Merci de vos reviews. Voilà donc la deuxième partie de cette enquête, j'espère qu'elle vous plaira (et que vous ne vous lassez pas trop de la longueur ^^")
Références aux épisodes 1, 9 et 13.
Une enquête de rêve
2ème partie
Après ce premier vrai week-end de farniente et dépaysement, la deuxième semaine d'observation s'annonçait plus complexe que la première.
Nos quatre amis étaient enfin remis du décalage, plus ou moins. Ils dormaient encore bien tôt, mais ils étaient en meilleure forme que la première semaine.
L'air marin semblait leur être particulièrement bénéfique.
Le lundi matin, au petit déjeuner qu'ils avaient décidé de prendre sur le balcon, ils firent la mise au point de ce qui les attendait pour la semaine.
- Bon ! Quels sont les plans pour observer Shailey ? – demanda Hanson
Jo sirota son café en marmonnant à demi.
- J'imagine qu'il n'y a que le sergent qui pourra répondre à cette question.
Henry comprenait où leur collègue voulait en venir
- En fait, le problème c'est qu'on continue notre travail, sous couverture. Et pour l'instant, on n'a absolument aucune façon de savoir comment atteindre les deux dernières si elles ne travaillent pas directement dans le centre.
Lucas avala goulûment son jus d'orange et mit son grain de sel.
- Mais est-ce qu'on n'a pas l'avantage que justement les trois soient amies et travaillent dans le même établissement, même indirectement ?
Jo hocha la tête
- Certes ! Mais on ne va pas pouvoir s'incruster plus que ça. Comme Henry l'a dit, on ne sait pas ce que Shailey et Zoé font exactement.
Henry approuva
- Jo a raison ! De ce point, on ne pourra que faire des suppositions sur le genre de personne que Shailey pourrait être.
Hanson ajouta
- Je me disais, peut-être que nos deux amies sont étudiantes ? Ce qui expliquerait pourquoi on ne les a pas croisées ou que Nicole ne les a pas encore mentionnées.
Henry grimaça
- J'espère que non !
Il eut le droit à des regards interrogatifs
- Sinon, on va devoir leur courir derrière et risquer de griller notre belle couverture.
Personne ne sut quoi répondre. Jo finit simplement par se lever en prenant sa tasse vide.
- Bon ! On verra bien ce que le sergent nous dit s'il a son opinion. Au pire, on fait comme on sait faire, on avise.
Elle franchit la baie vitrée qui ramenait à l'intérieur
- Ne traînez pas trop les filles. On va finir par être en retard.
Ils lui lancèrent un regard sarcastique et elle pouffa. En effet, elle avait remarqué que ses collègues masculins prenaient plus de temps qu'elle pour se préparer. Alors, elle aimait à les taquiner en les appelant « les filles ».
Comme à la nouvelle routine qui serait la leur pendant le reste du mois, ils firent un saut à la station pour se concerter avec le sergent.
Ils y expliquèrent leur problème vis-à-vis de l'observation de Shailey. En répétant qu'effectivement, ni Lucas ni Henry ne pouvait directement faire l'impasse pour Nicole, pas après seulement une semaine et du fait qu'ils ignoraient encore où et quand il fallait observer les deux filles.
- Faites ce qui avait été convenu la semaine dernière – annonça Thomson – et peut être tentez de demander des renseignements à Nicole et avec un peu de chance, c'est une nouvelle fois au détective Martinez qu'elle se confiera.
Jo se retint de lever les yeux au ciel. Elle avait bien compris que question de gruger, tout ceci reposait sur ses épaules féminines.
- On fera de notre mieux ! – assura Henry, qui n'oubliait pas que tout ceci restait une mission de groupe et que ce n'était pas parce que Jo était une femme, qu'elle devait se taper tout le boulot au niveau de la gent féminine.
Parker déposa Henry et Lucas à la demeure de Nicole, comme depuis une semaine.
Jo et Hanson étaient avec eux avant de retourner sur le centre et avant de sortir, Jo échangea un regard avec Henry
- Ça va aller pour cette semaine, tu penses ?
Henry haussa des épaules
- Oui ! Ça devrait ! J'espère que les filles ont retenu leur leçon et n'ont pas recommencé à faire de très grosses bêtises. Je m'inquiète surtout de comment on va s'y prendre pour réussir à mettre la main sur Shailey et la rencontrer.
Henry était toujours le cerveau derrière toutes les idées, mais pour le coup, il devait reconnaître qu'il ne savait pas du tout comment ils allaient s'y prendre. Le moindre truc pourrait brûler leur couverture.
Il secoua la tête
- Lucas et moi, on va s'occuper de nos tâches. Ça m'embête de vous laisser tous les deux à devoir trouver une solution… Cela aurait été beaucoup plus simple si on avait déjà rencontré nos deux petites jeunes.
