Titre : About a boy (suite de Glimpses)

Auteur : LilyIsAwesomerThanYou

Traducteur : Gini95

Résumé : C'est l'histoire d'un garçon qui devait sauver le monde et sa vie après avoir été adopté par nul autre que Severus Rogue, la redoutable chauve-souris des cachots Suite de "Glimpses", NO SLASH.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne suis qu'une simple traductrice. L'univers d'Harry Potter est du ressort de J.K Rowling.

Commentaires : Désolée pour le retard j'ai commencé un nouveau travail et j'ai un peu moins de temps. J'espère publier le chapitre 4 assez rapidement.

About a Boy – Chapitre 3

Harry resserra sa prise sur son chariot, tandis que Rogue le guidait au travers de la barrière de la plateforme 9 ¾. Ils traversèrent et atterrirent sur la plateforme bondée avant de rejoindre le train.

Rogue l'installa confortablement dans un compartiment avant de partir. Harry sentit le métal glacé des gallions d'or que son père lui avait laissé avant de partir, se réchauffer et glisser au contact de ses doigts. Il les transféra rapidement dans sa poche et essuya la paume de sa main sur son pantalon. Il releva les stores de la fenêtre et vit les autres familles dire au revoir à leurs enfants.

« Nerveux ? » Entendit-il derrière lui. Il se retourna et trouva Drago debout à l'entrée du compartiment, tirant une grande malle derrière lui.

« Nerveux est un mot bien trop faible, » répondit sincèrement Harry. Il se leva ensuite pour aider Drago à placer sa malle sur les filets au-dessus des sièges.

« Oh allez ! Ce n'est pas si mal ! »

« Pour toi peut-être, » marmonna-t-il en regardant ses mains. « Et si je n'ai pas assez de magie ? »

« Impossible », prononça Drago en s'asseyant face à Harry. « Tu as une baguette ! »

Harry sortit sa baguette de houx de sa malle. « Ouais… »

« Alors tu es un sorcier ! »

Harry grommela et rangea sa baguette qui s'éclaira légèrement. Il leva les yeux lorsque Drago baissa les stores.

« Allez, mettons nos robes. Je n'aime pas ces habits moldus. » Il retira son pull vert d'une manière dégoûtée. « En plus, Père m'en a acheté de nouveaux. Regarde ! Elles sont identiques à celles de l'école mais les attaches sont en forme de serpent. Je devrai encore me changer avant d'arriver à Poudlard, mais elles sont cooles. » Il tendit ses vêtements pour que Harry puisse les inspecter. Ce dernier acquiesça avant de sortir les siennes.

Harry enleva rapidement son pull et le jeta dans la malle. Au souffle brusque que fit son ami, il s'arrêta.

« Ha…Harry, ton dos ! » S'exclama Drago en s'étouffant. « Tes cicatrices ! Père m'en a parlé, mais c'est si horrible… » Il s'interrompit.

« Merde ! » Rougit Harry. Il se hâta de mettre ses robes. Une fois ses vêtements correctement boutonnés, il se tourna vers Drago, qui toujours pâle et choqué, était en train d'enfiler ses propres vêtements. « Si tu m'aides à descendre ma malle, je m'en irai. »

Les sourcils de Drago se froncèrent. « Qu'est-ce que tu racontes ? »

« Tu veux que je parte, n'est-ce pas ? Je suis dégoûtant et faible et… » Il chercha ses mots avant de murmurer, « et un monstre ! » Il cracha le dernier mot en retombant sur sa chaise, sa tête entre ses mains.

« Je ne pense pas que tu sois toutes ces choses Harry, » balbutia Drago en regardant ses mains pour éviter le regard affligé sur le visage de son ami. « Et si ça ne te dérange pas, je préfère que tu restes. »

Harry croisa son regard. « Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu n'as aucune idée de qui je suis, de ce qui m'est arrivé. »

« Tu as raison, » répondit Drago, les yeux fixés sur les stores fermés. Il se retourna vers Harry : « Mais le fait est que je m'en fiche. Je me fiche de ce qui t'es arrivé. Je me fiche de ce que tu penses être. Pour moi tu es juste Harry. Tu es juste le garçon que j'ai rencontré il y a deux semaines, avec qui j'ai parcouru le Chemin de Traverse et j'aime ce garçon. J'aime beaucoup mon nouvel ami. » Le coin de ses lèvres se contractèrent en un sourire.

