Chapitre 4
Durant un temps, un temps qui sembla considérablement long pour Naruto, la soirée s'était délocalisée dans la cuisine. Enfin, l'évènement le plus important de celle-ci ainsi que deux des trois acteurs principaux, y étaient.
D'ailleurs, c'est le brun aux yeux Onyx qui était la cause de tout ça. En effet, après avoir surpris le rapprochement entre l'orange et le rouge, le bleu avait mal digéré la chose et avait alors réagi sans trop réfléchir. Par chance, il n'avait pas perdu le contrôle au point d'hurler ou frapper quiconque. Enfin, pas encore...
Sa première idée dans sa furie ? Bloquer la seule issue de secours avec son corps.
Bien qu'il y avait une fenêtre encastrée dans le mur face à la porte, le brun savait pertinemment que le blond n'était pas assez stupide pour se décider à sortir par cette dernière et pour cause, ils étaient au troisième étage de l'immeuble.
« Bien.»
Adossé à la porte, les bras croisés sur son torse, il lâcha un soupir d'agacement. Maintenant qu'il avait réglé le problème de la fuite, il ne lui restait plus qu'à confronter son captif. Celui-là même qui ne lui accordait pas le moindre regard et qui semblait absorbé par sa tâche... "choisir de la vaisselle"...
Voyant que le blond préférait sortir des verres du placard avant de les compter plutôt que lui porter de l'intérêt, le brun commença à perdre patience. Ses sourcils se froncèrent dangereusement, ses pupilles déjà bien noires s'assombrient et son teint blafard prit une légèrement couleur...
— À quoi est-ce que tu joues ? —
... rouge.
Si le Corbeau était la personne qui avait le plus de facilités à mettre le Renard dans tous ses états, il demeurait également le plus vulnérable face aux actions du blond. Ce dernier l'irritait rien qu'en approchant un autre être vivant. Embêtant, n'est-ce pas ?
« Naruto. »
Et là, il bouillonnait intérieurement.
Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'il avait beau parler, le blond jugeait bon d'ignorer son existence alors que quelques minutes plus tôt, il souriait de toutes ses dents en présence de l'autre emo gothique punk raté.
Et cela était tout bonnement inaccectable. Le Citrine ne pouvait pas se permettre d'être proche d'un autre, de rire avec un autre alors qu'il était sien. C'était sa propriété ! C'était son jouet ! Et il se devait de recadrer celui qui l'avait oublié.
« Je peux savoir à quoi tu joues ?»
Sa voix n'avait pas sonné comme il l'entendait. Ce n'était plus une voix calme, l'air presque détachée de la situation. Non, c'était une voix qui vibrait d'une manière menaçante et pouvait gronder à n'importe quel moment. C'était une voix qu'il ne reconnut pas mais qui s'intensifia sous le coup de la colère.
— La colère ? Non, c'est juste de l'agacement.—
« Qu'est-ce que tu foutais avec l'autre ?»
Mais l'agacement ne fait pas gronder comme il venait de le faire car encore une fois, le timbre de sa voix monta et ce n'était plus qu'une simple vibration provenant du fond de sa gorge. Non, c'était un rugissement d'un fauve mettant en garde sa proie.
D'ailleurs, lorsque cette phrase arriva jusqu'aux oreilles de la dite proie, celle-ci se décida à se détourner de son placard à vaisselle pour reporter ses yeux sur son prédateur. Comme jamais vu auparavant, un combat de regard menaçant s'engagea entre la proie et le chasseur. Enfin, ce n'était pas si étonnant étant donné que Naruto était un renard et non une brebis apeuré.
Et il le montra lorsque ses deux billes bleutées emplies de mépris se detournèrent des Onyx après quelques secondes de bataille. Non, il ne déclarait pas forfait. Il se contentait de montrer qu'il ne voulait jouer avec le Corbeau. Si ce dernier était déjà bien remonté, il le fut bien plus.
Il vit le Citrine faire pivoter sa tête vers le côté opposé et l'air de rien, se munir de plusieurs verres qu'il disposa sur un plateau. Il le vit ensuite siffloter comme s'il était seul et bientôt, il l'entendit chantonner une chanson idiote qu'il venait juste d'inventer.
« J'ai crû entendre quelqu'un me parler mais ce n'est pas possible vu que je suis seuuuul ! Demain j'irais chez le médecin pour qu'il me prescrive des médocs comme ça j'entendrais plus cette voiiiix. »
— Il se fiche de moi ? —
Il ne releva pas le fait que les paroles ne rimaient absolument pas et qu'elles étaient beaucoup trop visées pour qu'il ne se sente pas concerné.
