Merci pour les reviews ! Et je sais, j'ai dit je postais tous les 10 jours mais j'ai pas le temps (et vu le peu de retours que j'ai dessus, je ne me presse pas non plus) Enfin, cependant, je continuerais de poster et les chapitres vont s'allonger donc je suis désolée si vous êtes en retard mais ça va être comme ça pour tenter de réduire le nombre de chapitres sur le site !

Référence à l'épisode 17: Social Engineering.


Reece retourna au 11, où Henry venait d'établir que c'était un meurtre.

Elle leur fit signe au travers les barrières. Ce fut Jo qui alla à sa rencontre.

- Alors est ce qu'on a du nouveau ?

- Je reviens d'une visite à la papeterie où Lionel a travaillé. Le propriétaire m'a confirmé qu'il y avait bien travaillé pendant deux ans et qu'il avait vendu le type de parchemin qui a été retrouvé dans la valise, pendant un temps limité.

Jo hocha la tête et Reece regarda Henry qui était un peu trop sérieux. Elle se demandait comment un homme comme lui pouvait garder un tel calme, sachant qu'ils étaient confinés dans un frigo.

- Et par ici ?

- Henry a confirmé que Lionel avait été assassiné. Si je reprends ses mots, il a dit que son meurtrier avait tiré à bout portant. La balle l'a traversé et s'est logée sur un vaisseau sanguin. Ensuite, on lui aurait mis l'arme dans la main pour faire croire à un meurtre.

Reece réfléchit

- On peut relever des empreintes dessus ou pas ?

Jo secoua la tête négativement

- Henry a déjà essayé ! Il n'y a rien qui est sorti sauf le nom de Lionel. La personne a dû mettre des gants et certainement utiliser le sang de Lionel pour la frotter sur la gâchette.

Reece lui tendit alors la clé USB

- Euh, pourquoi est-ce que vous me donnez ça ?

- Dedans, il y a les vidéos surveillance du mois où les parchemins ont été vendus. Nous recherchons la personne qui aurait pu les acheter auprès de Lionel et qui aurait passablement écrit ses lettres. Enfin vendu ou donner, un des deux.

Elle prit la clé et regarda en arrière d'elle. Reece la rassura.

- Je ne voulais pas vous imposer ça, mais vu que vous êtes là, que vous ne n'êtes pas en mesure d'aller sur le terrain et poser des questions, j'ai pensé que ça serait une bonne idée qu'à vous quatre, vous puissiez visualiser les bandes vidéo et m'en dire des nouvelles ?

Jo savait que de toute façon, cela ne servait à rien d'essayer d'argumenter. Comme ils le savaient, ils ne pouvaient aller nulle part alors autant s'occuper d'une manière ou d'une autre.

- Parfait ! Merci lieutenant ! Vous avez bien raison de toute façon, nous n'avons pas vraiment le choix. On va s'occuper de regarder tout ceci.

Reece acquiesça

- Dans ce cas, je pense aller payer une visite avec un autre détective, à l'ancienne baraque de Lionel. Enfin; la dernière adresse connue où les objets d'art ont été volés. Peut-être que le nouveau locataire en saura plus sur cette histoire et sera capable de m'éclairer. Bonne chance.

- Merci !

Jo fit volte-face dans la morgue pour rejoindre ses collègues. Elle secoua la clé USB devant eux.

- Les gars ! Nous avons du nouveau.

Henry se retourna de son écran au même titre que Lucas qui ne voyait rien de bien passionnant à continuer de regarder des photos. Quant à Hanson, il semblait soulagé d'avoir autre chose à faire que de se tourner les pouces et écouter les théories des scientifiques présents dans la morgue. Il sentait que les trois jours allaient être les plus longs de sa vie… Ou peut-être que cela lui ferait des vacances vis-à-vis de ses fils.

- Qu'est-ce que c'est ? - demanda Henry – quand Jo s'installa entre lui et Lucas, sans demander son reste

- Une clé USB avec les fichiers vidéo surveillance du mois où les parchemins ont été vendus. Lionel y travaillait tout ce temps et Reece pense qu'on aurait peut-être une chance de retrouver la personne qui lui écrivait de cette façon.

Henry haussa des épaules

- J'imagine qu'on ne perd rien à essayer.

Il tendit la clé à Lucas qui la mit dans l'ordinateur. Jo fit signe à Hanson de les rejoindre. Ce qu'il fit, en arrivant sur son tabouret.

Il s'incrusta entre Jo et Lucas, ce qui poussa la jeune femme davantage vers le doc, à la limite de la faire asseoir sur ses genoux, mais évidemment, ni l'un ni l'autre n'en tenu rigueur.

En ouvrant la clé USB, il semblait que le jeune homme avait oublié d'enlever ou en tout cas de mettre dans un dossier, certains fichiers. Lucas rigola bruyamment.

- Décidément, nous avons une bande de coquins partout.

