Me revoilà avec une nouvelle fic. Cette fois ce n'est pas une AU mais plutôt une fin que j'aurais préféré avoir dans la trilogie de Divergente. Je pense ne pas avoir été la seule à être frustrée de la fin du dernier volet. Bien que j'ai un immense respect pour Veronica Roth, j'ai voulu faire une fin différente. Et si Tobias était revenu à temps ?
Je me suis donc aidée de la trilogie mais aussi du prequel, Divergente raconté par Quatre.
N'hésitez pas à laisser des reviews, c'est toujours apprécié !
Bonne lecture
Tobias était sur le chemin du retour. Il avait réussi à accomplir ce pourquoi il était retourné sur Chicago et il se demandait si Tris en avait fait de même de son côté. Le jeune homme était incapable de rester en place, sa jambe droite ne cessant de sursauter, ce qui agaça prodigieusement Amar mais ils arrivèrent avant qu'il ne puisse faire la moindre réflexion. Lorsque Tobias sortit du camion, il se précipita dans le hall du Bureau et tomba nez-à-nez avec Matthew :
- Où est Tris ? demanda-t-il.
- En direction du labo d'armement avec Caleb.
- Ils n'ont pas terminé ?
- Non, j'en doute !
Tobias n'attendit pas une seconde de plus et se dirigea vers le labo d'armement puis il se retrouva devant Caleb. Le sang de Tobias se glaça puisque si Caleb était là, où se trouvait Tris ? Il était comme pétrifié devant l'ancien Erudit, devinant malheureusement ce qui avait dû arriver.
- Caleb ?
- Elle m'a menacé avec une arme, elle y est allée à ma place.
- Non ! dit-il, paniqué. Je vais la trouver !
- Le sérum de mort n'est peut-être pas encore dissous dans l'air !
- Regarde-moi bien Caleb. Rien ne m'arrêtera d'aller la retrouver.
Tobias n'attendit même pas de réponse et partit aussitôt. Il vérifia que son arme était bien chargée puis il avança. Il sut qu'il était proche du labo quand il vit des gardes. Ces derniers n'annoncèrent même pas de semonces qu'ils lui tirèrent dessus. Tobias, franc-tireur, n'hésita pas un instant à riposter pour tuer. La femme de sa vie était peut-être entre la vie et la mort et il n'allait pas se faire ralentir par de simples pions dans le jeu de David. Une fois qu'il n'y eut plus de tir, Tobias continua et constata que l'endroit venait d'être attaqué, voyant des résidus de l'explosion provoquée par Tris mais il ne s'y attarda pas et avança. Il aperçut le vestibule du labo d'armement puis il la vit : Tris était là mais elle ne bougeait pas, elle était debout dos à lui, se tenant le bras, elle devait être blessée mais il y avait autre chose. Tobias se baissa tout en s'approchant de la porte entrouverte puis il entendit la respiration laborieuse de la jeune femme mais il comprit qu'elle n'était pas seule. David était aussi là. D'après leur conversation, il croyait qu'elle venait lui voler un dispositif. Il observa alors sa gestuelle et comprit qu'elle s'apprêtait à bouger mais il vit à cet instant que David était armé et ne perdit pas un instant pour entrer dans la pièce, se plaçant devant Tris tout en tenant David en joug.
- Tobias ! dit Tris dans son dos.
- Tu vas bien ? lui demanda-t-il tout en maintenant sa position.
- Oui. Tobias ? continua-t-elle en se rapprochant de lui et en lui chuchotant. Pavé numérique à 9 heures.
- Vas-y, je te couvre !
En entendant ces mots, Tris se précipita sur le boitier afin de libérer le sérum, entendant deux coups de feu mais elle ne pouvait pas se laisser distraire, sa mission était cruciale et elle savait que Tobias protégeait ses arrières. Tandis qu'elle composa le code, elle entendit le souffle court de Tobias derrière elle, ne sachant pas que ce dernier venait en réalité de se prendre une balle dans le thorax du côté droit mais il tenta de maintenir sa position tant que Tris n'avait pas terminé cependant, son arme sembla subitement peser des tonnes et il ne put la retenir de tomber. Il sut qu'il avait touché David à l'épaule et pensa qu'il pouvait souffler un peu quand il le vit relever le bras pour tirer une seconde fois malgré sa blessure. Tobias, trop épuisé pour reprendre son arme, décida de faire la seule chose que son corps le lui permettait, sachant pertinemment que Tris était la cible de David.
