Merci pour vos reviews !

Also, since apparently the translation went wrong for my English readers, in the previous chapter, Jo and Henry were talking about body/pubic hair and not the hair itself lol. Both are different words for us but I can understand the confusion in English. But I don't understand how Google messed up that one though, those are two different things but anyway I guess, it can't be perfect lol.


Henry avait quand même réussi à piquer discrètement un échantillon du vernis sur les trois paires de chaussures qu'il avait vu chez les Cummings. Même Jo ignorait comment il s'y était pris, mais elle ne posa pas de questions. Il avait ses petits tours.

Au final, ils n'eurent pas le temps de rendre visite à l'ex de Roxanne, car la journée passa affreusement vite et que Reece les avait rappelés au poste pour qu'ils mènent différentes interrogations.

En effet, le bruit avait bizarrement échappé concernant la mort de Roxanne. Certainement par ses camarades de classe. De ce fait, des parents ayant également eu écho de l'intimidation que la jeune fille subissait, avaient de leur propre initiative emmené leurs enfants se faire interroger.

En voyant la dizaine de personnes, qui patientait, Jo dit à Henry

- Alors, soit ces parents savent que leurs enfants sont des petites pestes, soit…

- Soit ils ont eux-mêmes quelque chose à cacher – acheva Henry

Jo adorait lorsqu'elle et Henry étaient synchros. Ils étaient réellement sur la même longueur d'onde.

Hanson passa à leurs côtés, avec un café.

- J'en ai déjà interrogé quelques-uns, le temps que vous arriviez. Le lieutenant également. On dirait que pour le reste, on va y passer toute notre fin d'après-midi.

Jo regarda tous ces ados qui avaient presque autant une tête de coupables que cette fouine qui lui avait fait du mal, 20 ans auparavant.

Tout comme Hanson l'avait dit, ils passèrent le reste de l'après-midi dans les salles d'interrogation, avec des parents à moitié hystériques, à tel point que Jo avait pris la décision de les faire attendre dehors, pour qu'elle puisse parler aux enfants.

Ils n'avaient pas franchement avancé. Chacun avait décrit sa relation avec Roxanne et chacun avait avoué avoir joué un rôle dans son intimidation et très souvent sous la pression de Jack, l'ex de Roxanne, qui était le garçon le plus populaire de l'établissement.

Comme quoi, ce genre de compétition existait même dans les écoles privées.

Jo avait quand même du mal à choisir un coupable parmi tout ce monde et elle avait un peu de mal à les voir, surtout comme des meurtriers.

Ils étaient tous des crétins, ça il n'y avait pas à dire, mais ils ne semblaient pas responsables. En tout cas, à première vue.

Henry était de son avis, ainsi que Reece et Hanson.

Avant de quitter pour la journée, Henry déposa ses échantillons à la suite de ce qu'ils avaient déjà pour que l'analyse continue de se faire.

En croisant Lucas, ce dernier lui avait confié qu'il avait tout de même tenté de travailler manuellement, en mettant tous les composants à part sur une table, avec l'aide du microscope et d'un bouquin sur le pollen et les différents vernis produits, mais sans grand succès.

Henry lui avait dit que c'était une étape assez difficile même pour lui et qu'il mieux laisser la technologie faire, pour le coup.

Mais il l'avait félicité pour son travail et son assiduité.

Si cela continuait ainsi, d'ici quelques années Lucas serait un vrai légiste. C'était dans de tels moments qu'Henry se rendait compte à quel point la collaboration avec la NYPD, avait bénéficié à tout le monde.

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Après un dîner avec Abe et Henry et surtout un interminable baiser avec ce dernier, selon Abe, Jo rentra chez elle et promit à son petit ami d'être sur les chapeaux de roue dès le lendemain.

Il se trouvait que l'un des professeurs avait rapidement contacté Jo avant qu'elle ne quitte le 11 pour lui confier que Jack n'était pas venu en cours et ne comptait pas se présenter le lendemain. Selon sa sœur, il était « malade ». La détective n'y croyait pas trop, ils avaient tous fait le coup. Enfin, ils verraient bien ce qu'il en serait.

La famille de Jack habitait en plein centre-ville, à la limite de Times Square. Jo ne comprenait pas les gens qui pouvaient habiter dans un tel boucan, mais en voyant l'épaisseur du building ainsi que l'énorme mur qui l'entourait sur toute l'allée qui le précédait, Jo comprit qu'ils ne devaient certainement rien entendre des bruits alentour.

Surtout avec le double, voire le triple vitrage.

Hanson s'était joint à eux, car il en avait assez de rester enfermé et c'était pour lui l'occasion d'aller faire son tour à Philly juste après cette visite.

En prenant l'ascenseur, Jo lui demanda

- Tu es sûr que tu ne veux pas qu'on t'accompagne ?