Jo était bien la seule qui ne trouvait pas ça drôle et secouait négativement la tête. Elle grommela.

- Les hommes ! Vous êtes tous les mêmes devant une paire de seins.

Henry lui souffla dans le creux de l'oreille, mais assez pour qu'Hanson et Lucas n'entendent pas

- Si ça peut te rassurer, je n'ai aucune photo de ce genre chez moi et lorsqu'une femme m'intéresse, je ne vois qu'elle.

Elle le regarda avec des yeux brillants et se disait qu'il était parfaitement capable de se rattraper.

Elle ne fit que lui donner un coup de coude

- Beau rattrapage ! Mais n'en abuse pas trop.

Lucas sélectionna tous les fichiers vidéo et les lança dans le lecteur. Il y en avait pas moins d'une centaine.

- À mon avis, on va être occupés une bonne partie de la journée avec tout ça.

- L'avantage c'est qu'on n'est pas pressé – avoua Hanson – et on est quatre, donc peut être que certains repéreront des choses plus rapidement que d'autres.

Il désigna Henry d'un signe de tête. Chacun savait bien que le légiste avait un meilleur œil qu'eux. Ce dernier en profita pour reprendre une lettre dans la valise, pour étudier de plus près l'écriture.

- Vous avez peut-être raison détective. Je pourrais être en mesure de déterminer qui est la personne qui a écrit ces lettres, si étant donné qu'elle apparaît dans les vidéos, via son écriture.

Il y a eu un long silence presque à couper au couteau et il se rendit compte que tout le monde le regardait, même si Jo n'était pas le moins du monde, surprise et son regard était plutôt fixé sur l'écran en face d'eux.

- Quoi ? – cria-t-il plus fort qu'il ne l'aurait souhaité

- Je ne sais pas ! Vous en avez encore combien des comme ça ? – demanda Hanson.

Henry leva les épaules

- Avec le temps, il y a certaines choses qu'on finit par remarquer. Comme le fait qu'un gaucher et un droitier n'ont pas du tout la même forme d'écriture. Il en va de même pour une personne asiatique ou européenne, et j'en passe.

Se faisant de nouvelle fois emboucher un coin, le détective ne préféra rien ajouter de plus. Lucas lui tapota l'épaule en guise de compassion. Personne n'était apte à comprendre le doc, à part sa petite amie. Décoder Henry ne semblait être qu'à la portée de Jo, et ce, depuis le début.

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Reece était retourné à la dernière adresse de Lionel, en compagnie d'une certaine détective Atkins. Elle était un peu plus âgée que Jo et avait des missions qui différaient de ce que ses collègues faisaient, mais elle avait un bon sens de l'observation, tout comme Jo alors Reece l'enrôla pour interroger les nouveaux locataires.

Elle frappa deux petits coups et une femme plutôt jeune leur ouvrit la porte. Elles montrèrent toutes les deux leur badge.

- Bonjour Madame Otter ! Lieutenant Reece et détective Atkins, NYPD. Nous aimerions vous poser quelques questions.

La jeune femme se mit immédiatement sur ses gardes

- À quel sujet ?

- Nous ne vous accusons de rien, si c'est ce que vous craignez – soupira Reece – il s'agit simplement de questions, par rapport au locataire qui était là avant vous.

Elle regarda les deux femmes et les laissa donc rentrer. Elles s'installèrent dans le canapé et Madame Otter prit place en face d'eux.

- Donc, en quoi l'ancien locataire me regarde ?

Atkins prit la parole

- En rien ! Enfin, peut-être pas. Mais nous voudrions savoir si vous êtes au courant de l'histoire qui lui est arrivée ?

La jeune femme acquiesça

- J'en ai entendu vaguement parler. Il aurait caché des œuvres d'art et des bijoux dans la cave et il se serait fait attraper.

- C'est exact ! – répondirent Reece et Atkins.

La jeune femme ne comprenait pas trop où elles voulaient en venir

- Mais qu'est-ce que ça à voir avec moi ?

Reece se frotta les sinus. Finalement, elle préférait largement être dans son bureau. Parce que si c'était comme ça que se passait chaque visite en temps normal, elle pouvait comprendre comment ses détectives finissaient frustrés en fin de journée.

- Rien ! On voulait juste savoir si vous en aviez entendu parler et si par hasard nous pourrions visiter la cave en question. Juste pour voir si nous ne trouvons pas d'indice sur l'endroit où les œuvres auraient pu être ramenées.

Madame Otter leva le doigt

- Je peux vous aider avec ça – elle se leva et fouilla dans un pot qui ressemblait à un pot de sucre, à première vue. Elle en ressortit une carte de visite – je suppose que c'est tombé de la poche de ceux qui ont arrêté l'homme quand ils sont venus.

Reece et Atkins se regardèrent. Ils avaient été sous le commandement du poste 14. Le lieutenant Carey que Reece connaissait bien et qui avait vu l'ancien détective Dunn se faire arrêter. Il l'avait remercié à plusieurs reprises d'avoir rendu service et était désolé de savoir comment il avait tourné.

