Titre: Il s'appelait Harry

Rating : M / OOC

Genre: Angst / Horror

Pairing: Harry Potter / Tom Jedusor

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété exclusive de JK Rowling.

Salut, je suis de retour avec un nouvel OS! Bon, je vais vous avouer que je me suis mise au défi d'en écrire au moins un par semaine (c'est un échec cuisant pour l'instant). Celui-ci m'a été inspiré par mon manga préféré (Killing Stalking - sérieusement lisez-le). Du coup, si vous connaissez ce manga, vous devinez le genre de cet OS. Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser une review si vous aussi vous aimez Killing Stalking ahah! Ou si vous avez des questions.

Donc TW: Violence, meurtre, harcèlement...

Résumé: UA / OS Harry était un adolescent tout ce qu'il y a de plus normal, si ce n'est pour son obsession maladive pour Tom Jedusor et les tableurs Excel. Et, comme tout adolescent, il avait trouvé un moyen des plus sains pour conjuguer ses deux passions. N'ouvrez jamais le fichier KillingKat,xlsx,


PREMIÈRE PARTIE: MonMecEstUnTueur,xlsx,

Harry James Potter était un garçon malingre, court sur pattes et dont l'esprit était actuellement pollué par une obsession malsaine et dévorante - entre autres troubles dont il souffrait. Il savait qu'elle le menait à faire des choses stupides, qui pourraient lui coûter cher s'il se faisait prendre, mais paradoxalement c'est cette même obsession qui le maintenait en vie. C'est cette obsession qui lui faisait oublier son quotidien terne et triste, qui lui empêchait de simplement sombrer dans la folie. Harry vivait seul avec son oncle Vernon dans un appartement crasseux, minuscule et insalubre des quartiers pauvres de Londres et n'avait pour occupation que les petits boulots que son oncle consentait à lui donner. Sa vie était vraisemblablement misérable, si ce n'était pour cette obsession qui lui offrait un entracte dans cette tragédie grecque.

Sa vie avait commencé sur de mauvaises bases, ses parents étant morts suite à un regrettable accident il avait été abandonné à sa seule famille restante - Les Dursley. Les premières années de sa vie avaient été pitoyables, cette famille -pour une raison qui lui était inconnue, le haïssait comme pas permis. L'homme, oncle Vernon, avait pris pour habitude de passer ses nerfs sur le jeune garçon, sa femme avait prise celle de lui coller toutes les tâches ménagères ingrates à effectuer pour mériter sa pitance et son cousin naviguait sans cesse entre être agaçant la plupart du temps et indifférent l'autre moitié.

Ensuite, pour ne rien arranger les Dursley avaient décidé de l'enrôler dans la pire école qui soit, où il devrait tenter de survivre du collège jusqu'au lycée. Poudlard était une école dont la réputation ne cessait de faire parler d'elle, déjà parce qu'elle avait vu naître les gangs les plus dangereux de la ville: Les Mangemorts et L'Ordre. Mais, elle devait avant tout sa réputation au caractère tyrannique et manipulateur de sa directrice, tous la savaient être une brute, mais par manque de preuves les autorités ne pouvaient la défaire de ses fonctions. Harry pensait que même si les preuves s'amassaient aucun policier ne se ruerait aux portes de l'école pour arrêter Ombrage, il avait une théorie. Selon lui, le commissaire en chef et le chef de L'Ordre étaient soit la même personne, soit amants, alors aucun n'avait intérêt à faire fermer l'école où l'un comme l'autre dénichait des recrues fidèles et malléables. Harry avait tout haït de cette école, tout sauf une personne.

Sa délicieuse obsession, douce et tendre, populaire et d'une beauté froide, Tom Elvis Jedusor. L'adolescent avait été tout le contraire d'Harry, charismatique, bienveillant, sain d'esprit et surtout personne ne pouvait lui résister. Le garçon avait toujours été entouré d'une foule dense d'admirateurs dont Harry faisait secrètement parti. Il l'avait observé de loin, pendant longtemps, là où se trouvait le garçon le lunetteux apparaissait toujours. Il aurait aimé avoir le courage de lui faire part de l'amour dévorant qui lui mangeait la poitrine, mais il avait convenu - avec lui-même, que personne ne réagirait correctement à une telle déclaration. Pour lui, la réponse idéale et correcte serait que Tom lui propose de lui dévorer le cœur, d'une façon sexuelle ou non - il n'était pas regardant. Hélas, la réponse réaliste se résumerait à un ordre d'éloignement, ce qui était inacceptable pour Harry. Il avait donc souffert en silence pendant que son bien aimé batifolait avec des filles bien trop quelconques pour lui. Harry aurait aimé choisir des filles plus dignes de lui, quitte à le tromper au moins le faire avec goût.

