Auteure: Tch0upi

Disclamer: Les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto

Pairing: NaruSasu, peut-être d'autres.

Rating: T (pour violence et possibles scènes explicites)


I'm gonna swing from the chandelier

From the chandelier

I'm gonna live like tomorrow doesn't exist

Like it doesn't exist

I'm gonna fly like a bird through the night

Feel my tears as they dry

I'm gonna swing from the chandelier

From the chandelier…

- Sia


Chapitre 18 - Déployer ses ailes

Sasuke

La maison était calme, vide, à part mon grand frère et moi. Je déambulai comme un voleur, me sentant à moitié comme un imbécile. Pourquoi avais-je peur de déranger quelqu'un dans ma propre demeure ? Je m'approchai à pas de souris de l'ancienne chambre d'Itachi, celle qu'il n'occupait plus depuis qu'il vivait en appart' avec ses colocataires de l'université. Mais quand il passait à l'occasion, il l'occupait, puisque mes parents n'avaient pas encore eu le cœur de redécorer cette pièce.

Itachi était venu passer le weekend à la maison, et ce soir nous avions un souper avec son petit copain et les parents de ce dernier – en fait, les parents de Naruto, puisque Yahiko était orphelin.

Je me postai dans l'encadrement de la porte qui n'était pas complètement fermée et vis mon frère installé au bureau. Son ordi portable était posé devant lui et il était en train de naviguer.

- Ahem, toussotai-je en frappant minutieusement d'une jointure. 'Tachi ? Je peux te parler ?

Il était plus que temps que je prenne mon courage à deux mains et que j'avoue à au moins une personne dans cette famille que j'avais maintenant un amoureux. Une grosse semaine s'était écoulée depuis le bal – depuis que Naruto et moi nous étions avoués nos sentiments. Je n'avais pas encore totalement réalisé ce qui m'arrivait, ni complètement compris les papillons écervelés qui venaient envahir mon ventre chaque fois que l'idiot de blond m'appelait le soir pour discuter toute la nuit (en murmurant, bien sûr, pour éviter de réveiller nos parents). Je ne m'étais jamais senti aussi heureux, aussi serein, et aussi proche de quelqu'un.

Mais voilà. J'étais nerveux de l'annoncer à ma famille. Ce qui était franchement risible puisqu'Itachi était passé avant moi pour faire son coming-out, déjà cinq ans auparavant. Mes parents avaient été surpris de l'apprendre, moi aussi d'ailleurs. Aucun d'entre nous ne s'en était douté. Mais après tout, Itachi avait toujours été très réservé sur ses préférences, sur sa vie privée en générale. Ma mère et mon père n'avaient fait aucun cas de l'homosexualité de leur fils. Alors pourquoi étais-je aussi stressé ?

- Bien sûr que tu peux, frangin, parvint la voix d'Itachi qui ne prit même pas la peine de se retourner. C'est souvent parce que tu veux me parler de quelque chose que tu m'espionnes comme ça.

- Je ne t'espionnais pas, me renfrognai-je en entrant dans la chambre.

Je fermai la porte derrière moi tandis qu'Itachi pivotait sur sa chaise à roulettes.

- OK, c'est sérieux ? lança-t-il alors que je lâchai enfin la poignée.

Je mis mes mains moites dans mes coudes et m'avançai.

- Tu faisais quoi ? demandai-je pour gagner du temps.

- Rien de spécial. De quoi voulais-tu me parler, Sasuke ?

- Euh… D'abord, promets-moi de ne pas rigoler.

- Sasuke, tu sais que je ne peux faire aucune promesse, répondit Itachi avec un demi sourire.

J'inspirai profondément. Bon, et ça ne pouvait pas être si horrible, non ? Itachi était passé par là.

- Je sors avec ce mec et…

- Attends, t'es gay ? s'écria mon frère en m'arrêtant. Je croyais que tu sortais avec la petite Sakura.

- N-Non, marmonnai-je, mes joues se teintant de rose malgré moi. J'suis pas gay. Je ne suis juste pas hétéro non plus…

- Pourquoi tu me l'as jamais dit ?

- Parce que je ne savais pas. Avant de tomber amoureux de ce gars-là, je… je l'ignorais.

- Je vois. Et alors ? Qui est l'heureux élu de ton cœur ?

Itachi semblait réellement intéressé à apprendre l'identité du type en question. Ses yeux étaient grands ouverts et rivés tout droit sur moi, un sourire déjà bien ancré sur ses lèves. Mon cœur loupa un battement – j'étais déchiré entre une joie explosive, un bonheur trop grand pour ma poitrine et une gêne accablante. Je savais, je savais qu'il allait se marrer. Et le pire c'était que je ne pourrais pas lui en vouloir.

- Naruto, lâchai-je tout de go, serrant les doigts. C'est Naruto.

