Bwahahaha ! Merci pour vos reviews, vous m'avez bien fait rire tous ! La réponse à toutes vos questions se trouve dans le chapitre mais vous aviez tous déjà plus ou moins deviné, vous connaissez bien nos deux amoureux ;). Bonne lecture


Les premiers rayons du soleil qui émanèrent au travers la fenêtre du salon, furent assez brutal.

Jo et Henry avaient terminé dans une drôle de position. Henry s'était endormi dans le fauteuil, et Jo avait la tête posée ses genoux, assise accroupie devant lui, ce qui pouvait laisser croire qu'elle lui avait fait une gâterie.

Elle fut la première à se lever et sut qu'elle avait fait une énorme connerie la veille. Elle ne savait pas exactement quoi, mais sa position et ses vêtements lui firent comprendre qu'elle avait dû être folklorique.

Elle porta la main à son front et sentit que tout tournait autour d'elle.

- C'est pas vrai ! Ne me dites que ce champagne m'a rendu complètement soule.

Henry qui émana dans le même état, s'étira et regarda la jeune femme qui était assise à genoux, sur le tapis, à regarder leurs vêtements par terre et semblant essayer de se rappeler ce qui s'était passé la veille.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? – demanda-t-il

Jo se retourna lentement et remarqua leurs accoutrements. Ils se détaillèrent de la tête aux pieds.

La jeune femme se leva lentement, les jambes tremblantes, le teint rose de leur party de la veille.

- Henry… J'espère qu'on n'a pas…

Henry ravala sa salive. Il n'arrivait pas du tout à se rappeler ce qui s'était passé. Sa tête ne lui faisait pas tant mal, mais il se sentait comme envahi pas des tas d'émotions négatives.

Jo avait le visage recouvert par le mascara qui avait coulé et les cheveux en bataille. Elle s'assit dans le canapé complètement démonté.

- Pourquoi est-ce que je me sens si triste ? Comme si on m'avait arraché tout mon bonheur ce matin ?

Henry se leva à son tour et essaya de réfléchir. Il vit la bouteille de champagne, mais elle était surtout vidée sur le tapis. Ils ne l'avaient pas bu. Ils sentaient tous les deux le champagne, mais à en juger la tâche sur le canapé… Ils avaient pris une douche bullée.

- Je ne sais pas Jo… Je n'arrive pas à me rappeler de quoi que ce soit après cette soirée au bar.

Jo essaya d'avoir des flashs de la soirée, mais elle se souvenait simplement avoir discuté avec Claudia, avec Stella… Puis un serveur leur avait tendu des coupes de champagne et plus rien. Elle ne savait même pas de quelle façon ils étaient rentrés à la boutique.

Et en voyant le bordel dans le salon, elle commençait sérieusement à croire qu'elle et Henry avaient fait n'importe quoi, des décisions stupides qu'ils allaient regretter tout le reste de leur vie.

Henry s'installa à côté d'elle et ils se regardèrent tous les deux, en se demandant sérieusement ce qui avait bien pu se passer et se demandant si oui ou non ils avaient fait la chose. À voir leurs accoutrements, ils pensaient que oui.

Alors qu'ils se disaient qu'ils craignaient sérieusement, Abe débarqua dans le salon et tenta de faire abstraction du bazar qu'ils avaient fait.

- Ah salut tous les deux ! Vous vous êtes réveillés de votre folle nuit.

Ils grimacèrent

- Tu étais là ?

Abe acquiesça et se disait qu'il aurait mieux fait d'être sourd toute la nuit

- Oui. Je suis arrivé alors que vous étiez vraiment bien en train de vous amuser. Je crois qu'il faut y aller mollo sur l'alcool tous les deux. J'ai une petite surprise pour vous.

Il tenait deux verres de ce remède contre les gueules de bois. Les deux sentirent la nausée arriver rien qu'à voir le contenu.

- Abe, attends… avant qu'on ne boive cette horreur, est-ce que tu sais ce qui s'est passé hier soir ? – demanda Jo

Abe haussa des épaules

- Moi j'en ai aucune idée ! J'ai débarqué et vous étiez déjà déchaînés. Pour être honnête, je ne suis même pas sûr que vous étiez bourrés… Vous aviez l'air plutôt défoncés. Donc je ne sais pas ce qu'ils vous ont fait durant cette soirée, mais ça ne vous a pas trop réussi.

Henry qui savait que Jo était en train de se sentir mal à l'idée que quelque chose de physique soit arrivé, sans qu'ils ne soient consentants tous les deux, demanda

- Est-ce que tu sais si quelque chose d'intime est arrivé entre nous ?

Abe leva les yeux au ciel

- Je ne sais pas ! Je n'allais pas rester regarder votre spectacle. Vous vous êtes filmés toute la nuit, peut-être qu'il y a quelque chose qui vous reviendra.

Ils se regardèrent et foncèrent vers l'ordinateur, bousculant Abe au passage.

- Non, mais faites pas non plus les sauvages

Jo tapota rapidement sur le clavier et ouvrit toutes les vidéos et ils étaient vraiment dans un état second.

Tout avait commencé sur la chanson des Bee Gees où ils étaient déjà déshabillés. Henry se frappa le front avec sa main.