Quand son ainé avait quitté Poudlard pour rejoindre l'université, Harry en avait été complètement dévasté et aussi étrangement soulagé, il n'aurait plus à le voir embrasser cette idiote de Parkinson. Il avait néanmoins eu l'espoir tenace que son obsession l'abandonnerait comme le garçon l'avait fait. Elle le rendait trop instable et même trop fou. Hélas, elle ne l'avait jamais quitté, c'était même la seule constante dans sa vie, car tout avait changé après son départ. D'abord, un incident avait entraîné l'ostracisme totale d'Harry par ses camarades de classe, incident qui était plus ou moins lié au départ de sa tante et de son cousin de la maison familial, la perte de cette même maison et le problème de boisson grandissant de son oncle. Alors, Harry avait oublié son souhait de ne plus être autant obsédé par un garçon et s'était raccrochée à la dernière chose qui avait encore du sens pour lui.

Cette foutu obsession pour le garçon l'avait poussé à faire des choses terribles par la suite. D'abord, il avait entrepris de se renseigner sur l'emploi du temps de Tom et sur tout ce qui pouvait concerner les habitudes de celui-ci. Au fil des semaines, il avait réuni suffisamment d'informations pour lui permettre de mettre au point un fichier Excel et prédire avec plus ou moins d'exactitudes les prochains déplacements de son amant. Ensuite, peu satisfait de seulement l'observer de loin, il avait entrepris de lui subtiliser quelques affaires, il avait besoin de son odeur, de l'illusion de sa présence et de quoi que ce soit qui puisse lui donner l'impression d'être présent dans la vie de son aîné. Et, ça avait suffi au début, l'illusion avait été suffisante. Mais, un jour sa non-présence dans la vie de son être aimé avait été douloureuse. Surement pouvait-on dire que c'est à la suite de ce constat que tout avait dérapé, car il avait entrepris de réparer le préjudice dont il se sentait victime.

Il lui avait fallu exactement dix-huit mois pour réussir à faire tourner les rouages du destin à son avantage. Si cette idiote de Parkinson pensait qu'elle aurait le dernier mot à dire concernant les fréquentations de Tom elle se fourrait le doigt dans l'œil, le cœur de Tom était (serait) inévitablement sien, foi de Potter ! Il avait agi patiemment, Tom Jedusor n'était pas de ceux qui se laissaient imposer quoi que ce soit, alors il avait dû être furtif et intelligent. Il avait imposé sa présence dans le quotidien du garçon avec parcimonie, ce qui était une tâche aisée quand on était muni d'un fichier Excel comme MonChatonTrèsAgile,xlsx. Il avait commencé par le rendre fou avec son odeur, elle était un peu particulière et elle lui était si étrangère que le jeune homme la remarquait constamment. Alors, il avait été très déstabilisé quand il la sentait presque partout; à la fac, dans son café préféré, sous sa douche, au restaurant où il prenait quasiment tous ses repas, dans sa voiture. Harry chérissait le souvenir du Tom légèrement échevelé et extrêmement furieux qui avait essayé de le démasquer en sentant cette odeur sur lui. Malheureusement pour Tom, Harry étant chétif et petit il était beaucoup plus rapide que lui, alors il ne se laissait pas facilement attraper. Cette petite course poursuite lui avait permis de passer à la phase suivante de sa stratégie conquérante. Il avait créé un fichier Excel (MinouTropMou,xlsx) qui répertoriait chaque étape de sa stratégie, donnant des détails que seul lui pouvait comprendre;

1. Sens-moi je te fuis, fuis-moi je te suis.

2. Pour atteindre le cœur de l'homme de maison, il vaut mieux capturer celui de la maisonnette.

3. Quand le chat n'est pas là, les nuisibles nuisent.

La phase suivante avait pour objet de l'introduire plus progressivement dans l'univers de Tom Jedusor. Pour faire simple, il s'était introduit chez Tom pour observer son mode de vie (qu'il avait analysé et répertorié dans MiaulementsIntrusifsMinoutieux,xlsx) afin de pouvoir le bouleverser subrepticement. Au bout de quelques semaines, il avait réussi à apporter quelques touches de décorations qui lui étaient personnelles; de quoi nettoyer ses lunettes dans la trousse à pharmacie, des chats étaient apparues sur son calendrier (qui étaient peuplés de serpents avant l'arrivée d'Harry), les capotes était parfumée à son goût préféré (vanille) et des mugs à la fois mignons et drôles avaient fait leur apparition. Sa touche fleur bleue faisait qu'il avait une affection particulière pour celui qu'il appelait Romugtique, parce qu'on pouvait y lire « Je tuerais un millier de fois pour faire de toi mon âme sœur ». Ça n'avait pas vraiment de sens en soit, mais pour une raison incongrue il trouvait cela incroyablement romantique, comme si Tom était la Bonnie de son Clyde.