Jo le coupa gentiment
- Ne t'inquiète pas Henry, on avisera comme on le disait. On aura forcément un moment où on pourra en parler de façon subtile à Nicole.
Henry lui fit un sourire charmeur avant de rapidement déposer un bécot sur les lèvres de Jo, sous le regard blasé des deux autres. Enfin plus Hanson que Lucas.
Parker emmena ensuite Hanson et Jo au centre de loisirs où un bon nombre de parents rentraient et sortaient avec leurs enfants.
Ils partirent signer rapidement au bureau de Nicole et rejoignirent leur poste. Ce matin-là, il faisait un peu frais, mais la température prévue pour la journée était d'environ 27C, donc ils seraient rapidement confortables.
Jo avait pris l'habitude d'emmener de l'écran total, surtout depuis qu'Henry leur avait expliqué qu'il y avait un trou dans la couche d'ozone.
Les deux détectives avaient l'occasion de se mettre dans l'ombre, mais c'était une précaution comme un autre.
Depuis qu'ils étaient arrivés, ils n'avaient tout de même pas vu une seule goutte de pluie. Mais le pays avait eu sa dose avant leur arrivée.
Ils ne pouvaient pas en dire autant du temps sur New York, surtout à cette période de l'année.
Hanson s'appuya contre le panneau en liège qui était situé à l'entrée du centre, lequel était marqué les activités à venir pour la semaine.
- Si même Henry n'a pas de solution… Je me demande si ça vaut vraiment la peine de faire l'observation de Shailey… Ou encore de Zoé. On ne sait rien des deux, ni si elles travaillent au centre ou pas.
Jo le regarda d'un air neutre
- Henry ne fait pas tout le boulot tout seul pour commencer – elle s'arrêta en lançant un regard noir à son collègue – et moi non plus d'ailleurs !
Hanson fronça des sourcils
- Ce n'est pas ce que j'ai insinué !
- Non, effectivement ! Mais étant donné qu'on ne fait qu'observer des femmes, vous êtes tous d'accord pour que ce soit moi qui rentre dans leurs bonnes mœurs.
Hanson leva les bras
- Jo, c'est normal. Je pense qu'elles sont plus aptes à se confier à une femme qu'à un homme. As-tu déjà vu une femme courir dans les bras d'un homme et lui confier quelque chose, sans qu'elle soit méfiante au premier abord ?
Jo était sur le point de dire que oui, elle avait mis sa confiance directement en Henry… Elle avait pu être méfiante, en l'espace de 12h, elle lui avait quand même avoué que Sean était mort d'une crise cardiaque et qu'une partie d'elle aimerait que cela cesse de lui faire mal.
Mais Hanson la devança
- Oublie ce que je viens de dire, pour ta part c'est un mauvais exemple. Tu as Henry.
Jo ne put s'empêcher de faire un petit sourire en coin
- Après, j'ai quand même été un peu méfiante aussi au début, avec ses méthodes bizarres et surtout qu'il était suspect dans notre affaire.
Elle se rappelait encore de sa tête lorsqu'elle avait découvert qu'il était sur les vidéos du crash du métro et tout ça grâce à sa fameuse montre. Qui aurait cru qu'une simple montre allait l'amener jusqu'à lui et changer son destin d'une façon qu'elle n'avait pas prévu ?
Hanson la taquina
- Je me rappelle aussi de ta tête quand tu étais en train de dire qu'il est l'homme le plus bizarre et effrayant que tu n'aies jamais rencontré. Pourtant je pense que le lieutenant Roarke et moi, on a tenté de prévenir qu'il était derrière toi.
Jo le regarda de travers
- Ah oui vraiment ? Vous n'avez fait que m'écouter débiter jusqu'à ce qu'il me fasse sursauter.
Hanson bougea des sourcils en sous-entendu
- Que veux-tu ? Peut-être qu'on avait compris qu'il y avait de la tension sexuelle dans l'air.
Jo sentit le rouge monter à ses joues. Dans la foulée, après avoir visité le garage de leur premier suspect, Henry lui avait tout de même sauvé la vie en lui évitant une mort certaine par aconit. Les formalités n'étaient plus de mise à cet instant.
Elle rejoignit son collègue et un petit sourire amoureux flotta le long de ses lèvres
- Il a foutu ma main en feu dans le seul but d'enlever l'aconit de mon corps. Quand c'était terminé, je ne savais pas si je devais le tuer ou l'embrasser. Parce qu'il venait quand même de me sauver la vie. Et personne n'avait jamais fait ça pour moi de cette façon.
À la lueur dans ses yeux, Hanson pouvait dire que c'était un souvenir qui continuait de la marquer. Henry avait fait ses preuves pour être son partenaire à ce moment-là. Elle se pinça les lèvres.
- C'est pour ça que tu l'as appelé par son prénom par la suite ?
