Merci pour vos reviews. Contente de voir que le fait que nos deux amoureux soient enfin en couple vous ravis (je sais ça a pris le temps mais comme vous pouvez le constater, pour moi ce n'était pas si long ". Mais si FF n'avait pas autant de limites de mots, je pense que j'aurais pu mieux cadrer tout ça. Bref, voilà un nouveau chapitre et une nouvelle enquête... Spéciale aussi.
Bonne lecture
Chapitre 10: À travers le brouillard
Un mois et demi plus tard
L'année 2016 avait commencé et avait particulièrement bien débuté. Depuis la prise d'otage, Jo et Henry se considéraient officiellement comme un couple, mais toujours sans confession. Mais il fallait dire leur que relation était principalement récente.
Les fêtes s'étaient passées en famille. Noël avait été chez les Hanson, comme prévu, avec toute la famille de Jo qui était de la partie et les petits monstres s'étaient amusés toute la soirée avec les fils Hanson.
Quant au jour de l'an, ce fut chez Henry et Abe qu'il avait eu lieu et une nouvelle fois, toute la famille de Jo avait été conviée, ainsi que Lucas et Fawn, mais sans les Hanson qui cette fois avaient été conviés par la famille de Karen.
Et au 11, tout le monde était ravi de revoir le lieutenant Reece même si cette dernière savait que Victoria avait fait un travail mémorable et au moins, cela avait conduit à deux idiots de sauter le pas.
Abe ne pouvait cacher sa joie de savoir qu'enfin Jo et Henry sortaient ensemble et ils avaient déjà eu l'occasion d'avoir un double rendez-vous avec Fawn et lui.
Isabel n'avait pas non plus fait dans la demi-mesure quand Jo et Henry lui avaient dit qu'ils étaient ensemble. Enfin, cela avait été proche d'un cri de terreur mélangé à de l'hystérie, plus qu'autre chose.
Et les deux jeunes gens, bien que pas mal occupés dans leur vie professionnelle avec les meurtres et le nombre aberrants de rapports à remplir, avaient eu l'occasion d'avoir quelques rendez-vous, d'un romantisme purement à la Henry. L'immortel avait entraîné sa jeune amie dans des endroits dont elle n'avait pas connaissance et où elle n'aurait certainement pas mis les pieds si elle était toute seule.
Donc en presque deux mois de relation, ils avaient pu avoir déjà au moins une dizaine de rendez-vous, ce qui n'était pas si mal, considérant leur profession.
En tout cas, une chose était sûre, on pouvait dire qu'ils ne se quittaient pas d'une semelle, que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans leur vie professionnelle. Ils n'avaient jamais également caché le fait qu'ils étaient en couple, bien qu'ils évitaient les gestes d'affection au travail, car Reece veillait grandement au grain.
En ce début de semaine, Henry avait déserté la boutique, comme souvent depuis qu'il sortait avec Jo, mais cela ne dérangeait pas Abe. Il était plus que temps que son vieux père, sorte de son donjon.
Parfois lorsqu'ils avaient le temps, ils prenaient un petit déjeuner dans un petit restaurant sur le chemin pour aller au 11 et c'était un moment précieux pour eux, qu'ils ne voulaient laisser personne leur enlever.
Mais ce matin-là, il était celui qui avait proposé à Jo d'aller faire une petite brasse à la piscine municipale : Marverick, qui n'était pas très loin de la boutique et donc par la même occasion, pas très loin de leur travail.
Jo avait sous-entendu qu'elle aimerait s'améliorer pour certaines nages. Malgré son statut de flic et le fait qu'elle ait subit différents entraînements avant de devenir officier de police et même si elle était une très bonne nageuse, elle souhaiterait pouvoir s'améliorer davantage, surtout en ce qui concernait le crawl, avec lequel elle n'était pas très à l'aise.
Elle s'adressait à la bonne personne. À force de revenir dans le East River, Henry en connaissait un rayon et était certainement quasiment un expert de la nage.
