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Hello ! Me revoilà ! De bon matin, comme ça ce soir je pourrais m'écrouler sereinement devant mon ordi pour lire vow reveiews =)
Enfin bref !
Wouah, les gens, j'ai passé mes examens du premier semestre... Et j'ai eu 14 à l'oral ! Je ne connais pas encore ma note d'écris, mais bon sang, avec une note comme 14 à côté, je suis quasiment sûre de passer. Je suis super soulagée !
Sinon, what's up ? Au taf ça devient vraiment tendu, la semaine dernière ma patronne a fait pleurer deux de mes collègues. La dose de travail s'accentue considérablement, surtout que l'énoooorme dossier de construction de copropriété avec vente sur plan (donc vente au cours de la construction, aussi appelé "VEFA", le montage juridique le plus lourd de la vente immobilière) qui arrive. Eh oui ! Ce dossier a pris BEAUCOUP de retard (il devait se faire en mai..., puis il y a eu la pandémie, des permis modificatifs à demander, etc.) vient d'arriver. Mon dieu, la QUANTITE DE CHOSES A FAIRE ! Il faut faire un dépôt de pièces avec le moindre document administratif et autorisation de travaux obtenu pour la construction de l'immeuble. Il faut faire un règlement de copropriété. Attention tout ça doit être rédigé, pas moyen de faire des copier-coller avec les documents du constructeur de l'immeuble ou les tableaux du géomètre. Une fois que ça sera fait... On peut commencer les cinquante-huit dossiers de vente des appartements qui sont à faire avant la fin de l'année.
Rien que d'en parler je frôle la syncope.
Sérieusement. En plus, après des mois à nous dire "oui, je vais embaucher du monde !" parce qu'on fonctionne à demi-régime (trois personnes au lieu de cinq... Et sur les trois personnes, une seule a fini sa formation ! Les deux autres sont moi, en apprentissage... Et la secrétaire, qui est incroyablement intelligente et qui franchement mériterai mieux, mais qui n'a aucune formation juridique !)... Eh bien, la patronne nous a menti. Elle n'embauchera personne. Notre rythme de sur-régime, course-contre-la-montre-à-chaque-seconde, dossiers bouclés à l'arrache et mal faits, actes rédigés à la dernière minute, vraiment on est bord du précipice ? Apparemment ça va devenir notre nouveau normal. La patronne n'a pas eu le cran de nous le dire en face, non. C'est notre comptable, qui nous l'a appris un peu par hasard, et qui était stupéfaite que la boss nous ait raconté que les choses allaient s'arranger. Apparemment non, ça ne va pas s'arranger.
(Sur un tout autre sujet, j'ai appris que le salaire mensuel de la patronne ? C'était environ 4,5 fois le mien. Pour vous donner un ordre d'idée : entre 6 500 € et 9 000 € brut, tous les mois. Et si on n'a plus de sous à l'étude pour embaucher de l'aide, refaire le sol défoncé, ou juste changer les ordis ? C'est parce que madame ne veut pas changer son train de vie. Vous comprenez, la jaguar de son mari, la maison de 400 m2, et les chevaux de compétition, ça coûte cher. RAAAAAH.)
BREF.
JE SUIS CALME.
Ahem. Je vais arrêter de m'épancher, parce que même si vous ne savez pas où je vis, qui je suis, ou bien où je travaille, je commence à être parano. Ma collègue est persuadée que la patronne a mis des micros à l'étude pour espionner nos conversations, parce qu'elle sait des choses qu'elle ne devrait pas savoir. Et, franchement, c'est pas impossible. Mais bon, passons. Vous n'êtes pas ici pour m'écouter larmoyer sur la façon dont mon job part complètement en sucette x)
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Parlons de POSITIF.
Cette semaine j'ai reçu un FANART DE TSUNAMI ! Hiiiiiii !
Il est superbe et je suis IN LOVE. Il m'a été offert par Apatura Iris, et il est magnifique. Encore une fois merci Iris ! Tu es super douée ! Tsunami est très fidèle, et elle a la grande classe dans son haori rouge et écarlate, avec l'emblème Uchiha en fond. Et son nom en kanji, en plus ! Je ne m'en suis pas encore remise. Je suis tellement flattée et émerveillée, je sautille sur place x)
Si vous voulez l'admirer... Voici le lien, sans les espaces ni les tirets bien sûr (vu que ce site déteste les liens) :
h-t-t-p-s : / / i15. servimg . c-o-m / u /f15/ 14/ 74/ 72/ 16/ fanart10. jpg
Aaaaaah, il est tellement beau, je suis en admiration. Ca a illuminé ma journée ! =)
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Enfin bref ! Revenons à Naruto. Ou à Tsunami, plutôt x)
Voici les réponses aux reviews !
Yo Ulrich Gutierrez ! Merci, merci =) Si tu lis l'anglais, as-tu jeté un oeil à ma fic sur RWBY ? Ouais, je me fais de la pub x)
Tu as une opinion bien arrêtée Mabri03 ! Mais oui Tsunami est BEAUCOUP trop jeune pour penser à être mère, rassure toi. En fait, elle ne veut carrément pas d'enfants, donc voilà x)
Salut liamireldib-b xD Le fait que Karin soit confiée à Tsunami a eu une bien moindre importance que ce que tu as l'air de croire. Souviens-toi, Karin était une étrangère, une réfugiée, et ELLE LE SAVAIS. Pas question pour Karin d'approcher Naruto ou alors tous les ANBU auraient complètement flippé. Et donc, accessoirement, pas de danger qe Tsunami approche Naruto par le biais de Karin... Bref. L'idée de Tsunami Hokage m'a fait explosé de rire, parce que figure toi qu'il n'y a pas si longtemps que ça, dans l'écriture du tome 2, quelqu'un menace Tsunami de proposer sa candidature pour le rôle de Godaime, et Tsunami est en train de se demander si elle ne devrait pas aller sauver le Sandaime pour éviter d'avoir à vérifier si cette personne disait ça sérieusement ou non xDDDDD
Coucou bylbash ! Ah ah, en fait comme j'alterne les bonus sur un perso random et les bonus vraiment centrés sur Tsunami, ce bonus-là était centré sur Tsunami plus que sur Iruka. Donc je suis contente que ça t'ai plu même si tu n'es pas fan du personnage x)
Cette review, Isy ! Tu t'es lâchée ! Ouais, je suis assez d'accord. La science au service de l'humain ! GMA, GMA, IVG, on a les moyens, ça devrait donc être accessible, et plus que ça, facile d'accès ! Dans notre monde comme à Konoha d'ailleurs x) Mais vu la moralité un peu tordue des ninjas ça va sans doute pas être facile ! Ils ont plein de tabous. Et de sexisme, aussi, avec la femme dont le rôle est de pondre des gosses (et choisir de ne pas le faire, ou d'avorter, est très mal vu, comme si elle sabotai le village tout-puissant). Bref ! Tout ça pour dire : ton opinion est aussi celle de Tsunami, alors elle va rentrer dans le lard du conseil avec autant de subtilité qu'un coup de bêche dans la figure, ça je peux te l'assurer !
Salut Kuro no Kage ! Contente que ça te plaise =) Les bonus sont fait pour ça, pour avoir un POV extérieur sur l'impact de Tsunami. Et oui, ça commence même avec Iruka !