Elle se pinça les lèvres

- Vous avez une solution, lieutenant ? – demanda Atkins

- Peut-être bien ! Je vais aller parler au lieutenant Carey. C'est eux qui ont arrêté Lionel et c'est donc avec lui que je vais devoir me renseigner concernant toutes les œuvres d'art et les bijoux.

Elles remercièrent madame Otter et leurs chemins se séparèrent quand Reece demanda à Atkins de rentrer au bercail, tandis qu'elle payerait une visite au lieutenant Carey.

Elle resta plantée devant le 14 pendant quelques minutes. Elle avait fait sa formation avec le lieutenant Carey et cela faisait bien des années qu'elle ne l'avait plus revu.

Elle prit l'ascenseur se présenta dans le bureau de son ami.

- Patrick !

Ledit Patrick releva les yeux et fit un large sourire, en se levant immédiatement pour saluer le lieutenant.

- Joanna ! Quelle bonne surprise de te voir ici ! Ça fait un bail dis donc. Tu ne me rends plus visite ?

Elle fit un regard sarcastique

- Je suis assez aux prises avec mes propres problèmes. Et puis, j'avais été en immersion pendant trois mois au FBI.

Carey acquiesça

- Oui, j'en avais entendu parler. Mais tu es quand même revenue en tant que lieutenant.

Elle haussa des épaules

- J'aime beaucoup trop mon équipe pour supporter l'idée d'être loin d'eux de cette façon. Je dois garder un œil sur eux.

Carey fit un petit sourire en coin.

- C'est tout toi, la Joanna que j'ai toujours connue.

Elle répondit à son sourire, mais retrouva rapidement son sérieux

- Enfin bref ! Patrick, je suis là parce que j'aurais quelques questions à te poser, concernant cette affaire avec un certain Lionel Goodman. Je visitais sa maison tout à l'heure et la locataire nous a montré une carte de visite avec ton nom et le numéro du poste. Tu l'avais arrêté n'est-ce pas ?

Carey fronça des sourcils

- Joanna ! Il va falloir que tu me rafraîchisses la mémoire, parce que je t'avoue qu'avec le nombre d'arrestations que j'ai effectuées entre temps… Je ne me rappelle plus de toutes.

Elle lui résuma rapidement la situation et lui expliqua ce qui s'était passé avec le champignon et le fait que son équipe était coincée et ne pouvait rien faire de plus que des recherches.

- Ah oui ! Je me souviens maintenant ! D'ailleurs, c'était Dunn qui lui avait mis les menottes – il roula des yeux ronds dans ses orbites – cet imbécile, si j'avais su comment il tournerait.

Reece pencha la tête sur le côté, en pouffant

- Tu ne pouvais pas savoir. Il avait toujours bien fait son travail. Bref, j'aimerais savoir où sont passés les œuvres d'art et les bijoux ?

- Ils sont gardés comme pièces à conviction au Metropolitan.

Reece se retint de lever les yeux au ciel. Ce musée lui rappelait l'affaire de Gloria Carlyle où Henry et Jo n'en avaient fait qu'à leur tête tout le long et avaient enquêté derrière le dos de tout le monde. C'était la fois où elle avait compris que peu importe ce qui se passait, ces deux-là n'écouteraient jamais un mot de ce qui que ce soit.

- Mais qu'est ce qu'ils font là-bas ? Surtout les bijoux

Carey haussa des épaules

- Certaines pièces leur appartenaient. Et puis, étant le plus grand musée de New York, leur sécurité est au maximum. Ils les gardent bien scellées.

Reece se frotta le menton. Elle n'était pas très sûre que tout ceci faisait du sens. Étaient-ils vraiment sûrs après tout que Lionel avait volé tout ceci ? Carey lut dans ses pensées.

- Il a été innocenté si ça peut te rassurer, mais cela n'a pas empêché la saisie de sa maison pour rembourser tout ça. Mais je me suis toujours dit qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans toute cette histoire.

Le lieutenant se demandait si cela valait la peine d'aller faire un tour au musée pour poser davantage de questions. Ils n'en savaient sans doute pas plus. Il faudrait creuser ailleurs. S'il avait été innocenté, il n'avait peut-être pas volé les œuvres au final. Donc, cela voudrait dire qu'on l'avait sans doute piégé pour qu'il se retrouve à la rue.

Mais rien n'était sûr.

Elle serra la main de Carey

- Merci de ton aide Patrick ! Je vais tenter autre chose. Je doute que le musée en sache plus qu'il en faut dans cette histoire. Je procéderais autrement. Merci et à bientôt.

- De rien et ne tarde pas trop avant de repasser me rendre visite de temps en temps.


Après trois heures, Henry finit par remarquer quelqu'un qui lui sauta aux yeux.

- Attends, fais un retour arrière sur le dernier échange.

