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EDIT : suite à un gros plantage du site, ceci est la deuxième tentative de publication du chapitre. On croise les doigts !

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Hello tout le monde !

J'espère que vous tenez le coup, avec tout ce qui se passe. Pour ma part... L'un des membres de ma famille est décédé du Covid ce week-end. Bon, ce n'était pas quelqu'un de proche (le beau-père du cousin de ma mère) mais voilà, son beau-fils était chez nous quand il a appris la nouvelle, et bon. Ca a un peu refroidi l'ambiance. D'autant plus que quasiment toute la famille proche de ce monsieur est venue auprès de lui pour ses derniers instants... Sa femme, veuve depuis moins de 24h, s'est vu annoncé qu'elle était contaminée à son tour. Elle est âgée et fragile. Ca ne se présente pas bien.

En plus de ça, que vous dire ? La pression que je subit au taff ne cesse d'augmenter, et je me retrouve soudain confrontée au fait que ma patronne ne sait *rien* sur les particularités juridiques du gros dossier de VEFA que je gère. Vous savez, le gros dossier dangereux et très lourd avec plein de pièges juridiques qui peuvent emmener tout le monde au tribunal pénal si on fait n'importe quoi ? Bah oui, celui-là. Ma boss ignore les contrôles nécessaires, jusqu'à l'obligation d'avertir la Chambre des notaires de l'existence du projet. La semaine dernière, elle a essayé de me faire envoyer le projet d'acte (une notification obligatoire) aux clients... Alors qu'il manquait trois des cinq mentions obligatoires. Ce qui non seulement rend la notification nulle mais en plus aurait pu entraîner des poursuites. Et quand j'ai refusé d'envoyer la chose, et que je lui ait dit ce qu'on risquait (après avoir appelé à l'aide deux notaires de régions différentes pour avoir confirmation, parce que je n'arrivais pas à croire qu'elle me demande un truc pareil), ma boss ne m'a pas cru ! Elle a soupiré, levé les yeux au ciel, déclaré qu'elle allait appeler le centre de recherche des notaires elle-même pour vérifier... Et quand ils lui ont dit la même chose que moi, eh bien, elle ne m'a dit ni merci ni bien vu, elle a prétendu que c'était son idée tout du long. Je suis blasée.

Donc. Voilà. Je suis lentement écrasée. Je vais lui réclamer une augmentation parce que quitte à être traité comme un chien par les clients, à sauver les miches du boss, et à supporter son ingratitude, bah je veux au moins une compensation financière. Genre 200 € net. Ca serait une preuve que je me tue pas à la tâche pour rien. D'autant que se tuer à la tâche est un risque, apparemment ! La boss nous a refusé le télétravail. On vient, on se démerde pour ne pas se contaminer. D'autant que elle, elle reçoit les clients sans masques, ne se lave jamais les mains, et ensuite elle vient nous tousser dessus sans aucune protection !

Bref.

Cette année aura été merdique du début à la fin. J'ai hâte qu'elle finisse.

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Ne nous laissons pas abattre, passons à quelque chose de moins déprimant. Voici les réponses aux reviews !

Yo, Amie des batraciens ! Contente que ça te plaise ! Eh oui, c'est comme une course : même si j'ai franchi la ligne d'arrivée, je n'arrive pas m'arrêter d'un coup. Alors j'ai écris les bonus pour me "sevrer"... Sauf que ça m'a donné des idées, encore des idées, et que maintenant j'écris le tome 2 xDDDDD Bref ! Oui, imagine la tête de Tsunami si elle était Hokage. Elle ferait une de ces tronches x)

Salut liamireldib-b ! Tu sais que tu n'es pas la seule à penser que Shikaku propose Tsunami comme Hokage x) Mais même si Shikaku y pense, définitivement, il ne va pas être la première personne à le dire à voix haute... Ni même la deuxième, d'ailleurs... Et, maintenant que j'y réfléchis, pas la troisième. L'idée a du mérite xD Bref ! Hikari is a cinnamon roll et c'est définitif x) Sinon, Suzume-sensei a bel et bien mentionné la chose à Hikari pour l'encourager, pour éveiller son esprit de compétition. C'est un truc assez classique chez les ninjas, de toujours vouloir surpasser un rival ou un modèle. Suzume-sensei ne pensait pas à mal. Et elle ne savait pas qu'Hikari ignorait qu'il n'avait pas le même père que ses soeurs ! Enfin bref. Neji est plus polyvalent que dans le canon, oui, mais niveau travail d'équipe il a quand même du progrès à faire : son tempérament solitaire ne va pas se réparer aussi facilement. Bref. Ton anayse du ressenti de Sasuke, Karin et Hikari est parfait. Effectivement, Karin est terrifiée (la cruauté des Hyuga lui rappelle celle des ninjas de Kusa), Sasuke est horrifié (pour lui se retourner contre sa famille est une trahison, surtout à un tel degré), et Hikari... Il est surtout triste, mais pas pour lui. Pour les autres. Neji, son père, sa famille qui est obligée de vivre dans la peur. Pauvre petit bout de chou... x) Et oui, Karin a une foi massive en Tsunami, genre, Tsunami l'a sauvé de Kusa quand même, et contrairement aux autres gosses elle a SENTI la puissance d'Itachi (et pas juste quand il a tué les Uchiha, mais quand il s'est déchaîné contre Tsunami), et elle a SENTI Tsunai le repousser. Ca lui a donné une appréciation toute neuve pour son mentor. Sinon, ouais, le "Hikari protection squad" est né xDDD Ou plutôt, Sasuke et Karin l'ont rejoint ! Pour leurs équipes de Genins, évidemment ils préfèreraient tous être ensemble. Mais malheureusement, ils seront tous séparés. Eh oui, je casse les équipes pré-formées. Tu verras dans le tome 2, ça sera un bon mix =)

Hello Mara Kag ! Yep, je pense que le concept de mère porteuse n'est pas trop invraisemblable. Dans Boruto, les bébé-éprouvettes grandissent dans des cuves, y a pas de mère ni de grossesse, mais... Vu l'avancée de la science... Ca ne parait pas trop improbable. Tu verras l'idée dans ce chapitre d'ailleurs !

Ah ah merci Ulrich Gutierrez ! Il y aura toujours une place spéciale dans mon coeur pour Elisabeth Bishop. Elle a été ma première Self-Insert, je m'y suis attachée x) Elle m'a lancée dans les SI, d'ailleurs ! Enfin bref. Contente que le bonus t'ai plu x) Et oui, je sais ce que c'est d'avoir trop de trucs à lire, je compatis. Mais le pire, c'est de ne plus rien avoir à lire, alors savoure !

Merci Vindixia ! Ah, il est trop attachant, Hikari. Quand je pense qu'au départ, il ne devait pas exister... Comme quoi, les personnages n'en font qu'à leur tête !

Coucou Gladoo89 ! Hikari est le plus adorable de tous les personnages. Plus que Nrauto. Plus que baby!Sasuke x) Enfin bref ! Avec mes collègues, on n'ose pas se mettre en arrêt (la dernière qui a fait un burn-out a fini virée), parce que si l'une de nous flanche, le bateau coule. A trois, on est en sous-effectif, alors à deux, c'est mort. En fait c'est ce qui nous fait venir au boulot : la peur de ce que ça va être pour les autres si on les lâches.

Ah ah ne spoile pas, Isy ! Mais oui, effectivement, être mère ne s'apprend pas sur le tas. Même mère porteuse ! Et pourtant les ninjas ont une mentalité super-indépendante, je doute qu'il y ait des cours pour ça. Des conseils abondamment donnés par les professionnels à l'hôpital (dont des mères, évidemment), mais pas de clubs ou de centre de formation prénatale. Et puis, les gamins sont lâchés très tôt dans la nature. Genre, à quatre ou cinq ans ils sont quasiment autonomes ! Regarde Kakashi dans le canon ! Ou Naruto, qui a commencé à vivre seul très tôt... Enfin bref. Tout ça pour dire que les ninjas ont une culture de l'indépendantisme très importantes. Ils ne sont pas formés, ils apprennent seuls, sur le tas. Et puis ce sont des ninjas: espionner les autres pour apprendre leurs méthodes, ça leur vient tout seul. C'est demander de l'aide qui ne leur vient pas à l'esprit... Regarde Hazuki, quand elle a quitté le clan Uchiha. Elle s'est débrouillé seule, sans aide. Si, après la naissance d'Hikari, Tsunami n'avait pas fait appel à ses amis pour l'aider... Hazuki ne l'aurait pas fait. Il y a une grande pudeur dans cette culture, un peu à la façon des japonais. Les difficultés familiales (y compris les difficultés de la maternité) ne sortent guère du cercle familial... ENFIN BREF. Passons. Pour mon boulot c'est plus compliqué que ça x) Je n'ai fait qu'un an de formation, je dois en faire trois. Et demi. Donc ouais, je suis obligée de rester. Si ça coule, si ça se passe mal, je pourrais sans doute changer d'étude, hein. Mais normalement, ce n'est pas prévu que je me casse avant 2022...

Salut Kuro No Kage ! Tous les personnages commencent à évoluer dans une direction différente de celle de canon, déjà. Neji est moins amer, Sasuke aussi. Karin a un but dans la vie, une famille. Hikari est la glue qui colle tout ça. Bref, Tsunami peut être fière des changements qu'elle a apporté... x)

Merci Tim ! Ah, je pense que ce bonus là te fera larmoyer aussi x) Peut-être pas pour les mêmes raisons, mais il y a du drama et de la mignonitude aussi ! x)

Aaaaah, Yuedra, j'adore tes reviews x) Bref. Pour les semi-OC, oui c'est des persos mentionnés dans le canon, ou venant de fillers, ou canon mais peu importants. Et oui, Idate pourrait être considéré comme en faisant partie. Mais il ne sera pas un élève de Tsunami x) Bref ! Sinon ouais, tu as juste pour la Team Sunshine xDDDD Qui d'autre serait assez adorable ? xDDDD ET oui, la kunoichi sera une semi-OC ! Mais la mission au pays des Vagues... Qui te dis que c'est la Team Sunshine qui va en hériter ? Mwahahaha ! D'ailleurs qui te dis que la Team Sunshine sera la Team Seven ?! Rien ! Bref. Sinon je peux te dire avec CERTITUDE que Tsunami ne sera pas Rokudaime x) Bref. Tsunami pourrait se cloner elle-même, pas bête. Mais honnêtement vu qu'elle est une Self-Insert, ça la ferait un peu flipper de transmettre son "savoir" comme ça (elle ne sait pas si son savoir inné est génétique, après tout), et puis elle n'est qu'à demi-Uchiha, donc c'est pas top pour faire renaître le clan. Bref, Tsunami va éviter de se cloner, donc x) Et les gens qu'elle clonerait seraient forcément des gens dont elle a déjà l'ADN à disposition ! Et... A ton avis, de quel Uchiha elle a récupéré du patrimoine génétique dans un rouleau de stockage ? x) Bref, sinon pour la kunoichi badass qui va devenir maman, tu as vu juste ! Tu auras ta confirmation dans ce bonus =) Et oui, Hikari est le trésor de sa famille. La glue qui les colle tous ensemble. Bon, par la suite ils vot créer des liens, mais au début, comme ça, c'est Hikari qui opère les rapprochements. Il n'est pas comme le reste de sa famille qui a besoin de temps ou de circonstances violentes pour s'attacher : lui, il aime ouvertement et immédiatement les autres, et ça attire les autres enfants comme des mouches attirées par la flamme d'une bougie. L'image est assez logique, puisqu'il s'appelle "Hikari" (lumière) xD Bref, ouais, si Hikari se retrouve ciblé par Orochimaru Tsunami va DISJONTER, quelque chose de beau à voir xDDDD Et elle va dédier sa vie à détruire ce fumier. Ca pourrait être drôle. Pour ce qui est de la réaction d'Anko et de Tenzo vis à vis des clones et de la manipulation génétique, oui, il y aurait eu un risque qu'ils pétochent. Mais l'approche de Tsunami est très différente de celle d'Orochimaru (c'est de la procréation médicalement assistée et pas du disséquage de bébés !), alors même si les outils sont les mêmes, les deux méthodes sont complètement dissociées. Tu verras ça dans le bonus x)

Yo Shinlya ! Ce serait de la triche de mettre Sasuke, Neji et Hikari dans l'équipe de Genins de Tsunami. La Team Dôjutsu xD Non, ça ne sera pas eux ! Mais un lien fort va se créer entre eux, effectivement. Pour ce qui est du Dôjutsu qu'Hikari va développer... Je ne sais paaaaaaas ! Arrêtez d eme poser la question !xDDD Non mais vraiment, je n'ai pas encore décidé. Je laisse un peu mes personnages faire ce qu'ils veulent...

