Auteure: Tch0upi

Disclamer: Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.

Pairing: NaruSasu

Rating: T (pour possibles futurs lemons)


Chapitre 12 – Palpitations

Sasuke

J'avais honnêtement cru que les parents d'un autre adolescent ne pouvaient être plus terrifiants que les miens lorsqu'énervés. Mais en ce moment, les vieux de Naruto étaient… plus flippants que le plus terrifiant des films d'horreur. Son père fulminait sur place – j'appréhendais le moment où il exploserait. Sa mère faisait les cents pas dans le salon, où ils nous avaient tous les deux réunis. J'étais assis sur le canapé, suant à grosses gouttes afin de ne pas bouger d'un petit centimètre. Naruto était à côté de moi et n'était pas dans un meilleur état, en plus d'être pâle et fatigué. Nous avions l'air de deux gamins de la garderie prêts à se faire sermonner.

Mais je sentais d'avance que la punition allait être plus… imaginative. Nos parents n'allaient pas nous envoyer au coin pendant cinq minutes puis oublier l'incident. Même si j'avais encore la tête dans la brume et envie de vomir, j'étais bien conscient de la connerie qu'on avait faite.

J'échangeai un bref regard avec Naruto, tournant la tête en même temps qu'il la tournait vers moi. Je ravalai ma salive. Ça n'allait pas être du gâteau, tout ça. Mon cœur battait la chamade à l'idée que mes propres parents étaient route. Je savais qu'ils avaient sauté dans la voiture aussitôt que Kushina les avait appelés. Je ne pouvais qu'espérer qu'Itachi soit avec eux… En temps normal je pouvais toujours compter sur lui pour calmer un peu les ardeurs de papa et maman, même si, cette fois, je n'avais pas beaucoup d'espoir.

- Maman, dis quelque chose… soupira Naruto au bout d'un très long silence.

En fait, elle n'avait rien dit depuis que nous avions été emmenés au salon. Elle accumulait les réprimandes à nous lancer au visage.

- Dire quelque chose ? grogna-t-elle finalement. DIRE QUELQUE CHOSE ? Naruto, je n'arrive pas à trouver les bons mots pour te faire comprendre à quel point ce que tu as fait est IRRESPONSABLE, IMMATURE ET COMPLÈTEMENT STUPIDE !

- Je… je crois que j'ai compris, là, maman… marmonna-t-il.

- NON ! cria sa mère. Non, tu n'as pas compris ! Merde, Naruto, je croyais que tu étais un jeune homme intelligent ! Tu as conduit ta moto en état d'ébriété, et tu as mis la vie d'une personne en danger ! En fait, tu aurais pu tuer plus qu'une personne, tu aurais pu tuer ton ami, toi-même, et d'autres piétons dans la rue ! Est-ce que tu réalises ?!

- Oui, maman, je comprends. Je ne le referai plus…

- Tu ne t'en sortiras pas avec de belles excuses, mon garçon ! s'écria son père en intervenant.

- C'est bon, je sais…

Naruto fut interrompu par la sonnette de l'entrée. Ses parents partirent aussitôt, d'un même pas énervé, vers le hall. Je me terrai un peu plus sur mon séant, essayant de disparaître dans le sofa.

- Et c'est mon tour, soufflai-je.

Naruto me regarda.

- J'suis vraiment désolé, Sas'.

- Pourquoi ? C'est autant ma faute.

Mes souvenirs de la veille n'étaient pas très clairs, mais je savais encore que j'avais été saoul comme un ivrogne, avant même la fin de la soirée. Je me rappelais avoir balancé une bouteille de bière par terre (ou était-ce parce que quelqu'un m'avait bousculé ?). Je me rappelais qu'un mec m'avait collé contre un mur. Je m'étais bagarré aussi. Bon sang, j'avais bu combien de litres d'alcool ? La scène était un brouillard dans ma tête, mais je distinguais la silhouette, légèrement plus grande que moi, s'approcher de moi pendant que j'étais plaqué au mur, prisonnier. Le souvenir arriva à me faire rougir légèrement, et me fit avoir chaud tout d'un coup.