Wow, quelle longue review Sam est classe ! Oui, en effet, dans le monde des ninjas le risques de dérive est trop important. Ca va d'ailleurs faire complètement flipper le Sandaime. Mais Konoha aime prétendre être le gentil village et donc ne s'en servirait pas pour transformer les kunoichi en poulinières à Dôjutsu. Ce serait le style de Danzo, certes, mais Merlin merci, il est mort ! Et les Conseillers, même s'ils sont durs, n'en sont pas à ce point-là. Cela dit, il y a un tabou assez important dans la création de bébés "artificiels" chez les ninjas, même si c'est aussi bête qu'un bébé-éprouvette, alors... Voilà x)
Ooooh je savais pas Gladoo89 ! Mais je note que tu approuve x) Le prochain bonus va te plaire, alors ! DU moins je pense x) Mais oui, Tsunami a trop de pain sur la plache pour envisager de devenir mère, même en laissant la GPA à quelqu'un d'autre. Tu verras comment ça se passera ! Et pour Fugaku, ah ah, tu n'es pas la seule à avoir voulu l'étrangler xD
Coucou Redheadead ! Oui je vais cloner des Uchiha x) Tu verras, ça promet d'être rigolo x) Mais passons ! Oui, le loyauté très exclsuive de Tsunami ets un cas assez à part. EN règle général les ninjas n'ont PAS un cercle d'amis aussi étendu. Ils ont une poignée de proches (généralement leurs coéquipiers et/ou leur famille, parfois moins), et sinon ils ont "le village", dans le sens abstrait où la dévotion aux ordres qu'on leur donne est supposé suffire à remplir leur vie. Tsunami... n'est pas vraiment capable d'accepter ce genre de situation. Le village, qu'est-ce que c'est ? Oui, elle est conditionné à vouloir protéger Konoha (comme tous les ninjas) mais pour elle, "Konoha" est très subjectif. C'est le gens qu'elle aime. Ceux qui posent un dnager (comme Danzo par exemple) sont des menaces, ne font pas partie de Konoha. Alors que dans le canon... Tous les personnages, Kakashi, Sakura, Sai, même Naruto... Quand Danzo prend le pouvoir, est révélé avoir assassiné les Uchiha, etc... A aucun moment ils ne se disent "c'est mal, on doit agir". Ils ont tellement intériorisé l'ordre établi que l'idée d'aller contre un supérieur hiérarchique, ça les bloque. Tsunami n'a pas ce blocage. Et ça la rend férocement loyale... Mais aussi très dangereuse. Car c'est avec ce genre de mentalité que les Uchiha ont fomenté un coup d'état après tout !
Merci à toi Tim ! Contente que ça t'ai plu =)
Yo Shinlya ! Ouais, ça avance, et les choses commencent à changer x) Et oui, Tsunami est une névrosée du boulot. Il faut qu'elle se noie dedans, sinon elle considère qu'elle n'en a pas assez ! Pour ce qui est de la GMA et de la GPA (et du clonage, du coup), tu verras comment ça se passera dans le chapitre suivant, du POV du Sandaime. Mais tu n'as pas d'inquiètude à te faire pour la famille Uchiha : ils n'auront pas à s'occuper d'un bébé !
Ah Yuedra, tu as tellement tout faux pour les futurs élèves de Tsunami, c'est un PLAISIR xD Nan, y aura pas d'OC ! Oui, il y aura des perso "semi-canon" ! Nope, ça ne sera pas Sakura la kunoichi de l'équipe ! Mwahahaha, je sui certaine que tu ne trouveras jamais x) Enfin bref. Oui, même les amis de Tsunami la considèrent comme terrifiante. Et encore : Iruka est le moins gradé d'entre eux, donc celui qui a eu le moins l'occasion de la voir en mission. Même Kumadori (son équipier Genin) a vu Tsunami expérimenter avec les yeux de cadavres, donc il sait à quel point elle peut se montrer flippante. Iruka, non, il a toujours vu Tsunami dans un cadre "civil" depuis, bah, depuis qu'ils ont quitté l'Académie en fait. Mais bref. Iruka s'occupe de Naruto, yeaaaah ! Mais il ne l'adopte pas, Naruto reste toujours seul, hein. La loi de l'Hokage veillant à isoler le Jinchuriki est toujours respectée. Cela dit, au lieu d'être complètement livré à lui-même, Naruto va avoir beaucoup plus de soutien beaucoup plus tôt dans sa vie. Sinon, pour "qui seront les coéquipiers de Naruto", BWAHAHAHA TU AS TOUT FAUX A NOUVEAU x) L'équipe de Naruto, je la surnommé la "team Sunshine" parce qu'elle est composée de trois adorables gamins remplis d'optimisme x) Bref ! Pour le bébé éprouvette, oui Orochimaru a fait ça pour Mitsuki dans Boruto ! Mais sans mère porteuse (d'où la nécessité d'un équipement très avancé). Ce que Tsunami prévoit est beaucoup plus simple. Sinon, pour ce qui est d'Hikari et de son Dôjutsu... JE NE SUIS TOUJOURS PAS DECIDEE. C'est terrible x)
Merci Sleepy Cocombre =) Pas d'opinion sur la question épineuse de la GPA, GMA, et du clonage dans le monde de Naruto ? Tu évites de te compromettre xD
Coucou Zarakaiy ! Oui, les bébés-éprouvettes sont une idée révolutionnaires. Parce que Konoha en a les moyen, mais comme ce n'est pas "utlisable pour en faire une arme" (contrairement au pseudo-clonge du Shodaime qui a donné Tenzo), eh bien, ça n'a jamais été exploité. Mais Tsunami compte en faire usage, mwahaha. Enfin bref ! Oui, on commence à voir des changements =) Et Tsunami a enfin réussi à accomplir l'un de ses buts, qui était d'améliorer la vie de Naruto !
Salut Aomine ! Oui, réponse tardive postée à une heure du matin, à en juger par le mail d'alerte que j'ai reçu ! x) Tout va bien ? Sinon pour le clonage je sais que c'est abordé dans Naruto (Shin Uchiha, Mitsuki le "fils" d'Orochimaru, entre autres) mais c'est dans Boruto, bien après Naruto. A cette époque, le clonage imaginé par les ninjas ressemble plus à ce qui a été fait à Tenzo...
Hey Leen Hogwarts ! Dans Boruto le clonage est en effet assez utilisé, mais dans Naruto ça reste un gros tabou et ce n'est pas du tout développé. Je suis en avance sur mon temps x) Et puis surtout, imagine la tête du Sandaime ! xD Enfin bref. Tu as tout bon pour la révélation avec Hikari ! Mais ce n'est pas aussi vaste que ce que tu imaginais. Je te laisse découvrir ça...
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Et voilà !
Bon, le bonus précédent sur Iruka était en fait une overview de la vie de Tsunami et des changements apportés dans l'année suivant le massacre. Ce hapitre-ci n'est pas une overview, au contraire. C'est un zoom sur un personnage particulier. Le titre a du vous mettre la puce à l'oreille... Eh oui ! Hikari ! Cela faisait super-longtemps que je voulais lui donner une voix... C'est chose faite !