Hanson et Jo étaient en train de siroter un café, lassés de regarder l'écran, sans jamais voir quoi que ce soit.

Jo se rapprocha d'Henry, en se mettant derrière lui et posant son menton sur son épaule.

- Tu as vu quelque chose ?

Il regarda rapidement la lettre qu'il avait prise comme modèle et observa longuement la vidéo qui était mise sur pause. On voyait Lionel discuter avec une jeune femme afro-américaine. Il pouvait détecter une certaine attirance entre eux.

Il lui vendait un morceau de parchemin, comme beaucoup d'autres qui étaient passés avant elle, mais il y avait vraiment quelque chose de différent dans la manière dont il lui tendait les feuilles. Une manière plus douce et plus attentive.

- L'écriture pourrait correspondre – marmonna Henry, si bien que même Jo avait dû tendre l'oreille.

Hanson fronça des sourcils

- Qu'est-ce que vous dites ?

- Je dis que l'écriture pourrait correspondre au type de femme que nous voyons sur l'image. Il se pourrait que ce soit la femme que nous recherchions, qui lui a écrit de telles lettres enflammées.

Lucas demanda

- Comment on pourrait la retrouver dans ce cas ?

Hanson répondit

- Il faut transférer cette vidéo à Jess à l'étage. L'image est assez claire, elle devrait pouvoir effectuer une bonne reconnaissance et trouver rapidement le nom de la personne. Tout le monde est répertorié dans notre base de données donc ça ne devrait pas être long.

Jo approuva l'idée et demanda à Lucas de faire le transfert sur l'ordinateur de Jessica en lui expliquant clairement ce qu'il fallait faire.

- Dis-lui que le message vient de Mike et moi, ça la fera agir un peu plus vite et surtout sans poser davantage de questions.

- Pas de problèmes.

Quand Reece était revenue de sa visite, elle leur avait expliqué ce qu'elle avait appris par rapport au fait que Lionel avait été innocenté vis-à-vis du vol des œuvres, mais que sa maison avait quand même été saisie.

Tout le monde trouva cela étrange, mais Reece leur promit de continuer de creuser pour comprendre pourquoi tant de haine.

Ils l'avisèrent également qu'ils avaient sans doute une piste concernant la jeune personne qui lui écrivait des lettres et qu'il fallait donc juste la confirmation de Jess, pour en avoir le cœur net ou en tout cas, aller payer une visite à la jeune femme.

Pendant que toutes les petites recherches se faisaient, qu'Hanson et Lucas avaient décidé de regarder des vidéos sur YouTube, et qu'Abe était passé pour leur apporter à la fois leur déjeuner et leur dîner, Jo et Henry discutaient, collés l'un contre l'autre, en mangeant, pendant que leurs deux collègues ne cessaient de caqueter, devant leur écran.

Henry glissa un bras derrière le dos de la jeune femme et elle posa sa tête sur son épaule, en gardant une main sur sa cuisse.

- Bon… On peut dire que notre dîner romantique va tomber à l'eau.

Jo acquiesça mollement

- Surtout que pour une fois, c'est moi qui voulais choisir la place. J'avais une petite idée. J'imagine que ça sera pour une prochaine fois.

Henry lui baisa délicatement le front

- Au moins, si on voit le côté positif de la chose, on est ensemble pendant les trois jours.

Jo désigna Lucas et Hanson d'un signe de tête, ainsi que les deux autres assistants qui ne disaient pas grand-chose et ne faisaient qu'attendre les nouvelles, depuis qu'ils étaient enfermés.

- Oui, mais n'oublie pas que nous ne sommes pas seuls. On peut à peine en profiter comme on voudrait.

Henry lui fit un petit regard sous-entendu et lui souffla dans l'oreille, non sans en profiter pour laisser traîner ses lèvres tout le long de son cou. Elle se braqua et ferma à demi les yeux en appréciant cette douce caresse. Henry était doué, et ça, même s'ils n'avaient pas encore eu l'occasion d'aller au-delà, pour le moment.

Ses doigts enlacèrent les siens et elle lutta pour ne pas gémir, mais elle sentit sa peau se couvrir de frissons et ce n'était pas seulement dû à la température de la morgue.

- Mais cela ne va pas nous empêcher de flirter ma toute belle.

- Hmm !

Il arrêta de trop la caresser, car il sentit le regard des deux autres assistants sur eux et il s'imaginait qu'ils étaient surtout en train de prendre des photos pour Instagram, Twitter, ou peu importe.

Jo demanda alors

- On ne sera pas un peu à l'étroit dans ton bureau pour cette nuit ?

- J'imagine que oui, mais on poussera le bureau sur le côté et puis – il refit son petit regard de charmeur qui faisait fondre chaque partie de son corps –, mais ça sera l'occasion pour nous de..

Jo le regarda droit dans les yeux et lui mordilla les lèvres délicatement

- D'être plus proches qu'on ne l'est déjà en général ?

