Merci de vos reviews. Fin de cette enquête ! La prochaine sera... Intéressante ;)
Le lendemain Jo et Henry retournèrent donc à l'Ambassade canadienne et cette fois-ci, Jo montra son badge pour éviter les 40 minutes d'attente. Ils retombèrent avec la même personne qui les avait pris en charge la première fois et Jo donna la photo en demandant s'il était possible de retrouver les personnes présentes dessus. L'agente leur dit qu'ils n'étaient pas le FBI et que ce n'était pas en leur pouvoir, mais ce qu'elle pouvait faire était de scanner la photo et de l'envoyer directement aux renseignements fédéraux du Canada, qui pourrait sans doute trouver l'identité de tout le monde. Jo donna quand même le véritable nom d'Annie pour en savoir plus. L'agente leur confirma que toutes les informations leur parviendraient avec les fédéraux canadiens. Parce que tout comme Annie, ils ne possédaient aucun dossier au nom de Mia, mais de côté ci, ceci faisait bien plus de sens.
Bien sûr, cette photo restait à leur entière discrétion et ils ne pouvaient pas dire à Gates comment ils l'avaient obtenu, ils risquaient de se faire grandement taper sur les doigts.
Cependant, ils la tiendraient au courant de l'avancement dès qu'ils auraient de plus amples informations sur cette histoire avec Annie. Si jamais elle leur posait des questions, ils trouveraient bien une excuse. Mais le principal était de trouver le suspect.
Entre temps, Abe avait insulté Hanson de tous les noms lorsqu'Henry lui avait raconté leur escapade de la veille, le matin même et qu'il n'avait jamais eu l'occasion de demander à la jeune fille ce qu'il voulait depuis des mois maintenant. Il semblait que l'immortel n'avait jamais entendu autant de grossièretés venant de la bouche de son fils.
Ils passèrent plusieurs jours à tenter de retrouver parmi les dossiers, le peu d'informations que les États-Unis possédaient sur Annie et ce que Jean leur avait dit pour tenter d'établir une liste, mais dû au fait que dans cette vie, la riche femme ne semblait connaître personne, il était difficile même pour le cerveau d'Henry de savoir qui pouvait être le responsable. Il espérait sincèrement que cette photo apporterait quelque chose de bon, pour qu'au moins ils puissent voir la lumière au bout du tunnel.
À quelques jours du procès pour qu'un jury décide si ou non l'argent devait aller à Jean, ce fut à ce moment que tout arriva en même temps, comme c'était souvent le cas lorsque rien n'avançait.
Jo était en train de remplir des rapports quand un coursier lui déposa une grosse enveloppe
- Détective Martinez ?
Jo releva les yeux
- Oui ?
- Signez ici s'il vous plaît !
Jo s'exécuta et remercia le coursier et regarda l'enveloppe. Elle regarda l'expéditeur et le tampon du gouvernement fédéral canadien, y était apposé.
Elle ouvrit rapidement l'enveloppe et parcourut ce qu'on lui avait envoyé. Elle se leva d'un bond, effrayant Hanson qui était aux prises avec ses propres rapports.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- J'ai des informations sur Annie/Mia. Le gouvernement canadien nous a tout envoyé.
Sa voix s'élevant avait mis la puce à l'oreille de Gates dont la porte du bureau était ouverte. Elle se rapprocha du bureau de sa jeune détective, et croisa les bras en haussant un sourcil réprobateur.
- Je peux savoir de quelle façon vous avez obtenu ces informations ?
Jo sursauta et Hanson grimaça. Ils étaient mal. Ils se regardèrent et se demandaient quelle excuse ils allaient pouvoir inventer. Ils ne pensaient pas en avoir besoin très honnêtement.
- C'est… - Jo pensa très vite, si vite qu'elle fut surprise de ce qu'elle trouva – c'est grâce à l'ADN qu'Henry a trouvé sur Annie la dernière fois. Avec sa réelle identité, on a pu demander à l'Ambassade d'envoyer le dossier directement aux fédéraux canadiens pour qu'ils nous donnent tout ce dont on avait besoin. J'ai donné l'adresse du poste et j'ai également apposé une signature électronique au moment où l'agente de l'Ambassade a fait le transfert au gouvernement canadien.
Gates n'y croyait qu'à moitié, mais n'avait pas le temps de demander des détails. Elle demanda alors.
- Alors ? Qu'est-ce qui vous met dans tous vos états comme ça ?
Jo pouffa
- Toute la vie qu'Annie s'est construite, n'était que mensonge, enfin ici en tout cas… Et elle a fait une chose qui ne mérite pas d'applaudissements.
Elle donna le dossier à Gates qui le parcourut de long en large et fut vraiment surprise.
- Mais ? Est-ce que cela signifie qu'on a un coupable ou pas ?
Jo et Hanson haussèrent des épaules
- C'est ce qu'il faut qu'on découvre – affirma la jeune femme, en reprenant le dossier et se dirigeant rapidement vers la morgue – et je connais la personne idéale qui pourra nous le dire.
