Chapitre 3

Une demi-heure s'était d'ores et déjà écoulée et la soirée avait pris une tournure des plus particulières. Pas le moindre signe d'amusement chez les étudiants tandis que l'ambiance retombait doucement sous l'effet des nombreuses disputes.

Quel intérêt !

Pesta intérieurement le garçon à la tignasse bleue de nuit. Sans prendre en compte le fait qu'il était en partie, si ce n'est totalement responsable des mauvaises ondes qui demeuraient dans la pièce, il fit circuler son regard noir à travers la pièce.

Loin d'être intéressé par les individus qui l'entouraient et par leurs vies pathétiques, il se contentait d'observer l'être le moins insignifiant parmi cette mélasse de médiocrité. Un soupir à fendre l'âme sortie du fond de sa gorge pour transpercer ses lèvres sous la forme d'un sifflement raté.

Il ne voulait s'y résoudre mais dans le cas présent, il avait quelque peu besoin d'eux. Ou plutôt, il avait besoin que certains d'entre eux cessent d'user de leurs bons sens tandis que les autres fassent preuve d'intelligence. Autrement dit, lui qui n'avait jamais été croyant se mettait à attendre un miracle.

Évidemment, il n'obtiendrait rien. Mais encore une fois, dans le cas présent, il avait vraiment besoin d'eux. Il ne pouvait plus faire bouger les choses de son propre chef. Après sa précédente intervention, le blond l'ignorait et ne semblait plus vouloir l'écouter. Alors, reportant à nouveau son regard agacé sur ses compagnons et mettant de côté sa mauvais humeur, il se mit à espérer.

Espérer que leur début de fête qui était une veritable catastrophe devienne une opportunité pour lui afin qu'il puisse se jouer du blond comme il l'avait désiré. Mais si l'on faisait preuve d'un minimum de raison, il était sûr que si les choses continuaient à évoluer ainsi, le blond finirait par trouver un moyen de s'éclipser pour rejoindre les tabourets de chez Ichiraku.

Et je ne peux pas le laisser y aller. —

Et il avait mûrement réfléchi à la chose. À priori, suivre le blondinet jusqu'à son restaurant préféré n'était pas une mauvaise idée en soit. Enfaite, ça pouvait même être plutôt... "sympathique" s'ils n'avaient été que deux. Mais le fait était qu'ils ne l'étaient pas et il était certain que le ventre sur pattes les suivraient, lui-même suivi par Shikamaru avant que Lee et Saï trouvent l'idée plaisante pour qu'ils se retrouvent finalement à neuf au restaurant.

— Il en est hors de question. —

Et le Corbeau était catégorique là-dessus. Il refusait de faire une sorte de sortie scolaire au restaurant Ichiraku juste parce que le blond n'était pas capable de se passer de nouilles une fois dans sa vie.

Les lèvres du brun se pincèrent soudainement sous l'effet du mécontentement et tout en gardant son attention focalisée sur ses pensées, il jeta un coup d'oeil en direction du voisin de droite de Saï.

C'est pas vrai ! —

Ce dernier venait tout juste de gober sa dernière chips et la mâchouillait avec entrain et enthousiasme, plongeant alors la pièce dans un vacarme où seul des bruits de mastication régnaient.

Comment il fait pour faire autant de bruit la bouche fermée ? —

Camouflée par une expression impassible, demeurait de l'incompréhension et surtout de la consternation. L'Onyx croisa même les billes noires de Saï et il comprit que son ressentit était partagé.

« Dis Kiba. » Commença alors Choji en posant une main sur son ventre tout en arborant un air semi-déprimé.

Lorsque les lèvres de Choji se descéllèrent, les occupants de la maison semblèrent émerger de leur léthargie, prêt à faire attention à la conversation en cours.

— Tch... Il a fini avant que je trouve un plan.

« Tu as bien dit que c'était une soirée mais où est la nourriture ? »

Continua Choji en tentant de réprimer son gargouillement.

Comme je le pensais. Ce ventre sur pattes peut pas rester deux secondes sans manger ! —

Si le Corbeau avait l'air si embêté par l'appétit du châtain, c'était pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas encore mis un plan en place. Son but était simple. Il devait se retrouver seul avec le blondinet. La raison était toujours un mystère mais le brun était bien déterminé à passer cette nuit avec Naruto.