(Pour ceux qui ont lu ma fic Elisabeth Bishop... Hikari est le "Elisa" de cet univers. Doux, adorable et idéaliste. Sérieusement, ça aurait dû être lui le Self-Insert... D'ailleurs, je tenait absolument a lui donner un prénom commençant par "hi", parce que quand elle l'a nommé sa mère a voulu rendre hommage à son papa Hizashi, mais j'ai pas mal hésité entre Hikari (qui veut dire "clarté, lumière") et Hitoshi, qui veut dire "bienveillance". Finalement c'est Hikari qui l'a emporté, mais... Hitoshi, ça aurait sans doute été très bien aussi...)
Enfin bref. Enjoy !
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Hikari Uchiha
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Hikari était un élève de l'Académie, maintenant. Il avait six ans seulement, et était parmi les plus jeunes. C'était plutôt bien, l'Académie : les enfants de son âge n'étaient pas aussi avancés que lui dans la lecture ou dans l'apprentissage de leurs katas, mais ils étaient toujours d'accord pour jouer à chat-ninja ou à cache-cache. Hikari avait grandi entouré par des enfants plus âgés que lui qui avaient leurs propres préoccupations. Là, il pouvait jouer, se défouler, rire aux éclats, et aucun de ses petits camarades n'avait d'autres tâches à accomplir. Même en classe, ils étaient ensemble. A aucun moment Hikari n'était délaissé, il avait toujours plein d'amis avec lui. C'était génial !
Il savait que Tsunami aurait voulu attendre un an ou deux pour qu'il fasse sa rentrée, mais honnêtement elle s'inquiétait trop. Depuis qu'il était tout petit, Hikari savait que sa famille s'inquiétait pour lui. Ses deux sœurs le surveillaient d'un œil d'aigle. Quand il allait au parc jouer avec d'autres enfants, jadis, Tsunami ou Izumi trouvaient toujours un prétexte pour rester à proximité, prétendant lire ou réviser. Hikari trouvait ça génial, et il s'imaginait toujours des histoires abracadabrantesques où il état secrètement un prince et ses sœurs étaient ses gardes du corps, ou alors elles étaient des espionnes, ou alors elles l'évaluaient secrètement pour une promotion ultrasecrète au rang de Jounin… Mais bon. Il était plus grand, maintenant, il ne s'inventait plus d'histoires. Et puis, elles ne le surveillaient plus comme du lait sur le feu. Ou du moins, plus visiblement. Depuis que Tsunami avait signé le contrat d'Invocation des chats, les matous errants semblaient s'être mystérieusement multipliés à Konoha. Bon, certains n'étaient sans doute que des chats normaux, mais Hikari ne pouvait se défaire de l'impression que les félins étaient là pour rendre des comptes à Tsunami… Ça expliquerait pourquoi il y avait en permanence une demi-douzaine de chats autour de leur maison, par exemple.
Mais passons. Chats ou pas, Hikari savait que ses sœurs s'inquiétaient toujours. Izumi peut-être moins, parce qu'elle était insouciante à la façon des gens qui ont été heureux la majorité de leur vie, mais Tsunami… Tsunami avait toujours une certaine gravité dans les traits de son visage, quelque chose de résigné dans le regard. Elle avait onze ans de plus qu'Hikari : elle avait été ninja plus longtemps qu'il n'avait vécu, alors c'était assez compréhensible qu'elle soit protectrice. Hikari s'y était habitué. Toute sa famille était protectrice, même Mama.
Avec Mama, ça avait été moins visible parce qu'elle était tout le temps avec lui. Mais il y avait toujours eu ces moments de silence quand la conversation dérivait sur son avenir, ou le danger du combat, ou bien encore sa future rentrée à l'Académie, et Mama avait été… tendue. Hikari savait qu'elle avait été affaiblie par sa naissance. Il l'avait toujours connue comme étant une civile, facilement fatiguée et fragile, mais jadis… Elle avait été une kunoichi du clan Uchiha, puissante et létale. C'était de sa faute à lui si Mama n'était plus capable de se protéger. Bien sûr, personne ne l'avait dit à Hikari. Personne ne le pensait, même. Hikari lui-même savait que ce n'était pas comme ça que le monde marchait : il n'avait été qu'un bébé, la façon dont sa venue au monde s'était passée n'était pas sa faute, ni même sa responsabilité. Mais… Les conséquences étaient les mêmes, non ? Mama avait été affaiblie. Trop faible pour se protéger, trop faible pour protéger Hikari, et il savait que ça lui pesait. Elle était toujours si attentive, si présente, si inquiète. Mama s'inquiétait toujours pour tout le monde. Même pour Tsunami, qui était la personne la plus forte qu'Hikari connaisse : même pour Izumi, qui était bien entourée et travaillait à l'hôpital : même pour Neji et Karin, qu'elle avait intégré dans sa famille comme s'ils étaient ses propres enfants : et même pour Hikari. Surtout pour Hikari.
Mais Mama était morte, maintenant. Ça ferait bientôt six mois. Quand c'était arrivé, Hikari avait tellement pleuré qu'il en avait presque suffoqué, et il avait eu l'impression que la douleur allait lui déchirer la poitrine pour toujours, mais… Cela faisait des mois, maintenant, et il n'avait pas vu le temps passer. Mama lui manquait mais la douleur s'était apaisée, il ne pensait plus à elle, et… Il en avait presque honte. Ça semblait mal, d'aller de l'avant aussi facilement. Il avait adoré Mama, et elle était morte, elle avait été tuée. Est-ce qu'il ne devrait pas être brisé de l'intérieur ? Est-ce qu'il ne l'avait pas aimée assez ?
Il savait qu'elle n'aurait pas voulu qu'il pense ça. Il savait que ce n'était même pas vrai, c'était juste son chagrin qui parlait. Mais… Il se sentait un peu coupable, quand même. Il ne voulait pas oublier Mama. Elle avait été une constante fondamentale de sa vie pendant six ans, pendant toute son existence, et ça semblait mal de guérir si vite de son absence.
Mais bon, voilà. Mama était morte. Ça faisait toujours mal, mais ce n'était plus la douleur déchirante du premier jour, et… Hikari n'était pas masochiste, il ne voulait pas retourner à cette souffrance constante. Mais il avait peur que guérir soit synonyme d'oubli. Il avait tellement aimé Mama. Il ne voulait pas l'oublier.
C'était quelque chose dont il hésitait à parler avec le reste de sa famille. Ils avaient tous un rapport assez compliqué avec la mort, l'absence, le souvenir. Tsunami et Izumi avaient perdu leur Mama, comme lui, et il avait honte de comparer son chagrin au leur. Neji ne se souvenait pas de sa mère (elle était morte à sa naissance) et son père avait été tué quand lui-même avait eu à peu près le même âge qu'Hikari : c'était un sujet encore douloureux, et tout le visage de Neji se contractait de colère quand quelqu'un mentionnait son clan à l'Académie. Karin avait des problèmes différents, mais pas moins complexes : son père était mort, et sa mère l'avait confiée à Tsunami pour lui permettre de quitter le village qui la retenait prisonnière. Personne ne savait si elle était encore vivante. Hikari ne savait pas si c'était mieux ou pire que si elle était simplement morte. Karin n'en parlait jamais.
Et puis il y avait Sasuke, et ça c'était une autre paire de manches.