Harry lui sourit timidement, laissant échapper un profond soupire de soulagement. « Merci Drago. »

Ce dernier sourit de nouveau et se tourna pour remonter les stores avant de s'installer dans son siège, se préparant au long voyage.

La porte du compartiment s'ouvrit en rebondissant avec fracas, frappant presque les deux enfants debout dans l'embrasure de la porte. Harry sursauta au bruit, mais resta silencieux. Observant silencieusement.

Une petite fille aux cheveux ébouriffées s'avança, laissant dans l'embrasure de la porte un roux au visage couvert de taches de rousseur.

« Bonjour, je suis Hermione Granger et voici Ron Weasley. Cela ne vous dérange pas si on s'installe avec vous ? Tous les autres compartiments sont pleins. En plus, certains élèves plus âgés lancent des sorts dans le couloir un peu plus loin. » Elle avait l'air essoufflée, comme si elle venait de fuir ces élèves. Elle se retourna vers le roux « Ron, ce compartiment est-il agréable à ton goût ? »

Ron secoua rapidement de la tête, ses joues et ses oreilles rougissant. « Pas ce compartiment, Hermione, » balbutia-t-il en regardant les deux garçons assis devant lui.

Hermione avait l'air légèrement agacée. « C'est notre seule option. Qu'est ce qui ne va pas avec ce compartiment ? »

Ron chercha ses mots un moment avant de cracher. « Je ne m'assirai pas avec un Malefoy ! »

« Oh arrête Weasley, tu dis ça comme si j'avais envie de m'asseoir à côté de toi ! » Riposta Drago, fronçant légèrement les sourcils.

Ron regarda Drago de haut en bas avant de s'arrêter sur les fermetures argentées en forme de serpent sur ses robes. « Des serpents comme attaches, » se moqua-t-il avec dégoût. « Ça te va bien, Malefoy. A toi et ton père visqueux. Tu dois changer tes robes, tu sais. Elles ne sont pas appropriées pour l'école. »

Drago se leva, son visage se tordant de colère. « Ne parle pas comme ça de mon père. Et oui, je vais changer de robe. Ce n'est pas ce que vous pouvez faire, n'est-ce pas ? Je parie que tu voudrais échanger tes robes élimées de seconde main. »

« Je ne voudrai pas de ces robes. Je mettrai les miennes tous les jours. »

Harry se leva, énervé, et se glissa entre les deux rivaux. « Je les aime. »

Ron haleta. « Tu es… » Il tendit la main vers le front de Harry.

Harry recula violemment, tombant en arrière vers Drago qui le releva.

Le roux avait l'air choqué.

Hermione entra rapidement, brisant la dispute, et poussa Harry et Drago vers la fenêtre et Ron vers la porte.

« Vous tous, asseyez-vous ! Quant à vous deux… » Elle désigna Ron et Drago, « Surmontez vos problèmes. C'est le seul compartiment disponible et nous allons y rester. Que cela vous plaise ou non. »

Ron s'installa sur le siège le plus éloigné du blond, Hermione à ses côté tandis que Drago et Harry prirent les sièges en face d'eux.

Après quelques minutes de conversation tendue, un tintinnabulement discret se fit entendre révélant une femme aimable et âgée tirant un chariot où était empilé différents types de sucreries.

« Vous désirez quelque chose les enfants ? » Demanda-t-elle, inconsciente de la tension de la pièce, ou peut-être essayant de la dissoudre.

« Rien pour moi, merci. » Répondit Ron en grimaçant. Il brandit un sandwich enveloppé.

« Maman et papa me tueraient, » murmura Hermione. Ignorant la remarque, Harry et Drago s'avancèrent, cherchant des gallions d'or dans leurs poches avant de les tendre.

« Un peu de tout s'il vous plaît, » demanda poliment Harry. Il donna un discret coup de coude à son ami blond. Il n'avait jamais pu partager avec qui que ce soit avant et Drago allait tout gâcher (non pas que cela l'aurait énormément dérangé).

« Nous partageons le coût, » insista Drago pendant que Harry jetait sur la malle qui servait de table une pile de bonbons.