Hanson fit un geste de la main

- Mais non, ça ira. Je m'en sortirais très bien. Et puis vous en faites quand même beaucoup tous les deux, donc je vais vous alléger.

Jo lui fit un sourire sincère et ne remarqua pas le regard complice entre lui et Henry.

L'appartement était le premier en sortant de l'ascenseur. Cela rappelait un peu à Jo quand elle était venue chez Isaac.

Elle secoua rapidement la tête pour oublier ces pensées.

Hanson frappa et une voix féminine leur répondit. Ils présumèrent que c'était la mère ou la sœur.

La porte sembla s'ouvrir au ralenti et une femme blonde leur fit face. Jo était au milieu des deux hommes et son visage s'assombrit.

« Hey Harlem ! T'as oublié ton déjeuner »

« On dirait pardon quand on veut passer… »

Elle revit dans sa chute dans les escaliers, le ricanement de cette peste, son poignet en souffrance, sa longue convalescence, ses notes en chute libre, littéralement; le cadavre de Roxanne, cette petite fille se faisant bousculer la veille…

Trop, c'était trop !

Ce même visage qui l'avait persécuté pendant près de trois mois, 20 ans avant… Il n'avait pas changé, il était toujours le même, reconnaissable entre mille, cette face de souris qui l'avait tant hanté.

Jo fut prise par l'énergie négative que lui procura ce désagréable souvenir. Elle ne put se contrôler et envoya son poing dans la figure de la jeune femme qui en perdit l'équilibre, faisant sursauter ses deux collègues.

- Jo ! Mais ? C'est quoi ton problème ? – cria Hanson – qui aida la jeune femme à se relever, qui elle se frottait la mâchoire.

Henry regarda la jeune femme blonde et regarda sa petite amie. Douce et calme de nature, il savait qu'elle n'aurait pas fait ça si elle n'avait pas eu une bonne raison. Alors il comprit immédiatement.

Jo cracha

- Ça fait du bien ! Il y a des années que je rêve de faire ça. C'était ma petite satisfaction du jour après toutes ces années.

La blonde qui était maintenant au bord des larmes regarda Jo qui avait désormais une bonne tête de plus qu'elle.

- Mais enfin qui êtes-vous ? Je ne vous connais pas et vous m'agressez ? – elle remarqua le badge au pantalon de Jo et lui lança un regard noir – NYPD hein ? Méfiez-vous que je n'aille pas porter plainte pour agression, à votre boss, si vous m'avez confondu avec quelqu'un d'autre.

Hanson ouvrit la bouche, mais Jo fit un pas en avant

- Kimberley White ?

La jeune femme resta de marbre. Jo fit un petit sourire.

- Ta petite face de connasse n'a pas changé. Tu ne te rappelles plus de moi, mais tu m'as persécuté pendant des mois à l'école Bamford il y a 20 ans. Détective Jo Martinez – elle insista bien sur son interpellation – tu avais l'habitude de m'appeler « Harlem ». Et tu m'as aussi poussé dans les escaliers… La mémoire te revient maintenant ?

Kim déglutit péniblement et regarda Jo de la tête aux pieds, semblant voir flou d'un seul coup.

- Euh… Tu… Tu es devenue flic ?

Jo ne fit que la regarder avec un sourire de vainqueur. Il semblait qu'elle faisait beaucoup moins la fière devant le morceau qu'était devenue Jo.

Henry ajouta d'un ton amusé

- À mon avis, vous allez devoir oublier la plainte contre elle.

Hanson la relâcha vivement comme s'il venait de se brûler et fit un pas en arrière, en grognant.

- On avait combien de chances de tomber sur elle ?

- Le monde est petit - répliqua Jo qui ne lâchait pas Kim du regard

Très mal à l'aise, elle leur demanda

- Et pour quelle raison vous êtes là ? Quand même pas pour me punir après toutes ces années ?

- Oh ! j'aurais tellement aimé ça. Les espèces de ton genre ne devraient même pas se reproduire.

Henry finit par prendre la parole avant que cela ne dégénère davantage.

- Nous sommes là pour parler à Jack. J'imagine que c'est votre petit frère.

Elle acquiesça, fuyant Jo du regard

- Oui… Pourquoi ?

Personne ne semblait en mesure d'arrêter Jo, qui continuait imperturbable.

- Il est considéré comme suspect dans une enquête de meurtre. On dirait qu'être de mauvaises personnes est courant dans la famille.

Henry posa délicatement sa main dans le bas du dos de Jo, en voyant le visage mortifié de Kim.

- Jo ! S'il te plaît ! Je sais à quel point tout ceci t'a affecté mais focus sur le présent, nous aurons besoin de ces réponses.

La jeune femme regarda Henry et tous les deux semblaient être dans leur bulle, oubliant le monde autour. Hanson avait tellement l'habitude de tenir la chandelle qu'il en profita pour regarder ses messages. Jo prit une profonde inspiration.

