Un très grand merci à ceux qui prennent le temps de laisser une review !
Notre Tobias s'est réveillé alors on y va !
Sur la fin du chapitre je fais allusion à une scène qui s'est déroulée dans le tome 2 de la trilogie de Veronica Roth. J'espère que ceux qui l'ont lu la reconnaitront !
Entendre ces quelques mots dans la bouche de l'homme de sa vie, la bouleversa. Même si le médecin l'avait prévenue, le voir complètement perdu et surtout qu'il ne se souvienne pas d'elle, lui retourna le cœur.
- Oui, je suis une très bonne amie. Excuse-moi.
Elle ne pouvait pas attendre une seconde de plus et s'échappa dans la salle de bain où elle déversa toute sa peine en silence. Les larmes coulaient en continu et elle avait mis sa main sur sa bouche pour qu'aucun son ne s'en échappe. Elle finit par se calmer, se passa de l'eau sur le visage puis respira un bon coup. Elle devait se reprendre et rester forte devant lui. Elle ne pouvait rien laisser passer, elle le lui devait bien. Elle finit par sortir de la chambre où il l'attendait.
- Vous allez mi… bien ? demanda-t-il, cherchant encore ses mots.
- Oui, merci.
Elle le vit sourire. Dieu que cela lui avait manqué mais soudain, elle le vit chercher quelque chose autour de lui et commencer à s'agiter, même si ses muscles ne lui permettaient pas de bouger beaucoup.
- Tobias, que se passe-t-il ?
- Quelle heure est-il ? continua-t-il en se redressant légèrement.
- Pourquoi ?
- Je… je… nettoyer la maison… Marcus…
Tris comprit alors que dans son esprit, ces années au sein de la faction des Audacieux avaient disparu et elle avait en face d'elle le Tobias altruiste, qui se faisait battre par son père et qui ne se pensait pas être assez fort pour lui tenir tête. Elle s'assit alors sur le lit et posa ses mains sur les épaules de son homme :
- Tobias, écoute-moi. Tu dois te calmer. Marcus a été prévenu, il nous a laissé organiser ta convalescence.
- Où est-il ? continua-t-il en regardant l'entrée de sa chambre, de peur de le voir entrer.
- Pas ici. Je t'assure que nous allons nous occuper de toi et qu'il ne sera pas là. Tu n'as pas à t'inquiéter pour ça. Je veux que tu restes calme, cela ne sert à rien de te mettre dans cet état. Tu es en sécurité ici.
Elle le vit froncer les sourcils et elle comprit qu'elle avait peut-être fait une erreur. Elle n'était pas censée être au courant qu'il se faisait battre par son père. Elle décida donc de vite se rattraper.
- Je sais que tout cela doit être troublant pour toi mais tu dois savoir qu'on va prendre soin de toi. Il faut que tu penses à ta convalescence, c'est important.
Elle vit qu'il se détendit suite à ses paroles rassurantes. Elle sentit qu'il reposa entièrement son dos sur le lit et que sa respiration redevint normale.
- Voila, c'est mieux.
- Comment vous vous… appelez ?
- Tris et s'il te plait, inutile de me vouvoyer, je suis plus jeune que toi !
Encore une fois, il la regarda, troublé.
- Je suis plus jeune que j'en ai l'air !
Elle se leva et retourna s'asseoir sur le fauteuil puis un silence gênant s'installa. Elle s'en voulut intérieurement de ne pas réfléchir assez avant de parler. Elle le regarda alors, sentant son regard sur elle, mais lorsqu'elle croisa ses beaux yeux bleus, il tourna légèrement la tête, comme pris en flagrant délit, ce qui la fit sourire. Elle entendit la porte glisser, pensant qu'il s'agissait du médecin qui revenait pour emmener son patient faire son scanner mais elle entendit comme un petit cri. Elle se retourna et vit qu'Evelyn venait d'entrer dans la chambre et qu'elle était émue de voir son fils conscient. Tris avait complètement oublié de la prévenir avec toutes ces émotions. Elle se leva rapidement et se mit devant Evelyn mais le mal était fait, Tobias l'avait vu.
- Maman ? demanda-t-il, troublé.
- Oui, c'est maman mon garçon.
- Evelyn, il faut qu'on sorte, dit Tris.
- Non, je veux voir mon fils.
- Vous ne comprenez pas… commença-t-elle.
Tris essaya de se mettre devant Evelyn et de la diriger à l'extérieur de la chambre afin de tout lui expliquer quand elle entendit des alarmes médicales s'enclencher. Elle se retourna et vit que Tobias avait du mal à respirer. Elle se précipita vers lui, voyant son regard paniqué.
- Tobias, tu dois te calmer.
- Mais… pourquoi… elle… Non… elle est… morte…
- Ce n'est rien, s'il te plait Tobias, tu dois absolument te calmer !
Mais les alarmes redoublèrent d'intensité et le médecin ainsi qu'une infirmière entrèrent.
- Docteur, il tachycarde ! commença l'infirmière.
