Et Bonjour !! Vous retrouverez ici un OS lié à la fanfiction Les déclarées et le Maître des ombres. Il est lisible à partir du 36: Le passé de Severus pour que ce soit compréhensible. En espérant que cela vous plaise.
Bonne lecture à tout.e.s!
Chapitre 36.2: Une nouvelle relation.
-Levez-vous! S'exclama soudainement Marie.
La tension de la journée avec la rencontre entre Severus et ses meilleures amies et les révélations de celui-ci lui donnait envie de se défouler.
Elle sortit sa baguette de saule tout en arabesques et le regarda se lever avec une grimace contrariée. Une fois qu'ils se retrouvèrent face à face elle lui indiqua d'un signe de tête que c'était à lui d'attaquer.
Depuis quelques semaines, ils s'entrainaient ensemble afin qu'il retrouve sa magie. Ils faisaient simple, ne cherchant aucunement à se blesser. Ainsi l'un d'eux devaient attaquer avec des sorts de premières années et l'autre devait seulement se protéger. Des sorts simples, basiques mais qu'Il ne maîtrisait même plus.
Marie avait vu sa colère et son angoisse la première fois. Il devait l'attaquer mais sa magie ne lui répondait plus. Il avait été puissant par le passé. Vraiment puissant et à ce moment là, alors qu'il n'était pas parvenu à la désarmer elle avait vu un éclair de douleur passer dans son regard. Convaincue qu'il pouvait y arriver, Elle avait alors proposé qu'ils échangent les rôles afin de tabler sur l'adrénaline. Mais son premier sort avait désarmé l'homme sans qu'il ne puisse rien y faire. Devant sa tentative d'abandon, elle avait crié Encore en lui rendant sa baguette et avait lancé un autre désarmement qui avait fonctionné aussi bien. Ils avaient alors fait quelques échanges qu'il avait voulu arrêter constamment mais qu'elle avait relancé à chaque fois avec un Encore presque rageur. Au bout d'un moment, elle avait tenté un Rictusempra. Il n'avait pas pu le parer et devant le rire de la jeune femme face au sien qu'il retenait douloureusement, il s'était énervé et avait lancé un Expelliarmus par réflexe. Et à leur grande surprise, il avait fonctionné. Cela avait débloqué quelque chose et les sorts les plus simples lui avaient été de nouveau accessibles. Au fil du temps, Severus était devenu plus fort mais Marie parvenait facilement à lui tenir tête. La semaine dernière encore, elle était passée outre son propre bouclier assez facilement le désarmant à deux reprises et elle avait reçu un sortilège de Stupéfixion qui l'avait fait à peine vaciller.
Alors qu'ils se fixaient du regard dans le petit salon, la tension monta d'un cran. Elle était crispée sur sa baguette, nerveuse, quand il leva la sienne d'un geste si vif qu'elle ne le vit pas et s'écria:
- Stupefix!
La jeune femme n'eut pas le temps d'activer son bouclier que le sort la frappa en pleine poitrine et qu'elle s'effondra inconsciente.
Plusieurs minutes plus tard, Marie se réveilla et elle tourna la tête de gauche à droite presque paniquée. Ce ne fut que lorsque son regard croisa les yeux noir remplit d'inquiétude qu'elle se calma.
-Severus! Vous avez réussi à faire un Stupefix! Félicitations!
-Ne me félicitez pas, j'aurai pu vous blesser! Ou en tout cas ne jamais vous réveiller.
Elle avisa une pile d'affaire lui appartenant abandonnée sur le sol, ainsi que la petite pièce dorée qu'il tenait dans une main et elle s'exclamaétonnée:
-Vous alliez les appeler? Pour moi?
- Je n'allais pas vous laissez sur le tapis de mon salon, répondit il en se forgeant un masque impénétrable et en se relevant.
-Mais pourquoi? Il suffisait de lancer un Enervatum!
Elle revit la contrariété marquer son visage et ne voulant pas qu'il se mette en colère, elle afficha un sourire de reconnaissance. De toute façon elle le pensait, il avait été prêt à dévoiler son existence pour elle et dans tout les cas il était parvenu à faire un Enervatum pour elle. Son visage s'adoucit légèrement en la regardant et la voix très basse, il dit:
-Je ne parvenais pas à exécuter le sortilège.
-N'ayez pas l'air aussi embarrassé! Vous l'avez fait au final! Merci! Vraiment! Et merci d'avoir été prêt à les appeler!