Elle hocha la tête
- Entre autres ! – elle repensa également au moment sur le toit qui aurait vraiment pu mal finir pour elle si Henry n'avait pas été là – en plus, quand vous m'avez retrouvé sur le toit, Henry… Il a tout fait pour ne pas que… Que notre suspect s'approche de moi et m'achève, vu que j'étais déjà faible avec la balle que j'avais prise dans l'épaule.
Jo savait ce qu'elle avait vu ce jour-là, mais avait préféré n'en dire un mot à absolument personne. Vu l'état dans lequel elle était, on l'aurait sans doute prise pour une folle.
Hanson la regarda
- Justement… Ce jour-là, j'ai vu Henry aller avec toi sur le toit… S'il était là au moment où tu t'es fait tirer dessus ? Où est ce qu'il est passé ?
Hanson avait respecté le fait que Jo avait été dans les vapes et n'avait pas été capable de se rappeler quoi que ce soit. Mais c'était l'excuse qu'elle avait donnée. Car apparemment, elle savait parfaitement ce qui s'était passé. Jo regarda longuement Mike. Jamais il ne croirait ce qu'elle avait vu ce jour-là. De toute façon, Henry avait tout nié en bloc quand elle l'avait confronté en mettant ceci sur le coup de la morphine, mais elle savait dans le fond que ce n'était pas du tout le cas.
Elle se devait de le protéger quoiqu'il en coûte. Protéger de quoi ? Elle n'en était pas sûre, mais elle ne pouvait pas dévoiler la vraie nature de ce qui s'était passé ce soir-là.
- Mike, j'avais une balle dans l'épaule. C'était vraiment flou. Après sa confrontation avec notre suspect qui s'est suicidé… Henry est repassé près de moi et m'a dit qu'il allait appeler les secours. Vous m'avez trouvé avant qu'il ne revienne.
Mike n'osa pas dire qu'il n'avait jamais vu Henry redescendre, mais il ne posa pas davantage de questions. Si Jo voulait parler, elle le ferait de son plein gré. Mais il ne doutait pas que ses deux amis cachaient bien plus qu'ils voulaient l'admettre.
Jo avait toujours tout fait pour couvrir les conneries d'Henry. Être en couple avec lui n'allait certainement jamais changer sa dévotion pour lui.
Il regarda sa collègue. Elle avait tellement évolué en une année. Son deuil semblait derrière elle. Elle n'oublierait jamais Sean, mais Henry la choyait tellement, qu'il était difficile d'imaginer qu'un autre homme était dans sa vie avant.
Tout ce qu'il espérait était que le doc aimait Jo autant qu'elle pouvait l'aimer.
Leur conversation cœur à cœur se termina quand ils entendirent des éclats de voix provenant de l'extérieur et ils reconnurent entre-deux, celle de Rania qui piaillait avec ses amies.
Ils tentèrent de paraître subtils
- Alors, tu as parlé à Shailey ?
- Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ? Elle m'a volé ma meilleure amie, tu ne crois tout de même pas que je vais lui accorder un regard ?
Jo et Hanson tentèrent de faire comme si de rien n'était, en restant droits, tel que les gardes de sécurité savaient le faire, mais ils écoutaient attentivement.
- Tu exagères un peu sur le fait qu'elle t'ait volé ta meilleure amie. Je veux dire, ce n'est pas de sa faute si Nicole s'entend bien avec elle.
- Ouais ! Mais bon… Elle m'agace avec ses petits airs. À son âge, je n'espérais déjà pas à être maman.
Les trois femmes ne bougeaient pas de leur place comme si Jo et Hanson étaient sourds. Elles devaient sans doute penser que les agents de sécurité n'entendaient rien du monde extérieur, tellement ils devaient se concentrer sur les allées et les venues des visiteurs.
- D'ailleurs, il me semble que tu avais prévu d'envoyer du personnel pour les aider au campement ?
Rania rigola si bruyamment que Jo sentait l'envie de lui coller une gifle.
- Moi ? Tu rêves ou quoi ? C'était au début, quand je ne la connaissais pas et avant que…
- Avant que Denis ne se fasse attaquer par…
Rania les arrêta d'une main
- Je ne veux pas mêler Nicole à cette histoire. Liz et Kelly sont juste surexcitées.
- Tu as quand même rejeté la faute sur la fille de Shailey.
Rania leva les épaules
- Je sais ! Tant pis ! Mais non, je ne vais pas mêler mon personnel avec elle. Hors de question. Cette petite rebelle qui se croit tout permis.
La troisième voix féminine qui était restée silencieuse jusque-là, parla
- Apparemment, j'ai entendu dire que les deux animatrices sont un peu sous tension vu le manque de personnel.
Jo et Hanson s'échangèrent un regard. Ce dernier chuchota à sa collègue.
- On dirait qu'on a trouvé notre fil rouge pour notre observation ! Il suffirait de trouver ce campement.
Jo approuva et ils continuèrent d'écouter la conversation pendant quelques minutes.
