Merci de vos reviews, je posterais un autre chapitre en fin de semaine à l'avenir :).
Notes: références à l'épisode 10: The man in the killer suit et l'épisode 17: Social engineering.
PS: ForeverHenry99: Yeah, my bad.. I guess I remembered my own surgery when I could cross my arms even though I was linked to all that stuff but not that much for me not to be able to move my arms so I guess I was just writing it that way since it's toward the stomach ;). Also because Jo was able to cross hers in the pilot after her surgery with the bullet. But thank you for noticing.
En fin de journée, Jo retourna à l'hôpital et elle était lessivée. Ils n'avaient pas pu rendre visite ni à Daisy, ni à Madison et encore moins au coach qui avait été accusé d'agression sexuelle sur Amber.
Daisy et Madison passaient des examens de rattrapage à l'université et cela n'avait pas pu les libérer de la journée. Le personnel de l'université leur avait confié qu'elles avaient été toutes deux absentes aux examens finaux de fin d'année, ce qui pouvait avoir un impact sur leur diplôme. Sachant que les examens de fin d'année se passaient en mai, Jo trouverait ça un peu gros qu'elles soient reliées à un meurtre qui s'était passé le matin.
Finalement, on leur avait expliqué que les deux filles étaient cousines et qu'il y avait eu un décès important dans leur famille ce qui avait provoqué leur absence.
Ils avaient dû donc remettre leur visite au lendemain. Mais ils avaient parcouru presque toute la ville pour aller au campus, après s'être rendus au domicile des deux jeunes filles, mais en vain.
Après leur visite, ils avaient fait la route jusqu'à Long Island où le coach avait sa résidence.
En arrivant, ils s'étaient tapé des gros bras qui voulaient absolument savoir la raison pour laquelle ils se présentaient devant la maison. Montrer leurs badges apparemment n'était pas suffisant.
Mais après plusieurs minutes d'argumentation, le majordome de la résidence leur avait confié que le coach était parti à Philadelphie, car son équipe de football jouait un gros match.
Les deux détectives avaient laissé passer et avaient évidemment vérifié l'alibi dès le retour au 11.
Et comme le majordome l'avait dit, ce fut bel et bien vrai. Alors, cela ne voulait pas dire qu'il était innocent, mais bien sûr, ils ne pourraient s'en assurer, également que le lendemain.
De ce fait, ils n'avaient absolument aucun élément pour permettre de savoir qui aurait pu tuer une jeune fille qui avait un avenir assez prometteur et en plus de ça, ils n'avaient aucune cause de la mort. Donc pour l'instant, ils se voyaient forcés de laisser le premier rapport que malheureusement Dr Washington avait laissé : noyade accidentelle. Ce qui n'était pas pour faire plaisir à Lucas qui se promettait de travailler encore plus fort pour tenter de comprendre comment Amber avait pu être tuée.
La jeune fille rentra dans la chambre, où Henry et Abe disputaient une partie de cartes et elle se laissa tomber, comme une masse sur une chaise à côté d'Henry.
En la voyant si blasée, les deux hommes la regardèrent d'une seule et même expression.
- La journée était si horrible que ça ? – demanda Henry
Jo se frotta les sinus
- Tu n'as pas idée ! On n'arrive pas à trouver la cause de la mort et on n'a pas pu parler à trois personnes sur les six qu'on devait interroger.
Henry n'avait pas encore eu connaissance de l'affaire et demanda un rapide résumé à Jo, qui expliqua à quel point Lucas était frustré de ne pas réussir à trouver la cause de la mort.
Henry se mordilla la lèvre. Se sentant quelque peu mal de les mettre dans tant d'embarras.
Abe le regarda de travers.
- Je t'avais dit d'y aller ! Tu vois. Il n'y a que toi qui peux voir ce que d'autres ne peuvent.
Henry allait répondre, mais Jo prit sa défense
- Abe ! Ne crie pas après lui comme ça ! Je lui avais dit de rester près de toi. Et puis, on a quand même réussi à obtenir des informations précieuses, mais il est vrai que ni moi ni Hanson ne pouvons aider Lucas par rapport à la cause de la mort.
Henry se frotta sa petite barbe de trois jours
- Lucas a confirmé qu'il n'y avait pas de mousse quand il a extrait l'eau et cette couleur mauve ?
Jo acquiesça
- En effet ! Et il n'était pas très heureux. Surtout que ça nous oblige à laisser ce que cet imbécile de Washington a mis, c'est-à-dire noyade accidentelle.
Henry pouffa
- Dans les affaires criminelles, rares sont les accidents.
- Tu as tout à fait raison ! Mais du coup on est un peu sur une pente raide.
Abe s'apprêtait à refaire une lecture à Henry quand Jo lui demanda
- Comment tu te sens sinon ?
