Merci pour vos reviews ^^". Si ça peut vous rassurer, j'ai vraiment eu de la misère à écrire toute cette partie avec Alice, j'avais qu'une hâte, c'était d'en finir le plus rapidement possible. Je sais que je suis sadique mais je déteste faire souffrir mes ships, c'est déjà suffisamment une torture en le regardant lol. Mais bon, vous inquiétez, ça ira bien ;). Chapitre plus court mais c'est la fin de cette première partie.
Merci de votre fidélité et bonne lecture
Jo s'était enfermée dans la salle et venait d'éclater en gros sanglots. Elle se pensait forte, mais tout venait de la frapper. Toute la peine, toute la jalousie qu'elle avait pu ressentir, en plus de tout ce qu'elle avait pu dissimuler pendant toutes ces années, décidèrent que ce soir, ce fut le moment d'exploser et de tout sortir.
Voir Alice et Henry ensemble venait de lui arracher cette part d'elle qu'elle ne pensait pas ressentir et pourtant elle était bel et bien présente.
Cette sensation d'avoir les tripes arrachées, cette sensation de sentir trahie par quelqu'un, alors que cette personne ne lui appartenait pas.
Jo ne pouvait juste pas digérer ce qu'elle venait de voir. Après toute l'année à lui donner des indices et pas plus tard que quelques semaines auparavant. Cette amitié qui était en train de changer en quelque chose de plus profond. Elle en avait été persuadée, elle l'avait vu, elle l'avait senti, elle avait espoir et tout venait de se briser en cet instant. Brisée comme on brise du verre, brisée comme on brise un vase. Le seul mot « briser » ne cessait de se répéter dans sa tête.
Elle n'avait pas autant pleuré que depuis la mort de Sean. Les larmes coulèrent toutes seules et elle ne parvenait pas à les arrêter. Elle sentit que sa chemise était déjà trempée, mais plus elle essayait de se calmer, plus elle revoyait cette image. Elle avait du mal à tenir debout et s'appuyait contre une table et voyait ces grosses larmes qui lui tombaient sur les mains.
Dans sa colère, sa peine, elle avait carrément laissé tomber les dessins sur le sol de la salle et n'y avait plus du tout fait attention. Elle se trouvait stupide. Elle pensait que seules les ados pleuraient pour des chagrins d'amour, mais il n'en était pas du tout ainsi.
Cela lui fit réaliser que ce qu'elle ressentait pour Henry était si fort qu'elle ne pouvait en réalité pas supporter l'idée de le voir avec une autre. Comment pourrait-elle ? Elle ne voulait qu'être la seule dans son cœur. Mais pouvait-elle empêcher son bonheur pour des raisons si égoïstes ? Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Elle ne lui avait pas dit ce qu'elle ressentait. Si elle l'avait fait, peut-être que les choses auraient été différentes… N'est-ce pas ?
Elle pleura davantage avant d'entendre le bruit de la porte. Elle tenta de cacher sa peine et essuya ses larmes avec ses manches.
- Je… J'aimerais rester seule.
Il y eut un silence puis Lucas se mit derrière elle et lui frotta doucement les épaules
- Henry est un idiot Jo ! Pour le mec plus intelligent de la planète, le gars mériterait une bonne claque dans la figure.
Jo se pinça violemment les lèvres pour ne pas continuer de pleurer comme une madeleine, mais elle sentait cette boule dans l'estomac. Et si jamais elle ouvrait la bouche, elle savait que c'était peine perdue.
- J'espère qu'il ne viendra pas se plaindre si vous lui passez sous le nez ! Allez, venez, je vous invite pour boire un verre, vous en avez besoin.
Jo secoua la tête.
- Jo ! Allez !
Elle hurla et se retourna avec les larmes plein les yeux
- Fiche moi la paix Lucas !
Et cette fois-ci elle se sentit faible. Lucas la prit dans ses bras et elle se laissa faire. Elle pleura contre la blouse du jeune homme et lui murmura.
- J'ai si mal ! Ça fait tellement mal.
Lucas n'avait tellement pas l'habitude d'entendre Jo pleurer que cela lui brisait également le cœur. Henry était vraiment stupide. Il espérait que le karma jouerait en la faveur de Jo très rapidement.
- Je sais bien ! Mais ça ira, les choses s'arrangeront Jo ! Ce type de fille ne pourra pas rester longtemps dans les parages, c'est moi qui vous le dis.
La porte s'ouvrit de nouveau
- Monsieur Wahl, est-ce que je pourrais parler à Mlle Martinez s'il vous plaît ?
En entendant la voix de Gates, Jo se décala des bras de Lucas et essuya rapidement ses larmes. Lucas lui souhaita bon courage et laissa les deux femmes ensemble.