Il hocha la tête, lui rendit la pièce et se détourna pour rejoindre son fauteuil. Pendant ce temps là, la jeune femme ramassa les objets qu'il avait du trouver dans ses poches en cherchant le gallion. A savoir: des friandises pour chat, une plume abîmée, une boule Répépét', une bourse pleines de sous et un petit carnet rouge et or.
-Vous l'avez lu? demanda soudainement Marie légèrement embarrassée.
Il se retourna et elle vit son regard se poser tour à tour sur le carnet et sur elle avant de lever un sourcil moqueur.
-Bien sûr que non. Je n'ai pas pour habitude de fouiller dans la vie privée des gens personnellement.
-Mon habilité à le faire vous a sauvé la vie, rétorqua-t-elle en allant se rassoir sur le canapé avant d'ajouter: Mais vous pouvez si vous le voulez.
-De quoi?
-Lire ce carnet.
-Et pourquoi le devrais-je?
Le ton de Severus était froid mais son expression se faisait curieuse alors elle n'hésita pas.
-Il s'agit de notes que j'amasse depuis le début dans l'objectif de créé un sortilège. En vrai… J'avais espéré vous m'aideriez vu que vous avez un certain talent pour ça! Seulement mes amis ont eu le droit de lire ce carnet parce qu'il y a des idées un peu stupides.
Severus se figea un instant et la jeune femme se renfrogna. Elle savait qu'elle lui en demandait toujours plus mais elle savait aussi que l'homme avait été un grand sorcier et qu'il avait lui-même inventé six sortilèges et que par conséquent il serait le plus a même de l'aider. D'une petite voix elle dit:
-Désolé je ne voulais pas vous ennuyer avec ça. Je vous en demande beaucoup déjà avec les potion et les petits duels.
Sans répondre, il tendit la main et avec un sourire ravie elle s'approcha de lui pour lui donner le carnet avant de se rassoir bien droite dans l'expectative.
Elle le regarda pendant plusieurs minutes lire les notes. Elle savait pertinemment que si certaines idées étaient bonnes d'autre risquaient de paraître puériles voire stupides aux yeux de l'homme. De plus, les indications qu'elle avait rassemblées sur la construction d'un sort, surtout depuis qu'elle avait abandonné la Magicologie, étaient certainement bancales. Il posa son regard noir sur elle et, rien qu'à son expression, elle comprit que c'était catastrophique.
-Ah, je le savais! Je n'aurai pas du vous le faire lire. C'était bête.
- Eh bien si vous ne le faites lire qu'à vos amis ça n'a en effet pas beaucoup de sens.
Sa réponse la rendit perplexe. A la surprise de Marie, Severus ne faisait pas un commentaire sur la qualité douteuse des notes. Elle ne comprenait pas très bien ce qu'il voulait dire par là quand soudain la lumière se fit. Elle ne faisait lire qu'à des amis et il ne devait pas considérer leur relation comme amicale. L'expression de Marie se fit embarrassée, ses joues se tentèrent de rouge et elle hésita un instant, sa baguette sortie tournoyant entre ses doigt avant de se lancer,dans un murmure à peine audible:
-Eh bien… c'est peut être présomptueux de ma part mais bien sûr que vous faites parti de ceux qui peuvent lire ce carnet.
-C'est-à-dire?
Le visage de Severus arborait une expression intéressé qu'elle ne comprit pas.
-Euh… Je vous considère comme mon ami Severus. Je pensais que c'était évident… J'ai toujours insisté sur l'utilisation de nos prénoms, dire que je viens ici souvent est un euphémisme et je cherche à vous aider à sortir de là. Et d'ailleurs…
Elle fourragea un instant dans se poche mais put intercepter, sans la comprendre, l'expression de satisfaction sur le visage de Severus. Quand elle releva la tête, il avait reprit un visage neutre. Elle posa sur la table basse un autre faux gallion.
-Pour l'instant celui-ci n'est relié qu'au mien mais si vous acceptez à l'avenir de vous faire connaître de Teddy, on le mettra sur le réseau commun. Enfin , rajouta-t-elle précipitamment, vous n'avez aucune obligation envers moi. Je me doute que vous ne devez pas me voir de la même façon. Ça ne me gêne pas.
-Pourquoi vous pensez cela? Il sembla sincèrement surprit ce qui perturba encore plus la jeune femme.
-Et bien… Je me doute que vous n'allez pas considérer la «gamine» envahissante que je suis comme une amie et vous êtes plutôt constamment froid donc bon...