Sasuke avait perdu toute sa famille d'un coup, mais il n'avait pas perdu Hazuki Uchiha. Son deuil à lui n'était pas le deuil du reste de la famille. D'une certaine façon, il avait perdu plus qu'eux, et ça les mettait tous mal à l'aise parce que… Parce qu'ils auraient dû le réconforter, mais qu'ils ne voulaient pas le faire parce qu'ils avaient leur propre chagrin à gérer. Et puis, ils étaient tous en colère. C'était plus facile de ruminer leur ressentiment s'ils prétendaient que Sasuke ne souffrait pas, mais Sasuke souffrait, et ils le savaient tous. C'était juste que… personne ne l'admettait. Et Sasuke était bien trop fier pour demander de l'aide.
Sasuke était compliqué. Ce n'était pas qu'Hikari ne l'aimait pas. Hikari aimait tout le monde, vraiment. Tsunami riait parfois en disant qu'il était trop tendre, mais c'était vrai. Dans l'expérience d'Hikari, les gens avaient besoin d'être aimés. Ils avaient besoin de compassion et de compréhension, et Hikari avait de la peine quand on ne leur donnait pas ces choses. Il aimait être gentil, il voulait que les gens aillent bien. Voir quelqu'un pleurer lui donnait toujours l'impression que son cœur se froissait comme un bout de papier, même si c'était quelqu'un qu'il ne connaissait pas.
Et Sasuke… Sasuke n'allait pas bien. Il était triste, solitaire, en deuil. Il venait du clan qui avait tué Mama, et au début Hikari avait voulu le détester. Il voulait transformer sa douleur en colère, arrêter d'avoir mal, arrêter de pleurer, arrêter de se sentir faible. Mais il n'avait jamais pu haïr Sasuke. Il le regardait et il n'arrivait pas à voir le visage d'un ennemi : il ne voyait qu'un petit garçon de son âge qui allait mal et qui pleurait sa maman exactement comme Hikari pleurait la sienne, et comment aurait-il pu le haïr ? Ils étaient si semblables. Tous les gens, tous les êtres humains étaient semblables, ils souffraient et pleuraient de la même façon. Pourquoi fallait-il se haïr ? Est-ce que ce n'était pas plus simple, plus humain, de ressentir de la compassion pour la peine d'autrui ? Le pardon était difficile, et Hikari ne savait pas encore s'il pardonnerait le clan Uchiha pour ce qui était arrivé à sa mère, mais il ne s'agissait pas de pardon. Il s'agissait juste de se dire que… se dire que… Mama était morte, mais la maman de Sasuke était morte aussi, et c'était triste. Ils avaient le droit d'être tristes. Et ils pouvaient reconnaître que l'autre était triste, reconnaître leur chagrin et le respecter. Cela ne nécessitait ni haine ni colère ni pardon.
Tsunami avait été la première à accepter Sasuke parmi eux. Peut-être parce qu'elle était la seule qui avait une vraie responsabilité concrète envers lui, puisqu'elle était sa tutrice légale et tout ça. Mais Hikari pensait que c'était plutôt parce que Tsunami avait secrètement un cœur d'or. Elle était une guerrière terrifiante mais elle aimait prendre soin des gens. Elle n'était pas quelqu'un de doux, pas vraiment, mais… Tsunami était quelqu'un de possessif. Sasuke était devenu sa responsabilité, alors il était devenu l'un des siens, c'était aussi simple que ça.
Et puis Sasuke n'était pas si difficile à aimer. Il était grognon et abrupt mais il était aussi poli et gentil, mais surtout, il voulait faire parti de leur famille. Il faisait des efforts. Enfin, il en faisait avec Tsunami, sans doute parce que Tsunami faisait des efforts elle aussi. Pour les autres… C'était plus compliqué. Ils se tenaient tous à distance, au début.
Izumi n'avait pas de problème avec Sasuke en particulier, mais elle en avait avec le clan et ce qu'il représentait. Elle ignorait Sasuke autant qu'elle le pouvait, laissant son regard glisser sur lui comme s'il n'était pas là, ou claquant la porte en quittant la pièce. Elle était triste, elle aussi, mais une tristesse furieuse. Hikari avait entendu Tsunami parler avec elle, un soir : leurs voix étaient trop basses pour qu'il entente toute la conversation, mais il avait saisi le nom d'Itachi. C'était le garçon qui avait tué tout le clan. Il avait été ami avec Tsunami et Izumi jadis, et c'était le frère de Sasuke, et… Il avait tué tout le clan Uchiha. C'était confus et douloureux pour Izumi. Hikari voulait aider l'aider, il voulait qu'elle aille mieux et qu'elle ne soit plus triste ou en colère, mais il ne savait pas comment faire. Il se sentait si impuissant. Izumi avait raison d'être triste et en colère, elle avait raison d'en vouloir à Itachi, et les sentiments comme ça étaient durs à apaiser, mais… Ce n'était pas de la faute de Sasuke, non ?
Karin et Neji étaient plus faciles à comprendre : ils étaient sur la défensive. Ils n'étaient pas des Uchiha. Pas par le sang, du moins. Hikari ne se souvenait pas d'une époque sans Neji parmi eux, et Karin était l'apprentie de Tsunami depuis une éternité, mais ils ne faisaient pas officiellement partie du clan. Enfin, si, ils faisaient partie de la famille, ils étaient sa famille… Mais ils n'étaient pas des Uchiha. Alors évidemment que Neji et Karin étaient sur la défensive, parce qu'ils avaient peur d'être chassés. Hikari savait que c'était irrationnel, Neji et Karin savaient aussi que c'était irrationnel (comment auraient-ils pu douter de l'amour de Tsunami, Izumi, et Hikari lui-même ?)… Mais ça ne les empêchait pas d'être méfiants.
Ils n'étaient pas aussi hostiles qu'Izumi, cela dit. Ils allaient tous à la même Académie, alors ils faisaient la route ensemble. Quand Sasuke avait été retenu devant la porte de l'Académie par un groupe de filles, Karin avait flanqué des coups de coudes pour se dégager le passage, et entraîné Sasuke dans son sillage sans un mot. Neji fixait d'un regard glaçant les civils qu'ils entendaient s'apitoyer sur son sort. Ils se serraient les coudes. A ce moment-là, ils ne s'aimaient pas, pas encore, mais… Tsunami leur avait dit de veiller les uns sur les autres. Quel que soit le nom qu'ils portaient, ils étaient des Uchiha.
C'était Hikari qui avait fait le premier pas.
Hikari n'était pas comme Izumi, qui était en colère contre Itachi. Il n'était pas comme Neji et Karin, qui ne portaient pas le nom du clan. Il n'était même pas comme Tsunami à qui l'Hokage avait imposé la charge de veiller sur Sasuke. Non, Hikari n'avait pas de raison d'en vouloir à son lointain cousin, pas d'excuse pour se murer dans le silence.
Hikari avait été le premier à parler à Sasuke, cinq mois plus tôt. Quand Iruka-san était venu voir Tsunami, c'était Hikari qui avait vu Sasuke se tendre et qui l'avait assuré qu'Iruka-san n'était pas là pour le ramener à l'Académie. Evidemment, Sasuke n'avait pas répondu, mais il s'était détendu. Ensuite, Hikari avait pris l'habitude de lui donner les noms des différents visiteurs, et lui dire pourquoi ils étaient là. Il avait pris l'habitude de lui dire bonjour en le croisant, de lui proposer de se joindre à leurs étirements, des broutilles comme ça. Sasuke répondait rarement. Mais quand Hikari lui demandait un coup de main pour ranger les courses, ou de l'aider à retrouver un livre égaré, Sasuke s'exécutait sans protester. Il n'était pas malpoli ou désagréable, il était juste… Silencieux.