Je me tenais crispé alors qu'Itachi, face à moi, était détendu au possible. Il me fixa un moment suite à ma révélation choc et un long silence s'écoula de cette façon. Puis, comme je l'avais prédit, son visage se fendit d'un large sourire qui, une seconde plus tard, se transforma en rire tonitruant.

- Itachi ! me plaignis-je. Vraiment ? Tu vas te moquer ?

- Désolé, p'tit frère, c'est juste… Ce n'était pas lui que tu n'arrivais pas à encadrer ? Il s'est passé quoi, au juste ?

Je me contentai de rougir, à demi frustré, tandis qu'Itachi se marrait. Mais son hilarité ne dura pas. Il chercha mon regard et lorsque nos yeux charbons s'accrochèrent, il reprit un ton plus sérieux :

- Ça dure depuis un moment ?

- Le bal. En fait, non… Depuis la soirée chez Karin. Euh… nous étions complètement bourrés et il m'a embrassé ce soir-là. Et euh… voilà…

Je rougissais comme un imbécile maintenant alors je me tus avant de m'embarrasser davantage. Itachi riait encore mais cette fois, c'était un sourire plus attendri que moqueur. L'affection brillait dans ses yeux quand il me couvrit d'un regard.

- Eh ben, en voilà toute une révélation ! Je suis vraiment content pour toi, Sasuke. Naruto est un garçon très bien et gentil alors je ne suis pas inquiet. Je vous souhaite que du bonheur. Et j'imagine que tu vas l'annoncer aux parents et qu'ils feront leur travail de parents mais bon, je prends de l'avance : tâche de te protéger, OK, p'tit frère ? Petit conseil gratuit d'un grand frère responsable.

- Itachi, soupirai-je en roulant des yeux.

Je n'y connaissais pas grand-chose sur les maladies ou les risques d'infections, mais dans mon cas, j'étais vierge (toutes les rumeurs à mon sujet n'étaient que ça : des rumeurs !) et il n'y avait aucune chance de grossesse pour aucun d'entre nous. Je ne savais pas si Naruto était vierge de son côté, nous n'en avions pas vraiment parlé… J'avais du mal à l'imaginer l'avoir déjà fait avec un mec, mais il était bisexuel, et peut-être qu'il l'avait déjà fait avec une fille.

Mes joues s'échauffèrent encore plus rien que d'y penser. Nous étions ensemble officiellement depuis une semaine et cette courte période, nous l'avions passé à discuter de tout et de rien (mais pas de sexe), à jouer à des jeux vidéo dans sa chambre, à s'embrasser. Longuement. Mais nos caresses demeuraient toujours des caresses vraiment innocentes. Je crois que ni lui ni moi n'étions encore prêt à aller plus loin, et même si ma réputation me précédait, j'étais loin d'être un mec sexuellement actif et expérimenté. Au contraire, même. Je n'y avais jamais vraiment pensé avant, et ce même si, à force d'être proche de Naruto, de l'embrasser et d'être aussi bien dans ses bras, je continuais à être gêné. L'idée du sexe me rendait nerveux – et excité tout à la fois. Mais je prenais les choses un jour à la fois… Peut-être que Naruto n'était pas prêt, ou alors il croyait que j'étais carrément expérimenté et ça l'intimidait… ?

- Sasuke ? T'es tout rouge.

Le fait qu'Itachi ait remarqué ma figure écarlate me rendit encore plus foncé – j'étais maintenant pire qu'une écrevisse.

- En fait, repris-je, ma voix rauque. Euh… Tu sais, Itachi, je crois que…

Je fis quelques pas dans sa chambre, question de m'aérer l'esprit et le visage qui me chauffait incessamment. Itachi m'observa d'un œil sceptique.

- En réalité, repris-je en glissant un doigt le long du mur comme le ferait un enfant ennuyé qui cherchait à tuer le temps de la façon la plus aléatoire possible.

- Sasuke, s'il y a autre chose que tu voulais me confier, n'hésite pas. Tu peux tout me dire, tu sais ?

- Je sais, murmurai-je.

Je savais, parce que Itachi était mon confident depuis toujours. Et comme je venais de lui dire, la raison pour laquelle je ne lui avais pas révélé mon… ma non-hétérosexualité, c'était uniquement parce que je ne savais pas moi-même jusqu'à tout récemment. Autrement, je disais tout à Itachi depuis toujours. Il était le seul en qui j'avais une complète et totale confiance. Itachi était pour moi ma bouée de sauvetage, mon pilier, mon phare dans la nuit. Je savais qu'il pouvait tout entendre venant de moi et ne jamais me juger, ne jamais en prendre avantage pour me blesser.

Et il y avait ce truc qui me pesait depuis des jours…

- Tout a changé, Itachi…et pas seulement depuis la soirée où Naruto m'a embrassé. Tout a changé depuis mon accident.

Mon aîné me fixa avec un air étonné, derrière lequel je notai une inquiétude naissante.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Tout, soupirai-je. Tout a changé, tout.