Naruto ne réagit pas à côté de moi, demeurant immobile et fronçant les sourcils dans une grimace d'agacement. Je me tortillai légèrement, essayant de chasser les images plutôt… sensuelles (FAUTE DE MEILLEUR MOT, D'ACCORD) qui allaient et venaient dans ma tête. Disons que ce n'était pas le bon moment. J'entendais la voix de mon père dans le hall. On allait me faire cuire pour le dîner. Rien de moins. Alors non, ce n'était pas le moment de penser au mec d'hier soir. Pas le moment d'essayer d'élucider ce que j'avais pu faire comme conneries.

Je vis, enfin, mes parents apparaître dans le salon, suivis par ceux de Naruto. Génial. Deux fois plus de parents pour nous faire regretter notre soirée d'hier pour le reste de nos jours. Je croisai les bras sur mon torse.

Mon père marcha jusqu'au centre du salon d'un pas pressé, les sourcils froncés et les yeux exorbités. Un peu essoufflé également. Je crus qu'il s'arrêterait pour me faire un sermon, mais il se dirigea jusqu'au canapé et m'empoigna par le bras, sa grosse main se refermant sur mon biceps.

- Aye !

- Tu es dans de sales draps, jeune homme !

Je le suivis sans pouvoir rien faire d'autre. Ma mère, habillée aussi élégamment qu'à son habitude, était là à l'entrée du salon, me regardant avec un mixte d'inquiétude, de soulagement et de colère. C'était difficile de dire laquelle de ces émotions prédominaient, mais pendant un moment, en la regardant, je réalisai la gravité de ce que j'avais fait. Je réalisai ce qui aurait pu m'arriver.

Je lançai un dernier coup d'œil au blond avant d'être tiré vers la sortie, puis pratiquement balancé dans la voiture. Bien sûr, mon père fit attention à ma jambe, mais c'était tout juste.

Pas de trace de mon grand frère. Le trajet jusqu'à la maison allait être long.

Lorsque nous arrivâmes, mon père me laissa me démerder. Mais dès que je franchis la porte d'entrée, ils m'obligèrent à m'installer au salon (il faut croire que tous les parents sont pareils lorsqu'ils engueulent leurs enfants). Ma mère se mit à côté de lui et ils ne perdirent pas de temps. À ma grande surprise, ce fut ma mère qui explosa la première.

- À quoi as-tu pensé, Sasuke ?

Je fis la moue.

- Je n'ai pas pensé, justement, marmottai-je.

- Eh bien, pour ça tu as tout à fait raison ! renchérit mon père.

- Nous avions confiance en toi, Sasuke ! poursuivit ma mère. Tu imagines la nuit d'enfer que nous avons traversée sans nouvelles de toi ? Toutes les choses qu'on s'est imaginé!

J'ouvris la bouche, mais décidai de ne rien ajouter à ça.

- Je t'avais pourtant interdit de prendre de l'alcool ! cria mon père.

- Oh je t'en prie, papa, tu sais très bien que tous les jeunes de mon âge boivent dans les fêtes !

- Tu veux jouer au plus malin avec moi ? Je ne disais pas non à une seule bière, Sasuke, mais une seule bière ne t'aurait pas mis dans cet état-là ! Tu t'es saoulé, tu as bu jusqu'à oublier ce que tu faisais, jusqu'à n'avoir plus aucune notion de ce qui est grave et ce qui ne l'est pas ! Tu as franchi les limites ! Tu aurais pu te faire tuer dans un accident, tu le réalise ?!

N'en pouvant plus (j'avais, effectivement, atteint mes limites), je bondis debout et affrontai mon père.

- Je sais que j'ai dépassé les bornes ! hurlai-je à mon tour. Mais ça ne vous est jamais arrivé de perdre les pédales à mon âge, ou à n'importe quel moment dans votre vie ? Vous n'avez jamais eu l'impression que le ciel allait s'écrouler sur vous, que le monde s'effondrait autour ? J'ai pété les plombs, oui ! Je me suis gavé d'alcool, j'étais bourré, j'ai fait l'imbécile, je l'admets ! Mais papa arrête de me traiter comme si tu n'avais jamais perdu le contrôle de toi-même, au moins une fois !

