Références à l'épisode 1x22: The Last Death of Henry Morgan. Profitez bien de ce très long chapitre !


Ce fut donc un peu plus tard dans la journée qu'ils visitèrent tous l'établissement psychiatrique où séjournait April.

Le chemin jusqu'à l'hôpital était particulièrement dense… Trop même. Jo conduisait, Hanson était à ses côtés et Alice et Henry étaient assis derrière et elle en avait assez de les entendre piailler. Tellement qu'elle avait fini par leur dire de la mettre en sourdine s'ils ne voulaient pas qu'elle créer d'accident.

Elle avait été si ferme qu'elle en avait effrayé Hanson et Henry lui avait dit qu'elle était de mauvaise foi. Les deux s'étant disputés tout le long de la route, plus personne n'avait pipé mot pendant le reste du trajet.

En sortant de la voiture, Jo marcha devant, tellement vite que chacun eut du mal à la rattraper.

Mais en voyant l'établissement devant eux, Henry s'arrêta net et Alice lui rentra dedans.

- Wow ! Henry, est-ce que vous allez bien ?

Jo sentit son sang ne faire qu'un tour. Elle grommela entre ses dents.

- Elle l'appelle déjà par son prénom ? Ils se connaissent depuis deux heures.

Hanson la regarda

- Attends une seconde, tu nous fais une crise de jalousie ?

Elle le regarda avec des éclairs pleins les yeux

- Pourquoi je serais jalouse ?

Hanson haussa les épaules

- Très bonne question ! Mais tu as bien appelé Henry par son prénom dans la même journée où vous avez travaillé ensemble donc bon… Ça vous place au même niveau.

Jo se disait que les hommes ne comprenaient rien et qu'ils étaient trop stupides de toute façon.

Elle leva les yeux au ciel. Henry resta figé. Ils étaient à Bellevue. L'établissement où Adam séjournait… Il aurait peut-être dû se renseigner avant. Le nom de l'établissement n'était pas marqué dans le dossier d'April, parce que ce genre d'information devait être gardée secrète si jamais le dossier se retrouvait entre de mauvaises mains.

- Henry ? Qu'est-ce qui se passe ? – demanda Alice

Il cligna rapidement des yeux. Il n'aurait pas pensé repasser dans le coin si rapidement. Il poussa un long soupir. Après tout, des milliers de personnes séjournaient dans l'établissement et c'était le plus connu de New York.

- C'est juste que je ne pensais pas que vous travailliez à Bellevue. Je pensais qu'ils traitaient des cas plus importants et sévères.

Alice esquissa un sourire

- Il y a un peu de tout dedans, mais c'est ce qu'il y a de mieux pour ce qu'April a.

Henry savait qu'elle avait raison. Bellevue était un excellent établissement, reconnu pour aider les patients à aller mieux et d'après ce qu'il avait vu, la démence d'April était tout de même assez élevée pour qu'elle soit traitée ailleurs.

- Vous venez ou merde ? – cria Jo, qui en avait assez de supporter les hormones de deux ados en rut.

Hanson se disait qu'il ne fallait vraiment pas qu'un homme qui lui plaisait tourne autour d'une autre femme parce qu'apparemment cela risquait d'être la dernière chose qu'il ferait…

Henry ne répondit pas et passa devant Jo sans lui accorder un regard. Alice le suivit et Jo se sentit particulièrement blessée. Hanson tenta de compatir.

- Jo… Si tu veux tenter ta chance, fais-le, avant qu'il ne t'échappe.

Le regard qu'elle lui lança lui fit comprendre qu'il ferait mieux de ne pas enfoncer le clou. Il fit un sourire crispé et décida de rejoindre les deux autres avant de se prendre une violente gifle.

Jo essaya de reprendre le dessus en poussant un long soupir. Si sa mère parvenait à se calmer face à tous ces abrutis pendant des années, elle pouvait en faire de même face à une blondinette, temporairement.

Alice montra son badge de docteur et Hanson et Jo firent de même avec le badge de la NYPD. Elle expliqua rapidement la situation et le fait qu'April était en garde à vue jusqu'au lendemain, mais que pour les besoins de l'enquête, ils avaient besoin de fouiller la chambre de la jeune femme.

Alice prit les clés et les conduisit dans une chambre qui donnait des sueurs froides à Henry.

Le département où séjournait April n'était pas le même où était Adam, mais cela ne le rassurait pas pour autant.

Mais sa curiosité eut tout de même raison de lui et il se disait qu'il pouvait aller payer une petite visite à Adam, une fois qu'ils avaient terminé.

La chambre était ressemblante à n'importe quelle autre chambre d'hôpital. Peut-être mieux rangée, moins froide aussi. Elle avait une salle de bain personnalisée et un bureau dans un coin de la chambre, avec une petite bibliothèque, et contrairement à ce que tout le monde pensait, il n'y avait pas de barreaux aux fenêtres, mais elles étaient fermées de sorte que les résidents ne puissent pas les ouvrir. Juste à côté du lit, il y avait une table de chevet et une commode.