Salut Aomine ! Oh, je compatis. J'espère que les choses s'arrangeront pour toi ! En tous les cas j'espère t'apporter un peu de distraction avec les bonus de cette fic =) Les Chevaliers de l'Emeraude, mon dieu ça fait un bail Je les ai lu quand j'étais... Au collège, je pense. Je me souviens de rien xD J'ai du regarder sur le wikia pour savoir qui était Lassa ! Mais oui, Hikari lui ressemble un peu... Enfin bref. Oui, les enfants du clans Uchiha (ou du demi-chan Uchiha, en fait) se rassemblent et tissent des liens, ça va changer le futur ! Et pas juste dans le sens où ils vont faire des trucs drastiques, mais aussi dans le sens où avoir des amis de confiance va radicalement changer leur développement intellectuel. Dans le canon, Neji est focalisé sur son amertume et sa rage, Karin sur sa peur et sa survie, et Sasuke sur sa vengeance. Mais là ? Ces choses existent, d'accord, mais ça n'est pas la forc emotrice de leur vie. Et pour une période comme l'enfance, où le cerveau se développe énormément et où les évènements impactent beaucoup de développement intellectuel d'une personne... Eh bien, ça va faire d'eux des personnages complètement différents.

Bienvenue à bord Naptis ! Merci beaucoup =) Contente que ça te plaise ! Ah ah, ça serait tentant de faire un Dôjutsu unique pour Hikari... Mais je ne suis pas encore décidée xD Franchement, ça pourrait aussi devenir un Rinnegan ou tout autre truc fou x)

Merci Sleepy Cocombre ! Ah ah, j'espère que ce bonus-là te plaira, on entre dans les sujets polémiques ! Clonage, tout ça... Enfin bref. Contente que ça te plaise jusque là, en tous les cas !

Yo Sam est classe ! C'est vrai que les murs sont fins, mais bon, y a des jours où ni la patronne ni son mari ne sont là, la secrétaire s'engueule avec un client insistant, et le lendemain la patronne cite presque mot pour mot ce que la secrétaire a dit au téléphone au client. Suspect... Enfin bref. Oui, Hikari est définitivement un ENORME POTENTIEL de changement x) Et quand les Hyuga vont réaliser son existence, eux aussi, ils vont bien avoir conscience du danger posé par Tsunami...

Bienvenue à bord Mokanimeka ! Et bienvenue dans l'univers des self-insert =D Pour ce qui est des recommandations, hummm j'en ai, mais beaucoup sont en anglais... Dreaming of Sunshine (de Silver Queen), Vapors (de Electrasev5n), ou encore An SI's Guide to Surviving the Shinobi World without Dying Tragically (de LadyNyxRavus) ou encore Of Bonds and Hugs like Chokeholds (de RosesToPaint). Sinon, en français, il y a euuuuuuuh... Bah, il y a ma SI dans l'univers d'Harry Potter (la saga d'Elisabeth Bishop : cinq tomes !). Il y a J'avais un plan (de DreamerInTheSky), un autre SI dans l'univers d'Harry Potter. J'ai aussi lu des SI dans l'univers de Game Of Thrones qui étaient pas mal... Mais en anglais, malheureusement x)

Hello PyromaniacRabbit ! Ton pseudo m'est familier mais ça fait un bail, j'avoue xD En tous les cas, contente que la fic t'ai plu ! Et tu as tout lu d'une traite ?! Wow, ça fait quand même un certain volume... La fic et ses bonus, c'est plus long que l'Ordre du Phénix de Harry Potter. Alors bravo ! xD Pour ce qui est de Tsunami apprenant un Jutsu-qui-jette-des-Tsunami : pas mal comme idée, mais son affinité n'est pas le Suiton alors elle ne s'ets jamais penchée là-dessus xD Dommage ! Enfin bref. Mwahahaha, j'ai buté Danzo, tout le monde en est apparemment RAVI, ça fait plaisir xD Pour ce qui est de ma fic RWBY, c'est simple, je poste sur ce site mes fics en français et sur AO3 mes fics en anglais. Ca fait une séparation nette xD Et pour ce qui est de rattraper le canon, euuuuuuh, peut-être pas, puisque ma SI naît 30 ans avant le début de la série, et que j'ai donc trois décennie de vie à écrire avant de rattraper le DEBUT du canon ! xDDD Ce sera la plus "adulte" de toutes mes SI. Les autres se sont retrouvées projetées dans l'intrigues à l'adolescence, mais là ma petite Castia Goodwitch sera une jeune femme mûre et mature. Enfin, pour autant qu'une Gryffondor puisse être mûre et mature, parce que quand même, elle a une sacrée case en moins xD 'fin bref, j'espère que tu la liras !

Coucou Leen Hogwarts ! Oui, Hikari est sans nul doute le perso le plus gentil de tout cet univers x) Sans doute plus gentil encore que Naruto, parce que Naruto a moins d'empathie instinctive (mais sans doute plus de compassion, qui n'est pas instinctive mais qui est l'envie d'aider autrui) que lui. Pauvre gosse ! Quand je pense à ce que je lui ait réservé... Niark niark niak. Entre Orochimaru et les Hyuga, y a du monde qui va convoiter ses mirettes ! D'autant qu'on ne sait toujours pas quel Dôjutsu il aura...

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Et voilà !

J'aimerai bien vous dire un truc joyeux et encourageant, mais là je suis juste... vannée. En plus, mon examen est demain (jeudi 5 novembre). Un écrit de 4h qui a été maintenu malgré le confinement. Il se fera à distance et ouiiii, ça veut dire qu'on pourra consulter internet et nos cours pour répondre au sujet... Mais ça veut aussi dire qu'on sera noté beaucoup plus sévèrement. Sachant que j'ai réussi de justesse mon examen du premier semestre, ça m'angoisse.

Plein de trucs m'angoissent en ce moment.

La crise sanitaire, la santé de mes proches, la situation partout dans le monde, l'élection américaine... j'ai l'impression qu'on se dirige vers un désastre. On est déjà dans le désastre, mais ça ne fait qu'empirer, empirer, empirer... On finira où ? Dans quel monde on va exister ? On est là à essayer de collecter des miettes de joies et de bonheur, mais on devrait cultiver cette joie et bonheur, travailler à le faire prospérer. Là on est en train d'essayer de sauver ce qui peut l'être, et ce qui peut l'êre, c'est pratiquement rien ! Comme des rats fouillant des détritus pour essayer de récupérer quelques trucs encore brillants, alors qu'on tient à peine sur nos pattes à cause de la tornade de merde qui nous tombe dessus, et... J'ai une étrange impression de dissociation quand je réalise à quel point c'est dystopique. Le confinement. Le couvre-feu. La tension. Les hôpitaux qui n'arrivent plus à faire face. Les gens dans le déni. Le nombre de morts. Les restrictions. Et pire, le fait qu'on s'y soit habitué si vite, qu'on aborde le problème avec résignation et non plus avec trépidation.

Bref.

Je suis désolée si je vous sabre le moral, promis je m'arrête là. Mais bon. Faites moi une faveur : laver vos masques, portez-un un, lavez-vous les mains, et... Soyez prudents.

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Bon ! Passons au chapitre, si vous n'êtes pas trop déprimé !

On a eu le zoom sur Hikari... Maintenant, passons au récit d'une année de la vie e Tsunami, racontée par un POV extérieur ! Et pour cet omake, qui raconte la deuxième année suivant le massacre, j'ai pris le POV du Sandaime.

Vous allez vite comprendre pourquoi x)

Et puis... Vous vous souvenez du débat sur la GPA, la GMA, le clonage, et autres trucs scientifico-normaux chez nous mais qui pourraient être exploités par des ninjas ayant accès à la science inventée par Orochimaru et à l'avancée de la médecine créée par Tsunade ? Tadam ! On va tomber en plein dedans ! Ah ah, je vous voie qui vous crispez déjà. Ne vous inquiétez pas ! Ma Bêta a eu la même réaction que vous et a eu peur de détester le chap'... Mais au final, elle l'a beaucoup aimé. Et elle a adoré la narration du Sandaime xD

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Sans plus attendre... Voilà le chap' ! Enjoy !

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Hiruzen Sarutobi

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Sarutobi Hiruzen posa lentement sa pipe sur un coin de son bureau. Le geste servait moins à se dégager la bouche qu'à gagner du temps. Koharu et Homura avaient l'air tout aussi estomaqués. Devant eux, Tsunami Uchiha se contenta de hausser un sourcil, comme si elle ne voyait vraiment pas ce qui les choquait tant.

Un an à peine avait passé depuis le massacre du clan Uchiha. Un an à peine qu'elle était chef de clan, et déjà elle secouait le système comme une tornade.

Tsunami Uchiha n'avait jamais mérité d'attention particulière avant la mort de sa mère. Bien sûr, elle était douée. Pas du calibre de Kakashi ou Itachi, mais… Elle était une kunoichi talentueuse, l'une des Jounins les plus prometteuses du village, et probablement leur meilleure candidate pour succéder à Jiraya en tant que Maître des Sceaux de Konoha. Elle était caractérielle, déterminée, un brin insolente… Et à demi-Uchiha, ce que bien sûr ni Sarutobi ni ses fidèles conseillers n'avaient jamais oublié (on était encore loin du coup d'état à l'époque, mais les Uchiha étaient déjà sous étroite surveillance). C'était un inconvénient. Mais elle était aussi posée, pleine de compassion, attentive, ouverte d'esprit… Et loyale au village, et non pas au clan. Le fait que sa mère ait été chassée du district Uchiha était bien connu. Et Tsunami elle-même collectionnait les amis dont Fugaku aurait désapprouvé. Anko, par exemple, ou Iruka (qui avait passé plusieurs mois à faire des graffitis sur les murs du district en séchant les cours de l'Académie). Elle avait ramené une orpheline Uzumaki au village parce que son histoire lui avait fendu le cœur, oui, mais aussi parce qu'elle se souvenait de ses leçons d'Histoire sur l'alliance d'Uzushio et de Konoha. Somme toute, elle était prometteuse, mais pas exceptionnelle.

Et puis il y avait eu la mort de sa mère. Cette confrontation dans le bureau de l'Hokage, où elle avait révélé son Sharingan. Et Hiruzen avait beau savoir que ce Dôjutsu s'activait avec le stress, et qu'il était tout à fait possible que ce soit cette dispute avec Fugaku qui ait provoqué la chose… Il ne pouvait s'empêcher de penser que Tsunami avait éveillé son Sharingan bien avant.

Pas seulement parce qu'elle n'avait marqué aucune surprise à ce moment-là. Non. Parce qu'elle avait battu Itachi huit heures plus tard, et que personne ne pouvait battre Itachi sans être exceptionnellement bien préparé.

Tout avait spiralé hors de son contrôle à compter du meurtre d'Hazuki Uchiha, songea Hiruzen avec une pointe de rancœur. Il avait offert à Tsunami une chance de rétribution, espérant qu'elle demande à ce que le clan Uchiha perde de la gestion de la police ou du moins que Fugaku soit démis de ses fonctions. Ça aurait certainement aidé à désamorcer le coup (tout en plaçant le blâme de cette action sur les épaules de Tsunami et non les siennes). Mais non, elle avait refusé de se venger. Honorable, certes, mais ça avait laissé la situation dans l'impasse. Hiruzen s'était résolu à désarmer la police lui-même, au risque d'attiser leur rancœur encore davantage. Mais cela avait nécessité une longue réunion avec les chefs de clan, beaucoup de discussion où le ton était vite monté, et… Cela avait laissé le temps à Danzō d'ordonner une purge. Hiruzen aurait dû le voir venir, il savait que Danzō se méfiait terriblement des Uchiha, mais il avait cru… Il n'aurait jamais pensé…

Et immédiatement après, Danzō était mort. Il était en train de défendre son idée face à Hiruzen, tous les deux absolument livides de fureur, quand sa tête avait explosé. Comme ça, boum, sans crier gare. Sur le coup Hiruzen n'avait ressenti que du choc, de l'effroi, de l'horreur, de la colère envers celui qui avait osé assassiner un de ses anciens amis. Etait-il en colère contre le meurtrier ou contre Danzō lui-même, qui l'avait trahi ? Il ne savait pas.