A l'Académie, Hikari déjeunait avec sa classe, mais parfois il s'éclipsait pour manger son bento avec Neji et Karin. Au bout de quelques semaines, il invita Sasuke à les rejoindre. Et après ça, il l'invita aussi à les rejoindre quand ils s'entraînaient après les cours. La première fois, Sasuke marqua un temps d'arrêt.
– Viens t'entraîner avec nous, répéta patiemment Hikari. On va pratiquer le lancer de shurikens.
Le regard de Sasuke passa sur Neji et Karin, sans un mot. Neji avait pincé les lèvres d'un air réprobateur, et Karin mit les mains sur les hanches en plissant les yeux avec contrariété. Mais ils ne dirent rien. Hikari enfonça le clou :
– On est de la même famille. On doit se serrer les coudes.
– Je peux m'entraîner seul, avait lâché Sasuke.
Hikari avait carré les épaules, sans bouger d'un pouce :
– Mais tu n'es pas obligé. On apprend mieux quand on est en groupe ! Neji est vraiment doué pour le taijutsu. Et Karin est la meilleure pour jouer à cacher cache. Et je suis très fort aux shurikens. On a tous nos forces et nos faiblesses ! Si on met tout ensemble, ça aide à avec notre versatilité.
Hikari avait découvert ce mot il y avait peu et il le trouvait très cool. Il aimait beaucoup les mots de ce genre. Polyvalence. Versatilité. Adaptabilité. Tous les adultes étaient branchés sur des trucs rasoirs comme le pouvoir, la puissance ultime, blablablabla. Hikari préférait savoir un peu de choses de beaucoup de sujets, plutôt que beaucoup de choses sur peu de sujets.
Sasuke hésita brièvement. Puis, plus bas, avec réticence, il demanda :
– C'est Tsunami-san qui t'as demandé ça ?
Parce que jusque là, Tsunami était la seule personne qui lui avait montré qu'elle se souciait de lui. La seule qui le regardait dans les yeux, lui parlait, lui souriait, faisait des efforts, montrait qu'elle le soutenait. Hikari se tint plus droit.
– Non. Elle approuverait si elle savait, mais non. Je veux que tu viennes parce que j'en ai envie. Tu es mon cousin aussi.
Hikari fut presque aussi surpris que Sasuke quand il prononça ces mots. Il n'avait… il n'avait jamais clamé d'autre membre du clan Uchiha comme sa famille avant. C'était étrange.
– Tu es mon cousin aussi, répéta-t-il. Et Neji et Karin sont d'accord, pas vrai ?
Neji n'avait plus l'air désapprobateur, mais il fixait Hikari avec un œil d'aigle, et il haussa les épaules quand leurs regards se croisèrent. Karin leva les yeux au ciel.
– Urgh. Si tu insistes.
– Tsunami serait d'accord, martela Hikari.
– Sensei se fait moralisatrice dans son grand âge, marmonna Karin.
Neji renifla avec amusement :
– Seulement dans son grand âge ?
Karin et lui échangèrent un sourire narquois, et ce fut aussi simple que ça. Personne ne protesta quand Sasuke leur emboita le pas. Il avait suffit que l'un cède pour que l'autre suive le mouvement.
Ils formaient une unité solide, tous les deux, Neji-et-Karin, comme s'ils faisaient partie d'un tout. Enfin, techniquement, c'était Hikari-et-Neji-et-Karin, mais comme Hikari était plus petit, il avait dû rester à la maison tandis que les deux autres allaient à l'Académie ensemble (dans la même classe en plus !) alors forcément, ça avait renforcé leur duo.
Hikari se souvenait d'une époque quand il était tout petit, où c'était juste Hikari-et-Neji. Le Hyuga avait toujours fait partie de sa vie, et il avait toujours été protecteur envers lui. Plus que Mama, parfois. Il ne se souvenait pas de s'être disputé une seule fois avec Neji, et pourtant Neji était une sale tête de mule. Il était effrayant quand il se mettait en colère, et il était froid, avec des remarques tranchantes comme des lames. Karin… Karin était plus différente. Plus impulsive, plus bavarde, plus enflammée. Sa colère à elle n'était pas froide, mais brusque et soudaine comme une explosion volcanique. Elle était arrivée plus tard dans leur famille, et elle était aussi la seule qui ne gravitait pas autour de Mama comme un satellite autour de son orbite. Karin était l'apprentie de Tsunami et c'était par Tsunami uniquement qu'elle était entrée dans la famille. Mais elle y était entré, c'était ça l'important, et… Eh bien, tout le monde l'avait adoptée.
Tout le monde finirait par adopter Sasuke, aussi. Ils avaient bien adopté Neji et Karin, et ils n'étaient même pas liés par le sang. En quoi c'était si important, la façon dont Sasuke était arrivé jusqu'à eux ? Ce n'était pas sa faute. Il était l'un des leurs. Il n'avait rien à leur prouver. Il était juste là, et il avait besoin d'eux. Tsunami faisait des efforts, mais Tsunami était dure, pragmatique, et mal-à-l'aise avec les gens qui souffraient. Hikari était moins inflexible. Il savait ce que c'était que d'avoir mal et de juste vouloir un ami.
Alors… Les semaines avaient passées, et Hikari avait continué à inclure Sasuke, et Sasuke avait continué à se laisser inclure, et… Petit à petit, les autres s'y étaient habitués.
Sasuke était toujours silencieux et renfermé, mais il s'améliorait. Il était gentil avec Hikari. Il était gentil avec tout le monde, mais le fait d'être gentil avec Hikari était ce qui lui faisait gagner des points dans l'estime de Neji et Karin. Des fois Hikari était un peu étonné (et amusé, et agacé) par la façon dont ses aînés le couvaient. Il était le plus jeune, d'accord, mais il n'était pas fragile. Il n'était pas vulnérable. Il n'était pas aussi fort que Neji en taijutsu mais il battait Karin une fois sur deux ! Et sa calligraphie n'était pas aussi élégante que celle de Tsunami, mais elle était meilleure que les pattes de mouches d'Izumi ! Et il était aussi doué en maths ou en jeux de stratégie que Neji ! Et il était le meilleur de sa classe ! Il n'était pas faible, il n'avait pas besoin de protection. Franchement, c'était un peu ridicule que sa famille continue à le surveiller comme du lait sur le feu.
Mais… Hikari savait que ça lui manquerait, s'ils cessaient d'être si protecteurs. Ils n'étaient pas dédaigneux ou paternalistes dans leur protection. Hikari avait vu certains de ses camarades de classe surprotégés par leurs parents, qui gagatisaient devant eux ou paniquaient dès qu'on les laissait toucher un objet tranchant, et il était heureux que sa famille ne soit pas comme ça. Tsunami, Izumi, Karin, Neji, même Sasuke… Leur inquiétude était plus discrète, plus effacée. C'était la crainte qu'il quitte leur champ de vision, la crainte qu'il se fâche contre eux. C'était agaçant, parfois, mais ce n'était pas oppressant.