- Il faudra être plus clair, Sasuke. Allez, crache le morceau, p'tit frère, y'a que toi et moi. On est entre nous.

- Je ne suis plus sûr de rien, finis-je par avouer. Mon accident… mon accident a tout remis en perspective. Et tout est devenu un foutoir dans lequel je suis incapable de me rediriger, de me retrouver. Ma vie, mes amis, mes envies, mes… mes sentiments. Je ne suis plus sûr de ce que je veux… J'ai peur de finir seul, p-parce que j'ai été un beau connard avec pleins de gens, à commencer par Naruto. Depuis le bal je me pince jour après jour pour être sûr de ne pas être dans un rêve… Comment un mec comme lui pourrait vouloir de quelqu'un comme moi ? Il va passer l'été puis il va se rendre compte que je n'en vaux pas la peine et il partira à l'université et se lassera de moi bien vite. Et c'est la même chose pour mes potes… En plus, je suis encore trop faible pour espérer avoir une chance d'entrer à l'École de Cirque en septembre, malgré mes efforts et le fait que je m'entraîne comme un malade pour retrouver la forme, et puis de toute façon je ne sais pas si j'en ai encore envie et…

Je ne m'étais pas rendu compte pendant mon charabia incessant qu'Itachi s'était levé pour se précipiter vers moi. Il m'empoigna les épaules et me secoua doucement.

- OK, Sasuke, respire un moment !

Il me désigna ensuite son lit d'un doigt autoritaire.

- Assieds-toi. Tout de suite.

Figé et essoufflé, je fixai mon frère comme si un troisième œil venait de lui pousser sur le front. Mais en fait, c'était moi et cette espèce de crise identitaire qui me rendait fou et aussi désorienté. Alors, sur des jambes qui tremblaient, je me détournai et me rendis à son lit où je m'installai comme un naufragé ayant enfin trouvé la terre ferme.

Itachi se plaça devant moi.

- Prends de profondes respirations, indiqua-t-il. Super.

Il attrapa sa chaise à roulette par le dossier et la fit glisser jusqu'à nous, venant s'y assoir avec le dossier collé contre le torse.

- Voilà, reprit-il. Je vais te sembler barbant et peut-être même un peu trop « parentale », et sans doute que papa ou maman te l'ont déjà dit ou te le diront éventuellement mais… Sasuke, tu as 17 ans, c'est normal de faire des erreurs. Tu le sais non ? C'est ce qu'on fait à cet âge-là. Et de vrais amis ne te laisseront pas tomber pour si peu. Crois-moi.

J'inspirai profondément et Itachi poursuivit, sans me laisser placer un mot.

- Ensuite, c'est normal de te sentir perdu. Mais, tu sais, la vie n'est pas un long chemin tranquille et, parfois, oui, on veut changer de direction. Tu veux arrêter la gymnastique ?

Mon cœur tressauta dans ma poitrine. En une fraction de seconde, je réalisai que cette possibilité me rendait à la fois heureux et malheureux. C'était un mixte de sentiments si bizarre et si désagréable que je ne pus répondre immédiatement. Itachi se montra patient.

- Non. Pas arrêter, avouai-je enfin. Mais… plutôt prendre une pause.

- Il n'y a aucun mal à ça, me rassura Itachi en voyant que j'étais devenu presque livide après avoir prononcé des paroles que ni lui ni moi ne croyions que je prononcerais dans toute ma vie.

Parce que depuis que j'étais tout petit, je ne vivais que pour ça. Cette passion qui avait brûlé en moi aussi vivement qu'un feu de forêt. Une passion qui avait fini par me brûler les ailes. Et je ne savais pas combien de temps j'allais rester blessé sur ma branche avant d'avoir le courage de sauter de nouveau, de m'envoler…

- Je dis t'avouer que ça me surprend, vraiment, continua Itachi tout bas.

- Je crois que j'ai envie d'explorer de nouveaux horizons… et lorsque je serai de nouveau en santé… lorsque j'aurai vraiment guéri de cette blessure, je reprendrai l'entraînement. Peut-être qu'un jour je pourrais faire les olympiques, mais là… maintenant, je pense qu'il y a un autre chemin tracé pour moi. J'ai envie d'aller à l'université, avec mes amis, j'ai envie d'apprendre plein de chose et vivre de nouvelles expériences et…

- Alors fais-le, p'tit frère. Papa t'avait encouragé à envoyer une demande, non ? Alors tu entreras en septembre comme c'était prévu.

- Et si je me trompe ? Et si…

Itachi m'arrêta en posant ses mains sur mes genoux.

- Prend un jour à la fois, Sasuke. La vie n'est pas si facile à saisir, tu sais ?