- Mais tout à fait détective !

Elle rigola et déposa une bise rapide sur sa joue et reprit sa position initiale, en prenant une bouchée de son sandwich préparé par Abe. Henry avait le regard perdu dans le vide et ses doigts caressaient d'un air absent, le bas du dos de la jeune femme.

Être avec elle, avoir des rendez-vous et enfin se sentir de nouveau vivant, littéralement, lui rappelait qu'elle n'aurait pas la vie éternelle. Il savait qu'il l'aimait. Cela faisait déjà un an qu'il en était conscient, mais maintenant, il fallait aller au bout des choses. Ce n'était pas Abe qui disait le contraire. Mais une part de lui restait effrayée du dénouement une fois qu'elle serait dans toute cette confidence.

Il regarda la petite tête de Jo posée contre son épaule, mâchant machinalement son sandwich. Ses doigts remontèrent de son dos pour se poser sur l'arrière du crâne de la jeune femme et jouer avec ses petites boucles brunes.

Ce fut à ce moment qu'elle se rendit compte que depuis qu'Hanson et Lucas rigolaient aux éclats sur YouTube, que les deux assistants murmuraient entre eux et que tous les deux étaient en train de discuter de leur dîner à reporter, le légiste n'avait encore rien avalé.

- Henry ! Tu ne manges pas ?

Il cligna rapidement des yeux et regarda Jo qui lui tendait un morceau de son sandwich

- Oh ! Oui ! Je n'avais pas très faim.

- Oh ! Allez ! Mange un peu. Tu vas en avoir besoin si on doit passer le reste de la journée à regarder des écrans et écrire des rapports sans nul doute.

Elle lui mit délicatement un morceau de sandwich dans la bouche et ses lèvres effleurèrent ses doigts et ils se rendirent compte de l'érotisme de la situation. Ils s'observèrent longuement, sentant le désir émaner de leurs corps. Jo se rappelait encore de ses paroles lorsqu'ils étaient à recherche de Sylvia Blake.

« Il en faudrait plus pour me mettre mal à l'aise »

Cette intensité à ce moment et les idées qui lui étaient passées par la tête dépassaient tout ce qu'elle avait pu imaginer avec un homme depuis son feu mari.

Un message sur l'ordinateur fit sursauter tout le monde et ramena Jo et Henry à la réalité, un peu abruptement.

- Hey ! Jess a trouvé l'identité de la jeune femme.

Lucas imprima la page et la confia à Jo et Henry qui avaient encore le teint rosi

- Ivy Ellington, 37 ans… Elle est née dans le quartier du Bronx.

Henry observa bien la jeune femme

- Pour moi, ça pourrait correspondre. Mais il faudrait s'en assurer en allant lui rendre une visite.

Jo parcourut le reste de la fiche

- Elle est serveuse dans un café de l'Upper East side. Mais il ferme à 17h donc dans environ trois heures. Je doute que Reece ait le temps de faire un aller-retour.

Hanson demanda

- Son adresse de domicile n'est pas marquée ?

Jo secoua la tête

- Non ! Ce n'est pas tout le monde qui laisserait son adresse ainsi. À moins qu'elle soit quelqu'un qui déménage souvent, ce qui pourrait tout expliquer.

Jo passa un coup de fil à Reece, pour la prévenir qu'ils avaient trouvé l'identité de la jeune femme qui pourrait être susceptible d'être celle qui échangeait des lettres d'amour avec Lionel.

Reece les rejoignit et les quatre restèrent face à elle, avec une nouvelle fois, seuls les barreaux pour les séparer.

- Donc cette Ivy travaille dans un café et n'a pas d'adresse répertoriée dans notre base. J'espère qu'on ne se trompe pas de personne.

Henry expliqua son point de vue

- Vu le rapprochement qu'on aura remarqué sur les vidéos, je pense qu'on tient la bonne personne, mais oui, en effet, il faut s'en assurer.

Reece poussa un long soupir.

- Malheureusement, je ne vais pas pouvoir aller lui rendre visite aujourd'hui. J'ai reçu un appel. Le meilleur ami de Lionel, qui a travaillé avec lui dans un garage, va se présenter sous peu pour me parler de notre victime. Il m'a dit avoir des informations concernant ces histoires de vol d'art et de bijoux. Donc je vais l'écouter et je pense vous mettre en visioconférence pour que vous preniez connaissance du personnage, si cela vous convient ?

Ils acquiescèrent. Même s'ils n'étaient pas sur le terrain, ils étaient ravis de voir qu'ils pouvaient parfaitement jouer leur rôle et aider au mieux pour résoudre cette affaire.

- Très bien ! Je vais monter et préparer la salle. Aussi, je voulais dire vous dire, après l'interview, la sécurité vous descendra des sacs de couchage avec des couvertures supplémentaires pour cette nuit.

Ils la remercièrent et reprirent place sur le bureau où ils avaient effectué toutes leurs opérations depuis le début de la matinée.

