Merci pour vos reviews, je suis ravie que ça vous plaise, ainsi que cette nouvelle enquête inattendue. Ça va être long, j'espère que vous n'allez pas vous en lasser, comme moi un moment lol. Je suis obligée de faire des chapitres plus longs pour éviter de trop trop étendre parce que nous avons encore deux autres parties derrière. Donc, je m'excuse de vous envoyer des gros morceaux mais bon, au moins, ça enlèvera légèrement mon sadisme (mais pas trop quand même :p)
Bonne lecture
- Est-ce qu'on se tient sérieusement devant un Apple Store ? – demanda Jo, environ une heure plus tard, quand Henry lui avait demandé s'ils pouvaient aller en centre-ville avant de prendre leur journée.
Henry se gratta nerveusement la tête, en tenant la main de sa petite amie. Tout ce qu'il détestait se trouvait devant lui. La dernière fois qu'une telle idée lui était venue, il avait pu faire diversion et courir derrière leur suspect, mais les choses étaient bien différentes pour le coup.
Jo ne cessait de glousser à ses côtés
- Je commençais à peser le pour et le contre à investir dedans pour être honnête avec toi… Juste que je retardais toujours l'achat et que je me ravisais en me disant que je n'en avais pas du tout l'utilité.
Il leva les yeux au ciel. Si la situation ne le demandait pas, jamais il n'aurait pris la peine de toucher à un seul cellulaire, si ce n'était que pour emprunter celui des détectives.
Jo le poussa lentement avec son épaule
- Avoue qu'en réalité, tu n'en pouvais plus de mes coups de téléphone à la boutique et que tu avais besoin qu'on ait un peu plus d'intimité.
Elle bougea ses sourcils d'un air entendu. Henry secoua la tête, non sans esquisser un petit sourire en coin. En effet, il y aurait au moins un côté positif à tout ça.
- Tu es irrésistible Jo, donc j'imagine que oui, tu es peut-être une bonne partie qui me décide.
Jo se sentit toute flattée et ne lâcha pas ce sourire que le légiste aimait tant voir
- Je le savais.
Ils restèrent plantés devant la devanture pendant encore quelques secondes. Henry baisa rapidement la main de la détective et lui dit.
- Mais plus sérieusement, si on doit partir à l'autre bout de la Terre, il vaudrait mieux que je me procure cette horreur du 21e siècle… Sinon Abe va me tuer de toujours utiliser ton cellulaire ou celui de n'importe qui d'autre. Compte tenu de l'énorme décalage qu'on aura avec les États-Unis – il fit une pause, en grimaçant – je pense que c'est utile que j'en aie un.
Jo trouva son argument parfait. Elle n'aurait même pas eu à lui forcer la main. Quoi qu'elle lui eût répété en long, en large et en travers l'année passée. Éventuellement, elle avait fini par abandonner l'idée. Henry était et resterait un éternel classique. Elle était contente de le voir évoluer.
- Allez viens, on va voir quel modèle te convient. Tu auras certainement le tout dernier cri, tu seras même plus à la mode que moi, chanceux va.
Henry se retint de faire part de son commentaire. Cela signifiait certainement que le cellulaire posséderait des tas de fonctionnalités qui lui passaient carrément au-dessus.
Ils passèrent une bonne heure dans la boutique, Henry était indécis pour quelqu'un qui se fichait pas mal de posséder quelque chose qui était relié à la technologie.
Le vendeur lui expliquait toutes les fonctionnalités et Jo ne cessait de rire devant la tête déconfite de son petit ami.
N'y tenant plus, elle avait fini par envoyer une photo à Mike avec comme légende « Henry se met finalement à la mode » ce qui avait valu plusieurs points d'exclamation de la part de son ami.
Comme Jo l'avait dit, Henry avait eu le téléphone dernier cri. On lui avait expliqué qu'il fallait qu'il passe dans une boutique d'opérateur pour obtenir sa carte Sim et trouver le forfait qu'il lui conviendrait.
Et à peine ils eurent quitté le magasin que Jo l'entraîna quelques rues plus loin pour qu'il trouve son forfait.
- Tu ne perds vraiment pas de temps – haleta-t-il, ayant un peu de mal à suivre sa cadence
- On s'en va demain Henry, donc on ne va pas aller attendre qu'on soit en Australie pour te donner ton forfait. En plus, si je peux te donner un conseil, pour ta part, ça sera intéressant de prendre un supplément pour les données à l'étranger. Ni Mike, ni Lucas et moi ne pourrons utiliser nos téléphones sur nos données, sans faire exploser notre forfait ! Et le délai est trop juste pour demander l'ajout… Mais toi comme tu viens d'avoir ton téléphone, tu pourrais…
Elle refit le même regard qu'elle avait fait plus tôt… Ce regard auquel il ne savait pas dire non. Il se mordilla intérieurement les lèvres et se disait que cette femme finirait par le tuer pour de bon.
- Comme je n'y connais rien, je vais te faire confiance et si ça peut aider pour le séjour.
Jo lui fit une rapide bise sur la joue
- Je sais que le supplément n'est pas donné, mais honnêtement, je ne te l'aurais pas demandé si je te n'avais pas vu payer le téléphone en liasse de billets.
