Chapitre 1
C'était un début d'hivers. Le temps se rafraîchissait, le ciel était gris à 9h du soir et les rues semblaient désertes. C'était la période de l'année où chacun restait chez soi pour se blottir sous des tonnes de couvertures tout en sirotant une bonne tasse de chocolat chaud devant des séries vues et revues. Les jeunes passaient leur temps au téléphone ou sur celui-ci tandis que les plus âgés travaillaient depuis chez eux. Si le temps était au rendez-vous, alors il était coutume de voir quelques flocons de neige perlés pour donner un petit côté féerique.Comme énoncé plus tôt, c'était un début d'hiver rien de plus normal. Lorsque la plupart des êtres demeuraient chez soi, il y avait toujours une exception cachée pas bien loin. Celle-ci se trouvait dans une maison où huit étudiants s'étaient rassemblés sous la demande d'un dernier.
Parmi eux se trouvaient deux garçons dont le manque d'expression camouflait parfaitement le désintérêt profond qu'ils ressentaient à propos de ce début de soirée.
D'un côté, il y avait un rouquin dont la crinière rivalisait avec les flammes de l'enfer tandis que son propre physique provoquait une chaleur plus insoutenable que la profondeur des abysses. Les rares personnes encore conscientes en sa présence eurent l'honneur de découvrir son faciès sur lequel se trouvait deux pupilles d'un vert resplendissant qui faisaient envier les plus belles émeraudes jamais trouvées sur terre. Comme si cela n'était pas assez, ces joyaux étaient marquées par des cernes qui contrastaient tant avec le teint blanchâtre du jeune homme tout en rendant son regard plus sombre et énigmatique.
De l'autre côté, dans une sorte d'harmonie entre deux éléments contraires, se trouvait un brun dont la chevelure ébène était parsemée de mèches aux reflets bleutés. Ces mêmes mèches étaient comparables à la couleur de l'animal nocturne dont la simple existence en faisait frissonner plus d'un. D'ailleurs, la même chose se passait en sa présence. Bien que sa simple présence causait nombre de bouffées de chaleur, il était surtout reconnu pour son charme glacial et son regard hautain. Oui car il demeurait austère et ses deux onyx en guise de prunelles, d'un noir total, en étaient la preuve. Tout comme la nuit, aucune chaleur n'émanait de son visage au teint si blafard et seul sa fraîcheur suffisait à glacer le sang.
Ces deux hommes aux beautés si uniques et si envoûtantes n'avaient dit le moindre mot depuis leur entrée dans l'appartement. Dans un silence de mort, ils se contentaient d'observer leurs camarades et garder leurs pensées pour eux. D'ailleurs, en parlant de leurs compagnons de soirée, il s'avère que c'était un groupe constitué uniquement de mâles.
À la gauche de l'Onyx, siégeait Saï, un jeune homme au physique proche de celui de son voisin si ce n'est qu'il avait cette curieuse manie d'afficher des sourires indéchiffrables et assez perturbants. Ses yeux aussi noirs que ses cheveux se fermaient alors et ses lèvres étirées grossièrement restaient le seul élément visible sur son visage au teint si maladif.
« Je sens qu'on va s'amuser. » Prononça l'étudiant en Art à mi-voix, attirant alors l'attention de son voisin de gauche.
Ce dernier n'était autre que le dénommé Choji. Celui-ci était un garçon jovial et bourré de gentillesse qui arborait une crinière châtaine et qui était rarement vu sans un paquet de chips. Lorsqu'il entendit la déclaration de Saï, il détourna son regard noirâtre de sa précieuse nourriture pour le reporter sur le garçon.
« Tant qu'il y a des chips, on peut que s'amuser !» Dit-il de manière innocente et enjouée.
À ces mots, Saï ouvrit les yeux et détailla Choji. Son regard passa du ventre bien arrondi de celui-ci, à sa main pleine de chips pour finalement s'attarder quelques secondes sur ses joues bombées. Après ce temps de réflexion, le sourire de l'étudiant en Art s'agrandit, chose que le voisin de gauche de Choji remarqua.
« Choji, si tu continues à manger autant, tu vas finir ob... » Commença alors le brun au teint maladif avant d'être arrêter brutalement par un autre brun.
Celui-là était en vérité le voisin de gauche Choji. C'était un jeune homme aux cheveux bruns coiffés en un chignon haut qui donnait au tout l'air d'un ananas. Il avait un regard un peu tombant du fait qu'il était fatigué. Et il était accessoirement le meilleur ami du châtain. Son nom était...
« Shikamaru ! » Hurla presque l'étudiant en critique gastronomique en découvrant son meilleur ami, allongé de tout son long sur lui, une main tendue et plaquée contre les lèvres de Saï.
Si la situation paraissait particulièrement cocasse, elle ne l'était pas pour Choji et bientôt moins pour Shikamaru. En effet, étant donné que Saï se trouvait à la droite de Choji, afin que Shikamaru puisse l'atteindre avant que celui-ci ne prononce le mot interdit, le champion du Japon de shogi dans la catégorie junior fut obligé de se projeter en avant, en direction de Saï tout en s'allongeant sur Choji.
Mais il ne fallait pas oublier que Choji avait un paquet de chips dans sa main...
Donc.
Donc !?
« MES CHIPS ! »
Donc... Choji s'est énervé...
