Bwahaha, je suis vraiment désolée (pas vraiment), mais je savais qu'il fallait que je vous laisse mariner. Allez bonne lecture ;)
Chapitre court, vous devez vous doutez pour quelle raison
Henry retourna rapidement Jo et tâta son pouls accéléré. Ses lèvres se mirent à trembler.
- Qu'est-ce que tu as fait ? Espèce d'idiote !
Elle ne réagissait pas, du sang coulait le long de ses lèvres. Henry ne savait plus où donner de la tête ni comment réagir.
Il lui embrassa le front, avec les larmes qui coulaient sur son visage. Il la serra contre lui pour lui procurer un peu de chaleur.
- Tu n'avais pas à faire ça Jo. C'était inutile. Je ne peux pas mourir. Pourquoi tu as fait ça ? Je ne mérite pas qu'on se sacrifie pour moi. Tu es vraiment stupide !
Envahi par ses émotions négatives, il se demanda comment il parvint à se relever et porter la jeune femme pour sortir en courant de l'entrepôt. Il vit Mike qui venait de plaquer Devon au sol et lui serrait les menottes avant de se rendre compte d'une Jo inerte dans les bras du doc.
Il sentit une boule de rage en voyant Devon
- Tu as fait ça ! Sale con !
Il lui défonça la mâchoire et son visage se retrouva ensanglanté. Il voulait continuer de le martyriser, mais après avoir déposé Jo sur la civière et l'ambulance volant presque pour l'emmener à l'hôpital, ce fut Henry qui prit la relève en poussant Hanson et lui prenait son arme, pointant son arme sur le front de Devon qui peinait désormais à garder les yeux ouverts.
- Je te jure que je vais te tuer si jamais elle meurt ! Tu n'auras que ce que tu mérites !
Il appuya sur la gâchette, mais ce Reece qui le désarma et il relâcha l'arme, en lançant un regard noir au lieutenant.
- Henry ! Je peux comprendre ce que vous ressentez, pareil pour vous Mike, mais calmez-vous tous les deux ! Si vous le tuez, vous ne réglerez pas le problème. Jo a besoin de vous Henry et besoin de nous tous. On doit s'occuper d'elle, alors filez à l'hôpital, moi je m'occupe de lui.
Mike était parvenu à se calmer en voyant la rage d'Henry prêt à commettre l'irréparable sans même avoir une seule idée de comment manier une arme.
Il prit le doc par les épaules, car il n'avait pas l'intention de bouger et cherchait à tuer Devon, à tout prix. Incapable de se contrôler, il lui donna un coup de pied dans le visage et Hanson le dégagea rapidement de la scène avant qu'il ne finisse par s'en prendre à tout le monde. Il embarqua Lucas avec lui et ils foncèrent à l'hôpital.
Devon avait perdu connaissance avec tous les coups qu'il avait pris. Reece le regarda et se demandait si sérieusement cela valait la peine de le ramener au poste pour qu'il ait un procès.
Rien ne disait qu'il n'allait pas recommencer et en plus il avait quand même tué deux victimes innocentes.
Jo pouvait ne pas s'en sortir cette fois et cela détruirait Henry et les détruirait tous, elle la première. Elle ne le montrait pas, mais avoir su que sa petite protégée avait été aux griffes d'un psychopathe, l'avait fait bouillir. Jo était comme sa propre fille et elle ne se pardonnerait jamais si quelque chose devait lui arriver.
Elle posa son arme contre le front de Devon et resta de longues minutes à cogiter… Puis elle se ravisa à cause du fait qu'elle pensait que sa mère n'avait pas besoin de se retrouver toute seule. Elle soupira. Si cela ne tenait qu'à elle, elle n'aurait pas hésité une seule seconde.
D'autres détectives étaient encore présents autour d'elle et avaient regardé la scène, attendant de voir si elle prenait cette décision ou pas, mais elle s'était abstenue.
- Emmenez-le ! Je parlerais au juge pour être certaine qu'il ne sortira jamais de cette prison !
Après tant d'adrénaline, elle fonça à son tour à l'hôpital, où elle espérait qu'il n'était pas trop tard pour sauver Jo.
Après des heures interminables d'attente, Henry qui ne tenait pas en place et ne cessait de tourner en rond, une équipe de la NYPD désemparée à l'idée de perdre l'une des leurs, une infirmière finit par venir à leur rencontre.