Mais il était surtout distrait par la jeune femme portant un maillot de bain une pièce, qui moulait parfaitement bien sa plastique et il avait du mal à avoir des pensées cohérentes.
- Henry ! T'as fini de regarder mon derrière depuis une heure ?
Il se prit une douche glacée et remarqua le petit sourire en coin sur les lèvres de la jeune femme. Elle se tenait à demi sur la pointe des pieds, dans un côté de la piscine qui commençait à être profond et ses cheveux étaient rendus frisés par le chlore.
Il la rejoignit avant de laisser ses mains glisser sur ses hanches.
- Excuse-moi ! Juste que je trouve que ce maillot te va tellement à ravir.
Les yeux de la jeune femme dévièrent vers le bas ventre de son petit ami et elle se mordilla l'intérieur de la joue. Elle posa ses mains sur son torse et souffla sur ses lèvres.
- Il en va de même pour toi. Mais je croyais qu'on était là pour nager ?
Henry haussa des épaules, en faisant un sourire narquois
- Mais c'est ce qu'on fait.
Jo secoua la tête, sentant qu'Henry l'emprisonnait dans ses grands bras musclés et n'avait pas l'intention de la laisser aller où que ce soit.
- Non ! On a fait que flirter. Tu m'as un peu tenu pour me montrer comment faire le crawl, mais je suis persuadé que tu n'as fait que ça que dans le but de me charmer.
Il fit un simple sourire mystérieux, en passant sa langue sur ses lèvres.
- Peut-être bien ! Mais tu n'as pas grand-chose à apprendre Jo. Tu t'en sors très bien comme tel.
Elle parvint à lui échapper et fit deux trois allers-retours. Henry n'avait pas très envie de bouger et s'installa sur le rebord en observant les mouvements gracieux qu'elle faisait.
Il était vraiment difficile pour lui d'avoir des pensées pures. Il n'avait pas encore mis sa main sur elle et il comptait faire ça dans le temps, il était un gentleman après tout, mais avec une telle femme à ses côtés, lui résister était une autre histoire.
C'est alors qu'il se rendit compte d'une chose à laquelle il n'avait pas fait attention, tellement il était subjugué par la beauté de Jo… Mais la jeune femme avait un petit tatouage très discret dans le creux et bas du dos. Il resta perplexe, surtout à cause du signe qui était représenté.
La piscine était quasi vide à cause de l'heure matinale. Jo revint vers lui, coupant court à ses pensées et resta devant lui, en appuyant ses coudes sur ses genoux.
- Tu ne trouves pas ça un peu ironique que toi et moi, on soit là à barboter alors que les dix derniers rendez-vous nous ont vus, habillés d'une autre façon, autour d'une chandelle et dans des ambiances complètement différentes ?
Henry rigola
- Eh bien ! Quand on se voit pour nos dîners, les choses sont différentes. Mais si cela peut te faire plaisir, cet été, je t'entraînerais sur un bateau et tu pourras rester en maillot aussi longtemps que tu le voudras.
La jeune femme se mit sur le dos et l'éclaboussa
- Commence pas à jouer les machos.
Il sourit. Il n'était pas macho, mais il tenait tellement à faire plaisir à la jeune fille et il voulait surtout que cette relation fonctionne et il allait faire en sorte de la tenir.
Jo se mit près du rebord et Henry l'aida à monter. Elle se colla à lui et il enroula un bras autour de sa fine taille. Jo sentit des frissons tout le long de son corps. Elle adorait sentir les doigts d'Henry sur sa peau. Cela lui provoquait toujours des sensations qu'elle souhaiterait explorer davantage.
- En tout cas – reprit Jo – je dois dire que malgré le fait qu'on soit bien occupés, on a réussi à se voir pour nos dîners et ça me ravit.