Cependant, ce dernier n'avait pas mangé de la journée d'après ses dires et à en croire son envie d'aller à Ichiraku, Naruto n'avait pas fait de courses non plus. Résultat, il n'y avait rien à manger chez lui.

C'est sûrement ce qu'on appelle la poisse. —

Un nouveau soupir franchit ses lèvres pales, allant titiller les oreilles de son voisin de droite qui fit un reniflement dédaigneux.

« Si tu pouvais arrêter de soupirer dans mes oreilles ce serait sympa ! Cracha presque Naruto.

– Si tu pouvais arrêter d'être débile ce serait sympa aussi mais malheureusement, on peut pas tout avoir dans la vie donc tu feras avec ! » Répondit-il sur le même ton en ignorant le regard meurtrier.

« Quoi, toi aussi t'as faim ? » Demanda finalement le brun aux deux triangles au châtain.

Ce qui nous ramène au plus gros problème.

Et celui-ci n'était autre que le départ de Naruto de son appartement. Option 1, Naruto décidera de sortir manger, très vite suivi par Choji, Shikamaru, Saï et Lee.

Sans oublier le rouquin.

Le fameux rouquin qui l'observait d'ailleurs en silence en lui jetant des regards noirs de temps à autre.

Dans ce cas de figure, Kiba se décidera à les rejoindre également étant donné que c'est lui l'organisateur et Lee forcera Néji à venir par tous les moyens. Résultat, ils seront tous au restaurant et aucune chance pour Sasuke de se retrouver seul à seul avec le blond.

« Oui... »

La deuxième option n'est pas meilleure.

Celle-ci amènerait les garçons au même résultat mais sans passer par toutes ces étapes. En effet, l'option 2 voudrait que Naruto décide de se rendre au restaurant tout en virant les intrus de chez lui.

Ce qui est probable vu la manière dont il a pris notre intrusion.

Résultat les garçons se retrouveraient dans l'obligation de quitter les lieux avant que Choji ne suive Naruto au restaurant. Encore une fois, celui-ci serait suivi par son meilleur ami et de fil en aiguille, ils se retrouveront tous chez Ichiraku.

« T'nquiétes. Il devrait pas tarder.»

— Il ? Il parle de la nourriture ? Pourquoi "il" ? —

Le brun était quelque peu rassuré car le début d'agitation à sa droite s'était arrêté. Il sentait que le blond avait faim et était vraiment sur le point de partir. Mais en même temps pouvait-il faire confiance à Kiba ? Il restait l'homme qui n'avait même pas sû gérer une soirée avec huit gars.

Pour en être sûr, le brun se décida alors à délier sa langue afin de faire en sorte que le blond reste définitivement près de lui.

« Qu... Entama Sasuke...

– Dis moi mon cher Kiba...» ...avant d'être très rapidement coupé par son voisin au sourire indéchiffrable.

Cet espèce de...

Regardant autour de lui, il constata que personne n'avait remarqué qu'il avait tenté de dire quoique ce soit et pour cause, lorsqu'il prononça la première syllabe, Saï débutait sa deuxième. Autrement dit, le second brun avait parlé un dixième de seconde plus tôt et avait camouflé la voix de Sasuke.

J'ai eu de la chance sur ce coup là.

Et par chance il voulait dire que Saï l'avait empêché de dire une idiotie. Sasuke s'apprêtait à demander au brun quand est-ce que le sac de provisions était censé arriver. En soit, rien de mal n'allait être dit mais la façon dont il allait s'exprimer aurait pu lui causer du tort. En effet, une certaine impatience teintait sa voix qui elle-même n'avait pas la même intonation qu'habituellement. Ajouté à ça, il y avait aussi le fait qu'il avait cherché à retenir le blond un peu plus tôt.

Mis à part ses trois voisins de droite, Sasuke savait que ses camarades étaient tous dotés d'un QI assez élevé pour comprendre qu'il cherchait désespérément à garder le Citrine près de lui.

« ... si tu nous as invité chez Naruto, c'est dans le but de décompresser tous ensemble, n'est-ce pas ? » Continua Saï sur sa lancée, tout en ne réalisant pas le fait qu'il avait coupé son voisin.