- Tu as raison ! Il faut que j'arrête de me laisser distraire.

Henry lui sourit et Hanson demanda

- On peut rentrer ?

Kim les laissa et Jo grommela un « ça ne change rien » en passant près d'elle.

En rentrant pour aller au salon, ils virent l'adolescent affalé dans le canapé avec une manette de jeu à la main.

Jo balança au tac au tac

- Vous n'avez pas l'air vraiment malade !

Jack sursauta en voyant le trio arriver et les badges de Jo et Hanson. Il se leva d'un bond, en beuglant.

- Non, mais sérieusement ? L'école a carrément appelé les flics ?

Ils froncèrent tous des sourcils

- Personne ne nous a appelés – répondit Hanson – on est venus de notre plein gré.

Jo le regarda suspicieusement

- Pourquoi ? Vous avez quelque chose à vous reprocher ?

- Non ! – sa réponse spontanée lui valut un regard de travers de la part d'Henry – enfin, ça dépend. Pour quoi ?

Sa sœur répondit d'une voix enrouée

- Ils sont ici pour enquêter sur un meurtre et ils veulent t'interroger !

À la minute où le mot « meurtre » avait été prononcé, il devint aussi blanc qu'un linge.

- Est-ce que c'est à propos de Roxanne ?

- Dans le mille – répondit la détective, d'une voix sarcastique

Le jeune homme commença à s'agiter dans tous les sens

- Écoutez, ce n'est pas moi… Je…

Hanson l'arrêta

- On se calme ! Déjà, avant de nous sortir une tartine d'excuses, on sait que vous êtes son ex et que vous pourrissiez sa réputation depuis que vous savez qu'elle n'est pas vraiment intéressée par les hommes.

Jo lança un regard à Kim qui craignait que la détective ne lui envoie accidentellement une balle.

- Euh je…. Je vais aller promener le chien.

Elle siffla et un petit carlin noir arriva tranquillement. Henry parvint à lire dans les yeux de Jo qu'elle plaignait le chien avec une telle famille.

Mais ils retinrent les poils noirs. Cependant, un carlin avait des poils courts donc il n'en perdait que très peu.

Enfin, tout ceci ne voulait sans doute rien dire.

Hanson avait commencé à interroger le jeune homme

- Donc, Jack ! Vous étiez le premier petit copain de Roxanne. Et quelques échos disent que vous avez fait pression sur elle, pour avoir des relations sexuelles.

Le jeune homme se défendit

- Bah ! c'est que ça devient courant pour rentrer dans le move.

Henry haussa un sourcil

- Vous aviez 14 ans !

Jack haussa des épaules

- On est précoces de nos jours !

Aucun des trois ne supportait ce genre de discours. Hanson ironisa.

- Je ne sais pas pour vous doc, mais si j'avais été béni d'avoir eu deux filles au lieu de deux garçons, bien que les règles s'appliquent pour eux également, et qu'elles reviendraient de l'école, alors qu'elles sont encore des enfants, en me disant qu'on essaie de les forcer à coucher, je ne donnerais pas cher de la peau du garçon

- Et de son pénis – ajouta Jo avec un regard sadique

Ils virent Jack tourner encore plus pâle. Henry approuva.

- Je n'ai pas d'enfants, mais si un jour j'ai une fille, rien ne dit que je ne devienne pas « Jack L'Éventreur » si un petit con essaie de la forcer à quoi que ce soit… N'est-ce pas, Jack ?

Jo se permit d'ajouter

- En plus, c'est un légiste. Donc le découpage d'organes, il s'y connaît !

Le jeune homme se sentait tellement menacé, qu'il en transpirait.

- Vous n'avez jamais été jeunes ! – maugréa-t-il

- À notre époque, on apprenait le respect et on avait le droit à quelques coups de ceinture si on foutait la honte sur sa famille – vociféra Jo

Jack ne trouva rien à redire et resta silencieux. Jo demanda, en prenant son calepin.

- Où étiez-vous avant-hier soir, entre minuit et 5h du matin ?

Il fit un geste évident

- Je dormais, probablement ! Comme la plupart des gens normaux.

- Quelqu'un peut le confirmer ? – demanda Henry qui se leva pour commencer à faire les 100 pas et faire jouer son sens de l'observation.

Jack fut distrait par le soudain mouvement d'Henry. Jo claqua ses doigts devant ses yeux.

- Ne le regardez pas ! Il est observateur. Laissez-le faire ce dont il a besoin ! Répondez plutôt à la question.

Jack regarda dans sa direction, mais dans ses yeux.

- Ma sœur ! Elle dort à côté !

Jo secoua la tête, en étouffant un rire

- Votre sœur est autant une peste que vous l'êtes. Trouvez autre chose ! Où sont vos parents ?