- À merveille ma belle ! Merci de demander ! Cet idiot à côté de moi ne m'a pas du tout lâché la grappe de la journée, mais ça va. Les infirmiers sont contents parce que je réagis bien à la prise de médicaments alors ils disent que le traitement va bien fonctionner pendant ma convalescence, tant que je ne fais pas l'impasse dessus. Si tout va bien, je ne devrais plus ressentir de douleurs de l'opération d'ici la fin de la semaine prochaine.
Jo fut ravie d'apprendre ça. Elle eut du mal à cacher son émotion.
- Je suis contente d'entendre ça ! Tu nous as vraiment fait une belle peur hier soir !
Elle regarda Henry
- Alors docteur, tu penses qu'il pourra sortir d'ici demain ?
Henry ne put répondre qu'une infirmière qui passait pour prendre la tension d'Abe comme presque toutes les deux heures, répondit joyeusement
- Abraham réagit parfaitement bien alors je ne vois pas de soucis à le libérer dès demain, mais demain soir. Il faudra rester encore ici pour remplir quelques papiers et les dernières piqûres. Ensuite, on vous confiera les médicaments à prendre et ne lésinez pas dessus.
L'infirmière le mit en garde et Abe hocha vivement la tête
- Pas de soucis madame ! Je vis avec un maniaque de la médecine donc vous pouvez être certain qu'il va veiller au grain.
Henry soupira. Abe pouvait vraiment être ingrat par moment. Mais il savait que c'était sa façon à lui de remercier. Jo rigola et fut compatissante avec son ami. Vivre avec Abe tous les jours, ne devait pas être de tout repos.
- Bon alors je vous apporte votre repas bientôt et ensuite – elle s'adressa à Jo et Henry – vous deux, vous le laissez se reposer surtout vous monsieur.
Henry se fit tout petit sur la chaise en sentant le regard de tout le monde sur lui. Il acquiesça et l'infirmière les laissa tranquilles en promettant qu'après le repas d'Abe, elle ne voulait plus les voir dans le coin.
- Franchement, Betty est très gentille, mais elle pourrait vous botter les fesses à tous les deux donc vous feriez mieux d'y aller !
Henry secoua la tête, mais Abe lui lança un long regard
- Henry ! Ils ont besoin de toi au 11 et de plus ils ont dit que je pourrais sortir demain. Tu n'as plus à t'inquiéter. Il faut que tu retournes bosser demain et tu résolves cette affaire.
Henry n'était pas convaincu. Abe regarda alors Jo et fit un sourire carnassier.
- Jo n'a qu'à passer la nuit à la boutique si ça peut te rassurer et te faire rester tranquille pour les prochaines 24h.
Il haussa un sourcil entendu en les regardant. Henry lui fit comprendre de ne pas aller si loin. Si la jeune femme restait à la boutique, rien ne disait qu'il allait pouvoir contrôler ses pulsions, même si le fait qu'Abe soit dans un tel état ne lui donnait pas le goût de grand-chose. Jo rougit de la tête aux pieds et n'osa même pas regarder le légiste.
Elle secoua la tête
- Oh, mais non Abe... C'est ridicule… Je veux dire, non pas tant, mais Henry est un grand garçon…à qui on doit botter le train arrière, mais je ne veux pas m'imposer inutilement et…
Elle n'arrivait pas à trouver ses mots et de la voir s'emmêler les pinceaux de la sorte, rendait Henry toute chose.
Abe répliqua
- Je te rappelle que tu as déjà passé la nuit à la maison
Jo fit un sourire crispé en se rappelant dans quel état elle s'était réveillée… Et surtout qu'elle ne se rappelait pas le moins du monde avoir passé la nuit chez eux. Henry fit un petit sourire en coin. Lui se rappelait très bien du trajet depuis le bar jusqu'à la boutique.
- J'étais bourrée – riposta-t-elle
Abe haussa des épaules
- Ça ne change rien ! Tu as quand même passé la nuit à la maison ! Tu as de la chance qu'Henry ne t'ait pas déshabillée entièrement ce jour-là.
Henry lui lança un regard noir
- Abraham !
Abe partit dans un fou rire et regarda le visage mortifié des deux idiots devant lui. Henry finit par se lever et lui fit une bise sur le front.
- Tu as gagné ! Je vais rentrer, mais dès demain matin je repasserais.
Abe secoua la tête négativement
- Si tu continues de squatter ici, Betty va te foutre dehors, et je suis sérieux. Tu reviendras demain soir et tu me feras le plaisir d'aller travailler et trouver la cause de la mort de votre victime. Je ne vais pas te retenir !
Henry n'insista pas davantage et même s'il le voulait, apparemment il n'aurait pas le choix.
Jo secoua rapidement la main du vieil homme et promit de repasser le lendemain pour les déposer tous les deux à la boutique.
En les regardant partir, leurs épaules se frôlant, Abe se demandait combien de temps ils allaient tenir sans se sauter dessus. Ils avaient déjà joué pendant un an, mais il doutait qu'ils puissent encore tenir une autre année.