Jo resta complètement abasourdie

- Ça peut pas être nous, c'est pas possible

- Oh je vous assure que c'est très possible – railla Abe

Ils continuaient de regarder les vidéos. Ils ne se souvenaient de rien. Pas même d'avoir sauté sur le canapé ni d'avoir dansé aussi collés, rien du tout. Puis au moment de la chanson de Dirty Dancing, ils virent ce fameux moment où Jo avait sauté sur les genoux d'Henry pour l'embrasser.

Ils se rapprochèrent tous les deux de l'écran comme si ce qu'ils voyaient était truqué et dirent d'une seule et même voix

- On s'est embrassé ?

Abe déposa les deux verres en entendant ceci et se plaça entre eux

- Vraiment ? Je veux voir.

Il appuya sur le retour arrière et vit le baiser intense qu'ils avaient échangé au son de "Time of my life".

Il ne put s'empêcher de rire bruyamment alors que Jo et Henry étaient rouges, plutôt frustrés quant au fait qu'ils ne se rappelaient pas du tout ce moment et surtout qu'ils n'en avaient aucunement conscience lorsqu'il s'était passé.

Ils craignaient ce qu'ils allaient voir par la suite, mais au final, après ce baiser, ils s'étaient tous les deux endormis ou plutôt évanouis, il fallait être honnête.

Ils poussèrent un soupir de soulagement.

- On n'a rien fait ! – affirma Jo, en se frottant lourdement le visage.

Ils se laissèrent tomber par terre et Jo attrapa son téléphone qui avait de nombreux messages d'Hanson en leur demandant c'était quoi leur problème.

- Oh non… Qu'est ce qu'on a fait ?

Elle fouilla dans sa photothèque et trouva les vidéos qu'ils avaient faits. Sur plusieurs ils chantaient plutôt mal pour le coup, et dansaient collés serrés, si près que cela ressemblait surtout à des mouvements sexuels.

Ils racontaient n'importe quoi et entre tout ça, ils avaient pris de nombreuses photos où on voyait clairement leur état second.

Et ce qu'ils disaient aussi n'était pas mal.

- Henry va me botter les fesses ce soir, hein, t'aimerais ça hein ?

- Oh j'adorerais, tu as des fesses tellement parfaites. Et si fermes !

- Tu peux toucher !

Elle faisait descendre la caméra où Henry caressait assez sensuellement son derrière. Ce dernier se fit tout petit devant l'écran, en voyant le regard que Jo lui lançait.

- On peut dire que t'en as profité

- Tu m'as demandé je te signale !

Jo leva les yeux au ciel. De toute façon, apparemment ils auraient pu faire tout et n'importe quoi, dans leur état ils s'étaient donné mutuellement leur accord même s'ils n'en avaient pas conscience.

- Bon une chance que je n'ai envoyé que ça à Mike…

Elle fit défiler les messages et vit le nom de Gates et de Lucas. Elle écarquilla grand les yeux et rigola nerveusement…

- Ah… Ah… Tuez-moi s'il vous plaît ! Je veux rester dans une cave pour le reste de ma vie.

Henry regarda son téléphone et vit qu'elle avait envoyé le tout à leur boss. Lucas serait probablement très content de voir qu'ils en avaient profité, mais Gates ne serait sans doute pas du même avis.

Henry finit par trouver une théorie

- Il n'y a qu'une seule drogue qui aurait pu nous rendre ainsi et nous donner l'envie de nous pendre ce matin.

Jo qui avait la tête entre ses bras la releva, ses cheveux retombant devant ses yeux comme l'Exorciste. Ce qui effraya quelque peu Abe, qui restait à l'écart.

- Ah oui ? T'es expert de drogue maintenant ?

- Dans les fêtes d'ados ou même de jeunes adultes, elle est beaucoup utilisée. Quelqu'un a certainement mis une dose dans notre champagne. Et à mon humble avis, on était sous ecstasy.

Jo ferma rapidement les yeux. Elle n'avait jamais consommé de drogue de sa vie, mais pour une première elle avait fait fort. Henry également, même en 200 ans.

- Mais attends – essaya-t-elle de raisonner – si quelqu'un nous a drogués, ça veut dire que…

- Que quelqu'un se doute qu'on fait partie de la police et ils voulaient certainement nous empêcher d'en découvrir trop pour hier soir.

Pour l'instant, rien ne lui venait à l'esprit, de qui aurait pu mettre une dose dans leurs verres vu qu'ils avaient pris le champagne en cours de route… À moins que le serveur en ait mis dans tous les verres, mais cela semblait tout de même gros.

- Claudia nous a rapidement fauchés compagnie hier soir. On n'a pas réussi à la faire plus parler et ensuite ça a été le trou noir.

Henry n'avait que quelques rapides flashs de leur soirée. Il voyait deux corps en ébullition sur la piste de danse et Jo et lui se lâchant comme jamais. Dans un coin de sa tête il avait cru repérer Miguel et Claudia discuter et Miguel était venu sur la piste un peu plus tard et avait fait des gestes qui lui paraissaient assez étrangers… Comme un samouraï. Mais il était bien trop dans le brouillard pour se faire une idée plus précise. Il avait besoin de se réveiller et certainement de quinze tasses de café.