Henry lui sauta presque dessus
- Alors ?
Abe était également là et n'imaginait pas la suite si le reste de la longue vie de son père devait se faire sans Jo. Il ne pourrait pas voir une autre femme qu'elle pour l'accompagner pour au moins les 50 prochaines années.
Les visages étaient si fermés que l'infirmière en fut presque surprise.
- Elle va très bien ! Elle n'a perdu qu'un peu de sang, car les balles ont touché légèrement une côte, mais elle se réparera d'elle-même.
Henry fronça des sourcils
- Une côte ?
Il n'était pas sûr d'avoir bien entendu. Jo s'était jetée corps et âme devant lui et les balles l'avaient atteinte de plein fouet. Il avait été présent. Chacun se leva pour entourer Henry, se disant qu'un tel miracle ne pouvait pas exister.
L'infirmière resta quelques secondes, silencieuse
- Elle portait un gilet par balle sous son pull. On l'a découvert quand on le lui a retiré pour extraire les balles. C'est ce qui a permis de limiter les dégâts et qui lui a sauvé la vie.
Un collègue de l'infirmière passa avec le gilet et leur montra les trous qui avaient été faits, mais ils n'avaient pas atteint le corps de Jo excepté pour une de ses côtes qui était un peu plus exposé. Elle avait certes perdu connaissance, mais cela semblait avant tout, suite à la chute un peu plus violente, au moment où elle s'était jetée devant Henry. De plus, restait qu'elle avait tout de même perdu un peu de sang.
Henry n'y croyait pas ses oreilles et d'ailleurs tout le monde peinait à y croire. Il porta sa main à sa bouche. Hanson suggéra, encore tout retourné par l'émotion.
- Hier soir, elle a enfilé le pull par-dessus son gilet par balle qu'elle a oublié de retirer en rentrant. Je l'avais vu, mais je n'ai pas eu le temps de lui dire, elle était déjà partie avec vous Doc… Mon Dieu ! Ce gilet vient de lui sauver la vie et nous éviter le pire.
Henry était encore sous le choc alors que tout le monde lui donnait une étreinte et Abe pleurait de joie, car la petite était définitivement une battante.
Henry finit par exploser en sanglots dans les bras de son fils. Il s'y agrippa fortement comme s'il allait se perdre.
- Elle est vivante… Elle s'en est sortie… Abe… Jo est vivante !
Abe pleurait avec son père et ils parvinrent à envahir leurs amis d'émotion. Reece ne put se retenir et ils se rejoignirent pour une étreinte commune.
L'infirmière préféra les laisser et les avisa
- Elle se réveillera sous peu et vous pourrez aller la voir, mais pas tous en même temps. Il faut lui laisser le temps de reprendre ses esprits.
Henry fut naturellement le premier à aller la voir quand elle se réveilla et qu'elle avait le regard perdu dans le vide. Henry déboula dans la chambre et manqua de la faire sursauter. En le voyant avec son visage fatigué et soulagé, elle eut un sourire amoureux qui flottait sur ses lèvres.
- Hey ! C'est moi qui ai frôlé la mort et c'est toi qui as l'air d'un fantôme.
Il se disait qu'au moins elle avait le sens de l'humour. Il attrapa une chaise et s'installa à ses côtés, glissant ses doigts dans les siens. Il les embrassa.
- Tu m'as fait une de ces peurs ! Jo, j'ai vraiment cru que tu allais y rester.
Elle le regarda longuement et glissa une main sur sa joue
- Nan ! J'ai encore besoin de te botter le train arrière.
Il rigola et ne put retenir ses larmes. Jo les essuya délicatement. Il se rapprocha plus d'elle et posa sa tête contre sa poitrine, enveloppant ses bras autour de son petit corps, ayant peur qu'elle lui échappe. Jo lui caressa doucement ses boucles brunes.
- Henry ! C'est bon, je vais bien ! C'est fini. Vous m'avez retrouvé et c'est le plus important. Tu m'as retrouvé !
- Mais tu as failli y passer – murmura-t-il sans bouger de sa position
Elle devait reconnaître qu'avant de se jeter devant les armes, elle avait vraiment vu toute sa vie défiler devant ses yeux. Elle poussa un long soupir.
- Mais j'ai survécu… Je savais ce que je faisais.