— Pourquoi tu ne me réponds pas... ? —
La colère était à un stade où elle pouvait dévier en deux sentiments contradictoire. Le premier était la rage, un sentiment qui dominerait totalement le brun et pouvait l'amener à faire des choses dégénérées et surtout irréparables. Des choses qui terniront leur relation au point que le blond ne décide de se détacher définitivement de lui.
— Je ne peux pas prendre le risque de le perdre. —
Le deuxième sentiment qu'engendrait souvent la colère était la tristesse. Il arrivait qu'en épprouvant des émotions beaucoup trop vives, on se mette à pleurer et lorsque l'adrélanine redescendait, il ne restait que ce drôle de ressenti. Comprenant que cette discussion ne prenait pas la direction souhaitée et sentant que ses émotions débordaient, Sasuke détourna les yeux un instant de son captif pour se calmer. En craquant maintenant et face à Naruto, Sasuke perdrait l'opportunité de faire du blond sa chose et il ne pouvait se le permettre.
— Essayons autre chose. —
Après quelques minutes de silence, le Citrine put voir un changement chez son bourreau. D'ailleurs, il ne donnait plus l'impression d'être un bourreau mais plutôt celle d'être un enfant ou un être empli d'innocence. Le genre de personne qu'on voudrait enlacer et réconforter.
« Désolé...»
Le genre de personne que Sasuke n'était pas.
« Hein ? »
Un haussement de sourcil chez Naruto ainsi qu'une bouche entre-ouverte furent la réponse à ce mot. Pourquoi ? Parce que le timbre de voix ainsi que l'expression désolée de Sasuke le surprirent tant, qu'il ne put qu'être décontenancé.
« Je... Hein ?»
Cette fois le brun détourna les yeux, l'air gêné pour les reporter sur le mur de gauche. Il enfouit alors ses mains dans ses poches et murmura à nouveau des mots d'excuses. Le blond, face à ce spectacle dont il était le seul témoin, crut s'étouffer avec sa salive tellement la situation était drôle et hors norme. Face à lui, Sasuke l'air embarrassé s'excusait. C'était une chose totalement surprenante car à part montrer son éternel air désintéressé, Sauke ne faisait pas grand chose avec ses expressions faciales.
« Tu peux répéter s'il te plait ?»
Evidemment, le blondinet n'était pas sûr d'avoir bien entendu et à croire la bouteille d'alcool fermée qu'il tenait d'une main, il était parfaitement lucide. Il la posa doucement dans l'évier pour éviter tout risque de chute puis tout en se frottant les yeux l'air incrédule, il se rapprocha du Corbeau. Plus il s'en rapprochait et plus le sourire nerveux sur son visage s'agrandissait.
— C'est ça, continue à t'approcher.—
Et dans cette situation hallucinante, il y en avait un qui s'amusait tout particulièrement. Ce dernier était sans nulle doute l'Uchiha avec sa prestation digne d'un oscar. Il allait sans dire que rougir de gêne et s'excuser à mi-voix n'était clairement pas dans ses habitudes. Et pour cause, il jouait la comédie.
— Plus que quelques pas. —
Depuis sa dispute avec le blond un peu plus tôt, il avait compris que ce dernier ne lui accorderait pas le moindre regard s'il se montrait froid et autoritaire. Alors, après avoir calmé ses ardeurs, il avait décidé de jouer la carte du garçon gêné et tout ce que cela entendait. Et comme il l'avait prévu, le Citrine était tellement surpris qu'il en avait oublier sa colère et Sasuke comptait utiliser ce moment de faiblesse.
Alors que Naruto n'était plus qu'à un pas de lui et qu'il se penchait légèrement en avant pour ancrer ses pupilles bleutées dans celles noires, Sasuke amorça un pas de retraite mais il se trouvait déjà collé à la porte. Assez naïvement, Naruto vit cela comme une opportunité d'acculer Sasuke et alors, combla la distance qui les séparait.
Ainsi, ils se retrouvèrent tel que Gaara et Naruto quelques minutes plus tôt. Mais la seule différence ici, était que Sasuke se jouait du blond.
« Ça va pas bien, Sasuke !»
— Si tu savais, abruti. —
Naruto posa une main sur le front de Sasuke, essayant de savoir si le garçon était fiévreux mais celui-ci détourna une nouvelle fois la tête non sans rejeter le contact sur sa peau.