Il n'avait toujours pas la réponse le lendemain, quand Tsunami Uchiha (qui avait protégé sa famille, vaincu Itachi, et qu'il venait de nommer chef de clan) l'avait regardé droit dans les yeux et avoué le meurtre.

Danzō avait volé l'œil de Shisui, et Tsunami avait offert un sceau anti-vol de Dôjutsu à Shisui avant sa mort. C'était aussi simple que ça. Danzō avait volé un Sharingan (et avait menti à ce sujet, il avait affirmé à Hiruzen lui-même qu'il ignorait ce qui était arrivé à Shisui et que son décès était tragique, Danzō, comment as-tu pu tomber si bas ?)… Et il en avait payé le prix. Tsunami ne pouvait être accusée de rien : le piège avait été créé pour protéger un kekkei genkai de Konoha contre des ennemis, et le vol de l'œil de Shisui avait indubitablement été le fait d'un ennemi ayant de néfastes intentions. Danzō avait-il tenté d'utiliser le Mangekyō Sharingan sur son Hokage ? Hiruzen ne le savait pas. Ou plutôt si, il le savait : il se refusait simplement à y croire. C'était déjà assez dur d'avoir perdu son ami en pleine dispute, en plein milieu de la réalisation qu'il l'avait déjà perdu (et sans doute depuis des années). Il ne voulait pas s'avouer à quel point il avait été aveugle.

Mais il n'avait plus jamais fait l'erreur de sous-estimer Tsunami Uchiha à nouveau.

Il ne pouvait pas la blâmer pour avoir offert un outil de self-défense à Shisui, qui avait été son meilleur ami. Mais il avait bien conscience qu'il était plus froid avec elle. Elle n'était plus, à ses yeux, une jeune fille favorisée par la chance qui avait survécu à de nombreuses tragédies. Elle était une kunoichi adulte, compétente, dangereuse, qui avait réussi l'exploit d'éliminer la plus grande menace pesant sur sa famille sans même poser les yeux sur cette personne. Alors il l'avait gardé à l'œil.

Il l'avait gardé à l'œil quand elle avait adopté Sasuke (à sa demande, certes). Il l'avait gardée à l'œil quand elle avait participé aux conseils des clans. Il l'avait tenue à l'œil quand elle avait rejoint, à titre temporaire, l'unité menée par Hayama Shirakumo pour reconstituer une force de police digne de ce nom. Mais il n'y avait rien à lui reprocher. Tsunami Uchiha avait réellement les meilleurs intérêts du village à cœur. Elle s'impliquait dans le conseil des clans, et restait plutôt en retrait. Elle avait donné des suggestions utiles à Shirakumo, et ne cherchait en rien à usurper sa place. Elle traitait Sasuke avec respect et affection, prenant le temps d'aller le chercher à l'Académie avec le reste de sa troupe (et il voulait bien admettre que Karin et Hikari soient inséparable, vu qu'ils vivaient dans la même maison, mais comment diable le petit Neji Hyuga s'était retrouvé intégré à leur bande ?). Elle ne faisait pas preuve d'insubordination. Ou du moins… pas trop.

Evidemment, même si Hiruzen restait en retrait, ses conseillers n'en faisaient pas de même. Hiruzen avait honte de la mort de Danzō, honte que son ami se soit mis dans une telle position, honte qu'il ait été tué par un mécanisme si clairement destiné à protéger une arme de Konoha contre des ennemis du village. Mais Koharu et Homura ne voyaient pas cela. Ils voyaient simplement une jeune femme qui savait qu'elle avait tué leur ami et n'en manifestait aucun remords. Oh, ils savaient que Danzō avait été stupide, imprudent, traître, qu'il avait volé le Sharingan de Shisui. Ils n'étaient pas assez sots pour blâmer Tsunami d'avoir créé un sceau fonctionnel. Non, ils lui en voulaient de ne pas être désolée.

Mais comment Tsunami aurait pu être désolée ? C'était cela qu'ils ne semblaient pas réaliser. Tsunami ne voyait pas Danzō comme un être cher dont la perte était pleurée, malgré son déshonneur. Tsunami voyait Danzō comme le meurtrier de Shisui, comme le responsable du massacre des Uchiha (et c'était glaçant, de réaliser que quelqu'un savait ou du moins soupçonnait qu'Itachi n'était pas le vrai responsable, que c'était l'administration de Konoha qui lui avait donné le feu vert, que c'était ceux à qui le village avait confié sa sécurité qui en avait organisé le génocide). Elle le voyait comme quelqu'un dont la mort avait été justifiée, et dont elle devrait même célébrer le meurtre.

Tsunami voyait sans doute le fait qu'elle ne danse pas de joie comme une faveur faite au Sandaime. Evidemment, l'idée d'afficher du remords pour son acte ne l'avait sans doute même pas effleurée.

Alors, depuis un an, Koharu et Homura avaient multiplié les piques. Ils avaient critiqué le placement de Tsunami à la Section Commandement, mais s'étaient heurté à Shikaku. Ils avaient ensuite cherché à critiquer son placement dans la force de reconstitution de la police, ce à quoi Tsunami avait répondu en menant si bien les efforts de recrutement que Shirakumo avait demandé à ce qu'elle reçoive une prime. Loin d'être découragés, Koharu et Homura avaient essayé de s'introduire dans le conseil des clans pour trouver un défaut dans sa façon d'y agir, mais Tsunami semblait avoir une alliance solide avec les Inuzuka, ainsi que le soutien implicite des Nara et des Yamanaka. De plus, sa conduite était exemplaire. Koharu et Homura avaient alors critiqués le placement de sa sœur Izumi, arguant qu'une Uchiha était gâchée dans un rôle de médic. C'était la seule fois où Tsunami s'était fâchée, et elle avait entraîné tout l'hôpital avec elle : aucun médic n'avait bien pris le fait que les conseillers pensaient que leur profession était un gâchis de talent. Koharu et Homura n'avaient jamais battu en retraite aussi vite. Ils avaient retenu la leçon et n'avaient plus tenté de s'en prendre à la famille de Tsunami. Leur nouvel angle d'attaque avait été de sous-entendre, assez lourdement, que Tsunami devait sans doute prendre sa retraite afin de se marier et de repeupler le clan.

Koharu avait littéralement dit ça en plein milieu de l'attribution d'une mission, dans le bureau de l'Hokage. Les Chuunin de service au bureau de distribution des missions, les trois autres équipes dans la pièce, et Kotetsu et Izumo (les partenaires de Tsunami pour cette mission) avaient tous entendu. Et Hiruzen les avait tous vu retenir leur souffle, parce que tout le monde savait que l'un des plus grands points de contention entre Tsunami et feu ses grands-parents (ou même le clan Uchiha dans son entièreté) avait été que sa mère, tout comme elle, avait refusé de quitter le service actif pour devenir femme au foyer…

… Et Tsunami, très calme, avait répondu que si Koharu s'inquiétait tant que ça du faible nombre d'Uchiha, elle demanderait à l'hôpital s'ils avaient les moyens de faire du clonage naturel.

Le silence qui était tombé sur la pièce avait toute la délicatesse d'un bloc de béton.

Et donc Hiruzen était là, à essayer de gagner du temps avec quelques gestes machinaux, pendant que son cerveau tournait à toute allure parce que hein ? quoi ? Comment elle avait pu entendre parler de clonage, le dernier à avoir tenté le coup était Orochimaru, est-ce qu'elle était sérieusement en train de parler de cloner des Uchiha ? Est-ce qu'il avait perdu la boule, est-ce qu'il était sous genjutsu ?! Et pourquoi diable est-ce que Koharu l'avait lancée sur ce sujet ?!

– Du clonage naturel, répéta-t-il faiblement.

– En effet, répondit Tsunami sans ciller.

Personne dans la pièce n'avait encore reprit la parole. Tout le monde avait l'air de vaquer à ses occupations, mais ils étaient tous en train d'écouter si visiblement que ça en était presque douloureux à regarder. Kotetsu et Izumo n'essayaient même pas de s'en cacher : ils fixaient Tsunami d'un air mi-incrédule mi-avide. Homura toussota :

– Hum… Le clonage est, par nature, non-naturel.

– Pas exactement, contra Tsunami sans se démonter. Les vrais jumeaux monozygotes sont par exemple des clones naturels.

– Et qu'as-tu à l'esprit ? lâcha Koharu.

Tsunami soupira :

– Je sais que, pour une étrange raison, quand on parle de clonage à des shinobi, la première chose qui leur vient à l'esprit est l'implantation brutale d'un ADN étranger dans le corps d'un bébé dans l'espoir qu'il développe le kekkei genkai propre à cet ADN. Mais ce n'est pas du clonage, c'est la crétinerie irrationnel d'un malade mental triturant les lois de la nature sans aucune inhibition.

Absolument tout le monde fit très attention de ne pas regarder Hiruzen. Hiruzen lui-même cessa de respirer une seconde. Tout le monde savait, mais personne ne donnait de nom. C'était une règle implicite. Même Tsunami la respectait. Pour autant, le venin dans sa voix ne cachait pas son dédain pour Orochimaru. Hiruzen aurait dû s'en sentir rassuré : ça prouvait qu'elle n'avait pas l'intention de suivre le même chemin. Mais il était trop sonné pour ça.

– Je parle là d'une croissance naturelle, continua Tsunami sans marquer de pause. Techniquement, tout ce qui serait nécessaire pour créer un clone serait l'ADN de la personne à cloner et une mère porteuse avec un utérus fonctionnel.

Hiruzen réalisa soudain qu'elle allait leur expliquer comment cloner un être humain et que c'était une technique de rang S et bon sang il y avait vingt personnes dans la salle, et il leva brusquement la main. Tsunami se tut aussitôt, l'air prise au dépourvu, et le Sandaime parcouru la pièce du regard.

– Laissez-nous.

Tout le monde déguerpi promptement, certains en Shunshin. Kotetsu et Izumo ne bougèrent pas d'un pouce. Quand le regard d'Hiruzen revint sur eux, Tsunami croisa les bras, l'air sur la défensive :

– Ils sont déjà au courant.

Evidemment. Parce que Tsunami Uchiha avait un vaste entourage, avec qui elle partageait tout. Pas moins de quinze shinobi différents semblaient avoir une invitation permanente dans sa maison. Fugaku n'avait pas laissé plus de trois personnes étrangères à sa famille poser les pieds chez lui au cours des dix dernières années de sa vie, mais Tsunami n'avait rien à voir avec Fugaku, apparemment. Le Sandaime se massa le front, et demanda avec résignation :

– Combien de personnes sont au courant ?

Tsunami compta sur ses doigts :

– Kumadori, mon ancien coéquipier de la Section Intelligence… Megumi Yamashiro, la Jounin-sensei de ma petite sœur, qui est aussi médic… Toute l'équipe de Genin d'Izumi, en fait, on a bossé dessus ensemble… Anko, j'avais besoin de son avis scientifique… Genma, Kotetsu et Izumo, qui étaient là quand j'en ai parlé à Anko… Iruka, même si je ne pense pas qu'il ait tout saisi quand je lui ai mentionné la chose… Et ma famille bien sûr, on en a discuté avant.

Hiruzen compta mentalement jusqu'à dix. Puis il reprit sa pipe d'un geste calme et l'alluma. Il avait besoin de tabac pour cette conversation.

– Décris-moi ce clonage naturel.

Tsunami plissa les yeux, l'air de se demander s'il était sérieux ou non. Ayant apparemment jugé qu'il l'était, elle hocha la tête et se lança :

– Un fœtus viable part d'un embryon, et l'embryon est formé par une cellule-œuf, c'est-à-dire un ovule fécondé. Le clonage naturel consisterait à remplacer le noyau de l'ovule par celui d'une cellule différenciée… C'est-à-dire contenant l'ADN de la personne qu'on vise à recréer. Ainsi l'embryon qui va se développer ne sera pas constitué d'un mélange de l'ADN du père et de celui de la mère, mais d'un ADN présélectionné.