La tension se relâcha rapidement alors que les quatre enfants de onze ans se précipitaient sur le tas de bonbons. Hermione se retint alors que Ron, le visage maculé de chocolat, lui donna un coup de coude.

« Allez, 'Mione, » exhorta-t-il en prenant une bouchée de Chocogrenouille. « Pourquoi ne manges-tu pas ? »

« Mes parents sont dentistes, » répondit-elle comme si cela suffisait pour répondre à sa question. Harry grimaça de compréhension, tous deux inconscients de la confusion sur le visage des deux sorciers.

« Que diable sont des dentistes ? » Demanda Ron, essuyant ses doigts tâches de chocolat sur sa robe, une main sur sa bouche. Drago hocha la tête montrant son incompréhension.

« Ils gardent vos dents en bonne santé. Je ne suis pas censée avoir des bonbons comme ça. Cela pourrit les dents ! » Répondit Hermione.

Drago et Ron échangèrent un regard horrifié. « Et que se passe-t-il quand les dents pourrissent ? »

« Eh bien vous avez des caries. Ce sont essentiellement des trous dans vos dents. Quand cela arrive, les dentistes, comme mes parents, doivent entrer et creuser dans vos dents pour éliminer toute la carie. Après avoir troué vos dents, ils remplissent le creux avec une ou plusieurs choses différentes, généralement des métaux tels que l'or, l'argent, le cobalt, le nickel ou le mercure. Parfois la cavité est si mauvaise, qu'ils doivent prendre un moule de votre dent puis la creuser encore plus profondément jusqu'à qu'elle soit assez petite pour qu'une couronne puisse tenir. Un faux moule de la dent. » Expliqua Hermione.

Harry cacha son sourire quand Drago s'étouffa, « C'est barbare ! »

Hermione sourit tandis que les garçons poussaient à la hâte les bonbons vers le milieu de la malle, loin d'eux.

Harry tendit la main vers une Patacitrouille, ignorant les expressions horrifiées de Drago et Ron.

« Ne fais pas ça Harry ! » Grinça des dents Ron, les yeux bleu écarquillés.

« Cela va faire des trous dans tes dents ! » Ajouta Drago, ses yeux gris pâle suivant les mouvements de Harry alors que le garçon portait le petit dessert à sa bouche.

oOoOo

Au moment où le Poudlard Express entrait dans la station sombre de Pré-au-Lard, Drago et Ron avaient surmonté leur aversion pour les sucreries, mais pas tout à fait celle pour les dentistes.

Alors qu'ils sortaient du train, ils se dirigèrent vers un homme très grand avec un manteau en fourrure.

« J'ai rêvé de lui ! » Haleta Harry. Ses trois amis le regardèrent surpris.

« De Hagrid ? » Demanda Ron confus. Mais il fut coupé par le grand homme lui-même.

« Comment ça vous vous quatre ? » Demande l'homme, Hagrid, d'un ton bourru en frappant brutalement d'une main le dos de Drago, ce qui le fit tousser. « Par Merlin, comme tu as grandi Harry. La dernière fois que je t'ai vu tu n'étais encore qu'un bébé. » Il tendit les deux mains pour indiquer la taille de Harry lorsqu'il était encore tout petit. Il se tourna ensuite vers les autres membres du groupe : « Toi tu dois être un Malefoy ; je me souviens de ton père. Et, ah, tu dois être Ron Weasley ; j'espère que tu ne seras pas comme tes frères, toujours en détention. Et… » Il se tourna vers Hermione « Quel est ton nom ? »

« Je m'appelle Hermione Granger, » répondit Hermione en levant les yeux vers le demi-géant devant elle.

« Bienvenue à Poudlard ! Suivez-moi, je dois vous amener au château. »

Hagrid les conduisit, ainsi que le reste des premières années, vers une flotte de petits canots sur le lac. Les quatre amis grimpèrent ensemble. Harry s'approcha du centre du petit bateau avec appréhension. Alors que les canots commencèrent à naviguer sur les eaux noires, Harry remonta ses genoux contre sa poitrine et regarda autour de lui avec intérêt et appréhension.