Sous le lit, il y avait plusieurs boîtes de rangement de divers objets.

Clairement, cette chambre n'avait rien à voir avec celle où Henry avait laissé Adam.

Alice regarda les trois

- Donc qu'est-ce que vous allez faire exactement et qu'est-ce que vous recherchez ?

Jo répondit, d'un ton sec

- Pour commencer, on va voir si on ne trouve aucune arme dans le coin. Ensuite, on avisera. S'il y a autre chose qui nous aide dans notre enquête, on le prendra en considération.

La jeune femme se baissa pour commencer à fouiller dans les boîtes sous le lit. Henry échangea un regard avec Hanson et Alice et ils se mirent chacun d'un côté de la chambre pour chercher.

Alice décida de leur donner un coup de main et prit la salle de bain. Hanson fouillait dans la commode, tandis qu'Henry s'occupait de la bibliothèque. Il était surtout interpellé par les nombreux livres de santé qui s'y trouvaient. Et encore d'autres choses assez étranges comme de l'astrologie ou du tarot. Peut-être était-ce un passe-temps pour April lorsqu'elle était sobre.

- Je n'ai rien trouvé dans la salle de bain- annonça Alice – elle n'a que ses produits de soin et de beauté.

- Rien non plus dans la commode – ajouta Hanson – j'ai tout retourné sens dessus dessous, y compris les coins qu'on ne peut imaginer.

Henry se plaça au milieu de la chambre, assez dubitatif

- Je n'ai rien vu non plus dans la bibliothèque. Il faut dire que cacher une telle arme parmi des livres aurait été grossier et je l'aurais de suite repérée. Enfin, la lecture qui s'y trouve est assez intrigante.

Alice regarda la bibliothèque d'un air pensif

- Oui ! April a une certaine passion par tout ce qui touche le mystère et l'originalité, enfin quand elle peut le lire.

Henry répondit d'une voix amusée

- Je m'en serais bien douté

Hanson crut qu'il allait vomir et Jo pouvait en dire autant, plongée dans les boîtes.

- Surtout, ne vous foulez pas pour me donner un coup de main ! Il y a encore deux autres boîtes à regarder.

Hanson savait que Jo allait être de mauvaise humeur jusqu'à ce qu'Alice sorte de cette affaire, mais bon, après tout elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même si elle n'agissait pas.

Il rejoignit sa collègue sur le sol et commença à fouiller la deuxième boîte. Contrairement à tout ce qui était dans la chambre, les boîtes étaient pleines à craquer, de petites babioles sans grand intérêt.

Henry prit la dernière boîte sinon il sentait que Jo allait rapidement le faire revenir dans la rivière, tandis qu'Alice les regardait faire, d'un œil plutôt impressionné.

Jo était quasiment à la fin de sa boîte et n'avait pas trouvé d'arme, mais beaucoup de notes qui ne faisaient pas de sens et elle finit par trouver les dessins qu'Alice avait mentionnés plus tôt.

Elle s'assit en position de lotus et les regarda tour à tour. Elle n'en croyait pas ses yeux. Comment une femme qui était atteinte de démence avait-elle le talent pour réaliser de tels chefs-d'œuvre ?

Alice remarqua les papiers que Jo tenait et se permit

- Comme je le disais à vos collègues ce matin, April est très bonne dessinatrice à ses heures, quand elle est sous médicaments. Elle est capable de tout reproduire, tout ce qu'elle a vu dans une journée ou même des mois et semaines auparavant, quand son état le lui permet.

Jo se leva et se plaça face à Alice, mettant de côté sa rancœur pendant quelques minutes.

- Vous êtes en train de me dire que la femme qui s'est présentée ce matin en disant qu'elle était coupable de meurtre pourrait elle-même dessiner ce qui s'est passé si jamais on lui demandait ? C'est-à-dire que si par exemple elle est responsable, elle pourrait se dessiner elle-même ?

Alice acquiesça

- C'est un peu près ce que je veux dire ! Mais c'est assez aléatoire ! On ne peut la forcer en rien, c'est elle qui décide lorsqu'elle a envie de s'exprimer.

Jo croisa ses bras

- Même sous médicaments ?

Alice affirma

- Oui ! Même quand elle est sobre, on ne peut la forcer à quoi que ce soit. Elle le décide d'elle-même. Elle est beaucoup plus consciente de ce qui se passe autour d'elle, mais il ne faut pas brusquer.

Jo n'était pas très sûre d'accepter le verdict, mais elle se promettait d'essayer de travailler le plus précisément avec April pour tenter d'avoir plus d'informations sur cette histoire et ce meurtre. Elle avait, pour l'instant, un peu de mal à la relier à Aiden.

En tournant les feuilles, elle finit par tomber sur les fameux dessins dont parlait Alice et qui avaient un air de ressemblance avec elle.