Henry releva doucement la tête pour lui donner un baiser écorché
- Tu n'avais pas à te jeter devant ces armes comme ça pour moi. Ça relève de la folie.
Elle haussa des épaules
- Pas plus que toi quand tu as essayé maintes et maintes fois de prendre des balles pour moi. C'est bon maintenant, ce n'est pas à toi de me protéger. Une chance que je me sois rappelé que j'avais ce gilet et je n'avais pas l'intention de lui laisser savoir ça.
Il la regarda longuement. Elle avait failli mourir pour lui. Encore une. Combien de fois serait-elle prête à mettre sa vie en danger pour lui ? Lui qui était immortel. Cela ne pouvait plus durer.
Jo le coupa dans ses réflexions
- Qu'est-il arrivé à mon psychopathe ?
Henry ne voulait même plus en entendre parler
- Je ne sais pas ! J'ai vaguement entendu Reece dire qu'il allait se faire emmener et qu'elle ferait en sorte qu'il reste dans son trou à rats, mais je n'ai pas demandé plus de renseignements. Honnêtement, je m'en fiche. Le principal c'est de t'avoir à mes côtés.
Il vit les quelques égratignures qu'elle avait. Il avait osé poser ses mains sur elle. Mais vu la rougeur de ses poings, il déduit qu'elle ne s'était jamais laissé faire et c'était la raison pour laquelle il l'aimait si fort.
Jo jouait délicatement avec ses doigts et il réalisa une chose… Il réalisa qu'il avait vraiment été très près de la perdre pour la première fois. Elle ne méritait pas de continuellement se mettre en danger.
Il se releva, lâchant leur étreinte ce qui la surprit.
- Les autres attendent de venir te visiter, je ne vais pas prendre toute la place. Dès que tu sortiras… Je… Je viendrais te chercher et on discutera de plusieurs choses.
Jo le regarda droit dans les yeux. La discussion typique du « j'ai failli te perdre ». Elle ne savait pas trop quoi anticiper, mais elle savait que cela serait sérieux.
Henry lui caressa doucement la joue
- Repose-toi bien ma chérie ! Appelle-moi si ça ne va pas.
Jo fut touchée et le tira pour qu'il l'embrasse. Il garda son front contre le sien.
- Tout va mieux quand tu es là Henry. Ne t'inquiète pas, je n'ai pas plus de casse que ça. Je t'enverrais un message ce soir.
Il la quitta et laissa le loisir aux autres d'aller lui parler. Henry s'appuya contre le mur, en croisant ses bras. Abe avança vers lui.
- Est-ce que tout va bien ?
Henry avait le regard assez sombre et vide.
- Jo a failli mourir en voulant me protéger. Tout comme Ann l'a fait devant Nora, tout comme Abigail devant Adam – il resta de longues minutes, silencieux, à tel point qu'Abe n'était pas très sûr si oui ou non, il fallait le laisser seul avec ses pensées - je vais lui dire la vérité ! Et cette fois-ci, je ne me dégonflerais pas !
Quelques jours après, Jo fut autorisée à sortir de l'hôpital. Sa côte se remettait doucement, mais elle savait qu'elle avait été grandement chanceuse. Elle avait appris dans la foulée que Devon risquait la peine de mort pour tout ce qu'il avait fait et pour avoir provoqué presque un troisième homicide.
Cela ne l'atteint pas… Le karma rendait parfois bien justice.
Comme prévu, Henry était venu la chercher. Il n'avait pas arrêté de la bombarder de SMS pendant son séjour à l'hôpital. Elle en avait été frustrée et à moitié amusée. Finalement, il n'aurait peut-être jamais dû apprendre à se servir d'un téléphone. Mais bon, si tel avait été le cas, il n'aurait jamais pu réussi à la trouver si rapidement.
En la voyant, toute prête et déjà bien plus en forme que les derniers jours, il lui fit une longue étreinte et garda sa main en arrière de son crâne pendant de longues minutes, s'enivrant de son odeur. Jo resta collée à lui sans rien dire, juste se laisser bercer.
Elle l'aimait si fort et si elle devait se sacrifier pour lui à chaque instant, elle n'hésiterait pas. Ce qu'elle avait ressenti avec Sean était différent, mais sa connexion avec Henry la poussait à faire des choses qu'elle n'aurait pas pensé avant.