Ayant enfin terminé de composer la combinaison sur le pavé numérique, le sérum d'oubli se diffusa tandis que la jeune femme se retourna et vit Tobias lui faire face en l'entourant de ses bras pour la protéger puis un autre coup de feu retentit dans la pièce avant le silence. Elle mit une fraction de seconde à comprendre ce qui venait de se passer quand elle sentit que du sang avait jailli sur son visage mais il ne s'agissait pas du sien, non, elle n'avait que son bras de touché, il ne pouvait provenir que de la personne qui venait de mettre son corps devant elle pour la protéger, il appartenait à Tobias ! Elle leva la tête pour le regarder et vit que du sang coulait sur le côté gauche de sa tête puis leur regard se croisa. Elle put y voir de l'incompréhension puis il vacilla mais elle le rattrapa et amortit sa chute. Ayant conservé son instinct d'audacieuse, elle porta rapidement un regard vers David, prête à riposter si nécessaire, et s'aperçut qu'il était inconscient, son arme étant tombée à terre. Elle reporta alors toute son attention sur Tobias. Il y avait tellement de sang ! Mais elle ne pouvait pas paniquer, elle devait reprendre ses esprits et s'occuper de lui à tout prix ! Elle regarda donc plus précisément le corps de son homme : il y avait une plaie par balle sur son torse du côté droit qui saignait abondamment ce qui la rassura dans un sens car ce n'était pas du côté du cœur, puis elle vit que sa tête avait aussi été touchée. La balle avait méchamment frôlé sa tête du côté gauche et la plaie suintait. Elle fit son possible pour rester lucide et ne pas céder à la panique. Elle aperçut un chiffon, s'en saisit et appuya sur la plaie au thorax, ce qui stimula Tobias qui ouvrit les yeux en gémissant de douleur. Il avait la respiration sifflante et laborieuse, faisant ainsi comprendre à Tris que le poumon avait été atteint. Elle hurla en demandant de l'aide, espérant que son frère ne serait pas loin et pourrait aller chercher les secours puis elle retourna son attention sur Tobias, elle devait absolument le maintenir éveillé :
- Pourquoi tu as fait ça ! dit-elle.
- Je pourrais… te dire pareil, répondit-il difficilement en souriant.
- Tobias, je sais que tu as mal mais tu dois rester éveillé.
- Tu vas… bien ?
- Oui, grâce à toi.
- Sérum d'oubli ?
- Ça a marché, on a réussi.
Tobias sourit, tellement heureux qu'ils aient pu mener leur mission à bien mais surtout qu'elle ne soit pas blessée. Quand il y pensa, s'il n'était pas revenu à temps, David l'aurait probablement tuée sans aucune pitié ni remords. L'idée qu'il aurait pu la perdre à jamais lui traversa l'esprit et il ferma les yeux, laissant échapper une larme. Rester conscient relevait de l'exploit mais il essaya, pour elle, pour sa Tris, quand il fut pris d'une violente quinte de toux et finit par expectorer du sang. Il vit Tris lui essuyer le sang qui s'échappait de ses lèvres alors qu'elle pleurait à chaudes larmes. Elle savait qu'il avait besoin de soins médicaux d'urgence. Il la regarda et de son bras valide, essuya les larmes sur les joues de la jeune femme.
- Ne pleure… pas pour moi.
- Je t'aime tellement Tobias. Tu n'as pas intérêt à me laisser seule, ok !
- Ok, soupira-t-il alors que ses yeux se fermèrent.
- Non, Tobias ! hurla-t-elle. Mon cœur, tu ne dois pas dormir !
- Mon… cœur ?
- Ça te va bien.