Henry lui baisa le front
- Moi de même. Comme tu l'as dit quand on s'est mis ensemble, je tiens vraiment à ce que ça fonctionne entre nous. Et tu sais ce que j'apprécie le plus d'être en couple avec toi ?
Jo haussa un sourcil
- D'avoir l'occasion de me regarder à moitié à poil ?
Il lui lança un regard sarcastique. Elle éclata de rire et lui donna un coup de coude.
- Je plaisante ! Continue.
Mais elle pensa qu'elle n'en manquait pas une miette non plus, surtout qu'elle avait eu l'occasion de voir plus que le maillot. Elle sourit mentalement. Elle avait hâte qu'il lui fasse découvrir son côté plus intime et pas le moins du monde, pudique.
- Ce que j'aime, c'est le fait qu'il n'y a aucun malaise entre nous. On se conduit naturellement. Beaucoup de personnes lorsqu'elles se mettent en couple changent bizarrement de comportement ou deviennent assez gênées l'une envers l'autre parce qu'être un couple est différent que d'être deux amis ou partenaires de travail, alors cela peut impacter ce qu'ils avaient déjà… Mais nous deux, je n'ai pas cette impression.
Jo sourit. Elle n'avait jamais été vraiment gênée en la présence d'Henry. Elle s'était faite à ses bizarreries.
Elle enlaça ses doigts avec les siens
- Je n'ai jamais été embarrassée avec toi. Et tu es bien la première personne avec qui je me sens entièrement moi-même depuis longtemps, donc je ne vois pas pourquoi je changerais de comportement. Je t'apprécie comme tu es et j'imagine que c'est la même pour moi.
Il hocha simplement la tête.
- Au fait… Tu ne m'avais pas dit que tu avais un tatouage ? Je viens de le voir.
Il regarda le creux de son dos, sans pour autant retirer sa main et caressa doucement le petit dessin. Jo remit une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles.
- Oui, tu sais, quand j'ai eu 18 ans, j'ai eu une période rebelle et j'ai fait ça sur un coup de tête…
Henry regarda longuement le signe sur son corps
- C'est le signe de l'infini – murmura-t-il.
Elle acquiesça
- Oui ! J'ai toujours été émerveillée par ce signe. Je pense que je cherchais à explorer quelque chose. Je t'en dirais plus à un autre moment.
Henry lui sourit et ils se regardèrent avec quand même cette jolie couleur rosée qu'ils aimaient tant, à leurs joues et se rapprochèrent avant de s'embrasser tendrement. Henry adorait embrasser Jo, car elle faisait toujours des petits sons adorables qui lui faisaient comprendre qu'il ne devait pas s'arrêter et qu'elle appréciait le goût de ses lèvres sur les siennes.
- Détective Martinez ?
Leurs lèvres se décollèrent lentement et ils se retournèrent avec la même vitesse, sans pour autant relâcher cette proximité entre eux. Un maître-nageur se tenait derrière eux, un poil embarrassé de déranger un tel moment. Il tenait un téléphone fixe sans fil, en main.
- Euh… Un certain Lieutenant Reece est à l'autre bout du fil pour vous.
Jo et Henry s'échangèrent un long regard. Jo attrapa le téléphone, complètement confuse.
- Lieutenant ?
- Oui Jo ! Désolée de vous déranger dans votre séance de piscine avec Henry, mais nous avons besoin de vous deux. Un corps vient d'être amené à l'OCME. D'après ce que le CSU nous a dit, il a été retrouvé près d'une décharge.
Jo se retint de soupirer. Elle aurait souhaité avoir quelques minutes supplémentaires avec Henry.
- Très bien ! On sera là sous peu.
Elle raccrocha et redonna le téléphone au maître-nageur qui leur fit de l'air. Jo regarda Henry en fronçant des sourcils.
- Comment elle a pu savoir qu'on était là ?
Henry haussa des épaules
- Comme elle l'a dit une fois, elle sait tout ce qui se passe dans son commissariat. Mais, je suppose, comme elle n'a pas réussi à te joindre sur ton portable qui est dans les vestiaires, elle a peut-être tenté d'appeler à la boutique ?