Henry la décala légèrement de ses bras pour la regarder dans les yeux et poser ses mains sur ses joues et lui donner un si long baiser qu'elle fut un peu chancelante
- Ola ! Doucement, prince Charmant ! J'aimerais bien tenir debout après quelques jours dans un lit d'hôpital.
Il fit un sourire qui exprimait réellement son affection pour elle.
- Je suis juste soulagé de t'avoir près de moi !
Jo enlaça sa taille et plaisanta
- On aurait pu mieux connaître pour un retour à la normale, n'est-ce pas ?
Henry n'en pensait pas moins. Si on leur avait donné le choix, ils auraient sans doute choisi de rester en Australie.
- La prochaine fois, on prendra une année sabbatique à l'autre bout du monde, ça nous fera du bien – répondit-il, toujours encore sous l'émotion de la savoir vivante, sachant que si ça n'avait pas été pour le gilet, elle serait six pieds sous terre à l'heure qu'il était. Il frissonna d'y penser. Il n'aurait pas pu le supporter. Pas cette fois.
Jo voyait bien l'inquiétude sur son visage. Elle avait tellement envie de lui dire, qu'au moins, ça serait une chose de fait, que passer si près de la mort pour la première fois depuis sa carrière, lui donnèrent envie de dire à l'homme qui avait fait de nouveau chavirer son cœur, qu'elle ne voudrait plus jamais le quitter. Mais elle avait besoin de quelque chose avant de se lancer.
Elle soupira
- Devon a tout de suite compris qu'on était ensemble et a compris à quel point tu comptais pour moi en voyant la photo de mon téléphone ! Je n'ose pas imaginer ce qui serait arrivé si je n'étais pas passé devant ces armes !
Henry la regarda sans rien dire. Il la resserra contre elle. Il était temps de toute façon.
En sortant, il l'avait emmené dans un restaurant où elle avait le choix de burger ou pizza, tout ce qu'elle aimait. Elle sentait bien que la discussion qu'ils auraient serait bien plus que sérieuse, surtout qu'il ne parla que très peu durant tout le dîner.
Une fois leurs estomacs bien remplis, ils firent une petite marche à Central Park. Le temps était radieux et les températures continuaient d'augmenter. Un bel été s'annonçait sur la Grande Pomme.
Quand le soleil se coucha, Henry prévint Abe qu'il revenait avec la jeune femme. Ils s'étaient tous les deux mis d'accord pour la mettre à l'aise au mieux que possible et qu'Henry raconterait toute l'histoire et qu'il ne serait là qu'en tant qu'intermédiaire, pour confirmer.
Ils retrouvèrent Abe qui avait déjà mis des albums photo en évidence, paré à montrer les preuves à Jo. De plus, dans ces albums photo, le véritable certificat de naissance d'Henry y était glissé.
Mais avant d'en arriver là, il allait devoir lui expliquer tout le reste et ça ne serait sans doute pas donné.
Abe fit une étreinte à la jeune femme dès qu'elle monta sur la terrasse là où la conversation aurait lieu, histoire de détendre l'atmosphère et de profiter du beau temps.
- Dis donc les garçons ! Vous allez l'air tellement sérieux. On dirait que vous allez me passer sur le grill !
Les deux Morgan se regardèrent d'un air gêné. Jo comprit bien leur manœuvre.
- Détendez-vous ! Je ne vais pas vous manger.
Abe lui répondit
- À mon avis, tu en auras peut être envie une fois que tu auras appris tout ce qu'on va te dire.
Sur la petite table basse, il y avait du thé et elle vit la photo avec laquelle elle était arrivée il y a maintenant huit mois.
Elle s'en était doutée. Henry ne l'aurait pas fait venir pour ne parler que de la pluie et du beau temps. Et comme elle était restreinte pour aller au travail, elle savait que personne n'oserait les déranger. Reece ne le permettrait pas non plus.
Henry la guida vers la petite table et l'installa devant la photo. Il s'installa sur la table et glissa ses mains dans les siennes.
Abe resta un peu à l'écart. Cette conversation tenait de son père.
- Jo ! Ce que je m'apprête à te dire va changer ta perception sur la vie et indirectement la mort, à tout jamais. J'aurais dû t'en parler depuis longtemps, mais je n'ai jamais réellement trouvé le courage et il était facile pour moi de me défiler dès qu'on était appelé sur une affaire. J'aimerais que tu m'écoutes jusqu'au bout et tu ne m'interromps pas pendant tout mon récit, peux-tu faire ça ?