- Tu crois que Naruto…

- Et pour ce qui est de Naruto, acquiesça Itachi en hochant la tête. Eh bien, il ne t'a pas embrassé pour aucune raison. Il doit t'aimer pour avoir posé un geste comme celui-là. Encore une fois, Sasuke, laisse les jours passer, un à la fois, et vis l'instant au lieu de t'inquiéter. Si vous passez l'été de votre vie, et que l'amour s'échappe Dieu sait où une fois les vacances terminées, eh bien ça voudra dire que ce n'était pas fait pour durer, mais la vie est faite ainsi. Puis si c'est du sérieux, alors vous ne vous perdrez pas de vue. Peu importe où ira l'un et l'autre.

Les paroles d'Itachi m'apaisèrent, et parvinrent à éteindre le feu qui sévissait en moi depuis quelques jours. Je parvins enfin à respirer un peu mieux. Je ne savais pas depuis combien de temps je ne m'étais pas montré aussi vulnérable devant mon frère, aussi ouvert, aussi blessé, aussi insécure.

- Tu crois que c'est irréfléchi et immature ?

- Non, lança Itachi sans hésiter. Pas du tout.

J'étais soudain si bien que je faillis lâcher un rire de dément. Un sourire se dessina sur mon visage.

- Merci, 'Tachi…

- Pas de quoi, frangin. Et tu sais quoi ? J'crois que tu aurais besoin de vacances. De superbes vacances, du genre un été complet à te prélasser au bord de l'eau et, j'crois que ça pourrait même se concrétiser.

Itachi pivota sur sa chaise et retourna à son bureau comme si on venait de disputer une partie de « Je te tiens par la barbichette » et pas comme si on venait d'avoir une conversation existentielle sur mon avenir et sur la vie en générale.

Plus léger, et surtout intrigué par sa dernière réplique, je me levai et m'approchai de mon frère qui s'était replongé dans son écran d'ordinateur.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Eh bien, en réalité…

Itachi hésita un instant. Je le vis se mordre la lèvre inférieure.

- Bon, puisque tu viens de me faire une déclaration, je peux bien te rendre la pareille. Mais pas un mot à qui que ce soit avant ce soir !

Je fronçai les sourcils.

- Il y a quoi ce soir ?

- Le souper avec Yahiko et sa famille. C'est ce soir qu'on fait notre grande annonce…

- Oh ! C'est vrai, vous aviez un projet top secret ! C'est quoi, au final ? Vous vous mariez, comme je vous l'avais proposé ?

Itachi me regarda et ne put retenir son éclat de rire. Je pouffai avec lui.

- Sasuke, je te préviens !

- Je ne dirai rien, promis ! Allez, dis-moi !

Il m'attrapa le bras et se pencha pour me chuchoter à l'oreille son grand projet.


La dernière fois que nous nous étions tous retrouvés pour un dîner avec les deux familles, Naruto et moi étions dans la plus difficile période de notre relation. Il me détestait et moi aussi. En fait, je n'étais pas sûr de l'avoir vraiment détesté. C'était un mot plutôt fort et lourd de sens. Disons que j'étais blessé et dans une humeur massacrante…

Ce soir, presque deux mois et demi après ce premier souper, je descendais l'escalier sans difficulté, vêtu d'un jean et d'une chemise noire à manches courtes. Je m'arrêtai au milieu des marches lorsque ma mère surgit dans le hall pour ouvrir aux invités qui avaient sonné quelques secondes à peine auparavant.

- Vous voilà ! Bonsoir, comment allez-vous ? Je suis si contente de vous voir !

Ma mère s'empressa d'embrasser Kushina, la mère de Naruto. À côté d'elle, se tenaient Minato, le patriarche, puis Yahiko. Derrière, Naruto suivait le reste du groupe, époustouflant dans son jean noir bien serré et son pull au col en V qui seyait merveilleusement bien son torse musclé. Bon sang, Naruto ne faisait pas ses maigres 17 ans, pas avec ces bras et ces pectoraux…

- Sasuke ? Viens dire bonsoir, appela ma mère.

Kushina leva le nez dans ma direction.

- Oh bonsoir, mon chéri ! s'exclama-t-elle. Je suis ravie de voir que tu vas de mieux en mieux.

Je descendis sans traîner et acceptai, quoiqu'avec un peu de réserve et d'embarras, le baiser que Kushina vint poser sur ma joue. Minato me présenta sa main que je serrai vigoureusement, rougissant en me rappelant que je sortais avec leur fils sans qu'ils ne le sachent. Ça ne saurait tarder, mais…

Je m'apprêtai à serrer la main de Yahiko, mais le cousin de Naruto opta pour m'envelopper dans une étreinte étouffante, me décollant du sol dans ses bras puissants.

- Salut, gamin ! s'exclama-t-il.

- Hey, euh… salut ! répétai-je, mal à l'aise.

Alors celui-là, il était au courant. Yahiko me dévisagea avec un grand sourire malicieux et je sus que Naruto avait dû se confier. Je me tournai, d'ailleurs, pour voir où le reste de ma famille en était avec les salutations. Naruto était avec mon père et tous deux s'échangeaient des banalités, pendant que Kushina embrassait Itachi.