Pour résumé il avait fait tout son possible pour rendre l'habitacle de son aîné plus chaleureux sans que les changements ne lui sautent aux yeux, il avait même rendu Mélanie, la fille dans la cave, plus présentable pour son plus grand plaisir. Elle ne s'appelait pas véritablement Mélanie, en fait, Harry n'avait aucune idée de son prénom parce qu'elle avait les lèvres cousues, ce qui rendait toute discussion impossible. Il se demandait encore comment il faisait pour la nourrir, mais ça ne le concernait pas vraiment, cela relevait de sa vie intime. Dire qu'il n'avait pas été surpris en découvrant cette fille attachée, et nue, dans sa cave serait nier l'existence de ChamourDominateur,xlsx où un tableur répertoriait la tolérance qu'avait Harry à toute douleur possible. Cela ne l'avait pas empêché d'appliquer un peu de glosse sur les lèvres sèches de la fille, de nettoyer ses lunettes crasseuses et d'hydrater une peau aussi sèche que ses lèvres. La fille geignait beaucoup pendant le processus et Harry avait donc commencé à l'appeler Mimi Geignarde. Mimi Geignarde ne fît pas long feu.

Tom Jedusor était un homme extrêmement intelligent, qui ne se laissait pas prendre facilement. Donc, bien sûr était-il conscient des intrusions du jeune lunetteux. Il ne savait pas exactement les nombrer, mais savait que quelqu'un était entré chez lui pendant son absence. Harry en était conscient, car l'emploi du temps du garçon avait subitement été bousculé, ce qui n'arrangeait pas ses affaires. Harry devait faire plus attention, s'il se faisait prendre au mauvais moment les retombées seraient désastreuses.

5. Qui aime bien, chat très bien !

6. L'imposteur a rodé.

7. Ne pas aimer les chats n'est pas un trait de personnalité, mais un mode de vie digne de sociopathes.

Harry était faible face à l'amour, il ne pouvait résister au désir d'apaiser les tourments de son cœur. Là était sa première erreur, car dans l'espoir d'y mettre fin il avait subtilisé quelques sous-vêtements à Tom. Et, parce qu'il était gourmand il avait été incapable de s'arrêter en si bon chemin, ce qui expliquait la présence d'une lettre (qui ne lui était pas adressée) sur son bureau, d'une taie d'oreiller en soie sur son lit (il n'avait même pas d'oreiller) et d'un manuel de science politique cycle 1 sur sa table de chevet - sa pile de livres moisis pour être plus précis. Si on feuilletait le livre on pouvait y lire des 💕 Harry 💕 HPJ 💕 TJP 💕 TP (acronyme de Tom Potter ou de Ta Pétasse, Tom était plus graveleux qu'il ne le laissait paraitre) et en conclure qu'il était fou amoureux du jeune lunetteux. Quel scandale, lui qui était encore lycéen (en nom seulement parce qu'il fuyait l'école comme on fuyait la peste), sans doute Tom se sentait-il honteux d'aimer un garçon qui sortait à peine de la puberté.

Sa deuxième erreur avait de se montrer trop impulsif, ce qu'il était bien trop souvent en toute transparence. Mais, cela faisait des semaines qu'il n'avait pas pu entrer chez Tom et ses affaires ne portaient plus son odeur, alors il fallait les changer. Il avait vu Tom supposément en séance intempestive de tromperie avec une belle rousse (qui lui semblait vaguement familière) et avait profité de son manque d'attention pour rejoindre leur logis. D'après l'oncle Vernon, à partir du moment qu'on possédait les clés d'une maison, on pouvait s'y sentir chez soi. Or, Harry possédait les clés de cette maison (il devait d'ailleurs un service à Lupin), même après que Tom en ai fait changer la serrure dix-huit fois. Donc, Harry était ici chez lui. Grave erreur.

Il déambulait dans la penderie de son bien aimé quand il entendit des gémissements plus que suspects.

- Mimi Geignarde est-elle de retour? Se demanda-t-il en reniflant une chemise assortie au vert de ses yeux (preuve indéniable de l'obsession de Tom à son égard).

- Le sadomasochisme c'est tellement 2013, je ne peux pas croire que quelqu'un puisse mouiller à l'idée d'être attaché dans une cave sombre et humide.

- D'après la dominatrix de Beauxbâtons..com le plaisir est dans la douleur.

- Ne jamais avoir confiance en quelqu'un qui se surnomme Bellatrix. C'est une règle de base comme ne jamais donner sa culotte à un inconnu.

- Elle cherche surement son Edward Steele, marmonna-t-il en enfilant la chemise par-dessus son t-shirt triple XL.

Puis, quelques minutes plus tard il ajouta;

- Tu crois que je devrais y aller?

- Tu ne veux pas voir s'il a une nouvelle soumise?