Jo hocha lentement la tête. Elle s'imaginait bien que son histoire allait être compliquée et longue à raconter.
Il regarda la photo et la lui donna
- Quand tu es arrivée avec cette photo en septembre, je t'ai dit encore une fois que c'était une longue histoire et c'est la vérité. Elle ne commence pas par-là, mais tu as le droit de savoir. – il prit une profonde inspiration – cette photo est réelle, elle date de 1945. Le bébé est Abe, la femme est… Abigail – déjà au moment où il prononça le nom de sa défunte femme, le visage de Jo changea directement du tout au tout
- Et l'homme à ses côtés n'est autre que moi… Cette photo a été prise après la guerre. On venait d'adopter Abe.
Elle regarda Abe qui s'était assis à la table à dîner avec son journal et ne fit qu'un signe de tête. Elle ouvrit la bouche, mais réalisa que ce n'était certainement pas le commencement. Henry se pinça les lèvres.
- Tout a commencé le 7 avril 1814 sur l'Empress of Africa !
De fil en aiguille, il lui raconta alors tout son passé. Il lui avoua sa vraie date de naissance et la raison pour laquelle il était immortel, maintenant qu'il le savait. Il ne négligea aucun détail. Il lui parla de cette timbrée de Nora, de sa belle vie avec Abigail et du personnage d'Adam et ses menaces. Il précisa également qu'Alice était immortelle, ce qui avait été la raison pour laquelle il s'était intéressé à elle en premier lieu.
Il fit le lien avec le premier jour qu'ils s'étaient rencontrés avec le crash du métro. Il préféra pour le moment taire l'histoire de Paloma, ce n'était pas le plus important.
Il lui raconta absolument tout, bien plus que Lucas pouvait savoir. Toute sa vie se débita à une jeune Jo Martinez qui ne clignait pas des yeux et qui avait des expressions de surprises, de peur et peut être bien… D'admiration ? Cela faisait certainement beaucoup trop d'informations avec le trop-plein qu'elle avait eu dans les derniers jours, mais il savait que c'était le seul moyen pour lui de construire une vie honnête avec elle… Dépendant de sa réponse, si elle l'acceptait comme tel ou bien s'il devait juste encore tout recommencer à zéro.
Après des heures de récit non-stop, Abe se rapprocha d'eux pour confirmer ce qu'il avait dit et Henry dit d'une voix cassée
- Donc voilà… Tu as compris que je vis depuis longtemps et que je suis bel et bien immortel, le contraire n'a pas encore été prouvé jusqu'à présent.
Jo resta sans voix. Elle ne savait pas trop comment réagir face à une telle révélation. Henry ne parvenait pas vraiment à lire au travers de son âme. Elle était complètement sous le choc, c'était le moins qu'on puisse dire.
Après mûre réflexion, et avoir avalé son thé d'une seule traitre, elle se leva lentement pour se mettre près de la barrière de la terrasse. Henry espérait qu'elle n'allait pas se jeter en bas, s'imaginant que c'était un trop-plein pour elle et qu'elle devait être en plein cauchemar.
Elle resta à observer l'étendue sans dire un mot. Henry avança doucement derrière elle, mais Abe lui fit comprendre de rester à une distance raisonnable.
Il était logique qu'elle ait besoin de réfléchir. C'était un tout à encaisser.
Elle finit par se retourner lentement et le regarda dans les yeux. Henry déglutit. Comment allait-elle le cuisiner ? Comment allait-il pouvoir fuir si jamais elle décidait de…
Jusqu'à ce qu'il réalise qu'elle ne le jugeait pas, en tout cas ne semblait pas. Elle pencha sa tête comme à son habitude dès qu'elle ne comprenait pas quelque chose et elle… Elle sourit.
Author's note: donc la prochaine "enquête" sera la dernière, et je vous en dirais plus après mais voilà, cette histoire arrive à sa fin. Sinon, je vous le dis mais dans ma tête, Jo a entendu quand Henry a dit qu'il ne pouvait pas mourir, elle préfère simplement garder ceci pour elle, cela explique pourquoi elle avait le regard perdu dans le vide à l'hôpital, avant qu'Henry ne rentre dans la chambre ;).
Bref, j'espère que vous allez aimer les derniers chapitres :D