Le lieutenant attendit que Lucas soit bien hors de la salle et tourna lentement la tête vers Jo, qui était inconsolable.
Elle soupira.
- Jo !
Avant même que Gates ne parle, Jo tenta de se justifier
- Sir, je suis désolée ! Je ne voulais pas créer de drama… Je suis une imbécile et je vais me reprendre !
Gates la regarda longuement. Elle voyait bien la boule dans sa gorge et qu'elle tentait le tout pour tout pour ne pas craquer une nouvelle fois. Joanna avait oublié de la prévenir du fait que les sentiments de Martinez envers Morgan étaient si forts. Oublier de prévenir qu'il y avait des sentiments tout court, mais elle l'avait bien compris à la simple lecture du dossier.
En temps normal, elle ne se gênait pas pour leur dire de garder tout ceci pour eux, mais à voir le visage fermé de Jo, elle imaginait simplement la peine que la jeune fille devait ressentir… Surtout qu'ils ne trompaient personne et chacun avait bien vu comment la meilleure équipe du 11 se regardait. Alors la surprise était totale.
- Rentrez chez vous Martinez ! Reposez-vous et je veux vous voir demain en forme et sans larmes, compris ?
Jo hocha simplement la tête, sentant toujours qu'elle allait recracher ses boyaux.
Elle sortit rapidement, prit ses affaires et n'adressa la parole à personne.
Dans le même temps, Gates ressortit aussi de la salle et personne ne prêta attention au fait que les croquis d'April étaient restés sur le sol.
Jo était partie dans un bar, dans le seul but de noyer son chagrin. Sa déprime était-elle qu'elle n'arrivait plus à penser à rien. L'affaire venait de lui sortir de la tête et la seule chose à laquelle elle pensait était d'étouffer Alice et Henry. Mais elle ne savait pas exactement par lequel des deux commencer.
Elle était assise au bar et elle venait s'enfiler deux shots de whisky à la suite, alors qu'elle se souvenait avoir dit qu'elle ferait un break dessus… Mais quoi de mieux que l'alcool fort pour réparer les cœurs brisés ?
Elle grommela entre ses dents
- Cet imbécile d'Henry, incapable de penser avec sa tête. Je me suis tellement cassée pour lui montrer ce que je ressentais et lui il sort avec une espèce de blonde, qui débarque et qui ne connaît rien de lui.
Elle ne cessait de se blâmer. Elle se disait que le jour où elle n'était pas allée à Paris, il aurait fallu qu'elle lui saute dessus, tant pis pour Abe. Et elle n'avait jamais osé lui redire tout ce qu'elle ressentait, mais avec toute l'histoire qui était arrivée derrière, elle n'en avait vraiment plus envie… Et naturellement, maintenant on lui passait devant. Elle se demandait ce qu'elle avait fait de mal dans sa vie pour mériter ça.
Elle enchaîna un autre verre puis un quatrième et un homme s'installa à côté d'elle et finit par lui adresser la parole
- À mon avis, vous devriez peut-être y aller mollo… Vous allez avoir du mal à rentrer chez vous !
Jo tourna la tête et le regarda d'un œil noir. Elle lui désigna son arme qui était à l'arrière de sa ceinture.
- Et vous feriez peut-être mieux de vous occuper de vos affaires. Rien ne dit que je ne vais pas tirer accidentellement !
L'homme ne paraissait pas tant impressionné et fit un petit sourire
- Qu'est-ce qui vous amène ici et vous faire boire ainsi ? Pas très joli pour quelqu'un des forces de l'ordre.
- Faites-moi de l'air ! Ma journée est finie et c'est la pire que je n'aie jamais passé !
L'homme ne voulait pas en démordre et restait à ses côtés, en la regardant avec des yeux de merlan fris
- Les méchants n'étaient pas très coopératifs aujourd'hui ?
Jo revit la dernière image de l'ascenseur et sa main manqua d'exploser le verre qu'elle tenait.
- On peut dire ça comme ça !
Elle avala d'une nouvelle traitre et finit par vraiment prêter attention au gars. Elle le fixa de la tête aux pieds et se disait que… Elle avait vraiment besoin d'un remontant.
Elle descendit de son tabouret et lui demanda
- C'est quoi ton nom ?
Il fut surpris et balbutia
- Euh, on se tutoie maintenant ?
- Réponds !
Le jeune homme se disait qu'il ne valait mieux pas casser les pieds à une flic.
- Justin !
Et en plus, il avait un nom de kassos. Elle soupira. Tant pis, il ferait l'affaire.
- Eh bien, Justin, ravie de te rencontrer ! J'espère que tu n'as rien de prévu pour ce soir parce que tu vas passer la soirée avec moi.