- Oh mon Dieu ! – s'exclama-t-elle

Hanson et Henry se levèrent d'un bond et entourèrent la jeune femme et furent autant estomaqués qu'elle.

- C'est véridique – souffla Hanson – les dessins ressemblent trait pour trait à Jo

- Je vous l'avais dit – répondit Alice

Jo ne comprenait pas. Elle n'avait jamais rencontré April alors comment avait-elle pu la dessiner avec autant de précision ou presque ? Il était évident que c'était inconscient et que jamais elle n'avait voulu exactement représenter son portrait à elle, il y avait quelques petits détails qui faisaient qu'on comprenait que ce n'était pas spécialement la détective, mais quoiqu'il en fût, la ressemblance était là.

Alice lui expliqua

- Voilà, c'est la raison pour laquelle ce matin, je disais qu'April s'est certainement créé un idéal féminin depuis bien longtemps. Cet idéal féminin vous ressemble et je dirais parce que vous êtes forte, vous faites partie des forces de l'ordre et vous protégez la nation. Techniquement, vous avez toutes les cartes pour April.

Jo se mordilla la lèvre inférieure. Dans toute sa carrière de flic, c'était bien la première fois qu'elle voyait ceci.

Hanson lui demanda d'un ton amusé

- Tu ne serais pas reliée à April, sans le savoir par hasard ?

Jo souffla

- T'en as encore des comme ça ?

Henry tenta de défendre son collègue

- Ce n'était qu'une blague ! Détends un peu, tu es vraiment sur les nerfs aujourd'hui.

Hanson se disait que c'était le genre de parole que le doc aurait dû éviter à voir comment les doigts de Jo commencèrent à se crisper sur le papier, mais il vit avec quelle force, elle parvint à se maîtriser et faire un sourire ironique au légiste.

- Je vais prendre ces dessins avec moi, tous. Je poserais des questions à April dessus et je vais m'assurer qu'elle y réponde le plus clairement possible. Je ne la brusquerais pas, mais il faut bien commencer quelque part.

Henry demanda alors

- April a-t-elle besoin de sa médication ?

Alice leva un index

- Merci de m'y avoir fait penser ! Je ne laisse pas les médicaments dans la boîte à pharmacie parce qu'elle serait capable de tout avaler d'un coup, mais je vais de suite passer les récupérer. Sa dose doit se faire sur une prise de tous les trois jours et la prochaine est demain.

Henry trouvait ça un peu mince pour une prise de médicaments. Tous les trois jours et les effets se dissipaient si rapidement.

- En trois jours elle arrive à ne plus être consciente comme ça ?

- Généralement, les effets partent au bout du troisième jour et elle reste ainsi pendant les trois prochains. On lui avait donné une dose plus forte, mais elle n'a pas supporté alors on a dû réduire à ce niveau. Son médecin traitant essaie de trouver d'autres solutions pour qu'elle puisse être sobre plus longtemps.

Jo nota tout ceci dans un coin de sa tête. Elle bénéficierait donc de trois jours environ pour tenter de raisonner avec April et peut-être trouver une solution via les dessins.

- Bon ! On n'a pas retrouvé d'arme – reprit la jeune détective – je propose qu'on fasse demi-tour au 11 et qu'on commence à évaluer qui on va interroger en premier.

Elle se rappela qu'Alice avait dit qu'April avait eu un argument avec une ancienne colocataire de chambre. Elle demanda alors.

- Est-ce que vous pensez qu'on peut interroger cette fille avec qui elle a failli se battre, de suite ou pas ?

Alice secoua la tête négativement

- Il serait sage de revenir plus tard ! Le repas va bientôt être servi et après ça des infirmiers font le tour pour surveiller les patients pendant leur toilette et ils ont une dose de médicament pour dormir calmement le soir parce que sinon ils sont énervés et on ne peut plus les contrôler. Il suffit de bousculer une seule fois leurs habitudes pour que ce soit un enfer.

Henry entendit des cris dans sa tête. Alice avait raison sur ce point. Il se rappelait parfaitement bien des crises des autres résidents de l'asile où on l'avait mis, au moment des repas ou dès que quelque chose se passait hors de la volonté du personnel. Évidemment, cet asile était terrible et n'était certainement pas un exemple, mais c'était la seule chose à laquelle il pouvait s'identifier.

Jo n'insista pas.

- Bien ! Retournons au poste dans ce cas.

Avant de sortir, Henry s'excusa sous prétexte qu'il avait besoin de faire une pause pipi. Jo marmonna que les hommes étaient pires que des gamins, incapables de tenir leur pénis, sous peine de se faire dessus. Pour le coup, Alice approuva totalement.

Évidemment, il n'en était rien et Henry avait fait un détour pour aller rendre visite à Adam.

Ce côté-ci de l'établissement, le personnel le connaissait et il était bien soulagé qu'April et Adam n'aient pas été du même côté. Il n'aurait pas été capable de répondre aux questions embarrassantes que les trois autres auraient été susceptibles de lui poser.