Mon père était rouge de colère. Je me tus un instant, pour reprendre mon souffle, mais je repris avant qu'il n'ait le temps de répliquer. Ma mère était stupéfiée à côté de lui et me fixait avec de grands yeux.

- Je sais que j'ai fait une erreur, je sais ! Mais j'en ai assez d'avoir l'impression de ne faire que ça ! Pendant un instant, juste un instant, j'ai eu envie d'oublier à quel point j'ai foiré ce jour-là ! À quel point j'ai peut-être bousillé mon futur et tous mes rêves et espoirs ! Alors pas la peine de me sermonner, parce que ce discours-là, je me le fais à moi-même tous les soirs depuis mon accident !

Je tremblais. Mon Dieu, j'avais vraiment déballé tout ça à mon père ? Avant de subir les répercussions de mon audace, je baissai la tête et m'enfuis vers l'escalier, passant en éclair devant mes parents. Je grimpai l'escalier aussi vite que me le permettait ma jambe et me réfugiai dans ma chambre. Le cœur qui battait à une vitesse surhumaine et le ventre sens dessus dessous. L'adrénaline s'évapora lentement.

Et je courus jusqu'à ma salle de bain pour vomir.


Naruto

Dès que Sasuke partit avec ses parents, un silence pesant tomba au salon. Je me sentais déjà suffisamment mal. J'avais encore envie de vomir, ma tête tournait, j'avais l'estomac noué et je savais d'avance que la punition serait mémorable.

Ce ne pouvait pas être plus mémorable que le baiser que Sasuke et moi avions échangés hier soir. Étalés sur mon lit comme deux amants en chaleur… Il y avait eu langue, échange de salive, torse contre torse, mains baladeuses… Le paquet, quoi. Je n'arrivais pas à croire que j'avais eu mon premier « vrai » roulage de pelle avec mon ennemi numéro un. J'avais déjà embrassé avant, bien sûr, mais… ce baiser-là avait été… plus. Plus que tout. Plus profond, plus sensuel, plus chaud, plus… Mes petits bisous innocents avec Hinata c'était rien. Je n'avais pas su ce que « désir » signifiait avant ça.

Et merde, pourquoi devais-je penser à ça en ce moment ? Avoir une érection au milieu du salon pendant que mes parents m'engueulent, ça le fait pas ! Je croisai les jambes et essayai de penser à quelque chose de froid. De laid. De franchement repoussant.

Mais je n'avais que le corps de Sasuke en tête. La façon dont il s'était collé contre moi, ses jambes de chaque côté de mon bassin… La façon dont mes mains avaient glissé si naturellement de sa taille à ses fesses.

- Naruto ! cria ma mère. Tu m'écoutes ?!

- Je suis désolé, je jure de ne jamais recommencer.

- Conduire en ayant bu de l'alcool est un acte criminel, tu le sais au moins ? continua mon père avec colère. Inutile de dire que nous ne sommes vraiment pas fiers de toi sur ce coup-là !

- Tu aurais pu tuer quelqu'un ! ajouta ma mère.

- J'ai compris, ça va !

- Je commence à penser que Sasuke a une mauvaise influence sur toi ! déclara mon père. Tu n'as jamais agi comme ça avant. Aller dans une fête et boire jusqu'à être totalement ivre, ça ne te ressemble pas.

- Ce n'est pas le genre de Sasuke non plus, grognai-je.

- Ton père a raison.

- OK ! Ça va ! Je ne suis pas un fils « parfait », comme vous le pensez tous les deux, avec d'excellents résultats. Je ne suis pas sage, ni gentil, je suis humain ! Il m'arrive aussi de faire des folies ! Je le regrette, je sais que j'ai mis la vie de Sasuke en danger, la mienne et celle des autres sur la rue ! J'ai compris ! On peut abréger ?!

