, finit Magnum.

Higgins se tourna vers lui.

- Ce qui expliquerait pourquoi il n'est pas « rentré », questionna-t-elle tout haut.

- Sans donner de nouvelles ? demanda-t-il.

- Qu'aurais-tu fait à sa place ? Parce que tu aurais très bien pu être à sa place ? Tu aurais très bien pu être son père ? le taquina-t-elle.

Magnum la fixa un instant. Il savait qu'elle faisait ça pour le taquiner mais il devait avouer que lorsqu'elle leur avait annoncé qu'elle recherchait son père et que sa mère lui avait dit de venir le voir, il avait eu cru, un instant, que c'était lui. Puis elle leur avait expliqué son histoire.

Sa mère était tombée amoureuse d'un militaire en permission et ils avaient passé la nuit ensemble avant qu'il ne reparte. Il n'est jamais revenu, sans donner la moindre nouvelle. Il n'avait répondu à aucune lettre. Il avait connu des hommes qui ne se souciaient guère de blesser des femmes de cette manière

- Je suis sûre que des tas de femmes craquent pour l'uniforme, continua-t-elle de le taquiner.

Magnum s'assit sur le bord du bureau tout en lui lançant un regard charmeur et fier de lui.

- J'avoue que cela fait toujours son petit effet… mais je n'en ai jamais abusé, répondit-il.

Elle le regarda quelques instants. Elle savait qu'il lui disait la vérité. Il avait de nombreux défauts mais la famille était importante pour lui et jamais il n'aurait agi de cette manière. Elle sentit un poids peser sur sa poitrine à cet instant. Une sensation qu'elle connaissait bien et qui se cachait au fond d'elle depuis des années. Elle savait qu'elle allait devoir l'affronter un jour ou l'autre. Et ce jour n'était plus si loin que ça.

- Mais durant quelques instants, tu aurais aimé que cette jeune fille soit la tienne ? Parce que c'est ce que tu as toujours souhaité. Avoir une famille, dit-elle en essayant de lire dans les yeux de Magnum.

Il avait été toujours franc avec elle. Même s'il savait ce que cela allait déclencher chez elle, mais également chez lui, il ne voulait pas éviter cette conversation et apparemment Juliet non plus.

- Je serai heureux d'avoir des enfants, je ne prétends pas le contraire… mais ce j'apprécierais le plus… lui répondit-il en plantant son regard dans le sien. C'est de partager cela avec la femme qui réussira à me supporter.

Il ne la quitta pas des yeux. Elle savait qu'il avait déjà envisager cette éventualité depuis qu'ils étaient ensemble.

Une autre sonnerie retentit ce qui interrompit l'échange de regard. Higgins se tourna vers son écran et vit un nouveau mail de Mac.

- Mac nous a envoyé un autre document, lança-t-elle en l'ouvrant.

Magnum vint, de nouveau, se positionner derrière elle pour pouvoir lire le document. Beaucoup de passages étaient « surligné » en noir pour que certaines parties ne soient pas consultables.

- Mac nous a envoyé les dernières coordonnées connues du Lieutenant, lui dit-elle en se tournant vers Magnum.

- Allons lui rendre une petite visite, lui dit-il en se levant.


Kumu et Toni étaient en train de prendre le petit déjeuner sur la terrasse et semblait régler les derniers détails de leur excursion scolaire.

Higgins les rejoignit sur la terrasse et vint s'asseoir autour de la table à son tour. Elle se contenta de rester là, silencieuse, ce qui éveilla l'attention de ses amies. Après quelques minutes, elle remarqua que Kumu et Toni la fixaient.

- Quelque chose semble vous tracasser ? demanda Kumu.

Juliet leva les yeux vers elle et jeta un rapide coup d'œil à Toni assise non loin. Elle savait que toutes les deux n'abandonneraient pas tant qu'elles n'auraient pas eu une réponse. Et puis elle avait peut-être besoin de se confier.

- Maintenant que Magnum et moi sommes en couple… il serait logique que nous envisagions un futur ensemble non ? leur demanda-t-elle. Comme avoir des enfants ?

Toni failli s'étouffer avec une cuillère de céréales et Kumu posa rapidement sa tasse de thé sur la table. Elles ne s'attendaient absolument à ce genre de déclaration.

- Mon ange, commença à dire Kumu à l'attention de Juliet, est-ce que vous auriez quelque chose à nous annoncer ? Parce que si c'est le cas, je préfère vous prévenir, il va me falloir un petit temps de préparation… surtout à mon âge.