« Tu sais que je n'aime pas être méchant avec toi.»
La voix du brun était si douce et mielleuse qu'il perdit contenance. À vrai dire, il ne savait pas s'il rêvait ou si le brun avait réellement abaissé ses barrières à ce moment précis mais une chose était sûr, il trouvait le garçon presque... "mignon" ainsi.
D'ailleurs, en réalisant cela, il fit un pas en arrière, s'éloignant de cette source de problème qui commençait à envahir son esprit. Cependant, le garçon à la chevelure ébène ne semblait pas d'accord avec cette nouvelle distance entre eux et alors, il s'avança pour enfouir son visage dans le creux de son cou.
« Sasuke qu'est-ce que tu...
– Je suis désolé. »
Un frisson parcourut l'échine du garçon au teint halé, faisant sourire davantage son interlocuteur. À chaque mot qu'il prononçait, son souffle rafraîchi par le froid de l'hiver, s'écrasait sur la peau nue du cou du blond. De plus, ses lèvres qui se mouvaient sur celles-ci étaient douces et légèrement humides, assez pour rappeler quelques souvenir à la proie.
« D-De quoi tu...
– Je suis désolé d'avoir jouer avec tes nerfs tout à l'heure.»
— Car maintenant je peux enfin jouer avec tes émotions. —
Un bégaiement. Sasuke se délectait de chaque réaction de Naruto. Celui-ci appréciait le contact des lèvres sur sa prau à en croire les battements de son coeur qui accélérait au fil des secondes. Il en était sûr, il l'avait troublé.
« C-C'est b-bon... Le Citrine reprit quelque peu contenance et agrippa les épaules de l'Onyx pour se défaire de son emprise. Il recula alors d'une dizaine de pas pour mettre de la distance. J'te pardonne. Et tout en fixant un de ses meubles de cuisine sur sa droite, il poursuivit. T'avais pas besoin de... f-fin... tu vois. »
Alors, arrêtant son manège pour mieux en profiter plus tard, il se détourna du garçon pour ouvrir la porte mais avant de la franchir, il jetta un coup d'oeil vers sa proie, leurs regards se croisèrent avant qu'il ne lui dise...
« Merci de bien vouloir me pardonner. Tu sais, si je suis venu aujourd'hui, c'est uniquement pour profiter de ta présence. Alors... »
... tout en étirant ses lèvres en un doux sourire, qu'il offrait pour la première fois au blond.
« ... reste avec moi, Naruto.»
Et après avoir presque soufflé le prénom du garçon de manière sensuelle, il se détourna totalement de lui pour retourner dans le salon.
— Abruti.—
En sortant de la cuisine, le brun tomba nez à nez avec l'homme qu'il redoutait le plus de cette soirée.
« T'as l'air de t'être amusé.
– Shikamaru.»
— Qu'est-ce qu'il me veut... —
Le temps s'était silencieusement mais considérablement écoulé et avec une lenteur hallucinante depuis que le rouquin avait regagné le salon. De ses émeraudes, il fixait l'horloge du salon dont la grande aiguille avait déjà passé le chiffre 9.
— Ils prennent du temps. —
Et par "ils", il entendait "Naruto, Sasuke et Shikamaru" qui s'étaient enfermés dans la cuisine depuis presque une dizaine de minutes. Autrement dit, depuis longtemps.
Bien que son regard ne cessait de dévier vers l'entrée du couloir qui menait à la fameuse cuisine, il essayait de ne pas focaliser son attention sur ce qui pouvait s'y passer. Selon lui, il n'avait pas à se mêler de la relation entre le brun et blond car celle-ci n'avait rien à voir avec la sienne.
— De plus, Shikamaru s'y trouve également. —
En effet, prétextant avoir soif, le brun s'était levé quelques minutes après le retour de Gaara dans le salon. Il s'était alors rendu en cuisine avec pour objectif de ramener à boire et les deux abrutis qui prenaient une demi-heure pour apporter des verres.
— Il n'empêche qu'ils ne sont toujours pas revenu et que j'entends du bruit dans le couloir. —
Mais alors que pour la énième fois il tourna son regard émeraude vers ce satané couloir pour se concentrer sur la conversation qui s'en échappait, il fut embarqué dans celle venant du salon.