– Remplacer un noyau de cellule n'est pas naturel non plus, argua Hiruzen.

– Non, admit aisément Tsunami. Mais c'est loin d'être barbare. C'est une petite manipulation en labo qui ne blesse personne. Ensuite, la cellule-œuf est implanté dans l'utérus de la mère porteuse, et il suffit de laisser la nature suivre son cours.

Il y eut un court silence. C'était… si simple. Et logique. Et Orochimaru n'avait jamais essayé ça, Hiruzen en était sûr… Mais… Il réalisa soudain que c'était parce qu'Orochimaru n'aurait jamais eu la patience de s'occuper d'une mère porteuse durant neuf mois, puis d'un bébé dont les capacités n'apparaitraient pas avant plusieurs années. Il voulait des résultats immédiats. Mais Tsunami ne parlait pas de faire un clone parfait, elle parlait de donner naissance à un enfant, à un membre de son clan…

– Le bébé ne sera pas identique à la personne dont l'ADN a été utilisé pour le clonage, cependant, pointa brusquement Izumo qui semblait nerveux.

– Oui, oui, babilla Kotetsu qui avait l'air aussi mal à l'aise que lui. Au final le gamin ne serait qu'à demi-Uchiha.

Tsunami esquissa un sourire amusé :

– Ce n'est pas vraiment un obstacle à l'éveil du Sharingan, cela dit.

Oui, elle en était le meilleur exemple possible. Mais ce n'était pas sur ça que l'attention de Koharu s'était arrêtée :

– Demi-Uchiha ? Alors que l'ADN utilisé serait entièrement Uchiha ?

Elle était déjà en train de contempler l'idée. Elle voulait approuver le clonage. Hiruzen se fit une note mentale de la jeter par la fenêtre dès que cette réunion serait terminée. Tsunami n'avait pas besoin d'être encouragée dans ses idées, merci bien.

– La mère porteuse, expliqua Tsunami avec un vague geste du bras. Le bébé ne développe son propre chakra qu'après la naissance. Durant toute la grossesse, il sera alimenté en chakra par la mère, et nous savons tous que le chakra peut impacter le génome.

Les Inuzuka et leur chakra animal qui leur donnait des canines pointues, les Aburame et leur chakra favorisant le développement des insectes, les Uchiha et leur chakra prédisposé au maniement du Katon… Oui, Hiruzen voyait ce qu'elle voulait dire.

– Mais le chakra de la mère ne va pas complètement changer l'ADN du bébé, rajouta Tsunami en hochant la tête. Le gamin serait probablement… deux tiers Uchiha, et un tiers pif-pif ?

Pif-pif, répéta Homura d'un ton qui laissait clairement entendre ce qu'il pensait de cette estimation.

Izumo se cacha le visage derrière sa main et Kotetsu semblait prier pour que le sol l'avale, mais Tsunami haussa les épaules avec insolence :

– Eh, ça laisse quand même deux chances sur trois d'activer des mirettes magiques. Moi, je prendrais mes chances avec un tiers de pif-pif.

Elle se tourna vers Hiruzen. Tout le monde se tourna vers Hiruzen. Il réalisa que c'était à lui d'autoriser le projet. Et il ne pouvait pas ne pas l'autoriser, puisque c'était Koharu et Homura qui avaient insisté pour agrandir le clan Uchiha, et que Tsunami venait de leur proposer une solution viable, humaine, et qui intéressait ses conseillers. S'il refusait, il aurait l'air de se débiner. Il aurait l'air d'un idiot dont les conseillers faisaient des projets dans son dos, et apparemment c'était ce qu'il était, mais il était hors de question d'apparaître aussi stupide devant ses propres ninjas.

– Je veux un rapport sur la viabilité du projet d'ici mardi prochain, dit-il calmement. Mais occupons-nous d'abord de la mission pour laquelle je vous ai fait venir aujourd'hui…

Et une fois qu'il leur aurait donné cette mission, il allait passer à ses conseillers le plus monumental savon de leur existence. Parce que si Tsunami Uchiha gagnait une prime quand Homura critiquait son travail auprès de son supérieur, et qu'elle réintroduisait le clonage à Konoha quand Koharu pinaillait au sujet de la taille réduite du clan, il ne voulait pas savoir ce qu'elle allait inventer la prochaine fois. Cette stupide guerre de provocation devait s'arrêter immédiatement, avant qu'elle ne sorte le Mokuton de son chapeau ou tout autre truc complètement dément.

oOoOoOo

Deux mois plus tard, la bonne nouvelle c'était que Koharu et Homura avaient arrêté leurs piques et leurs critiques. Hiruzen ne savait pas si c'était son engueulade qui avait eu cet effet, ou simplement le fait qu'ils avaient trouvé mieux à faire de leur temps, mais en tous les cas il était soulagé.

La mauvaise nouvelle c'était que cette idée de clonage naturel avait été étudiée et approuvée. C'était un secret de rang S, et donc relativement protégé (dieux merci, il n'aurait plus manqué que Konoha affiche publiquement son approbation du clonage !)… Mais un petit clone Uchiha allait être créé.

Bordel de nouilles.

Tsunami avait refusé que les échantillons d'ADN viennent de Sasuke. Le pauvre gamin était déjà assez traumatisé comme ça sans avoir à être le géniteur de la prochaine génération. Non, Tsunami avait donné une sélection de mèches de cheveux pour la récupération d'ADN. Trois ADN féminin et un masculin. Hiruzen était à peu près sûr que l'un de ces ADN était celui de sa mère Hazuki, qui était une Uchiha même si elle n'avait jamais éveillé le Sharingan… Mais il ne savait pas d'où venaient les autres. Et il essayait de ne pas trouver trop alarmant le fait que Tsunami ait gardé chez elle une bonne poignée de cheveux appartenant à des étrangers.

En tous les cas, récolter les noyaux des cellules n'avait pas été difficile. La science était très avancée à Konoha, en partie grâce aux expériences d'Orochimaru. Même si tous ses travaux n'avaient pas été… légaux… il avait fait faire un bon en avant à leurs laboratoires. Il avait exigé le meilleur matériel, créé des outils plus précis, mis en place tout un tas de procédures, inventé de nouvelles techniques pour manipuler l'infiniment petit. Ah, qu'il aurait ri en voyant que ses idées servaient toujours Konoha, qu'elles servaient tellement bien le village qu'à présent elles avaient rendu possible le clonage ! Orochimaru avait été obsédé par l'idée de cloner le Shodaime. Il y avait cinquante-neuf cadavres de bébés enterrés dans une fosse commune qui en attestait, et ça c'était uniquement ceux que les ANBU avaient retrouvé.

Mais voilà, ce que Konoha voulait ce n'était pas des Senju, c'était des Uchiha. Les ovocytes avaient été collectés dans le plus grand secret auprès de volontaires. Anko Mitarashi en avait fait partie (Koharu avait tenté de retirer sa fiche des candidates, mais Tsunami l'avait regardée droit dans les yeux et remit la fiche au sommet de la pile d'un air tellement féroce que plus personne n'avait osé moufter), tout comme trois ANBU (à qui les détails du projet n'avaient pas été confiées), et les sœurs Uchiha elles-mêmes. Izumi n'avait pas eu l'air d'être dérangée à l'idée de donner des ovocytes à but de clonage, mais Tsunami n'avait pas été à l'aise. Ce qui était quand même assez hypocrite de sa part : non seulement c'était son idée, mais en plus ce n'était même pas son ADN qui allait être copié.

Il y avait eu une phase d'expérimentation. Au début, ça n'avait pas fonctionné. La manipulation était trop délicate, l'insertion de l'ADN ne suffisait pas à transformer l'ovocyte en cellule-œuf, l'ovule restait inerte… Au total, sur les cinquante tests effectués, quarante-neuf avaient été infructueux.

Mais le cinquantième avait permit de développer un embryon.

A en juger par la tête de Tsunami quand elle avait eu le rapport, elle ne s'attendait pas du tout à ce que ça marche si vite. Ou même à ce que ça marche tout court, en fait. Hiruzen s'était senti un peu soulagé : elle avait sans doute suggéré le clonage pour faire flipper Koharu et Homura (et lui-même, certainement) mais sans espérer de succès. Maintenant que ça avait marché… Ah ah. Elle était bien embêtée. Eh bien, c'était bien fait pour elle : c'était son idée, c'était à elle de la gérer.

Il fallait à présent une mère porteuse. Quelqu'un qui soit assez proche des Uchiha pour que Tsunami puisse justifier son intérêt pour l'enfant, assez discret pour que le bébé ne devienne pas une cible, et assez compétent pour se défendre en cas de besoin. Tsunami était douée mais elle n'avait pas encore dix-huit ans et devait gérer trois enfants mineurs et non-diplômés (Sasuke, Hikari et Karin), ainsi que sa sœur Izumi qui n'était encore que Genin. Ajouter un nouveau-né à cette équation, c'était tenter le sort. Non, il faudrait que la mère élève l'enfant toute seule. Tsunami refusait que ce gosse grandisse sans parent (parce qu'elle était quand même assez réaliste pour savoir qu'elle ne tiendrait certainement pas lieu de mère à ce môme, du haut de ses dix-sept ans et de son emploi du temps surchargé). Il aurait une enfance normale, et elle le ferait entrer dans le clan plus tard, quand il entrerait à l'Académie ou quand il éveillerait le Sharingan, au choix.

Koharu, Homura et Hiruzen avaient tous proposé des candidates. Beaucoup venaient de l'ANBU, mais ce n'était qu'une coïncidence.

(Beaucoup venaient de la Racine, en réalité. Si Danzō avait vécu, Hiruzen lui aurait ordonné de dissoudre la Racine, mais il commençait à se dire que son ami ne lui aurait peut-être pas obéi. L'immense majorité des ANBU qui étaient venus demander des ordres d'un air confus n'étaient enregistrés nulle part dans les registres du village. Il y avait plus de vingt d'entre eux qui venaient de clans de Konoha, et vu leurs âges, ils avaient probablement été enlevés très jeunes. Est-ce que Danzō avait utilisé les expériences d'Orochimaru pour couvrir ses propres kidnappings ? Ou est-ce qu'ils avaient travaillé de concert ? Hiruzen ne voulait pas y penser. Gérer tous ces ANBU incapables de revenir à la vie civile était déjà un assez gros cauchemar. Il avait confié le projet à Inoichi, mais ensuite Inoichi avait découvert qu'un des ANBU en question était un neveu qu'il avait cru disséqué par Orochimaru, et depuis l'atmosphère était tellement tendue dans la Section Intelligence que ça en devenait irrespirable. Si Inoichi n'avait pas commencé son enquête sur Danzō immédiatement après le massacre, ou plutôt les révélations de Tsunami… Eh bien, sans aucun doute, il s'y était mis, à présent. Et Hiruzen avait peur de voir ce que ça allait donner.)

Tsunami avait refusé toutes leurs propositions. Comme si elle ne leur faisait pas confiance. Et certes, c'était un projet du clan Uchiha, mais ça avait été financé par le village, alors ils avaient un droit de regard, non ? En tous les cas, il était impensable que le projet soit confié à une mère porteuse qui en ignore l'importance ! Tsunami n'avait pas intérêt à révéler cette histoire à une de ses amis pour l'embarquer là-dedans.

Tsunami avait accepté, et proposé une de ses amies qui était déjà au courant : Anko Mitarashi.

Koharu et Homura avaient pratiquement tourné de l'œil.