Jo avait ramené Henry à la boutique. En y revenant, il resta quelques minutes dans la voiture. La dernière fois qu'ils avaient partagé un moment, elle l'avait mis dehors.
Le rouge à ses joues signifiait bien qu'elle y repensait. Elle battait nerveusement ses ongles sur le volant.
- Abe a dit quelque chose qui m'a intrigué
Henry pouffa
- Le fait de t'inviter à passer la nuit ici ?
La couleur du visage de la jeune femme était maintenant méconnaissable.
- Non… Enfin, c'est gentil de sa part, mais je voulais dire, par rapport à ce qu'il a dit quand vous m'avez ramené bourrée, en début d'année.
Henry essaya de ne pas sourire comme un pervers en y repensant.
La jeune femme avait été un véritable phénomène après la fermeture du bar et autant dire qu'elle ne tenait pas vraiment debout. Elle qui ne montrait pas trop son affection, ce soir-là il avait eu le droit à plusieurs étreintes de la part de la jeune femme. Mais il avait dû surtout la porter pour la mettre dans le canapé. Il avait fait abstraction des grossièretés qu'elle avait pu dire pendant tout le trajet. Il lui avait retiré son manteau et l'avait couché en lui mettant un oreiller sous la tête et une couverture sur les épaules.
Il avait hésité à la mettre dans son lit et l'habiller dans quelque chose de plus confortable, mais comme elle lui avait dit au bar peu avant qu'elle ne soit plus maître de ses propres mots et gestes, elle était armée.
Il sourit
- Tu n'as rien fait de mal si c'est ça qui t'inquiète. Et Abe dit n'importe quoi. Je n'allais pas te déshabiller. J'ai appris à respecter les femmes. J'ai voulu te coucher dans mon lit, mais ça s'arrête là.
Jo le regarda longuement et sentit toutes les parties de son corps palpiter, y compris celles dont elle n'avait pas connaissance.
- Okay ! Bon eh bien tu es prêt à attaquer une autopsie demain ?
Il se disait que cela lui ferait sans doute penser à autre chose.
- Oui ! Je serais au taquet demain matin.
- Parfait alors ! Je viendrais te chercher et le soir on ira ensemble à l'hôpital.
Henry la regarda profondément. Cette femme avait tout de parfait ou presque. Il ignorait de quelle façon, mais il fallait qu'il trouve réellement un temps pour tout lui avouer. Mais il était difficile d'être tranquille dans leur métier.
Il mit un doigt en attention
- Tu as intérêt à rester pour dîner après tout ça. Tu nous auras été d'une aide précieuse, Jo.
Jo acquiesça
- Promis !
Ils se regardèrent de nouveau intensément. Ils pouvaient presque entendre leurs battements de cœur à l'unisson. Henry reprit ses esprits et sortit de la voiture.
- Bonne nuit Jo ! Merci encore et à demain !
- Bonne nuit à toi Henry !
Elle le regarda disparaître dans la boutique et poussa un soupir de soulagement qu'elle ignorait qu'elle avait retenu jusque-là. Elle ferma un instant les yeux.
- Cet homme va me tuer !
- Cette femme va me tuer ! – murmura Henry, lorsqu'il rentra et s'appuya contre la porte d'entrée
Comme prévu, le lendemain Henry retourna donc au 11 pour effectuer l'autopsie qui rendait fou ce pauvre Lucas. Jo était passée le prendre vers 8h30, avec son café à la main.
Henry n'avait pas beaucoup dormi, sachant très bien qu'il était seul dans la boutique. Il avait quelque peu regretté de ne pas avoir insisté d'inviter Jo à rester pour la nuit. Mais une nouvelle fois, rien ne disait que l'un comme l'autre aurait été capable de se contrôler.
Quand Henry posa le pied au commissariat, il eut l'impression que les choses étaient bien plus agitées qu'à la normale. Il regarda Jo.
- Je ne suis pas là pendant deux jours et j'ai l'impression que c'est l'apocalypse !
Jo elle-même ne se souvenait pas avoir vu le 11 aussi agité. Elle savait qu'Henry faisait du bon travail, mais avant de travailler avec lui, ils étaient bien obligés de se débrouiller.
Ils croisèrent Reece en chemin vers la morgue. Elle les interpella.
- Martinez, Morgan !
Ils s'arrêtèrent et la rejoignirent. Reece regarda Henry.
- Contente de vous voir aujourd'hui docteur ! Comment se sent Abe ?
- Il va mieux ! Il sortira ce soir ! Il m'a un peu forcé à venir sinon rien que de moi-même je serais resté à ses côtés.
Reece acquiesça ! C'était compréhensible.
- C'est une bonne chose que vous soyez là aujourd'hui ! On a bien besoin de votre expertise.