Alors qu'ils passaient sous un affleurement rocheux, Hermione laissa traîner ses doigts dans l'eau sombre coulant sous le bateau. Harry l'entendit murmurer légèrement : « Peu importe ce que l'on perd (toi ou moi), ce qu'on trouve dans la mer c'est toujours nous-même. »

« Qu'est-ce que c'était Hermione ? » Murmura-t-il en se rapprochant nerveusement.

Elle leva soudainement les yeux, et lui sourit timidement. « C'est un extrait d'un poème de EE Cummings, un écrivain moldu. Un de mes préférés en fait. »

Il sourit en retour. « Je l'aime bien. »

La voix de Hagrid retentit soudainement, provenant de plusieurs bateaux devant eux. « Si vous regardez en haut vers ce côté, vous aurez un premier aperçu du château. »

Et soudain ils arrivèrent au bon endroit. Le château, immense et magnifique, se dressait au-dessus du lac, les fenêtres allumées et plusieurs grandes tours se dressaient vers le ciel. Les lignes nettes du toit semblaient se fondre dans le ciel noir et étoilé, le faisant paraître sans fin et surréaliste.

Beaucoup d'étudiants haletèrent devant le spectacle impressionnant. Harry se surprit à se demander pourquoi il n'avait jamais regardé le château. Il avait été à l'extérieur du château bien sûr, mais il n'avait jamais eu l'occasion de jeter un œil à l'école auparavant. C'était magnifique.

Ron, quant à lui, était trop occupé à regarder l'eau du lac noir pour jeter un œil à l'impressionnant château. Il se pencha plus loin, ses sourcils se soulevant et se fronçant sur son front pâle.

« Ron, qu'est-ce-que tu regardes ? » Demanda doucement Harry, déchiré entre l'idée de regarder de plus près le lac ou garder une distance de sécurité avec l'eau.

« Fred et Georges, mes frères, tu sais… Ils m'ont beaucoup parlé d'un Calamar Géant. J'essaie de le voir. Ils pensent l'avoir vu une dizaine de fois. A bien y penser, ils devaient sûrement se moquer de moi. » Conclut Ron en levant les yeux. Il put apercevoir enfin le château. « Whoa ! » Il fut instantanément hypnotisé.

Les petits canots s'arrêtèrent sur le rivage, et les premières années débarquèrent. Hagrid les conduisit sur un chemin escarpé et rocheux en direction du château. Alors qu'ils s'approchaient des hautes portes en bois, Harry fut de nouveau pris d'appréhension. Dans quelle maison serait-il envoyé? Et s'il atterrissait à Poufsouffle ?

Hagrid les laissa devant les portes. « C'est là que je vous laisse. Bonne chance ! » Il leur lança un sourire amical et s'éloigna dans l'obscurité.

Les enfants commencèrent à murmurer entre eux jusqu'à que les portes d'entrées s'ouvrirent révélant une grande femme à l'allure sévère.

« Bienvenue à Poudlard. Je m'appelle le professeur McGonagall. Veuillez me suivre. »

Elle les conduisit à travers le hall d'entrée vers de grandes doubles portes.

« Nous sommes sur le point d'entrer dans la Grande Salle. Une fois à l'intérieur, vous serez réparti dans une maison avant de la rejoindre pour participer à la fête de début d'année. Les quatre maisons sont Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Maintenant, chaque maison a ses bons et ses mauvais côtés, et chacune a son histoire unique. Cette maison deviendra pour vous une famille, une maison. Vous y ferez tout, suivre les cours ensemble et dormir dans le même dortoir.

« Vous découvrirez rapidement que Poudlard fonctionne sur un système de points. Chaque fois que vous obtiendrez de bons résultats, vous rapporterez des points à votre maison, mais à chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points. A la fin de l'année, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre maisons. Bonne chance ! »

Une fois son discours finit, le professeur McGonagall ouvrit rapidement les portes de la Grande Salle et les conduisit à l'intérieur. Harry secouait la tête d'avant en arrière, essayant de tout absorber. Quatre longues tables étaient placées dans la pièce, ce que Harry supposait être pour que chaque maison puisse dîner ensemble. Des torches tapissaient les murs de pierre et des bougies flottaient dans l'air, remplissant la pièce d'une lumière douce mais suffisante. Harry leva les yeux avec admiration vers le plafond, qui était une réplique parfaite du ciel nocturne à l'extérieur.