Elle démarra rapidement pour descendre au sous-sol, sous le regard indifférent de sa boss et son collègue.
Henry était abasourdi par la révélation qu'il venait de lire dans les informations que Jo lui avait transmises. Il se frottait le crâne comme s'il peinait à y croire.
- Mais attends une seconde… Alors tout ce qu'Annie a fait en quittant le Canada avait été de maquiller sa propre mort ?
Jo acquiesça. En effet, les fédéraux avaient été assez gentils pour leur envoyer tous les détails qu'ils recherchaient. Il apparaissait qu'Annie ou plutôt Mia avait été victime d'un accident grave de la circulation avec une déneigeuse, alors qu'elle revenait du travail, un soir de tempête de neige. Laissant un mari et deux enfants (qui contrairement à ce qu'Henry avait dit étaient bien biologiques) dans le désarroi. Tout le monde pensait donc que Mia Ouellet était morte et sur le papier c'était ce qu'il y avait d'écrit. Elle avait donc fait quelques chirurgies (d'où le fait que même le légiste n'avait pu dire qu'elle avait eu des enfants, son corps lui-même avait été refait de sorte qu'on ne voit plus aucune trace de grossesse apparente), changé de couleur de cheveux, prit une autre identité pour fuir avec son amant plus riche que Crésus. Abandonnant toute son ancienne vie. Les coupures de journaux montraient pourtant une famille qui avait l'air heureuse et les photos que le couple avait trouvées à la demeure, également.
Suite à leur demande, les fédéraux canadiens avaient donc décidé de mener leurs propres recherches et avaient découvert qu'un homme ressemblant très portrait à celui de la photo qui leur avait été envoyée, avait déposé une plainte dans l'un des centres de police de la ville d'Ottawa où la victime résidait à l'époque, disant qu'Annie était une fraude et qu'il fallait la retrouver parce qu'elle avait abandonné sa famille en faisant croire à sa mort, mais qu'il avait fini par retrouver sa trace, via internet et la diffusion de son portrait à la télé… Il avait du mal à la reconnaître, mais un regard ne changeait jamais et il avait été certain que c'était la femme qui l'avait laissé en plan avec ses deux enfants. Entre temps, il avait appris la véritable raison et il avait viré si fou que les policiers avaient dû le mettre dehors et ne pas donner de suite à sa plainte.
Et en fouillant un peu plus loin et téléphonant à leurs amis de la criminelle aux États-Unis pour savoir de quelle manière exactement le défunt mari riche d'Annie avait été mort, chacun avait dit que c'était des circonstances mystérieuses, mais personne n'avait trouvé la véritable cause de la mort, mais les fédéraux maintenant soupçonnaient Annie de l'avoir tué, pour hériter de la fortune. Le remord l'ayant submergé pour tout ce qu'elle avait fait, elle avait décidé d'en faire quelque chose plutôt que de vivre de toute cette richesse.
Ils avaient donc le suspect numéro 1… L'ex-mari d'Annie, qui vivait au Canada.
Henry se leva et se frotta les sinus.
- Tout ceci fait presque du sens… Mais comment on peut s'assurer que l'ex-mari est derrière tout ça ?
Jo haussa des épaules.
- Moi ce qui me chiffonne, c'est de savoir si oui ou non elle a tué son mari actuel… Peut-être que c'est la piste à explorer ?
Henry y avait pensé, mais il ne voyait pas tellement le rapport entre les deux.
- De toute façon, ça ne change rien qu'elle l'ait tué ou pas. Les deux sont morts et faire exhumer le corps pour découvrir la véritable cause de la mort, prendrait un temps fou et je n'ai pas le temps… - il s'arrêta et Jo sut qu'il avait une idée derrière la tête – sauf si je peux obtenir une copie du dossier médical de la morgue qui l'avait pris en charge. Ils mettent toute sorte de radiographies dedans, il ne sera peut-être pas mon corps, mais je pourrais tout aussi bien dire si oui ou non, la mort était naturelle. Et avec un peu de chance, dire de quoi.
Jo approuva l'idée.
- Et pour l'ex-mari ?
Son nom était Charles Ouellet et il n'avait jamais eu d'antécédents d'après les renseignements des fédéraux.
- Ça m'ennuie de dire ça, mais… Je pense qu'il va falloir qu'on aille directement à Ottawa.
Jo secoua la tête
- Ça ne marchera pas ! Je n'ai pas d'autorité là-bas Henry. Il ne nous laissera jamais rentrer, il n'est pas stupide.
Henry fit un petit sourire
- Il ne nous laissera pas rentrer, seulement s'il n'est pas responsable.
Jo secoua la tête. Elle croisa ses bras.
- On ne peut pas. À moins de travailler main dans la main avec les policiers directement sur place, on ne peut pas se déplacer d'une frontière à l'autre comme ça pour interroger un suspect. Surtout si on n'a aucune preuve…il en faudrait avant de pouvoir tenter. Pour l'instant, il est juste suspect. Un bon, je dois l'avouer, mais il nous faut plus que ça.