Soudain, Naruto glissa un regard vers moi. Comme possédé par une force plus grande que moi, je souris, un sourire que Naruto me retourna sans hésiter. Mes sens en furent complètement grisés, mes jambes devinrent toutes molles.

- Allons, passons à la salle à manger, proposa mon père.

Il attira les invités vers la pièce tandis que je restai derrière.

- Euh, je… j'ai oublié mon téléphone à l'étage, marmonnai-je quand mon frère passa devant moi.

- Fais vite alors.

Yahiko rejoignit son petit copain en gambadant et ne rata pas l'occasion pour envoyer un clin d'œil à Naruto qui, lui aussi, demeura sur place. Une fois seuls dans le hall, je jetai un dernier regard à mon petit ami avant de me tourner vers l'escalier et de monter les marches deux à deux. Je n'eus aucunement besoin de regarder par-dessus mon épaule pour voir que Naruto m'avait aussitôt emboîté le pas.

Je me dirigeai vers ma chambre pour m'assurer qu'on ne nous dérangerait pas, mais Naruto m'attrapa le poignet au milieu du couloir et me coinça contre le mur. Bientôt, et doucement, il captura ma bouche avec la sienne. J'ignorais si Naruto faisait encore attention à cause de ma jambe et ma récente blessure, ou s'il était simplement un mec doux et prévenant. Pas que je détestais. En fait, sa douceur et ses gestes remplis d'attention me faisaient fondre littéralement.

Sans même réfléchir, mes bras se balancèrent autour de son cou, prenant appui sur ses épaules et je lui rendis son baiser, avec l'infernal sensation d'être en train de me noyer. Le souffle me manquait, mon cœur battait la chamade, mais j'étais accroché à ces belles lèvres charnues et j'étais incapable de les lâcher. Nous nous embrassâmes langoureusement, les mains de Naruto bien sages sur ma taille.

- Hmm, murmurai-je lorsque, à court d'oxygène, nous dûmes nous séparer. Naruto…

- Bonsoir, souffla-t-il avec un rictus.

Je plongeai dans le bleu de ses yeux et oubliai ce que je voulais lui dire.

- Hum…

- Ça va ?

- Ouais, dis-je. Très bien. Je… tu as parlé à ton cousin ?

Naruto parut surpris.

- Ouais, pourquoi ?

- Pour nous deux ? Est-ce qu'il t'a raconté ce qu'il complote avec mon frère ?

- Non ! Ne me dis pas que ton frère t'a tout révélé ? J'en peux plus du mystère qu'il laisse planer depuis des semaines…

- Ouais, Itachi m'a dit, chuchotai-je avec un rictus amusé.

Naruto sourit.

- Tu me le révèles en primeur ?

- J'ai peur qu'Itachi m'étrangle dans mon sommeil si je dis un mot. T'inquiète, tu n'auras pas à patienter encore longtemps.

- Alors allons-y, dit-il en glissant sa main dans la mienne.

- Attends, je…

Il se retourna vers moi. À nouveau, je plongeai dans ses yeux parfaits. Un ciel d'été sans nuages, dans lesquels je pouvais me perdre infiniment.

- Oui ?

- Est-ce que… tu voudrais qu'on le dise à nos parents ? demandai-je. Pour nous deux…

Les lèvres de Naruto s'ouvrirent doucement. Il ne parut pas choqué, ni même effrayé, mais il ne dit rien pendant de longues secondes, ce qui me fit douter.

- Oh, ne t'inquiète pas, m'empressai-je de rectifier. Si tu n'es pas prêt. Si tu préfères attendre…

- C'est moi qui ai cru que tu voudrais attendre, m'avoua-t-il à voix basse.

Toujours adossé au pan de mur qui séparait ma chambre de celle d'Itachi, je regardai Naruto sans savoir comment exprimer ce que j'avais réellement envie de lui dire. Toute cette conversation avec Itachi, un peu plus tôt… Elle m'avait libéré, mais une toute petite incertitude demeurait au fond de mon cœur, et Naruto seul avait le pouvoir de m'en délivrer.

- On le dit ce soir, si tu veux ? Après l'annonce de ton frère et de mon cousin.

- O-OK.

- Sasuke ? tenta Naruto. Il y a autre chose ?

- Sois honnête. Tu veux vraiment être avec moi ?

- On ne va pas recommencer, soupira-t-il.

- Je veux en être sûr avant de m'abandonner complètement à mes sentiments.

Naruto me considéra avec le désespoir dans le regard. Mais aussi un amour plus fort que ce à quoi je me serais attendu. Nous ne nous étions vu que deux ou trois fois durant la dernière semaine. Et durant ces moments, nous n'avions pas parlé autant. Le soir du bal, nous étions grisés, maladroits, heureux de s'être avoué nos sentiments. Mais le bal était le genre d'événement durant lequel on pouvait s'emporter, s'emballer et confondre nos vrais sentiments avec ce que nous avions envie de ressentir.

