Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : Voir Arya aimer quelqu'un d'autre était déchirant. C'était pourtant aussi une joie pour Gendry.
Note de l'auteur : Cet OS fait partie du défi Femslash February 2021 où on écrit, tous les jours du mois de février, sur un thème donné avec un couple lesbien. Je l'entame le 4 février avec un peu de retard, ayant appris son existence il y a deux jours. Je vais essayer de rattraper le train en marche ! Surtout que ce challenge me sort de ma zone de confort !
Thème du 2er février : Rare pairs (couple rare dans les fics)
Je ne veux que ton bonheur
Gendry avait eu mal, très mal, en voyant Arya dans les bras de Brienne, leurs regards trahissant les sentiments qu'elles avaient l'une pour l'autre. Il savait qu'Arya l'avait aimé, à sa manière et il admettait qu'il avait tout gâché en la demandant en mariage. Mais même en sachant tout cela, la voir ainsi, aussi épanouie, aussi heureuse, le tuait. La blessure était encore trop fraîche, trop sensible. Pourtant, malgré tout cela, il arrivait à comprendre pourquoi et comment elles avaient fini par en arriver là, à être comme des époux en tout sauf en nom :
Arya et Brienne étaient terriblement similaires.
Bien que chacune était jolie, d'un charme atypique comparé aux autres nobles dames, on les avait raillées pour leurs apparences. « Arya Ganache » et « Brienne la Belle », des sobriquets cruels qui leur avaient collé à la peau pendant des années. De ce fait, chacune se décrivait plus hideuse qu'elle ne l'était réellement.
Arya et Brienne avaient un rejet naturel de la féminité selon la société actuelle. Ce n'était pas par envie de se démarquer ou une rébellion puérile. Elles avaient un réel dégoût des activités imposées aux femmes, préférant des activités plus masculines. Et étant douées, elles blessaient souvent les hommes condescendants, meurtris dans leur virilité.
Arya et Brienne avaient été soutenues par leur père. Ils n'avaient pas voulu qu'elles se battent mais à force, pour leur propre bien, ils leur avaient fait apprendre le maniement de l'épée.
Mais surtout, au-delà de toutes ces expériences communes, de toutes ces passions qui les attiraient l'une vers l'autre, le fait était que les deux femmes s'acceptaient toutes entières, sans jugement de valeur, avec leurs qualités et leurs défauts. Elles ne demandaient pas à l'autre de changer, il y avait une confiance, une écoute et au fond, Gendry se demandait si ce n'était pas de ça dont Arya avait eu tant besoin : un amour différent de celui que l'on voyait ailleurs, un amour où la passion et la chair n'étaient que des détails, où l'affection simple suffisait car un bonheur plus grand se trouvait dans l'idée réconfortante de se savoir estimée aussi pleinement.
Alors oui, Gendry avait mal et voir Arya dans les bras d'un autre, d'une autre en l'occurrence, le tuait.
Cependant, cela n'aurait pas été de l'amour qu'il ressentait pour elle s'il ne pouvait pas se réjouir de son bonheur et de son épanouissement.
Et oui, son cœur brisé n'était rien face à la joie de voir Arya si parfaitement heureuse.
FIN