Henry savait que la jeune femme avait raison. Il fallait quelque chose qui pourrait démontrer qui était véritablement derrière tout ça.
Il s'installa à moitié sur son bureau et Jo pouvait voir son cerveau bouillir. Elle se sentit frustrée pour lui alors elle s'installa sur la chaise face à lui. Peut-être à eux deux, ils parviendraient à trouver plus facilement une solution.
- Hey les gars ! Alors quoi de neuf ?
La voix de Lucas les brisa de leur concentration. Jo se leva et resta d'abord à une certaine distance du jeune homme.
- Lucas ! Tu es de retour ! Ça a l'air d'aller mieux ?
Il fit un large sourire.
- Beaucoup mieux ! Je dois remercier Mike, il était aux petits soins avec moi et il m'a briefé sur l'affaire.
Jo et Henry remarquèrent qu'il venait d'appeler Hanson par son prénom. C'était sans doute une très grande avancée dans leur relation.
Jo lui fit alors une rapide étreinte, ce qui le surpris assez, mais il la lui rendit. Henry fit un petit sourire et s'approcha à son tour.
- Allez viens là ! Content de te revoir, tes commentaires de geek nous avaient manqués.
Lucas se sentit particulièrement aimé et crut qu'il allait fondre en larmes. Ils étaient tous en train de devenir une vraie famille et il devait reconnaître qu'il adorait ça.
- Bon alors ! Vous avez l'air complètement paumés tous les deux. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que je peux vous être utile en quoi que ce soit ?
Jo et Henry appréciaient l'intention
- C'est gentil Lucas – affirma Henry –, mais en fait, on essaie juste de réfléchir si l'ex-mari de notre pauvre victime pouvait être le responsable de sa mort. Enfin, si tu es au courant de tout ça bien sûr.
Lucas hocha la tête
- Oui oui ! Mike m'a raconté rapidement. Donc la victime a été poussée dans les escaliers n'est-ce pas ?
Jo et Henry acquiescèrent. Lucas tenta de raisonner de façon logique. Être enfermé plusieurs jours chez lui, avait certainement fait travailler son côté scientifique.
- Vous avez pensé à analyser les recoins de l'escalier avec la lumière noire ?
Jo et Henry se regardèrent soudainement avec une seule et même expression comme si d'un seul coup, tout venait littéralement de s'éclairer.
Henry lui dit
- Mon Dieu, si tu étais quelqu'un d'autre, je t'embrasserais sur-le-champ.
Il y a eu un long silence et Lucas regarda Jo en faisant un sourire en coin
- Ouais… Eh bah allez-y, elle est juste devant vous, c'est l'occasion.
Jo leva les yeux au ciel
- Très drôle ! Sérieusement, je crois que tu viens de nous donner la solution à tous nos problèmes. Si la personne qui a tué Annie a été assez intelligente pour masquer les caméras et sans doute porter des gants pour ne pas qu'on retrouve ses empreintes sur elle, peut-être qu'avec un peu de chance, elles seront quand même gravées quelque part dans les marches ou la rampe.
Lucas acquiesça
- C'est à ça que servent les lumières noires après tout.
Jo et Henry savaient qu'il fallait donc qu'ils retournent une nouvelle fois à la demeure d'Annie, mais cette fois-ci… Jo attrapa son téléphone.
- Je vais prévenir le juge qu'on est en route pour récupérer un mandat. Henry, tu viens avec moi, et amènes ta lampe à UV. Avec un peu de chance d'ici ce soir, on trouve notre suspect. Merci encore Lucas.
- Oui merci – ajouta Henry, en galopant derrière sa partenaire.
Lucas fit un petit sourire
- C'est toujours un plaisir.
Le couple s'était précipité à la cour pour obtenir un mandat. Ils avaient expliqué de long en large au juge que c'était important qu'ils en aient un, car les preuves les amenant à leur suspect se trouvaient sans doute dedans.
Il leur avait donné, mais leur avait bien précisé que c'était parce qu'ils produisaient des bons résultats.
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Sur le chemin, Henry avait demandé à Jo s'il pouvait emprunter son téléphone pour appeler au moins toutes les morgues de la ville et savoir qui possédait le corps du défunt mari d'Annie. Un de ses collègues avait fini par le confirmer et il avait demandé à sa jeune amie si elle était possible qu'elle s'y arrête un instant pour qu'il puisse récupérer le dossier du patient et l'examiner de plus près. Étant donné que l'établissement était sur sa route avec les indications qu'Henry lui donnait, elle accepta et surtout qu'elle savait qu'il avait besoin de connaître le fin mot de l'histoire.
Du coup, Henry confirma que le mari n'était pas mort naturellement et qu'apparemment vu la couleur qui apparaissait sur la radio des poumons, personne n'avait pu déterminer de quoi il s'agissait, mais Henry fut en mesure de dire qu'il s'agissait d'acide. Jo trouva ceci particulièrement horrifique, mais les gens n'avaient plus de limite dès qu'il s'agissait d'argent.