Abe les pressa

- Bon allez ! Arrêtez de tergiverser et buvez-moi ça ! Vous penserez mieux quand vous aurez les idées plus claires et ça aidera sûrement à nettoyer votre brouillard.

Il leur tendit un verre chacun et ils secouèrent la tête.

- Non ! Pas ce remède dégoûtant

- Taisez-vous et buvez ! Je pense que vous avez fait assez de dégâts depuis hier soir et en plus vous avez brisé mon canapé avec vos sauts de kangourous. Ensuite, allez me prendre une douche parce que j'en ai marre de sentir le champagne sur vous et venez prendre un petit déjeuner. Et on ne se rendort pas, sinon je vous tire par les doigts de pieds jusqu'en bas. Vous êtes vraiment une bande de bras cassés.

Il leur laissa les verres et s'éloigna après avoir retiré le tapis pour le mettre au lavage. Il ne cessa pas de tempêter jusqu'à ce qu'il soit en bas.

Jo et Henry avalèrent le remède d'une seule traite et tirèrent une longue grimace.

- C'est toujours aussi dégueulasse – se lamenta Jo, qui aurait préféré rester en boule sur le plancher.

Mais le brouillard se dissipait avec l'effet du remède. Ils parvinrent à se lever et regardèrent l'état dans lequel ils étaient. Ils ignoraient s'il fallait rire ou pleurer, mais dans tous les cas, il fallait à tout prix qu'ils retrouvent qui avait voulu les faire taire et leurs doutes se posaient déjà sur deux personnes en particulier.

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Après leur douche, leur petit déjeuner, Jo et Henry avaient finalement retrouvé plus ou moins leurs esprits. Ils avaient du mal à croire qu'ils avaient pu se laisser berner par une coupe de champagne qui leur avait fait faire des choses que ni l'un ni l'autre ne faisait en un bon jour et surtout pas Henry.

Après avoir retrouvé quelques flashs de leur soirée purement dingue, ils furent capables de raconter à Abe le fait que Miguel et Claudia avaient beaucoup discuté dans leur coin, pendant qu'ils s'éclataient sur la piste. Au détour d'une conversation, Henry se rappela très bien parmi les sons bruyants qu'il y avait eu que Miguel avait confirmé à Claudia qu'il avait fait mettre un comprimé dans les deux verres destinés à Jo et Henry et le serveur avait été payé pour les servir en premier et faire en sorte qu'ils prennent les verres qu'ils avaient pris, sans se poser plus de questions.

Jo avait été rapidement mis dans le mood de la fête et n'avait vraiment pas fait attention à ce détail, mais effectivement, après avoir mangé et retrouvé un semblant de dignité, toutes les images de la soirée lui revenaient en tête et jamais elle ne s'était sentie autant humiliée elle-même.

Apparemment, ils étaient rentrés en taxi parce qu'il était clair que jamais elle n'aurait pu les reconduire à la boutique en un seul morceau.

Ils furent déçus de savoir que Miguel rentrait dans le jeu de Claudia, mais il y avait de tas de motivations qui auraient pu le pousser à le faire.

Quand même bien c'était un dimanche, ils durent appeler leurs collègues pour les rejoindre au poste et leur expliquer ce qui s'était passé la veille, le fait qu'il avait déjà un mobile pour arrêter Claudia pour avoir provoqué l'accident de Luke au moins. Quant au meurtrier, s'ils parvenaient à la faire parler, ils ne doutaient pas qu'ils auraient rapidement un nom, si elle n'était pas responsable des deux.

Les deux jeunes gens durent se faire déposer par Abe pour récupérer la voiture de la jeune femme qui était restée près du bar et elle avait eu de la chance de ne pas se faire remorquer.

Une fois dans la voiture de la détective, il y eut un long et embarrassant silence. Jo avait les doigts posés sur le volant et tapotait nerveusement ses ongles dessus. Chacun repensait évidemment à ce qui s'était passé pendant toute la soirée. Tous leurs souvenirs ou presque leur étaient revenus. D'un côté, ils étaient soulagés parce qu'ils n'avaient rien fait, mais de l'autre, ils étaient encore gênés de ce baiser venu de nulle part et surtout, les poses, les danses et l'habillement dans lequel ils étaient.

On pouvait dire que pour le coup, ils s'étaient vus sous tous les angles.

Henry regarda sa jeune partenaire, en biais. Il ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Leur visage avait toujours cette adoration à la tomate, mais il y avait comme une certaine frustration dans l'air. Évidemment, bien qu'ils n'étaient pas dans leur état normal, ils savaient que leurs corps avaient réagi à ce baiser… Ils auraient tout de même souhaité que cela se passe dans des circonstances différentes.

- Euh Henry… À propos de ce qui s'est passé hier soir…

Elle finit par relever les yeux pour voir qu'il la fixait.

- Euh… Je…

Henry tenta de l'aider

- On peut dire que cet effet nous aura vraiment retournés. Toi et moi, on a été carrément à l'opposé de ce qu'on est en général.