- Et à part l'autre animatrice, elle n'a pas ses autres collègues du centre sur qui compter ?
Rania haussa des épaules
- Honnêtement, je ne sais pas ce qu'il en est de Nicole, de ce qu'elle pense de ça ni comment elle compte agir, mais je m'en fiche. Je me dis que c'est juste le karma.
Jo se retint de lever les yeux au ciel. Rania agissait autant comme une enfant, si ce n'était pas pire.
À sa façon de s'habiller et de parler, il était évident que c'était une femme aussi haut placée que Nicole. Tellement bien placée, qu'elle ne devait pas être le genre à avoir beaucoup de temps pour son ou ses enfants. Mais qui aimait à faire une crise dès que quelque chose allait de travers pour ce dernier.
Elle regarda l'heure sur une montre qui valait une véritable fortune (même si elle n'atteignait pas la valeur de celle d'Henry);
- Bon ! J'ai des rendez-vous assez importants ! Je dois partir. J'espère que Denis se tiendra à carreau, j'en parlerais peut-être plus tard à Nicole. À plus, les filles !
Durant toute la conversation, Hanson et Jo avaient vraiment eu l'impression de ne pas exister. Rania n'avait même pas daigné les regarder ni lever les yeux une seconde. Pour elle, ils n'étaient que des poteaux de décoration.
Jo se demandait si tous les agents de sécurité se sentaient ainsi.
Une fois que tout le monde fut éloigné, Jo regarda son collègue
- Bon alors, qu'est-ce que tu crois qu'on doit faire ?
Hanson regarda l'intérieur de l'établissement
- Il faudrait qu'on puisse parler à Nicole de cette histoire de campement. On dirait bien que Shailey a besoin d'un coup de main supplémentaire.
Jo se mordilla l'intérieur de la joue
- Mais on ne sait pas du tout où ce campement est situé et Nicole risque de trouver ceci suspect si on commence à lui poser des questions dessus. Elle va nous demander comment on en a entendu parler.
Hanson acquiesça
- C'est vrai. On pourrait peut-être parler du manque du personnel ou de…
Il s'arrêta net lorsque l'objet de leur conversation se présenta. Nicole, toujours avec un air aussi frustré, s'avança vers eux.
- Désolée de vous déranger. Enfin, je vois bien que vous ne faites pas grand-chose.
Jo et Hanson essayèrent de ne pas avoir l'air crispé.
- On parlait littéralement de la pluie et du beau temps – mentit Jo
Nicole ne fit qu'un demi-sourire et s'appuya contre la pancarte.
- Quelque chose ne va pas ? – demanda Jo – vous m'avez l'air plutôt stressée
Nicole acquiesça et souffla bruyamment. Jo était persuadée que si elle avait eu des super-pouvoirs, elle aurait fait voler les papiers collés sur la pancarte.
- C'est effectivement le cas ! Mon côté grande directrice ne peut pas grand-chose dans un cas comme ça. Il faut croire que je ne suis bonne qu'à ça.
Elle se laissa tomber en masse sur le petit perron qui était situé devant l'entrée du centre. Jo eut du mal à ne pas la trouver soupe au lait.
Elle échangea un regard avec Mike et se posa devant Nicole en croisant des bras, espérant qu'elle n'avait pas trop son allure de flic.
- Qu'est-ce qui se passe exactement ?
La voix douce de Jo devait certainement rapidement la mettre en confiance, car elle releva brutalement les yeux vers la belle Hispanique.
- Je vais certainement abuser de votre gentillesse à vous deux et aussi de celle d'Henry et Lucas, mais j'apprécierais que tous les quatre vous me rendiez un énorme service.
Allaient-ils bénéficier de la chance qu'il leur fallait pour finalement trouver la solution à leur problème récurrent ?
- Mon manque de personnel est bien trop flagrant, mais ce n'est pas seulement au centre. Voilà, il se trouve que j'ai deux amies, plus jeunes que nous tous, qui sont animatrices. Elles sont étudiantes donc ne sont pas tout le temps ici, mais pour les vacances, elles sont chargées d'emmener les enfants en camping. Il n'y a pas que les enfants de notre région, tous n'ont pas les vacances à la même période et du coup, je reçois encore certains enfants même lorsqu'ils ont repris les cours ici. Elles ont toujours bien géré les endroits où elles emmenaient les enfants et bien sûr, il y a avait toujours au maximum cinq ou six adultes par campement, pour une douzaine d'enfants. – Nicole poussa un long soupir – j'aurais vraiment besoin d'un coup de main supplémentaire. Je vais me débrouiller pour la sécurité du centre et nous avons les animateurs ici donc ce n'est pas un problème. J'en parlerais à Henry et Lucas une fois de retour, mais est-ce que cela vous intéresserait ? Vous n'êtes pas obligés de dire oui, mais ça arrangerait beaucoup Shailey et Zoé qui se retrouvent seules cette année.