Il rentra lentement dans la chambre et revit les flashs de leur dernière confrontation. Il semblait qu'ils ne cessaient de le hanter et pourtant, il était bien soulagé d'avoir mis son ennemi hors service, pour le moment.

Bien sûr, Adam entendait toujours ce qui se passait autour de lui. Henry prit une chaise et s'installa à côté de lui.

- Bonjour Adam ! Ça faisait un petit moment.

Adam ne pouvait ni tourner la tête ni utiliser aucun de ses muscles, mais il pouvait cligner des yeux. Henry se disait que c'était sa façon de le saluer.

- Je ne vais pas rester longtemps. Je suis sur une affaire. Il se trouve que notre présumée coupable est atteinte de démence… Elle aurait pu me faire penser à vous, mais à la seule différence est qu'elle ne le fait pas exprès. Et par le pur des hasards, elle se trouve à Bellevue, alors nos recherches nous ont emmenés ici.

Adam cligna des yeux une nouvelle fois

- Moi je vais bien ! Plus que bien à vrai dire. Je ne me suis jamais senti aussi léger – il marqua une pause en repensant à cette histoire de cheveux blancs –, mais j'y pense… J'ai découvert que j'avais des cheveux blancs. Quelques-uns et qui se voient à peine. Mais des vrais. Ce qui m'amène à penser que votre arme n'était qu'une reproduction de la mienne et ne parlons pas de la balle… Alors Adam, qu'en dites-vous ? Si moi je vous avais poignardé avec votre pugio, croyez-vous que vous seriez en train de vous allonger ici à attendre que cet état se finisse, s'il finit un jour ? Ou seriez-vous six pieds sous terre pour de bon ?

Adam ne fit que cligner des yeux

- Oui ! Je ne suis pas certain que l'arme nous tuerait pour de bon ! Ça serait peut-être trop facile ! Mais on dirait en tout cas que votre petit manège m'aura fait prendre un peu d'âge, sans pour autant m'enlever la condition.

Il regarda sa montre. Il n'avait pas vraiment de temps à perdre ou Jo allait le tuer.

- Et en parlant de temps, je ferais mieux d'y aller ou ma partenaire va vraiment me le faire payer et m'envoyer dans la rivière. Je repasserais plus tard Adam ! Bonne soirée !

Il quitta la chambre, non sans ce sourire sadique, qu'il avait au moment où il avait amené son ennemi là, la première fois.

En retrouvant les autres près de la voiture, Jo le regarda en soupirant

- Quoi ? – demanda-t-il

- C'était long ! T'es pas allé pisser depuis hier soir ou quoi ?

Henry leva les yeux au ciel et préféra rentrer dans la voiture avant de se prendre une autre remarque. Jo fit un petit sourire. Elle lui avait embouché un coin.

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Quand ils retournèrent tous ensemble au 11, il y avait une de ces agitations qu'on croirait presque le Président était en visite dans l'État.

Jo regarda autour d'eux et fronça des sourcils. Elle parvint à repérer le lieutenant et l'arrêta.

- Sir ! Qu'est-ce qui se passe ? On est partis deux heures et on revient avec un tel bordel ?

Elle soupira et regarda les quatre qui avaient l'air autant submergés que la détective

- Il se passe que la presse a été mise au courant de la mort d'Aiden et ils essaient de rentrer dans le commissariat pour en savoir un peu plus.

Jo leva les yeux au ciel, au même titre qu'Hanson

- C'est une blague ou quoi ? Là, ils sont déjà au courant ? Mais comment ils peuvent faire ça ?

Gates haussa les épaules

- Vous seriez surpris de savoir à quelle vitesse les nouvelles se répandent lorsqu'il s'agit de célébrités.

Henry demanda alors

- Vous ne les avez pas laissé rentrer n'est-ce pas ? Pour l'instant, il vaut mieux garder le secret sur le fait que c'est un meurtre.

Gates le toisa du regard. Même Alice eut peur pour lui.

- Vous m'avez bien regardé Dr Morgan ? Bien sûr que non, personne n'est rentré et je n'ai pas fait d'annonce concernant la cause de la mort. Bref, nous avons un autre problème cependant.

Les quatre la regardèrent d'un air interrogatif

- L'agent d'Aiden a appelé. La famille est au courant et ils réclament le corps.

Henry tomba des nues

- Comment ça ils réclament le corps ? On ne peut pas leur donner tant que l'enquête n'est pas terminée !

Gates hocha la tête

- Je sais ! C'est ce que je leur ai dit ! Mais ils insistent ! Vous savez comment sont ces gens bourrés de fric !

Jo demanda

- Mais pour quelle raison est-ce qu'ils ont besoin du corps si ce n'est pas pour faire le buzz ?

Gates devait avouer qu'elle était perdue dans tout ça et il fallait dire qu'il n'y avait rien qui ne la mettait plus en rogne que des célébrités tentant d'intimider la police, pour leur propre bien. La gloire et la fortune rendaient vraiment idiot.