Ce dernier décida de reporter ses interrogations intérieures à plus tard pour finalement se concentrer sur la conversation qui pouvait s'avérer avantageuse.

« Oui c'est bien ça, pourquoi ? » Répondit enfin Kiba tout en relevant la tête, avec un petit air interrogatif, signe qu'il ne comprenait pas bien où voulait en venir l'étudiant en école d'art.

« Eh bien quelques chose me turlupinait. »

Comme pour illustrer sa confusion, le futur peintre professionnel porta une main à son menton tout en plissant des yeux. Il semblait être entré dans une profonde réflexion qui retardait sa réponse et avait le don d'en exaspérer plus d'un.

Ce qu'il est lent.

Le peintre amateur se mit à marmonner quelques phrases inaudibles tandis que doucement, l'amoureux de ramen et le dresseur de chien sentaient l'agacement monter. Leurs visages se crispèrent à l'unisson mais ils restèrent silencieux.

« Eh bien...– Oui ? S'exclamèrent calmement Kiba et Naruto dans une osmose parfaite.

– Je me demandais...– ACCOUCHE SAÏ ! Encore une fois, leurs vois vibrèrent à l'unisson mais en hurlant.

– Pourquoi Shino est-il absent ? » Avoua-t-il en sortant de sa torpeur. Il affichait un air sérieux en plongeant son regard dans celui du brun. Lui-même troqua son irritation contre de l'anxiété. Il afficha un sourire nerveux puis détourna les yeux.

« Eh bien c'est-à-dire que... » Bégaya-t-il tout en feignant un intérêt pour les murs de la maison. Il semblait chercher ses mots tout comme il esquivait habilement le regard de ses vis-à-vis. Néji ainsi que Shikamaru qui voyaient bien qu'il essayait de se défiler, soupirèrent de concert et étonnement se fut Naruto qui se fit un plaisir de trouver les mots perdus de Kiba.

« T'as oublié de l'invité hein ?– P-Pas du tout ! Je l'ai chargé d'amener la nourriture !– Galère Kiba... C'est ton meilleur ami. »

Kiba baissa la tête, les joues rouges, et fixa le sol d'un regard honteux tout en essayant d'ignorer le rire absolument pas discret de Naruto à sa gauche.

Donc c'était de lui dont il s'agissait.

À peine s'était-il permis cette pensée qu'il se mit à sourire. Il vit du coin de l'oeil Gaara l'observer et cela ne put qu'accentuer sa joie. Il ne considérait pas le rouquin comme une menace potentiel mais celui-ci ne semblait pas le porter dans son cœur.

Ça doit avoir un rapport avec Naruto.

L'instant suivant, quelqu'un sonna, interrompant alors ses pensées.

« Ah ! Ça doit être Shino! »

Finalement, je n'aurais pas besoin de plan pour le moment.


Les émeraudes scrutant le corps blafard du garçon face à lui, l'Écarlate se demandait ce que ce dernier pouvait bien mijoter et ce que pouvait signifier les sourires qu'il affichait. Mais l'instant suivant il eut un début de réponse lorsque le Corbeau jeta un énième coup d'oeil en direction du blond.

Il compte le provoquer à nouveau ?

Pas le temps de se creuser un peu plus la tête, la sonnette de la porte retentit pour la deuxième fois.

— Kiba a dit qu'il s'agissait de Shino ? Ça doit être celui qui étudie les insectes.

Il n'en était pas sûr, n'étant pas très familier avec les amis du blond bien qu'ils semblaient tous, plus ou moins, sympathiques et accueillants.

Sauf Sasuke.

Le Rubis plissa à nouveau des yeux en chassant sa pensée d'un revers de la main. Revenant sur le garçon qui sonnait toujours, il se dit que ça devait être celui qui portait tout le temps des lunettes de soleil. L'écarlate n'était pas du genre à juger les gens à leur apparence car il ne pensait pas être le mieux placé pour cela mais malgré sa tignasse couleur rouge sang, ses grosses cernes, son absence de sourcil et son tatouage au dessus de son œil gauche, il pouvait affirmer que c'était particulier de porter des lunettes de soleil hors saison.