Jo et Hanson se demandaient si cela était une question piège ou pas. Ils espéraient que Nicole n'avait rien entendu de la dernière conversation sinon cela voudrait dire qu'elle se doutait de leur couverture et peut être qu'elle prévoyait un plan avec ses deux amies.
Jo secoua la tête. Son côté New Yorkais était en train de lui monter à la tête.
Il fallait donc saisir l'opportunité qu'elle leur tendait.
- Mais pour vos filles alors ? – demanda Jo, incertaine de ce qu'elle comptait faire avec elles, surtout qu'elles n'avaient plus de père et qu'apparemment la grand-mère en avait par-dessus la tête. Ce qui pouvait être compréhensible, compte tenu de ce qu'Henry leur avait raconté.
- Je peux éventuellement soit les amener ici avec moi, avec le travail qu'Henry et Lucas ont fait pendant une semaine, j'ai vu le changement et j'imagine qu'elles peuvent fréquenter les autres en dehors de l'école. Sinon, je peux les envoyer avec vous au camp… Je leur poserais la question.
Jo se disait que c'était sans doute la solution de facilité, pour qu'elle puisse régler ses papiers en paix et surtout prendre un break pour elle, avec tout ce s'était passé.
Hanson imaginait déjà la réponse des petites et il semblait bien qu'ils allaient se coltiner à faire ce qu'ils ne voulaient pas faire en premier lieu, du baby-sitting.
Nicole leur faisait des yeux de merlan frit. Et rien n'indiquait qu'ils avaient beaucoup de choix. Une chance qu'ils avaient vraiment besoin de clore cette enquête et d'observer tout le monde. Et puis, cela tombait très bien, puisque cette observation correspondrait bien à leur deuxième semaine et il allait être de même pour Zoé. Ils auraient peut-être l'occasion de profiter des deux dernières semaines pour vraiment faire du tourisme avant de rentrer.
- J'imagine qu'on peut se rendre disponible alors – affirma Hanson – on est là pour une raison après tout et ça nous fera davantage d'expérience.
Jo pouvait lire ses pensées. Il avait fui ses fils pour se retrouver avec une colonie entière à gérer.
Nicole parut soulagée
- Je suis vraiment contente d'entendre ça. De plus, vous deux, vous pourriez jouer les agents de sécurité sur le camp en même temps donc ils ont tout à gagner. Je discuterais avec Henry et Lucas ce soir, mais – elle fit un petit sourire, en regardant Jo – je suis certaine qu'il ne pourra pas se passer de sa petite amie.
La jeune fille ne put s'empêcher de rougir. Hanson se retint de lever les yeux au ciel. Il avait l'impression que Jo et Henry étaient justement les deux ados de la bande.
- Je n'ai pas le temps de vous expliquer tous les détails de suite, mais dès que j'ai discuté avec vos deux amis, je vous passe un coup de fil ce soir, si cela vous convient ? Je vous expliquerais l'itinéraire.
Les deux détectives acquiescèrent. En autre, ils allaient devoir faire un détour par le commissariat pour discuter avec le sergent. Ou bien simplement lui passer un coup de téléphone pour lui expliquer leur nouvelle situation. Ils imaginaient parfaitement que le campement n'était pas dans le coin et qu'ils n'allaient pas rentrer tous les soirs à l'appartement. Enfin, ils verraient bien ce que Nicole leur dirait.
Elle finit par leur faire de l'air et ils se regardèrent.
- Bon ! On dirait que ça ne s'est pas trop mal passé finalement – affirma Hanson.
- Elle nous a tendu une sacrée perche là – avoua Jo – espérons qu'on puisse être moins confus pour continuer notre enquête et voir si on a finalement une piste quelque part.
Jo remarqua bien la veine nerveuse sur le front de son ami
- Laisse-moi deviner. Tu penses au fait que tu croyais être débarrassé de Donnie et Matt, pour te retrouver dans de tels filets ?
Il ne répondit pas, mais sa face en disait long. Jo rigola et lui donna une tape dans l'épaule.
- Il y a aussi ce manque d'action qui fait que je ne suis pas complètement satisfait, mais je pense que c'est vraiment notre habitude américaine.
Jo approuva
- Bof ! On ferait mieux d'en profiter. Tu vas voir, quand on va revenir, on va crouler sous des enquêtes de fous, qu'à côté, ce qu'on fait actuellement aura eu l'air d'une véritable croisière.
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Jo ne croyait pas si bien dire. Reece était quand même pas mal débordée entre toutes les affaires qu'elle avait à gérer. C'était comme si tous les méchants de la ville avaient eu vent que la meilleure équipe du 11 était partie à l'autre bout la planète et en profitait pour donner une charge supplémentaire à la NYPD. Elle devait reconnaître qu'elle disposait de très bons détectives, mais personne ne surpassait le travail qu'Henry et Jo produisaient ensemble.