Toni sourit à la remarque de Kumu et enchaina.

- J'ai tendance à m'emporter rapidement pour ce genre de nouvelle…, dit-elle avec un immense sourire.

Higgins comprit qu'il fallait tout de suite qu'elle resitue le contexte.

- Aucune nouvelle de ce style, rectifia Higgins C'est juste qu'avec cette enquête pour retrouver le père de cette jeune fille… Magnum et moi avons été amené à parler « enfants »… Et je sais à quel point il y tient.

Mais les sourire sur les visages de ses amis étaient toujours présents.

- Ça a l'air de vous ennuyer ? demanda Kumu. Je pensais que vous souhaitiez fonder une famille ?

Higgins resta silencieuse un instant, en regardant Kumu et Toni.

- Je l'avais envisagé avec…, elle hésita.

Kumu et Toni imaginaient très bien qu'elle avait du y pensé avec Richard mais si Kumu avait posé la question, c'était pour savoir si elle l'avait envisagé avec Magnum aujourd'hui.

- Richard, finit-elle par dire.

Kumu lui envoya un regard rempli de compassion. Toni comprenait parfaitement ce qu'elle pouvait ressentir.

Higgins baissa les yeux.

- Quand Richard est mort, tous nos projets se sont écroulés et depuis… c'est comme si je ne m'autorisais plus à envisager ce genre de chose, admit-elle.

Elle marqua une pause. Beaucoup d'émotions se mélangeaient en elle et c'était loin d'être le sujet de conversation le plus facile.

- Parce que vous n'avez eu personne depuis Richard, fit remarquer Kumu avec un regard bienveillant. Vous êtes simplement venu vous réfugiez ici.

Kumu avait totalement raison. Toni restait silencieuse. La doyenne s'en sortait très bien.

- Mais le Hopena'ole en a décidé autrement aujourd'hui. Il a mis Magnum sur votre route, dit-elle à nouveau en faisant allusion à leur relation.

- Le Hopena'ole ? demanda Toni.

- Le destin, lui répondit Kumu.

- Je ne sais pas si je le veux encore, confia Higgins en baissant les yeux vers son téléphone qu'elle tenait dans les mains.

- Tu ne le veux plus ou tu t'interdis de le vouloir ? demanda Toni, ne pouvant pas s'empêcher d'intervenir.

Elle continua.

- Je pensais que Jack serait le père de mes enfants, confia à son tour Toni. On n'imagine pas que ce soit possible après leur « départ », et pourtant !

Higgins planta son regard dans le sien. Elle appréciait qu'elle se dévoile elle aussi. Toni et elle avaient ce vécu en commun et cette tristesse profonde d'avoir perdu l'être aimé. Elle savait que son amie ne tarderait pas à la conseiller, comme elle savait si bien le faire, et elle devait avouer que c'est ce qu'elle attendait. En tant que spécialiste du comportement, elle allait pouvoir l'aider à comprendre ses ressentis.

- Laisser entrer Magnum dans ta vie t'a laissé entrapercevoir que c'était à nouveau possible, expliqua Toni. Et ça, bien avant cette enquête.

Comme à son habitude, Toni avait mis dans le mille. Des larmes étaient apparues dans les yeux de Juliet. Kumu se leva et vint encercler Juliet de ses bras.

- Le temps résout les plus grands maux…, commença à réconforter Kumu. Il suffit de se laisser porter et faire confiance à la vie. Jusqu'à présent, elle a su vous amener là où il le fallait.

Kumu sourit à Higgins pour ponctuer ses dires. Elle avait raison, pensa Higgins mais lâcher prise était plus facile à dire qu'à faire car la douleur était toujours présente.

- Je ne pourrais pas oublier Richard ni les projets que nous avions ensemble, fit remarquer Juliet.

- Personne ne te le demande, répondit rapidement Toni. Tu n'es plus la même, Magnum n'est pas Richard et ce que vous construisez ensemble n'a rien à voir avec ce que tu avais avec Richard.

Lorsqu'elle entendit Toni prononcé ces mots, cela résonna en elle.

- Est-ce que vous en avez parlé ensemble, Thomas et toi ? demanda Toni.

- Pas vraiment, répondit sincèrement Higgins. Et je sais ce que tu vas me dire !