- Mettez-le sous oxygène et donnez-lui un neuroleptique. Vous devez sortir de la chambre, dit-il à Tris et Evelyn.
- Que se passe-t-il ? demanda Evelyn.
- Venez, laissons-les faire.
Le fait d'entendre une nouvelle fois la voix d'Evelyn accentua la crise de Tobias. L'infirmière lui fit une injection et posa le masque à oxygène ce qui eut pour effet d'endormir le jeune homme en quelques secondes, faisant ainsi cesser les alarmes. Le médecin rejoignit alors Tris et Evelyn :
- Que s'est-il passé ? demanda le médecin.
- Evelyn est arrivée et je n'ai pas pu la prévenir. Il la croyait morte.
- Mais non enfin !
- Evelyn, Tobias a perdu la mémoire. Il pense qu'il a 16 ans et qu'il vit encore avec Marcus.
- Non.
- Il va absolument falloir le ménager. Nous allons profiter de son inconscience pour faire le scanner. Lorsqu'on le ramènera, il va falloir impérativement éviter cela à nouveau. Psychologiquement, cela peut être dévastateur pour lui.
- Comment devons-nous agir avec lui ? demanda Tris.
- Je dois faire le scanner avant de vous donner d'autres informations. Excusez-moi.
Le médecin fit un signe à l'infirmière qui débloqua le lit et ils l'emmenèrent pour réaliser les examens complémentaires. Evelyn en profita pour frôler la main de son fils mais Tris voyait qu'elle était vraiment bouleversée. Elle la guida alors dans la chambre de Tobias et l'assit sur le fauteuil.
- Il ne se souvient pas de moi non plus, ni de… dit-elle en baissant la tête et en passant sa main sur son ventre arrondi.
- Oui mais il ne fait pas une crise d'angoisse quand il te voit !
- Je sais que c'est difficile pour vous mais il va falloir restreindre vos visites tant qu'il n'a pas assimilé que vous n'êtes pas morte.
- Ça t'arrange bien ! Tu vas l'avoir pour toi toute seule !
- Evelyn, je croyais que vous et moi avions dépassé ce stade de la jalousie ! On doit penser au bien être de Tobias, on ne peut pas se permettre qu'il refasse une crise comme aujourd'hui !
- Excuse-moi, je suis bouleversée.
- Il faut voir les choses différemment. Dites-vous que vous avez une autre chance pour vos retrouvailles. J'imagine que la première fois, ça ne s'était pas vraiment bien passé ?
- En effet. Tu as raison.
- Je vous promets de rester auprès de lui et je vais essayer de lui parler de vous progressivement pour que votre rencontre se passe dans les meilleures conditions. Ça vous va ?
- D'accord. Tu lui as dit que vous êtes ensemble et que le bébé est le sien ?
- Non. Tout comme vous, je dois faire des concessions. Je préfèrerais qu'il s'en rappelle seul, je ne veux pas lui forcer la main et qu'il se sente piégé.
- Merci de faire ça pour mon fils.
- Je l'aime Evelyn, je ferai n'importe quoi pour lui, tout comme il l'a fait pour moi.
Evelyn se leva puis la prit dans ses bras et chacune laissa échapper quelques larmes. Evelyn ne préféra pas attendre le retour de son fils et partit, demandant à Tris de la tenir informée de ses résultats et des conseils du médecin. Elle accepta et attendit patiemment que son homme revienne. Une petite heure plus tard, un brancardier le ramena mais il n'avait pas encore repris connaissance. Elle se leva et passa amoureusement sa main dans ses cheveux quand le médecin entra.
- Madame Prior, je peux vous parler ?
- Bien sûr, dit-elle en le rejoignant devant la chambre. Alors ?
- On a toujours une petite lésion au niveau du cerveau à cause de sa blessure à la tête. C'est cela qui doit provoquer l'amnésie.
- Qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Médicalement parlant, rien.
- Est-ce qu'il va recouvrer la mémoire ?
- Vous savez, le cerveau est l'organe le plus complexe du corps humain et nous ne le connaissons pas suffisamment pour avoir des certitudes de guérison. Il va falloir lui expliquer son amnésie. Vous pourrez être là lorsque j'aborderai le sujet avec lui puisqu'il a l'air de tolérer votre présence.
- Je lui ai dit que j'étais juste une amie.
- Vous avez bien fait. On va devoir lui donner les informations petit à petit pour ne pas le submerger. Il va devoir apprendre à gérer son amnésie. Il est possible que sa mémoire revienne si on continue de la stimuler.
- Comment ?
- En lui rappelant des situations que vous avez vécues ensemble. Il pourrait avoir des bribes de souvenirs. Si c'est le cas, encore une fois, il ne faudra pas le brusquer. Comme vous venez de le voir, il peut ne pas bien comprendre et avoir des difficultés pour gérer des informations comme la présence de sa mère qu'il croyait morte, tout comme s'il venait à apprendre qu'il est le père de votre enfant. Vous devez bien vous rappeler qu'il n'a que 16 ans dans sa tête.