Et Hiruzen…

Le truc, c'était qu'Hiruzen savait pourquoi Anko faisait partie de ce projet, et ça aurait été cruel de sa part de dire non. Parce qu'Anko… Elle ne s'était pas lancée là-dedans juste parce qu'elle était une amie de Tsunami ou parce qu'elle avait une grande expérience des laboratoires grâce à son ancien sensei. C'était parce qu'Anko, malgré ses airs de garçon manqué ou de provocatrice, voulait désespérément être maman. Elle avait vingt ans à présent, et elle voulait ça depuis… Depuis ses douze ans, sans doute (depuis qu'Orochimaru, qu'elle considérait comme sa seule famille, avait déserté). Peut-être même avant. Elle avait été fleur bleue dans son enfance. C'était long, pour une kunoichi. Huit ans, à s'imaginer un happy end tout en sachant que ça n'arriverait jamais… parce qu'aucun homme ne voulait se poser avec l'apprentie d'Orochimaru. Et être une mère célibataire quand on est kunoichi était quasiment impossible : on ne pouvait pas cumuler les missions avec une grossesse puis le soin d'un nouveau-né. Konoha versait des pensions, mais n'encourageait pas les jeunes mamans à reprendre le service actif après une naissance. Il fallait être prête à prendre sa retraite, si on n'avait pas un système de secours (un clan, une famille, un enfant aîné avec un job pour ramener de l'argent). Et puis… Même avoir un coup d'un soir était dur pour Anko, parce que les ninjas étaient parano, et que très peu de shinobi étaient prêt à finir nus dans le lit de quelqu'un qui traînait derrière elle la réputation du Sannin psychopathe. C'était quelque chose qu'Hiruzen n'aurait pas voulu savoir, mais ses secrétaires avaient une fâcheuse tendance à discuter trop fort… Et il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la pitié. Il savait aussi qu'Anko avait subi plusieurs expériences, au point qu'elle n'était même pas sûre d'être fertile : elle n'avait pas subi d'examen médical pour vérifier ça, tant elle avait peur d'entendre la réponse… Du moins, pas avant de se jeter dans ce projet. Et maintenant, elle y était dévouée corps et âme, et Hiruzen comprenait pourquoi. A Konoha, avec le déshonneur de son sensei accrochée à elle comme à un boulet, Anko ne pourrait jamais fonder une famille. Mais là, si elle entrait dans ce projet, elle aurait une famille : une famille liée à elle par un contrat de mission de rang S, une famille prête à recueillir son gamin sans la moindre hésitation s'il lui arriverait quelque chose, et surtout une famille qui ne l'obligerait jamais à abandonner sa carrière shinobi.

Alors Hiruzen comprenait pourquoi Anko était volontaire, et pourquoi elle se battrait bec et ongles pour cette chance. Et il savait que Tsunami le savait aussi, et que c'était pour ça qu'elle soutenait sa candidature. Personne ne protégerait ce gamin aussi férocement qu'Anko. Et puis… Si Tsunami donnait à Anko l'opportunité de réaliser son rêve… Elle gagnerait sa loyauté éternelle.

(Mais Hiruzen remarquait aussi leurs mains jointes, le fait qu'Anko passait parfois la nuit à la résidence Uchiha, la façon dont elles chuchotaient penchées l'une vers l'autre, les sourire carnassiers qu'elles échangeaient après une blague stupide, et il se demandait si Tsunami n'avait pas déjà cette loyauté éternelle.)

Il donna son accord. Il était fatigué de se battre.

A l'hôpital, dans le plus grand secret, Anko se vit implanter un embryon féminin et accepta une mission de rang S d'une durée de dix ans pour donner naissance et élever une enfant Uchiha jusqu'à son entrée dans le clan. En compensation, elle recevrait une considérable somme d'argent chaque année… et Tsunami signa elle-même une clause selon laquelle son statut de mère de l'enfant ne serait jamais remis en question, même après que le gamin soit entré dans le clan Uchiha. C'était ça qui motivait vraiment Anko, après tout.

Homura et Koharu quittèrent l'hôpital, mécontents mais impatients de voir le projet se développer. Ils étaient sans doute déjà en train de repenser à un moyen de repeupler les clans disparus du village. Ah. Hiruzen avait presque envie d'être là quand ils iraient suggérer ça à Kakashi. Lui, pour sa part, s'attarda dernière la porte. Anko était en train de se rhabiller, et il entendait Tsunami faire les cents pas derrière le paravent.

– Ce sera difficile, disait-elle d'une voix nerveuse. Quand c'était ma mère, et qu'elle était enceinte d'Hikari, les gens étaient odieux, et c'était ma mère, la personne la plus adorable qui soit. Pour toi…

– Je ne suis pas adorable ? lui parvint la voix narquois d'Anko.

Il y eut un reniflement amusé, et Hiruzen imagina sans mal le sourire moqueur de Tsunami quand elle répliqua :

– Oh, il faut y prendre goût.

– Vraiment ? insista Anko d'un ton égrillard. Je suis tellement contente que tu ais des goûts particuliers, ma jolie…

Oh, c'était un point de plus pour la colonne « loyauté éternelle déjà acquise », et il allait très fort ne pas penser au sous-entendu que ça lui évoquait. Heureusement, Anko avait repris son sérieux, et déclara avec gravité :

– Je sais que ce sera dur. Mais une fois que le gamin, enfin la gamine, sera assez âgée, quand elle sera Uchiha et qu'on pourra dire à tous que c'était un projet top-secret…

– Un projet d'insémination artificielle, hein ! se hâta de rajouter Tsunami. Je ne veux pas pousser le Sandaime dans la tombe en révélant que c'était du clonage…

Il était un peu tard pour ça, songea Hiruzen avec un brin d'exaspération. Mais au moins elle avait conscience du danger, ce qui était plutôt bien.

– Peu importe, lâcha Anko (et Hiruzen l'imaginait totalement lever les yeux au ciel en disant ça). Une fois que ce sera fait, toute la stigmatisation disparaîtra. Les gens seront trop occupés à se prosterner devant ses mirettes magiques et le grand sacrifice de mon utérus.

Il y eut un court silence. Quand Tsunami reprit la parole, sa voix était plus basse, plus douce.

– Mais c'est un grand sacrifice. Je veux dire… Un bébé, ce n'est pas rien. On était au moins huit personnes à élever Hikari et c'était… Epuisant.

– Parce que vous étiez un paquet de gosses affolés, rétorqua Anko d'un ton brusque. Et tu passais autant de temps à paniquer pour la santé d'Hazuki-san qu'à t'occuper d'Hikari. Ce sera différent pour moi. Je vais bien, j'ai une santé de cheval, et franchement tu sais à quel point je rêvais de ça. En fait, c'est plutôt toi qui fais un sacrifice. Tu détestes les gosses.

– Je ne les déteste pas ! protesta Tsunami.

Anko ricana, et il y eut un bruit de bousculade, comme si elle avait joyeusement donné un coup de poing à Tsunami ou passé un bras sur ses épaules, et que l'autre avait répliqué de la même façon. Puis Anko lâcha, plus bas :

– Tu veux pas avoir de gamins. Tu les trouve bruyants et sales et stupides. T'es déjà débordée à élever quatre mouflets toute seule…

– Ils sont plutôt grands maintenant, protesta faiblement Tsunami. Ils s'élèvent pratiquement tous seuls.

– La ferme. Tu veux pas élever de bébé. Tu veux pas de bébé tout court. Mais t'es prête en adopter un quand même, et je sais que c'est pas uniquement à cause de ces vieux cons et de la pression qu'ils te mette, parce que tu t'en carres de leur opinion. C'est parce que tes gamins veulent une grande famille et que tu penses à leur avenir. Et c'est aussi parce que tu sais que je… Je…

– J'aurais eu cette idée même si tu ne m'en avais pas parlé, l'interrompit Tsunami d'une voix hésitante.

– Peut-être, fit Anko d'une voix bourrue. Mais est-ce que tu serais allée au bout ? Est-ce que t'aurais balancé l'idée à l'Hokage ? Est-ce que tu aurais rédigé ce rapport, surveillé le projet, accepté que ça devienne une vraie mission ?

Tsunami resta silencieuse. Anko émit un rire bref, un peu éraillé, très différent de ses habituels gloussement déments ou hennissements de rire désagréable. Ce rire-là était bas et sincère, un peu brisé.

– Je pourrais jamais te remercier assez.

– Ce sera ta fille, marmonna Tsunami avec ce qui ressemblait à de l'embarras. Pas la mienne. C'est pas comme si je t'avais demandé en mariage non plus.

– Putain, t'as pas intérêt. Je sais que je suis un bon coup mais je suis pas prête pour la monogamie !

Hiruzen s'accorda mentalement un point pour avoir deviné leur relation. Ok il n'en avait pas été sûr, mais au moins il avait suspecté. Il était certain que personne d'autre dans le village n'était au courant. Anko pouvait s'avérer étonnamment discrète quand elle le voulait.

– Relax, renifla Tsunami avec amusement. Tu resteras mère célibataire. Moi, je serai la tante cool, et toi tu seras la maman chiante et responsable.

– Je serai la maman la plus chiante et responsable du village, jura Anko. Cette gamine va être parfaite, tu verras. Aussi adorable que ton petit frère.

– Pas ma petite sœur ?

– Bordel non. Ta sœur est une médic. C'est tous des sociopathes.

– C'est pas de bol, renifla Tsunami avec amusement. C'est un ovocyte d'Izumi qui a été utilisé pour cet embryon.

– Merde. Et l'ADN du noyau ? C'est ça qui compte. Il vient d'où ?

Hiruzen tendit l'oreille. Tsunami hésita une fraction de seconde, puis lâcha avec réticence :

– Ma grand-mère, Yuko Uchiha.

– … Est-ce que je veux savoir pourquoi tu avais une poignée de cheveux de ta grand-mère parfaitement conservé chez toi ?

– Nope. Pas vraiment.

Bon. Avoir les cheveux de sa grand-mère n'était pas trop bizarre. Hiruzen aurait été vachement plus alarmé si ça avait été les cheveux d'Itachi ou Fugaku par exemple. N'empêche, c'était… un peu suspect. Surtout que Tsunami et sa grand-mère (ou plutôt Tsunami et tous les Uchiha) n'avaient pas été très proches. Mais bon, c'était du passé. Il y avait sans doute une explication raisonnable. Hiruzen décida que c'était sans doute un geste de deuil que de préserver quelques mèches d'un être aimé, et décida d'oublier le reste. Ce n'était pas comme si Tsunami gardait le cadavre dans sa cave, par exemple.

Yep, encore une image mentale qu'il ne voulait pas contempler.

Anko ricana et leurs bruits de pas s'approchèrent de la porte. Décidant qu'il en avait assez entendu comme ça, Hiruzen déguerpit en silence. Avec un peu de chance, il pourrait profiter d'un peu de calme dans son bureau pour échapper à la migraine qui montait dans son crâne à chaque fois qu'il s'intéressait à ce maudit projet de clonage.

oOoOoOo

Les jours passèrent, puis les semaines, puis les mois. Le monde continua à tourner, comme si rien d'étrange n'était en train de se passer. Enfin, rien de plus étrange que ce qui se passait habituellement à Konoha…

Le petit Hikari Uchiha, qui était entré à l'Académie l'année dernière, sauta une classe à la rentrée suivante. Tsunami tempêta et ragea, mais les instructeurs étaient inflexibles : Hikari était trop avancé, il perdait son temps avec les petits. A sept ans, il passa donc dans la classe des gamins de huit ans. Tsunami fut d'une humeur massacrante durant des jours. Hiruzen était au courant parce qu'Iruka s'en était plaint, pensant d'abord qu'elle doutait des capacités de ses collègues Chuunin-sensei, avant d'en parler avec elle et de simplement réaliser qu'elle avait peur que son frère soit diplômé trop tôt. Iruka et elle était finalement parvenus à un accord : même si Hikari se révélait être un prodige, il ne serait pas diplômé avant l'âge de dix ans.

Si on avait été en temps de guerre, cette promesse n'aurait jamais pu être tenue. Les prodiges étaient jetés aux premières lignes très jeunes. Mais… On n'était pas en temps de guerre. Hikari avait beau être plus futé, plus instruit, et meilleur en taijutsu que tous ses camarades… Il avait le droit de profiter de son enfance.

(Est-ce que les sacrifices faits par Hiruzen pour la paix en valaient la peine ? La Racine, l'exécution de Hizashi Hyuga, la purge des Uchiha, est-ce que tout ça faisait le poids pour offrir à ces enfants quelques années de plus en sécurité entre les murs du village ? Il le fallait. Hiruzen ne pouvait pas le concevoir autrement.)

Le temps passa. Gai déposa sa candidature pour devenir Jounin-sensei l'année suivante. Hiruzen trouva que c'était une très bonne occasion de renflouer ses rangs de Jounin-sensei et nomma plusieurs autres candidats, dont Kakashi et Asuma (aucun des deux n'en avait envie, et il était sûr qu'ils feraient échouer leurs équipes, mais au moins ils étaient entrés dans le système, et ils finiraient bien par s'y résigner !). Il faudrait bien que Kakashi sorte de l'ANBU, de toute façon. Naruto allait être diplômé d'ici moins de quatre ans, et Hiruzen n'avait pas beaucoup de Jounins qui seraient capables de contenir le Jinchuuriki en cas de débordement.