Jo leva les yeux au ciel
- Pourquoi faut toujours que Abe mette les pieds dans le plat ? Il aurait pu dire qu'il ne savait pas où on était.
Henry lui tapota délicatement la cuisse et se releva en lui tendant la main.
- Cette fois-ci, il ne l'aura pas fait de son plein gré. Il faut bien qu'on travaille. Mais, on remet ça ce soir ?
Jo lui fit un sourire sous-entendu. Henry rougit jusqu'à la racine de ses cheveux.
- Je veux dire, on se retrouve pour dîner ?
Elle lui embrassa furtivement les lèvres.
- Oui, je te taquine ! Si on n'est pas trop pris avec le nouveau corps, va pour le dîner, mais cette fois, je choisis.
Henry voulut se retenir de faire part du fond de sa pensée, mais il ne put s'en empêcher.
- Jo… Je connais tes goûts alimentaires. Et ils sont loin d'être sains.
La jeune femme l'aurait parié et leva les yeux au ciel
- Merci bien, je suis au courant. Je te connais je sais que la junk food est bannie de ta vie. Mais je ne vais pas t'emmener là dans. J'ai une petite idée et j'espère que ça te plaira.
Elle lui tendit la main. Il l'attrapa et la serra fortement contre la sienne. Après tout, elle avait raison, il fallait sans doute qu'il apprenne à se décoincer et faire quelques sacrifices par moment. Il avait l'impression que cette jeune femme allait lui faire franchir un bon nombre d'interdits qu'il s'était imposé lui-même au fil des siècles.
Quand Jo et Henry arrivèrent à l'OCME, ils avaient encore les cheveux mouillés de leur séance de piscine et Hanson et Lucas discutaient devant le corps et c'était bien la première fois que Jo voyait Mike ne pas tourner de l'œil devant un cadavre. Il devait commencer à s'y faire et il serait temps.
En les voyant arriver, Hanson et Lucas ne purent s'empêcher de s'échanger un regard complice. Maintenant que Lucas avait remporté le pari et qu'Hanson devait l'inviter pour voir le match de son équipe préférée, ils faisaient des paris pour savoir à quel moment ils allaient sortir le mot qui commençait avec un A.
Henry passa à côté du corps et fronça des sourcils en voyant de quelle façon il avait été amené. Jo eut exactement la même réaction.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé à ce bonhomme ? – demanda la jeune détective
En effet, le corps avait été retrouvé d'une façon assez étrange. Il n'était pas très bien habillé et il avait une balle dans le front, ainsi qu'un pistolet dans la main droite.
Hanson leur expliqua ce qui avait été dit
- Quand on a été appelé, le propriétaire du restaurant dont la décharge se trouve à l'autre bloc nous a dit que le monsieur était un sans-abri. Il ne connaissait pas son nom, mais notre équipe est dessus. Mais tout le monde a la même théorie pour le moment.
Jo répondit sarcastiquement
- Laisse-moi deviner ! Le suicide ?
Hanson ne fit qu'un signe de tête. Henry, après avoir revêtu sa blouse, revint vers le corps et approuva.
- Il est vrai qu'à en juger la manière dont le cadavre est, on pourrait dire qu'il s'est suicidé, mais je ne pense pas que ce soit aussi simple. Peut-être que quelqu'un a voulu le maquiller et je vais m'en assurer.
Il retira délicatement avec ses gants, l'arme qui était dans la main de l'homme. Jo vint à son secours, en prenant un sac hermétique et il déposa l'arme dedans.
Hanson et Lucas les regardaient avec un petit sourire amusé
- Regarde les Lucas, ils sont tellement synchros. Ils sortent ensemble et ils travaillent même main dans la main. Si c'est pas mignon.