Mon père grimaça brusquement à mon ton de voix. Il échangea un regard noir avec ma mère, qui le lui rendit identique. Ça allait chauffer pour mon derrière, mais j'étais vraiment énervé moi aussi. Pourquoi pensaient-ils que j'allais prendre les meilleures décisions ? Que j'allais marcher en ligne droite et être le parfait adolescent ? J'en avais assez. Et en plus, ils osaient dire que Sasuke exerçait sur moi une mauvaise influence !

- Alors là fiston tu dépasses les bornes ! Je t'exige de parler à tes parents sur un ton plus respectueux !

- Tu seras privée de ta moto, de conduire notre voiture, ainsi que de sorties jusqu'à nouvel ordre ! ajouta ma mère.

- Et ton téléphone portable, gronda mon père en me présentant la paume de sa main.

- Quoi ? Mon téléphone ? Et les urgences, on en fait quoi ? me plaignis-je.

- J'ai grandi sans téléphone portable et je me suis toujours débrouillé pour appeler avec de la monnaie ! rétorqua-t-il.

- Ce que tu as fait est très grave et tu ne pourras pas y réfléchir si tu passes tes soirées à flâner sur Facebook ! expliqua ma mère en plantant ses mains sur ses hanches.

Je poussai un profond soupir.

- Je suis autorisé à aller à l'école au moins ?

- Tu devras rentrer à 4 heures exactement ! Pas une minute de plus.

- Et le bal ?

- On verra pour le bal ! C'est encore dans trois semaines !

Je soupirai de nouveau et plongeai ma main dans la poche de mon pantalon pour donner mon téléphone à mon père, qui avait toujours la main ouverte en ma direction. Il le prit et m'obligea à filer à ma chambre.

Comment allais-je survivre, seul dans ma chambre, avec rien pour me distraire de mes pensées ?

Mes pensées pleines de Sasuke Uchiwa


Sasuke s'était endormi recroquevillé sur son lit au milieu de ses cahiers étalés ainsi que quelques crayons et stylos. Ses parents étaient montés à sa chambre après le dîner, puisque leur fils n'était pas venu manger, mais avaient décidé de le laisser se reposer. Mikoto avait voulu débarrasser son lit, mais Fugaku lui avait suggéré de ne pas le déranger. Sasuke avait un sommeil léger, le moindre petit bruit de souris pouvait le réveiller. Elle avait simplement déposé une autre couverture sur son corps et avait réussi l'exploit sans que le jeune homme ne se réveille.

Sasuke avait passé la journée à réviser pour ses examens. De toute façon, il était en punition, et ses parents avaient exigé de lui qu'il étudie tout le reste du weekend – ça avait été l'entente de départ, avant même qu'il parte pour la soirée du vendredi.

Le cadran digital placé sur sa table de chevet indiquait 1 :10. La chambre était plongée dans la pénombre, et Sasuke n'avait pas bougé d'un pouce dans son sommeil. Soudain, son portable se mit à vibrer et Sasuke sursauta aussitôt. Il papillonna des paupières en fronçant des sourcils, avant de réaliser ce qui se passait. Dans un geste automatique et à demi-conscient, il prit son portable et répondit en marmonnant d'une voix endormie.

- Hey…

Il croyait sans réfléchir qu'il s'agissait sûrement de Kiba ou d'un autre de ses potes.

- Sasuke, c'est moi.

Sasuke avait refermé les yeux, encore tout ensommeillé, mais les rouvrit d'un coup en entendant la voix grave de nulle autre que Naruto.

- Hmm… se plaignit-il. Naruto ?

Il ouvrit un œil et vit l'heure indiquée. La réalisation se fit lentement en lui.

- P'rquoi tu m'appelle au milieu de la nuit ? Qu'es'tu veux…?

Un petit silence se fit entendre à l'autre bout du fil. Sasuke se tourna légèrement et se blottit contre lui-même, déjà prêt à retourner au pays des rêves.

- Hum… Je voulais juste, euh… m'assurer que t'allais bien.

Un autre petit silence s'écoula avant que le garçon aux cheveux foncés n'ouvre les yeux en fronçant des sourcils.

- Quoi ? demanda-t-il, incrédule.