- L'excuse la plus stupide est qu'ils en ont besoin pour la veillée avec la famille et sans doute effectivement pour faire le buzz. J'ai du mal à les repousser, l'agent me harcèle de coups de téléphone depuis une heure et j'ai aussi eu la mère, le père, le frère et toute la famille en fait et j'avoue que ça commence à me taper sur les nerfs.

Jo se pinça les lèvres. Gates n'était pas prête de se laisser marcher sur les pieds et qui que ce soit entravant ses enquêtes, pourrait en payer le prix.

- Qu'allez-vous faire alors ? Vous n'allez tout de même pas lui donner ce qu'ils demandent ? – demanda Alice.

Gates sentit sa bouche se tordre et regarda Henry

- Je suis désolée ! Ils ont menacé de me poursuivre et de révéler absolument tous les détails de l'enquête y compris mentionner la présumée coupable donc April. Ce genre de personne est très malin et ils n'abandonneront pas tant qu'ils n'auront pas obtenu ce qu'ils désirent. Et ils ont aussi menacé de poursuivre le 11… Je n'ai pas envie de passer devant le tribunal pour une histoire aussi futile, que je suis sûre de perdre à cause de leur influence.

Personne n'approuvait vraiment le plan, encore moins Henry qui n'avait jamais dit qu'il avait terminé avec le corps. Il croisa ses bras, en bougonnant.

- Le corps est ouvert et l'autopsie n'est pas terminée. C'est vraiment scandaleux de s'interposer comme ça dans une enquête. Il y a des gens qui bossent.

Il ne put cacher son mécontentement et fit rougir Alice qui le trouva particulièrement adorable à s'énerver de la sorte. En temps normal, Jo aurait pensé de même, mais en voyant la petite blonde qui continuait de saliver sur Henry, elle trouva ça simplement particulièrement lourd.

- Vous allez céder ? – demanda Jo

- Qu'est ce que je viens de dire Martinez ? Je n'ai pas le choix.

Henry ajouta

- Mais est-ce qu'au moins, on va pouvoir récupérer le corps après ? Parce qu'on n'arrivera à rien si je ne peux pas travailler dessus.

Gates acquiesça

- Ils m'ont promis qu'une fois leur veillée faite, ils devraient nous le rendre. En attendant Dr Morgan, il va falloir malheureusement habiller le corps.

Henry n'avait pas non plus envie de le recoudre. Ce n'était que le début de l'enquête. Le fermer pour le rouvrir pourrait fausser tout résultat qu'il aurait déjà trouvé. Il soupira.

- Si je fais ça, je vais devoir le refermer et refaire l'autopsie par-dessus pourrait être problématique.

Gates sourit

- Pas besoin de le refermer ! Faites de votre mieux, tant que la blessure par balle est cachée. Dans tous les cas, le corps sera mis dans un cercueil en verre et presque tout son corps sera caché donc ils ne verront que sa tête.

Cette idée ne plaisait vraiment pas à Henry. Tout ça pour les besoins d'une petite famille bourgeoise. Les Widmiller ne changeaient pas et étaient les maîtres des scandales apparemment.

Henry soupira

- Très bien ! Si tel est le désir de la famille ! Je vais tout de suite le préparer pour qu'ils l'amènent à leur veillée… Mais Sir, ils doivent le rapporter au moins sous 48h !

- Oh ! ne vous inquiétez pas, je les ai déjà prévenus et je leur ai fait savoir que je pourrais les arrêter pour entrave à une enquête policière s'ils ne le faisaient pas.

Henry détestait quand tout le monde se mettait au travers. Pas très sûr qu'ils allaient lui rendre un bel hommage, comme disait Jo, tout ceci n'était certainement que pour le buzz.

Il repartit à la morgue où Alice se proposa pour lui donner un coup de main. Jo crut qu'elle allait l'étouffer et commença à faire un pas, mais Hanson la retenue avant que tout ceci ne finisse en bain de sang.

- Viens ! On va continuer de rechercher si Aiden avait des problèmes particuliers avec des fans ou autres. Ça nous occupera.

Jo se sentit bouillir. Elle n'était pas sûre de tenir toute l'enquête sans péter une durite. Gates avait bien remarqué le visage de Jo depuis que le deuxième docteur était arrivé. Elle allait revivre ce qu'elle avait vécu dans son précédent commissariat.

Jo s'assit comme une masse à son bureau et commença à rentrer dans la base de données et faire toutes les recherches possibles et inimaginables sur la célébrité d'Aiden. Il semblait à Hanson qu'il ne l'avait jamais vu taper sur son clavier avec tant d'acharnement. Il secoua la tête. Les femmes amoureuses étaient terribles lorsqu'une rivale arrivait.

Jo bougonna pour elle-même

- Je vois pas ce qu'il peut lui trouver…

Elle avait mis ses cheveux devant ses yeux pour ne pas qu'on voie à quel point ce début de flirt l'exaspérait, mais commençait déjà à la heurter. Alors qu'elle s'était toujours dit que tant qu'Henry était heureux c'était le principal. Mais la jeune femme n'était là que depuis le début de la matinée et elle n'avait pas lâché le légiste comme s'ils étaient simplement de vieilles connaissances.