Le temps passait et personne n'avait bougé. Certains regardaient Naruto et d'autres Kiba mais aucun des deux ne semblaient avoir compris la signification des regards. On sonna une nouvelle fois et Kiba se décida à... donner une tape derrière la tête du blond pour l'inciter à se bouger.

« Ça à sonner abruti !– Eh ça fait mal enfoiré ! T'as qu'à ouvrir c'est toi qui l'a invité... en retard en prime !– C'est ta maison, c'est toi qui ouvres. »

Le blond serra des dents et fit dériver son regard enragé sur les autres occupants. Certains détournèrent les yeux en faisant semblant de ne pas l'avoir vu tandis que d'autres comme Saï se cherchait des excuses.

« C'est qu'on connaît pas les mécanismes pour ouvrir ta porte...– Te fous pas de moi ! Y a juste à tourner la poignée ! »

Le garçon laissa échapper un cri rageur avant de se lever pour laisser le pauvre Shino entrer.

« Bonsoir tout le monde. »

C'est bien lui.

Le nouveau brun entra sans attendre dans la chaleur de l'appartement, délaissant complètement le froid de l'hiver qui l'avait accompagné jusqu'à lors. Il se déchaussa sans attendre et alors que le blond semblait vouloir retourner à sa place, Shino le retint pour lui donner son manteau.

« Qu'est-ce que... Tu peux pas le mettre sur le porte-manteau ? Se mit à pester le blond presque aussitôt à mi-chemin entre son coussin et Shino.

– Tu n'as pas de porte-manteau, Naruto.

Répondit calmement l'entomologiste en redressant ses lunettes sur le bout de son nez.

– Je... Qu'est-ce que t'en sais, hein ?? T'es jamais venu chez moi à ce que je sache ! Toujours avec autant de mauvaises fois, il fit demi-tour et arracha presque le manteau des mains de son camarade.

– Je suis venu il y a 3 semaines pour t'aider avec des problèmes de cafards.– Des... Des cafards ? » S'écria presque Kiba en regardant Naruto d'un mauvais œil. Ce dernier soupira une bonne fois pour toutes et prit la direction de sa chambre pour y poser le vêtement. Une fois fait et avec ce même air abattu, il se dirigea vers le coussin, prêt à s'y affaler.

« Naruto ?– Huuum ?– C'est vrai cette histoire de cafards ?– Écrase Saï. »

Il était incontestable que l'humeur du blondinet se dégradait de seconde en seconde et ce fait n'échappa ni au rouquin, ni au brun.

Shino était toujours debout devant la porte et tout le monde hormis les deux beautés contraires, regardaient Naruto. Lorsque ce dernier le remarqua enfin, il se releva sans un mot, saisit les trois sacs de course des mains de Shino et se dirigea vers la cuisine dans le plus grand des silences.

L'hôte de maison semblait avoir perdu patience. Non-seulement on s'invitait chez lui et on lui obligeait à ouvrir des portes mais en prime il devait faire le service. Habituellement il se serait mis à grommeler mais rien, il gardait ses lèvres scellées et s'étaient enfermés dans sa cuisine.

Peut-être que notre venue dans son appartement tombe au plus mal... Et si...

Gaara se sentait mal vis-à-vis du Citrine et sans plus attendre, il se leva à la suite de ce dernier, prèt à le rejoindre dans l'autre pièce.

— ... Naruto n'allait pas bien... ? —

Quelques secondes passèrent avant que Gaara n'ait pu faire son entrée dans la cuisine à son tour. Dans une sorte d'intimité partagée à deux, il referma la porte derrière lui et resta muet. Lorsque ses émeraudes eurent le plaisir de retrouver la tête blonde, celle-ci grimaçait et son possesseur s'énervait sur un paquet de chips qui refusait de s'ouvrir.

Ou peut-être que je dramatise trop ? —

L'Écarlate tenta de dissimuler son sourire tout en s'approchant de lui. Sans plus attendre et avant que le contenu du paquet ne finisse au sol, il saisit la nourriture.

« Je vais m'en occuper.– Ah, Gaara ! »

L'instant suivant, l'expression du garçon avait changée du tout au tout. Il était passé de l'énervement à la joie et un soupçon de surprise. Le blond lui offrit un énorme sourire tout en lui laissant le paquet et l'écarlate ne put s'empêcher d'y répondre en étirant légèrement ses lèvres.