Jo regarda autour d'eux et demanda alors à sa chef
- Pourquoi tant d'excitation aujourd'hui ? On a reçu de nouvelles informations depuis hier ou un nouveau corps ?
Elle espérait sincèrement que ce n'était pas la deuxième solution
- Pas de nouveau corps et celui d'Amber attend toujours la véritable cause de la mort. D'après les échos que j'ai entendus, ça ne va vraiment pas fort entre le Dr Washington et Lucas. Je considère sérieusement à virer ce vieux balai de notre commissariat, parce que ça commence à bien faire.
Jo l'encouragea fortement à le faire et Henry ne pouvait pas non plus s'y opposer.
- Est-ce que c'est pour ça que tout le monde est énervé ? – demanda Jo
Reece secoua la tête
- Pas du tout ! J'ai reçu un appel ce matin ! Nous allons recevoir la visite d'un inspecteur fédéral. Il viendra évaluer notre capacité à travailler et se fondra dans le décor comme si on n'était pas là. Ce n'est qu'un simple contrôle de routine. Il visitera également l'OCME. Il a le dossier de tout le monde donc ne soyez pas surpris de le voir traîner. Mais il m'a assuré que sa présence ne perturberait pas nos activités donc ne faites pas attention à lui.
Le couple se regarda. Henry n'était pas flic donc il n'avait pas spécialement son mot à dire. Mais inspecteur fédéral voulait tout dire.
- Pardon lieu, mais inspecteur fédéral… Je suppose qu'il est là pour une raison ? Je pense bien que c'est la première fois qu'on reçoit sa visite en dix ans que je travaille ici.
Reece les regarda profondément et leur fit signe de la rejoindre dans son bureau. Elle ferma la porte derrière eux et Jo et Henry ne sentaient pas trop ce qui allait être dit.
- C'est déjà arrivé dans le passé. Les inspecteurs fédéraux qui travaillent avec la NYPD font le tour du commissariat pour repérer qui serait assez compétent pour diriger. J'ai été affectée ici de cette façon même si on m'a transféré d'un commissariat à l'autre.
Jo et Henry clignèrent tous les deux des yeux
- Lieutenant, je ne suis pas sûr de comprendre où vous voulez en venir ? Pardon, je ne suis pas de la police, mais est-ce que quelqu'un aurait été repéré pour avoir une grosse promotion ?
Reece n'avait encore parlé de ça à personne et elle savait qu'elle pouvait faire confiance à ses deux meilleurs éléments.
Elle s'appuya contre son bureau et croisa ses bras
- Je ne veux pas que ça sorte de là pour le moment ! J'ai fait croire aux autres que ce n'était qu'un simple contrôle de routine, mais ce n'est pas le cas – elle marqua une pause et Jo et Henry se sentirent comme dans le bureau du proviseur à attendre un châtiment, même s'ils n'avaient rien fait de mal – j'ai été approchée par les fédéraux pour être agent spécial et diriger une équipe, comme je le fais ici.
Jo n'en croyait pas ses oreilles et un large sourire s'incrusta sur ses lèvres
- Mais c'est génial ! C'est une excellente nouvelle Lieutenant
Reece sourit
- Je n'ai pas encore accepté ! Ça ne fait qu'un an que je travaille ici et les bons éloges que je reçois grâce à votre travail efficace et surtout depuis que nous avons notre propre atout – elle désigna Henry d'un signe de tête, qui se sentit particulièrement flatté – eh bien, j'ai été contactée plusieurs fois. C'est la première offre aussi alléchante que je reçois et je dois avouer que cela fait bien longtemps qu'être sur le terrain me manque. Mais j'aurais besoin d'un entraînement d'environ trois mois avant de pouvoir intégrer cette équipe. Et cet entraînement se fait à Washington, là où le QG du FBI se trouve, mais plus précisément dans l'état du Maryland, à Quantico… Et suite à ça, j'aurais le choix soit de revenir au 11 soit de prendre une équipe du FBI. Je suppose qu'il n'y a que pendant la pratique que je verrais si oui ou non, être un agent me conviendrait.
Chacun s'était rapidement habitué à Reece et lui portait tous un énorme respect. Elle devait les supporter et ça ne devait pas être facile tous les jours. Surtout que Jo et Henry savaient parfaitement bien qu'ils étaient deux têtes de mule et n'écoutaient jamais rien de ce que le lieutenant leur disait.
- Donc je vais essayer d'y penser rapidement, mais continuez de faire votre travail. Lorsque j'aurais pris ma décision, j'en ferais part à tout le monde ! C'est la raison pour laquelle cet inspecteur sera là tout à l'heure. Il veut être certain que je suis apte à diriger une équipe et que ce n'est pas le bordel entre les différentes affaires.