Ils firent rapidement connectés à la salle d'interrogation numéro 2 et ils durent attendre une vingtaine de minutes, le temps que l'homme se présente.

Un homme assez typé rentra dans la salle d'interrogation. Les quatre amis dans la morgue, regardaient le tout comme s'ils étaient devant un bon film ou plutôt comme des voyeurs style gardes de sécurité.

Jo grogna

- Je ne me sens tellement pas à l'aise de regarder tout ceci à travers un écran. J'ai l'impression de violer la vie privée des gens.

Il y eut un long silence et elle sentit les trois regards masculins sur elle

- Quoi ?

- Euh, vous êtes au courant que vous faites partie des forces de l'ordre et que techniquement, vous passez votre vie à épier les moindres faits et gestes de citoyens, compte tenu du nombre de caméras dans la ville ? – demanda Lucas

Jo resta quelques minutes, interdite avant de sourire nerveusement et de se laisser glisser sur son tabouret.

- Si ça peut te rassurer Lucas, on a autre chose à faire que de regarder ce qui se passe chez les uns et les autres.

Hanson se rappela à quel point le jeune homme avait flippé lorsqu'ils avaient retrouvé l'ordinateur d'Eric Shaw et que la caméra était allumée, signe qu'ils étaient épiés par le groupe de hackers : les Faceless.

- Ouais enfin, en attendant, tu es celui qui a bondi hors du champ de vision de l'ordinateur la dernière fois.

Lucas lança un regard sarcastique à Hanson

- Je vous ai dit qu'il y a certaines recherches dont je n'étais pas fier. Mais tout le monde peut parler, en réalité c'est Jo et Henry qui ont mis leur nez devant la webcam, donc si jamais les Faceless remettent la main sur eux, ça ne sera que de leur faute.

Le couple préféra ignorer les jérémiades du jeune homme. De plus, Henry savait que personne n'en ferait rien, maintenant qu'il était ami avec Liz Chamberlain. Cela étant, il s'était toujours douté que la jeune femme avait percé son secret à jour. Mais il était reconnaissant qu'elle ait monté son dossier de toute pièce, pour induire Jo en erreur… Cela n'avait pas été son moment le plus fier, mais sur le coup, il n'avait pas été spécialement prêt à révéler sa condition.

Reece venait de commencer l'interrogation

- Max Crawl, c'est ça votre nom ?

Le jeune homme acquiesça

- Vous m'avez dit au téléphone que vous auriez des informations concernant la raison pour laquelle, les objets d'art et les bijoux auraient pu être retrouvés dans le sous-sol de Lionel ?

- Oui ! Mais ce que je vais vous dire n'est pas du tout ce à quoi vous pensez ou que vous imaginiez.

Reece lui fit simplement un signe de tête pour l'encourager à dire le fond de sa pensée.

- Lionel était mon meilleur ami. Je ne peux même pas dire depuis combien de temps on se connaît.

Henry fronça des sourcils. En tant que meilleur ami de James, il aurait tout fait pour tenter de le soigner de la tuberculose, mais il n'avait pas réussi. Cependant, James avait vraiment été reconnaissant d'avoir eu Henry à ses côtés jusqu'au bout.

Il trouvait ceci bizarre. S'il était vraiment son meilleur ami, pourquoi n'avait-il…

Ce fut Reece qui lui enleva les mots de la bouche avant que l'homme ne puisse continuer

- Attendez une seconde. Si vous vous connaissiez depuis des années et que vous étiez comme vous le dites si bien, son meilleur ami. Comment se fait-il que vous n'ayez pas tenté de l'aider au moment où il s'est retrouvé à la rue ?

Henry hocha lentement la tête

- Très bonne question !

Max joua nerveusement avec ses doigts

- Il n'a pas voulu de mon aide d'une part. Et d'une autre part, je ne vis pas à New York alors on ne se voyait pas autant qu'avant. J'insistais pour lui envoyer de l'argent et même l'héberger, mais il refusait. Il voulait avoir le dernier mot et prouver qu'il n'avait rien volé... Ce que je peux comprendre. Et puis, je sais aussi pourquoi il préférait rester dans la rue, il avait un autre objectif.

Reece se frotta le crâne. Elle en avait déjà énormément dans son plat, elle n'avait pas spécialement le temps de décortiquer ce qu'un homme décédé avait pu faire de bien ou de mal, ils n'étaient pas là pour ça.

- Mettons ! Commencez par me dire, pourquoi il a été arrêté et pourquoi ça ne serait pas ce que je crois ?

Max prit une profonde inspiration et débita

- Lionel était un collectionneur. Il aimait tout ce qui était arts et bijoux. Et ce qui était dans sa cave n'était pas du vol, mais des œuvres acquises au fil du temps pour agrandir sa propre collection.

Reece n'était pas sûre de comprendre. Lucas, Hanson, Jo et Henry s'étaient tous les quatre rapprochés de l'écran comme si cela allait leur permettre de mieux voir et comprendre.