Il parvint à arracher un sourire sur les lèvres de la jeune femme. Mais la couleur de leur visage ne disparut pas pour autant.

- C'est vrai… Tous mes souvenirs sont en train de faire surface et je ne sais vraiment pas ce qu'ils ont mis là dans, mais ça déménage…

Henry hocha lentement la tête

- C'est souvent ce qui se passe avec l'ecstasy. Je n'ai jamais touché de drogue de ma vie, mais ils n'ont pas choisi la plus facile. Ils savaient ce qu'ils faisaient.

Jo se frotta le visage

- Ils auraient pu nous achever s'ils le voulaient.

Henry secoua la tête

- Je ne pense pas… Leur but n'était que de nous distraire pour qu'on ne puisse pas leur poser de questions… Donc l'un des deux sait que nous sommes flics ou sans doute les deux.

Jo hocha lentement la tête

- Quoi qu'il en soit, ils ne vont pas nous échapper comme ça. Droguer des forces de l'ordre, mais là, ils mériteraient bien leurs deux mois en prison juste pour ça.

Jo savait que son argument était stupide puisque le fait qu'ils étaient sous couverture était à leurs propres risques et périls et cela ne fonctionnerait pas devant le juge, vu que personne ne savait l'autorité qu'elle avait au moment des faits.

Et bien sûr son seul témoignage, ne suffisait pas. L'effet de drogue pourrait leur faire raconter tout et n'importe quoi donc ils devraient travailler avec ce qu'ils avaient et mettre de côté le fait qu'on avait tenté de les faire taire même si pas radicalement.

Jo demanda, en mordillant fortement ses lèvres

- Tu crois qu'on aurait pu aller jusqu'au bout si la drogue ne nous a fait pas mise à terre ? Je veux dire… On n'était pas très habillé, on a passé notre temps à se chercher et se désirer… Est-ce que tu… Enfin crois-tu qu'on aurait vraiment pu sauter le pas ?

Henry la fixa très longuement, trop longuement. Chacun se perdit dans les yeux de l'autre et revit encore une fois ce baiser qui avait été fait avec tant d'assurance de la part de Jo. Même s'ils étaient sous effet, il avait semblé si naturel à Henry. Toute cette connexion avait été tout simplement spontanée. Avec la manière dont ils se regardaient, Henry se rappelait ce moment où elle n'était pas partie à Paris. La tension sexuelle qui avait émané entre eux était presque similaire à celle qui était en train de se produire à ce moment même.

Ils semblaient connaître la réponse. Si Abe n'avait pas interrompu leur moment pour cette histoire de Paris, Henry avait été persuadé qu'un seul baiser n'aurait pas pu les arrêter, ils étaient bien trop en proie du désir à cet instant et le réveil aurait été dans les bras d'une belle Hispanique.

Ils savaient que les chances qu'ils partagent un moment fusionnel avaient été grandes, même s'ils n'étaient pas maîtres d'eux-mêmes.

Ils poussèrent un soupir commun. Peut-être serait-il temps de considérer à cette relation qu'ils ne faisaient qu'imaginer.

Jo secoua la tête

- Enfin ! Il faut qu'on aille au 11 et on va certainement se faire taper sur les doigts pour notre comportement, mais bon, tant pis c'est la vie… Ils comprendront.

- Ou ils se ficheront de nous – affirma Henry

Jo approuva, mais bon, après la marche de la honte, il fallait quand même pouvoir se relever et affronter la réalité.

Heureusement pour eux, le commissariat était plutôt vide le dimanche. Ils avaient déjà fait venir leurs collègues qui étaient supposés être en week-end.

En arrivant, ils sentirent quelques regards sur eux. Jo s'était assurée qu'elle n'avait pas envoyé les vidéos au commissariat entier, mais il semblait que ce n'était pas le cas. Mais les choses devaient aller vite dans un si petit bureau.

Ils marchèrent comme des robots vers le bureau de Gates, qui les attendaient de pied ferme, avec Lucas et Hanson.

En rentrant, ils se firent observer de la tête aux pieds. Surtout de la part de Gates. Lucas pouvait difficilement cacher sa joie suite aux vidéos que les deux lui avaient envoyés. Hanson ne semblait pas être en mesure de leur dire quoi que ce soit, si ce n'est de secouer la tête négativement.

Quant à Gates, elle n'était pas du tout impressionnée. Elle avait les bras croisés et un sourcil levé.

Jo et Henry se sentirent encore plus mis à nu qu'avec Reece… Elle allait certainement les réprimander, d'une manière qu'ils n'avaient jamais connue jusqu'à présent.

Jo tenta de détendre l'atmosphère

- Salut tout le monde… Franchement, ne nous regardez pas comme ça… On se sent déjà assez mal que vous ayez eu à subir les délires de Morgan et Martinez.

Hanson regarda leur boss. Il en avait déjà eu pour son grade la veille à se demander ce qu'ils leur prenaient, avant de comprendre qu'ils n'étaient vraiment pas dans leur état normal, mais cela avait été à la limite de l'aliénation.