Une fois à la demeure, ils montrèrent le mandat aux gardes présents ainsi que les policiers qui les laissèrent passer.
Jo chuchota à Henry, en rentrant pour aller jusqu'à la bibliothèque.
- Pas sûre qu'ils auraient eu le même discours s'ils nous avaient vus faire nos cabrioles de la dernière fois.
- Je suis entièrement d'accord.
Une fois dans la salle de crime, ils enfilèrent leurs gants et Henry passa devant Jo pour éclairer tout le long de l'escalier, y compris jusqu'en bas, où le corps avait été retrouvé.
Jo avait été habituée à la lumière noire, grâce à Henry et repérait presque aussi bien que lui désormais.
Il y avait des traces tout le long de la rampe. Bien sûr, celles d'Annie devaient être dedans, mais ce n'était pas les seules. Et il était évident que même les domestiques ne venaient jamais là, sinon les traces auraient sans doute disparu, mais il n'y avait pas plus de deux paires de mains là-dessus.
- Comment on va faire pour récupérer les échantillons ? – demanda Jo
Henry sortit un appareil que la jeune femme n'avait jamais vu et qui ressemblait de très près à celui qui mesurait les radiations, avec lequel il s'était promené tout le long de l'enquête d'Armen Aronov.
- Euh Henry ! C'est quoi ça ?
- Un petit bijou de l'électronique dont je me passerais volontiers, mais Lucas m'a toujours dit que cela pourrait m'être utile dans le cas où comme aujourd'hui, on ne va pas pouvoir utiliser des cotons-tiges. C'est un appareil qui va enregistrer les empreintes trouvées sur cette rampe et dont on pourra voir les résultats une fois de retour au labo. En le branchant à l'ordinateur.
Jo haussa un sourcil et descendit une marche pour être juste derrière lui et regarder par-dessus son épaule.
- Attends une seconde. Tu veux dire que ça fait un an que tu as un appareil comme ça et il n'y a que maintenant que tu me dis ça ?
Henry haussa des épaules comme si tout ceci était tout à fait normal.
- Oh ! Mais ça ne fait pas un an qu'il est dans notre labo. Ça doit faire quelques mois tout au plus.
Jo secoua la tête
- Oh mes excuses ! Je n'avais pas réalisé l'importance de différence.
Henry perçut le sarcasme dans sa voix et releva les yeux pour la regarder, tout en laissant l'appareil faire son travail, en le tenant d'une main.
- Ne m'en veux pas trop. Tu sais parfaitement que j'ai horreur de tout ce qui est digital. Je préfère le faire à mains nues, les résultats ont moins de risques d'être faussés.
Jo le trouva vraiment cynique.
- Apparemment pas ! Si cet appareil est capable de nous trouver des empreintes qui nous auraient pris des heures à relever en manuel.
Henry soupira
- Je sais ! Mais je n'arrive pas à me faire à tout ceci.
Jo lui tapota l'épaule, mais en restant toujours derrière lui, de ce fait, on avait l'impression qu'elle avait surtout les bras autour de son cou.
- Si ça peut te rassurer, ça me dépasse aussi par moment, mais je crois qu'il faut apprendre à vivre avec son temps.
Henry avait souvent entendu ce commentaire de la part principalement de tout le monde. Il savait que Jo, si elle avait également eu le choix, elle serait bien restée à faire les choses telles qu'elles étaient avant. Il se rappelait encore de son commentaire lorsqu'elle lui avait demandé s'il se sentait soudainement vieux par moment. Il était presque sûr qu'elle l'avait déjà grillé en répondant d'un ton à moitié vague qu'effectivement il connaissait le sentiment.
- Bon je pense qu'on a tout ce qu'il faut – répondit -il d'un ton enjoué et en se retournant brutalement, oubliant que la jeune femme était derrière lui. De ce fait, elle perdit son équilibre, mais il l'a tenu avant qu'ils ne déboulent les escaliers tous les deux, et elle se retrouva donc effectivement avec les bras autour de son cou, le corps collé au sien, et leur visage si près que leur nez se touchait.
Ils étaient capables d'entendre leur respiration saccadée. Il y avait de quoi. Ils étaient bien trop près pour dire que ce n'était pas le cas.
Les yeux de Jo dérivèrent vers les lèvres d'Henry. Ils eurent tous les deux ce flash de leur moment déjanté lors de leur dernière enquête. Cet échange qui les avait conduits à s'embrasser sans vraiment qu'ils s'en rappellent. Mais que ne donneraient-ils pas pour recommencer.
Henry regarda également les lèvres de sa partenaire et il se sentit irrémédiablement attiré, mais une voix retentit du haut de l'escalier.
- Est-ce que ça va là dans ? On a entendu comme un bruit ?
Jo relâcha immédiatement Henry et ils relevèrent la tête pour voir les deux flics qui faisaient des sourires sous-entendus, conscients qu'ils venaient d'interrompre quelque chose. Jo monta la première, en tentant de faire disparaître le rouge à ses joues.
- Hum ! Oui ! On a obtenu ce qu'il fallait. Merci de votre coopération messieurs.
