Le retour tant attendue de Dam et de son équipage loufoque!
Ces derniers temps je suis très inspirée pour cette fiction. C'est assez amusant, sachant que je me trouve toujours aussi peu douée pour l'humour. Cependant vos récents commentaires m'ont donnés un sacré coup de fouet ! Merci donc à Taranis K, Akilie et Enora Swen pour vos retours. Grâce à vous je suis assez confiante concernant l'avenir de nos héros !
Sur ce bonne lecture !
۩๑ ๑۩ VII. Ne pas contrarier la Capitaine ! – part 2 ۩๑ ๑۩
— Sur une échelle de 1 à 10, quel est le degré de ta souffrance ? demanda le médecin du navire.
— 100 ! répondit difficilement le matelot recroquevillé sur lui.
Bob haussa à peine un sourcil, il s'était accroupi aux côtés de Locke, le matelot blessé. Si leurs autres camarades semblaient inquiets, le second des Noose ne savait pas vraiment à quoi s'en tenir. La nuit recouvrait la mer ainsi que leur navire, et l'ambiance qui fut à la fête ainsi qu'à l'allégresse une dizaine de secondes auparavant, se changeait en préoccupation commune.
— T'en fais pas Locke, ça va passer, lança le cuisinier en souriant doucement.
— Strain a raison, déclara le médecin. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.
Sur le pont du navire, le jeune Locke se recroquevilla davantage. Il s'échinait à hocher négativement la tête dans une mimique douloureuse. Ses grands yeux vers fixaient Strain, puis Bob afin d'u chercher la moindre trace de compassion. Et après une longue minute de silence, le second faillit céder, néanmoins le gamin, à peine âgé de dix-sept ans, le coupa :
— Je ne vais plus pouvoir me lever !
— Locke, je pense que tu exagères un peu l'état réel des choses, reprit le cuisinier.
— Non ! Je le sens, je suis émasculé pour de bon !
Bob roula des yeux, puis tapota l'épaule de leur plus jeune recrue. Si le garçon se plaignait pour si peu, il ne les accompagnerait pas longtemps sur les mers.
— Il faut dire que tu l'as cherché.
— Beaucoup, je dirais, ajouta le médecin en croisant les bras contre son torse.
— Mais-… Mais comment j'étais censé savoir ça ?!
— Tu n'as qu'à te dire que c'est une sorte de… Bizutage d'un mois de service dans l'équipage, dit nonchalamment le second.
Locke, jeune garçon au visage atypique et aux cheveux courts, les avait rejoints à Alabasta. Lors de ce même arrêt d'une semaine durant lequel leur Capitaine avait décidé de partir à la conquête du Nouveau Monde. Arraché à une vie de serveur exploité par Dam, il avait pris la place de « petit-frère » au sein de l'équipage. Et si, jusqu'à présent, le petit brun fut épargné par les éléments, cette chance n'aurait pu s'éterniser. Le garçon en prenait conscience dans la douleur alors qu'il reniflait nerveusement de dépit. Il n'osait même plus bouger, de peur d'aggraver les choses.
— Vous auriez pu m'empêcher ! rétorqua t-il soudain, blessé dans sa fierté.
— Oui on aurait pu… déclara le second.
— Mais ça aurait été beaucoup moins drôle, ajouta le cuisinier.
— Au moins maintenant, tu sauras qu'il faut t'abstenir de faire ce genre de choses, acheva le médecin en s'écartant de la petite troupe de matelots.
Les autres pirates acquiescèrent d'un hochement de tête commun, et certains se remettaient déjà à rire et à frapper leurs chopes d'alcool l'une contre l'autre.
— Dam a baptisé le petit !
— Il est des nôtres !
L'ambiance revint petit à petit à la fête, alors que le petit brun se retrouva abandonné à la faveur d'un Bob qui ne cessait de tapoter son épaule. Le second ne semblait guère à l'aise en matière de réconfort, et Locke subissait cette incompétence avec grande tristesse.
— Je t'assure que se prendre un coup de pied de la part de la Capitaine dans les bijoux de famille ne va pas te tuer, lui lança doucement le second.
— Si je survis, ma fierté ne le pourra pas !
— Ne dramatises pas, il y a bien pire, Locke. Tu vas juste marcher bizarrement pendant quelques jours, rien de plus.
— … Pourquoi elle a fait ça ?
L'adulte le fixa un instant sans rien dire, avant de se redresser, l'air de rien.
— Tu apprendras bien vite que s'il y a une chose à éviter, Locke… C'est de chatouiller la Capitaine. Encore plus lorsque tu ne te protèges pas.
Le plus jeune abdiqua devant cette suite logique d'arguments. L'air tout penaud, il accepta les nouveaux tapotements du second sur son épaule.
Intérieurement, Locke se jurait sur tout ce qu'il avait de cher, dont l'avenir de ses futurs enfants, qu'il ne boirait plus une seule goutte d'alcool… Et surtout, qu'il n'approcherait plus jamais sa Capitaine de trop près.
Hors de question qu'il se fît de nouveau castrer.
...
Ceci est inspiré d'une histoire vraie.
...
Je ne sais pas ce qui est le pire entre: avoir écrit un chapitre aussi absurde, ou le fait que ce soit en effet issu d'un fait réel. Votre avis?