- J'espère pour vous deux que vous avez une bonne excuse pour votre comportement d'hier soir ? En plein milieu d'une enquête, vous trouvez le moyen d'être bourrés ? Je pensais que vous étiez là-bas pour travailler, pas pour tomber si bas – aboya Gates ! – vous êtes incroyables ! Je pensais avoir tout vu avec vous deux, mais je dois avouer que je ne vous imaginais pas si dévergondés.

Jo et Henry se sentirent affreusement mal. Gates aurait pu leur donner un bon coup de pied aux fesses et ne pas écouter ce qu'ils avaient à dire. Reece aurait laissé passer même si elle aurait prétendu le contraire. Elle aurait surtout été amusée de leur situation, mais n'en aurait rien montré devant eux. Mais tout le monde devait reconnaître que Gates était tout de même bien plus effrayante et ils ne savaient jamais ce qui était bon à faire avec elle.

- Euh on a une explication – murmura Henry d'une voix qui ne lui ressemblait tout bonnement pas, lui qui était toujours très sûr de lui.

Gates continuait de garder ce sourcil haussé, ce qui ne rassurait pas le moins du monde le couple.

- Ah oui ? Laquelle ? Vous aviez décidé de jouer à saute-mouton hier soir et d'en faire profiter tous vos collègues ? On va être honnête, on a tous remarqué la tension sexuelle entre vous, mais un moment donné, gardez vos bêtises pour vous.

Lucas s'étouffa en voulant cacher son rire. Jo et Henry avaient une couleur méconnaissable. Gates ne leur laissait aucune chance.

- Sir… Non c'est… Henry et moi, on… On n'a vraiment pas voulu ce qui s'est passé. Tout ceci était incontrôlé et d'ailleurs on s'excuse pour les vidéos et les photos assez compromettantes que vous avez pu avoir, mais disons que nous n'étions pas vraiment maîtres de nous-mêmes…

Apparemment, peu importe l'excuse qu'ils tentaient d'inventer, cela ne fonctionnait pas avec le lieutenant, qui continuait de les regarder tour à tour comme si elle allait les passer au laser.

Henry n'avait jamais souhaité revenir dans la rivière qu'à ce moment, comme ça il n'aurait pas à répondre d'un tel acte, comme s'ils n'étaient que deux adolescents en rut.

Gates finit par demander

- Alors si ce n'était pas contrôlé… Dans quoi vous êtes-vous fourré encore ?

Les deux jeunes gens se regardèrent et finirent donc par avouer ce qui s'était passé.

- Il se trouve que Jo et moi avons été drogués à notre insu… Lors de la sortie au bar avec le reste de la troupe. Vu nos effets et l'état dans lequel on était ce matin, j'en ai déduit qu'il s'agissait d'ecstasy. Qui a été mélangée au champagne qu'on nous a servi.

Gates resta silencieuse pendant quelques minutes. Et tout le monde se demandait à quelle sauce le couple allait être mangé.

Elle finit par pousser un long soupir

- Ça vous apprendra à boire n'importe quoi ! Sérieusement, faites un peu attention. Ces jeunes alors !

Elle leva les yeux au ciel et Jo et Henry s'échangèrent un regard complice. Elle finit donc par leur demander

- Trêves de plaisanteries ! Comment c'est arrivé ? Quelqu'un se doute de votre identité ?

Jo et Henry acquiescèrent

- C'est la théorie qu'Henry a établie, ce matin lorsque les souvenirs nous sont partiellement revenus. Il a entendu Claudia et Miguel parler du fait qu'ils avaient déposé un comprimé dans nos verres de champagne. Henry pense que le serveur a été payé généreusement pour nous les servir et nous mettre dans l'état dans lequel on était. Donc ils sont d'une manière ou d'une autre, au courant qu'on est sous couverture et qu'on compte mettre la main sur le responsable qui a tué Tammy.

Henry ajouta

- De plus, Jo et moi avons un mobile. Nous avons discuté avec Luke Matthews hier, l'autre danseur qui a eu un accident de moto il y a deux mois. Avec son autorisation, nous sommes partis au garage où la moto est toujours en réparation et il se trouve qu'elle a été sabotée. Grâce au bon œil de Jo, nous avons découvert une perle qui provient d'une boucle d'oreille et qui appartient à Claudia. Nous n'avons pas réussi à la faire vraiment parler hier soir et naturellement elle a été plus rapide pour nous faire taire, mais nous avons déjà au moins quelque chose pour l'arrêter.

Jo continua

- De ce fait, on se dit que si on peut obtenir des aveux pour le sabotage, on en obtiendra sans doute pour Tammy, si elle est la responsable, mais il faut avouer qu'Henry et moi, on commence à douter que mademoiselle la pimbêche soit innocente.

Gates acquiesça

- Très bien ! Alors, faites ce que vous avez à faire et trouvez-moi le coupable… Et par pitié, restez loin des boîtes de nuit parce que ça ne vous réussit vraiment pas.

Elle les bouscula tous dehors sans rajouter davantage. Le groupe se regarda d'un air perplexe.

- Bon qu'est ce qu'on fait, maintenant que Jo et Henry se sont remis de leur partie de jambes en l'air ? – demanda Hanson, ce qui lui valut un regard noir de la part du couple.