Il se gratta la tête

- En voyage d'affaires !

Classique ! Cela correspondait très souvent à un mensonge dans un cas sur trois.

- Donc ! – reprit Jo – à part votre sœur pas fiable, personne d'autre pour confirmer votre présence ici ?

Il allait répondre quand Henry qui était planté devant les caméras de surveillance se racla la gorge

- Qu'est ce qu'il y a ? Demanda nerveusement Hanson.

Jo se leva pour rejoindre son petit ami. Elle comprit ce qu'il voulait dire. Hanson était perdu. Jo regarda Jack.

- Pouvez-vous montrer la salle de bain au détective Hanson ? Il me disait avoir besoin d'un rafraîchissement sur la route en venant ici. On va vous quitter sous peu, vous avez répondu à nos questions.

Hanson comprit la manœuvre et se leva. Jack ne posa pas plus de questions, se disant qu'il s'en sortait plutôt bien.

Dès que les deux furent hors de vue, Jo se précipita sur les caméras.

- Tu crois que ça confirmera l'alibi de Jack si on les emprunte ?

Autant utiliser le langage d'Henry quand il s'agissait « d'emprunter ».

- Je pense que oui. Au pire, il y en a forcément pour l'ensemble de l'immeuble, mais à mon avis, on devrait prendre ces vidéos-là. Et autre chose…

Il se tourna vers le tapis d'entrée où étaient posées des chaussures.

- Sur ce tapis il y a de la terre dont la trace correspond aux chaussures de la benne. La taille est environ un 42. En regardant les pieds de Jack, j'ai constaté qu'il aurait plus un 40.

Jo essaya de raisonner

- Alors, peut-être qu'il couvre pour son père ?

Henry acquiesça

- Peut-être, mais sans rien d'autre, nous ne pourrons aller plus loin ! Commençons par les vidéos.

Jo se pencha pour essayer de débrancher le système de surveillance du salon, mais il y avait beaucoup trop de fils. Elle mit alors Lucas en Facetime, pour qu'elle puisse suivre ses directives.

Pendant qu'elle se hâtait à la tâche, Henry lui demanda

- Tu ne fais pas toutes ces choses illégales parce qu'on est chez la femme qui t'a cassé les pieds dans ton enfance ?

Jo le regarda d'un air indifférent

- Qu… Henry ! Ça n'a rien à voir. Je fais juste mon job ! Peu importe le passé qui m'unit à elle.

Elle sentit le regard d'Henry sur elle et même de Lucas à travers le cellulaire. Elle leva les yeux au ciel.

- Bon OK ! C'est ma petite vengeance perso.

Henry ouvrit la bouche, mais Jo l'arrêta d'une main

- Elle ne l'aura pas volé ! Et tu le sais !

Henry savait bien qu'elle avait raison et ce n'était pas comme s'il ne l'avait pas suggéré lui-même.

Après de longues minutes, Jo parvint à débrancher la caméra et la cacher sous son manteau juste au moment où Hanson et Jack revenaient. Jo força un sourire.

- Merci ! Jack, ne partez pas trop loin, on pourrait avoir besoin de vous !

Henry et Jo sortirent si rapidement que Hanson sut qu'ils avaient fait quelque chose de mal, mais il ne leur fit aucune réflexion lorsqu'ils lui expliquèrent la situation.


Jo et Hanson furent malheureusement appelés pour être jury de dernière minute dans une affaire dont ils avaient fait l'arrestation quelques années auparavant. De ce fait, Hanson dut reporter la visite chez Fanny. Cependant, on les avait assurés que le procès ne devait pas durer plus de toute l'après-midi.

Henry rentra au 11 et descendit à la morgue après avoir laissé les fichiers vidéo avec le département informatique qui s'occuperait de le prévenir si jamais leur potentiel suspect était pris à rentrer peu de temps après la mort de Roxanne.

Sachant que les résultats du pollen étaient toujours en cours d'analyse, Henry avait déjà donné toutes les directives concernant la victime. Il ne voulait pas rester à se tourner les pouces. Mais une idée lui vint. Il avait prévu de s'en occuper une fois l'affaire terminée, mais vu qu'Hanson et Jo étaient occupés au tribunal, il ne voyait rien de mal à s'en occuper de suite.

Après avoir remis sa fameuse écharpe et son manteau, il avança vers Lucas qui était en train de regarder le corps de Roxanne. Certainement à la recherche de quelque chose qu'il aurait souhaité voir plus tôt.

- Lucas !

Ce dernier sursauta et le regarda avec des yeux fuyants

- qu'est-ce que j'ai encore fait ?

Henry leva les yeux au ciel

- Rien du tout ! Je voulais te dire que je vais sortir un moment. J'ai une course à faire. Les analyses sont toujours en cours et les fichiers vidéo sont en train d'être lus à l'étage.

