Avec la reprise du projet, je me rends compte que je n'ai pas écris de chapitres humoristiques depuis un moment. Il est temps de rectifier cela ! Cela me fera une parfaite petite pause avant le dernier acte de cette première partie !
Jusqu'à présent, je n'ai pas trop développé certains personnages de l'équipage des Noose, mais ne vous inquiétez pas, cela viendra au fur et à mesure. Je n'oublie aucun d'eux !
Vous l'aurez certainement remarqué, mais je n'attends pas le week-end pour vous proposer mes chapitres. En fait, comme j'ai pris beaucoup d'avance, je me suis dis que vous apprécieriez quelques surprises. Deux chapitres par semaine, ça me semble pas trop mal !
Encore merci à TrefleV, qui continue de suivre le projet et qui m'a poussée à le reprendre. Je n'ai pas encore répondue à tes reviews, mais sache que ça ne devrait plus tarder !
۩๑ ๑۩ XXX. La drague pour les nuls – volume 1 ۩๑ ๑۩
— « Soyez confiant, mais pas arrogant. Soyez dragueur, mais pas trop collant »… Je comprends rien.
— C'est de la camelote ce bouquin !
Kostas se retint de jeter le livre à l'autre bout de la pièce. Avant de quitter la petite île printanière, Rica et lui avaient cherchés un ouvrage sur la drague. Ils souhaitaient s'améliorer, trouver de jolies petites femmes avec lesquels passer des nuits incroyables, toutefois ce livre ne répondait pas à leur question principale, comment aborder une femme sans perdre leur virilité.
Rica, le plus fin des deux, s'effondra sur sa préparation d'explosifs. Cette histoire commençait à l'agacer, et il savait que son ami partageait la même émotion. Tous deux voulaient bien écouter Strain, se montrer moins « cons » avec les femmes qui leurs plaisaient, mais le cuisinier ne leur avait donné aucun autre indice. Il s'était contenté de propos brumeux, d'un sourire énigmatique et les avait plantés là.
Les deux hommes avaient bien essayés de quérir l'aide de Bob, néanmoins ce dernier avait méchamment noyé leurs espoirs. « Soyez vous-mêmes », qu'il avait dit. L'exact opposé des paroles de leur cuisinier, ce qui perdait davantage les deux compères. Après plusieurs jours à étudier le livre qu'ils avaient achetés sur l'île, le canonnier et l'artilleur se sentaient au bord de l'implosion.
— Strain avait raison.
Kostas redressa la tête et observa son camarade avec un drôle d'air.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Si on avait été des femmes, ça aurait été plus simple pour draguer les gonzesses.
— Mais t'es pas bien, toi !
— Quoi ? Regarde la Capitaine ! Elle n'a pas passé beaucoup de temps avec Nico Robin et pourtant elle a réussi à l'embrasser !
— Y a pas que les lesbiennes qui arrivent à choper, imbécile. Si c'était le cas, y'aurait plus de gens depuis belle lurette.
Rica renifla, puis reprit sa préparation des explosifs pour calmer ses nerfs. Il restait convaincu qu'une femme séduisait plus rapidement les autres dames. Cela tombait sous le sens, en tant que fille, sa Capitaine connaissait le corps et la pensée particulièrement complexe de ses camarades. Elle comprenait sans doute mieux leurs réactions, interprétait plus exactement leurs signaux et paraissait moins brute que deux grands gaillards.
— Pourquoi c'est si compliqué, nom d'un chien !
— Peut-être qu'on a besoin d'un faire-valoir !
Kostas semblait très emballé par son idée, toutefois son camarade haussa les sourcils avec scepticisme.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Bah… Il faut qu'on trouve un gars plus moche et con que nous, comme ça nous paraitrons forcément plus intelligents et délicats auprès des femmes !
Les deux hommes échangèrent un regard, puis frottèrent conjointement leur menton, pensifs. Peut-être que cela pourrait fonctionner, en effet. S'ils trouvaient quelqu'un pour les mettre en valeur, les femmes seraient sans doute plus sensibles à leur charme ? Cela méritait de s'y pencher. Et tandis qu'ils réfléchissaient sincèrement à cette option, un petit homme se glissa dans la salle des machines pour les observer.