Jo et Henry entendaient parfaitement bien ce qu'elle disait. Mais un changement de lieutenant signifiait de nouvelles habitudes et elle ignorait si Henry serait toujours autant le bienvenu sur le terrain elle regarda son légiste d'un air inquiet. Ce dernier ne disait rien et bien qu'il fût ravi pour Reece, il se demandait ce qu'il adviendrait si elle acceptait l'offre. Et ça ne serait que de la folie que de ne pas le faire.
Reece savait bien à quoi ils pensaient
- Ne vous inquiétez pas ! J'ai déjà mis une note à votre dossier à tous les deux, disant que votre travail ensemble est ce qui permet à ce commissariat d'avancer donc peu importe qui prendra ma relève, votre partenariat n'en sera pas affecté.
Ils semblèrent rassurés et eurent quelque peu du mal à cacher leurs émotions. Jo s'avança un peu et poussa un long soupir.
- Vous êtes un grand lieutenant et vous méritez ce qu'il a de mieux pour vous ! Je suis contente qu'on vous ait approché. J'espère que vous allez vraiment y réfléchir et ça serait dommage de ne pas accepter.
Reece lui serra la main
- Je sais ! Ce pour quoi je vais bien peser le pour et le contre et au pire des cas après des mois d'entraînement, je pourrais choisir de revenir sur ma décision si cela ne me convient pas. Dans le cas où je resterais, j'ai déjà une idée de remplaçant et je pense qu'elle fera du bon travail si elle devait rester là de façon permanente.
Jo et Henry notèrent le « elle ». Donc Reece pensait à une nouvelle figure féminine pour la remplacer. Ce qui n'avait rien d'étonnant.
Henry était resté bien silencieux. Reece le regarda en haussa un sourcil.
- Vous n'avez rien dit ! Ce n'est pas dans vos habitudes ! Dites-moi que vous n'allez pas pleurer ?
Jo éclata de rire et Henry eut un sourire jusqu'aux oreilles. Il reprit ses esprits et serra la main de Reece.
- J'étais un peu perdu dans mes pensées, mais comme Jo l'a dit, c'est une excellente nouvelle et je vous souhaite la réussite pour cette place et bien sûr, en espérant que vous l'acceptiez.
- Je vous remercie tous les deux ! Mais pas un mot pour le moment. J'aimerais prendre une décision d'abord et aussi voir ce que cet inspecteur va penser de mon travail que ce soit avec tout le commissariat ou l'OCME, malgré mon peu de contrôle dessus.
Jo et Henry hochèrent la tête simultanément. Reece les regarda tour à tour et se disait que son remplaçant devrait vraiment s'accrocher avec leur tendance à foncer tête baissée dans tout et n'importe quoi. Mais si la personne à qui elle pensait prenait sa place, le couple était certainement plus dans le trouble qu'avec elle.
Leur tension et leur façon de se tourner autour allaient certainement lui manquer si elle décidait de prendre cette place pour de bon.
Elle secoua la tête et reprit son sérieux
- Bon, sur ça, retournez bosser ! Lucas est à deux doigts de faire une crise alors il vaudrait mieux que vous le rejoignez maintenant.
Ils ne demandèrent pas leur reste et sortirent à la suite de l'autre du poste. Le trajet jusqu'à la morgue fut particulièrement silencieux, chacun repensant à qui pourrait être aussi bon que Reece et les mener à la baguette telle qu'elle le faisait. Henry espérait juste qu'il n'aurait pas plus d'ennuis vis-à-vis de son secret.
- Doc ! – s'écria Lucas, qu'Henry vit presque courir vers lui comme un enfant n'ayant pas vu sa famille depuis des mois
Henry fit un pas en arrière
- Je te préviens, si tu me serres dans tes bras, je te découpe sur-le-champ.
Lucas se stoppa net devant le légiste et fit un sourire gêné. Jo dut retenir le fou rire qui menaçait de s'emparer d'elle.
Le jeune homme leva les bras en signe de rédemption
- Okay okay ! Pas de câlins. Mais je suis content de vous voir et j'ai entendu dire qu'Abe serait hors de l'hôpital ce soir donc c'est génial. Mais là, j'ai vraiment besoin de vous.
Henry hocha la tête
- Jo m'a briefé ! Laisse-moi mettre ma blouse et j'arrive !
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- Alors ? – demanda Jo après de trop longues minutes de silence de la part d'Henry, devant le corps.
- Ce n'est pas la noyade ? N'est-ce pas doc ?
Henry avait longuement observé le corps. Il pouvait dire qu'en effet, la noyade n'était pas la cause directe, mais celle qui était plus facile à déterminer pour n'importe quel légiste ne souhaitant pas se fouler comme Dr Washington.
- Je confirme que la noyade n'était pas accidentelle !
Lucas poussa un soupir de soulagement ! Dr Washington pouvait aller se faire voir.
Jo n'était pas avancée
- Tu sais quelle est la cause dans ce cas ?