Après cela, il ne perdit pas de temps et se détourna de lui pour prendre des assiettes dans l'un des placards. Le rouquin quant à lui ne l'avait pas quitté des yeux et se surpris même à le détailler.

Le Citrine n'avait pas menti sur ses intentions et avait, semblait-il, pris la décision de se rendre au restaurant de ramen du coin. Il s'était vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche à carreaux oranges. Autour de sa taille demeurait un pull-over orange au bordure noir qu'il avait retiré lors de leur venue. Gaara attarda son intérêt sur la peau visible du thorax du blond grâce au col déboutonné de la chemise. Il glissa ensuite son regard sur sa peau au tein hâlé passant d'abord sur son cou, puis sur ses lèvres et enfin il croisa les iris bleutés.

« Gaara ça va ? »

L'interpellé écarquilla très légèrement les yeux sous le coup de la surprise tandis que son cœur fit un bond à cet appel. Il n'avait pas remarqué que Naruto s'était tourné et qu'il le regardait pendant que lui-même le détaillait. Résultat, il était sûr que ses joues avaient pris un peu de couleur et par chance, les battements dans sa poitrine n'avaient pas trop accélérés.

— Qu'est-ce qu'il m'a pris ? —

Agacé par son propre comportement, il chercha un moyen de calmer les tambourinement dans sa poitrine. Il lui suffisait de fermer les yeux et d'inspirer deux fois pour qu'ils se calment.

Il en était sûr.

Mais le rouquin avait oublié à qui il avait affaire. Alors qu'il avait clos ses orbes sans donner de réponse à la précédente question, le blond qui s'inquiétait pour lui s'était rapproché jusqu'à ce que leur visage ne soit plus qu'à quelques centimètres. L'ambré avait ensuite posé une main sur le front de l'écarlate au moment même où ce dernier rouvrait les yeux. Ce qui valut une sacré surprise pour lui.

« Naruto... Qu'est-ce que...– Ça ne va pas hein ? »

Trop près... —

Gaara s'était maudit d'avoir parlé... Ils étaient tellement proches que les souffles de leurs respirations caressaient leurs visages et à chaque mot prononcé, les battements s'accéléraient au point que le rouquin n'entendait plus qu'un bourdonnement. Il voulait le repousser et lui dire qu'il était trop près mais ses émeraudes étaient en train de se noyer dans les saphirs. Il allait perdre pied dans les deux sens du terme.

« Vous en mettez du temps ! »

Un nouvel arrivant fit son entrée dans la cuisine et attira l'attention du blond qui se détacha du rouquin. Ce dernier ferma les yeux et l'instant suivant, c'est plein d'irritation qu'il se détourna du blond pour reporter son attention sur le corbeau. Par sa faute, les saphirs s'étaient détournés de lui et il aurait préféré perdre tout contrôle face à eux plutôt qu'être face aux Onyx.

« Qu'est-ce que tu veux Sasuke ? »

Naruto n'avait pas vraiment l'air de se réjouir de la présence du corbeau alors qu'il avait arboré un énorme sourire à l'arrivée du Rubis dans la cuisine. Le rouquin fut satisfait par l'accueil plus que glacial du blond envers le brun et il se détourna alors d'eux assez sereinement. Il n'oublia pas de prendre des plateaux pleins de chips et d'assiettes avec lui avant de se diriger vers le salon.

Gaara laissa apparaître un petit sourire de satisfaction en passant devant Sasuke qui perdit son air supérieur l'instant suivant.

Ce n'est que le début, Uchiha Sasuke. —


À suivre...

[ Bonjour à tous, ici MYRHAGE l'auteur !

Alors, aujourd'hui je vous ai servi un chapitre où l'on comprend un peu plus les intentions du brun et la méfiance du rouquin. ]

[ Enfin, tout ça reste très superficiel car je compte détailler un peu plus plus tard. J'espère que vous avez apprécié. ]

[ Vous voyez aussi la relation entre Naruto et Gaara qui est différente de celle entre Naruto et Sasuke. ]

[ Je vous rassure ! Le jeu va bientôt commencer ! En attendant, je vous dis à mercredi prochain, 16h pour la suite. ]