Justin fit un large sourire et semblait enchanté à cette idée. Il paya la bière qu'il avait commandée et paya également pour Jo. La jeune femme était dans un tel état qu'elle ne réalisait pas jusqu'à quel point, elle pourrait faire une bêtise.
Elle avait invité le jeune homme chez elle et dès qu'ils franchirent les portes de son appartement, elle ne prit pas la peine de lui faire visiter, qu'elle s'accrocha à lui et commença à mettre ses mains partout sur lui.
Justin, dont le but de premier avait été de terminer dans le lit de Jo, fut particulièrement ravi de voir avec quelle force et quelle prise d'initiative, elle s'attaquait à lui.
Elle lui retira son tee-shirt et l'entraîna dans le salon où ils s'installèrent face à l'autre et commencèrent à se toucher absolument partout. Justin mit ses mains sur le chemisier de Jo et commença à le lui retirer avant de la basculer, pour se mettre au-dessus d'elle.
Elle ferma les yeux un instant et quand elle les rouvrit, l'image qu'elle voyait au-dessus d'elle était celle dont elle avait toujours rêvé. Elle écarquilla grand les yeux et sursauta.
- Henry !
- Comment tu m'as appelé ? – demanda Justin, qui avait déjà les mains sur sa braguette
Jo le repoussa violemment et reprit son chemisier pour cacher son soutien-gorge. Elle secoua la tête.
- Oh mon Dieu ! Mais qu'est-ce que je fais ?
- Tu sais, si c'est parce que tu es mariée et que tu penses avoir des remords, ne t'en fais pas, on peut faire ça discrètement.
Jo crut qu'elle allait le tuer
- Dégage !
Justin fut surpris et tenta une nouvelle approche
- Tu avais l'air plutôt chaude tout à l'heure en sortant du bar.
Le visage de Jo se voila. Elle allait exploser d'une minute à l'autre. C'était beaucoup trop. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait été sur le point de coucher avec un homme qu'elle connaissait depuis cinq minutes. Alors certes, elle l'avait toujours fait après la mort de Sean, mais sur le coup, la raison était stupide, mais elle avait l'impression de tromper Henry alors que ce dernier ne se gênait pas pour fricoter avec une autre.
- Dégage je te dis ! – cria-t-elle bien plus fort, et cette fois-ci ayant l'effet escompté.
Justin se leva en double vitesse et attrapa ses choses, en marmonnant qu'elle était qu'une pauvre conne et qu'elle devrait arrêter de chauffer des mecs comme ça.
Évidemment. Le genre de mec qui ne pouvait pas supporter qu'on lui dise non.
Une fois qu'elle fut seule, elle s'écroula tout le long de son canapé et recommença à pleurer à chaudes larmes. Son cœur était en mille morceaux qu'elle ignorait quel miracle pourrait le réparer.
Après leur dîner, Henry et Alice se promenaient bras dessus, bras dessous, près du East River. Ce qui était assez ironique.
- Je me suis régalé – confia Henry – je travaille dans le coin tous les jours et je n'ai jamais fait attention à ce petit resto-bar.
Alice fut ravie de l'entendre. Elle sourit.
- Je viens ici de temps en temps quand je peux. Leurs plats me font un peu penser à ce que j'ai connu dans mon enfance.
Henry voulait en savoir plus sur son enfance
- Justement ! Ça fait quelques jours qu'on se connaît et on sort ensemble ce soir et je ne sais pas grand-chose de toi. D'où est-ce que tu viens et depuis combien de temps es-tu à New York ?
Alice le regarda étonnamment
- Comment tu as su que je ne viens pas de New York ?
- Contrairement à moi, tu as vraiment pris un accent américain. Je dois reconnaître qu'il est plutôt bon, mais j'entends encore quelques sons britanniques que personne d'autre ne remarquera.
Elle baissa les yeux et s'assit sur un banc.
- Je viens effectivement de Londres ! Ça fait… Bien des années que je suis aux États-Unis. Depuis l'âge de 10 ans en fait… Ça remonte à loin tout ça.
Elle se racla la gorge ! Henry la trouva amusante et rigola.
- Ça ne doit pas faire si long que ça. J'ai… 36 ans, donc j'imagine que tu es peut-être un peu plus jeune que moi.
Alice fit un sourire crispé
- Je suis plus vieille en réalité, mais l'âge n'a pas d'importance.
Henry était un peu plus d'accord. De toute façon, personne ne pouvait être plus vieux que lui pour l'instant, sauf Adam, mais ça, c'était une histoire différente.