Lucas hocha la tête

- Okay ! Faites votre vie !

Henry lui fit un sourire sarcastique et commença à avancer vers l'ascenseur, mais revint rapidement sur ses pas.

- En fait, j'aurais un petit service à te demander.

Il obtenu rapidement l'attention du jeune homme qui lui fit un large sourire

- Oh ! Eh bien, je suis à l'écoute. De quoi avez-vous besoin ?

- Tu es plutôt doué en informatique et je n'ai pas envie de déranger les détectives, ils vont me dire d'aller me faire voir.

- Wow ! Si vous en êtes au point de dire ça, vous devez vraiment avoir besoin de passer inaperçu.

Henry se gratta mollement la tête et ressortit une photo prise avec un polaroid de sa poche. La même qu'ils avaient trouvée dans les anciennes photos de l'école, lors de leur fouille avec Jo.

Il la tendit à Lucas

- Qui est-ce ?

- Sur la droite, c'est Jo !

Lucas n'en crut pas ses yeux et dut regarder la photo sous tous les angles pour voir la seule chose qui permettait de la reconnaître : ses grands yeux foncés.

- Jo ? Eh ben dis donc je sais que la puberté nous atteint tous un moment ou un autre, mais dans son cas, elle s'est fait carrément écrasé par un rouleau compresseur. On ne la reconnaît même pas si ce n'est pour ses yeux.

Henry se pinça l'arête du nez

- Je sais ! Et elle le sait aussi. Mais ce n'est pas le sujet. En fait, la jeune fille que tu vois à côté d'elle était sa seule amie lorsqu'elle était à Bamford. Mais d'après ce qu'elle m'a dit, elle a déménagé très rapidement, au bout de même pas trois semaines de cours. Jo ne se rappelle ni de son nom, ni de prénom… Et elle a comme songé à tenter de la retrouver pour la remercier d'avoir été une amie dans cet enfer même si cela remonte à 20 ans… Donc j'aimerais que…

Lucas le coupa, en faisant un petit sourire en coin

- Que je retrouve la trace de cette jeune fille ?

Henry acquiesça. Lucas se craqua les doigts.

- Je suis vraiment content que vous ayez décidé de venir à moi plutôt que d'aller voir les détectives. C'est vrai que c'est un job plutôt pour eux. Mais mon deuxième prénom c'est FBI !

Henry haussa un sourcil réprobateur. Lucas se racla la gorge.

- Bon hum ! Oui ! Ne vous inquiétez pas doc, je retrouverais cette jeune fille et quand ça sera fait… Je vous préviendrais.

Henry fit un signe de tête. Il savait qu'il ne valait mieux pas interférer dans les affaires des autres, mais il avait bien vu la détresse de Jo sur son visage, il ne pouvait qu'imaginer les mauvais souvenirs que tout ceci faisait remonter.

- Bien ! Merci Lucas ! Je vais faire mon tour. S'il y a quelque chose de nouveau, appelle-moi.

Henry marcha rapidement vers l'ascenseur et rentra dedans. Lucas n'avait fait qu'acquiescer jusqu'à ce qu'il réalise ce que le légiste venait de dire.

- Attends ! quoi ? Mais comment il veut que je l'appelle ?

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Henry s'était rendu dans l'une des succursales du département de l'éducation des États-Unis, en centre-ville.

Un département qui comme son nom l'indiquait était responsable de gérer la plupart des écoles sur l'ensemble du territoire. Tenu par le ministère de l'Éducation. Le siège social étant situé à Washington, chaque État possédait une succursale d'où toutes les opérations courantes se passaient, comme pour le recrutement des professeurs, leurs remplacements, etc., etc.

Il connaissait l'inspecteur général de la ville de New York. En tout cas, il avait connu son arrière-grand-père et avait rendu visite plusieurs fois à ce nouvel inspecteur. Il savait que ce dernier l'avait dans ses bonnes mœurs alors il se disait qu'il pouvait tenter de lui suggérer quelque chose.

Il avait donné son nom à la réception. Au beau milieu de l'après-midi, il n'y avait pas grand-chose donc l'attente fut relativement courte, ce qui était une première.

Quand l'inspecteur le reçut et le reconnut, il fit un grand sourire

- Docteur Morgan ! C'est toujours un plaisir de vous recevoir. Prenez place, je vous prie.

Les deux hommes se firent rapidement une poignée de main chaleureuse.

- Alors ! Que me vaut cette visite cher Docteur Morgan ?

Henry sortit son plus beau et convaincant sourire.

- Monsieur Winters. En fait, je souhaiterais discuter de l'école privée Bamford, dans l'Upper East side. Je ne sais pas si vous avez eu écho de certaines formes d'intimidation ?

Winters semblait plutôt surpris de l'entendre

- De l'intimidation ? Dans l'une des plus réputées écoles privées de la ville ?