- Merci…
- De quoi ? C'est toi qui m'as sauvé la vie !
- De… m'aimer.
Elle sourit en posant sa main sur le visage de son homme. Il était blessé et il la remerciait de l'aimer, il n'y avait rien de plus beau que ce genre de déclaration mais soudain, elle sentit que le corps de Tobias se détendit complètement. Quand elle le regarda, elle vit qu'il avait perdu connaissance puis elle comprit qu'il y avait un problème. Sa cage thoracique ne se levait plus, signe qu'il avait cessé de respirer ! Elle posa deux doigts sur sa carotide et ne sentit rien. Ne perdant pas un instant, elle commença le massage cardiaque en lui insufflant de l'air à intervalle régulier en pratiquant du bouche-à-bouche, se rappelant les cours prodigués lorsqu'elle était encore chez les Altruistes. Une poignée de minutes passèrent, ce qui lui sembla durer une éternité, quand les secours arrivèrent. Elle leur expliqua la situation puis ils prirent le relai. Caleb les avait ramené et à présent, il prit sa sœur dans ses bras, heureux qu'elle soit en vie mais Tris ne put détourner son regard alors qu'Amar et Matthew les rejoignirent.
- Ok, on a une blessure par balle au niveau du poumon droit, commença-t-il en découpant le t-shirt de son patient.
- Il y a une autre blessure sur le côté gauche de la tête, continua le deuxième secouriste en posant une compresse et une bande autour.
- Avant de l'intuber, je dois libérer la pression dans le poumon.
Le secouriste ne perdit pas un instant en prenant une sorte d'aiguille et la planta sans ménagement dans le thorax de Tobias afin d'éviter qu'il ne s'étouffe dans ses propres sécrétions. Tous entendirent le bruit significatif que la pression avait été libérée du poumon.
- Maintenant on peut l'intuber ! reprit le premier secouriste. Pose les capteurs, on va le choquer, vite ! ordonna-t-il à son collègue qui s'exécuta aussitôt.
- C'est bon pour moi, lui répondit-il en mettant le défibrillateur en charge puis en installant le moniteur cardiaque qui indiquait un bruit strident et continu.
- Moi aussi, je suis dedans, décrit-il en désignant le tube dans la trachée de Tobias. On dégage !
Les secouristes se retirèrent pendant qu'ils choquèrent Tobias alors que Tris s'agrippa à son frère, très stressée de voir l'état de son homme mais le tracé resta plat sur le moniteur cardiaque. Ils continuèrent de lui insuffler de l'air et de le choquer à plusieurs reprises, en vain.
- Il faut l'emmener à l'hôpital, d'ici, on ne peut rien faire ! dit le secouriste.
Avec son collègue, ils posèrent rapidement Tobias sur le brancard puis l'un d'eux se mit à califourchon sur le jeune homme pour continuer le massage cardiaque alors qu'ils l'emmenèrent, suivis de près par Tris.
En entrant dans les urgences, les secouristes indiquèrent les soins prodigués à Tobias ainsi que ses blessures. Lorsqu'ils indiquèrent qu'ils avaient commencé la réanimation depuis quinze minutes, Tris vit immédiatement que le regard du médecin n'était pas rassurant du tout. La jeune femme ne pouvait pas contrôler l'afflux de larmes qui tombaient depuis qu'ils étaient partis du labo d'armement, de peur de perdre définitivement l'amour de sa vie. Le médecin prit alors le relai, et s'apprêta à choquer à nouveau Tobias. Tris vit qu'il était à deux doigts d'abandonner quand il y eut du mouvement sur le tracé du moniteur cardiaque. La jeune femme s'arrêta de respirer un bref instant quand elle constata que le cœur de Tobias était reparti. Le médecin, bien qu'étonné du retour de son patient, continua à le soigner.
- Bon, on a réussi à le stabiliser, dit-il à son personnel médical. Il a une méchante blessure à la tête. Je veux un scan tout de suite avant de l'emmener en chirurgie pour sa blessure thoracique.
Ils emmenèrent alors Tobias tandis que Tris s'apprêta à le suivre mais le médecin l'arrêta :
- Vous connaissez le patient ?