Derrière les nombreux manteaux se trouvait une sorte de trappe cadenassée, le bruit venait de là parce que c'était le seul moyen d'accéder à la cave. Harry mourrait d'envie de s'y glisser pour avoir une discussion des plus instructives avec la nouvelle Mimi et si en n'y allant pas il ratait l'opportunité de vivre une aventure incroyable.

- J'ai l'impression que ça serait envahir son intimité!

- Harry… il y avait du dédain évident dans cette réponse.

Harry remonta ses lunettes sur son nez en fixant le cadenas et la clé qui y était toujours attachée. Si Tom ne voulait pas qu'il rencontre sa nouvelle soumise, il ne lui aurait pas laissé la clé, n'est-ce pas? Il haussa les épaules et sa curiosité fut plus forte que lui, il se glissa dans la cave où les cris faillirent lui déchirer les tympans.

- Ce manque de luminosité ce n'est clairement pas bandant.

Harry dévala les dernières marches sur ses genoux, incapable qu'il avait été de mettre un pied devant l'autre en découvrant le visage tuméfié de cette fille.

- C'est vraiment pousser le concept de sadomasochisme un peu trop loin.

- Euh… Salut?

- AIDEZ MOI! AIDEZ MOI!

- Tu crois que c'est un jeu de rôle?

Il se redressa rapidement pour rejoindre cette âme en peine. La fille était nue, ce qui était attendu d'une soumise d'après la règle numéro 1 alinéa A de Bellatrix. Une bonne soumise devait avoir une forte résistance à la douleur d'après la règle 9 alinéa B et à en croire les hématomes et les croutes qui recouvraient sa peau brune, c'était le cas. Harry en eut des sueurs froides. La règle numéro 45 alinéa C voulait qu'une bonne soumise soit parfaitement immobile en l'absence de son maître et à la vue des chaînes qui lui maintenaient les bras et les jambes Harry sut que cette fille ne ferait pas une bonne soumise pour Bellatrix.

- Est-ce un jeu de rôle? Je suis désolé, je ne suis pas vraiment fait pour le rôle de dominant.

- Quoi?! Aidez-moi, vite avant qu'il ne revienne!

- Je ne poserais jamais la main sur une fille, même pour Tom, foi de Potter!

- Si je peux me permettre un commentaire je trouve que le sadomasochisme est une pratique plus qu'étrange. Il n'y a rien de plaisant dans la douleur, vraiment rien.

- Quoi? Non, c'est pas ça! Écoute, je suis ici contre mon gré et si tu ne me détaches pas très vite pour qu'on s'enfuies, on va tous les deux mourir! S'écria-t-elle d'une voix autoritaire et sans appelle dont Bellatrix aurait été très fière.

Il fallut exactement une minute et dix-huit secondes pour que ces mots percutent la conscience d'Harry et que la situation lui apparaisse plus clairement. Tom Jedusor ne pratiquait pas le sadomasochisme (soulagement) et pourtant il gardait des femmes attachées et nues dans sa cave (fort étrange). Harry se mit à transpirer à grosses gouttes, tandis que son cerveau se réinitialisait pour analyser une situation qui le dépassait complètement.

- Qu'est-ce que je fais?! S'alarma-t-il en essayant d'arracher les chaînes de ses mains tremblantes.

Il ne pourrait jamais la défaire de ses liens, sachant qu'il n'avait aucune force dans son petit corps et que ces chaînes-là étaient en fer. Il aurait dû suivre la formation en domination de Bellatrix, à l'étape soixante-quinze on apprenait à défaire tous types de liens.

Il enfouit ses mains tremblantes dans ses mèches folles, emprunt à un trouble terrible. Qu'allait-il faire? Peut-être qu'il devait appeler la police, oui, ça s'était une bonne idée. Eux sauraient défaire les chaînes et protégeraient la jeune fille de multiples violences. Violences très certainement commises par Tom Elvis Jedusor, l'homme dont il était amoureux et qui nourrissait une terrible obsession à son encontre. Et si Harry était sa prochaine victime?

- Oh mon Dieu! Qu'est-ce qu'il a fait de Mimi?

- J'ai participé à son meurtre?

- Les coutures auraient dues me mettre sur la piste!

- Ne panique pas!

C'est vrai, Tom ne ferait jamais une telle chose. Il était bien trop doux, bienveillant et sympathique pour commettre un meurtre. Encore moins deux. La seule explication possible était qu'il avait un colocataire, qu'Harry ne connaissait pas, qui s'adonnait à ce genre d'activités dans la cave et dont le seul accès provenait malencontreusement de la penderie de Tom. Rien à voir avec lui.

- Hey! Aide-moi, vite! S'égosilla la jeune fille pour attirer l'attention vacillante d'Harry.

Le garçon se remis à taper le numéro de la police et lorsqu'il appuya sur le bouton d'appel il déclara;

- Je ne panique pas!