Lucas était hilare. Jamais ils ne laisseraient leurs amis s'en sortir de la sorte.

- Il ne s'est rien passé – cria Jo, mais d'une voix peu convaincante

Hanson haussa des épaules

- Ça, c'est ce que vous dites ! Mais vu les vidéos à moitié sexuelles que vous nous avez envoyées, excusez-moi d'avoir des doutes. Je les ai montrées à Karen, elle aussi pense qu'il y a un petit touche pipi là dans.

Jo crut qu'elle allait l'étouffer, mais Henry lui fit signe d'ignorer.

- On s'est endormi avant si vous voulez tout savoir, détective ! Donc je confirme, même si nos souvenirs ne sont revenus que ce matin après avoir mangé et pris une douche, que rien de physique n'est arrivé entre nous.

Jo fit un petit sourire mesquin

- On n'aurait pas oublié !

Henry rentra dans son jeu en acquiesçant vivement. Elle parvint tout de même à emboucher un coin à Hanson et Lucas qui se regardèrent avec dégoût. Et il n'était pas question qu'ils partagent le fait que dans leur folie, ils s'étaient embrassés. Ils n'auraient pas fini d'entendre le fin mot de l'histoire.

Henry tapa dans ses mains

- Je dois retourner voir le corps de Tammy ! Quelque chose m'interpelle avec Miguel depuis hier soir, en dehors du fait qu'il semble complice avec Claudia et j'aimerais tenter quelque chose, voir si mes suspicions se confirment.

Il regarda Hanson

- A-t-on encore l'épée quelque part ?

Hanson acquiesça

- Oui ! Elle est avec toutes les autres pièces à conviction de nos affaires. Pourquoi ?

- Si vous pouviez aller me la chercher, j'en aurais besoin pour tester ma théorie.

Hanson ne posa pas davantage de questions et s'éclipsa pour aller récupérer ce qu'Henry avait demandé. Jo et Lucas le regardèrent avec des yeux ronds, mais ce dernier leur fit simplement comprendre qu'il gérait la situation et qu'il fallait suivre son raisonnement, une fois qu'il aurait l'épée en main.

De retour devant le corps, Henry prit l'épée et observa bien la blessure de la victime.

Il essaya de calculer le coup de l'impact et la force qu'il aurait fallu pour réussir à lui faire l'entaille qu'elle avait eue avec la pointe de l'épée. Il aurait également fallu faire des mouvements spécifiques.

- Des mouvements spécifiques ? – répéta Jo en écho, lorsqu'Henry leur expliqua la situation

Il acquiesça

- Oui ! Quelqu'un qui serait capable de manier l'épée avec une bonne précision, sans se faire mal…

Il revit les flashs de Miguel qui faisait des mouvements de samouraï. Jusqu'à la soirée, Henry n'y avait jamais prêté attention, mais c'était toujours des mouvements qu'il utilisait lorsqu'il dansait avec eux, en dehors du fait qu'ils jouaient les gladiateurs.

Henry se précipita vers son bureau et fouilla dans le dossier où ils avaient rangé tout le lot de CV de la troupe de danse. Celui de Miguel était dedans, il se souvenait parfaitement l'avoir vu passer le soir où il s'était endormi alors qu'il aurait dû faire sa part du job.

Il regarda rapidement les expériences du jeune homme ou les sports qu'il pratiquait. Jo était derrière lui, le menton sur son épaule, en essayant de voir ce qu'il voyait. Hanson et Lucas restaient en retrait et murmuraient entre eux de combien ils devaient augmenter le pari.

- C'est ça ! Voilà ! Je pense qu'on tient notre coupable – annonça-t-il joyeusement, en se retournant vers deux collègues tandis que Jo parcourait le CV pour essayer de comprendre.

Visiblement, elle n'était pas la seule à être perdue.

- Tu peux nous expliquer ? – demanda-t-elle – parce que je t'avoue que tes charades, je ne comprends pas.

Henry tenta de ne pas s'exciter dans tous les sens comme à chaque fois qu'il découvrait quelque chose.

- Miguel a fait de l'escrime et il en a fait pendant près de 15 ans. Ce qui veut dire qu'il est capable de manier une épée comme celle qui a servi pour tuer Tammy. Avec une précision parfaite. Regarde, il a même participé à des concours. Il fait toujours des espèces de mouvements de samouraï... Et en regardant le corps de Tammy de plus près et en évaluant les mouvements de Miguel, de mémoire, j'en suis venu à la conclusion qu'elle a été tuée par un mouvement couramment appelé le coupé en escrime, à la seule différence que la lame n'a pas contourné Tammy, mais l'a touchée de plein fouet pas de face, mais elle a été attaquée par l'arrière, ne lui laissant quasiment aucune chance de survie.

Chacun se regarda, complètement abasourdi. Il n'y avait vraiment qu'Henry pour trouver des choses aussi rapidement, avec seulement quelques mouvements aléatoires.

À l'entendre, on pouvait difficilement croire que la veille cet homme avait été sous l'effet de l'ecstasy.

Jo essaya de le suivre

- Bon ! Alors, attends. Donc, tu nous dis que Miguel est responsable de la mort de Tammy. Est-ce que tu en es certain ?