Alors, Naruto fit un pas vers moi, me collant davantage au mur. Son visage s'arrêta à quelques centimètres du mien.

- Peut-être que ça peut te sembler bizarre. Après, quand on pense à notre histoire et au fait qu'on a toujours passé plus de temps à se battre qu'à vraiment s'écouter… Mais Sasuke, c'est toi que j'aime. C'est avec toi que j'ai envie de… d'être. Je te l'ai déjà dit non ? Je suis amoureux de toi. D'ailleurs, je l'ai déjà dit à ma mère.

Je relevai les yeux vers lui.

- Vraiment ?

- Ouais. En quelque sorte. Je n'ai pas dit qu'on était ensemble, mais je lui ai dit que j'étais amoureux d'un mec et elle a deviné que c'était toi.

- C'est vrai ? répétai-je, sidéré. Eh bien, ta mère est une voyante.

- En fait c'est nous qui étions aveugles, ricana Naruto en venant nicher son visage contre mon cou.

Le contact me fit frissonner de plaisir. Je posai mes bras autour de son cou et, d'une main sur son visage, je tournai sa tête vers la mienne pour qu'il puisse m'embrasser. Ce nouveau baiser surpassa les derniers, et envoya des feux d'artifices dans tout mon corps. Naruto attrapa mes hanches puis remonta vers ma taille, me serrant contre lui d'une façon qui me rendait complètement fou. Je ne savais rien pour le moment. Je ne savais pas ce que j'avais envie de faire plus tard – demain, ou l'an prochain, ou dans cinq ans même. J'ignorais où j'allais être. J'ignorais si je me remettrais un jour de ma blessure, si je pourrais remonter sur un trapèze. Ce que je savais, c'était que je ne voulais pas laisser partir ce garçon. Même si, comme le disait Itachi, cet amour brûlait tout ce qu'il avait à brûler durant l'été et qu'il s'essoufflait et que Naruto et moi partirions chacun de notre côté, je voulais vivre tout ce que j'avais à vivre. Peu importe où cela allait me mener…

- HÉÉÉ ! VOUS VENEZ OU QUOI ? NARUTO JE PRENDS TA PART SI TU NE DESCENDS PAS !

Naruto pouffa contre mes lèvres suite à l'appel de son cousin. Le cœur battant et le souffle erratique, je rouvris les yeux lorsque notre baiser se rompit.

- On devrait descendre, murmura Naruto.

- Pars devant, dis-je.

J'eus un instant peur de m'effondrer sans les bras de Naruto pour me retenir. J'étais envahi par des sensations que je n'avais jamais ressenties de ma vie. C'était ahurissant et étourdissant. Mais le blond se tourna et s'éloigna vers l'escalier, me jetant un dernier coup d'œil ainsi qu'un grand sourire béat et amoureux. Si je n'étais pas déjà enseveli jusqu'au cou, je nous trouverais beaucoup trop mielleux et ridicule. Mais j'étais juste bêtement heureux.

Lorsque j'arrivai à la cuisine, ma mère avait déjà servi les assiettes. Naruto m'attendait à l'entrée. Il me tendit une main. Prêt ?

Je croisai les yeux d'Itachi qui me renvoya un clin d'œil.

Alors je pris la main de Naruto et nous nous rendîmes ensemble à la table.

- Avant que Yahiko et Itachi ne fassent leur grande annonce, s'enquit Naruto en élevant la voix. Je voudrais… en fait, Sasuke et moi aimerions en faire une également.

Nos parents tournèrent leurs têtes dans notre direction. Je remarquai les yeux de mon père qui tombèrent aussitôt sur nos mains entrelacées, tandis que Minato questionnait sa femme du regard. Ma mère attendit patiemment, un sourire doux accroché aux lèvres, tandis que Kushina semblait prête à exploser d'excitation. Ces prochaines réactions me semblèrent bien positives – pourquoi ne le seraient-elles pas ? – et je me détendis légèrement.

- On est… eh bien, voilà, on est ensemble, lâcha Naruto.

- C'est vrai, ça ? s'exclama ma mère aussitôt. Tu m'avais pas dit ça, mon chou ?

- Maman, grinçai-je au surnom. Je… c'est récent. Très récent.

En fait, je voyais dans son regard qu'elle parlait plutôt de mon orientation sexuelle. Je me fis une note mentale de ne pas oublier d'en discuter avec ma mère plus tard. Avec mes deux parents, en fait. Parce qu'en juger de l'expression de mon père, il était aussi confus. Pas déçu, loin de là. Juste confus.

Ma mère se leva et vint m'embrasser.

- Eh bien dis donc ! Je suis si contente pour vous !

- En effet ! lança Minato. C'est super, les garçons. Moi qui pensais que vous aviez envie de vous arracher les yeux !

Il éclata de rire et, à ma grande surprise, mon père le joignit. Il se leva ensuite et vint serrer la main de Naruto avant de me tapoter l'épaule.