Les deux femmes avaient discuté de nombreuses fois ensemble et elles avaient souvent été de bons conseils l'une pour l'autre. Higgins connaissait parfaitement comment fonctionnait Toni. Pour elle, une communication bienveillante était la base de toute relation.

- Je compte en parler avec Magnum mais… C'est un sujet assez délicat à aborder. Je ne sais pas comment lui dire sans…

Elle marqua une pause.

- J'ai peur de tout gâcher, avoua-t-elle doucement.

- Magnum et vous avez instauré une relation de confiance. Il me semble tout à fait prêt à entendre vos craintes et vous aider tout les deux à avancer, la rassura Kumu.

Higgins fixa les deux femmes en face d'elle. Elles avaient raison… comme d'habitude.

- Je pense qu'il pourrait t'étonner, conclut Toni en lui souriant.


Higgins se tourna vers Magnum et l'observa un instant. Il regardait sa cliente faire connaissance avec son père. Il avait un regard chaleureux. Elle savait qu'il était heureux et fier d'avoir participé à ses retrouvailles. Maintenant il allait falloir du temps à ce père et cette fille pour apprendre à se connaître et tisser des liens. Ils avaient une seconde chance.

Une seconde chance. Cette idée ne cessait de résonner en elle depuis quelques jours. Oui, elle avait envisagé de fonder une famille avec Richard et aujourd'hui, il n'était plus là. Mais Magnum était entré dans sa vie et elle avait de nouveau oser l'envisager. Il lui avait juste fallu du temps pour le comprendre et l'admettre.

Magnum et Higgins commencèrent à s'éloigner pour retourner à la voiture.

Higgins voulut prendre la parole mais Magnum la devança.

- Je sais ce que tu vas dire, lui dit-il. Mais je n'allais pas faire payer cette gamine !

Elle sourit. Cela ne l'étonnait même pas.

- Tant qu'on ne se retrouve pas avec un poulet ou une chèvre ! lança-t-elle le plus sérieusement du monde.

- Mais elle m'a proposé de s'occuper de laver et nettoyer la Ferrari de temps en temps, lui précisa-t-il.

- Tu vas exploiter cette enfant ?! lui lança-t-elle en se tournant vers lui avant de monter en voiture.

- Je n'exploite personne. C'est un échange de service, précisa-t-il en montant en voiture.

Elle l'imita.

Tout le long du trajet, elle essaya de trouver les bons mots pour se confier à Magnum. Lorsqu'ils arrivèrent à la propriété, elle se lança. Ils avaient à peine quitté la voiture qu'elle se tourna vers lui.

- Je sais à quel point avoir une famille est importante pour toi, lui dit-elle

Il contourna la voiture et vint se placer face à elle.

- Et je voulais juste que tu sache que ça l'est encore pour moi aussi, précisa-t-elle

Elle leva les yeux vers lui. Il lui souriait tendrement comme il savait si bien le faire.

- J'envisage à nouveau de fonder une famille… Chose que je ne pensais plus possible ...

Elle planta son regard dans celui de Magnum.

- C'est juste que c'est encore compliqué, admit-elle en murmurant presque

Magnum lui prit la main. Il savait ce que ce sujet pouvait réactiver comme blessure, parce qu'il avait la même.

- On a tous le temps d'y penser, dit-il simplement en lui souriant tendrement.

Elle le fixa un instant.

- Tu es obligé d'être toujours aussi compréhensif ? lui demanda-t-elle en faisant semblant d'être agacée. Tu aurais le droit d'être gêné, blessé au moins « embêté » ?!

C'était sa manière de ne pas trop montrer à quel point cela la touchait. De vieux réflexes d'espions.

Il ne l'avait pas quitté des yeux et son regard à cet instant était plus tendre.

- Je tiens beaucoup trop à toi pour te reprocher quoi que ce soit, lui répondit-il le plus sincère soit-il.

Leurs regards s'accrochèrent. Que pouvait-elle répondre à ça ? Il baissa un court instant les yeux avant de les relever vers elle et planter son regard dans le sien.

- Hannah m'a tout pris… Abby a stoppé mes espoirs… alors je sais que c'est loin d'être simple… et pour tous les deux, confia-t-il. Mais avec toi, j'y crois.

Les mots de Toni résonnèrent en Juliet. « Il pourrait te surprendre ».

Higgins posa une main sur la joue de Magnum avant de se rapprocher doucement de lui et poser son front contre le sien. Ils fermèrent tous les deux les yeux pour apprécier cet instant.

A SUIVRE