Elle se releva pour qu'ils continuent leur balade et elle repéra un glacier qui était encore ouvert, de l'autre côté de l'avenue qui bordait le East River. Le passage piétonnier était assez loin, donc il fallait couper la petite route, qui était une route de ville donc techniquement, les gens étaient censés rouler assez lentement. Enfin, censés.
- Henry ! Regarde ! Il y a un glacier ! On s'en prend une pour le dessert ? Tant que c'est encore ouvert, c'est bizarre vu que l'automne est rentré, mais à mon avis d'ici la fin du mois, ils fermeront pour la saison.
Henry se disait pourquoi pas. Cela changerait du thé à chaque repas. Il acquiesça et se mit en arrière de la jeune femme pour la laisser marcher devant.
Elle mit un pied sur la route et Henry regarda des deux côtés, pour être certain qu'ils pouvaient traverser en sécurité.
Mais ce fut à ce moment, qu'un camion un peu fou et roulant au-dessus des vitesses débarqua dans la ville et juste au moment où Alice traversait, elle fut frappée de plein fouet.
Henry n'avait même pas eu le temps d'hurler que la jeune femme avait été projetée de l'autre côté du trottoir.
Il se hâta de courir dans sa direction, tremblant comme jamais. N'arrivant pas à croire ce qui venait de se passer.
Elle avait été projetée hors de la vue du monde, et s'était retrouvée dans une petite ruelle. Henry était scandalisé et comptait prévenir ses amis de la NYPD, pour la simple et bonne raison que le camion n'avait même pas pris la peine de s'arrêter pour vérifier si la jeune femme allait bien, ce qui n'était pas le cas et il le voyait bien.
Sa cage thoracique était écrasée et elle souffrait grandement. Henry tenta de l'aider, en gardant sa tête sur ses genoux.
- Accroche-toi ! Je vais te sortir de là. Je vais appeler une ambulance, ils vont certainement pouvoir faire quelque chose.
Alice secoua la tête
- Ne fais surtout pas ça ! Personne ne comprendrait – elle toussota du sang. Henry voulait tenter de la convaincre, mais elle n'allait pas survivre les cinq prochaines minutes. Il se disait que quelqu'un devait sûrement lui en vouloir quelque part.
Alice le regarda avec des yeux, vides d'expression.
- On est à côté du East River… Je sais que ça va te paraître dingue… Mais il faut que tu me croies… Je reviens à quelques mètres de la rive où on marchait… Je t'en prie, fais-moi confiance !
Il n'eut pas le temps de réagir qu'elle expira. Ses paroles venaient de le retourner. Comment ça elle revenait ? Se pourrait-il qu'elle…
Il n'eut pas le temps de se faire la réflexion qu'une lueur blanche enveloppa Alice et elle disparu et tout comme lui, il n'y avait plus rien qui indiquait qu'elle avait été là, sauf sa montre à elle.
Henry se leva lentement, n'y croyant pas ses yeux. Un autre immortel. Comment était-ce possible ?
Il attrapa la montre de la jeune femme et courut rapidement vers la rive. Il avait enfin trouvé quelqu'un avec qui il pourrait librement partager sa condition sans personne pour les juger. C'était sans doute une chance à prendre.
Alice revint quelques minutes plus tard et nagea très vite vers la rive. Henry retira sa veste et l'enveloppa dedans dès qu'elle posa les pieds sur le sable. Elle le regarda avec un air morose.
- Écoute. Je sais que c'est fou, mais je…
- Tu es immortelle ! – coupa-t-il sans lui donner une chance de s'expliquer !
Alice n'aurait jamais pensé qu'une personne saine d'esprit pouvait croire à ce genre de mythe et pourtant Henry venait de le dire tout haut, sans aucun regret dans la voix, sans aucune peur.
- Mais comment tu…
Henry soupira
- Parce que je suis comme toi ! Je suppose qu'avec la montre ancienne, on aurait pu s'en douter l'un et l'autre.
Il lui rendit la montre et ils comparèrent l'ancienneté des deux. Celle d'Alice étant bien plus récente.
Alice prit les mains d'Henry et lui dit
- C'est le destin qui nous a poussés vers l'autre !
À suivre…
Author's note: Comme je vous l'ai dit en haut, ça ira haha ^^", ne me tuez pas svp, j'ai souffert aussi en tant qu'auteur LOL.
Je voulais aussi préciser, des fois vous voyez surement des expressions pas très françaises lol (entre l'anglais ou autre) mais genre(déjà rien que le fait que je dise genre au calme comme ça me rend à moitié québecoise lol) "cellulaire" c'est québecois, sachant que c'est là où je suis, parfois ça vient tout seul, mais si jamais un jour un mot vous pose un problème, dites le moi lol. Mais il n'y a pas que les mots, je sais que parfois mes formulations d'expressions sont plus québecoises que françaises haha.