Henry fit un sourire crispé. Pour des raisons évidentes, il n'avait pas de carte de crédit. De ce fait, il procédait à l'ancienne en allant à la banque et retirant une somme assez importante chaque mois… Son conseiller avait toujours des sueurs froides à chaque fois, mais bon, le principal était que le légiste pouvait gérer ses factures. Et Jo avait raison, l'argent n'était pas un problème pour sa part, alors il pouvait se permettre des débordements.
Ils passèrent une autre heure dans le magasin à trouver le bon forfait, avec un vendeur qui n'arrêtait pas de leur coller au dos, alors qu'avec les explications de Jo, Henry comprenait davantage et se penchait plutôt vers ce qu'elle lui conseillait.
Il s'en sortit avec un forfait appels et textes illimités, 10Go de données internet à utiliser en dehors des zones wifi plus 6Go de données internationales. Jo était impressionnée, c'était bien le double de ce qu'elle possédait sur le sien.
Une fois le magasinage terminé, Henry regarda sa nouvelle acquisition et ne savait pas trop quoi en penser. Déjà, il ignorait le sort du téléphone si jamais un accident se produisait et dans son cas, il n'était jamais à l'abri de quoi que ce soit. Il espérait ne pas l'égarer lors de ses « renaissances ».
Jo le regarda avec plein d'amour dans les yeux
- Bon bah ça y est, tu rentres officiellement dans l'Ère moderne. Surtout, fais bien attention à ce téléphone. Il ne vaut peut-être pas autant que ta montre fétiche, mais il intéresserait sans doute beaucoup de monde donc évite de le laisser tomber derrière toi comme tu le fais avec la montre.
Henry continua d'observer le cellulaire presque aussi grand que sa main et acquiesça mollement
- Je vais faire de mon mieux. De plus, je risque de ne pas avoir le réflexe de me promener avec au début alors tu ne m'en voudras pas.
Jo lui prit la main pour qu'ils retournent à la voiture
- Mais non ! Je sais que de ce côté, tu as besoin d'un temps d'adaptation.
Une fois dans la voiture, Jo posa ses mains sur son volant et se sentit devenir cramoisie.
- Hum… Tu réalises qu'on va aller dans un autre pays ensemble… Ça serait presque comme notre premier voyage de couple… Si je puis dire. Même si on y va pas pour des vacances.
Elle n'osa pas le regarder et continua de fixer son volant. Un long silence était tombé entre eux au moment où la phrase avait franchi les lèvres de Jo.
Henry la regarda longuement. Il ouvrit la bouche et finit par sourire. Sa main glissa vers la cuisse de la jeune femme, ce qui lui provoqua des tonnes de décharges dans le corps.
Elle se mordilla la lèvre jusqu'au sang
- Ne t'inquiète pas Jo, je finirais par t'emmener à Paris.
Elle sentit des picotements dans des endroits de son corps, dont elle n'était pas sûre d'avoir connaissance.
La voix d'Henry était chaude et rauque, qu'elle pouvait parfaitement s'imaginer avec lui… Découvrant la capitale française d'une façon bien à eux. Cette image de se perdre avec lui et faire des choses qu'elle ne s'était plus autorisée à penser depuis Sean, n'avait cessé de la hanter depuis un an et il était vrai que maintenant plus jamais, ils semblaient proches de pouvoir réaliser ce rêve un jour.
Jo resserra des jambes, car ces picotements descendirent à un endroit précis.
- J'ai hâte de voir ce jour arriver – murmura-t-elle d'une voix à moitié cassée
Henry la dévora des yeux, à la même manière dont il l'avait fait lorsqu'ils avaient flirté à l'hôpital durant l'affaire de Sylvia.
- Et moi donc ! Mais tu as raison, on pourra peut-être le considérer comme un aperçu de ce qui pourrait nous attendre plus tard.
Jo crut qu'elle allait défaillir tellement son désir pour Henry ne cessait d'augmenter. Il se pencha vers elle et lui donna un langoureux baiser et tous les deux, eurent bien du mal à garder leurs mains pour eux. Ce fut à bout de souffle qu'ils se relâchèrent et le fait que Jo se rappela qu'ils étaient garés au beau milieu de Times Square.
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- Ohoh ! Comme ça toi et Henry vous allez vous prendre des petites vacances à l'autre bout du monde ?
Jo soupira, tout en regardant dans sa garde-robe. Elle était au téléphone avec Clara, un peu plus tard cette journée-là. Enfin, plutôt le cellulaire était posé sur le lit, sur haut-parleur, tandis que la jeune femme choisissait les vêtements qu'elle allait apporter, sans en faire trop. Ce n'était pas les vacances.
- Ce ne sont pas des vacances Cla. On y va pour le travail. Et on aura Lucas et Mike avec nous. On sera loin d'être seuls et à mon avis, ça ne sera pas si reposant non plus.
Si seulement Jo pouvait voir la tête de sa sœur à cet instant, elle comprendrait d'où elle tirait certaines de ses mimiques.
- Ça reste que vous ne devriez pas vous priver d'en profiter un peu quand même ma chérie. Est-ce que depuis que vous sortez ensemble, tu peux me dire si toi et Henry vous avez vraiment eu un week-end à vous ou ne serait-ce qu'une journée sans que le travail vienne interférer ?