De plus, elle en avait profité pour faire du ménage et renvoyer le Dr Washington en lui précisant de repasser son diplôme de médecine légale s'il fallait.
Le Dr Vaughn était donc affecté aux affaires jusqu'au retour d'Henry. Il n'allait pas sur le terrain et restait du matin au soir dans le labo pour faire ses autopsies. Il était un très bon légiste, mais ses analyses n'atteignaient en rien le travail de l'immortel. Et ses résultats mettaient plus de temps à être mis en place. Ce qu'Henry faisait en quelques heures, le Dr Vaughn pouvait y passer des jours. Enfin, cela étant Reece se disait qu'il valait mieux ceci que cet incompétent de Washington.
Il fallait bien faire avec ce qu'ils avaient quand d'autres étaient occupés ailleurs.
Elle n'avait pas eu un moment pour tenter d'être en contact avec le reste de son équipe, mais le décalage n'aidait pas. Elle ne savait jamais à quel moment de la journée ou de la nuit de son côté, elle devait leur passer un coup de téléphone. Elle ne savait pas non plus de quelle manière se passait leur mission.
Le sergent Thomson lui avait rapidement envoyé un e-mail pour lui dire que son équipe était bien arrivée et qu'ils seraient donc en mission sous couverture pour tenter de pêcher le coupable parmi les trois femmes. Donc le lieutenant assuma qu'ils n'allaient certainement pas être sur le terrain comme ils l'étaient en étant à New York.
Elle avait esquissé un sourire à la lecture du message. Cela devait quand même leur faire quelques vacances.
Entre deux affaires, elle en profita pour passer à la boutique.
Abe se sentait un peu seul dans l'appartement qui lui paraissait bien vide depuis une semaine, mais bon il savait que tout ceci était pour la bonne cause et cela lui donnait plus d'occasions de passer du temps avec Fawn.
Tous les deux aimaient à blaguer en disant que peut être Jo et Henry reviendraient avec une surprise de taille. Même si dans le fond, Abe savait bien que son père allait faire traîner les choses. À cette allure-là, ce n'était pas avant le mariage qu'il allait mettre sa main sur la petite hispanique (qui sans doute, ne serait pas aussi patiente).
Le vieil homme s'occupait de ranger ses antiques dans un ordre précis, de la même façon que Sam lui avait montré alors qu'il pensait que le jeune homme était surtout en train de le voler.
Depuis, il avait un assistant qui faisait quelques heures à la boutique entre ses cours. Même Henry ne le voyait pas souvent, mais Abe préférait le voir réussir ses études que de passer ses journées dans une boutique d'antiquités avec deux vieillards, en prime.
Quand il entendit la sonnerie de la porte, il releva les yeux et fut surpris de son visiteur
- Lieutenant Reece !
Le lieutenant rentra dans la boutique en faisant un petit sourire
- Bonjour Abe ! Désolée de débarquer à l'improviste comme ça, mais je profite de ma pause déjeuner !
Il s'avança vers elle et lui fit un signe de la main
- Oh ! Mais, il n'y a pas du tout de trouble ! Vous êtes autant le bienvenu que tout le monde. Je ne vois pas pourquoi il n'y a que Jo qui passerait cette porte.
Ils rigolèrent tous les deux de bon cœur. Chacun savait que dans son temps libre et que si Jo et Henry n'avaient pas les mêmes jours de congés, si quelqu'un cherchait Jo, elle était automatiquement à la boutique. Il suffisait de voir avec quelle vitesse elle descendait toujours à la morgue dès qu'il y avait quelques relâchements dans leurs affaires.
- Alors, il y a quelque chose que je peux faire pour vous aider, lieutenant ?
Reece se rendit compte qu'elle n'avait jamais réellement prêté attention au décor de la boutique, ni encore mis souvent les pieds dedans.
Les pièces qu'Henry et Abe exposaient, étaient vraiment exceptionnelles et uniques, c'était le cas de le dire.
- En réalité, je voulais juste savoir si vous vous portiez bien et que vous n'avez pas besoin de quoi que ce soit en particulier ?
Abe était vraiment touché de voir à quel point le lieutenant pouvait s'inquiéter de sa santé. Cela faisait du sens, il était après tout, un peu part de la NYPD aussi.
- Ça va très bien lieutenant ! Merci beaucoup de vous en inquiéter. Mais j'ai Fawn et mes amis que je vois de temps à autre donc pas de soucis.
Reece fit un signe de tête, tout en faisant le tour de la boutique
- Je passais également pour savoir si vous auriez eu des nouvelles d'Henry ou Jo, ou l'un d'eux peut-être ?
Abe hocha la tête
- Oui ! Henry m'avait appelé le jour même où ils sont arrivés. Ils étaient tous très fatigués. Il m'a passé des rapides coups de fil entre temps, mais on n'a pas eu le temps de bavarder plus que ça. Les journées doivent être vraiment longues pour eux.
