Encore merci à tous ceux qui prennent le temps de me laisser un commentaire, c'est très gentil et ça me fait toujours chaud au cœur de savoir que j'arrive à vous faire rire !
J'ai déjà les deux autres chapitres suivant d'écrits, mais je vais un peu attendre avant de les publier. Les choses sont encore meilleures lorsqu'on les attend !
۩๑ ๑۩ XIV. Une petite Dam-prime ۩๑ ๑۩
— Pourquoi vous tirez cette tête, Capitaine ?
Installés à la terrasse d'un petit café tout à fait charmant, quelques membres des Noose s'inquiétaient pour leur Capitaine. Depuis une bonne dizaine de minutes, les hommes surenchérissaient mauvaises blagues sur mauvaises blagues, et la violette, pourtant si prompte à les réprimer, ne réagissait pas. Pour les pirates, la situation était décidément très déroutante, mais Dam s'obstinait dans son apathie soudaine.
— Hm…
Et lorsque la violette perdait la parole, cela devenait vraiment très inquiétant. Malheureusement, les pirates ne pouvaient pas compter sur Bob ou Strain, puisqu'ils étaient restés sur le navire. Que devaient-ils faire pour retrouver leur bavarde camarade, vive d'esprit et à la langue acerbe ?
— Vous trouvez que les primes ne sont pas assez élevées ?
Elle haussa les épaules sans conviction, tandis que ses yeux fixaient la tasse qui refroidissait déjà.
— Vous vous sentez mal parce que Locke a eu le coup de foudre pour votre ancienne amante ?
— Kostas ! le reprit aussitôt Locke.
— Ou parce qu'elle l'a rejeté en parlant de votre relation sulfureuse ?
— Rica !
Le canonnier et l'artilleur des Noose roulèrent des yeux, mais ils décidèrent de ne pas s'acharner sur leur jeune confrère. Locke, lui, se sentit rougir de honte, il jeta d'ailleurs un coup d'œil désespéré au sabre par Ostane, puis s'en détourna pour ne pas trop souffrir Il n'aimait pas trop que l'on s'amusa de sa déception amoureuse, sans doute parce qu'elle était encore bien fraîche dans son esprit. L'équipage n'avait quitté de la forgeronne qu'une semaine auparavant.
— Ou alors c'est cette histoire de bikini qui vous revient ? questionna un autre pirate.
— Nous vous assurons que nous ne demanderons plus ce genre de choses ! Et puis… c'était une blague.
— Hm…
Les pirates se dévisagèrent avec désespoir et incompréhension. C'était bien la première fois que Dam, leur Dam, paraissait aussi éteinte. Et à force de la contempler, cela devenait plus qu'inquiétant. C'était tout simplement effrayant. Alors, les hommes décidèrent d'agir. Ils échangèrent quelques regards entre eux, ils saisirent leurs chaises et entourèrent leur estimée Capitaine. Par chance, ou par la grâce de sa Sainte Chèvre, cette fois émergea enfin de sa transe morose.
— Qu'est-ce que vous faites ? Vous allez attirer l'attention sur nous.
— Capitaine… Vous savez que vous pouvez tout nous dire ?
— Si c'est à cause des balles en granit marin qui sont presque totalement épuisées… Ce n'est pas grave, on s'en sortira très bien sans !
— Oui ! Nous n'avons pas besoin de ça pour conquérir les océans ! C'est juste un bonus.
— D'ailleurs, avec votre pouvoir et nous à vos côtés… Il n'y a aucune chance que nous puissions échouer !
Ils acquiescèrent d'un hochement de tête commun, et Dam haussa à peine les épaules. Elle retourna à sa contemplation de la tasse, pendant que son index droit dessinait mollement les contours de cette dernière. Dam semblait ailleurs, absorbée par une image invisible. Et il n'en fallut pas davantage au canonnier et à l'artilleur pour comprendre l'état déplorable de la violette.
— Oh… fit d'abord Kostas, donnant un coup de coude à son voisin.
— … Ah… -ajouta Rica en adressant un clin d'œil peu discret à son camarade.
— C'est parce que nous n'avons toujours pas rencontré l'équipage des Mugiwara et donc Nico Robin ?
Un soupir de désespoir franchit la barrière des lèvres de leur Capitaine. Cette dernière s'affaissa sur sa chaise, une moue contrariée plaquée sur le visage. Ah, les deux hommes avaient touchés la corde sensible, c'était un début.
— Ne vous en faites pas Capitaine ! Le monde n'est pas si grand.
— C'est comme pour Locke qui trouvera un jour une minette un jour ! Les filles célibataires et hétérosexuelles, ça court les rues !
— Hé ! s'indigna le concerné.
— Il faut juste faire preuve de patience.
— Rappelez-vous Capitaine, « tout vient à point à qui sait attendre » !
— Ouaip ! C'est même vous qui nous l'avez dit.
— Nous finirons bien par croiser la route de Nico Robin.
— Vous connaissez Robin ?
Les membres du Noose se tournèrent d'un coup vers l'inconnu qui venait de les interrompre, et pas d'une manière très élégante. Les pirates s'apprêtaient d'ailleurs à lui faire regretter son impertinence, mais son visage souriant leur coupa toute envie de meurtre.
— C'est…
— C-C'est…
— Capitaine !
La violette releva vaguement les yeux, puis retourna à sa tasse pleine qui ne lui faisait même plus envie.
— C'est juste Luffy au Chapeau de Paille, les gars, ce n'est pas la peine d'avoir l'air si choqué.
Ses hommes étouffèrent un cri de désespoir, tandis que l'importun continuait de les dévisager, un air adorablement stupide plaqué sur le coin des lèvres.
— … Capitaine.
— Hm..? murmura vaguement Dam.
— C'est Luffy au Chapeau de Paille…
— … Qui se trouve juste devant nous.
— … À nous sourire très bizarrement.
— … Hm ?
— Et donc ça veut dire que…
— Que Nico Robin ne doit pas être loin.
Un silence terrible engloutit le café, puis la jeune femme se redressa brusquement, comme foudroyée par une illumination soudaine.
— OH PAR LA CHÈVRE SACRÉE ! L'équipage des Mugiwara est là !
Les pirates s'écroulèrent sur leurs chaises. Décidément, leur Capitaine s'avérait particulièrement lente d'esprit lorsqu'elle déprimait.
Oui je coupe de façon totalement bâtarde. Je vous en prie, c'est mon métier !