Sa mauvaise foi lui fit marmonner

- De toute façon, je m'en fous ! Je l'ai vu nu au moins !


Après une journée pas tant productive à leur plus grand dam, à cause de cette histoire de transfert de corps et absolument aucun suspect pour l'instant, Henry retourna chez lui, un peu penaud et un peu frustré. Il avait apprécié la compagnie d'Alice, mais il avait bien remarqué que ceci ne semblait pas être au goût de Jo. Il soupira. Après pour l'instant, il se disait qu'il n'avait pas de comptes à rendre à qui que ce soit. Il était un homme libre. Enfin, c'est ce dont il voulait se convaincre.

Il retrouva Abe pour dîner comme souvent et lui parla de sa journée.

- J'en ai entendu parler – avoua Abe – la presse n'a pas tardé à relayer l'info. Il paraît que le corps est dans la famille pour une veillée qui a déjà des milliers de fidèles plantés devant la maison !

Henry n'en était pas surpris. C'était exactement ce que Gates leur avait dit. Il se frotta le visage.

- Oui oui ! On n'a pas vraiment eu le choix ! Il a fallu se plier aux demandes de ces messieurs pour leur gloire. Ça m'agace parce que je ne peux rien faire sans corps, mais bon en attendant, cela me permettra peut-être d'y voir plus clair avec cette pauvre April qui s'est présentée comme coupable.

Abe le regarda et mentionna alors Alice

- Et tu m'as dit qu'une psychiatre travaillait avec vous pour cette affaire ?

Henry ne put s'empêcher de sourire bêtement

- Oui ! Un petit bout de femme assez charmante, qui m'intrigue particulièrement.

Abe ne regarda d'un œil suspect, mais il n'était pas sûr d'où son père voulait en venir…

- Comment ça ?

Henry revit leurs interactions tout le long de la journée et il se rendait compte à quel point il avait apprécié partager des informations avec elle.

- Elle me comprend et possède une culture similaire à la mienne. C'est assez étrange, mais j'ai comme l'impression qu'on est vraiment sur la même longueur d'onde ! Et je crois qu'elle a une passion pour le East River.

Abe resta dubitatif. À l'entendre, il semblerait qu'il avait un nouveau crush sur ce docteur. Il fit claquer sa langue dans sa bouche. Il se mettait à la place de Jo. Mais il savait que la jeune fille était très forte pour cacher ses émotions. Enfin, c'est ce qu'il avait toujours cru, parce qu'Henry en fit part.

- D'ailleurs, Jo était d'une humeur massacrante. Je ne sais pas si c'est sa période du mois ou quoi, mais bon sang, j'ai l'impression qu'on a fait que se disputer. Elle s'est calmée en fin de journée, mais j'espère que ça ne va pas être comme ça tout le long de l'enquête.

Abe ne dit rien, mais son père pouvait être le dernier des idiots par moment. Il le faisait sans doute exprès même s'il avait du mal à le croire. Il fit part de sa pensée.

- Jo s'est sentie menacée

Henry ne le suivait pas

- Et pourquoi le serait-elle ?

Peut-être que finalement, il était vraiment complètement stupide lorsqu'il s'agissait de femmes. Abe lui fit un signe de la main.

- Pour rien ! J'espère que cette enquête avancera et que vous serez tous en mesure de prouver que la jeune femme atteinte de démence n'est vraiment pas derrière tout ça.


Le lendemain, Jo était arrivée plus tôt que tout le monde. D'une parce qu'elle n'avait pas beaucoup dormi à cause de la journée affreuse qu'elle avait passé la veille. De deux, elle avait envie de commencer les recherches sur qui pourrait posséder l'arme qui avait tué Aiden, étant donné que les recherches concernant des fans hystériques ou des forums n'avaient absolument rien donné. Elle avait parcouru tous les réseaux sociaux et tout ce qui pouvait se relier à une quelconque activité de jeunes femmes en chaleur, mais rien ne l'avait assez interpellé pour permettre une fouille ou un interrogatoire. Il semblait finalement que les gens se tenaient à carreau vis-à-vis des modèles sexy. Et troisièmement, elle voulait s'assurer qu'April allait bien et qu'elle avait tout de même passé une nuit assez confortable.

Alice avait mentionné que les médicaments lui seraient donnés à la fin de sa garde à vue, soit en fin de matinée.

Elle avait pris un grand café sur le chemin et se disait qu'aujourd'hui il fallait à tout prix qu'elle se calme et qu'elle respire. Elle ne pouvait pas laisser une petite blonde lui marcher dessus et elle resterait professionnelle en toute circonstance. Ce qu'Henry faisait de sa vie sentimentale ne la regardait en rien du tout. Il avait bien le droit de sortir avec qui il voulait. Ils n'étaient pas mariés.