Henry rejoignit rapidement sa partenaire, en évitant le regard des deux flics, qui eux s'échangèrent un large sourire.
Les flirts entre collègues étaient quelque chose qui arrivait souvent, dans tous les commissariats.
De retour au 11, Henry ne perdit pas de temps pour brancher l'appareil et même Lucas en fût complètement bouche bée.
- Est-ce qu'il a sérieusement utilisé cet appareil ? – demanda-t-il à Jo qui s'installa à côté du légiste alors qu'il semblait absorbé par ce qui se passait sur l'écran même s'il n'avait pas l'air d'y comprendre grand chose.
Jo acquiesça. Lucas applaudit.
- Je suis même surpris qu'il sache s'en servir, mais au moins ça prouve qu'il avance.
Jo sourit à la remarque. Étant donné qu'elle avait presque fait la même quelques minutes auparavant.
- Ça alors ! – s'exclama Henry quand apparemment il obtenu les résultats.
Jo détourna la tête vers l'écran et Lucas se mit de l'autre côté. Jo lut ce qui était affiché sur l'écran.
- Thomas Ouellet ?
Lucas n'était pas sûr de suivre
- Qui c'est ?
- C'est le fils ! – répondirent en chœur Jo et Henry, qui avaient tout imaginé sauf ça.
Les fédéraux avaient donné toutes les informations sur la famille, y compris l'âge, le nom et la date de naissance des deux enfants. Thomas et Marjorie.
Thomas avait maintenant 42 ans et sa sœur en avait 38. Et apparemment, il n'avait jamais supporté le départ de sa mère pour être venu la tuer en personne.
Henry se gratta la tête
- Je commence vraiment à me demander si c'était voulu… Je trouve difficile de croire qu'un enfant pourrait tuer sa mère sans aucun remords...
Jo allait répondre, mais Lucas le fit
- Euh poto ! Sans vouloir défendre le garçon, je pense qu'il a toutes les raisons de vouloir la tuer. La nana est partie sans laisser de traces, elle les a plongés dans une grosse souffrance tout ça pour l'argent, n'a jamais pris la peine de les contacter et elle donne toute sa fortune à un inconnu, sachant qu'elle avait une vie de famille avant tout ça ? Je suis comme capable de le comprendre, pour le coup.
Henry regarda Jo qui approuva
- Je suis d'accord avec Lucas. Avec ce qu'on a appris sur Annie, elle n'était pas une sainte et le pauvre enfant, je peux presque le comprendre, en effet.
Ils devaient donc décider de quoi faire.
- Est-ce que c'est une raison suffisante pour se rendre à Ottawa maintenant ? – demanda Henry
Jo n'avait pas trop la réponse à cette question. Il fallait se référer à Gates pour ça.
Lucas demanda alors, après avoir réfléchi longuement.
- Au fait, vous ne trouvez pas que ça fait un bout de chemin pour venir à New York, juste pour se venger de ce que sa mère lui a fait subir et repartir comme si de rien n'était ?
Jo acquiesça
- Je me faisais la même réflexion. Je sais que le Canada et New York sont proches l'un de l'autre, mais quand même.
- 1h30 précisément en avion depuis Ottawa – ajouta Henry
La jeune femme demanda à Henry de se pousser pour prendre sa place sur le poste informatique.
- Je vais aller vérifier avec les compagnies aériennes si on retrouve son nom pour savoir si vraiment il a fait tout ce déplacement pour ça ou bien il était déjà sur place… Je dois avouer qu'on ne vient pas dans un endroit qu'on ne connaît pas et qu'on s'y promène comme si de rien n'était. Je suis certaine que d'une façon ou d'une autre, Thomas a réussi soit à contacter sa mère, soit il a eu son adresse de son propre chef et il est venu l'observer tous les jours pour observer sa routine, il se cachait peut-être même dans la maison et c'est ainsi qu'il attendait le bon moment pour se débarrasser d'elle.
Henry regarda Jo d'un œil impressionné, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Lucas.
- Mais c'est tout à fait ça.
Jo tourna la tête vers lui en le regardant d'un air interrogatif
- C'est tout à fait ça, quoi ?
- Sofia m'a dit avant qu'on quitte la dernière fois, qu'Annie avait ses habitudes l'après-midi, mais le matin, elle descendait toujours dans la bibliothèque, mais elle refermait toujours la porte d'où le fait que ce jour-là, Sofia est descendue et a trouvé son corps. Si Thomas n'avait pas fait cette erreur…
Jo acheva pour lui
- On n'aurait sans doute jamais retrouvé le cadavre… Enfin pas avant quelques jours, jusqu'à ce que l'odeur finisse par les alerter.
Henry acquiesça. Et il finit par demander à la jeune fille qui venait d'ouvrir la base de données de la NYPD, en plein sur le poste de l'OCME.
- Tu peux avoir accès à ta base de données depuis ici-bas ?