- Mais comment il a pu se faire arrêter si tout ceci lui appartenait ? – demanda Jo, en regardant directement Henry, sachant qu'il avait toujours réponse à tout ou presque.

Henry fixa longuement la caméra avec Max qui ne clignait pas des yeux, donc sans nul doute, il disait la vérité. Il se mordilla l'intérieur de la joue.

- Je ne sais pas trop. Il y a de très nombreuses raisons à collectionner des œuvres d'art et des bijoux… Des histoires de famille, la passion ou bien…

Jo se doutait bien qu'il avait encore une théorie, elle ouvrit la bouche, mais l'interrogation continuait.

- Cela va vous surprendre lieutenant, mais la collection ne s'est jamais retrouvée dans un musée ou autre. Si on vous a dit le contraire, c'est que personne n'a cherché plus loin, en pensant que l'affaire était résolue. La raison pour laquelle vous ne pouvez obtenir une seule information dessus. Le jour où on a saisi sa maison, la collection a également été saisie, mais elle n'est jamais réapparue nulle part. Et maintenant que Lionel est mort, elle ne reviendra certainement jamais à la surface.

Le regard de Reece se détourna vers la caméra comme si quelqu'un pourrait lui apporter une réponse. Le lieutenant Carey avait été persuadé que la collection était au musée, mais apparemment ce n'était pas le cas. Comme il ne semblait pas au courant, il fallait sans doute qu'elle y retourne pour l'interroger.

Clairement, cela démangeait Henry, Jo et Hanson de ne pas pouvoir être physiquement présents pour cette interrogation.

- Attendez une seconde. Qu'est-ce que ça veut dire ? Lionel aurait été piégé pour la valeur de sa collection ? Ce qui aurait conduit à une certaine descente aux enfers par la suite ?

Max acquiesça

- C'est exactement ça. Je ne suis pas certain de qui l'a arrêté exactement, mais certainement que dedans, il devait y avoir une personne qui se faisait passer pour quelqu'un qu'elle n'était pas et qui aura réussi à ruiner sa vie.

Reece soupira. Si maintenant il fallait chercher au-delà du simple meurtre et faire le tour des probables ennemis que leur victime avait, surtout qu'apparemment ils étaient en nombre considérable… Ils n'étaient pas près de résoudre cette affaire. D'autant plus qu'elle avait quatre éléments en moins avec cette histoire de quarantaine.

- Mais et pour quelle raison est-ce qu'il collectionnait tout ça ?

- Je pense que c'était pour financer son voyage avec Ivy. Sa petite amie. C'était leur plus grand rêve à tous les deux.

Jo et Henry sentirent le rouge à leurs joues, comme à chaque fois que Paris était mentionné. Cela allait sans doute leur rappeler sans arrêt cette affaire où les choses avaient failli changer cette nuit.

Reece notait tout ceci sur le dossier de Lionel.

- Bien ! Est-ce que vous auriez une idée de qui pourrait être derrière tout ça ?

Max rigola bruyamment

- Quand vous possédez une collection telle que Lionel avait, tout le monde devient souvent votre ennemi.

Reece le regarda longuement, au même titre que Jo et Henry qui sentirent comme anguille sous roche.

- Dans ce cas, je dois vous le demander. Sachant tout ça, vous n'étiez pas jaloux du pactole qu'il pourrait remporter avec ces ventes ?

Max semblait assez surpris et de la question, voir heurté.

- Attendez ! Vous ne croyez tout de même pas que je suis celui qui aurait pu tuer et mettre tout en pièces, pour voler les œuvres d'art et revenir tranquillement ici pour vous en parler ?

Reece haussa des épaules

- Ça vous surprendra peut-être, mais ça ne serait pas la première fois que le coupable s'annonce de lui-même et nous mène sur une fausse piste tout le long, dans le but de prendre la fuite par la suite.

Max leva les yeux au ciel

- Je n'ai pas que ça à faire. Pour répondre à votre question, je n'étais jaloux de rien ni de personne. J'étais content. Lionel mérite tout ça. Surtout que son histoire avec Ivy a suscité pas mal de controverses.

Personne n'était sûr de comprendre où il voulait en venir

- De quoi il parle ? – railla Hanson

Henry sembla comprendre

- Ivy est afro-américaine. Ce qui veut dire qu'elle doit avoir une famille assez catholique et pratiquante, surtout de là où elle vient... Donc ils ne veulent pas qu'elle…

Jo acheva pour lui

- Qu'elle se marie avec une personne de race blanche… Quand on sait comment les noirs ont été traités.

Henry acquiesça. Lucas parut scandalisé.

- Ce genre de comportement existe encore en 2016 ?

Henry répondit d'un ton sarcastique

- Si tu avais vécu suffisamment longtemps, tu aurais vite compris que certaines mentalités n'ont pas et ne changeront jamais.