Il paniquait, il paniquait tellement qu'il s'arrachait les cheveux sans même s'en rendre compte et ce malgré ses mains moites. Moites à cause du stress, parce qu'il paniquait. Il écoutait la troisième tonalité quand la jeune femme se remit à hurler. Il ne voulait pas être méchant, mais qu'est-ce qu'elle pouvait être agaçante. Il préférait nettement Mimi, paix à son âme.

- NON! NON!

- Je ne panique pas! Répétât-il emprunt à une dose anormale de stress.

La jeune femme poussa un énième cri, qui le terrifia plus que la pression qu'il ressentit sur son crâne fragile quand une batte de baseball s'abattit dessus. La dernière chose qu'il vit avant de perdre connaissance fut des chaussures cirées qui lui semblèrent familières. Le colocataire malfaisant de Tom lui avait en plus subtilisé ses chaussures favorites, quel goujat.

- Voleur malfaisant, marmonna-t-il avant de sombrer.

XxxxX

Dans ChamourDominateur,xlsx, Harry avait créé un système de valeur pour noter sa tolérance en ce qui concernait les douleurs à la fois physiques et mentales. Quand sa tolérance était faible les notes allaient de Piètre à Troll (Troll étant le niveau de moindre tolérance) et au contraire quand elle était forte les notes allaient d'Acceptable à Optimal. N'étant pas novice dans le domaine de la maltraitante physique, Harry avait une résistance se situant entre Optimal et Effort Exceptionnel en ce qui concernait les coups; il pouvait recevoir de nombreux coups de poings ou de pieds sans même émettre le moindre son. Mais, dès que la violence physique se faisait au moyen d'un quelconque objet Harry devenait très douillet. C'est pourquoi, recevoir un coup de batte de baseball à la tête avait eu un Désolant, alors qu'avoir les jambes complètement fracassées à coups de barre en fer recevait un Troll. C'est cette immense douleur méritant un Troll qui l'avait tiré des bras de Morphée. Et, la vision qui s'imposa à lui suffit à effacer toute trace de sommeil, car sous ses yeux innocents se trouvait le corps sans vie, et mutilé, de la jeune femme qu'il avait tenté de sauver. Il eut un haut le cœur — Dieu merci oncle Vernon surveillait sa ligne en ne lui offrant que six repas par semaine et qu'étant le mardi il n'avait rien dans l'estomac qu'il puisse vomir — en détaillant les nouveautés apportées à sa silhouette. Déjà, les hématomes avaient presque la même teinte que sa tignasse brune, des mots étaient gravés dans sa chair, mais n'ayant pas ses lunettes il ne pouvait pas les déchiffrer et des orbites vides l'observait avec un certain mépris - si on lui demandait son avis.

- Où sont mes lunettes? Murmura-t-il la gorge sèche.

Heureusement que sa vision n'était pas parfaite, il n'aurait pas eu envie de voir les larves qui festoyaient sous les lourdes paupières de cette jeune femme. Il avait noté qu'elle avait été libérée de ses liens, ce qui était normal étant donné qu'il l'avait maintenant remplacé. La seule différence notoire étant que lui avait le privilège de pouvoir couvrir son intimité, quel luxe. Tom avait vraiment un colocataire généreux. En pensant au loup, ou plutôt au monstre, des pas se firent entendre dans les escaliers et Harry pu distinguer une silhouette nébuleuse au bout de quelques secondes. La silhouette s'arrêta dans les escaliers, comme si elle avait été surprise par la présence d'Harry dans cette cave.

- Quelle chance, la belle au bois dormant est réveillée. Tu vois ça, Granger? Ricana une voix suave qui le fit frissonner de délice.

Harry crut reconnaître celle de Tom Jedusor, mais ça n'avait aucun sens alors il abandonna très vite l'idée que l'homme qui lui faisait face était sa délicieuse obsession. Son colocataire avait probablement la même voix, c'était comme le cycle menstruel des filles qui se synchronisait quand l'une passait un certain temps avec l'autre. Le colocataire de Tom avait passé trop de temps avec lui et avait donc synchronisé sa voix à la sienne, ça devait être possible. Après tout, l'impossible n'est pas français et donc par conclusion le colocataire de Tom était Français, ce qui expliquait très logiquement toute cette situation.

- Je vais te poser quelques questions, dit l'homme en trainant une chaise devant Harry. Bien sûr, parce que sa vie avait tout d'une tragédie cela s'accompagna d'un grincement sinistre qui lui donna envie de s'arracher les tympans.

- Non, je n'ai pas menti sur le manque d'hygiène de Dolores, c'est une menteuse et je sais de source sûre qu'elle se lave les mains très exactement moins de trois fois pas jours, avoua Harry de but en blanc.

- C'est un mensonge. Elle ne se lave pas les mains, elle se contente de les mouiller, donc c'est un mensonge. Elle aime frotter ses mains sales sur les visages innocents, tu le sais.