Donc Reece n'avait aucun moyen de savoir où concrètement ils en étaient avec leur affaire, mais elle leur faisait confiance.
- Juste que de mon côté je n'ai pas eu encore de nouvelles, mais comme vous le dites, ils doivent être occupés.
- Oh ! ne vous inquiétez pas. À part Hanson, je pense que personne n'a eu le temps de parler à sa famille ou autre. Henry est juste maniaque avec moi, j'aimerais bien qu'il me lâche un peu la grappe par moment, mais sinon, je n'en sais pas plus. Le décalage fait qu'il est quasi impossible de trouver un bon moment pour se parler.
Reece ne le contredit pas. Être à deux bouts différents de la Terre n'était pas ce qu'il y avait de plus évident pour élucider un mystère.
Abe demanda
- Êtes-vous inquiète pour eux ?
Reece ne pouvait cacher le fait qu'elle appréhendait un tout petit peu. Ils n'étaient pas dans leur pays et elle ne savait pas exactement l'ampleur de la situation, mais ils étaient quand même une équipe et être ailleurs n'allait pas les rendre moins efficaces.
- Un peu ! Je suis leur boss après tout. Ces imbéciles sont comme mes enfants. Ils me tournent en bourrique, mais je ne ferais rien sans eux, je tiens énormément à cette équipe.
Elle arracha un sourire sur les lèvres d'Abe
- Ça se comprend, vous savez ! Et je pense qu'ils vous portent cette même affection ! Ne vous inquiétez pas, il y a deux cerveaux et deux flics, ils vont être corrects.
- Je sais ! Et je me dis qu'ils ne sont pas non plus dans le pays qui craint le plus alors j'imagine que je devrais être encore plus tranquille que lorsqu'ils sont ici… Il me semble bien que le danger des États-Unis et celui de l'Australie ne soient pas comparables.
- Je pense que oui ! Ils doivent être bien plus en sécurité là-bas qu'ils ne le sont ici.
Reece restait une femme forte, mais qui était si attachée à ses détectives qu'elle refusait que quoi que ce soit leur arrive. C'était tout à fait compréhensible.
Elle se rappelait encore la peur dans laquelle Jo et Henry l'avaient mise lors de cette prise d'otage, quelques mois auparavant.
D'un côté, elle était contente de leur avoir permis d'ouvrir les yeux. Elle se disait qu'elle ne pourrait sans doute pas contenir son émotion si leur relation durait assez longtemps pour que peut-être ils évoquent la possibilité d'un mariage. Henry était un homme traditionnel, elle savait que cela était une option qu'il finirait par aborder un moment ou un autre lorsque leur relation serait bien plus avancée.
- En tout cas, ils doivent être occupés et ce problème de décalage ne va pas nous arranger. Ils finiront sans doute par vous donner des nouvelles – rassura Abe.
Reece se sentit plus légère. Abe ajouta d'un ton taquin.
- De toute façon, pour l'instant personne n'est en miette du peu que j'aie eu l'occasion de voir donc ça veut dire que tout va bien
Abe n'entendait pas souvent Reece rire, mais lorsqu'elle le faisait, il semblait bien qu'il était sincère et venait du fond du cœur.
- Alors je ne vais pas vous embêter plus longtemps Abe, j'ai un commissariat à faire tourner. Ils se croient tous aussi un peu en vacances sans la présence de Jo ou Henry dans les parages, mais nos affaires ne sont pas aussi légères quand même.
- Repassez quand vous voulez lieutenant !
Reece commença à rebrousser chemin, mais fit volte-face, toujours les yeux rivés sur une ou deux antiques qui semblait l'intéresser depuis qu'elle avait mis les pieds dans la boutique.
Abe avait bien perçu sa manœuvre et ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire en coin
- Au fait ! Je n'ai jamais eu l'occasion de bien regarder votre boutique, mais vous vendez vraiment de très belles pièces et celle-ci m'intéresse particulièrement.
Elle désigna la pièce en question et Abe remarqua qu'il s'agissait d'une très vieille table en pin, qu'il n'avait jamais réussi à vendre même en baissant le prix initial en trois fois.
Elle datait des années 1800, Henry était encore un jeune garçon à ce moment et il avait retrouvé cette table lors d'une vente aux enchères alors qu'Abe n'était encore qu'un enfant. Il ne s'en était pas séparé. Elle avait servi pour quelques dîners en famille et surtout beaucoup de bricolage d'Abe, mais également une table où Abigail aimait faire la cuisine et avoir de la place pour s'étaler.
Éventuellement, cela faisait des années qu'elle trônait dans la boutique et apparemment jusqu'à présent, personne n'y avait fait attention.
Il s'avança vers cette dernière en essayant de ne pas se laisser submerger par l'émotion que les souvenirs lui procuraient.
- J'ignorais que vous étiez friande d'antiquités lieutenant !