Tsunami présenta un nouveau sceau révolutionnaire : un sceau-suicide, qu'elle avait apparemment créé depuis des années mais dont elle venait d'achever les modifications pour qu'il soit plus facile à utiliser. Hiruzen ne put s'empêcher de songer avec un frisson à ce que Danzō aurait fait avec ce sceau. Il se demanda si Tsunami avait attendu la fin de la réinsertion de la Racine pou proposer ce projet… Non, évidemment que non. Comment aurait-elle pu savoir que Danzō avait la Racine ? Comment aurait-elle pu anticiper qu'un an et demi était la durée nécessaire pour que tous ces ANBU traumatisés commencent à être déprogrammés ?

Hiruzen préféra lui donner le bénéfice du doute. Il lui confia un nouveau projet de Fūinjutsu : comment ôter le sceau qui se trouvait sur la langue des ANBU de la Racine. Il prétendit que c'était un sceau qui se trouvait sur un prisonnier, mais à en juger par la façon dont les sourcils de Tsunami se haussèrent très haut, elle en savait plus qu'elle n'en laissait paraître…

Oh, tant pis. Elle avait tué Danzō. Il fallait nettoyer son bazar, et elle lui devait bien ça.

Les semaines passèrent et Konoha accueillit à nouveau l'examen Chuunin. Plusieurs ninjas étrangers firent des remarques narquoises sur l'absence d'Uchiha, mais Shirakumo avait fait du bon boulot et les forces de police étaient à la fois impressionnantes et efficaces. Et puis, il y avait un membre du clan Uchiha dans l'examen… Izumi Uchiha passa les épreuves avec son équipe et les réussi. Elle ne fut pas gagnante du tournoi, n'arrivant qu'à la troisième place, mais sa performance fut exceptionnelle et Izumi en fut récompensée. Il était peu courant de voir une médic monter en grade à quinze ans, car il était rare que les membres de cette profession soient bons combattants. Mais Izumi était une Uchiha, et apparemment l'exceptionnalisme était génétique. Devenue Chuunin, elle se plongea avec encore plus d'ardeur dans les missions et l'entraînement.

En plein milieu de l'examen, il y eut une brèche de sécurité et un Chuunin nommé Aoï déserta avec une précieuse relique Senju. Il avait apparemment manipulé le jeune Idate Morino, un Genin ayant échoué à la première épreuve de l'examen Chuunin, pour voler l'épée Raiton du Nidaime et le couvrir pendant sa fuite. Ibiki Morino parvint à les capturer, mais Aoï s'échappa en déclenchant un incendie. Ibiki ne s'en sortit que de justesse, et le petit Idate, qui n'avait été qu'une victime manipulé, fut porté disparu. Probablement mort.

Le Sandaime étouffa l'affaire. Se faire voler une relique Senju n'était pas exactement un signe de compétence. Mais quand les Jounins de la Section Commandement furent briefés à ce sujet, pour savoir pourquoi Aoï était ajouté au Bingo Book, il put voir Tsunami plisser les yeux d'un air pensif. Si elle voulait partir à sa recherche, il lui souhaitait bien du courage !

Sasuke Uchiha commençait à sortir de sa coquille. Il était toujours renfermé sur lui-même à l'Académie, ce qu'avaient remarqué ses professeurs, et passait uniquement du temps avec les autres Uchiha lors des récréations… Mais désormais, un an et demi après le massacre, la douleur semblait s'être estompée. Mentionner le clan ne le faisait plus se crisper. Il ne cherchait plus la bagarre avec Naruto, au moins. Et pour la première fois, quand Iruka lui avait demandé son projet pour l'avenir, il ne s'était pas contenté d'une réponse monosyllabique ou d'un silence buté : il avait dit vouloir devenir chef de la police.

Il avait dit vouloir être un chef respecté de la police, plus précisément. Hiruzen se demandait s'il avait conscience que Fugaku n'avait pas été respecté, du moins pas vers la fin de sa vie. Peut-être que Tsunami lui avait dit. Ses ANBU lui avaient rapporté avoir vu toute la famille Uchiha se recueillir sur la tombe d'Hazuki le jour de l'anniversaire de sa mort. Peut-être que Tsunami lui avait enfin parlé des circonstances de son meurtre, du chaos que ça avait engendré, et des longues années de méfiance qui avaient tant isolé le clan…

(Pour l'anniversaire du massacre, Sasuke était allé seul se recueillir au mémorial portant les noms des membres de sa famille. Hiruzen n'en était pas surpris. Aucun de ses cousins n'irait prier pour ceux qui avaient tué Hazuki Uchiha.)

Puis Anko, enceinte de quatre mois (qui n'avait fait que des missions peu dangereuses depuis l'implantation de l'embryon, mais qui était malgré tout restée dans le service actif) fut placée en congé maternité. Auparavant, personne ne semblait avoir remarqué sa grossesse, malgré le fait qu'elle avait arrêté de boire, cessé de jouer avec des poisons, et avait pris un peu de ventre. Comme si l'idée qu'elle soit mère était si incongrue que personne ne l'avait envisagé. Mais là, d'un coup les rumeurs explosèrent. Qui était le père ? Comment l'avait-elle rencontré ? Est-ce qu'il savait que c'était l'apprentie d'Orochimaru ? Est-ce que l'administration ou la Section Intelligence avait quelque chose à dire à ce sujet ? Tout le monde en discutait avec frénésie, plongé dans un ravissement horrifié. Pas mal de gens avaient des trucs peu flatteurs à dire d'Anko, certains allant même jusqu'à clamer que le mouflet devrait être noyé à la naissance.

Sans aucun rapport, il y eut beaucoup de bagarres cette semaine-là. Tsunami, Izumi, Kurenai, Genma et même Gai furent impliqués dans pas moins de vingt-huit rixes et bagarres.

Normal.

Tsunami fut envoyée en mission durant un mois entier, et pendant ce laps de temps, Hiruzen songea avec soulagement que les choses allaient se calmer. Sérieusement, le clan Uchiha lui donnait la migraine. Oh, il préférait largement leurs excentricités aux vrais problèmes qui s'étaient posés après l'attaque du Kyūbi, mais bon sang, c'était comme si la fratrie demi-Uchiha essayait de compenser leur faible nombre par l'immensité du chaos qu'ils pouvaient provoquer. Le petit Hikari était complètement adorable, tous les Chuunin de l'Académie étaient d'accord, mais quelqu'un lui avait appris à fabriquer des notes explosives et on ne pouvait plus faire un pas dans l'Académie sans qu'une bombe de paillette n'explose quelque part. Iruka marmonnait constamment que c'était un retour de karma. Et pire, Naruto était fasciné par le concept. Il n'avait pas encore réalisé que c'était Hikari le responsable et ne savait pas fabriquer de notes explosives, mais il redoublait d'ingéniosité pour ses blagues, comme pour rivaliser avec le petit Uchiha.

Hiruzen alla rendre visite à Naruto et celui-ci lui raconta joyeusement qu'il s'était fait des amis, parce qu'Iruka-sensei avait eu une discussion avec certains parents d'élèves. Ainsi, Naruto était régulièrement invité chez les Inuzuka pour jouer avec les chiots. Et ce n'était pas tout. Ino Yamanaka avait pris sa défense à plusieurs reprises en classe. Oh, elle lui criait toujours dessus, mais elle avait aussi déclaré que c'était sa mission d'améliorer son sens de la mode et elle l'avait emmené faire plusieurs virées de shopping. Comme Ino était très respectée (ou plutôt : crainte) par les filles de sa classe, ça avait donné le ton.

Hiruzen…. Il était content pour Naruto, vraiment, mais il se demandait si ce n'était pas trop beau pour être vrai. Parce que ça marchait parfaitement. Il avait interdit aux chefs de clans d'approcher Naruto, mais il n'avait rien dit au sujet de leurs enfants. Et puis… Le clan Inuzuka ne jouait guère de jeux de politiques, mais ils avaient un statut suffisamment respecté pour que personne n'essaie de les dissuader dans leurs avances au Jinchuuriki de Konoha. Du coup, les Yamanaka (dont le chef de clan dirigeait la Section Intelligence, et dont c'était le job de fourrer son nez dans les affaires des autres) avaient décidé de s'impliquer. Inoichi avait probablement ordonné à sa fille de veiller à ce que Naruto ne fasse pas honte à Konoha, et la petite Ino s'était emparée de l'idée avec empressement. Sachant qu'elle était l'alpha des kunoichi de sa classe, et que les Yamanaka avaient une alliance avec les Nara et les Akimichi, dont les héritiers étaient aussi dans cette classe… D'un seul coup ça mettait quatre représentants de clans du côté du Jinchuuriki, en plus d'un professeur ! Même le plus dense des gamins avait compris que se montrer ouvertement hostile à Naruto n'était pas un bon plan.

Non, vraiment, c'était excellent. Iruka avait eu une bonne idée. Peut-être un peu trop bonne, songeait Hiruzen avec une pointe de paranoïa, parce qu'Iruka n'y connaissait absolument rien en politiques des clans. Comment diable avait-il eu un coup de génie pareil ? Avait-il été coaché par quelqu'un ? Mais non, Kakashi était trop socialement handicapé pour y penser… Et personne n'avait d'intérêt pour Naruto mis à part lui. Pas vrai ?

Hum. Encore un mystère qui ne serait jamais élucidé. En tous les cas il était content pour Naruto.

Mais bref. Les semaines passèrent. Tsunami revint de mission avec une cicatrice sur les côtes et un nukenin capturé. Pas n'importe quel nukenin : Aoï, le Chuunin qui avait volé l'épée du Nidaime. Ibiki ne souriait jamais, mais il irradiait une aura de satisfaction malveillante quand l'homme fut emmené à la section T&I. Tsunami avait fait un bref rapport à l'Hokage, comme c'était normal, mais elle passa beaucoup plus de temps avec Ibiki. A lui raconter les détails de la capture de l'homme qui était responsable de la mort de son petit frère, peut-être ? Hiruzen espérait qu'en tous les cas, ça lui permette de faire son deuil.

Neji était le meilleur élève de sa classe et, au prochain conseil des clans, Hiashi Hyuga suggéra de l'avancer d'une classe. Neji avait à présent neuf ans et demi, presque dix. Si on le faisait passer dans la classe supérieure, il était fort possible qu'il soit diplômé en fin d'année. Cela dit, Iruka fit barrage, et reçu l'appui inattendu de Tsunami. Apparemment elle était vraiment contre le concept de diplômer les enfants en avance. Peut-être qu'Hiruzen devrait se battre pour cette cause, lui aussi. Le village n'avait-il pas été fondé pour que plus aucun enfant ne périsse sur le champ de bataille ? Mais il se sentait si fatigué. Il était trop vieux pour s'accrocher à de nouveaux combats. Il faisait son devoir et attendait qu'un digne héritier apparaisse (sinon, le village allait probablement être dirigé par Kakashi, et c'était un désastre assuré), mais il n'avait plus assez d'énergie pour tenter de réformer Konoha. Ce serait la mission de la prochaine génération. Lui… Il avait déjà vécu si longtemps. Il tenait le cap, mais il savait qu'il ne pouvait pas faire plus.

Anko, qui commençait à être ronde comme un ballon, se morfondait d'ennui en congé maternité. Elle réussit à convaincre l'une des secrétaires de l'Hokage de lui laisser sa place. Si elle en était au point où elle se portait volontaire pour distribuer des missions et rédiger des rapports, c'était qu'elle devait vraiment s'ennuyer. Au départ, les autres secrétaires se montèrent circonspectes. Personne n'aimait vraiment Anko. Mais d'un autre côté, personne ne la connaissait vraiment. Alors… Anko se mit en quatre pour se faire apprécier. Elle ramenait constamment des friandises au bureau, racontait des histoires hilarantes, et faisait un véritable effort pour calmer ses éclats de rire flippants et ses sourires carnassiers. Le fait d'être enceinte réduisait aussi sa mobilité de mouvement, alors elle ne pouvait plus se faufiler comme un serpent derrière les gens ou se pencher vers eux d'un air flippant, ce qui la rendait tout de suite beaucoup plus sympathique.