Henry avait été minutieux et était parvenu à une conclusion qui le surprenait assez
- Le monoxyde de carbone !
Jo et Lucas s'échangèrent un regard comme s'ils n'avaient pas bien compris.
- Tu peux répéter ? – demanda Jo
- Amber a été tué par du monoxyde de carbone ! Maintenant à savoir pourquoi et comment, surtout dans une piscine, c'est autre chose.
Effectivement, c'était un retournement de situation que personne n'avait pu voir venir. Jo se gratta la tête.
- Mais comment ? Attends une seconde, Hanson et moi on était là-bas hier, tout le personnel qui y travaille. On aurait dû être tous touchés si jamais il y avait du gaz carbonique dans le coin ? Non ?
Henry se mit à faire les cent pas pour réfléchir.
- Peut-être pas ! Je ne pense pas que le gaz était à la piscine sinon comme tu dis, tout le monde aurait été touché.
- Alors quoi ? D'où ça peut provenir ?
Henry savait que le monoxyde de carbone se retrouvait dans tout ou presque. Surtout les vieilles usines ou les appartements avec du chauffage ou plaque électriques au butane ou propane, mais les nouvelles normes interdisaient désormais ce genre de pratique dans toutes les habitations.
- Pour commencer, il faudrait vérifier son appartement. Peut-être que cela vient de chez elle.
Lucas osa alors
- Mais dans ce cas, il ne s'agirait pas d'un meurtre ? Si ?
Henry haussa les épaules
- Cela dépend de la façon dont on voit les choses, mais les normes interdisent d'avoir quoi que ce soit au monoxyde de carbone. Si jamais son appartement en contient, le seul responsable sera le propriétaire, mais dans ce cas, cela sera mis comme homicide involontaire. Je n'ai pas l'impression que c'est le cas dans cette histoire.
Jo réfléchit un instant
- Les usines en consomment toujours n'est-ce pas ?
- Entre autres ! Les anciennes maisons aussi, mais désormais, tout est au méthane et il est strictement interdit d'avoir du butane ou du profane chez soi. Les inspecteurs de l'hygiène pourraient sévèrement punir quiconque en utilisant encore dans son appartement ou sa maison.
Jo n'arrivait pas à voir qui dans leur liste de suspects aurait pu s'amuser à infiltrer du gaz carbonique dans le corps de la jeune fille.
Il aurait fallu soit quelqu'un qui travaille dans une usine, soit qui soit en constante approche avec du gaz ou qui vive à l'âge de pierre. Personne parmi le peu qu'ils avaient interrogé ne semblait correspondre au profil.
Jo soupira
- De toute façon, aujourd'hui il faut qu'on aille interroger Daisy et Madison. Et ce coach qui l'a agressé sexuellement. Peut-être que dans le lot, tu remarqueras quelque chose. Il faudrait du coup qu'on paye une visite à son appartement, qui est aussi celui de son copain. Et qu'on puisse reparler aux deux autres maîtres-nageurs chez eux, juste pour vérifier.
Henry sembla approuver le plan. Et comme le disait Jo, cela lui permettrait de se faire une plus grande idée.
- Je suggère que si on recherche du gaz, que dans le cas, on apporte des masques, histoire de ne pas se faire attraper.
Jo rougit en repensant à ce moment qu'ils avaient partagé dans le lit d'une victime, Eric Shaw, le hacker des Faceless. Mort par gaz également et ils étaient tous deux partis à l'appartement du suspect pour évaluer le taux dans l'appartement et finalement, mettre ces masques avait été presque inutile vu que le niveau était bas et qu'ils pouvaient respirer.
Elle se souvenait à quel point elle avait frissonné à ce moment. Parler de la mort avait un côté romantique lorsque cela se faisait en présence d'Henry.
Il était celui qui avait suggéré qu'ils s'allongent sur le lit en attendant que l'indicateur sonne. Elle n'avait même pas bronché et ils avaient eu une conversation très cœur à cœur et ce jour-là, elle avait vu et senti quelque chose entre eux. Elle avait déjà espoir qu'ils pourraient devenir plus que de simples partenaires, ils étaient bien partis pour.
Henry savait bien ce à quoi elle pensait et sourit. Jo releva les yeux vers lui et lui rendit son sourire. Lucas restait là à les observer telle la chandelle qu'il était.
- Bon – Jo se racla la gorge – on va commencer par monsieur le coach qui agresse sexuellement ses sportives.
Henry retira sa blouse sans prendre en compte le regard de Lucas sur lui.
- Très bien, je te suis !
Sur le chemin, Jo avait expliqué à Henry ce qu'Hanson avait appris en interrogeant Dave, pendant qu'elle interrogeait Stephen. L'histoire qu'Amber ne se nourrissait que très peu ou pas du tout de glucides, ce qui était une surprise pour une sportive.
- Alors, j'ai suggéré qu'elle avait peut-être des intolérances ! Mais je dois t'avouer que je trouve ça bizarre pour une sportive de zapper les glucides.