Henry se gratta sa petite barbe et se retourna vers la détective, comme si les deux autres n'existaient tout simplement pas.

- On va dire que je suis à 85% sûr de moi. C'est juste que sa manière de faire les choses et puis son regard était particulièrement fuyant lorsqu'on a mentionné Tammy.

Jo fronça des sourcils pour tenter de se remémorer son visage lorsqu'ils avaient parlé de Tammy, sans arrière-pensée.

- Effectivement ! Ça me revient ! Mais et pour Claudia alors ? On était tellement sûrs qu'elle avait quelque chose à voir là dans ?

Henry commença à faire les cent pas et tout le monde sentait qu'ils n'étaient pas loin d'avoir la nausée.

- Claudia n'est pas responsable d'avoir tué Tammy. Ils ont travaillé main dans la main il n'y a pas de doute. Elle était censée provoquer l'accident de Luke, ce qu'elle a fait. Et elle est sans nul doute celle qui a dérobé l'épée. Mais elle a demandé à Miguel de faire le sale travail. Sachant qu'il ne pourrait jamais avoir Tammy, il s'est laissé aveugler par sa haine et voilà.

Hanson comprenait bien où il voulait en venir, mais il n'y avait aucune empreinte sur l'épée… Si Miguel voulait nier les faits, il le pourrait et le juge pourrait très bien le croire.

- Mais doc ! Les empreintes sur l'épée sont non existantes ? – ce fut Lucas, qui dit tout haut ce que le détective pensait tout bas.

Henry sourit

- Ce n'est pas tout à fait vrai. Il est vrai qu'elles ont été parfaitement nettoyées, sans aucune erreur possible. À mon avis, Claudia et Miguel savaient ce qu'ils faisaient. Mais les empreintes qui ont été nettoyées ne sont que celles sur la lame et sur le coup aucun de nous n'a pensé au manche…

À voir le regard des trois autres, ils n'étaient pas plus avancés dans son explication o combien scientifique ! Du vrai Henry Morgan que c'était là.

Il se disait qu'il valait mieux leur faire une démonstration plutôt que de rester là à tenter de leur expliquer.

- Miguel a mis des gants pour commettre son crime, ça, c'est évident. Il a nettoyé toutes ses traces pour qu'on ne l'identifie pas. Mais comme je le disais, personne n'a fait attention au manche, jusqu'à présent.

Avec une pince, il attrapa quelque chose qui avait été complètement invisible aux yeux de tout le monde, même Lucas, qui trotta jusqu'à son boss pour prendre ce qu'il tenait et la mettre dans une boîte hermétique. Hanson et Jo se rapprochèrent.

- Un cheveu ? –dirent-ils d'une seule et même voix

Lucas le regarda de plus près et rigola

- Je dirais plutôt un poil !

Hanson leva les yeux au ciel.

- Je ne veux vraiment pas savoir un poil de quoi.

- De barbe – répondit Henry

Au moins, cela avait le mérite d'être clair. Miguel avait une petite barbe plutôt évidente. Voilà leur mobile, voilà leurs preuves et voilà le meurtrier. Jo fit un petit sourire.

- Bien jouer, Henry ! J'appelle tout de suite Gates et on file chez Miguel et chez Claudia et ils vont se faire arrêter, tous les deux, sans aucune exception.

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Ils rendirent d'abord visite à Claudia et en voyant Jo et Henry plantés devant la porte, elle haussa un sourcil

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Jo tenta une petite approche amicale

- Oh rien ! En ce dimanche ensoleillé et froid, Henry et moi on se disait qu'on avait envie de se geler les fesses et se promener dans le quartier pour pourquoi pas venir vous rendre visite.

Claudia ne la trouva pas du tout drôle et resta plantée devant sa porte, en croisant des bras.

- Vous n'avez pas pris la journée pour vous reposer ? C'est dommage. Hier soir, vous aviez l'air de vous amuser. Demain, on recommence, donc vous auriez peut-être dû rester dans votre canapé.

Jo la regarda longuement sans lâcher ce petit sourire ironique qui était plaqué sur son visage.

Elle sortit le sachet hermétique et le donna à Claudia, qui blanchit.

- Vous reconnaissez cette perle n'est-ce pas ? Elle vous appartient. Elle a été retrouvée sur la moto de Luke. Henry a confirmé qu'elle avait été sabotée. Et nous allons arrêter Miguel pour le meurtre de Tammy, mais vous êtes complice.

Claudia pouffa

- C'est une caméra cachée ?

Henry répondit

- Ne faites pas semblant, vous aviez déjà compris notre statut ou plutôt celui de Jo.

La jeune femme sortit son badge et fit un large sourire

- NYPD ! Je ne suis pas chanteuse, ni danseuse, mais détective et Henry est mon légiste. Mais vous le saviez déjà, en tout cas vous aviez pensé qu'on était tous les deux flics. Vous avez tenté de nous faire taire hier avec votre ecstasy pour ne pas qu'on remette la main ni sur vous par rapport à Luke ou Miguel pour le meurtre que vous lui collez sur le dos, vu que vous êtes celle qui a dérobé l'épée. Tournez-vous, vous êtes en état d'arrestation pour tentative de meurtre et complicité de meurtre.