« C'est pour ressembler au ciel, » chuchota Hermione avec excitation à son oreille. « C'est le ciel que nous voyons. »

Harry laissa ses yeux dériver vers la Grande Table, où il savait que Rogue était installé. Effectivement, l'homme était assis à côté d'un autre adulte portant un étrange turban violet en mangeant son steak en silence. Rogue croisa son regard et sourit alors que le visage de Harry se fendait d'un sourire.

Son regard se posa finalement sur un chapeau souple et usé, posé sur un tabouret.

« Qu'est-ce-que c'est ? » Vint une voix derrière lui.

Une déchirure, tout près du bord, s'ouvrit en grand, comme une bouche, et le chapeau se mit à chanter :

Je n'suis pas d'une beauté suprême

Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit

Je veux bien me manger moi-même

Si vous trouvez plus malin qu'moi.

Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides

Font pâl'figure auprès de moi

Car à Poudlard, quand je décide,

Chacun se soumet à mon choix.

Rien ne m'échapp'rien ne m'arrête

Le Choixpeau a toujours raison

Mettez-moi donc sur votre tête

Pour connaître votre maison.

Si vous allez à Gryffondor

Vous rejoindrez les courageux,

Les plus hardis et les plus forts

Sont rassemblés en ce haut lieu.

Si à Poufsouffle vous allez,

Comme eux vous s'rez juste et loyal

Ceux de Poufsouffle aiment travailler

Et leur patience est proverbiale.

Si vous êtes sage et réfléchi

Serdaigle vous accueillera peut-être

Là-bas, ce sont des érudits

Qui ont envie de tout connaître.

Vous finirez à Serpentard

Si vous êtes plutôt malin,

Car ceux-là sont de vrais roublards

Qui parviennent toujours à leurs fins.

Sur ta tête pose-moi un instant

Et n'aie pas peur, reste serein

Tu seras en de bonnes mains

Car je suis un chapeau pensant !

Harry et Drago échangèrent des regards incrédules.

« Il chante ? » s'étonna le garçon blond pourtant impassible. Harry et plusieurs autres élèves ricanèrent à côté de lui.

Leur rire fut rapidement étouffé lorsque le processeur McGonagall baissa les yeux avec désapprobation et lut le premier nom.

« Abott, Hannah ! »

Une fille aux cheveux blonds s'approcha et s'assit sur le tabouret. Le chapeau resta un moment sur sa tête avant de crier Poufsouffle. Harry la regarda attentivement se précipiter pour rejoindre sa nouvelle maison située à leur droite. Elle ne semblait pas rejetée.

Harry prêta une attention toute particulière au professeur qui lisait une longue liste de noms. Il pu voir Hermione être triée à Gryffondor après un long moment de discussions avec le Choixpeau et Drago fut envoyé à Serpentard immédiatement après que l'artefact magique ai touché sa tête.

Enfin le professeur McGonagall appela : « Potter, Harry ! »

Harry traversa la foule des premières années qui s'agglutinaient autour de lui et franchit rapidement la courte distance jusqu'au tabouret. Il jeta un rapide coup d'œil vers Hermione et Drago avant de s'asseoir et de poser le chapeau sur sa tête. Celui-ci tomba sur ses lunettes, l'empêchant de voir au-delà du tissu sombre de la doublure intérieure du Choixpeau.

Une voix basse arriva soudain à ses oreilles.

« Eh bien, qu'avons-nous ici ? » murmura le Choixpeau à son oreille. « Tu as traversé beaucoup de choses, jeune homme. Tu le sais certainement. »

« Tais-toi, » marmonna Harry en fermant les yeux.

« Très bien. Tu es difficile à placer. Un désir d'apprendre, Serdaigle, bien sûr. Une bravoure indéniable et infranchissable, certainement Gryffondor. Une soif de faire tes preuves et de ressembler à ton père, Serpentard. Ah…. Je ne rencontre que très rarement un élève aussi farouchement loyal. Que dis-tu de Poufsouffle ? »

Harry sauta presque de sa chaise pour s'enfuir. Il sentit des larmes commencer à picoter au coin de ses yeux. Il allait être rejeté, comme d'habitude.