Jo ouvrit la bouche, mais ne sut quoi répondre. Elle se laissa tomber sur le rebord du lit, au beau milieu des sous-vêtements qu'elle avait mis bien en évidence, en se frottant énergiquement le visage.
Elle marmonna à moitié
- Oui, bon… Certes. Le travail prend tout notre temps. Un peu comme à l'époque où j'étais avec Sean…
Il y eut un long silence suivant cette phrase. Clara de l'autre côté de la ligne se pinça fortement les lèvres. Il était vrai que Jo lui avait parlé des tas de projets avec Sean, des projets qu'ils n'avaient jamais eu le temps de réaliser à cause de leur boulot très prenant.
Clara se racla la gorge
- Oui enfin, ne te laisse pas trop submerger par le travail cette fois. Profite d'être avec Henry. Je sais que vous y allez pour une mission, mais si vous avez l'occasion, prenez-vous des moments à vous deux. Et ne laisse pas Mike et l'autre imbécile vous marcher sur les pieds sinon c'est moi qui vais venir les corriger.
Jo éclata de rire. Sa sœur était bel et bien comme leur mère.
- Ma relation avec Henry est encore fraîche, mais je pense que lui et moi, on a certains projets qu'on aimerait voir aboutir si ça dure.
Clara soupira bruyamment
- Mais ça aboutira ma grande. Je vous ai bien vu tous les deux. Tout le monde le voit. Il faut vraiment être débile pour ne pas le remarquer. Vous vous êtes bien trouvés, donc profitez de chaque instant ensemble, c'est important.
Jo sentit son visage prendre la couleur d'une pomme bien mûre. Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne sentait pas cette connexion entre eux. Elle avait été évidente depuis le début.
Elle avait espoir que cette relation deviendrait ce qu'elle n'avait pas pu construire avec Sean. Bien sûr, Henry était le parfait opposé de son défunt mari, mais le but n'était pas de trouver quelqu'un qui lui ressemblait. Bien que d'origine ce fut exactement ce qu'elle faisait après sa mort ! Cherchant des hommes qui lui ressemblaient physiquement. Heureusement, elle avait réussi à passer au-dessus de ça désormais, et tout ça grâce à un certain légiste. Elle se féliciterait toujours d'être rentré dans sa morgue ce 21 septembre 2014.
- Tu as raison. Ma vie a pris un autre tournant depuis qu'il en fait partie. Qui sait où je serais maintenant si je ne l'avais pas rencontré ?
Clara fit de grands gestes avec ses mains
- Ne pense pas à ça Jo ! Tu es avec un homme formidable et bon sang qu'il s'occupe bien de toi. Donc comme je te l'ai dit, il faut profiter. Et ne te plonge pas trop dans le travail quand même…
- Entendu !
Clara regarda ses petites têtes qui s'amusaient dehors avec leur père. Ce tableau un jour deviendrait également celui de sa sœur.
- Tu as prévenu maman au fait ?
Jo fit une longue grimace en attrapant un morceau de tissu qui était supposé être un maillot de bain et elle se demandait en quel honneur porterait-elle une telle horreur.
- Je lui en parlerais rapidement. Toi tu peux te contenir, mais maman est une vraie folle, on le sait parfaitement. Imagine les grossièretés qu'elle va me dire – Jo imagina déjà sa mère en train de sauter à moitié sur le canapé du salon et effrayant tout le voisinage – donc je vais devoir lui expliquer calmement que ce n'est pas pour les vacances, mais bon, j'imagine que ça ne changera rien.
Clara pouvait également imaginer sa mère et taquina sa petite sœur
- Elle va certainement te dire qu'elle risque de te voir revenir avec un polichinelle dans le tiroir.
Jo leva les yeux au ciel
- Ne t'y mets pas non plus !
Les deux sœurs partagèrent un bon moment à rire et parler un peu de tout et n'importe quoi. Il semblait qu'elles étaient devenues d'autant plus proches qu'autrefois, avec toute l'histoire de Luis, le fait que Jo se confiait un peu plus et était honnêtement bien plus rayonnante que ces dernières années où Clara voyait sa sœur broyer continuellement du noir. Elle avait changé et c'était pour le mieux.
- Comment ça se passe à l'école ? Tu as dit à tes élèves qu'à la rentrée prochaine, tu ne seras plus au collège ?
- Oui ! Beaucoup espéraient me retrouver. De base, c'était ce qui était prévu. Mais grâce à ton petit copain, je me retrouve avec un poste de haut niveau. Julio était vraiment heureux en apprenant tout ça.
Jo fit un petit sourire
- Ça t'allégera un peu, surtout avec les deux petits monstres !
Jo continuait de regarder ce maillot qu'elle n'avait pas eu le souvenir d'acheter. Jamais de la vie, elle n'aurait mis si peu sur son dos.
- Au fait, il y a comme un goût de frustration dans ta voix – avoua Clara
Jo se demandait comment sa sœur faisait pour lire en elle comme ça. Mais elle avait eu le temps de pratiquer et encore plus maintenant qu'elle était maman.
- C'est juste que… Le lieutenant nous a dit d'amener notre maillot… Comme tu l'as dit, on aura certainement des moments de break.
- Il fait quelle température à Perth en ce moment ?
Jo regarda vite fait sur son cellulaire
- L'hiver approche, mais il fait un peu près 25-30C la journée, donc je pense que ça devrait aller.
