Pour l'instant, je suis à fond dans One PLS. J'écris chapitre sur chapitre, et je suis assez frustrée d'attendre une petite semaine avant de les publier. C'est vraiment difficile de se tenir à un rythme, mais je ne vais quand même pas vous poster tout en rafale. Je vais essayer de contenir mes envies, même si c'est dur étant donné tout ce qui vous attend.
Un petit chapitre détente avec Kostas et Rica, ils m'ont beaucoup manqués ! Et je dédie ce chapitre à mon best bro, mon meilleur ami qui me soutient encore sur ce projet malgré mes nombreuses pauses et abandons. Sache, mon cher ami, que tu es le meilleur de tous et que je suis heureuse de te connaître depuis si longtemps !
PS : Je vous offre deux chapitres en ce dernier jour de 2020. Ce sera mon cadeau afin de vous remercier pour votre fidélité ! Il n'y aura pas de chapitre samedi, mais on se retrouve mercredi prochain, en 2021, pour la suite ! Passez une excellente soirée avec vos amis, vos proches ou vos chats !
۩๑ ๑۩ XXXVI. Un cadeau pour mon bro ۩๑ ๑۩
Kostas et Rica se disputaient souvent. Leurs batailles quotidiennes, que certains aimaient associer à des querelles conjugales, rythmaient les journées ennuyeuses des pirates du Noose. Lorsque le temps n'était pas la fête, ou que l'ambiance s'avérait bien moins joviale qu'à l'accoutumée, les deux hommes se mettaient en scène pour réjouir leurs camarades. Ils se chambraient plus ou moins gentiment et leurs échecs répétés pour courtiser de jeunes et jolies femmes leur valaient la compassion ou la moquerie amusée des autres.
Sans eux, l'équipage des Noose ne serait pas aussi excentrique. Il perdait une part de son charme, celle qui le rendait attachant aux yeux de certains, insupportable pour les autres.
En dépit de tous leurs accrochages, les deux hommes s'appréciaient. Ils étaient toujours fourrés ensemble, et partageaient bien des choses. Depuis leur rencontre sur le pont des Noose, le grand brun et le petit blond se découvraient le même amour des femmes, le même point de vue sur le monde, et la même passion pour l'artillerie. Ils se complétaient, telles les deux faces d'une même pièce.
Ils s'aimaient comme des frères, mais n'osaient jamais se l'avouer. Deux hommes aussi fiers ne savaient comment formuler leur affection, les mots leur faisaient toujours défauts.
Aujourd'hui, après deux années et demie de voyages, canonnier et artilleur furent traversés par la même idée. Pour la première fois depuis longtemps, les deux hommes se séparèrent afin de dégoter le cadeau parfait qui honorerait leur magnifique amitié.
Ils tournèrent en rond des heures, sur les îlots touristiques puis de non-droit de Sabaody, en vain. Lorsque l'un pensait trouver le cadeau idéal, il ronchonnait en regrettant finalement son idée. Et pendant ce temps, l'autre se faisait la même réflexion, insatisfait par la valeur de son possible présent.
Comment quantifier l'amour sous forme d'un seul petit objet ? Comment exprimer ses sentiments avec un morceau de chose qui ne serait jamais assez beau pour faire honneur à la puissance de leur amitié ?
Plus ils réfléchissaient, moins les babioles, plats, armes ou objets étranges de Sabaody les convainquaient. Ils reniflaient devant le bas prix des potentiels présents, n'y voyaient aucune force, ni aucune déclaration d'amour entre deux meilleurs amis.
Les heures passantes, les deux hommes se décourageaient, accablés par leur incapacité à mettre à la main sur LE cadeau.
Lorsqu'ils se retrouvèrent, peu avant le coucher du soleil, Kostas rougissait de ne rien apporter et Rica trainait les pieds. Ils se lancèrent un regard gêné, déçus par eux-mêmes. Leurs bouches s'ouvrirent, aucun mot ne s'en échappa. Et ils se détournèrent de l'autre avec l'impression d'avoir gâché leur amitié.
Ce ne fût qu'au crépuscule, cet instant où la frontière entre jour et nuit devînt indistincte, qu'ils furent tous deux saisis par l'illumination. Les deux hommes se dévisagèrent un temps, puis se donnèrent un violent mais amical coup dans l'épaule, le rire aux lèvres.
Le plus beau cadeau qu'ils pouvaient s'offrir, n'était autre que le temps. Aucun objet ne symboliserait leur affection, mais ils pouvaient promettre, silencieusement, doucement, presque tendrement, de profiter de chaque seconde en compagnie de l'autre.
Car le temps était précieux, et seule son inévitable fin rendait leur amitié digne d'être vécue.
Bon dieu, que j'aime ces deux idiots ! Je risque de le répéter souvent, je sais…