Jo hocha la tête
- Oui ! N'oublie pas que vous êtes reliés au poste de toute façon. Grâce à ça, je vais rentrer le nom de toutes les compagnies qui ont fait la liaison entre Ottawa et New York depuis la semaine dernière et on verra bien si la réservation de monsieur Ouellet ressort.
Les trois principales compagnies qui faisaient la liaison étaient évidemment Air Canada, Delta Airlines, American Airlines et United Airlines.
Jo grimaça en voyant le nom d'American Airlines. Elle était peut-être parano (mais c'était sans doute le cas de beaucoup d'américains), mais depuis le 11 septembre, elle n'aurait jamais osé remonter dans cet avion. Enfin, le problème était réglé, elle n'avait jamais vraiment quitté le pays. Le seul trajet qu'elle avait fait avait été les quelques cinq heures de vol pour aller à Mexico, rendre visite à sa famille, où leur mère avait pu les amener quelques fois, quand elle avait eu des petites promotions avec son boulot mais cela restait dans le même continent.
Très rapidement, Jo obtenu le résultat qu'elle souhaitait et elle put voir le nom du passager avec Air Canada. Il avait clairement réservé deux semaines complètes à New York et avait fait avancer son vol et du coup raccourcir son séjour, le soir même de la mort de sa mère. Il était parti le lendemain, quand ils venaient de découvrir le corps.
- C'est ce qu'on appelle couvrir rapidement ses traces – exprima Henry
Jo se tapa dans ses mains
- Bon eh bien voilà notre raison de faire 1h30 de vol et d'aller à Ottawa. Je dois en parler à Gates. Moi qui me plaignais de n'avoir jamais quitté le pays, bah voilà ça va être chose faite.
Henry fut sur le point de lui dire qu'il finirait par l'amener à Paris, mais il se retint avant de dire une bêtise. Pas devant Lucas ou jamais il ne verrait la fin.
- Mais et ton autorité là-bas ? – demanda Henry, qui retomba rapidement sur ses pieds
- Je n'en ai aucune. Mais on va prévenir les autorités canadiennes de ce qu'on a découvert. La victime était à la fois américaine et canadienne et son fils est venu la tuer sur notre territoire donc techniquement…
- C'est à nous qu'il appartient.
Jo acquiesça
- Et je pense que les autorités canadiennes ne vont même pas s'y opposer, une fois qu'on leur aura tout expliqué… Cependant, je crois qu'il va falloir y aller mollo pour comprendre les motivations de Thomas avant de le boucler.
Henry était d'accord. Cela était encore incompréhensible pour lui, mais Jo et Lucas avaient mentionné de très bonnes raisons pour lesquelles Thomas aurait juste simplement pété un câble et n'aurait plus supporté toute cette histoire autour de sa mère… Surtout s'il avait appris à qui reviendrait la fortune alors qu'ils étaient les légitimes descendants.
Mais avec toute cette histoire, il n'était pas sûr que la fortune serait même encore sous le nom d'Annie. Après tout, même si elle était maintenant morte, elle était autant coupable que de son propre enfant.
Ils remontèrent et discutèrent avec Gates de toutes les informations qu'ils avaient pu obtenir et elle leur donna l'autorisation de traverser le pays pour aller récupérer leur suspect. Elle passa un coup de téléphone aux douaniers de la frontière canadienne pour aviser que des policiers de son unité seraient d'ici un bon trois heures dans leur pays, pour arrêter un suspect qui avait possiblement commis un meurtre sur leur territoire. Après avoir répondu à quelques questions et relaté les faits, elle confirma à Jo, Henry et Hanson qu'une patrouille les attendrait à l'aéroport d'Ottawa et se rendrait avec eux jusqu'au domicile du suspect. Il devait être escorté par les policiers de son pays ou le transfert ne serait pas pris en compte et l'accès dans l'avion lui serait refusé. Le Canada ne laissait pas les criminels voyager, même s'ils appartenaient à leur pays. Ils étaient connus pour être stricts sur les lois d'entrée et de sortie de territoire.
Les frais d'avion rentraient pour la NYPD et Gates pu leur obtenir un vol qui partait dans l'heure alors ils ne perdirent pas de temps et sautèrent dans un taxi direction l'aéroport.
Après 1h30 de trajet dans le ciel américain, ils furent accueillis à l'aéroport par les patrouilles canadiennes. À cause de leur statut et du fait qu'ils venaient dans le pays juste pour chercher un criminel, ils n'eurent pas besoin de passer par les formalités de douanes, ils n'avaient pas vraiment le temps pour ça. Les patrouilles leur expliquèrent que c'était un rare cas qu'ils laissent un des leurs, se faire juger aux États unis, mais ils comprenaient bien l'enjeu. Le coupable avait commis le crime chez eux, et la victime avait à la fois la citoyenneté canadienne et américaine, donc de ce fait, les deux pays pouvaient en être responsable en fonction de là où le crime s'était produit et pour le coup, cela revenait à la ville de New York, bien naturellement.
Ottawa n'était pas une très grande ville et Thomas habitait plutôt en bordure du centre-ville, mais pas trop près quand même.