« Mon cher Gaara, vous avez l'air préoccupé. »
Il était certain que s'il n'avait pas été lui, Gaara aurait sursauté en lâchant un petit cri. Et pour cause, tout doucement et avec le silence d'une fourmie, Saï s'était glissé sur sa gauche avant de l'interpeller en chuchotant. Son coeur avait fait un bond dans sa poitrine avant qu'il ne tourne subitement la tête vers son nouvel interlocuteur.
— Qu'est-ce... —
Il lâcha un petit soupir histoire de calmer son coeur avant de reporter son regard quelque peu agacé sur le brun.
« Oh, excuse-moi, je t'ai surpris ! » Tout en affichant un sourire ridiculement grand, il contourna l'Écarlate et prit la place que Shikamaru avait délaissé quelques minutes plus tôt.
« J'espère que ça ne te dérange pas ? Pour le jeu, on a décidé d'échanger nos places, Shikamaru et moi. »
Honnêtement, Gaara n'avait que faire de leur changement de place. Pas qu'il s'en fichait mais il ne savait pas ce que cela lui apporterait de savoir pourquoi ils avaient décidé cela.
Pourtant, pour il ne savait quelle raison, il était sûr que l'excuse du jeu n'était pas totalement vraie. Il y avait autre chose. Une chose qui faisait sourire l'étudiant en art un peu plus qu'habituellement.
« Dis, tu apprécies beaucoup Naruto, n'est-ce pas ? »
À ce moment là, quelque chose clocha. Normalement, si cette question n'avait été qu'anodine, Saï n'aurait certainement pas utilisé ces mots, cette intonation et cette façon de parler. On ne chuchotait que lorsque l'on confiait un secret, n'est-ce pas ?
Gaara qui était le genre à analyser tout ce qu'il se passait autour de lui, vint à la conclusion que le garçon sous-entendait des choses. Des choses dont il valait mieux ne pas être la cible.
« Que veux-tu dire par là ? »
Ainsi, il décida de répondre à sa question par une autre. Bien que cela était suspicieux, cela lui évitait de tomber dans le piège du brun. Repondre non serait mentir et répondre oui inciterait Saï à argumenter et venir là où il le voulait. En posant une question, l'Écarlate pouvait en apprendre plus sur les idées cachées du garçon sans pour autant se mettre en danger.
« Je crois que tu sais ce que cela veut dire, mon cher Gaara.» Et il afficha un énième sourire avant de détourner la tête pour interpeller un autre des occupants de la pièce.
— Qu'est-ce qu'il veut dire par là... ? —
Il plissa des yeux en écoutant que vaguement son voisin discuter avec le nouvel arrivant.
« Dis, mon cher Shino. Cela ne t'a pas paru bizarre de nous trouvez tous présents chez Naruto à ton arrivé ? Comme si nous étions arrivés plusieurs minutes voir heure plus tôt. » Déclara-t-il non sans regarder Kiba en biais.
— Cherchait-il à me faire comprendre quelque chose ? —
« Saï... espèce de...»
— Ou alors... Cherchait-il à me faire comprendre qu'il avait compris quelque chose ? —
Le rouquin plissa un peu plus des yeux mais détourna la tête de son voisin suspicieux. Il porta sa main à son menton, ferma les yeux un instant avant de se répéter à nouveau les mots que Saï avait employé.
— "Dis, tu apprécies beaucoup Naruto, n'est-ce pas ?" —
La réponse s'imposait d'elle-même. Il ne serait pas là s'il n'appréciait pas le blond. Le fait était que Saï sous-entendait quelque chose mais il ne savait ce que cela était. Il ne pouvait être sûr de sa réponse dans ce cas là car cela pouvait engendrer des répercussions.
« Je me demandais quand ça allait arriver. Surenchérit Néji avec un air blasé qui valait celui de Shikamaru.
– Plusieurs minutes voir heure ? » Répéta lentement Shino. Camouflés derrière sa paire de lunette, les yeux sombres et les sourcils froncés de Shino ne se virent pas, bien que Kiba comprit que le garçon ne lui lançait pas des regards doux sur le moment.
— Je ne devrais pas m'en préoccuper. Naruto m'avait prévenu que Saï était particulier. Peut-être que ce n'était qu'une farce. —
Ainsi, mettant ses craintes de côté, il reporta ses émeraudes sur les autres amis du blond qui semblait animer la pièce.
« Kiba, tu m'avais dit que le rendez-vous était à douze heures et demi.
– T-Tu es sûr Shino ? Tu dois te tromper...