- Quel est ton nom? Le questionna l'homme sans faire attention à ses premières divagations.

- C'est l'opportunité de repartir à zéro… tant d'opportunités nominales.

- James?

- Tant d'opportunités et tu lui donnes ton deuxième prénom? C'est une honte.

- Tu n'es pas sûr de savoir si tu t'appelles James? Ricana l'homme en penchant la tête sur le côté pour l'observer comme on observe un animal pris au piège. Du moins, c'est ce que supposa Harry parce que sa silhouette était floue.

- Je n'ai pas mes lunettes, c'est difficile de se concentrer quand tout est flou, dans sa tête il accompagna ses paroles d'un mouvement de main dédaigneux.

- Tu as besoin de te concentrer pour te rappeler de ton prénom? Le ton de l'homme laissait présumer que le comportement d'Harry l'amusait.

- Disons que j'ai reçu un coup à la tête. Tu as des questions par rapport à ça? Parce que j'ai des réponses, moi.

- Des réponses par rapport à un coup à la tête?

- Oui, à la question: Qui assomme le petit ami de son colocataire? Je réponds un psychopathe. À la question, qui s'amuse à violenter des femmes? Ma réponse est; un putain de français, sérieusement qu'ils se concentrent sur la cuisine le reste ça va pas. À la question, qui essaie d'engager une conversation avec un myope sans lunette? La réponse évidente est un putain de psychopathe Français sans savoir-vivre, donnes-moi mes lunettes Jean-Molière!

- Tu es le petit-ami de mon colocataire? S'étonna le Français psychopathe et malpoli prénommé Jean-Molière.

- Règle numéro soixante-neuf alinéa D ne jamais dévoiler la relation qui t'unis à ton dominant à un inconnu.

- Je ne suis pas son soumis puisque Tom n'est pas un dominateur, tu comprends? Susurra Harry.

- Très bien, règle 1.4 de la rue; y'a que les rats qui poucavent! Et être un rat n'est pas dans ta ligne de conduite.

- Nous ne sommes pas assez intimes pour que tu te permettes de me poser des questions sur ma vie privée, s'agaça Harry.

L'homme se mit à rire, de ce genre de rires qui vous mettent mal à l'aise parce qu'il est impossible de le suivre et qu'on ne lui connait aucune source. Harry n'avait pas l'âme d'un comique, donc on ne pouvait pas lui remettre la responsabilité de ce rire sur les épaules. Puis, il reçut un coup plus ou moins violent au visage qui ne lui arracha aucune réaction. Et, enfin il vu.

Le colocataire Français psychopathe et impoli de Tom avait juché ses lunettes sur le bout de son nez. Quelle ne fût pas sa surprise quand Jean-Molière se trouva être le portrait craché de Tom Jedusor. Ce qui était complètement illogique, voir même irréel. Le Tom Jedusor qu'il connaissait – très bien et MonChatonTrèsAgile,xlsx pouvait en être témoin, était d'une gentillesse sans faille, doux et quelques rares fois un peu impatient. Parce que Tom Jedusor était bien trop pur et gentil (bien qu'il ait une obsession inquiétante pour sa personne) pour avoir un hobby comme la torture et le meurtre, Harry émit deux hypothèses. La première étant que l'homme était victime d'un coup monté par son colocataire Français Jean-Molière ayant pris son apparence dans le but évident de lui voler le cœur d'Harry — ça n'arrivera jamais, Tom! La seconde étant que Tom Jedusor avait un jumeau aussi maléfique et cruel que Tom était bon et doux.

- Jean-Molière ne pourrait être aussi beau que Tom, mais enfin regarde ce visage, délibéra le garçon en dévisageant le visage plus qu'angélique de son vis-à-vis.

- C'est son jumeau maléfique, appelons-le Tommy-le-cruel pour les différencier.

Harry fronça les sourcils face à l'absurdité de cette remarque, les jumeaux maléfiques avaient des noms qui leur étaient propres, car leur existence ne se limitait pas et n'était pas définie par celle de leur homologue angélique. C'était très réducteur et moraliste de penser de la sorte. Et puis;

- Être cruel quand tu t'appelles Tommy n'est pas très réaliste, susurra le jeune garçon.

- Tommy le voleur de vie, ça rime.

Harry réfléchit à la proposition, complètement concentré sur la discussion qu'il avait avec sa voix intérieur, oblitérant momentanément le regard scrutateur de Tom. Devait-il lui donner un nom qui le rapporterait toujours à l'image de Tom Jedusor, oubliant le fait qu'il était une personne à part entière et au risque que cela entache l'image de Tom?