Et même si Hikari était parfois agacé, il pouvait parfaitement admettre qu'il adorait être le centre de leur attention… Ou plutôt, le centre de leur affection. Hikari n'aimait pas particulièrement être mis sous les feux de la rampe. Mais il aimait qu'on l'aime, il aimait qu'on se soucie de lui et de son opinion, il aimait compter pour les gens. Il ne savait pas comment il pourrait vivre sans être aimé, entouré, choyé, sans avoir cette certitude qu'il y aurait toujours un cocon de douceur qui l'attendrait à la maison. Tsunami, Izumi, Neji et Karin… Ils étaient tendres et affectueux, mais ils pouvaient aussi être durs et inflexibles, et Hikari ne savait pas s'il avait cette dureté en lui. Il n'arrivait pas à s'imaginer être cruel. Pourtant, il savait qu'être un ninja, c'était être capable de se battre et capable de tuer. Il savait qu'il le ferait, il en aurait la force, mais il savait que ça le rendrait toujours, toujours triste.
Un jour il avait demandé à Tsunami si ça la rendait triste de tuer, et elle avait dit que non, pas vraiment. Elle avait parfois des regrets, mais pas du chagrin. Son cœur s'était endurci pour survivre à la froide réalité de la vie d'un ninja. Hikari ne savait pas s'il saurait s'endurcir de la même façon. Est-ce que ça faisait de lui quelqu'un de faible ? Il savait qu'il se battrait, qu'il blesserait des gens, qu'il les tuerait, qu'il ferait du mal aux autres pour remplir sa mission (pour sa famille, pour le village, pour obéir à son supérieur, pour exécuter les ordres, pour un milliers de raisons, certaines bonnes et d'autres non)… Mais il n'imaginait pas un jour cesser d'avoir le cœur brisé par la douleur d'autrui.
Il ne l'avait pas dit à Tsunami, ça. Il l'avait dit à Neji, un peu plus tard. Neji était sa personne préféré, son confident, et Hikari lui avait toujours tout dit. Et quand il lui avait dit ça, Neji avait semblé très triste, mais il lui avait sourit quand même et lui avait dit : avoir un cœur tendre dans un monde si cruel, c'est de la bravoure, pas de la faiblesse.
Hikari supposait que ça faisait de lui quelqu'un de brave. Mais il ne se sentait pas vraiment brave. Juste… Fragile. Isolé. Incertain. Il voulait aider les gens, mais le monde était si vaste et si cruel, et lui était si petit. Il avait l'impression qu'il ne serait jamais assez.
Mais il devait au moins essayer. Même s'il ne pouvait pas aider tout le monde, il devrait aider ceux qu'il pouvait… Et ça commençait par Sasuke.
Il n'y avait pas que Sasuke, bien sûr. Hikari avait plein d'amis dans sa classe ! Il y avait Niko Soran, et Rokuro Inuzuka et Aiko Yamanaka et Kosuke Mori et les jumelles Hanako et Hanami. Hikari était meilleur qu'eux en classe, et parfois il s'ennuyait, mais il adorait passer du temps avec eux. Des fois, il les aidait avec leurs devoirs. Pas tout le temps, parce que sinon ça les aurait empêché d'apprendre leurs leçons par eux-mêmes, et puis Hikari trouvait ça barbant de ressasser des cours qu'il connaissait depuis des lustres… Mais il aimait se rendre utile. Il aimait passer du temps avec eux, tout simplement. Pas juste pour écouter leurs soucis mais pour tout partager, les petits chagrins comme les grandes joies. Hikari avait une grande famille, il avait toujours su qu'il aimait être entouré : mais c'était différent d'être entouré par sa petite famille et d'être entouré par une vaste classe d'enfants de son âge. Ils étaient plus insouciants, plus naïfs, plus exubérants, leurs jeux étaient nouveaux et merveilleux, et Hikari s'épanouissait comme une fleur au soleil.
Alors voilà. Cela faisait bientôt six mois que Mama était morte, et Hikari était… il était heureux. C'était facile d'être heureux, quand on était entourés d'amis. Mama lui manquait, mais ce n'était plus la douleur déchirante d'avant. Il y avait l'Académie et ses nouveaux amis pour remplir sa vie, désormais. Et puis, les professeurs étaient très fiers des progrès qu'il faisait, et parlaient même d'avancer Hikari d'une classe ou deux.
– Tu pourrais même surpasser tes demi-sœurs ! l'encouragea Suzume-sensei.
Le sourire d'Hikari se figea sur ses lèvres.
Demi-sœurs. Comment ça, demi-sœurs ? Tsunami et Izumi étaient ses sœurs. Ça avait toujours été comme ça. Il y avait toujours eu Mama, et personne d'autre, et parfois Tsunami avait mentionné Papa comme s'il était mort, mais ça ne voulait pas dire… Il n'avait jamais eu… Comment ça, demi-sœurs ?
Hikari fit bonne figure, accepta les compliments, et attendit la fin de la journée avec l'esprit en ébullition. Il ne savait pas s'il se sentait trahi, stupide, en colère, mécontent, ou juste abasourdi. Il savait que lui et ses sœurs avaient la même mère, mais il n'avait jamais pensé qu'ils avaient des pères différents. Avec la différence d'âge, pourtant… Ce n'était pas impossible… Mais si le Papa de Tsunami et Izumi était mort, qui était son père à lui ? Pourquoi personne ne lui avait jamais rien dit ? Comment Suzume-sensei pouvait-elle savoir ? Est-ce que tout le monde savait et avait gardé le secret ?
Hikari essayait de se rassurer, de ce dire que sûrement il se faisait des idées. Ce n'était pas un complot non plus. Qu'est-ce que ça changeait ? Tsunami, Izumi et lui étaient une famille sans père depuis toujours. Hikari aurait été indigné qu'on suggère qu'ils s'aimaient moins parce qu'ils n'avaient pas le même géniteur, et c'était sans doute une opinion que partageaient ses sœurs. Peut-être qu'elles n'avaient rien dit parce que ce n'était pas important à leurs yeux. Mais bon sang, c'était son père à lui. Il avait le droit de savoir ! Qui était-il ? Etait-il vivant ? Pourquoi on ne lui avait rien dit ?
A la sortie de l'Académie, il tenait à peine en place. Il dut attendre Sasuke, Neji et Karin (leurs cours finissaient une demi-heure plus tard), et dès qu'il les vit arriver il leur sauta dessus.
– Vous saviez qu'Izumi et Tsunami sont mes demi-sœurs ?!
– Non, fit Sasuke pris au dépourvu.
– Oh, ça explique tout alors, dit Karin en fronçant les sourcils.
– Qui t'as dit ça ? lâcha Neji en plissant les yeux.
Hikari n'était pas stupide, et il pivota vers le Hyuga d'un bloc. Sasuke n'était pas au courant et Karin n'avait pas toutes les infos, mais Neji savait.
– Qui est leur père ? Qui est mon père ? Est-ce qu'elles savent ? Pourquoi on ne m'a rien dit ?
Neji jeta un regard paranoïaque autour d'eux.
– Pas ici, finit-il par dire.