- Je suis vraiment content pour toi, fiston. Hum, ajouta-t-il ensuite en coulant un œil vers Naruto. On va discuter. Plus tard. Toi et moi.

Je devins écarlate en me rappelant brusquement la déclaration que Naruto avait lancé au souper, la dernière fois. Maintenant que j'avais un petit ami, mon père allait sûrement s'imaginer un tas de choses… Super…

- Bon, mangeons avant que ce ne soit froid !

Dans une ambiance festive, heureuse et légère, nous nous installâmes enfin à table tous ensemble. Je devais admettre que je me sentais beaucoup mieux. Un gros poids était retiré de mes épaules même si je n'avais pas réellement été inquiet de le dire à mes parents. J'avais de la chance d'avoir des parents comme eux, qui m'aimaient comme j'étais. J'avais vraiment beaucoup de chance.

Nous mangeâmes joyeusement, discutant et riant bruyamment. Je ne m'étais pas senti aussi bien depuis des lustres, et en plus, j'étais impatient pour la suite. Je me sentais comme un petit garçon à Noël. Alors, lorsqu'Itachi se leva enfin, et qu'il attira notre attention, je me tournai vers lui avec un grand sourire.

- Bon alors, vous le savez sans doute, Yahiko et moi sommes ensemble depuis plusieurs mois. Notre relation… est devenue plus sérieuse que nous ne l'avions d'abord envisagé et…

Itachi se tourna vers son amant qui se leva à son tour.

- Voilà, il est enceinte, blagua Itachi bêtement.

Nos rires fusèrent et Yahiko bouscula son petit ami tendrement, non sans rire comme un petit fou à son tour. L'amour était pétillant dans leurs regards. Il débordait et rejaillissait autour d'eux. Le cœur battant, je cherchai les yeux de mon petit ami et me rendis compte qu'il me regardait de la même façon. Je rougis comme un idiot tandis que mon grand frère reprenait la parole après cet intermède humoristique.

- La vérité, c'est que…

Itachi marqua une pause, au bout de laquelle, il était soudain beaucoup plus sérieux.

- Depuis l'accident de Sasuke, tout a changé.

Je fronçai les sourcils en entendant les paroles que j'avais prononcées un peu plus tôt dans sa chambre. Mon frangin posa les yeux sur moi et continua :

- Ça a tout remis en perspective. Pas juste pour lui. Je crois que nous avons tous eu la peur de notre vie, quand on a reçu l'appel de l'école disant qu'il avait chuté et que c'était très grave. Tout a changé depuis ce fameux jour. Pour Sasuke, pour nous. Ça a changé notre perception de la vie et de la mort et… m'a fait réaliser à quel point le chemin est court entre les deux. Et je refuse de gaspiller un seul moment, un seul instant. Je veux profiter et profiter autant que je peux. Alors, c'est pour ça que je me suis mis, avec Yahiko, à la poursuite d'un grand rêve que nous chérissons tous les deux.

Le discours de mon frère me laissa pantois. J'avais les mains moites, la bouche sèche et le cœur battant très fort. Aucun de nous ne parla, ne souffla un seul mot, tous accrochés aux lèvres d'Itachi. Yahiko, debout à ses côtés, le soutenait de son regard rempli d'amour et d'adoration.

- Ça pourrait vous surprendre, mais ce rêve, eh bien… C'est de fonder notre propre famille. Alors, nous avons acheté une maison au bord d'un lac et nous allons nous y installer dès la semaine prochaine, continua Itachi.

- La maison est immense, poursuivit Yahiko. Il y aura des réno à faire, c'est sûr, mais elle est en bonne état, globalement. Nous avons l'intention de…

Itachi se tourna vers Yahiko et, pour la première fois de ma vie, je les vis rougir adorablement.

- Nous allons nous y marier, à la fin de l'été.

Ma mère et Kushina lâchèrent un gros sanglot bruyant qu'elles avaient sans doute au travers de la gorge depuis le début de ce magnifique monologue. Mon père se tourna vivement pour dévisager Minato et j'observai les réactions de ma famille avec le regard embrumé – et ce même si j'étais déjà au courant.

- Quelle merveilleuse nouvelle ! s'écria Kushina en étreignant Mikoto, toutes deux en larmes.

C'était sûrement pour cette raison que je sentis moi aussi des larmes salées couler sur mes joues. Ça ou…

La vie et la mort… et à quel point le chemin est court entre les deux.

- Ce n'est pas tout ! lança Itachi en levant les mains pour rappeler l'attention de tous.

- Ouais, en fait, on avait l'intention de vous inviter à y passer l'été ! s'exclama Yahiko avec un large sourire qui brillait autant que le soleil lui-même. Toutes les vacances, au bord du lac. Il y a assez de chambres pour tout le monde et y'a une plage non loin et un petit village sur le domaine pour faire des achats. Ce sera une belle façon d'inaugurer notre nouvelle maison de vous avoir !