Il fixa la noirceur opaque de sa chambre en essayant de comprendre. Naruto Uzumaki l'appelait à une heure du matin pour s'assurer qu'il allait bien ? Sasuke pensa qu'il était sûrement en train de rêver. Ou bien c'était Naruto qui se foutait de lui.

Avant qu'il ait le temps de dire quoique ce soit d'autre, Naruto enchaîna, toujours en chuchotant.

- C'est parce que c'est un peu à cause de moi. J'étais pas vraiment bourré… J'aurais dû te ramener chez toi, mais j'ai décidé de boire aussi, après coup… je sais pas ce qui m'a pris, j'ai cru…

- OK, OK, s'enquit Sasuke, se passant une main sur le visage. La ferme, Naruto.

- Tes parents t'ont engueulé ? C'était comment ?

- Comme des parents qui engueulent leur gamin. Naruto, il est 1 heure du mat'…

- Ils m'ont confisqué mon téléphone portable.

- Naruto, j'en ai rien à…

Sasuke s'interrompit. Il resta surpris quelques secondes, fixant le vide face à lui, puis il se tortilla un peu pour se lever de quelques centimètres sur ses coudes.

- Attends… quoi ?

- Ils ont pris mon téléphone, j'en suis privé. Ainsi que ma moto, évidemment, et j'ai plus le droit de prendre la voiture. Oh et je suis privé de sortie également.

- Mais avec quoi tu m'appelles, là, idiot ? s'écria Sasuke en gardant une voix assez basse pour ne pas être entendu.

Il entendit un petit rire étouffé de l'autre côté, un rire nerveux.

- Je l'ai récupéré. J'ai attendu que mes parents soient bien endormis. J'ai… Il fallait que je te parle.

- Et ça ne pouvait pas attendre à lundi ?

- Je…

- C'est pas grave. Je suis probablement privé de sortie moi aussi. Je sais pas. J'ai un peu piqué une crise avant que mes parents n'aient décidé quoique ce soit concernant ma punition. J'ai… pété les plombs et je me suis isolé dans ma chambre toute la journée.

Naruto poussa un soupir.

- Je vois le genre. J'imagine que c'est… bien mérité. On a été assez cons, je dois dire.

Sasuke se surprit à rire, sincèrement amusé, et au même moment, son cœur se mettait à palpiter d'une étrange façon. Quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Inconsciemment, il porta une main vers sa poitrine et se palpa lentement à cet endroit. Il ne savait pas si c'était inconfortable ou agréable comme sensation.

- Je l'admets… murmura-t-il.

- Hey, Sasuke…

- Quoi ?

Naruto attendit quelques secondes.

- Est-ce que tu te souviens d'hier soir ?

Sasuke ravala sa salive. Est-ce que Naruto parlait de toute la soirée ? Est-ce qu'il l'avait vu avec ce mec ?

Et puis, pourquoi ce serait une mauvaise chose ? Pourquoi cela le dérangerait-il que Naruto le voit avec un autre garçon ? Sasuke fit une grimace en secouant la tête, chamboulé et perdu dans ses pensées et émotions.

- N-non… Pas vraiment. Et toi ?

- Je… je… Oui, marmonna le blond très rapidement. Je devrais y aller avant que mes parents ne m'entendent.

- Bonne chance en allant remettre ton portable où tu l'as pris.

- Ouais… merci.

Sasuke ricana nerveusement.

- Bonne nuit, Sasuke. À lundi ?

- À lundi.

Ils raccrochèrent en même temps. Sasuke posa son iPhone sur son lit et vit que ses mains tremblaient légèrement.

Mais c'était sûrement la fatigue.

OK, cette raison n'avait aucune logique. Sasuke secoua la tête de nouveau. Il réalisa alors que son lit était parsemé de ses cahiers de cours et de crayons. Il rangea le tout, en profita pour descendre à la cuisine pour se verser un verre d'eau. Puis, lentement, tout en étant incapable de chasser la voix de velours de Naruto, il se remit au lit, sous les couvertures cette fois, et tenta de s'endormir.

Mais c'était sans compter sur son cœur qui battait la chamade et qui, malgré les minutes qui s'envolaient, semblait ne pas vouloir se calmer.


À Suivre...