- Tommy le voleur de vie? Hum… Je

Harry reçut un énième coup violent à la tête — Tommy-le-voleur-de-vie n'était pas très créatif en matière de châtiment, il aurait dû suivre les cours en 45 leçons de l'oncle Vernon —, puis une main ferme agrippa sa chevelure désordonnée pour le forcer à plonger son regard émeraude dans des iris qui lui firent penser à la Mer Rouge. Certes, il était conscient qu'elle n'était pas réellement rouge, tout comme des iris ne pouvaient l'être et pourtant des nuances carmin troublaient le chocolat plus accentué de ses iris. Le monde oubliait bien souvent la beauté d'un regard brun, de ses nuances plus complexes que le simple noisette, des...

- Qu'est-ce que tu dis? Parle plus fort, je ne t'entends pas! S'énerva Tom de sa voix grave.

- Donc, tu es le jumeau de Tom? Demanda Harry d'une voix un peu tremblante, il avait bien plus peur de la réponse que de la lame qui brillait dans la main du jumeau maléfique.

- Es-tu, genre, complètement fou? Dit Tom en fronçant les sourcils.

Son air soucieux fît naître une drôle de sensation dans l'estomac d'Harry. Il avait lu dans un poème — parce qu'il avait une âme d'artiste, qu'être amoureux donnait l'impression d'avoir des papillons dans le ventre, alors étant donné qu'il s'agissait du jumeau maléfique il décida que ce serait larves. Tom-le-voleur-de-vie lui donnait des larves dans le ventre. Il réservait les papillons pour Tom, lui n'était pas un foutu trompeur!

- Je ne pense pas, enfin. Il y'a cette fois où j'ai très légèrement envahi l'intimité d'un ami pour répertorier tous ses rêves dans un tableur Excel qui m'aurait permis de mieux le cerner. Mais, je ne crois pas que sur l'échelle de la folie un homme qui violente et tue des femmes puisse me juger. Non, mais sérieusement.

Le visage de Tom n'exprima aucune émotion suite à sa déclaration, bien qu'une lueur inquiétante brillât maintenant dans son regard si particulier.

- Demande-lui, demande-lui, je veux savoir!

- Donc... euh (raclement de gorge) tu fais quoi des yeux?

Tom parut surpris par sa question subite, puis un sourire goguenard étira ses lèvres magnifiquement bien dessinées qu'Harry mourrait d'envie d'embrasser — oui, même dans ces temps troubles, si ce n'est encore plus.

- T'aimerais le savoir, hein? Ricana-t-il en dessinant des arabesques de son pied. Signe indéniable qu'il était fier de lui, de toute évidence il recevait peu de compliments sur son travail maléfique.

- Oui… beaucoup.

- Donc, il ne va pas répondre?

- Il n'aurait jamais dû côtoyer ce français impoli, il en perd tout savoir-vivre.

- Je pense qu'on peut partir du principe que malgré MonChatonTrèsAgile,xlsx , tu ne connaissais pas vraiment Tom.

- Il n'y a rien à redire sur MonChatonTrèsAgile,xlsx. C'était le tableur le plus abouti.

- James? L'interrompis Tom d'un ton faussement calme.

Son attention fut de nouveau entièrement tournée vers Tom, il ne fallait pas qu'on l'accuse d'être un petit-ami négligeant.

- Pourquoi est-ce tu avais la clé de chez moi (chez nous) ? Ajouta Tom de sa voix suave et douce — non, ça n'est pas le moment d'être excitant Tom, ai un peu dignité, bon sang!

- C'est une étape importante dans toute relation, répondit-il en faisant un geste de la main vague dans sa tête.

- Relation? Tom semblait complètement perdu, mais très vite son visage retrouva son impassibilité charmante.

- Tu as très bien entendu, rétorqua Harry d'un ton légèrement arrogant.

- Je ne suis même pas gay, ricana Tom, dont les yeux s'écarquillèrent légèrement (suspicieux).

- C'est ce qu'ils disent tous au début, ricana Harry en levant les yeux au ciel.

- Tu découvres que ton petit-ami imaginaire est un meurtrier sanguinaire et tu trouves de bon goût d'être impertinent avec lui? Le questionna un Tom visiblement déconcerté par l'inconscience du plus jeune.

- Merci de reconnaître notre relation, le déni n'est pas non plus de bon goût, se moqua-t-il avec beaucoup d'humour.

- Est-ce que c'est l'interview de la veuve éplorée sur BBC? Qu'avez-vous pensé en découvrant le cadavre de cette fille dans la penderie de votre époux?

- J'étais profondément bouleversé en découvrant l'existence de Tommy-le-voleur-de-vie, avoua-t-il à la journaliste très anglaise de BBC News qui lui rappelait Tante Pétunia avec son air pincé. Pourquoi est-ce qu'elle le regardait comme s'il avait été complice de ce crime? Harry n'avait jamais rien fait de criminel.