Cela avait amené Henry à s'arrêter et Jo le heurta de plein fouet et manqua de basculer en arrière. Elle fut bien ravie d'avoir des réflexes.
- Oye ! Tu pourrais au moins mettre un clignotant !
Henry la regarda d'un air sarcastique
- Je n'avais pas prêté attention à ça, mais ta théorie est intéressante. Il se pourrait qu'elle ait eu des intolérances, ce qui expliquerait l'absence de glucides. Je vais m'en assurer une fois qu'on se sera de retour au labo.
Jo acquiesça
- Sinon dès qu'on visitera le petit copain, on pourra sans doute lui poser la question
- C'est bien vrai !
Ils regardèrent la bâtisse devant eux ou plutôt la résidence. On pouvait dire que pour un coach, il avait les moyens. La maison rappela un peu à Henry, quand lui et Jo avaient rendu visite au père d'Emily Sontag l'année dernière. Une affaire qu'il avait beaucoup appréciée et Jo aussi. Ce fut d'ailleurs à la fin de cette affaire, mis à part le gâchis d'Adam, que ses sentiments envers sa partenaire avaient commencé à apparaître et partir dans la direction qu'il n'avait pas vue venir.
- Donc hier, toi et Hanson n'aviez pas pu l'interroger ?
Jo secoua la tête
- Pas du tout ! Il avait un match à Philadelphie ou un truc comme ça. On a vérifié, c'était vrai, mais aujourd'hui il ne nous échappera pas.
Jo revit le même garde de sécurité que la veille. Ce dernier la regarda comme s'il allait lui sauter à la gorge. Elle lui montra clairement son badge.
- On est là pour parler à Don Harris ! Vu comment vous me regardez, vous vous souvenez que je suis passée hier et qu'on a argumenté longtemps avant de vous faire comprendre que c'est pour une enquête.
Le garde la regarda d'un air indifférent et observa Henry
- Et lui c'est qui ?
Henry se disait que les gens riches n'engageaient pas du personnel très aimable.
- Mon légiste ! Il est celui qui a déterminé les causes de la mort de notre victime et désolée de vous dire ça, mais votre patron a peut-être quelque chose à voir dedans vu qu'il l'avait agressé sexuellement dans le passé.
Le garde ne semblait pas décider à ouvrir la porte, mais Jo sonna et le majordome arriva vers eux et cette fois sut qu'il n'avait pas d'autres choix que de les laisser rentrer.
Il les conduit dans un living-room bien trop spacieux pour quelqu'un qui n'était que coach sportif.
- Monsieur Harris va arriver dans quelques minutes ! Je vous en prie, prenez place !
Henry resta debout pour observer tout autour et Jo fit de même. Elle s'appuya contre l'embrasure de la porte en croisant les bras.
- Comment un homme qui entraîne des abonnés à la testostérone peut se permettre d'avoir une telle baraque ? Moi avec mon petit salaire de flic, je ne pourrais jamais me le permettre.
Henry sourit. Il se rappelait qu'elle lui avait posé la question quand il l'avait entraîné chez Paul Stewart. À la différence près, était que lui avait eu largement le temps de mettre des tas et des tas d'économies de côté. Mais il ne risquait pas de s'en vanter, loin de là.
- Peut-être qu'il a eu d'autres jobs plus payants avant ça ? – suggéra Henry
Jo n'y croyait pas trop
- Peut-être, mais je dirais plutôt qu'il doit avoir des façons bien à lui de gagner de l'argent. Déjà de savoir ce qu'il a fait Amber et de le voir libre, me donne carrément la nausée et qu'on lui donne le droit d'exercer en plus.
Elle leva les yeux au ciel. La justice américaine à son meilleur, comme toujours.
Le principal intéressé galopa rapidement vers eux
- Détective Martinez, docteur Morgan ! Mon majordome m'a dit que vous étiez là. Désolé de vous avoir fait attendre. Prenez place, je vous prie.
Le couple se lança un regard. Don était le coach bien musclé et bourré d'hormones par défaut. Jo se sentit mal de le voir devant elle. Avec un tel gabarit, elle comprenait pourquoi la pauvre Amber n'avait certainement pas pu échapper à son contrôle.
En prenant place, Jo remarqua bien le regard de ce porc sur elle et Henry de même. Les femmes devaient être sérieusement dans un filet avec lui. Par réflexe, Henry se déplaça bien plus près de Jo et son bras glissa derrière son dos, comme pour la protéger et faire comprendre à la montagne de muscles devant eux, qu'il n'avait pas intérêt à essayer de mettre la fin sur la jeune détective.
Jo remarqua bien la manœuvre et ne fit rien pour décaler Henry de son espace personnel, bien au contraire.
Elle rentra donc en mode flic comme elle savait si bien le faire et ne risquait pas d'être tendre le moins du monde.