Lucas pouffa
- Je suis entièrement d'accord ! Ils sont vraiment adorables quand même. Je suis content de savoir qu'ils sont en couple.
Il s'agita dans tous les sens comme un enfant à Disneyland. Jo et Henry les entendaient piailler et se demandaient ce qu'ils avaient bien pu faire de mal dans leur vie, pour mériter ça.
Jo se mit de l'autre côté de la victime et remarqua quelque chose dans ses poches, pendant qu'Henry commençait à examiner le corps pour tenter de comprendre de quelle manière il avait été tué à par l'évidence qui était par une balle dans la tête. Mais il voulait en premier lieu s'assurer qu'il s'agissait bien d'un meurtre et non pas d'un suicide comme il avait été porté à croire.
Jo ressortit ce qui était dans la poche de la victime et rougit grandement.
- Euh. Je… j'ai trouvé quelque chose
Mike et Lucas se mirent à ses côtés pour prendre connaissance de ce qu'elle tenait.
- Qu'est ce que c'est ? – demanda Henry, qui était bien trop confus et occupé sur le corps pour relever les yeux
- Deux tickets pour Paris – répondit Lucas, en jetant un regard en biais à Jo, qui ne perdait pas la couleur à ses joues
En entendant la destination, Henry releva brusquement la tête et ses yeux se posèrent sur sa petite amie qui se mordilla fortement les lèvres. L'intensité du moment était telle qu'ils parvinrent littéralement à faire griller l'ampoule dont Henry se servait pour mieux percevoir les défauts sur les corps.
Lucas leva les yeux au ciel non sans rire intérieurement
- Bougez pas doc ! Je ramène une autre lampe.
Hanson semblait déjà blasé et ne se préoccupait pas le moins du monde de ce qui se passait. Il balança.
- Pour un sans-abri, je dirais que soit il venait de gagner le jackpot, soit il les avait volés à quelqu'un.
Jo répondit sur le même ton
- Ou peut-être que c'était quelque chose qu'il prévoyait avant de devenir sans-abri. Beaucoup de personnes se retrouvent dans des situations terribles sans pouvoir s'en sortir.
Mike ne put rien dire de plus, même en tentant de chercher de l'aide dans les yeux d'Henry qui ne put qu'approuver.
Ce dernier soupira et fit claquer ses gants en prenant ses outils de torture, comme Jo aimait à les appeler.
- Qu'est-ce que tu as ? – demanda-t-elle
- Je n'arrive pas à déterminer si c'est réellement un suicide ou pas. De ce fait, je vais devoir ouvrir son cerveau pour en être certain. La balle doit y être encore, vu le trou dans le front. Il n'y a que sa trajectoire qui pourra me dire si oui ou non, il a été tué.
Cette fois-ci, Jo put percevoir le regard de dégoût d'Hanson, qui préféra déposer le café qu'il avait en main ou plutôt le jeter, pour ce qu'il en restait. Elle ne put s'empêcher de pouffer. Finalement, il ne s'y habituerait peut-être jamais. Ils n'avaient pas tous la même tolérance qu'elle.
En découpant délicatement le cerveau, Henry sentit une odeur assez bizarre et les trois autres également.
- C'est quoi cette odeur ? – demanda Mike
Lucas se fit tout petit
- Je vous jure que c'est pas moi !
Jo leva les yeux au ciel. Les hommes. Henry fronça des sourcils. Il n'aimait pas trop ça.
- C'est le corps… On sait tous qu'un corps mort finit par dégager une odeur, mais cet homme là est mort hier soir tout au mieux, peut-être aux alentours de minuit, une heure. Il ne devrait pas dégager une telle odeur.
Une étrange fumée commença à se dégager du cerveau de la victime et Henry cria à l'intention de ses collègues.
- Reculez, tout le monde !
Chacun s'exécuta et crut à une bombe dans le cerveau du monsieur. Henry se précipita vers l'entrée de l'OCME et appuya sur une alarme bruyante qui condamna toutes les issues, y compris l'ascenseur et les escaliers. Des barrières se dressèrent justement devant ces deux entrées.