- Oh ça va, ça va changer du climat New Yorkais. Quel est le problème avec le maillot ?
Jo regarda le morceau de ficelle, en se retenant de ne pas régurgiter. Même les cadavres dont s'occupait Henry ne lui faisaient pas tourner de l'œil ainsi.
- Je ne sais pas. Ça ne couvre pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout. Je ne sais même pas d'où ça sort, je n'ai pas le souvenir d'avoir acheté un truc comme ça dans ma vie.
Clara resta silencieuse quelques minutes avant de rigoler
- Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?
- Je pense que je vois de quel maillot il s'agit. Tu ne te rappelles pas, il y a quelques années, lors de ton anniversaire, maman et moi on s'était cotisé pour t'offrir ça, c'était censé être fait pour séduire Sean pendant la lune de miel.
Jo secoua la tête. Elle avait vraiment une famille de timbrés.
- C'était donc ça. Eh bien ! il ne m'a jamais servi. De plus, je n'ai pas la plastique pour ça, c'est du n'importe quoi.
Clara gloussa
- Je suis certaine qu'Henry ne serait pas d'accord avec toi.
- Peu importe ! Donc, il faut que j'aille m'acheter un maillot un peu plus décent. Je veux dire, j'en ai un que j'utilise pour la piscine, mais il n'a rien d'extra. Là, je veux dire, je veux me laisser un peu plus aller, mais pas à ce point.
- Comme tu veux, mais tu rates l'occasion de faire baver ton légiste.
Jo se disait qu'elle n'avait vraiment pas besoin de tout ça pour le séduire, vu la manière dont il la dévorait constamment des yeux.
- Ne t'inquiète pas, il y a d'autres moyens. Mon sang hispanique n'est pas là pour rien.
Dans des moments comme ça, Clara reconnaissait bien sa petite sœur.
- Bon ! Amuse-toi alors. Ne faites pas trop de bêtises et j'espère que vous allez résoudre ce mystère. Bon courage avec le décalage, il est de combien encore ?
Jo n'en avait aucune idée. C'était le genre de question qu'il fallait poser à Henry. Mais Google était son ami.
- 12 heures de plus. Wow ! Il va nous falloir des jours avant de nous en remettre, surtout que le voyage sera long, d'après l'itinéraire que je viens de recevoir sur mon ordinateur.
Reece avait envoyé à tout le monde un mail (sauf à Henry qui aurait le mail sur l'ordinateur d'Abe, même si le légiste venait d'acheter un téléphone, il avait encore beaucoup à faire), qui récapitulait leur long périple jusqu'en Australie.
Ils décollaient à 7h de JFK et à 10h30(heure locale, comptant les trois heures en moins de la côte ouest), ils devaient atterrir à LAX, l'aéroport de Los Angeles pour une longue escale d'une dizaine d'heures. Jo souffla, ils n'allaient pas passer la journée dans un aéroport, donc elle espérait qu'ils pourraient prendre un peu l'air dehors si besoin, c'était une longue attente.
Et à 21h30, ils décolleraient pour un voyage d'une durée de 15h jusqu'à Sydney. Ils devaient arriver à 6h30, mais pas le lendemain, deux jours après à cause du décalage. Ils avaient ensuite une escale de 3h, avant de reprendre un vol à 9h30 pour arriver sur Perth à 12h30 heure locale.
Jo venait de récapituler tout ceci à sa sœur qui resta de marbre devant son cellulaire.
- Eh ben ! dis donc. J'espère bien que ce gros voyage vaudra le coût.
- Je l'espère aussi. Franchement pour quelqu'un qui n'est jamais allé ailleurs qu'au Mexique, je trouve que pour un vrai voyage, je commence fort. Et tout ça a été si rapide.
- Ça va bien se passer ma belle. Ne t'inquiète pas. Mais j'imagine le prix de base, tu dois être contente que tout soit couvert par la NYPD.
Jo rigola nerveusement
- T'as pas idée ! Mon petit salaire de flic ne couvrirait même pas le voyage aller donc merci, mais non merci.
Des cris se firent entendre. Sacha et Ana devaient avoir faim.
- Olà ! Il va falloir que je te laisse petite sœur, ça commence à crier, c'est bientôt l'heure de manger et je pense qu'un bon bain ne leur fera pas de mal. Je vois Julio en train de désespérer. Bon voyage ma chérie ! Essaie de m'envoyer un texto si tu peux quand tu es arrivée.
- Oui, je vais faire de mon mieux. Il y aura certainement du wifi à l'hôtel. Bonne soirée Cla ! On se retrouve très vite !
Les deux femmes raccrochèrent et Jo regarda sa valise qu'elle n'avait pas du tout faite, prise dans sa conversation avec sa sœur.
Elle se releva mollement et attrapa quelques vêtements d'été d'ici et là, des tenues de travail et le nécessaire. Cela ne servait à rien de remplir la valise, ce n'était pas des vacances.
Jo continuait de se répéter ceci, mais en réalité, il y avait tout de même un certain goût de plein air.
Elle regarda l'heure. Le centre commercial était encore ouvert, elle pouvait trouver un maillot de bain rapidement avant la fermeture et parce qu'elle n'avait aucunement envie d'aller en acheter un à l'aéroport ou une fois sur place, ils auraient sans doute d'autres priorités.