Il s'en alla d'un pas vif, et les trois autres suivirent le mouvement. Hikari aurait pensé que Neji allait les ramener à la maison, mais il se dirigea vers un vieux parc dont les balançoires étaient abîmées. Hikari plissa les yeux. Il se souvenait de ce parc. Ou du moins, ça lui était familier. C'était là… C'était là qu'il avait rencontré Neji, non ? C'était l'un de ses premiers souvenirs. Il avait alors trois ou quatre ans. Pourquoi Neji l'avait amené là ?
Probablement parce que personne ne venait plus ici. Neji vérifia quand même d'un coup de Byakugan qu'ils étaient seuls, et jeta un bref regard à Karin. Comprenant le message implicite, la fillette ferma les yeux en esquissant un mûdra familier : elle étendait ses capacités de ninja sensorielle pour vérifier qu'il n'y avait aucun chakra aux alentours. Quand elle rouvrit les yeux et hocha la tête, Neji prit une grande inspiration.
– Qu'est-ce que tu sais, exactement ?
– Rien, lâcha Hikari d'un air buté en croisant les bras. Parce que personne ne m'a rien dit. Je savais que le Papa de Tsunami et Izumi était mort, mais je ne sais pas quand, ni même qui c'était. Je pensais que c'était mon père aussi, mais apparemment non.
– Je sais que Tsunami et Izumi ont été reconnues par le clan Uchiha mais pas toi, interjeta Karin. Je pensais que c'était parce que tu étais né après que Hazuki-san ait quitté le clan…
Sasuke ne disait rien, son regard passant de l'un à l'autre avec appréhension. Le regard de Neji se tourna vers lui, et le jeune Uchiha se raidit.
– C'est un secret dangereux, lâcha Neji.
Sasuke plissa les yeux. Quelques semaines plus tôt, il aurait tourné les talons en maugréant qu'il s'en fichait, même si ça le blessait d'être exclu. Mais là, il resta inflexible. Il faisait partie du groupe. Il était Uchiha, c'était sa famille aussi. Il était impliqué, que Neji le veuille ou non. Hikari ne put s'empêcher de se sentir fier.
– On peut gérer, déclara-t-il avec une assurance qu'il n'était pas sûr de ressentir. Dis-nous ce que c'est, Neji.
Une seconde passa, puis une autre. Le visage du jeune Hyuga semblait taillé dans la pierre. Puis, lentement, il commença à parler.
– Le père de Tsunami et Izumi était un ninja sans clan nommé Kaiji. Hazuki-san et lui se sont mariés sans l'accord du clan Uchiha, et ont élevés leurs filles hors du clan. Kaiji-san a été tué lors de l'attaque du Kyūbi, et les Uchiha ont recueilli Hazuki-san et ses filles, les reconnaissant comme membres du clan. Hazuki-san a rencontré… ton père, Hikari, à cette période.
– C'était un Uchiha ? laissa échapper Hikari, incrédule.
– … Non. Hazuki-san patrouillait le village avec d'autres Chuunins, et il était l'un de ses collègues. Il appartenait à un autre clan. Ni le clan Uchiha ni son clan à lui n'aurait approuvé cette union, alors Hazuki-san a dû quitter son clan à nouveau quand elle était enceinte de toi. Pour te protéger des anciens du clan, tes deux parents ont gardé le secret sur ta naissance. Ton père ne t'as même jamais vu.
Hikari digéra cette information en silence. C'était… C'était amer, et décevant, et en même temps il ne pouvait s'empêcher d'absorber avidement la moindre bribe de savoir concernant sa parenté. Son père ne l'avait jamais rencontré, jamais reconnu. Il avait abandonné Mama. Pour le protéger, soi-disant, mais de quoi ?
– Les anciens du clan Uchiha n'étaient pas si terribles, pointa Sasuke d'une voix incertaine en faisant sans le savoir écho aux pensées d'Hikari. Pourquoi Hikari aurait eu besoin de protection ?
Il y eut un court silence. Puis Karin déglutit, et murmura d'une toute petite voix :
– Ce n'était pas les anciens du clan Uchiha dont Hikari devait être protégé. C'était les anciens du clan de son père, pas vrai ?
Elle avait les yeux fixés sur Neji. Avec raideur, il hocha la tête, et se tourna vers Hikari à nouveau. Il y avait quelque chose de plus dur dans son visage.
– Que sais-tu du clan Hyuga ?
Hikari ne savait pas grand-chose. Il savait que c'était l'un des clans nobles de Konoha, qu'ils avaient un Dôjutsu (le Byakugan), et qu'ils utilisaient le Poing Souple. Mama n'en avait jamais beaucoup parlé, et Hikari n'avait jamais rencontré d'autre Hyuga que Neji. Tsunami avait un ami ou deux dans ce clan, mais elle ne les avait jamais invités à la maison, et Hikari ne les avait vu que de manière périphérique. Natsu et… Tokuma, peut-être ? Enfin bref. Hikari n'y avait guère prêté attention avant, mais… Est-ce que tout ce mystère cachait quelque chose ?
Et Neji commença à parler, et dès les premiers mots Hikari pressentit que quelque chose n'allait pas. Il aurait voulu ravaler ses questions, se boucher les oreilles. Il ne voulait pas savoir, finalement.
Mais c'était trop tard. Neji parla de la Sôke et de la Bunke. Il parla du Sceau de l'Oiseau en Cage apposé sur le front de tous les enfants de la branche secondaire, tous les enfants destinés à servir, tous les enfants qu'un membre de la Sôke pouvait tuer d'un claquement de doigt sans que personne ne proteste, tous ces enfants qui pouvaient être torturés pour un regard de travers ou un accès de mauvaise humeur, tous ces enfants destinés à être des esclaves toute leur vie. Et Hikari savait, il savait, il avait déjà deviné ce que ça voulait dire, il savait où l'histoire menait : mais Neji continua, et leur parla du frère jumeau du chef de clan, qui était né onze minutes plus tard et que sa naissance avait marqué comme destiné à l'esclavage, et qui avait été exécuté par son propre frère pour sauver sa peau. Et la voix de Neji vacilla, se brisa presque, parce que c'était son père dont il relatait la mort. Son père, torturé et tué par sa propre famille sans aucun espoir d'échappatoire, parce qu'il était membre de la Bunke… Comme Neji l'était, lui aussi.
Lorsque Neji se tut, il y eut un long silence. Karin et Sasuke étaient tous les deux très pâles. Karin s'était cramponnée au t-shirt de Sasuke, mais elle ne semblait pas s'en être rendu compte. Sasuke était bouche bée, muet d'horreur. Neji évita leurs regards, les yeux toujours fixé sur Hikari. Un étranger l'aurait sans doute cru fait de marbre, avec son visage impavide, mais Hikari pouvait voir le bout de ses doigts qui tremblait, la tension dans sa mâchoire, son pouls qui battait frénétiquement dans sa gorge.
– C'est pour ça que ta naissance est restée un secret. Si le clan Hyuga avait découvert que tu étais… que tu es mon frère… ils t'auraient marqué toi aussi.
Hikari déglutit. Il l'avait vu venir, il l'avait deviné à l'instant où Neji avait raconté le sort de son père alors qu'il détestait parler de sa famille, mais c'était quand même quelque chose qui faisait frémir le monde sur son axe. Neji était son frère. Il avait un frère. Il avait eu père, et il était mort. Et lui-même, Hikari Uchiha qui avait été Hikari sans-nom-de-famille durant quasiment toute sa vie, risquait d'être marqué par le clan Hyuga s'ils découvraient la vérité.