Henry aurait eu du mal à le croire lui-même si Jo ne lui en avait pas parlé et s'il n'y avait pas assisté directement… Et aussi l'affaire sur laquelle ils étaient; le prouvait.

- Oui ! La NYPD et moi-même travaillons actuellement sur une affaire assez fâcheuse dans laquelle une jeune fille a été retrouvée morte et apparemment elle aurait dans le temps subi pas mal de moqueries et de pression de la part de ses camarades.

Winters assimilait l'information et se mordilla l'intérieur de la joue

- Mince alors ! Je n'en ai jamais rien su. Si cela est si grave, il va falloir prendre des mesures.

Henry sourit. C'était la raison pour laquelle il était dans ce bureau.

- C'est le but de ma visite. Mais avant, si vous n'en avez jamais rien su, c'est que le directeur de l'école a toujours tout fait pour étouffer les affaires reliées à l'intimidation. Voyez, ma partenaire, la détective Martinez a été dans cette école pendant un semestre quand elle avait 11 ans et il a simplement ignoré le fait qu'elle se faisait bousculer… Elle a subi quelques insultes racistes autant par son côté hispanique que par le quartier d'où elle venait. Aujourd'hui, les choses ne se sont pas réglées et je crois qu'il est temps pour ce directeur d'être mis définitivement sur la touche.

Winters se frotta le menton

- Sans offense, mais votre partenaire a quoi, environ 30-32 ans ? Je ne sais pas si je peux faire quelque chose après tout ce temps.

- Non, je ne vous le demande pas; et elle non plus. Je le demande plutôt pour les étudiants de nos jours. Tout ceci continue, je l'ai vu de mes propres yeux et le directeur ne réagit toujours pas.

Henry savait que Winters était un homme très sérieux qui prenait l'éducation à cœur et il n'aimait pas les abus que certains pouvaient subir.

- Je vois ! Vous êtes un homme de parole donc je ne vais pas la mettre en doute. Mais faire un changement de directeur comme ça, au beau milieu du deuxième semestre, je ne sais pas quel bien cela ferait. Et je n'ai aucun candidat sur ma liste pour un seul poste de directeur en ce moment.

Winters perçut la petite lueur dans les yeux d'Henry

- Mais, vous, vous avez une idée, n'est-ce pas ?

- Il se pourrait que oui. Mais avant toute chose, ma partenaire m'a rapidement parlé d'une mise en place d'un programme pour lutter contre le harcèlement scolaire. J'ai rapidement noté tous les points et j'aimerais que vous le lisiez pour me dire votre avis.

Il tendit la feuille manuscrite à l'inspecteur. Cela le fit sourire. Henry était vraiment un homme classique, qui ne tapait rien à l'ordinateur.

Dans la feuille, des points étaient marqués expliquant en quoi cette mise en place serait importante pour l'éducation de tous.

Jo lui avait rapidement fait part de ses pensées après le déjeuner et il avait tout retenu. Parmi les points, on pouvait retrouver l'utilisation d'une boîte aux lettres virtuelle dans laquelle les élèves qui se faisaient harceler pouvaient dénoncer leurs mésaventures de façon anonyme.

Ils devaient également avoir un professeur en qu'ils pouvaient avoir confiance, qui ferait tout pour faire changer les choses et mettrait en garde le reste de ses classes.

Un autre cas, serait de soutenir la victime au mieux que possible et de sensibiliser tous les témoins présents pour avoir leur avis. Ensuite, trois professeurs bien placés seraient chargés de discuter à la fois avec la victime et le responsable de l'intimidation jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.

Et le dernier point serait d'apprendre à respecter les autres et de travailler sur leurs émotions et les valeurs qu'on pourrait leur apprendre. En dernier recours, si tous les points ne fonctionnaient pas et aucune solution n'était trouvée, l'école devrait se charger elle-même d'envoyer l'harceleur dans un établissement de recadrage.

Après sa lecture, Winters releva les yeux vers Henry

- Ce sont de très bons points. Je pense que toutes les écoles de la ville devraient mettre ça en place.

- C'est aussi mon avis ! Le harcèlement scolaire est terrible pour les enfants qui le subissent et malheureusement, le sujet est encore bien trop tabou comme s'il n'existait pas. Nous savons vous et moi, que nous ne vivons pas dans un monde où tout est beau et rose et entre eux, les enfants sont parfois très cruels.

- Mais ils ont également une meilleure compréhension du monde par rapport à un adulte et sont plus aptes à accepter de changer – ajouta Winters

Henry hocha lentement la tête. Winters déposa délicatement la liste sur un coin de son bureau.

- Je pense demander à ma secrétaire de me taper ça en plusieurs exemplaires pour les envoyer dans chaque établissement scolaire. Sinon, à qui pensez-vous qui pourrait être en mesure prendre la place de ce directeur incapable ?