- Je sais que vous travaillez, maman et papa, dit Itachi, mais vous pourriez venir y passer les weekends.

- C'est une invitation que nous acceptons sur le champ ! sourit mon père sans même hésiter.

- Super ! Et vous, les gars ?

Itachi et Yahiko se tournèrent vers moi, puis vers Naruto.

- Je n'ai aucun plan pour l'été qui pourrait surpasser cette offre ! s'exalta Naruto.

Je faillis perdre pied lorsque tous les regards se posèrent maintenant sur moi. Je ne compris pas immédiatement pourquoi ils tiraient tous une tête d'enterrement alors que le moment était si précieux, si rempli de bonheur et d'espoir et de beauté.

Je compris quand je sentis mes larmes glisser jusqu'à mon menton, l'une d'entre elles coulant sur ma lèvre et dans ma bouche, et le goût salé me réveilla.

- Mon bébé, qu'est-ce que tu as ? s'inquiéta ma mère.

Davantage de larmes coulèrent et, bientôt, ce fut le déluge. Je ne comprenais pas vraiment ce qui m'arrivait, juste que j'étais envahi, enseveli comme si j'étais au milieu d'un océan pendant la tempête. Mais cette fois, malgré le regard bienveillant de mes parents, de mon frère, et celui amoureux de Naruto, je ne pus retrouver la surface.

C'était mon accident.

C'était d'avoir frôlé la mort – qui m'avait tellement terrifié que j'avais terré toutes ces émotions au fond de mon cœur depuis ce jour-là.

C'était d'être tombé amoureux tout d'un coup.

C'était la joie si profonde que je ressentais de voir mon frère aussi heureux.

C'était le nombre infini de possibilités qui s'ouvraient à moi. La vie, tout simplement…

C'était tout ça à la fois.

Incapable de gérer, je bondis sur mes pieds, baragouinai des excuses pour avoir gâcher la soirée de mon frère et de Yahiko, puis m'enfuis à toutes jambes. Je montai l'escalier comme un homme désespéré, m'accrochant à la rambarde et arrivai en haut les jambes en compote.

Et m'effondrai dans le couloir.


Lorsque Naruto se leva pour se jeter à la suite de son petit ami, ce fut, contrairement à la dernière fois, Itachi qui lui barra la route.

- Non, cette fois c'est à moi d'y aller, dit-il avant de prendre la direction de l'étage.

Naruto accepta silencieusement et Itachi courut presque jusqu'en haut des marches.

L'aîné des Uchiwa eut un choc en trouvant Sasuke à genoux par terre, pleurant toutes les larmes de son corps. Il fut pris d'une angoisse monstre avant de comprendre d'où pouvait bien venir cette crise. Alors, gentiment, Itachi s'approcha et se pencha pour récupérer son petit frère.

- Hey, souffla-t-il. Viens-là. Je te tiens, ça va aller.

Sasuke se laissa prendre dans les bras de son frère et s'enroula autour de lui comme un bébé koala. Il pleura contre l'épaule d'Itachi en marmonnant des « Je suis désolé » et des « Je suis si heureux pour toi ». Mais Itachi vit à travers le voile, il lut entre les lignes : Sasuke n'était pas en train de pleurer des larmes de joie. Oui, il ressentait des émotions positives dans tout ce lot d'émotions, mais il y avait autre chose aussi. Un amalgame de sentiments si profond et puissant qu'il ne pouvait pas continuer à le garder en lui. Itachi le soupçonnait même d'être en train d'évacuer tout ce qui l'avait empoisonné depuis son accident, autant ses peurs que ses rêves brisés et que ses espoirs pour l'avenir qui venaient ajouter au poids qu'il portait.

En plus, on y ajoutait un amour naissant qui, oui, était un événement heureux, mais puissant en émotions fortes.

Alors il tint son frère dans ses bras.

Il n'y avait que ça à faire pour l'instant…


À SUIVRE...


Coucou à tous ! Alors voici la suite de Skinny Love. Non je n'ai pas abandonné cette histoire... et non, elle n'est pas terminé! Sasuke a encore beaucoup de belles choses à vivre avant de tirer un trait sur cette fiction ! ;)

J'espère sincèrement que vous avez aimé ! :) Qu'en avez-vous pensé ? Je crois que ce chapitre aurait pu être intitulé "When life hits you in the face" ;) C'était intense, mais après tout, Sasuke a vécu beaucoup de choses douloureuses, et le contrecoup, parfois, revient plus puissant qu'on ne peut le penser, après une expérience traumatisante comme celle-là. Et même les émotions positives prennent parfois trop de place. Grand frère Itachi est là!*O*

A bientôt, pour la suite! Un bel été se prépare pour nos tourtereaux et je pense même ajouter un Lemon, qu'en pensez-vous ? Merci de suivre encore cette histoire et à bientôt !

Bisous,

Tch0upi