Elle savait bien qu'elle tentait simplement de se convaincre, mais sa raison et son cœur n'étaient pas du tout coordonnés. Mais elle n'avait pas le choix, elle devait y faire abstraction. En tout cas, pour quelques jours.

Tout en sirotant son café, elle descendit à la salle où étaient détenues la plupart des personnes placées en garde à vue. Gates était déjà là et fut surprise de la voir si tôt. Elle haussa un sourcil. D'après le dossier de la détective, la jeune femme n'était jamais au bureau avant au moins 9h. Elle n'avait pas eu le temps de l'attraper qu'elle était descendue.

Elle lui toucherait sans doute deux mots lorsqu'elle remonterait.

Jo montra son badge au garde et signa le registre. Elle avança vers la cellule où était détenu April, qui était roulée en boule sur le lit. Au moins, elle était plus au chaud et installée confortablement contrairement à d'autres personnes qui restaient là pendant 24h ou plus.

Elle tapota doucement sur le barreau

- April ? Est-ce que vous êtes réveillée ? C'est le détective Martinez !

April se tourna et regarda Jo. Elle s'assit sur le rebord du lit en se frottant les yeux. Elle cligna plusieurs fois des paupières avant de dire d'une voix endormie.

- Est-ce que je suis au paradis ?

Entendre de tels mots fit serrer le cœur de la détective. Personne ne méritait d'être si seul au point de se croire déjà mort.

Elle secoua la tête

- Non non ! Tout va bien ! Vous êtes au poste 11 et hier nous avons discuté. Vous vous souvenez ?

Elle regarda longuement Jo et elle finit par sourire. Elle se leva et s'avança vers les barreaux, en posant ses mains sur les siennes. Jo la laissa faire. Elle savait à quel point elle avait besoin d'affection.

- Oui ! C'est pour ça que je me crois au paradis. Je vous ai dit que vous étiez un ange. Et vous avez tellement cette allure.

Jo ravala sa salive et prit une profonde inspiration. C'était bien la première fois qu'elle travaillait avec quelqu'un qui avait une telle pathologie.

- Je voulais m'assurer que vous aviez passé une bonne nuit ?

April commença à faire les cent pas dans la cellule

- Je les ai encore entendus dans ma tête. Ils veulent toujours me faire du mal. Je n'ai pas réussi à les arrêter, mais je vous ai vu me parler et c'est parti.

Jo n'était pas très sûre de comprendre. Elle regarda le garde et s'approcha de lui.

- Excusez-moi, a-t-elle eu un sommeil agité la nuit passée ?

Le garde acquiesça

- Oui ! Pendant un instant, je me suis même demandé si elle faisait une crise, mais elle a fini par se calmer toute seule. Elle était endormie pendant tout ce temps, mais on avait l'impression qu'elle se battait contre quelqu'un ou quelque chose.

Jo se mordilla la lèvre

- A-t-elle crié ?

- À quelques reprises ! Mais ce matin, ça a l'air d'aller mieux.

Jo le remercia d'un signe de tête et repartit vers la cellule

- Avez-vous faim ?

April secoua la tête négativement

- Non ! Je n'arrive pas à manger quand je suis pas à la maison. Quand je retournerais à la maison, je mangerais.

Jo se demandait si elle n'avait rien avalé depuis hier soir. Personne n'aurait pu la laisser là sans se nourrir. Elle n'était pas en prison. Jamais ils ne la laisseraient comme ça.

Le garde l'avait entendu et lui dit

- On a voulu lui donner à manger, mais elle n'a même pas bougé d'un pouce. Elle nous a simplement ignorés.

Jo avait oublié de demander à Alice si la jeune femme ne mangeait jamais lorsqu'elle n'était pas dans son élément. Enfin, dans tous les cas, elle sortirait en fin de matinée, aurait ses médicaments et retrouverait assez la raison pour sans doute les aider davantage et tenter de prouver qu'elle n'était pas coupable. Pour l'instant, Jo refusait d'y croire, mais tout pouvait changer en quelques heures ou quelques jours. Au moins, ils n'avaient trouvé aucune arme dans les affaires d'April.

- April ! Je voulais vous dire que tout à l'heure, vous sortirez de là. Vous aurez vos médicaments et on vous ramènera à la maison.

April fit un grand sourire

- La maison ! Oui !

Jo avait ramené un dessin au moins, pour tenter de voir si elle était capable de lui dire quelque chose.

Elle avait choisi exprès celui d'un des portraits qui lui ressemblait.

- April ! Est-ce que c'est vous qui avez dessiné ça ?

La jeune femme perdit son regard dans le vide en observant le dessin. Elle releva les yeux vers Jo.

- C'est vous !

Jo secoua la tête

- Pas vraiment ! Mais j'ai retrouvé beaucoup de portraits me ressemblant dans vos affaires. Pouvez-vous me dire pourquoi ? Saviez-vous que vous alliez me rencontrer ou ce n'était simplement que le hasard ?