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- Donc vous allez tous faire trempette et bronzette en Australie ? – demanda Abe, pendant qu'Henry préparait également ses affaires, en se demandant si cela valait la peine de mettre des choses dont il n'aurait sans doute pas besoin.
- C'est à peu près ça. Mais ce ne sont pas des vacances.
Abe leva les yeux au ciel
- Ouais bah c'est ça ! C'est ce qu'on dit. Vous n'allez pas manquer d'en profiter, pendant que d'autres vont être pris dans la grisaille de New York.
Henry lui lança son regard de père qui n'approuve pas. Abe croisa ses bras.
- Inutile de me regarder comme ça.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Ça ne tient pas qu'à nous. C'est vrai que c'est rapide, mais bon si on peut donner un coup de main.
Abe bougonna dans sa barbe et demanda
- Tu crois qu'ils vont réussir à survivre sans vous tous ici ?
Henry gesticula dans tous les sens, en faisant des va et viens vers son armoire et sa valise
- Mais oui ! Ils parvenaient parfaitement bien à gérer avant que je travaille avec eux. Je ne vois pas pourquoi ça changerait. On ne part que cinq semaines.
Abe ne savait pas si son père se rendait compte des paroles qu'il prononçait.
- Tu sais, Hanson me disait qu'avant de travailler avec toi, ils avaient du mal à classer les affaires donc bon… C'est bien pour une raison si tu es un élément dont ils ont besoin désormais.
Henry en était bien conscient, mais il y avait toute une équipe de détectives. Le Dr Vaughn était également un bon légiste. Il valait mieux lui que ce charlatan de Washington, que d'ailleurs Reece avait fini par mettre à la porte.
- Ils vont gérer ! Comme je te l'ai dit, ce n'était pas comme si on partait pour toujours.
Abe connaissait la tendance d'Henry à toujours vouloir fuir. Il pourrait décider de rester pour le reste de sa longue vie dans un endroit tropical.
Enfin, il espérait qu'il aurait plus de jugeote que ça. Il pensa alors à Lucas.
- En tout cas, je te prierais de faire attention à tes petites baignades improvisées. Lucas n'aura pas que ça à faire de te repêcher. Tu mets déjà un poids sur ses épaules, mais je ne sais vraiment pas comment tu vas gérer le fait que dans le groupe, il soit le seul à être au courant de ton secret.
Henry se mordilla machinalement les lèvres
- Je sais ! Il est déjà assez nerveux lorsque Jo se trouve dans la même pièce que nous. Mais je ferais attention et je lui dirais de ne rien laisser échapper même pour plaisanter.
Abe rigola
- De toute façon, avec un sceptique comme Hanson, il pourrait continuer de plaisanter dessus qu'il ne ferait que le regarder de travers.
Henry se rappelait encore de l'an passé à Noël, après toutes les magouilles d'Adam pour faire croire à Henry que Clark Walker était l'homme qui le harcelait depuis des mois… La réaction d'Hanson quand il avait mentionné le fait que son ennemi se croyait immortel, avait été digne d'une parodie. Alors que d'un autre côté, Jo n'avait jamais cligné des yeux. Se doutait-elle déjà de quelque chose ? Henry n'y avait jamais vraiment porté attention, mais maintenant qu'il y pensait…
La voix d'Abe le ramena sur Terre
- Tu es déjà partie en Australie, j'imagine ?
Henry acquiesça lentement
- Il y a bien longtemps. Je suis persuadé qu'ils étaient encore loin de construire des buildings. Ça a dû bien changé depuis, mais en même temps…
Abe acheva pour lui
- L'histoire se répète. Je sais, vu et entendu cinquante fois avec toi.
- Je suis vieux Abe, j'ai tendance à radoter.
Abe haussa un sourcil en forme de V. Henry se retint de rire
- C'est ça. Vieux… Je sais que t'as plus de deux siècles, mais ça ne vient pas avec toute la panoplie que nous vrais vieillards subissons donc si tu pouvais la mettre en sourdine hein.
Henry se retourna vers sa valise en faisant un petit sourire en coin. Il ne se laisserait jamais d'embêter son fils. Peu importe son âge.
Il finit par demander, un peu inquiet
- Mais toi ça ira ? Tu sais, je n'aime pas trop te laisser tout seul comme ça, surtout pendant tout ce temps.
Abe souffla
- Henry ! Je sais que tu ne m'as jamais lâché la grappe depuis des années, mais pour cinq semaines, je pense que je peux survivre. Et puis avec la petite, je doute que ce soit la dernière fois que je te vois prendre ton envol. Donc ça ira. J'ai Fawn et il y aura le lieutenant Reece qui sera là, donc si jamais ça ne va pas, je peux toujours leur passer un coup de fil. Je ne suis pas seul, ne t'inquiète pas pour ça.
Depuis son opération, Henry se faisait un peu plus de mouron pour son fils. Il savait qu'il profitait de chaque instant de la vie, mais bon, cela n'empêchait pas le père qu'il était de s'inquiéter, peut-être plus que la normale. Abe avait beau lui répéter qu'il allait bien, plus en forme que jamais, il avait bien du mal à s'y faire.