- C'est mon petit-ami.
- Il a de la famille proche ici ?
- JE suis sa famille, affirma-t-elle.
- Très bien. J'ai besoin que vous restiez ici, vous ne pouvez pas l'accompagner.
- Comment va-t-il ? Son cœur est reparti, ça va aller maintenant ?
- Et bien il va aller en chirurgie pour sa blessure thoracique mais ça ne devrait pas poser de problème. Sa blessure à la tête m'inquiète. On lui a tiré dessus, c'est ça ?
- Oui la balle a frôlé sa tête.
- C'est pour ça qu'on va faire un scanner. Ce qui m'inquiète tout autant c'est le temps qu'on a mis à le ranimer. Il a été à peu près vingt minutes sous réanimation. J'espère juste que son cerveau n'aura pas de séquelles à cause du manque d'oxygène.
- Comment pouvons-nous le savoir ?
- Nous ne le saurons que lorsqu'il se réveillera…
- D'accord.
- S'il se réveille, continua le médecin.
- Comment ça ?
- Nous ne savons vraiment pas comment sa blessure à la tête et la réanimation vont le toucher. Vous devez vous préparer au pire. Je vous promets de vous tenir au courant dès que nous en savons plus.
Le médecin ne perdit pas un instant et repartit auprès de Tobias. Caleb était en retrait mais il avait distinctement entendu les mots de l'urgentiste. Tris ne bougea pas, comme assommée par ce qu'elle venait d'entendre. Il posa ses mains sur les épaules de sa sœur mais elle se retira aussitôt, comme si le toucher de Caleb fut brûlant. Le jeune homme s'apprêtait à la consoler quand d'autres secouristes entrèrent avec David sur un brancard. Le sang de Tris ne fit qu'un tour et elle s'apprêta à se jeter sur lui quand Amar l'attrapa et la retint.
- Laisse-moi l'achever, il le mérite ! dit-elle.
- Ta vengeance ne servirait à rien, encore moins à Quatre. Il va avoir besoin de toi et ce sera difficile si tu te retrouves en prison.
- Il doit payer !
- Et on s'en occupera mais pour le moment, tu dois te calmer. Viens, sortons.
- C'est bon, je sors mais j'ai besoin d'être seule.
Tris s'échappa de l'hôpital sachant pertinemment qu'elle n'était pas prête d'avoir des nouvelles du médecin. Les images de Tobias blessé ainsi que les derniers mots que lui avait dit l'urgentiste, la hantèrent. Elle n'avait pas prévu de mourir aujourd'hui mais les évènements n'avaient pas tourné à son avantage et la présence de David dans le labo d'armement, armé, n'avait pas aidé. Quand elle l'avait vu la menacer, elle savait qu'il allait la tuer, elle commençait à le connaître mais lorsque Tobias était arrivé, elle s'était sentie soulagée car elle n'était plus seule face à ce monstre. Cependant, la situation avait trop vite dégénéré et maintenant Tobias, son Tobias, était aux portes de la mort. Elle pleura à chaudes larmes en s'asseyant sur un banc à l'extérieur de l'hôpital. Elle ne parvint pas à s'arrêter quand elle sentit qu'on la prit dans les bras. Elle regarda et vit Christina. Elles restèrent ainsi un petit moment, le temps que les sanglots de Tris se calment :
- Matthew m'a expliqué ce qu'il s'était passé.
- Tout est de ma faute, dit Tris.
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Il m'a protégé. David allait me tirer dessus et il s'est mis devant moi pour me protéger ! Pourquoi il a fait ça Christina ! hurla-t-elle.
- Mais parce qu'il t'aime voyons, répondit-elle, doucement.
- Moi aussi ! Comment je vais faire s'il ne survit pas ?
- Si y a bien quelqu'un qui est capable de surmonter ça, c'est Quatre ! Il va avoir besoin de ta force.