– Mais ça n'arrivera jamais, reprit Neji d'un ton plus bas et plus féroce. Tsunami, Izumi et moi, on ne les laissera jamais te prendre.
Karin émit un rire nerveux et haut-perché :
– Et s'il développe le Byakugan ? Comment tu comptes cacher ça ?
Hikari eut un instant de vertige, parce qu'il n'y avait même pas pensé. Tsunami avait le Sharingan et Izumi non, alors il avait toujours pensé que ses chances étaient de moitié-moitié. Mais il n'était pas à moitié Uchiha à moitié rien du tout, il était moitié Uchiha moitié Hyuga. Qu'est-ce qui se passait quand leurs lignées se mélangeaient ? Quel Dôjutsu allait émerger ? Est-ce que ça allait être normal, ou est-ce qu'il risquait une mutation abominable ?
– On ne les laissera jamais te prendre, répéta Neji sans quitter Hikari des yeux.
Sasuke se reprit, et croisa les bras :
– Neji a raison. On ne les laissera pas faire.
– Evidemment, renifla Karin dont la voix avait encore une touche d'hystérie. On a Tsunami-sensei de notre côté, on peut passer à travers du clan Hyuga comme ça, bam, fastoche.
Les épaules de Neji se détendirent d'une fraction, et Hikari sut instinctivement que si Karin ou Sasuke avaient protesté, il les aurait attaqués sans la moindre hésitation. Parce que Neji… Neji, qui avait toujours fait partie de sa vie, de sa famille… Neji avait rejoint cette famille non pas parce que Hazuki-san l'avait trouvé dehors comme un chaton abandonné et qu'il n'avait rien eu de mieux à faire, mais parce qu'il avait découvert l'existence de son demi-frère et dévoué sa vie à sa protection. Et quelque chose serrait la gorge d'Hikari, parce que, parce que… C'était Neji, c'était son frère, c'était vraiment son frère, et il avait été là pendant tout ce temps ! Hikari se sentait si stupide, si indigne d'une telle loyauté, d'un tel sacrifice. Il ne valait pas la peine que son frère se dresse contre le clan. Il n'avait rien de spécial, il était juste Hikari.
Les larmes lui montaient aux yeux. Neji eut l'air affolé, alors Hikari essaya de ravaler un sanglot, échoua, et se jeta en avant pour serrer de toute ses forces son frère dans ses petits bras. Son frère. Son grand frère.
– Nii-san, murmura-t-il.
Neji se raidit. Puis toute la tension quitta son corps, et il passa maladroitement un bras autour d'Hikari. Derrière eux, Hikari entendit Sasuke et Karin bouger, sans doute pour se détourner et prétendre regarder ailleurs.
Le monde était vaste, dangereux et compliqué. Il y aurait toujours des gens qui souffraient, des gens qui avaient souffert, et Hikari ne cesserait jamais d'avoir le cœur fendu en deux en entendant une histoire triste. Il voulait aider. Il voulait que les gens cessent d'avoir mal. Mais pour l'instant, rien d'autre ne comptait que l'étreinte de son frère, et le poids de cette révélation qui pesait sur ses épaules.
On est une famille, avait-il dit à Sasuke. On se sert les coudes. Et il pensait que c'était à lui d'aider les autres, mais… Il n'y avait pas de honte à être celui qui avait besoin d'aide, parfois.
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Et voici quelques faits pour approfondir ce bonus et en apprendre plus sur les personnages…
1) La classe d'Hikari
Il y a une rotation des professeurs pour toutes les classes de l'Académie. Ainsi, Iruka et Mizuki sont fréquemment en charge de la classe de Naruto, mais pas seulement. Hikari a déjà eu des cours avec Mizuki, par exemple. Ses sensei principaux sont deux femmes : Suzume Yamada (qui s'occupe aussi des classes de kunoichi pour les années plus avancées) et Koga Inuzuka, une kunoichi âgée qui a perdu son chien ninja lors de la dernière guerre.
2) L'éducation de Neji
Neji est plus ou moins livré à lui-même. Il a une chambre dans une des maisons du clan Hyuga, où vivent la famille d'Hinata et tous leurs serviteurs. Des gens s'occupent de son ménage, de ses repas, de ses affaires. Il ne manque de rien, physiquement, mais il est complètement abandonné. Il avait des leçons de Poing Souple assez régulièrement mais comme il a maîtrisé tout ce que ses tuteurs lui ont appris, il a l'autorisation de s'entraîner seul, et… Personne ne vient voir ce qu'il fait. C'est pour cette raison que, dans le canon, il est capable d'apprendre des techniques réservées à la Sôke sans que personne ne le réalise. Neji est complètement négligé. Bien sûr, les autres membres de la Bunke se soucient de lui, mais ils sont tous pétrifiés à l'idée d'outrepasser leurs droits vis-à-vis du neveu du chef du clan et d'être punis par lui.
Neji n'a donc aucun adulte dans sa vie mis à part… Eh bien, mis à part Tsunami, maintenant qu'Hazuki est morte.
Comme dans le canon, c'est un prodige. Mais il est un peu moins avancé dans cette fic que dans le canon, parce qu'il a autre chose dans sa vie que l'entraînement. Les Uchiha sont sa famille. Il est encore plus distant et haineux vis-à-vis des Hyuga qu'il ne l'est dans le canon (même s'il le cache derrière un masque glacial) et, en contrepartie, il est complètement dévoué aux Uchiha. Plus précisément, il est dévoué à Hikari : le reste des Uchiha sont des amis et des alliés, mais c'est son frère qui a sa loyauté.
3) Le secret de la parenté d'Hikari
A Konoha où les secrets ont des allures de passoires, l'identité du père d'Hikari est l'un des secrets les mieux gardés. Seule sa famille (et probablement un ou deux Nara, à savoir Ensui Nara l'ex-collègue d'Hazuki, et Shikaku Nara qui sait tout) est au courant. Probablement parce que les gens n'en sont pas si curieux que ça : c'est le fait qu'Hazuki soit une Uchiha qui rendait la chose si scandaleuse, pas l'identité du père. Quand Hazuki était enceinte, pas mal de gens ont fait des paris sur lequel de ses collègues était son amant, mais ça n'est jamais allé plus loin.
Ce secret partagé par les petits du clan Uchiha va être ce qui va cimenter leur amitié. Karin, Neji et Sasuke n'ont pas grand-chose en commun mis à part le fait d'être sous la responsabilité de Tsunami, mais apprendre qu'Hikari est en danger va leur donner une cause commune. Avec le temps, c'est ce qui va faire basculer leur relation d'alliés incertains en une véritable complicité.
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Et voilàààààà ! J'espère que ça vous a plu !
Comme on a eu un chapitre "zoom sur un personnage", le prochain sera un chap' narratif couvrant une année entière de la vie de Tsunami. Le prochain bonus sera donc du POV du Sandaime, et racontera ce qui se passe durant la deuxième année suivant le massacre (soit à partir des 17 ans de Tsunami à un peu après ses 18 ans).
Et on aura le retour du débat sur les bébé-éprouvettes ! Et le retour du débat sur le clonage ! Et le retour du débat sur la GPA ! Bref, la totale ! xD
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