Les deux détectives, et Lucas, affolés, regardèrent Henry, pour tenter d'en savoir plus
- Henry, qu'est-ce qui se passe ?
- Ce corps dégage un poison extrêmement toxique. Plus particulièrement un champignon qui s'appelle coccidioidomycose, ou plus connu sous le nom de Fièvre du désert. C'est un produit dangereux, qui peut conduire à la mort quiconque rentre en contact avec.
C'était la nouvelle qu'ils n'avaient clairement pas besoin d'entendre pour commencer la journée. Hanson demanda.
- Qu'est ce qu'on fait alors ?
- On attend que les chefs de la sécurité sanitaire descendent pour récupérer le corps et l'envoyer dans un autre établissement, le temps de le purifier et nous quatre, on a été en contact avec le corps, il faut tout de suite que nous alliions aux douches de décontamination.
Jo cligna des yeux
- Douches de décontamination ? Mais attends, ça veut dire que..
Henry hocha la tête
- Que jusqu'à nouvel ordre et dépendant de ce qu'ils vont nous dire. Toute la morgue est en quarantaine.
Effectivement, loin d'être la meilleure nouvelle pour commencer la journée. Hanson n'en croyait pas ses oreilles. Il aurait mieux fait de remonter s'il avait su que tout irait si mal.
- Mais elles sont où ces douches de décontamination ?
- Suivez-moi ! Et ne remettez pas les vêtements que vous avez ! Ils ont sans doute été contaminés.
Chacun suivit Henry dans le long couloir de la morgue et il y avait trois salles de bain avec des douches qui comportaient un produit spécial exprès pour les moments comme ça. Henry leur expliqua le fonctionnement et leur dit que rien de mal ne leur arriverait et que le produit était sans danger.
Il leur indiqua ensuite une caisse où il y avait différents vêtements, mais surtout de nombreux survêtements de la NYPD, bien évidemment.
Il leur expliqua qu'ils devaient rester au moins dix minutes dessous pour être certains que toute potentielle trace de contagion ait disparu.
Henry passa le dernier, laissant le loisir aux trois autres de faire ce qu'ils avaient à faire.
Quand ils ressortirent, Jo trouva qu'ils étaient tous les quatre ridicules avec la tenue officielle qu'Henry possédait un peu trop dans son placard. Et pour elle, le gilet et le pantalon étaient bien trop grands et elle avait l'impression d'être en pyjama.
Cependant, en la voyant avec cet accoutrement, Henry ne put s'empêcher de la regarder longuement, ce qui créa une nouvelle fois, des étincelles frétillantes.
- Bon maintenant quoi ? – demanda la détective
- On retourne à l'intérieur de l'OCME et on attend.
En repassant dans le couloir, ils virent Reece derrière les barreaux, qui portait une tenue de camouflage contre les infections.
- Mais enfin qu'est-ce qui s'est passé ici ? L'alarme a été entendue jusqu'à l'étage !
Henry expliqua rapidement la situation
- Il se trouve que le corps qu'on a examiné possède un poison qui pourrait tous nous tuer. Il a fallu qu'on passe sous la douche de décontamination et les chefs de la sécurité sanitaire sont censés ramener le corps dans un autre institut pour qu'il soit clean.
Reece n'aimait pas trop les savoir tous coincés, mais être en quarantaine était quelque chose qui pouvait arriver très souvent dans la police. Mais c'était sans doute une première à l'OCME.
De plus, il n'y avait que très peu de personnes ce matin-là, à part deux assistants d'Henry, qui semblaient être autant à côté de la plaque que tout le monde.
Reece les avisa alors
- Les chefs de la sécurité sanitaire devraient arriver sous peu. Mais j'ignore comment on va avancer dans cette affaire si vous êtes coincés ici-bas.