Il n'était pas le seul à se faire du souci, Jo prenait très à cœur la santé d'Abe, ce qui réchauffait pas mal le cœur des deux hommes. Elle avait toujours été attentionnée envers le vieil homme, et ce depuis le premier jour. Sans compter les moments où elle se prenait elle-même pour sa mère. Abe fit un petit sourire. Il n'était pas sorti de l'auberge avec deux têtes dures comme Jo et Henry.
Il donna une tape amicale à son père
- Toi, tu ferais mieux de bien profiter de ton temps avec ta chérie.
Henry ouvrit la bouche
- Je sais, ce n'est pas les vacances, mais vous n'allez pas non plus bosser sept jours sur sept, vous aurez forcément du répit. Surtout si votre but pour l'instant est d'observer avant de tirer des conclusions.
Henry approuva. Il n'allait pas se gêner pour tenter d'avoir un ou plusieurs moments seuls avec Jo. Ce que vraiment il n'avait pas vraiment eu depuis le début de leur relation. Leur boulot était vraiment prenant.
Il s'assit sur le rebord du lit et regarda son fils
- Tu sais, Jo et moi on a rapidement parlé de partir à Paris quand tout sera plus calme…
Abe fut ravi de l'entendre dire. Bon certes il n'avait pas choisi le meilleur timing du monde lorsqu'il avait débarqué pour donner des nouvelles à propos d'Abigail alors que Jo allait probablement avouer ses sentiments à Henry.
Mais depuis, Henry lui avait expliqué un peu ce soir-là et Abe les encourageait à franchir le pas, mais bien sûr pour emmener sa belle dans la capitale la plus romantique du monde, il fallait qu'elle sache tout de lui.
- Tant mieux, ça me fait plaisir de voir que vous avez déjà des projets.
Henry n'en pensait pas moindre. Il savait que Jo était celle avec qui il bâtirait une nouvelle vie, il pouvait simplement le sentir, mais il savait ce qu'il lui restait à faire avant que tout ne soit vraiment exclusif.
- Et aussi, enfin, je suis content que tu aies ton propre téléphone. Il était temps d'évoluer. J'en pouvais plus de recevoir tous les messages de tout le monde via le mien. Ou encore sur ma boîte mail. Ils ont envoyé l'itinéraire pour le voyage. Dès que tu as un temps, créer toi une adresse mail. Avec les trois jeunes, tu n'auras aucun mal à trouver quelqu'un pour te donner un coup de main.
Henry ne pensait pas évoluer si vite après l'achat de son téléphone, mais il savait que son fils avait raison. Il fallait certainement bien vivre avec son temps.
- Bref, tu me tiendras au courant de comment ça se passe. Et rapporte-moi quelques souvenirs si tu peux. Je sais que les douanes sont très strictes en Australie.
- Je ferais ce que je peux – assura Henry, qui n'avait jamais manqué de ramener des souvenirs à son fils lorsque cela était nécessaire.
Il ferma sa valise. Il rajouterait ce qui manquerait dedans, le lendemain. Il baisa la tête de son fils.
- Au fait, vous y allez comment à l'aéroport ? Parce que sinon je peux déposer tout le monde.
- Un taxi a été prévenu pour nous prendre tous directement chez nous donc c'est gentil de te proposer, mais on aura tout ce qu'il faut.
Henry serait le dernier ou l'avant-dernier puisque le chemin de l'aéroport se trouvait sur sa route et il était celui qui était le plus près.
Avec la précipitation du départ et l'heure matinale de leur embarquement, comme prévu la NYPD prenait en charge les transports au complet.
De ce fait, un taxi se chargea de récupérer tout ce beau monde. Jo habitant le plus loin fut donc la première à être récupérée à son plus grand dam, car cela lui avait valu un réveil brutal à 3h30 du matin. Le taxi l'avait récupéré aux alentours de 4h. Mike habitant vers River Side dans l'Upper West side, fut le suivant et enfin Henry puis Lucas, qui habitait du côté de Brooklyn donc un peu plus proche qu'Henry en termes de distance de l'aéroport.
Ils furent à JFK vers 5h15 et partirent directement s'enregistrer.
L'avantage était qu'ils n'avaient pas besoin de récupérer leurs bagages à LAX. Le transfert se ferait automatiquement jusqu'à Sydney. De là, ils n'auraient d'autres choix que de les reprendre sur pour un nouvel enregistrement sur Perth.
Mais ils avaient bien le temps d'y penser.
D'ailleurs, Jo fit remarquer en bougonnant et bâillant à s'en décrocher la mâchoire
- Quand je pense à la longueur de ce voyage, j'en ai déjà la migraine.
Henry pouffa et lui fit une bise sur le front
- Ne t'inquiète pas ! Tout ceci se passera plus vite qu'on ne le croit.
Jo espérait qu'il avait raison. C'était déjà suffisamment galère comme ça.
Une fois leurs valises envoyées en soute, ils passèrent à l'embarquement directement. Le plein jour de semaine, l'heure et la période de l'année faisaient que le vol devait être plein à tout juste 40% de sa capacité actuelle.
Donc naturellement, ils furent rapidement en salle d'embarquement.
Jo annonça
- Je n'ai pas eu le temps de prendre mon café ce matin. On se fait une petite mise en forme avant le décollage ?
Personne n'avait pris le temps de déjeuner et il était beaucoup trop tôt pour le faire. Mais un café semblait convenir à tout le monde.