Tris essuya ses larmes et son amie la prit à nouveau dans ses bras. Elle devait avouer qu'elle avait bien besoin de réconfort à cet instant puis elles décidèrent de revenir dans la salle d'attente. Matthew et Cara les rejoignirent peu de temps plus tard et ils attendirent tous ensemble. Ce ne fut que trois heures plus tard que le médecin les retrouva. Tris se leva immédiatement et lui fit face :
- Dites-moi qu'il va bien ?
- L'opération s'est bien passée, il se remettra vite de sa blessure thoracique.
- Et celle à sa tête ?
- Malheureusement, il ne montre aucun signe de réveil. Nous avons fait un diagnostic neurologique et il s'avère que Mr Eaton est dans un coma sévère.
- Je… je ne comprends pas. Est-ce qu'il va bientôt se réveiller ?
- Actuellement, nous n'avons aucun moyen de savoir quand il se réveillera. A vrai dire, nous avons été obligés de le mettre sous respirateur car il est incapable de le faire seul.
- Vous pensez que cela vient de sa blessure à la tête ?
- C'était un trauma crânien mais comme je vous l'ai dit auparavant, cela peut aussi résulter d'un manque d'oxygène dans son cerveau suite à la réanimation.
- Il y a tout de même une activité cérébrale ? interrogea Matthew, connaissant le sujet.
- Oui, sinon nous n'aurions pas la même conversation. Il est susceptible de se réveiller, mais nous ne savons pas quand. Suite aux examens procédés après sa sortie du bloc, nous avons pu constater qu'il avait une petite lésion au niveau du cerveau. Plus vite il se réveillera, moins il aura de séquelles.
- Est-ce que je peux le voir ? demanda Tris.
- Oui, suivez-moi.
Tandis que ses amis restèrent en salle d'attente, choqués par ce qu'ils venaient d'apprendre, Tris suivit le médecin dans le service de réanimation. Avant d'amener la jeune femme auprès de Tobias, il s'arrêta un instant devant elle :
- Madame ?
- Appelez-moi Tris.
- Tris, je dois vous prévenir que Mr Eaton est entouré d'un tas de machines. Elles sont bruyantes mais vous devez comprendre qu'elles le maintiennent en vie actuellement. Tant qu'il ne sera pas capable de faire certaines choses seul comme respirer, nous devrons le garder dans ce service et relié à ces machines. Vous avez compris ?
Tris hocha la tête, tentant d'assimiler ce que le médecin venait de lui dire mais surtout de se préparer à ce qu'elle allait voir. Le médecin avança de quelques mètres et ils se retrouvèrent devant une porte vitrée. Tris en eut le souffle coupé lorsqu'elle entra et aperçut l'homme de sa vie dans cet état : il était allongé dans ce lit d'hôpital, intubé, relié à des machines dont elle ne connaissait pas l'utilité mais ce qui l'affola, c'était son teint pâle comme la mort. Il portait un pansement sur sa blessure au torse et une bande entourait sa tête. Il y avait des bruits incessants, des bips constants qui trahissaient la quiétude de la pièce. Bien que le médecin soit sorti, Tris n'avait pas bougé et sursauta lorsqu'une infirmière entra dans la chambre.
- Vous pouvez lui tenir la main, vous savez, dit-elle. Et lui parler aussi, il sentira qu'il n'est pas seul.
- Il peut m'entendre ?
- On ne le sait pas mais je suis sûre que oui. Ça fait un moment que je suis ici et je suis persuadée que certains retrouvent leur chemin grâce à ceux qui se battent pour qu'ils reviennent. Asseyez-vous, continua-t-elle en lui montrant le fauteuil.
- Merci.
L'infirmière vérifia les constantes de Tobias et ses pansements puis sortit tandis que Tris rapprocha le fauteuil pour se trouver au plus près du lit. Avant de s'asseoir, elle passa sa main dans les cheveux de son homme, sachant que cela avait pour habitude de l'apaiser. En effet, lorsqu'il avait le sommeil agité à cause de ses cauchemars récurrents, elle faisait ce geste qui le calmait presque instantanément. Elle s'assit ensuite et lui prit sa main entre les siennes.
- Jamais je ne te laisserai, mon cœur.