— Qu'est-ce que vous faites ?
Locke venait d'apparaître, son sabre rattaché à sa ceinture. Kostas et Rica le dévisagèrent un moment, puis leur cadet pointa leur livre du doigt.
— La drague pour les nuls… ?
Aussitôt, les deux fautifs rougirent et le canonnier s'empressa de jeter le livre sur son ami.
— C'est lui !
— Hé ! Faux-frère va !
— Oh poupougne toi ! Espèce de blondin du dimanche !
— Connard du mardi !
Les deux hommes se foudroyèrent du regard. Et lorsqu'ils furent prêts à se jeter l'un sur l'autre pour se battre, le rire de Locke les tira de leur fureur vengeresse. Le jeune garçon récupéra l'ouvrage avec un sourire, puis s'assit à leurs côtés, amusé.
— Je n'aurais jamais cru que des hommes comme vous éprouviez des doutes sur ce sujet.
— J'en éprouve pas, rétorqua aussitôt Kostas, je ne vois même pas de quoi tu parles.
— Menteur, répliqua son ami blond avec un sourire de serpent, c'est même toi qui a insisté pour qu'on demande des précisions à Bob !
— D'où tu balances ?!
— Depuis que tu m'insultes, enfoiré !
Une fois encore, les deux amis manquèrent de bondir l'un sur l'autre, heureusement la présence de leur cadet les en dissuada.
— C'est rassurant.
Kostas et Rica se focalisèrent à nouveau sur l'adolescent aux mèches courtes. Ce dernier feuilletait le livre sans grande attention, les joues légèrement rougies.
— Enfin… Je veux dire que c'est cool de se dire que même les adultes peuvent douter… J'avais peur d'être le seul à me poser des questions…
— Mais qu'est-ce que tu nous chantes là ? lança Kostas.
— T'as pas à douter de toi, tu deviens un vrai petit bonhomme à force !
Les yeux du garçon se mirent à briller, visiblement les paroles de ses ainés le touchaient.
— Vous… le pensez ?
— Bah ouais.
— J'veux dire… commença Kostas avec une moue… On se fout beaucoup de ta gueule à cause d'Ostane, mais t'as fait du chemin depuis.
— Et puis t'es bien doté par la nature, ajouta Rica avec un sourire, t'as une bonne bouille sympa, un corps bien proportionné et s'y tu continues de t'entrainer tu seras aussi bien bâti.
— Et t'as gagné en confiance depuis que t'as pris des cours avec le tireur d'élite des Chapeau de Paille, et tu deviendras un grand épéiste d'ici peu.
— Bref, t'as rien à craindre. T'as toutes les qualités qu'il faut pour trouver une petite nénette un jour.
— Faut peut-être juste que t'arrêtes de te prendre la tête, et d'attendre en vain.
— La bonne viendra le temps venu !
— T'inquiètes pas pour ça !
Locke observa encore un instant le livre qu'il tenait entre les mains, puis il le referma brusquement, le sourire aux lèvres.
— Merci, les gars.
— De rien, lança le canonnier.
— C'est gratuit, lui confia l'artilleur.
Après quelques secondes de silence, le jeune garçon se redressa et se dirigea vers la sortie. Au dernier moment, il se retourna vers eux et leur lança :
— Vous êtes charmants par moments, sérieusement… Si j'étais une fille, j'aurais même pu trouver ça mignon.
Tandis que le jeune homme s'éclipsait, les yeux des deux hommes s'écarquillèrent. Ils échangèrent un regard effaré, puis se jetèrent d'un coup à la poursuite de leur camarade.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?! Locke ! LOCKE !
— Qu'est-ce qu'on a fait de spécial ?!
— LOCKE !
J'aime beaucoup Kostas et Rica. Ils ne sont pas parfaits, ont beaucoup de choses à apprendre de la vie, mais c'est certainement ce qui les rend aussi intéressants à écrire.
Je crois que ce sont ceux qui vont le plus évoluer au cours de la fiction, en plus de Locke, évidemment !