Évidemment, pendant ce moment, Lucas ne put contenir sa joie.
- Je suis vraiment excité de faire partie de cette nouvelle aventure avec vous les gars ! Ça va être dément !
- Oui, enfin, Lucas ! N'oublie pas que nous avons un objectif et que ce n'est pas pour du tourisme – rabroua Henry.
Lucas leva des épaules
- Je sais ! Mais de temps en temps. Et je ne m'attendais pas à ce qu'on me demande d'être de la partie.
Jo leva les yeux
- Je te l'ai dit. Tu es trop dur envers toi-même. Reece voit ton potentiel, et tu es indispensable à Henry.
Elle fit un clin d'œil à son petit ami qui lui fit comprendre de ne pas lui lancer autant de fleurs ou ils n'auraient pas fini d'en entendre parler. Lucas fit un large sourire.
- C'est vrai. Je ne peux pas le renier.
Hanson le regarda d'un air blasé
- Pour ma part, ça me fait des vacances. Karen m'a regardé de travers toute la soirée, mais loin de ces espèces qui me servent de fils, je suis, mieux je me porte.
Il déclencha l'hilarité générale. Tout le monde savait que Donnie et Matt étaient des phénomènes, mais pas forcément dans le bon sens du terme.
Lucas demanda alors
- Comment vous croyez que toute cette affaire va se passer avec trois suspects en vue ? Et c'est vraiment bizarre que les autorités australiennes ne fassent pas plus un cas avec ça.
Henry acquiesça
- J'imagine qu'ils doivent avoir leurs raisons. Mais je ne peux pas les blâmer. Si la victime n'était pas résidente chez eux, ils ont certainement beaucoup trop à faire. Le crime n'est pas tant élevé là où on va donc ils ne sont sans doute pas aussi efficaces que nous ici, aux États-Unis.
Jo continua de bâiller. Ce long voyage allait promettre. Elle savait d'ores et déjà qu'elle allait être explosée une fois sur place.
Elle hocha doucement la tête, en se frottant les yeux. Henry la trouva adorable avec sa petite bouille matinale.
- Mais Reece a ses raisons de nous envoyer là-bas. Je me dis que c'est aussi une excuse pour se débarrasser de nous parce qu'on a eu des cas cette année chez nous. Mais je suis contente de savoir que notre réputation se fait entendre outre-mer. Je ne me fais aucun souci qu'on résoudra ce mystère avec notre atout.
Elle ne put cacher ses yeux amoureux en regardant longuement Henry, qui répondit à son sourire. Hanson et Lucas se regardèrent et tentèrent de faire abstraction du fait qu'ils allaient se coltiner le couple pendant un mois et qu'ils allaient sans doute entendre des choses dont ils se passeraient bien.
Jo et Henry pensaient à la même chose, tout en continuant de se regarder. Ce premier voyage ensemble allait certainement être un nouveau tournant dans leur relation.
Vers 6h45, les annonces d'embarquement commencèrent et nos quatre amis ne furent pas longs à être appelés.
Ils étaient un peu entre le devant et le milieu de l'appareil et pour ce premier voyage, ils avaient une rangée où ils étaient tous les quatre.
Ce premier vol se passa dans la tranquillité, et sans embûches. Le ciel était calme et ils n'eurent pas de turbulences.
Ils furent à L.A à 10h30, heure de la côte ouest. Et ce fut là que la longue attente commençait.
Ils se regardèrent.
- Bon ! Qu'est-ce qu'on fait ? – demanda Hanson – on ne va tout de même pas rester enfermés pendant une journée ?
- Mais est-ce qu'on a le droit de sortir ? – ajouta Lucas
Henry regardait le reflet du soleil sur le tarmac. Ils étaient en salle de correspondance, mais il était vrai que l'attente serait longue.
Henry savait que normalement, ils ne pouvaient quitter l'aéroport, sauf si vraiment cela était nécessaire. Jo dit tout haut ce qu'il pensait tout bas.
- Je sais que Mike et moi n'avons pas d'autorité ici, mais on peut quand même aviser le personnel que nous avons un très long voyage avec deux avions, dans le cas d'une enquête criminelle et que…
Henry acheva sa phrase
- Et qu'on ne va pas passer toute la journée à attendre
Jo fit un petit sourire en coin
- Je savais bien que tu pensais comme moi.
Il répondit à son sourire avec ce regard aguicheur qui la faisait tant fondre. Hanson les coupa avant qu'ils ne se croient seuls.
- Bon ! Ça va ! Gardez vos mains pour vous, on en voit assez comme ça.
Il eut le droit à un regard sarcastique du couple. Il reprit.
- Je suis d'accord avec toi cependant, Jo. Il n'y a que comme ça qu'on peut obtenir gain de cause.
Ils discutèrent ou plutôt argumentèrent pendant quelques minutes avec les vigiles, mais éventuellement on leur autorisa la sortie. Ils ne pouvaient pas trop s'éloigner, mais Henry suggéra.
- On peut faire une balade sur l'avenue du Dockweiller Beach. On ne peut pas y aller à pied, mais je paye le taxi, cela va sans dire.
Chacun pensait à quel point ils étaient chanceux d'avoir un tel cerveau dans la bande
- Est-ce que c'est loin ? – demanda Jo
Henry secoua la tête
- À mon souvenir, c'est environ 7 min en voiture donc on devrait être large.