Reece se rappelait encore le commentaire d'Henry lui disait qu'il découvrait qu'elle avait plusieurs dimensions inattendues. Elle n'avait jamais trop su comment prendre le commentaire, mais il y avait tellement de choses que peu de personnes savaient à son propos.
- Je m'y intéresse de temps en temps. Mais cette table est magnifique, il n'y a pas à dire. Je me cherchais une nouvelle table depuis longtemps, mais il n'y a rien qui me plaît. Je suis difficile quand il s'agit de choisir mes meubles. Mais cette pièce m'a tapé dans l'œil. Je serais sans doute intéressée à la prendre.
Abe voyait l'occasion parfaite de s'en débarrasser. En plus, Henry n'était pas derrière son dos pour lui faire une leçon de morale parce qu'il aurait vendu une pièce précieuse de son passé.
Il était temps d'avancer. Henry avait maintenant un cellulaire alors au diable les vieilleries. Abe avait un commerce à faire tourner.
- Eh bien lieutenant, je serais ravie de vous aider si vous êtes intéressée. Je vais même vous faire un prix d'ami. Il y a longtemps que j'essaie de la vendre.
Reece passa sa main sur la table. Elle était parfaitement intacte. Elle regarda son prix et haussa des épaules.
- Vu son état de brillance, ça ne me dérange pas de la payer plein prix. Je ne l'achète pas en tant qu'amie donc si vous avez besoin de la vendre, je la prendrais pour ce qu'elle vaut… Et vu son authenticité, je dirais qu'elle vaut bien plus.
Abe resta de marbre. Henry avait raison. Combien de facettes le lieutenant possédait-elle sous cet attirail de femme forte, donnant des ordres à son équipe ?
- Ça me ferait plaisir de vous le faire à prix d'ami lieutenant ! Ne vous inquiétez pas pour sa valeur.
Reece sourit et continua de contempler la table
- Eh bien, si vous pouviez me la réserver ? Je vois bien qu'elle est lourde donc même si je suis flic, à moi toute seule je ne pourrais pas la transporter. Je vais demander à mon frère de venir me donner un coup de main. Il a un petit pick-up donc ça devrait aller.
Abe nota tout ceci sur un petit bloc-notes. Il n'était pas tout jeune pour retenir qui avait réservé quoi.
- Alors c'est noté. Je vous la réserve pour ce week-end lieutenant !
- Merci Abe ! Je vous passe un coup de fil s'il y a un changement, mais ça serait dommage si je ne peux pas mettre la main dessus.
Abe se disait que de toute façon si elle n'avait pas été vendue depuis les trente dernières années, ce n'était pas en un week-end que quelqu'un aurait une lumière dessus.
- Ne vous en faites pas, je la réserve le temps qu'il faudra. Je ne suis plus à ça près concernant sa vente.
Reece lui fit un signe de tête et avant de franchir la porte lui dit
- Et pas de formalités s'il vous plaît. En dehors du 11, appelez-moi Joanna ! Bonne journée à vous Abe !
Abe secoua la tête non sans sourire. Voilà ! Une véritable petite famille qu'ils devenaient tous. Cette fois-ci, Henry ne fuirait sans doute nulle part.
Author's note: Alors, dans le premier épisode, je suis persuadée et je pense que beaucoup vont être d'accord avec moi, que Jo a vu tout ce qui s'est passé au moment où Henry s'est jeté dans le vide avec le suspect. Sa vision était floue, mais elle était suffisamment consciente pour le voir, elle le sait, elle a tout vu mais elle n'a fait que le mettre de côté, se laissant convaincre par l'excuse de la morphine, mais cette jeune demoiselle est consciente de quelque chose, il n'y a pas de doute ;). Ensuite, de ce fait, la conversation entre elle et Hanson par rapport à ce moment, m'est venu assez aléatoirement mais je me dis, qu'en effet, elle pourrait très bien choisir de couvrir Henry, une nouvelle fois et faire comme si elle ne se rappelait de rien, plutôt que d'avouer qu'elle venait de le voir sauter du building, lol. Je suis également persuadé qu'Henry a tout fait pour tenir le suspect à distance de Jo pour éviter qu'il ne la tue pour de bon. Et enfin, quand il lui a sauvé la vie avec l'aconit, il est clair que la vision des choses de Jo a changé à cet instant, et qu'une personne pratiquement inconnue venait de lui sauver la vie, à mon avis, son petit coeur a dû faire une embardée :p.
Pour terminer cette longue parenthèse, Sam est l'assistant d'Abe, il travaille de temps à autre à la boutique. Abe l'a engagé quand il a cru qu'il était en train de le voler, pour découvrir qu'il y connaissait un rayon sur les antiques. (dans l'épisode 13, on l'apprend dans une scène coupée).
Et compte tenu du décalage horaire entre les deux pays, la scène entre Reece et Abe ne se passe pas au même moment que nos amis en Australie, mais plutôt la veille