Henry fit un large sourire

- À quelqu'un qui a du caractère et qui est en mesure de se faire respecter de tous, et appliquer des méthodes quand cela est nécessaire.

Winters le regarda curieusement et Henry ne lâcha pas son sourire et lui exposa donc son plan.

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Après sa visite chez l'inspecteur, Henry sentit une certaine satisfaction. À la fin de l'enquête, il irait rendre visite à la personne à laquelle il pensait pour prendre la place du directeur. Winters avait été très entrain à le faire remplacer au vu de ce qu'Henry lui avait raconté. Il ne tolérait pas de savoir que des enfants pouvaient être malmenés dans un endroit qui devrait favoriser l'apprentissage et où ils devraient se sentir en sécurité.

Il sortit paisiblement, dans les rues du centre-ville pour haler un taxi et repartir illico au 11 pour terminer les recherches, et vérifier si éventuellement il y avait de l'avancement au niveau des empreintes et des vidéos. Il se souvint avoir dit à Lucas de l'appeler, mais le jeune homme avait dû rester complètement pantois vu qu'il n'y avait aucun moyen de le joindre.

Il leva les yeux au ciel. Il refusait de se laisser endoctriner par toute cette technologie qui empêchait les gens de communiquer de manière traditionnelle, mais il se rendait bien compte qu'il s'agissait d'un outil qui était de plus en plus important, surtout dans la vie professionnelle qu'ils menaient.

Il passa à côté d'un célèbre magasin au logo de pomme et resta de longues minutes à observer les cellulaires à l'intérieur. Il détestait tout ceci, mais il était toujours surpris de voir avec quelle facilité il était capable de naviguer entre les menus lorsqu'il avait besoin de passer un coup de téléphone. Cependant, il n'avait encore jamais tenté de rédiger un SMS… Abe l'avait déjà taquiné plusieurs fois en disant que le connaissant il serait capable d'écrire trois pages de SMS avec ponctuation et majuscules juste parce qu'il était ainsi.

Il se mordilla l'intérieur de la joue. Pourquoi devait-il se retrouver devant un tel dilemme ? Avait-il vraiment envie d'acheter cette bêtise ou bien ce n'était que pour faire plaisir aux autres et éviter de leur chiper leur cellulaire à la moindre occasion ?

De plus, s'il mourait, le téléphone serait probablement perdu et ne resterait pas en place comme sa montre alors les 1000$ ou presque qu'il aurait investi dedans n'auraient servi à rien. L'une des principales raisons pour lesquelles il refusait d'investir dedans. Il se connaissait, et il n'avait tellement aucun instinct de survie qu'il craignait que le téléphone ne passe pas deux jours… Mais en même temps, le peu de temps qu'il avait gardé un cellulaire l'an passé, ce dernier avait fini dans la rivière, littéralement, mais pas à la suite d'une de ses morts… Mais de son propre gré, pensant pouvoir échapper à Adam et son harcèlement permanent.

Mais tout le monde avait sans doute raison, il devrait apprendre à vivre son temps et surtout qu'il sortait maintenant avec une femme du 21e siècle et elle lui avait déjà fait franchir un peu trop d'interdits à son goût. Il se disait que la prochaine étape serait de la bouffe industrielle sans qu'il en soit conscient.

Il fit un petit sourire en coin et s'apprêtait à rentrer dans le magasin quand dans le reflet de la vitre, derrière lui, il reconnut Jack, l'ex petit ami de Roxanne et le jeune homme à qui ils avaient rendu visite un peu plus tôt dans la journée.

Il fronça des sourcils. Bien sûr, il avait le droit de se balader en ville surtout qu'il était en plein cœur. Mais Henry se disait que si jamais il croisait un de ses professeurs, ils n'apprécieraient certainement pas de le voir tranquillement, sachant qu'il était censé être malade.

Si le jeune homme n'était pas parmi les suspects, Henry l'aurait laissé aller, mais en continuant de regarder à travers la vitre, il remarqua exactement la même paire de chaussures qu'ils avaient retrouvées dans la benne. En plus propre, plus clair, mais il s'agissait d'exactement la même. Cela devenait curieux. Peut-être que finalement Jack et son père avaient la même pointure ou la même paire de chaussures, mais la paire semblait correspondre à la pointure de Jack.

De plus, il agissait comme s'il était traqué et en disparaissant dans le métro, Henry le vit regarder à droite et à gauche.

Le légiste resta quelques minutes à danser d'un pied à l'autre en se demandant si oui ou non il fallait le suivre. Mais bien sûr, il n'avait besoin de l'accord de personne alors il se mit en route. Tant pis pour le téléphone, il n'y avait vraiment pas urgence.

Jack déambulait dans le hall de la station Lexington direction downtown Brooklyn. Henry essayait de ne pas le perdre de vue parmi tout le monde qui grouillait.