Et puis ça permettait à Hiruzen de se tenir au courant, s'il laissait traîner ses oreilles.

– Anko-san, tu n'as pas encore choisi de prénom ? s'exclamait l'une des secrétaire. Il sera né dans six semaines !

Elle sera née, rectifia Anko avec autant de fierté que si elle présentait une technique de rang S. Ce sera une fille ! Et puis, j'ai des idées de prénoms, j'vous ferais dire.

– … Est-ce que c'est la même liste que la dernière fois ?

– De quoi ?! Elle était très bien ma liste !

– Anko-san, tu ne peux pas nommer ta fille d'après une confiserie.

– Je m'appelle Anko Mitarashi, évidemment que je peux !

Effectivement, avec un nom et un prénom lié aux dango, sa pâtisserie préféré, Anko ne voyait sans doute pas pourquoi on ne pourrait pas nommer un gamin d'après un plat. C'était une chance que le bébé ne soit pas un garçon, pace qu'elle l'aurait sans doute appelé Dango.

– Laisse-moi voir cette liste, soupira une autre secrétaire. Il y avait de bonnes idées dedans, malgré tout…

– Ah ! Vous voyez !

– Bon, déjà Monaka et Arare sont hors de question. Aucune kunoichi ne sera pris eau sérieux si son nom est gâteau fourré ou bien crackers.

– Oh je sais pas, si elle est suffisamment intimidante ça pourrait passer…

– Anko-san. Non.

– Pourquoi pas Momiji ? tenta une autre. C'est mignon, c'est poétique, et c'est mixte.

– Et les gâteau momiji sont délicieux, fit Anko avec approbation.

– Sinon il y a Hanami, comme le festival où on mange ces délicieux dango… Ou Kinako, comme la poudre de soja qu'on utilise dans les desserts…

– Ou Sakura, pour les sakura-mochi, ou Hanabira pour les hanabira-mochi…

– Oh, il y a les kagami mochi du nouvel an, aussi ! Kagami, c'est joli, non ?

– Anko-san, tu as une préférence ?

– Je ne sais pas… Je ne suis pas douée pour les noms.

Une des secrétaires marmonna « on avait remarqué » puis il y eut un grognement étouffé, comme si une de ses collègue lui avait flanqué un coup de coude dans les côtes. Quelqu'un suggéra joyeusement :

– On pourrait demander à Hokage-sama de trancher ! Ce serait drôle !

Hiruzen se redressa légèrement, flatté, avant de froncer les sourcils. Drôle ? Pourquoi drôle ? Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? De l'autre côté de la porte, il entendait les secrétaires glousser. Anko demanda avec prudence :

– Comment ça ?

– Anko-san, dit très sérieusement la première secrétaire. Hokage-sama est le plus puissant ninja de notre village et personne ne met en doute sa compétence. Mais il a appelé son petit-fils Konohamaru.

Il y eut une pause. Puis Anko se mit à glousser d'une façon maniaque.

– Excellent. Venez, on va lui demander immédiatement.

Hiruzen se retint de maugréer que Konohamaru était un prénom tout à fait convenable et très original. Franchement il ne voyait pas ce qu'on lui reprochait. Au lieu de ça, il dut prétendre être surpris par la requête de ses secrétaires, qui lui demandèrent de choisir entre une douzaine de prénoms liés à la nourriture d'une façon ou d'une autre. Soit cet enfant allait naître haïssant les confiseries, soit ça allait être un glouton digne des Akimichi.

Hiruzen se décida pour le prénom de Sakura, parce que les sakura-mochi étaient ses préférés et que le nom de Sakura Uchiha sonnait plutôt bien.

Il n'aurait pas du être surpris quand une semaine plus tard, Anko annonça que le nom de sa fille serait Kinako.

oOoOoOo

Kinako naquit en novembre, trois jours après le second anniversaire du massacre du clan Uchiha. Certains auraient pu penser que la date n'était pas de bon augure. Hiruzen était personnellement d'avis que c'était une bonne chose : cela donnerait aux Uchiha quelque chose de positif à célébrer à cette période de l'année.

Sur le registre d'état civil, Anko nomma sa fille Kinako, sans nom de famille, et désigna Tsunami Uchiha comme marraine. Sur les registres sécurisés de l'Hokage, la petite fille fut prénommée Kinako Uchiha, avec Tsunami en gardienne légale principale avec délégation à Anko Mitarashi.

Anko n'avait pas beaucoup d'amis. Enfin, si, elle en avait au moins une dizaine (quatre d'entre eux étaient les secrétaires de l'Hokage, maintenant) : mais au-delà, dans le reste du village, elle n'avait pas bonne réputation. Elle le savait. Elle savait aussi qu'elle pouvait tenir le coup, et Hiruzen n'en doutait pas, mais il était bien conscient que sa fille risquait de subir pas mal de discrimination. Il passa la voir à l'hôpital, et lui demanda à voix basse s'il pouvait faire quelque chose, ou du moins lui dire qu'elle pouvait se tourner vers lui en cas de problème.

Anko se contenta d'agiter vaguement la main vers sa table de chevet.

– Merci, Hokage-sama. Mais on est entre de bonnes mains.

La table de chevet à côté du lit d'hôpital d'Anko débordait de cartes et de cadeaux. Il y en avait une signée par chaque membre du clan Uchiha (et par Karin et Neji, et vraiment Hiruzen se demandait si Hiashi avait remarqué que son neveu avait plus ou moins été adopté par un autre clan). Il y en avait une autre de Genma, une autre de Kotetsu et Izumo, un gigantesque bouquet de fleur de la part de Gai, un nounours en peluche offert par Ibiki, un autre offert par Kurenai… Il y avait aussi une carte un peu impersonnelle signée par un dénommé Kumadori, et une autre signé par une Megumi Yamashiro. Tous les deux étaient des amis de Tsunami qui avaient été au courant de son projet de clonage, et qui avaient sans doute aligné les indices. Ce secret de rang S était aussi étanche qu'une passoire. Heureusement qu'il y avait tant de monde prêt à la défendre.

Puis Hiruzen se tourna vers le secret de rang S en question et ne put s'empêcher de sourire d'un air attendri.

Kinako avait les yeux noirs des Uchiha, il le savait, mais ses cheveux sombres avaient des reflets violets qui évoquaient la tignasse d'Anko. Elle était toute petite, avec un visage arrondi et chiffonné de nouveau-né, et plongée dans un profond sommeil de bébé. Hiruzen se demandait à quoi elle ressemblerait, plus grande. Il ne se souvenait pas vraiment de l'apparence de Yuko Uchiha, dont l'ADN avait servi de base pour la conception de Kinako, mais il pouvait sans doute l'imaginer ressemblant à sa fille : grande, belle, élégante, avec un visage pâle aux traits aristocratiques. Kinako serait-elle sa copie conforme ? Il était impossible de deviner à quel point sa physiologie avait été affectée par le chakra d'Anko. Peut-être aurait-elle sa tignasse indomptable, ou son visage arrondi, ou sa façon de sourire de toutes ses dents, ou sa stature trapue. Il était impossible de le savoir.

Il se demandait si Tsunami et Izumi verraient en elle le fantôme de leur grand-mère. Probablement pas. Elles avaient détesté Yuko Uchiha pour avoir été une vieille femme aigrie et rigide, mais même si la ressemblance était frappante, il allait être dur de voir le reflet d'une vieillarde dans le visage poupin d'un bébé. Et puis, elles ne verraient pas Kinako si souvent. C'était la mission d'Anko… La fille d'Anko. Ce serait elle qui l'élèverait. Bien sûr, tous les membres du clan Uchiha auraient un certain intérêt pour la gamine, mais ils garderaient leurs distances pour ne pas vendre la mèche.

Hiruzen pensait que c'était sans doute un soulagement pour Tsunami. Elle n'était pas du genre à gazouiller devant un nouveau-né, et devait être plutôt soulagée de ne pas avoir à l'élever. Elle serait sa marraine, puis son chef de clan. C'était sans doute un rôle suffisamment distant pour qu'elle ne se sente pas piégée par ses responsabilités. Car après tout Tsunami en avait déjà beaucoup. Elle n'était pas juste chef de clan mais aussi chef de famille. Une vaste famille, avec beaucoup d'enfants à surveiller. Des enfants qui n'étaient que trop vulnérables, quand on savait quel genre de personne convoitait le Sharingan. Hiruzen n'était pas stupide au point de croire que Danzō avait été la seule personne à désirer ce Dôjutsu pour lui-même.

Mais les Uchiha étaient des ninjas de Konoha. Ils étaient sous sa protection. Et Hiruzen leur avait déjà cruellement fait défaut par le passé : il leur était redevable. Tout un clan avait failli être exterminé sous sa garde, parce qu'il avait été trop stupide, trop naïf, trop confiant. Il était bien déterminé à racheter sa faute. Oui, il ne pardonnerait sans doute jamais à Tsunami Uchiha le meurtre de Danzō (tout en sachant qu'il ne pouvait le lui reprocher), mais ce bébé était innocent. Ce bébé, né grâce de la science que Konoha devait à Orochimaru, grâce à l'ambition froide Koharu et Homura, et grâce au génome de Yuko Uchiha, ne portait pas sur ses épaules les fautes de ses ancêtres. Elle représentait l'avenir du clan, l'avenir du village, et c'était un avenir qui méritait d'être défendu.

Il espérait pouvoir la voir grandir, un jour.

Alors Hiruzen Sarutobi se mit en retrait, assura son soutien discret à Anko, et garda un œil sur ce qui se passait.

Anko rentra chez elle avec sa fille et continua à vivre sa vie. Elle reprendrait le service actif d'ici un an, mais resterait à l'intérieur du village jusqu' ce qu'elle en décide autrement. Hiruzen était à peu près sûr que Tsunami avait déjà commencé à tirer les ficelles pour qu'une place lui soit proposée au sein de la police de Konoha.

Les Uchiha ne s'impliquèrent pas excessivement dans la vie de Kinako. Oh, ils lui rendirent visite pour la rencontrer, et le bébé passa de bras en bras, mais Tsunami tenait parole. Les Uchiha n'allaient avancer aucune sorte de droit de propriété sur cet enfant. Ou peut-être qu'ils ne voulaient pas offenser Anko en ayant l'air de douter de sa capacité à élever un gosse ? En tous les cas, ils n'essayaient pas de régenter sa vie, ni même de la pousser à s'intégrer au clan. Hikari, Sasuke et Karin se voyaient parfois de corvée de baby-sitting, mais c'était tout. Izumi et Tsunami n'allaient même plus chez Anko, c'était Anko qui venait les voir, et une fois sur deux elle n'amenait même pas sa fille. Elle venait prendre le thé, elle papotait, puis rentrait chez elle. Les Uchiha ne lui donnaient aucune consigne sur la façon de prendre soin de Kinako… Et en fait, même s'ils en avaient donné, Hiruzen avait l'impression qu'Anko leur aurait ri au nez. Et que Tsunami se serait incliné sans protester.

Leurs rapports semblaient être exactement les même qu'avant. Anko n'était pas la mère porteuse d'un bébé Uchiha, elle était la mère de Kinako et Tsunami n'en était que la marraine. Les lignes étaient clairement définies. Hiruzen ne pouvait s'empêcher d'être impressionné. Ce n'était pas le premier venu, qui confierait un bébé de son clan à une autre personne et se retirerait volontairement de sa vie comme ça. Surtout que Kinako n'était pas juste un bébé du clan : c'était aussi une création scientifique et une expérience, un investissement. Mais Tsunami semblait avoir l'intention de tenir parole. Jusqu'à ses dix ans, Kinako allait grandir comme une Mitarashi et non comme une Uchiha.

Hiruzen en fit la remarque à Tsunami quelques semaines plus tard, alors que la Jounin lui faisait un rapport sur une mission confidentielle. Il savait que lui-même n'aurait jamais eu la confiance nécessaire pour confier l'avenir du clan Sarutobi à un étranger au clan. Mais la jeune fille (presque une jeune femme maintenant) se contenta de renifler avec amusement :

– Je n'accorde pas aux clans la même valeur que vous, Sandaime-sama. Je n'ai pas eu la même éducation. Le clan est avant tout une famille, pour moi, alors que pour certains… Ça a quelque chose de quasiment sacré.