Jo savait qu'ils n'étaient pas là pour faire du tourisme, mais elle ne put s'empêcher d'être émerveillée par l'architecture qu'elle voyait. De plus, elle n'avait pas l'habitude de voir autre chose que des grattes ciel qu'elle n'imaginait pas qu'une ville canadienne pouvait être si petite avec des bâtiments deux fois plus petits que le Rockefeller Center. Il ne neigeait pas encore, mais le temps était plus frais qu'à New York et la plupart des arbres n'avaient plus de feuilles. L'hiver ne tarderait pas de leur côté.
Ils passèrent devant le Parlement et Jo fit un petit sourire en coin.
- J'aurais bien fait un tour, juste pour voir si on voyait le Premier ministre.
Hanson haussa un sourcil
- Justin Trudeau ?
Jo acquiesça non sans rougir, ce qui lui valut un regard interrogatif de la part d'Henry
- Quoi ? Je suis comme toutes les femmes, je le trouve charmant.
Henry secoua la tête. Les yeux bleus. Il n'y avait que ça qui pouvaient les attirer. Jo rigola et lui chuchota, à ce qu'elle pensait être discret
- Mais ne t'inquiètes, je te trouve encore plus charmant.
Hanson leva les yeux au ciel. Ils ne pouvaient pas s'en empêcher. Et il en avait assez de tenir la chandelle.
- Bon ! Un peu de concentration, je vous signale qu'on a un meurtrier à rapatrier.
Les autorités canadiennes passèrent en premier quand ils arrivèrent à destination.
Ils attendirent plusieurs minutes avant que la porte ne s'ouvre.
- Thomas Ouellet ? – les autorités canadiennes s'adressaient à leur suspect en français. Henry comprenait absolument tout, et ce malgré l'accent qui différait de celui du français de base.
En le voyant, Jo avait du mal à l'associer à un tueur, mais en même temps… Il avait certainement eu toutes les raisons de se venger.
Thomas regarda la petite troupe de la tête aux pieds et se demandait bien ce qu'ils faisaient.
- Oui ? C'est pour quoi ?
Les autorités canadiennes se poussèrent et Hanson montra son badge, ainsi que Jo et ils durent reprendre la conversation en anglais. Ils savaient que le jeune homme était bilingue, dû au fait qu'à Ottawa, la population était principalement anglophone.
- NYPD. Thomas Ouellet, nous avons quelques questions à vous poser avant de vous embarquer avec nous.
Thomas fronça des sourcils
- M'embarquer pourquoi ? Pourquoi la police de New York se déplace jusqu'ici ?
Jo et Henry s'échangèrent un regard et la jeune femme tenta d'y aller mollo.
- C'est par rapport à une certaine Annie Lamont, mais vous la connaissez sous le nom de Mia Ouellet… C'était votre mère et elle a été retrouvée morte à sa demeure des Hamptons, il y a quelques jours… Je pense que vous savez pourquoi nous sommes là.
Thomas les regarda tour à tour, mais restait planté devant la porte. Son visage était blême donc évidemment, il avait parfaitement compris pourquoi ils s'étaient déplacés. Mais il pensait peut-être pouvoir les gruger encore un peu.
- En quoi est-ce qu'un meurtre qui a eu lieu chez vous a rapport avec moi ? Vous n'êtes pas un peu loin de votre autorité ?
Jo et Hanson savaient que Thomas n'allait probablement pas les laisser rentrer alors, la conversation aurait lieu directement sur le porche, jusqu'à ce qu'il finisse par céder.
- Oui c'est exact – affirma Jo –, mais malheureusement, vous étiez sur notre territoire donc cela revient à notre juridiction et nous devons vous juger chez nous. Nous avons un accord avec les autorités canadiennes pour vous transférer.
Thomas croisa ses bras et était nerveux
- Quelles preuves avez-vous contre moi ?
Henry se permit de faire la liste
- Pour commencer, nous avons trouvé votre réservation pour une semaine à New York, que vous avez écourté. Votre mère est morte dans la nuit de dimanche à lundi et lundi matin vous êtes repartis pour le Canada. Vous avez avancé d'au moins cinq jours, votre retour.
- Ensuite, grâce à la technologie, nous avons retrouvé vos empreintes dans l'escalier où vous avez poussé Annie/Mia – ajouta Jo
Ils entendirent une petite voix et une jeune femme arriva avec une petite fille dans les bras. Tout le monde détestait faire ça, mais ils n'avaient pas le choix.
- Chéri ? Est-ce que tout va bien ?
En voyant le visage de sa femme et de sa fille, il regarda la troupe de policiers devant lui. Il cligna rapidement des yeux et leur fit un signe de tête.
- Je viens avec vous ! Mais laissez-moi dire au revoir à ma femme et ma fille.
Ils le laissèrent faire et Thomas promit à sa femme qu'il lui donnerait rapidement des nouvelles.
Ce fut donc dans la voiture que Thomas avoua le tout. Jo l'enregistra pour être sûre qu'il ne se ravise pas, une fois qu'il passerait devant le juge.