« Non, non. S'il te plaît, pas Poufsouffle. S'il te plaît, s'il te plaît, pas Poufsouffle. » Il répéta sans cesse sa phrase, jusqu'à que le Choixpeau reprenne.

« Es-tu sûr ? Eh bien, il est difficile de choisir. Tu conviens aux quatre Maisons. Mais bien sûr, tu as refusé Poufsouffle. Serdaigle te siérait bien également, mais tu as un désir inconscient d'être avec tes amis. Ce qui nous laisse Gryffondor ou Serpentard. »

« Gryffondor serait sûrement une bonne maison pour toi. Je n'ai rarement vu une bravoure telle que la tienne chez les enfants de ton âge. Ce que je comprends compte tenu de ce que tu as vécu. Et tu es tout aussi têtu et inébranlable dans tes décisions. Et cette conscience morale, quel sens du bien et du mal. Mais bien sûr, tu serais prêt à l'ignorer pour le bien de tes amis. C'est encore Poufsouffle. »

Gryffondor ? Il pourrait être avec Hermione. Ce ne serait pas si mal. Et d'ailleurs, Rogue n'avait il pas mentionné que ses deux parents étaient dans cette maison ? Mais lui était à Serpentard. Harry eu une sensation d'enfoncement en pensant qu'il était assis depuis plus longtemps que les autres et le Choixpeau n'avait toujours pas pris sa décision. Arriverait-il à la conclusion qu'il n'était pas assez bon pour aucune des Maisons ?

« Oh, ne t'inquiètes pas. Nous trouverons une Maison pour toi. Bien sûr, il y a Serpentard, dans laquelle tu te sentirais très bien. Tu as tellement soif de faire tes preuves, d'être quelqu'un, d'être important. Et ton père adoptif, il était à Serpentard n'est-ce pas ? Tu veux être avec lui, comme lui, tu ne veux pas le décevoir.

« Alors Harry Potter, tu as fait ton choix ? Tu as déjà éliminé Poufsouffle et Serdaigle. Tu es adapté à Gryffondor et Serpentard. Alors, laquelle choisis-tu ? »

Harry resta silencieux quelques instants, débattant avec lui-même. Vraiment, Gryffondor semblait être la meilleure Maison, avec sa bravoure, son sang-froid et sa chevalerie. Mais ensuite il y avait Serpentard, pour les étudiants qui voulaient faire leurs preuves. Il voulait certainement le faire également, et bien sur Rogue et Drago, son père et son meilleur ami, y étaient.

En fin de compte, se fut le facteur décisif.

« Je veux aller à Serpentard, » répondit doucement Harry, laissant ses raisons glisser dans son esprit.

« Oui, bien sûr. Rien ne peut s'interposer entre l'amour d'un père et d'un fils. Mieux vaut être : Serpentard ! » Le dernier mot fut crié au reste de la salle.

Le silence. C'est ce dont se rendit compte Harry quand il enleva le choixpeau. Il regarda avec anxiété les autres étudiants qui le regardaient avec les yeux écarquillés. Il sauta du tabouret, touchant nerveusement le sol avant de chercher à la table des Serpentard le visage familier de Drago. Lorsqu'il le trouva, il supplia silencieusement le garçon de l'accepter.

Drago se leva sans hésitation, et sans rompre le contact visuel, il applaudit bruyamment. Cela rompit efficacement le silence, des conversations éclatant dans toute la pièce, et Harry entendit des chuchotements de tous les côtés alors qu'il laissait le Choixpeau derrière lui sur le tabouret tout en s'approchant de la table des Serpentard. Il s'assit à côté de son meilleur ami qui sourit et entama une conversation sans importance pour le détourner de la réaction du reste de l'école.

En fin de compte, ce garçon était un merveilleux ami.

Les deux nouveaux Serpentard regardèrent avec amusement Ron se diriger vers la table des Gryffondor avant de se plonger dans l'esprit de la fête.

Il pourrait faire avec. Il le pourrait vraiment.

Mais au fond de lui, il ne pouvait pas oublier la petite voix qui lui répétait sans cesse qu'il aurait dû être à Poufsouffle. Il était vraiment un rebut.

Après plusieurs recherches, je n'ai malheureusement pas trouvé de traduction potable du poème.

Concernant la chanson du choixpeau, elle est bien sûre extraite du tome 1.