Jo avait souvent relevé les commentaires sur la vie passée, sans jamais les prendre en considération parce qu'il s'agissait d'Henry et qu'il était ainsi… Mais à cet instant-là, elle se mit à le regarder profondément et eut des flashs de quelques mois auparavant, lorsqu'elle avait retrouvé la photo. Elle devait être honnête avec elle-même, elle y avait énormément pensé au courant des dernières semaines et n'avait jamais réussi à se l'enlever de la tête. Elle avait rendu la photo à Henry, donc elle ne pouvait pas se pencher davantage sur la question et qu'elle avait suffisamment confiance en lui, pour lui laisser le temps de s'ouvrir, mais certaines choses avaient comme commencé à se mettre en place ! Elle ne voulait pas vraiment y croire, car cela apparaissait complètement fou et irréel… Mais pourtant… Il semblait…

- Je pense que vous devriez parler à Ivy. C'est elle qui doit en savoir tout un rayon dessus. Mais une chose est certaine, il n'a jamais rien volé et tout ceci n'a été que mis en place pour ruiner les plans qu'il avait déjà en tête.

Reece ne voulait pas poser la question, mais elle ne put la retenir

- Max ! Combien la vente de la collection aurait pu rapporter si Lionel avait eu l'occasion de la vendre ?

Max se pinça les lèvres et marmonna à demi

- Pas moins de 200 000 dollars.

Les quatre amis dans la morgue se lancèrent un regard. Lucas siffla.

- Tu parles que ça fait beaucoup d'argent. La personne qui s'est retrouvée avec ça doit être loin maintenant.

- C'est aussi ce que je pense – assura Henry, qui se disait que s'ils recherchaient de ce côté, ça serait tout comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Reece était aussi secouée que ses collègues.

- Ça en fait de l'argent pour un simple voyage.

Max resta quelques minutes, silencieux, et s'avança un peu plus près, en chuchotant

- En réalité, Lionel et Ivy n'avaient jamais prévu de revenir aux États-Unis. Ils comptaient reconstruire une vie en France et à mon avis, cet argent les aurait énormément aidés.

Reece en avait assez des rebondissements. Elle avait l'impression d'être dans une série où ne voit jamais le dénouement arriver.

- Voilà encore autre chose. Donc on aurait plusieurs personnes à interroger. La famille d'Ivy pour commencer, Ivy elle-même… Et retrouver qui a bien pu s'emparer de la collection. Il y a un trop de motifs là pour l'avoir tué et on va devoir élucider tout ceci.

Max espérait qu'ils connaîtraient rapidement la vérité. Reece lui demanda alors.

- Au fait ! On a retrouvé le poison de la fièvre du désert dans le corps de Lionel, ce qui a envoyé mon équipe en quarantaine au sous-sol. Vous ne savez pas comment ça a pu se retrouver dans son corps par hasard ?

Max qui semblait complètement à côté de la plaque en termes scientifiques secoua la tête lentement

- Non… Mais qu'est-ce que c'est ?

- C'est un champignon très toxique et qui peut tuer rapidement. Le poison dégage une espèce de fumée style brouillard, d'où le fait que mon équipe est en quarantaine pour les prochaines 72h, le temps que le corps sans soit danger et qu'on nous le renvoie, voir si notre légiste trouve d'autres indices… Mais j'espérais que vous auriez pu nous aider de ce côté-là ?

Max haussa des épaules

- Je suis vraiment désolé ! J'aurais aimé, mais je n'ai absolument aucune idée de ce que c'est ni de quelle façon, Lionel aurait pu y être en contact.

Reece referma le dossier, se disant que cette affaire risquait encore de traîner pendant un moment.

- Merci beaucoup de votre coopération monsieur Crawl. Et soyez assurés que nous ferons notre possible pour tenter de retrouver l'assassin de Lionel.

Max lui fit un signe de tête et elle l'escorta jusqu'à la sortie et poussa un soupir qu'elle ignorait qu'elle avait retenu jusque-là.


Author's note: L'histoire commence vraiment à se faire longue et prochainement j'ai un arc de 4 chapitres qui sera prévu... Mais tellement que je vois que ça commence à être long, j'hésite presque à les retirer carrément de l'histoire pour sauter à la fin..Je suis encore en train d'écrire cet arc et j'en suis qu'au deuxième chapitre sur les 4 prévus ou juste les réduire à deux.. J'ai quand même beaucoup de mal à écrire cet arc et je n'ai aussi pas du tout le temps à cause de mes cours... Enfin je verrais à ce moment, vous êtes pas prêts d'avoir le premier chapitre et il y a encore d'autres choses avant mais je ne sais pas... Si cela vous intéresse ou pas, ou bien si cela vous dérange que l'histoire s'étire comme ça, je me sens un peu mal de ne pas être capable de faire des trucs courts... Clairement la suite de cette histoire sera énormément réduite. Bref, longue parenthèse mais c'est de vos avis que j'ai besoin pour la suite.