- Bien, James, quand tu auras fini de divaguer… Je t'annoncerais que tu vas mourir, le coupa-t-il d'un ton qui témoignait de toute l'excitation que lui procurait son prochain meurtre.

On aurait dit le cliché de l'enfant sous le sapin de noël face à ses cadeaux, sauf qu'Harry était le sapin qui abritait un unique et morbide cadeau; le meurtre. Il leva les yeux au ciel face aux traits euphoriques de Tom, en fait, c'était surtout pour ne pas voir les fossettes qui se creusaient sur ses joues. Harry était faible face à ce qu'il considérait comme une arme de destruction massive, les fossettes du séduisant Tom Jedusor. S'il était une fille, il en aurait mouillé sa culotte.

- Tu aurais pu dire quelque chose comme j'aurais une annonce à te faire, tu sais, pour garder la surprise. Là, tu la gâches complètement, s'agaça Harry qui avait du mal à rejoindre l'euphorie de Tom.

Un couple qui ne communiquait pas et qui ne partageait les moments de joies n'était pas fait pour durer.

- Tu aurais voulu être surpris? Se mit à rire le plus vieux, ce rire était nettement moins désagréable à entendre.

- Il me semble que c'est de mise dans un couple, souffla Harry soudainement de mauvaise humeur.

Pourquoi refusait-il de partager sa joie avec lui? Harry le vivait comme un odieux rejet. Les traits de Tom, en plus d'indiquer que la situation l'amusait, témoignaient de sa réflexion. Au bout d'un interminable moment, très exactement 18 secondes, il dit enfin;

- Et bien... Je suppose que je ne t'ai pas dit comment tu allais mourir.

Le regard émeraude d'Harry brilla sous la surprise, Tom ne le rejetait pas, au contraire il désirait visiblement partager sa joie avec lui. Conclusion logique: Tom était fou amoureux d'Harry.

- Est-ce que je peux essayer de deviner? Demanda Harry d'une voix pleine d'émotion, il ne savait jamais comment réagir face à une déclaration d'amour - non pas qu'il en ait déjà reçu, et contenir toutes les émotions qui le traversaient était difficile.

- Tu es la victime la plus amusante qui ait passé le seuil de cette cave depuis (il réfléchît) … Mélanie?

Harry hocha la tête de compréhension, ils étaient en parfaite harmonie l'un avec l'autre, c'était touchant.

- Oh… C'est vrai qu'elle était amusante. Elle va bien? Fît-il semblant de s'intéresser en dévisageant le visage rayonnant de Tom.

Il avait vraiment envie de l'embrasser, de passer sa langue dans le creux de ses fossettes, de...

- Harry … Il y avait beaucoup trop de dédain dans sa voix, ça lui déplut fortement.

- Oh… Est-ce que je peux faire un tableur Excel pour tenter de deviner la façon dont tu veux me tuer? Demanda-t-il avec enthousiasme.

- Tu es vraiment surprenant, James! Déclara Tom visiblement satisfait par la réaction d'Harry.

Il pouvait le dire parce qu'il s'était mis à jouer avec la lame dans ses mains avec de plus en plus d'enthousiasme. Et, que son regard était légèrement plus doux. Tom était tellement amoureux de lui, ça en devenait gênant.

- Je ne m'appelles pas James, en fait, avoua-t-il en évitant le regard mièvre de Tom.

- Comment t'appelles-tu? S'étonna-t-il d'un ton qui laissait entendre qu'il n'appréciait pas avoir été trompé de la sorte. Le trompeur trompé.

- Tu ne connais même pas le prénom de ton petit-ami, après des années de relation, c'est honteux, s'indigna Harry en fronçant les sourcils.

- Je n'ai jamais été un petit-ami attentif, eut l'honnêteté de reconnaître Tom. Et son ton laissait entendre qu'il en était moyennement désolé.

- ChatonSolitaire,xslx. peut en témoigner, acquiesça Harry d'un hochement de tête.

- Meilleur fichier Excel du mois de Décembre 2017.

Les doigts de Tom agrippèrent le menton d'Harry pour que son regard émeraude se noient à nouveau dans la Mer Rouge. Ô qu'il aimait ce regard espiègle.

- Ton nom, dis-le-moi, exigea-t-il de sa voix suave qui selon Harry ressemblait à une caresse (pas qu'une voix puisse ressembler à quoi que ce soit).

- Tu aimerais le savoir, hein? Ricana-t-il en reprenant les mots qu'il lui avait jeté au visage quelques minutes plus tôt.

- Oui... beaucoup, reprit Tom sans se défaire du sourire amusé qui faisait apparaître ses merveilleuses fossettes.

- Waouh c'est donc ça être un couple profondément amoureux et complice? Dingue!

- Il est tellement amoureux de moi.

Il s'appelait Harry James Potter et il était atteint du trouble de la personnalité borderline — et il ne le savait pas.