– J'ai pris un peu de retard à cause des courses mais je suis sûr de l'heure car en effet, lorsque tu m'as appelé, les pendules de mon horloge étaient superposées et indiquaient le nombre 12h et c'est alors que je t'ai dit que tu aurais dû m'appeler plus tôt car il me restait moins d'une heure pour être prêt. »
Leur discussion continua une bonne dizaine de minutes avant que Kiba n'avoue qu'il avait oublié de l'inviter. Saï avait même surenchérit en signalant le fait qu'il était souvent délaissé mais qu'aujourd'hui était son jour de chance car, contrairement aux autres, il n'avait pas omis son existence.
Le rouquin sourit très légèrement, amusé par le brun aux deux triangles qui ressemblait au blond en un sens. Il avait cette joie de vivre et cet air simplet qui caractérisait bien le Citrine.
« Bien, il est l'heure pour moi d'exprimer ma jeunesse ! »
Ainsi continua la conversation entre les garçons. Le jeune homme à la coupe au bol se leva d'un bond, non sans chercher à entraîner le Hyuga dans sa démarche, puis il joignit ses mains en emmêlant ses doigts tout en gardant les paumes vers l'extérieur et avant que qui ce soit n'ait pu dire quoique ce soit, il avait plaqué ses paumes contre sa nuque et faisaient... des squats.
— Qu'est-ce qu'il... —
Nulle besoin de préciser que le bel homme n'était pas du tout habitué à l'énergie du sportif. D'ailleurs, le sport n'était pas vraiment son truc. Il faisait parti de ceux qui soignaient leurs alimentations et qui se contentait d'un jogging une à deux fois par mois. Rageant ? Ça l'était car bien qu'il ne se tuait pas à la tâche pour avoir un corps sculpté, il restait un bel apollon aux abdos finement dessinés et au physique qui ferait rougir bien des hommes.
D'ailleurs, c'est sûrement pour cette raison...
« Kiba, rejoins-moi ! »
... que le vert ne lui avait pas proposé de s'exercer avec lui et qu'il s'était tourné avec un énorme sourire vers le jumeau de Naruto.
« Que je te rejoigne ? Ça va pas !? Et pourquoi je ferais ça ? Vociféra Kiba l'air indigné.
– Parce qu'en continuant comme ça, tu vas gro... Déclara Lee l'air de rien en continuant ses squats qui gênaient beaucoup Néji posté à côté.
– Gros ? Choji, je crois qu'on parle de toi. Tout en affichant un énorme sourire, Saï s'était joint à la conversation...
– JE NE SUIS PAS GROS ! ...ce qui ne causa rien de bon.
– A-ATTENDS CHOJI ! CALME-TOI ! Tout en continuant ses squats, Lee reculait pour s'éloigner de la bête réveillée.
– Aïe, ça doit faire mal. Aha. L'étudiant en Art semblait beaucoup s'amuser.
– Au moins il sera calmé pour la soirée. » Et le champion d'Art Martiaux était comme soulagé de voir Lee demeurait au sol, silencieux.
— Je comprends mieux pourquoi ce sont les amis de Naruto. —
Toujours aussi calme et peu bavard, l'étudiant à la tignasse rousse découvrit son deuxième cadavre de la journée. Mais alors qu'il priait intérieurement pour ne pas être la prochaine victime, son sauveur à la chevelure coiffée en queue de cheval haute arriva.
« Galère les gars, vous pouvez pas rester calme deux minutes ? » Soupira soudaine Shikamaru qui prit place sur le coussin précédemment occupé par Saï. Il posa ensuite les bouteilles au centre du cercle tandis que Sasuke, bientôt suivit par Naruto arrivèrent enfin.
« On dirait qu'on va enfin pouvoir commencer ! »
À suivre...
[Bonjour à tous, ici MYRHAGE l'auteur. Je reviens avec le chapitre 4 de "le jeu du roi".]
[J'en profite pour vous remercier de votre patience et de votre soutien ! En réécrivant l'histoire, j'ai pu trouver de nouvelles idées qui donneront une vraie direction à cette histoire.]
[À ce jour, je ne sais toujours pas combien de chapitre fera cette fiction mais je pense que ça depassera les 10. Ce sera tout de même une nouvelle alors ça restera court.]
[Pour ceux qui aiment les histoires sur Naruto et apprécie le couple NaruHina, je vous invite à lire mes deux autres oeuvres qui sont d'ores et déjà finies. Il y a "Ce que je ne sais pas" et "Psy malgré lui". J'espère que cela vous plaira.]
[On se dit à mercredi prochain pour la suite. Même heure. :) portez vous bien. ]