- Monsieur Harris, un autre collègue et moi étions passés hier pour vous poser quelques questions au sujet d'un meurtre.
Elle montra la photo d'Amber
- Vous la reconnaissez ?
Don regarda la photo et Jo perçut une lueur vraiment perverse dans le creux de ses pupilles. Elle se retint de lui tirer une balle entre les deux yeux.
- Il se pourrait que oui ! C'est regrettable ce qui s'est passé ! J'ai entendu les échos.
Jo lança un regard à Henry qui était aussi calme qu'un taureau. Elle demanda alors.
- On nous a dit que vous aviez eu des problèmes avec elle… Des problèmes d'agression sexuelle par exemple. Elle vous aurait piégé pendant que vous en profitiez avec elle. Et ça ne vous aurait pas plu.
Il haussa des épaules. Henry se demandait comment un homme pouvait traiter une femme de la sorte. Il n'y avait rien de plus beau que le sexe féminin. Elles étaient tellement respectables, tellement fortes. Mais il était bien placé pour savoir que depuis la nuit des temps, elles étaient traitées comme du bétail et passaient inférieures au sexe masculin alors qu'elles étaient bien au-dessus et méritaient tellement plus de reconnaissance.
- Je l'avoue ! Elle m'avait énormément attiré et il se peut que je me sois laissé aller. Et alors ? J'ai fait quelques mois de prison et je n'ai plus été autorisé à entraîner des équipes féminines, mais c'est bon. J'ai retenu ma leçon.
Jo n'y croyait pas trop. Henry demanda alors.
- Où étiez-vous dans la nuit de vendredi à samedi entre 20h et minuit ?
Henry remarqua qu'il fit semblant de réfléchir
- J'étais ici ! Vous pouvez demander à mon majordome. J'étais en train de revoir les dernières stratégies pour le match avec mon équipe.
Jo ajouta
- Vous n'auriez pas fait un tour à la piscine entre temps ? Parce que Amber a été retrouvée noyée.
- Mais la cause de la mort était le monoxyde de carbone ! – additionna Henry
Don éclata de rire
- Dans une piscine ? Attendez, si vous êtes là, c'est que je suis un suspect ! Vous croyez que j'ai mon temps à perdre d'aller faire je ne sais quel raccordement pour y mettre du monoxyde dans une piscine ?
Jo et Henry haussèrent des épaules
- On ne peut rien écarter ! – affirma la jeune fille –, mais avouez que vous faites un bon suspect.
Don secoua la tête
- C'est vous qui le dites, mais vous n'avez aucune preuve ! Je vous mets au défi d'essayer ! En attendant, je ne vous raccompagne pas, vous avez trouvé l'entrée, vous pourrez ressortir.
Il les quitta sans leur adresser le moindre mot. Jo et Henry surent qu'il était carrément à mettre au top de la liste.
Ils sortirent et Jo n'arrivait pas à calmer sa boule de nerfs
- Ugh ! Quel connard quand même ! Et puis cette manière qu'il avait de me regarder comme si j'étais un morceau de viande. Ça me donne envie de l'étouffer !
- Crois-moi ! Moi aussi ! Mais je suis persuadé qu'on parviendra à trouver d'autres preuves contre lui. Et puis il est resté bien vague par rapport à nos questions.
Jo approuva. Henry regarda l'heure.
- Où est-ce qu'on doit aller maintenant ?
- On doit visiter les deux autres maîtres-nageurs. J'ai appelé la piscine tout à l'heure et elle est toujours fermée donc ils sont sans doute chez eux. À ce moment, on pourra leur demander si oui ou non ils ont eu du monoxyde chez eux et tu auras le droit de vérifier.
Henry la regarda d'un air étonné
- On n'a pas besoin d'un mandat pour ça ?
- On n'a pas le temps ! S'ils n'ont rien à se reprocher, ils nous laisseront faire notre boulot.
Ils repartirent au cœur de Manhattan où leurs visites à Stephen et Dave leur prirent presque toute la fin de la matinée. Sans compter qu'ils avaient été coincés dans le trafic sur le chemin entre Long Island et Manhattan.
Author's note: L'idée de Reece m'est venue complètement aléatoirement, alors que je pensais à tout autre chose. Enfin, vous verrez ça dans les futurs chapitres ;)
Et je voulais rectifier quelque chose, cette histoire aura 18 chapitres et non pas 22 comme je l'ai dit à l'origine (18 sur mon traitement de texte, ça fera plus ici mais ça reste la même) parce que j'ai déjà près de 600 pages et j'en suis actuellement à l'écriture du chapitre 8 seulement donc franchement, je vais pas pouvoir écrire autant. 18 ça fait aussi l'équivalent d'une full season et j'écrirais la deuxième partie sur un autre document parce que sérieusement, j'aurais jamais pensé écrire autant en deux mois O_o.