Jo regarda les deux autres pour avoir leur confirmation. Lucas regarda Hanson.
- Alors, qu'est-ce que vous en dites ?
Il haussa des épaules
- On va passer un mois entouré de la mer, mais pourquoi pas ? Ça va nous changer de notre temps dégueu.
Grâce à la bonne foi d'Henry, ils prirent un taxi pour se rendre au Dockweiller Beach.
Comme l'avait souligné Mike, cela changeait de leur temps New Yorkais.
Il semblait qu'ils allaient être grandement dépaysés une fois à l'autre bout de la Terre.
Ils passèrent donc la journée à respirer l'air marin, faire des tours dans les boutiques du bord de mer, manger un morceau et se détendre un peu sur le sable blanc.
Jo et Henry s'étaient baladés main dans la main pendant que Lucas et Hanson s'enjaillaient dans un bar sportif.
Henry aimait à raconter ses petites histoires sur la vie avant la ville actuelle. Jo l'écoutait à demi, mi-frustrée-mi-amusée. Elle se disait que marcher avec Henry serait bien fade s'il ne jouait pas les historiens. Elle avait hâte de voir ce que cela donnerait à Paris.
De ce fait, à ne pas rester enfermés, leur belle journée de transit s'acheva et ils repartirent à l'aéroport aux alentours de 19h.
Comme ils s'étaient déjà enregistrés à New York, ils n'avaient pas besoin de passer par les formalités et purent directement accéder à l'embarquement après la sécurité.
Quand ils furent installés dans l'avion, déjà contrairement à leur précédent vol, ils ne furent pas à côté, mais Lucas et Mike étaient derrière Jo et Henry.
Jo déposa sa tête sur l'épaule d'Henry, en lui prenant la main
- Le plus gros du voyage est devant nous maintenant
Henry lui sourit et glissa une main derrière sa nuque, en caressant doucement sa chevelure.
- Essaie de te reposer pendant ce long voyage, parce qu'on va être littéralement complètement à l'ouest une fois sur place.
Jo acquiesça et sentait que de toute façon avec Henry à ses côtés, elle serait sans doute capable de se reposer, au moins une bonne partie du voyage.
Le voyage fut extrêmement long. Tellement que l'impatience finit par gagner tout le monde.
Traverser tout l'Atlantique et le Pacifique était loin d'être une partie de plaisir.
Heureusement, du fait qu'ils avaient voyagé à une heure assez tardive en Amérique, ils purent quand même dormir un peu. Jo avait dormi une bonne moitié du vol, calée dans les bras d'Henry. Elle restait attachée, mais elle avait levé l'appui-bras pour pouvoir allonger une partie de son corps sur les jambes de son petit ami.
Henry massant délicatement son cuir chevelu avait eu l'effet escompté pour l'envoyer rapidement au pays des songes.
De plus, la jeune femme ayant été la première à se lever, il était normal qu'elle soit tombée si rapidement de fatigue. Lucas ne s'était pas non plus gêné pour s'endormir, la tête sur l'épaule d'Hanson.
Ironiquement, les deux plus jeunes étaient tombés de fatigue plus rapidement.
Hanson et Henry avaient un peu discuté, malgré le siège qui les séparait, puis Hanson fut le suivant à piquer un somme.
Henry, quant à lui et sans surprise, garda les yeux ouverts pendant près de 4h après le décollage, et naturellement au moment où il allait les fermer, ils traversèrent une zone de perturbation et les turbulences s'étirent pendant une bonne quinzaine de minutes. Cependant, il remarqua que cela ne dérangeait personne, alors il cala le coussin derrière son propre appuie-bras, remonta Jo entre ses jambes, en mettant les siennes sur les sièges, du moins au mieux qu'il put. Ils avaient de la chance, le premier siège de la rangée n'était pas utilisé, alors ils bénéficiaient de plus de place pour s'étendre.
Il enroula ses bras autour de la jeune femme, en remontant la couverture sur eux et fit en sorte que son menton soit appuyé sur le sommet du crâne de Jo.
Malheureusement quand ils se réveillèrent, il restait encore près de 6h de voyage et bien sûr, plus personne n'avait envie de dormir.
De ce fait, la deuxième partie du vol fut beaucoup plus longue et pénible. Ils avaient hâte d'être sur la Terre ferme.
Ils furent grandement soulagés quand le petit déjeuner fut servi et qu'ils amorçaient leur descente vers Sydney.
Ils passèrent les douanes, montrèrent leur permis de séjour et récupérèrent leurs bagages.
Author's note: rien qu'à voir le long itinéraire quand j'ai fait la simulation sur Internet, ça m'a fatiguée pour eux, clairement ce n'est pas un voyage que moi je ferais, alors, mettons que je suis bien contente que ce soit eux haha :p. Je suis aussi plus calée à connaitre la côte est que la côte ouest des USA, donc j'ai dû faire mes petites recherches concernant ce qu'il y avait plus près de l'aéroport à LA. Et j'ai dû faire aussi de nombreuses recherches pour le décalage horaire de l'Australie, je vous assure, à la fin avec tous ces chiffres, moi j'avais un mal de crâne lol. Bref, j'espère que le reste de l'enquête vous plaira quand même.