Finalement, il aurait peut-être dû considérer le téléphone. Il n'avait aucun moyen de contacter qui que ce soit, que ce soit Lucas, Jo ou Hanson, bien que ces deux-là étaient en audience et cela serait mal vu que de les déranger, mais il n'avait pas vraiment le choix.

Il resta à une distance raisonnable pour ne pas se faire remarquer de Jack et accéléra le pas lorsqu'il fut le quai, prêt à monter dans le wagon.

Henry rentra dans celui à côté et l'observa délicatement à travers la vitre. Il n'avait pas l'air nerveux, mais plutôt calme. Cependant, il prenait soin de toujours regarder autour de lui, certainement à la recherche d'un officier de police.

Jack descendit à la station Washington Square et Henry se demandait ce qu'il venait faire là.

Cela était sans doute une coïncidence et le jeune homme aurait tout simplement pu retrouver des camarades, mais au vu de son comportement, le légiste en doutait fortement.

Il le suivit toujours de loin, espérant ne pas se faire griller surtout peut être que Jack était armé et vraiment ce n'était pas le moment de se faire tuer.

Dans tous les cas, le jeune homme semblait savoir ce qu'il faisait. Henry n'était que concentré sur les chaussures qu'il portait. La similitude avec celles retrouvées près de la benne était bien trop évidente. S'il n'était pas responsable, sans doute qu'il était complice et ça devait être la raison pour laquelle il se retrouvait si loin de chez lui.

Le parc de Washington Square était connu pour sa réplique de l'Arc de Triomphe, à Paris. Il était bourré de monde en permanence, un peu comme Central Park, et Henry se demandait ce que le jeune homme pouvait bien trafiquer en plein public comme ça, mais bon, certaines personnes avaient juste un don.

Il s'installa près de la fontaine, non activée à cette période de l'année et tenta de rester subtile en regardant Jack tourner autour de l'Arc. Il y avait quelques policiers d'ici et là, mais ils ne regardaient pas dans sa direction.

Henry s'avança légèrement. Il craignait que le jeune homme ne pète un câble et ne commette un attentat. Il parvint à le repérer, accroupi en train de fouiller derrière l'une des colonnes de l'Arc. Il fronça des sourcils.

- Mais qu'est ce qu'il fabrique ? – murmura le légiste

Après plusieurs minutes au sol, Henry le vit attraper une petite boîte en métal, presque similaire à la fameuse boîte de pandore. Cette dernière était scellée par un cadenas. Il sortit une petite clé et l'ouvrit pour en vérifier le contenu. De sa position, Henry ne parvint pas à voir dedans, mais cela ne présageait rien de bon.

Sa petite magouille terminée, Jack rebroussa chemin avec la boîte qu'il fourra dans sa poche et accéléra le pas pour se diriger vers le quartier financier. Henry resta quelques minutes à tenter d'élaborer une théorie.

Il refit le tour du cadavre de Roxanne. Elle avait été retrouvée dans une salle de photographie, traumatisme crânien… Et le plus important était qu'il manquait…

Henry ferma les yeux et secoua la tête. L'annulaire. La bague de fiançailles qui devait avoir une certaine valeur… Qu'elle soit sentimentale ou monétaire.

La taille de la boîte était suffisante pour contenir les deux.

Il se hâta de suivre le jeune homme qui sans aucune surprise rentra dans la banque de Wall Street.

Bien sûr ! Sa famille devait posséder un coffre-fort dedans et il cacherait sans doute toutes les preuves. Personne n'aurait jamais pensé à aller fouiller dedans, sans en connaître l'existence.

Il était vraiment tenté de demander au jeune homme de le suivre, mais il n'avait aucune autorité pour ça et surtout aucune autorisation de le faire. Il n'était pas flic, même s'il continuait d'agir comme tel dans de nombreuses situations. Il passa sa main sur son visage. Son instinct ne le trahissait que très rarement et il était quasi sûr de ce qui se trouvait à l'intérieur de cette boîte. Mais est-ce que cela voulait vraiment dire que Jack était le responsable du meurtre de Roxanne ? Il n'aurait pu servir que de pion… Cependant, le port des chaussures lui mettait tout de même le doute.

Il grommela entre ses dents. Il avait repéré la salle où Jack s'était dirigé et le numéro de coffre-fort. Il nota tout ceci mentalement et hala un taxi rapidement.


Author's note: Les points du harcélement scolaire viennent d'une méthode qui s'appelle Kiva, adoptée par les Finlandais (enfin je ne peux pas vérifier l'authenticité de cette source, sachant que je l'ai lu sur un site de bricolage mais disons qu'il est tombé au bon moment, quand j'écrivais cette partie. Bref ce n'est qu'un détail, mais pour dire que j'ai repris ces points pour les inclure ici).