Il avoua qu'effectivement, grâce à internet, il avait trouvé l'adresse de sa mère. Il avait appris qu'elle s'était débarrassée de son nouveau mari pour hériter de son argent. Il avoua qu'il n'avait jamais supporté le désarroi dans lequel elle avait plongé leur père, sa sœur et lui-même.
Il admit avoir observé ses habitudes pendant une semaine, en restant le plus loin possible de la demeure et être rentrer plusieurs fois en douce, sans se faire repérer pour voir quel serait le meilleur endroit pour un impact. Il avait été dégoûté de voir à quel point sa mère vivait la parfaite petite vie et les avait carrément oubliés, surtout quand il avait découvert que ni sa sœur ni lui ne se trouvaient sur le testament.
Il ne cachait pas à quel point il détestait cette ingrate et avouait clairement qu'elle n'avait que ce qu'elle méritait pour tout ce qu'elle avait fait à tout le monde et pas seulement sa famille.
Tout le monde pouvait le comprendre, mais malheureusement, cela ne changerait rien et il gagnerait plusieurs années en prison… Mais peut-être sortirait-il avant, à cause des antécédents d'Annie qui pourraient rendre tout ça plus compréhensif vis-à-vis du juge.
La situation fut expliquée à Gates, mais une question restait tout de même en suspens.
- Sir ! Que va-t-il se passer pour Jean ? Est-ce que vous avez une idée ? Vous pensez qu'il recevra quand même l'argent avec tous les méfaits qu'Annie aura accompli ? – demanda Jo, qui se disait qu'un homme comme lui méritait au moins sa part malgré ça.
Gates haussa des épaules
- Je ne sais pas exactement ce qu'il va advenir. Même si l'affaire est résolue, le juge doit départager tout ça. Dans le fond, c'est vrai, Annie a accompli des méfaits et cette fortune appartenait à son mari, mais ce dernier n'avait aucun héritier alors techniquement...
Henry qui était également dans le bureau ajouta
- L'argent doit revenir à ceux d'Annie.
Gates hocha la tête
- Mais ils ne sont pas non plus sur le testament et il s'est écroulé 30 ans depuis cette histoire. Mais d'après les petits échos que j'ai eus, le juge devrait faire une moitié-moitié, connaissant la situation de Jean, mais il y a de fortes chances qu'une grosse partie aille aux héritiers.
Il n'y avait rien de plus à faire et chacun devait accepter le sort qui était défini. Ce n'était plus de leur ressort. Ils avaient résolu l'affaire et c'était le plus important.
Jo se frotta le crâne
- Franchement, ce retournement de situation qu'on n'aurait pas vu venir là. C'est dommage pour le pauvre Thomas, on peut le comprendre, mais avec sa bêtise, il va croupir en prison pendant des années et ne verra pas sa fille grandir.
Henry ajouta d'un air peu convaincu
- Au moins, si le juge donne la part aux héritiers, sa femme devrait pouvoir survivre sans son mari pendant un temps. Ça ne va pas être ça qui va manquer.
Gates les regarda avec les bras croisés. Elle se demandait si pendant toute l'affaire, ils n'avaient fait qu'ignorer le monde autour d'eux. Ils parlaient littéralement comme si elle n'était pas là.
Hanson lui avait touché deux mots du fait qu'il n'avait été bon qu'à tenir la chandelle pendant toute cette affaire ou presque.
Elle secoua la tête et soupira
- Bon allez ! Sortez-moi de là. Ouste ! Bon travail, comme toujours, mais je ne vais pas vous donner une médaille. Allez, allez. Faites-moi de l'air.
Jo tira Henry par le bras, sans qu'ils n'aient de demander leur reste. Ils tombèrent nez à nez avec Mike et Lucas qui leur faisaient des petits regards sous-entendus.
- Quoi encore ? – cria Jo, sur la défensive.
Les deux amis continuaient de faire des petits sourires. Henry soupira. Ils étaient encore constamment en train de faire des paris. Cela allait de soi.
- Rien du tout – répondirent-ils d'une seule et même voix.
Jo secoua la tête. Bande de bras cassés.
- Bon eh bien dans ce cas, si ça ne dérange personne, on va débarrasser le plancher. Vous traînez vachement ensemble maintenant tous les deux, mais ça fait plaisir à voir. Allez, bonne soirée.
Henry ne put protester que Jo lui fit signe de la suivre avant qu'ils ne soient encore mis dans l'embarras.
L'affaire fut donc résolue et la leçon de morale qu'il fallait tirer de cette histoire était que littéralement, l'argent ne faisait vraiment pas le bonheur.
Author's note: Vous avez surement remarqué que j'ai remis mes chapitres dans un ordre normal, parce que je commençais à être tannée de toujours écrire 1. quelque chose, etc etc lol. Donc je laisse normalement mais à chaque changement d'affaire, j'écrirais le titre du chapitre avant le commencement :). Ça ne change rien au nombre que moi j'ai prévu qui est de 18 sur mon traitement de texte. Faites juste penser que tout ceci ne sont que des épisodes que je suis obligée de diviser.