Elle passa sa main dans ses cheveux courts encore légèrement en bataille et détourna le regard mal à l'aise. Elle ne savait pas comment il allait réagir et elle sentait qu'il allait simplement confirmer ses propos.
- Il me semble vous accueillir ici tous les week-ends, vous avoir fait un descriptif plutôt complet de ma vie, accepter de vous écouter palabrer sur tel ou tel sujet. Et Il me semble accepter que vous fassiez usage de mon prénom. Je pense que cela paraît plutôt évident que je ne ferai pas cela avec n'importe qui.
- Vous n'avez que moi, souffla-t-elle en regrettant instantanément ses mots mais ne voulant pas croire les siens.
-Et je pourrai toujours très bien vous interdire de revenir en soi, répliqua-t-il sèchement avant que sa voix ne devienne plus douce. Ce n'est pas la première fois que nous avons ce genre de conversation, Marie. Vous doutez constamment de vous et de moi. Je ne me sers pas de vous comme palliatif au manque de contact avec un autre être humain. Je n'ai jamais éprouvé le besoin de côtoyer les autres. Et si j'avais un réel problème avec vous, je ne m'embarrasserai pas avec les potions, les duels, à vous faire la conversation ou même à rencontrer les autres quand bien même cela se soit mal passé. Je l'ai déjà dit, il y a quelques mois, mais votre présence est appréciable.
Elle le regarda un peu perdue avec toujours, elle le savait, cette légère rougeur sur les joues. Avant d'hocher la tête et de reposer sa baguette sur ses genoux.
-Donc nous sommes amis? avança Marie prudemment.
- Il semblerait, répondit-il en laissant échapper un petit sourire lorsque Marie le regarda soulagée. Ne croyez pas que je vais pour autant vous laissez faire n'importe quoi en potion!
-Oui professeur, rit-elle, le cœur léger de savoir que sa relation avec Severus était bien passé au statut d'amis.
Ils discutèrent quelques instants à propos du carnet au couleur de sa maison de Poudlard et il lui prodigua quelques conseils tout en raillant certaines idées qu'elle avait eu comme un sort servant à donner à quelqu'un l'effet d'un café et dont la seule formule qui lui était venue à l'esprit de Maëlla et qui les avaient amusé était Expresso Patronum.
-Pitoyable, lâcha-t-il durement.
- Je sais, admit-elle avec un éclair d'amusement dans le regard. On parle de votre sort faisant pousser les ongles?
- Bien sûr que c'était ridicule! J'avais 13 ans!
La jeune femme haussa les épaules n'ayant rien à objecter avant de détourner la conversation:
-N'empêche, vous vous étiez entraîné pour le Stupefix?
- Non.
-C'est étonnant que vous ayez pu le faire ainsi!
-Oui. Je ne comprend pas moi-même ce qui a changé…
Ils plongèrent dans un silence pleins de réflexion que la jeune femme finit par briser la voix basse car encore une fois embarrassée:
-Je peux dormir ici?
- Vous ne pouvez pas rentrer chez vous? demanda-t-il circonspect et irrité.
-Si. Mais j'ai envie.
Elle soutint le regard noir qu'Il lui lança, le sien reflétant certainement une lueur de défi et d'amusement.
-Ridicule.
Elle lui renvoya un moue boudeuse soigneusement construite, avant de lâcher :
-D'accord. Mais ça se fait entre amis!
-Peu m'importe. Vous partirez à l'heure habituelle.
Elle haussa les épaules nullement surprise par son refus. Elle n'avait eu aucune raison de vouloir dormir ici, si ce n'est qu'elle aimait bien. Et comme à son habitude, puisque c'était ainsi entre eux, elle n'avait pas hésité et avait fait preuve d'une honnêteté sans faille. De plus, elle ne se sentait pas de faire face à Maëlla et Caroline et de devoir leur expliquer qu'il s'excusait sachant que ça ne servirait à rien. Même si elle devait se l'avouer, elle appréciait particulièrement l'embêter ainsi. Il était son ami après tout. Un sourire franchit une nouvelle fois ses lèvres à cette idée.
La soirée s'écoula tranquillement, comme ils en avaient pris l'habitude chacun vaquait à son occupation. La jeune femme était penchée sur ses cours de Métamorphose et lui-même étudiait un grimoire sur l'usage des plantes toxiques dans les potions de soin.
Ce soir là, il furent deux à ignorer le moment où l'aiguille dépassait vingt et heure.
Bon bah comme pour l'OS 32 c'est un peu niai et c'était surtout pour m'amuser :)
Voilà voilà.
Des bisous!
À bientôt.