April pencha sa tête sur le côté, avant de regarder tout autour d'elle et se mit à faire des gestes comme si elle chassait des papillons.

- Rien n'arrive au hasard !

Jo savait qu'elle n'obtiendrait pas pour le moment, les réponses qu'elle souhaitait.

Elle caressa rapidement la paume de la main d'April et acquiesça

- Vous avez raison ! Rien n'arrive au hasard ! Je repasserais plus tard pour qu'on reparle. Reposez-vous bien !


Author's note: Je n'avais pas vraiment l'intention d'écrire le passage avec Adam mais je trouvais ça intéressant de l'inclure, sachant qu'il n'y a que quelques mois qui le séparent de sa dernière confrontation avec Henry, depuis qu'il est coincé dans cet état. Et ça me plaisait de les faire avoir une discussion et d'imaginer que pour lui répondre, la seule chose qu'Adam pourrait faire, serait de cligner des yeux. Il est également surpris de savoir que son dernier tir a rendu à Henry quelques cheveux blancs.

Et je vous préviens que je ne vais rien poster pendant au moins quelques semaines, je vais m'isoler pour travailler sur mes examens/travaux de fin de session et je serais de retour quand ça sera terminé. Alors je sais, j'ai 6 mois d'avance xD, genre moi j'ai déjà commencé à écrire la deuxième partie de l'histoire et je pourrais très bien poster chaque semaine comme je le fais mais il faut que je m'éloigne un peu de toute cette tentation qu'est le web donc pour l'instant elle restera en hold (j'avoue que je me suis méchante, en plein milieu de cette affaire croustillante :p) mais ne disparaissez pas, je serais de retour. Surveillez vos boites mail. Dès que j'ai écrit la dernière ligne de ma dernière analyse de texte, je posterais le prochain chapitre sans plus attendre, vous avez ma parole :).

Merci de votre fidélité et on se retrouve dans deux-trois semaines.

Et pour le nouveau guest qui m'a laissé une review. Alors déjà merci énormément pour tes compliments concernant l'histoire, ça me fait plaisir de voir le nombre de personnes qui rejoignent au fur et à mesure :D. Dommage j'aurais voulu te répondre en privé mais comme tu es en guest, je dois le faire ici. Hmm, toi aussi ne le prends pas mal mais je pense qu'on a pas du tout le même point de vue en ce qui concerne Jo & Henry. Je ne les perçois pas du tout comme coincés, ils sont vraiment super à l'aise avec l'autre et j'ai remarqué que leur relation a rapidement accélérée par rapport à d'autres séries du même type, clairement Matt Miller n'a jamais caché le fait qu'il voulait aller dans cette direction pour eux. Concernant Henry qui se retrouve nu devant Jo, je pense et j'en suis certaine que ça ne le dérangerait pas le moins du monde, petit rappel qu'il revient à poil devant des milliers de personnes et qu'à ça près, Jo aurait pu être responsable de son arrestation ;) (d'ailleurs son petit sourire en coin quand elle lui demande ce qu'il fait nu dans le East River en dit long sur ses pensées impures), et son commentaire et son sourire sadique vis à vis du lieutenant Reece quand elle le lui demande, démontre parfaitement qu'il s'en fout et qu'il est parfaitement à l'aise avec sa nudité.Et qu'un jour ou l'autre, Jo aurait fini par le ramasser au East River, c'est sûr et certain. Ensuite, on remarquera qu'au delà de leurs sentiments mutuels qui sont apparus rapidement, il y a toujours eu une énorme tension sexuelle entre eux et ça dès les premières minutes de leur rencontre… Donc peut être que pour toi ça apparait comme de la gêne mais ce n'est pas du tout le cas, il suffit de voir comment ils se collent constamment à l'autre, ils recherchent sans arrêt la présence de l'autre donc, je te rassure, ces deux là, il n'y a rien qui les dérange(tu es sans doute jeune donc tu ne perçois peut être pas ce que nous en tant qu'adultes nous voyons). Après je ne sais pas combien de fois tu as vu la série, j'ai eu mon temps à perdre à la voir et revoir au moins 50 fois et j'en ai fait des analyses sur mon compte Twitter :p.

Et Matt Miller avait aussi confirmé qu'ils auraient été ensemble à la fin de la saison 2 (en allant à Paris donc à mon avis là bas, ils n'auraient pas joué aux cartes, xD :p) ce qui est plutôt rapide pour une série de ce type alors à mon sens, ils sont loin d'être coincés. Cette gêne n'est que purement sexuelle parce qu'ils sont frustrés de ne pas mettre la main sur l'autre, lol. Enfin désolée pour la longue parenthèse mais je voulais expliquer mon point de vue également. Ce n'est pas méchant, naturellement (enfin j'espère que tu ne le perçois pas comme ça lol) mais merci encore de faire partie de mes lecteurs et j'espère continuer de recevoir tes avis :D, ça me ferait plaisir ;).