Claudia savait bien qu'elle n'aurait nulle part où aller. Elle soupira et se tourna pour que Jo lui passe les menottes.

Jo reçut un texto.

- Oh ! Mes collègues viennent d'arrêter Miguel également. C'est bien, vous allez être voisins de cellule pour un bon bout de temps.

Miguel n'avait même pas cherché à renier les accusations, mais dans sa voix il y avait quand même beaucoup de regrets. Il était évident que Claudia l'avait assez poussé à faire ce qu'il avait fait. Le mobile avait donc été le crime passionnel et la tentative par jalousie.

Les gens tuaient vraiment pour trois fois rien. Malgré la folie dans laquelle ils avaient été plongés, tout le monde félicita Jo et Henry pour leur bon travail et les deux jeunes gens durent annoncer la nouvelle à Derek, qui fut vraiment peiné de perdre deux de ses éléments. Mais Claudia était remplaçable. Quelqu'un d'autre de la troupe prendrait sa place pour mener les chorégraphies et chanter. Il était un peu peiné que Miguel ait pu être derrière tout ça également, mais chacun connaissait parfaitement bien les pas et était fin prêt pour le spectacle alors ils feraient avec ce qu'ils savaient.

Jo et Henry n'étaient plus trop certains de continuer de jouer leur rôle maintenant que leur enquête était terminée, mais Derek les supplia de rester jusqu'à la représentation, qui aurait lieu le jour même de la Thanksgiving. Ils acceptèrent juste parce qu'ils avaient quand même travaillé dur pour ceci et que tout le monde les embêta leur disant qu'il fallait à tout prix qu'ils voient ça.

De ce fait comme le spectacle avait lieu vers 17h, Jo avait proposé à Henry de tout de suite l'accompagner jusqu'à Harlem pour le repas de Thanksgiving qui aurait lieu le soir même et lui proposa de rester tout le week-end avec eux, sans la moindre arrière-pensée et elle lui promit de se méfier du champagne.

Abe l'encouragea puisque de toute manière, Fawn lui avait également proposé de passer le week-end entier avec elle alors pour la première fois depuis bien longtemps, la boutique allait être entièrement fermée, sans personne à la maison.

Dans des moments comme ça, Henry était bien heureux de ne plus avoir Adam dans les pattes.

Le spectacle connu un franc succès et même à la fin, tout le monde cria presque à Jo et Henry de s'embrasser mais ils n'allaient pas en faire profiter leurs amis qui n'allaient jamais les lâcher avec tout ceci.

Victoria Gates était de la partie et n'avait pas hésité à envoyer les quelques vidéos qu'elle avait prise lors de la représentation, à Joanna Reece , qui lui avait rapidement répondu en disant que c'était une chose à laquelle elle aurait souhaité et avait terminé en disant qu'il fallait qu'ils continuent ce bon travail et que cette première sous couverture avait dû provoquer des étincelles entre Jo et Henry et Victoria lui répondit « tu n'as pas idée et ils me fatiguent mais je suppose que je vais devoir faire avec ».

Après le spectacle en coulisses, Derek remercia chaleureusement Jo et Henry

- Merci énormément tous les deux d'avoir participé à ce show et de m'avoir aidé pendant ces deux dernières semaines. Croyez-moi que je suis désolé de ce qui s'est passé et désormais je vais faire d'autant plus attention aux acteurs que je sélectionne mais vous m'avez été d'une aide précieuse et j'ai apprécié votre compagnie.

Jo et Henry sourirent

- Nous aussi – répondirent-ils en chœur

Ils eurent le droit à une belle étreinte et pendant que Jo discutait avec Stella qui était aussi émue qu'eux, Derek prit Henry à part.

- Je sais que vous êtes partenaires et que vous travaillez ensemble mais si vous voulez mon avis, vous devriez vous mettre en couple tous les deux parce que vous êtes merveilleux. Je regrette le fait que vous ayez déjà un job et que je dois maintenant chercher d'autres acteurs pour vos personnages mais franchement, cette alchimie est admirable.

Henry fit un petit sourire en coin et son regard ne put se détacher de Jo qui riait aux éclats et apparemment était en train d'échanger ses coordonnées avec Stella.

Derek le regarda d'un air sous-entendu.

Henry murmura

- Vous avez peut-être raison ! Il y a sans doute quelque chose de plus entre nous.

Derek lui tapota l'épaule en lui souhaitant bon courage. Stella fit une étreinte à Jo et également une à Henry et les deux restèrent à se regarder dans le blanc des yeux.

Jo soupira, en se mordillant la lèvre inférieure

- Alors, prêt à passer un weekend de folie chez les Martinez ?

Henry enroula un bras autour de ses épaules

- Quand il s'agit d'accompagner ma partenaire, je suis toujours prêt.

Ils se sourirent sincèrement et ce fut sur cette note (littéralement) que cette affaire se termina. Une affaire qui avait connu un peu de fraicheur parmi tout ce drame qu'ils avaient eu depuis le mois de septembre.


Author's note: vous allez adorer la première partie du prochain chapitre ;)