« Ch-Choji attend ! »
... et Shikamaru était toujours allongé sur lui...
« C'est n'importe quoi. Pourquoi m'avoir traîné ici ? » Soupira alors un nouveau personnage tandis qu'il gardait ses pupilles incolores braquées sur le cadavre du brun fatigué qui gisait au sol.
À la gauche du cadavre du joueur professionnel demeurait le rouquin au regard verdâtre. Mais ce dernier se contentant de regarder ses camarades, n'avait ni agi ni réagi au meurtre qui s'était déroulé à sa droite. Cependant, lorsque son voisin de gauche délia sa langue pour la première fois de la soirée, il reporta ses billes sur lui pour croiser son expression consternée.
« Je ne suis pas ici pour assister à ça. Je m'en vais. » Reprit alors Néji tout en soupirant de plus belle et sans attendre plus longtemps, il se leva, prêt à partir.
Mais le brun à la longue chevelure coiffée en une queue de cheval basse et aux billes incolores dut s'arrêter dans sa démarche de retraite lorsqu'il sentit une main empoignée son bras. Il n'eut nulle besoin de se retourner pour reconnaître le possesseur de cette main.
« Néji tu ne peux pas partir ! Nous devons exprimer notre jeunesse! »
Et à l'entente de ces mots, un soupir encore plus lasse que les précédents, franchit les lèvres pâles de l'homme.
D'ailleurs, tout le monde aurait pu reconnaître cette voix les yeux fermés. Qui pouvait bien être ce garçon qui respirait la jeunesse et possédait autant d'énergie ? Vous l'aurez deviné, il s'agissait bien du garçon portant cette ridicule tenue de sport moulante et surtout verte et arborant cette éternelle coupe au bol ! Ce même garçon qui était à présent debout et maintenait fermement le bras de Néji en débitant nombre de phrase sur la jeunesse et le sport. Ce n'est autre que...
« Lâche-moi Lee. J'ai eu tort de venir.– Je te lâcherai seulement si tu acceptes de te rasseoir, Néji.»
S'en suivi de cinq minutes de conversation tout aussi énergique avant que Néji n'accepte de se rasseoir...
« C'est soit ça, soit il va commencer à m'harceler tous les matins pour que je fasse un footing que je ne veux décidément pas faire.– Pas étonnant qu'il soit devenu apprenti coach sportif à domicile. »
Déclara alors une nouvelle voix à la suite de Néji. Et le propriétaire de cette voix était également le responsable de ce regroupement en cette soirée d'hivers
Son nom ? Kiba Inuzuka. C'était un brun aux cheveux non coiffés et qui arborait fièrement deux énorme triangles sur ses joues.
Il se leva avec un énorme sourire scotché sur son visage qui laissait entrevoir ses canines bien pointues puis il fit circuler son regard aux iris fendues pour détailler chaque faciès dans l'assemblée. Et enfin, toujours avec cet air dramatique, il commença à s'exclamer d'un ton solennel.
« Mes chers confrères, si je vous ai réuni aujourd'hui... Commença alors le dresseur de chien.
– Chez moi !– ... c'est afin que l'on puisse décompresser tous ensemble... Poursuivit-il.
– Chez moi !!
– ... lors d'une soirée arrosée... Tenta-t-il de conclure.
– Chez moi !!!
– Bon, la ferme Naruto ! Déclara-t-il finalement en lançant un regard lourd de sens au blond à sa gauche.
–Toi, la ferme Kiba !
– Galère les gars... Vous avez trois ans ou quoi ? S'exclama à son tour, le joueur professionnel.
–Tout ça est ridicule... Je rentre vraiment. Proclama alors le champion d'Art Martiaux.
–Non Néji ! Attends ! Tu dois vraiment rester pour que l'on puisse exprimer notre jeunesse ! Protesta à nouveau l'apprenti coach sportif.
– C'est chez moi ! Ainsi termina le blondinet... »
Suite à cette conversation animée, un fait fut éclairci. En effet, l'appartement était celui du dénommé Naruto Uzumaki et ce dernier n'avait pas l'air d'avoir été mis au courant de cette petite fête.
Le blondinet ou autrement appelé "Naruto" était non seulement l'hôte de maison mais aussi la personne qui attirait le plus l'attention. En effet, bien qu'il ne l'avait remarqué, depuis l'arrivée des garçons chez lui, deux paires de yeux étaient discrètement braquées sur lui. Quand l'un détaillait sa chevelure blonde, l'autre se délectait de ses pupilles océaniques, sans oublier de scruter sa peau au teint halé dont la chaleur qui devait s'en dégageait en attirait plus d'un.
Car en effet, ils étaient deux.
À suivre...
[Bonjour à tous, ici MYRHAGE l'auteur. Après une tonne de problèmes avec cette fanfiction, me voilà prête à vous offrir un travail soigné et cohérent.]
[Je suis sincèrement désolée d'avoir mis autant de temps avant de vous poster une bonne version. J'étais tout simplement pas présente. Je n'avais pratiquement pas le temps d'écrire et encore moins celui de peaufiner mon travail.]
[Quoiqu'il en soit, on repart sur de bonne base avec le premier chapitre. Celui-ci vous met dans l'ambiance de mon œuvre pour vous préparer à la suite.]
[J'espère que vous avez aimé ce début car la suite arrive mercredi prochain, même heure.]
[Portez vous bien. ]