Henry essaya de voir le positif de la chose, bien que ce n'était pas le cas de tout le monde, surtout d'Hanson qui aurait souhaité autre chose que de rester pendant une durée indéterminée dans un frigo géant.
- Je demanderais aux chefs de la sécurité de faire la requête de me transférer les photos du corps pendant qu'ils le nettoient, pour que moi-même je puisse continuer de travailler et comprendre ce qui s'est passé.
Jo acheva
- Et dès qu'on aura les informations sur le monsieur, on mènera nos recherches sur ce qui a pu se passer ces derniers temps et les personnes qu'il aurait fréquentées au cours des dernières années.
Hanson demanda alors à leur boss
- Vous n'auriez pas l'identité du monsieur par le pur des hasards, histoire qu'on commence au moins quelque part ?
Reece secoua la tête
- Ils s'en occupent là-haut, mais la reconnaissance prend du temps, mais assurez-vous que je transmettrais le tout, une fois que j'ai l'information.
Hanson ne fit qu'un signe de tête. Il était parti pour être grognon toute la journée.
Reece se sentit désolé pour eux. Être en quarantaine n'était vraiment pas drôle.
- Bon, de toute façon dès que nous en savons plus, je contacterais les personnes que notre victime a pu fréquenter de près ou de loin et je vous mettrais en vidéoconférence pour que tout le monde se fasse une idée et ne reste pas là sans rien faire.
Tout le monde approuva et Reece leur souhaita bon courage avant de remonter par les escaliers étant donné que l'ascenseur était condamné pour cet étage.
Les chefs de la sécurité sanitaire ne tardèrent vraiment pas pour arriver. D'une façon que tout le monde ignorait, ils parvinrent à se faufiler entre les barrières et rapatrier le corps, toujours avec la même combinaison que Reece portait plus tôt.
Ils discutèrent avec Henry.
- Ça n'a pas l'air très positif tout ça docteur !
Henry haussa des épaules
- Je m'en suis bien douté ! Mais vous pensez que vous pourrez traiter ça en combien de temps ?
Ils regardèrent le corps, après l'avoir enveloppé dans un sac plastique, conditionné pour ne laisser échapper aucune particule de microbe.
- Je ne sais pas ! Il s'agit d'un poison toxique et nous devrions faire attention à ce que le reste de notre équipe ne le respire pas. Nous estimerons le délai une fois sur place et nous vous donnerons des nouvelles.
Henry savait qu'il fallait bien accepter le sort qui leur était donné. Il leur sourit poliment et les deux hommes quittèrent avec le corps et refermèrent les barrières.
Jo marmonna
- J'ai l'impression d'être en prison !
- C'est exactement le but de la quarantaine – répondit Hanson
Henry acquiesça. Ce n'était pas sa première quarantaine et ce n'était certainement pas la dernière. Et bizarrement, la dernière fois qu'il avait connu tout ceci… Ce fut pour les mêmes raisons, le même champignon… Mais dans différentes circonstances.
Author's note: Alors, j'ai commencé à avoir une panne d'inspiration quand j'ai écrit ce chapitre, je ne savais vraiment pas quoi faire comme enquête. Finalement, l'épisode d'une de mes séries a eu une histoire de quarantaine alors je m'en suis inspirée. Pour le champignon, c'est en faisant des recherches sur les affaires de quarantaine dans les séries policières et j'ai vu qu'il avait été utilisé dans Bones donc j'ai directement fait des recherches sur ce petit poison et j'ai trouvé intéressant de pouvoir l'explorer pour cette affaire. Je ne suis pas scientifique et j'invente aussi quelques trucs mais personne ne m'en voudra, ce n'est que de la fiction.
Pour les douches de décontamination, je me suis surtout inspiré du film Divergent.
Pour la piscine, je n'ai pas inventé le nom, j'ai simplement cherché ce qui était aux alentours de la localisation de la boutique, lol.
Le prochain chapitre va commencer sur un flash-back