Comme l'appartenance au village, ne put s'empêcher de penser le Sandaime. Beaucoup de membres de clans se voyaient comme membre du clan d'abord et membre du village ensuite. Mais Tsunami n'avait pas été élevée ainsi, non ? Elle n'avait passé que deux ans au sein du clan Uchiha. Elle avait grandi sans porter leur nom de famille. Elle se voyait sans doute comme Tsunami de Konoha avant de se voir comme Tsunami Uchiha. Enfin, peut-être que cela avait changé maintenant qu'elle avait les responsabilités d'un chef de clan, mais… Il restait logique qu'elle n'ait pas la même vision des choses que quelqu'un qui avait grandi avec cette révérence pour le nom de son clan.

– Peut-être, concéda Hiruzen. Mais Kinako est de ton sang, de ta famille. Peu de gens laisseraient quelqu'un d'autre élever leur enfant sans ressentir de la… possessivité.

– La possessivité n'a pas sa place dans la vie d'un ninja.

Hiruzen haussa très haut les sourcils pour lui faire comprendre ce qu'il pensait de ça, et Tsunami esquissa un sourire penaud. Elle n'y croyait pas non plus. Les Uchiha avaient toujours été d'un naturel férocement possessif, et Tsunami avait sans doute hérité de ce trait. Elle avait le tempérament enflammé et la fierté typique du clan, après tout.

– J'imagine que la possessivité viendra avec le temps, finit par dire Tsunami lentement. Quand j'apprendrai à la connaître, à l'entraîner. Tant que Kinako Uchiha n'est qu'un concept, c'est plus facile de la tenir à distance. Et c'est une bonne chose.

– Vraiment ? sourcilla Hiruzen.

Tsunami eut l'air de peser ses mots.

– La plupart des enfants naissent parce qu'ils sont désirés. Certains naissent pour perpétuer un héritage, une lignée, mais dans tous les cas ils naissent avec une place, une famille. Kinako… Kinako a été conçue par ambition. Parce que c'était pratique. Parce que je voulais voir si je pouvais.

Elle dut voir la façon dont Hiruzen fronça les sourcils, car elle haussa les épaules :

– Je n'ai pas d'intérêt pour le clonage ou les expériences scientifiques. Mais j'étais curieuse de voir si j'en serai capable, si Konoha avait la technologie, si on me laisserait faire. Je savais que Koharu-sama et Homura-sama ne renonceraient pas facilement à leur idée d'agrandir le clan, et ça semblait plus simple de les lancer sur cette piste que de devoir résister à leurs sous-entendus comme quoi Izumi ou moi devrions prendre notre retraite.

J'étais curieuse de savoir si on me laisserait faire. Hiruzen ne trahi pas la façon dont son estomac se noua en entendant ses mots. Parce que… Elle avait raison, n'est-ce pas ? Hiruzen avait laissé faire tellement de choses. Orochimaru, Danzō, Itachi. Il était un vieil homme passif, et Tsunami l'avait testé, il s'en rendait compte à présent. Elle l'avait testé pour voir s'il oserait dire non face à cette expérience qui le mettait si clairement mal à l'aise, mais il avait plié pour ne pas perdre la face devant ses conseillers.

Hiruzen avait été testé par une gamine sur la force de sa volonté, et il avait failli à ce test. Il ne s'en était même pas rendu compte… Il retint un reniflement sombrement amusé. Il se faisait stupide dans son vieil âge.

Inconsciente de ses pérégrinations mentales, Tsunami avait continué, sourcils froncés :

– Mais c'était froid. Une expérience, une diversion, ça ne devrait pas être une bonne raison d'amener un enfant dans le monde. Je n'ai pas demandé à être Uchiha, Izumi non plus, Hikari et Sasuke non plus, mais nous sommes tous nés Uchiha parce que c'était ce que nos parents étaient et qu'ils n'avaient pas eu le choix non plus. Kinako est née Uchiha parce que nous avons décidé de la créer ainsi. Elle n'a pas eu le choix, mais nous, nous l'avons eu, nous l'avons fait pour elle… Et c'est elle qui devra vivre avec.

Ah, comprit Hiruzen. Et c'était pour ça que Tsunami voulait tenir ses distances. Un jour Kinako deviendrait Kinako Uchiha pour de bon, mais pour l'instant…

– Pour l'instant elle est simplement Kinako, murmura-t-il.

Tsunami acquiesça.

– Être la fille d'Anko Mitarashi ne lui fera peut-être pas de faveur. Mais pendant au moins dix ans… Kinako aura une mère qui l'aime et qui peut lui consacrer sa vie, au lieu de vivre avec tout un tas de gamins qui ont besoin d'attention et deux adolescentes qui ont peu de temps à leur consacrer. Et elle aura toute son enfance pour déterminer ce qu'elle veut être sans le poids d'un grand nom pesant sur ses épaules.

– C'est très honorable de ta part, sourit Hiruzen.

– Non, lâcha abruptement Tsunami. Certainement pas.

– Non ? Il répéta avec incrédulité.

– Non. La naissance de Kinako est une bonne chose, Kinako est une bonne chose, mais les raisons de sa création étaient mauvaises. Même si c'était pour le plus grand bien, même si ça n'a fait de mal à personne, c'était moralement mauvais de créer une vie pour un jeu de pouvoir. Mais nous l'avons fait. Je l'ai fait, parce que très franchement, ce n'était pas le genre de chose qui troublerait ma conscience. J'ai fait pire, et le résultat final rendrait beaucoup de monde heureux, alors pourquoi pas ? Mais ce serait hypocrite de ma part d'oublier que s'il y a bien une personne qui a été sacrifié là-dedans, c'est Kinako. C'est elle qui n'a pas eu voix au chapitre, et c'est sa vie qui va être impactée par nos décisions. Alors non, me retirer de sa vie pour la laisser grandir libre n'est pas honorable. C'est simplement le minimum que je lui dois.

Pendant un instant, Hiruzen resta silencieux. Il n'avait… pas considéré cet angle d'approche. Il était souvent si concentré sur ses responsabilités, son devoir, les urgences, les problèmes, qu'il n'avait guère le loisir de prendre du recul et de contempler la moralité de ses choix. Généralement, il n'y pensait même pas. Les ninjas n'étaient pas connus pour être particulièrement moraux.

Mais… Parfois ce n'était pas une question de moralité dans le sens est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est mal. Parfois c'était tout simplement la moralité d'un choix, d'une action, de se dire est-ce que je peux vivre avec ça ou bien est-ce que c'est le genre de personne que je suis. Tsunami avait… Elle n'avait pas perdu ça de vue. Elle savait où elle se tenait, qui elle était, ce que ses choix valaient. Elle maintenait un équilibre. Hiruzen réalisa que le bien et le mal étaient relatifs dans le monde des ninjas. Créer Kinako avait été pour le bien de Konoha, mais ça n'en faisait pas quelque chose de bien pour autant. Il ne s'agissait pas de savoir si une action était bonne ou mauvais, il s'agissait de savoir ce qu'on devait aux autres, ce qu'on devait à soi-même, et pouvoir se regarder dans le miroir à la fin de la journée.

– Hum, fit-il pensivement. Dis-moi, Tsunami Uchiha, as-tu déjà songé à devenir Hokage ?

Elle le regarda comme s'il lui était poussé une deuxième tête.

– Non.

– Dommage, fit-il distraitement. Tu serais une bonne chose pour le village, je pense.

Tsunami eut l'air alarmé. Quand il lui donna congé, une fois son apport terminé, elle déguerpit avec un Shunshin si rapide que Shisui en aurait été jaloux. Hiruzen ne put s'empêcher de rire, amusé.

Il avait hâte de voir ce qu'elle ferait du clan Uchiha.

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Les révélations de la loutre !

1) Tsunami et Anko

Oui, ça m'est tombé dessus un peu de nulle part à moi aussi, mais… Pourquoi pas ? Bon, ce n'est pas la romance du siècle. A vrai dire… Dire qu'elles sortent ensemble serait peut-être exagéré. Friends with benefits ? Anko est facile à séduire, ou plutôt elle se laisse facilement tenter par un peu de tango horizontal sans conséquences. Quant à Tsunami… Elle n'a pas le temps de former une relation amoureuse quelconque, mais elle a dix-huit ans, des hormones en ébullitions, et une bonne dose d'impulsivité.

Leur relation a commencé peu avant le début de ce bonus (beaucoup de discussions scientifiques finissant tard le soir), et a pris fin quand Anko a pris son congé maternité. Anko veut des enfants (dans le canon, elle devient prof à l'Académie après la Quatrième Guerre), elle veut s'y consacrer : et Tsunami… ne veut pas ça. Elles se sont donc séparées. Mais leur lien d'amitié est plus fort que celui basé sur leur relation physique. Elles étaient amies avant, pendant, et donc sont restées amies après.

2) L'épée raijin et l'opportunité présentée par le déserteur Aoï

Yep. Tsunami a volé le sabre-laser du Nidaime Hokage, et personne ne s'en est encore rendu-compte. Elle trouve ça très drôle.

Le déserteur Aoï et l'épée raijin sont canon et viennent d'un épisode filler de Naruto, sur le pays du Thé. L'équipe 7 doit escorter un des coureurs pour une course à travers l'île, et blablabla il est révélé que c'est Idate Morino, qui a échoué à l'examen Chuunin dirigé par son grand frère Ibiki, qui a ensuite été manipulé par son sensei pour voler l'épée raijin (un sabre-laser inventé par le Nidaime) exactement comme Naruto a été manipulé par Mizuki pour voler le rouleau des Jutsu interdits. Idate a été porté disparu quand Aoï a mis le feu à la maison où Ibiki et lui se battaient. Dans la confusion, Idate s'est enfui, terrifié et honteux, et n'est jamais revenu à Konoha. Dans l'épisode filler de Naruto, Idate révèle son passé à Naruto et est confronté à Aoï, qui a en fait déserté à Ame, et que Naruto dézingue à coups de Rasengan.

Bref. Ici, la désertion d'Aoï et Idate se passe comme dans le canon. Sauf que Tsunami traque Aoï et le capture, ce qui veut dire que, premièrement, elle récupère l'épée raijin (ce que le Sandaime n'a pas encore réalisé), et deuxièmement elle ramène à Ibiki une source d'information sur Ame. Dans le canon, Konoha ne savait même pas que Hanzo la Salamandre avait été tué et que l'Akatsuki avait pris le pouvoir. Mais là… Ça risque de changer.

Tsunami a aussi informé Ibiki qu'Idate était probablement toujours en vie, mais elle lui laisse le choix d'aller ou non le chercher. Elle-même ne sait pas où il se trouve. En tous les cas, Ibiki peut être rassuré de savoir que son petit frère n'est pas mort brûlé vif à cause d'un traître qu'il n'a pas pu arrêter à temps.

3) Naruto et les politiques de clans

Oui, c'est bien Tsunami qui a soufflé à Iruka cette stratégie de sermonner les parents d'élèves et de mettre Naruto en binôme avec Kiba. Pas parce qu'Iruka n'en aurait pas eu l'idée par lui-même, mais parce qu'Iruka n'est que prof à l'Académie, et donc son pouvoir est limité, il n'aurait pas vraiment considéré que c'était sa place de recadrer un chef de clan ! Mais c'est différent, avec le soutien de Tsunami. Parce que Tsunami a eu sa propre discussion avec Tsume Inuzuka de son côté, ou plutôt elle en a parlé à Izumi qui est, je vous le rappelle, dans la même équipe que Hana Inuzuka, la grande sœur de Kiba. Et ensuite, eh bien, une suggestion discrète à Shikaku Nara, qui l'a fait passer à Inoichi Yamanaka, et… Bref. Tsunami n'est pas intervenue directement dans la vie de Naruto (parce que le Sandaime a clairement interdit aux clans d'utiliser le Jinchuuriki comme pion pour leur gain personnel), mais elle a utilisé son poids dans la politique interne du village pour arrondir les angles et adoucir son existence.

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Et voilà ! J'espère que ça vous a plu !

A bientôt pour le prochain omake. Ce ser aun zoom sur Izumi Uchiha... qui, dans ce chap', est passée Chuunin et a signé un contrat d'Invocation, ce qui mérite d'être creusé !

A dans deux semaines =)

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