- Très bien. Et pour sa mobilité ?
- Nous allons organiser les séances de kiné pour qu'il remuscle rapidement son corps. De votre côté, et s'il est d'accord, vous pouvez continuer la kiné passive afin de stimuler ses membres inférieurs et supérieurs.
- Le connaissant, je pense qu'il ne refusera pas.
- Madame Prior…
- Tris.
- Tris, continua le médecin d'un ton compatissant. Vous devez comprendre que le Tobias que vous connaissez n'est pas celui que vous avez sous les yeux. Faites-moi savoir quand il sera réveillé.
La jeune femme hocha la tête, les larmes aux yeux, ne voulant pas argumenter du contraire devant le médecin. Ce dernier posa une main compatissante sur son épaule puis partit alors qu'elle retourna auprès de son homme en posant une main sur la sienne. Elle savait que son Tobias était là, quelque part. Elle devait juste l'aider à sortir la tête de l'eau, c'était tout. Elle allait devoir s'armer de patience et n'être qu'une amie le temps qu'il retrouve ses capacités physiques et mentales. Elle le regarda dormir paisiblement en souriant et fit de petits cercles avec son pouce sur le dessus de la main de Tobias. Cela l'apaisait lorsqu'ils étaient ensemble et qu'il était tendu. Elle s'assit et continua ce geste jusqu'à ce qu'il se réveille.
- Hey, salut petite marmotte, dit Tris en appuyant sur le bouton pour prévenir le médecin de son réveil.
- Tris ?
- C'est ça. Tu te rappelles de moi, c'est bien. Comment te sens-tu ?
- Je… J'ai fait un cauchemar.
- A quel sujet ?
- Ma mère.
- Oh.
Tris comprit qu'il croyait que ce qu'il s'était passé n'était qu'un cauchemar pour lui. Elle décida de ne pas le reprendre à ce sujet, se rappelant les conseils du médecin.
- Ce n'est rien, c'est fini maintenant.
- Merci de rester ici mais vous…
- Tobias, tutoie-moi s'il te plait.
- Désolé, ce n'est pas dans mes habitudes de tutoyer mais je vais essayer.
- Merci.
- Donc, tu dois avoir une vie, tu n'as pas à rester avec moi.
- Je ne te cache pas que d'ici peu, je devrais retourner au travail mais en attendant, je suis là pour toi, c'est ce que font les amis, n'est-ce pas ?
- J'imagine, répondit-il, troublé. C'est que je n'ai pas beaucoup d'ami. D'où est-ce que nous nous connaissons ?
Tris ne sut que répondre quand le médecin entra, la laissant souffler. Elle ne voulait pas lui mentir mais c'était difficile de répondre à ce genre de question. Le médecin s'approcha du lit de Tobias puis prit une chaise et s'assit devant lui.
- Mr Eaton, nous devons parler un peu de votre état.
- Je peux partir si tu veux, dit Tris afin de lui laisser le choix.
- Non, je préfère que vous… tu restes. Ça ne te dérange pas ?
- Pas du tout. Nous vous écoutons docteur.
- Vous rappelez-vous ce que je vous ai dit au sujet de la raison de votre présence parmi nous ?
- J'ai eu une blessure à la tête qui m'a plongé dans le coma pendant plusieurs mois.
- En effet, c'est ça. Votre coma a duré six mois, ce qui explique pourquoi vous vous sentez ankylosé. Nous reviendrons sur ce point. Vous avez compris que vous avez quelques petits soucis de mémoires.
- Je crois. Il y a des choses qui m'échappent. Par exemple, où sommes-nous ? Cela ne ressemble pas à notre hôpital.
- Votre état n'aurait pas pu être géré par un hôpital Erudit. Vous êtes dans une ville non loin de Chicago.
- Nous sommes en dehors de Chicago ? Je croyais qu'il n'y avait plus rien au-delà des enceintes de la ville !
- Et bien nous sommes là comme vous pouvez le voir mais restons concentré sur vous, d'accord ?
- Ok, répondit-il docilement.
- Pour vous, vous êtes âgé de seize ans mais vous devez savoir que vous avez une amnésie provoquée par votre blessure à la tête qui a occasionnée une petite lésion à votre cerveau.
- Une amnésie, commença-t-il. Ce qui explique pourquoi je ne me souvienne pas de toi, continua-t-il en se tournant vers Tris. Mais attendez, ajouta-t-il en retournant son attention vers le médecin. Cette amnésie concerne combien de temps de ma vie ?
- Un peu plus de deux ans.
Le médecin regarda Tris, craignant la réaction de son malade. Il savait que cela risquait de lui provoquer un sacré choc mais il était obligé de lui donner quelques informations comme celle-ci pour lui permettre de se reconstruire. Tris, quant à elle, resta silencieuse tout en attendant aussi la réaction de Tobias. Elle voyait bien que son cerveau tournait à plein régime et qu'il faisait le maximum pour garder son calme. Elle décida alors de recommencer à frôler son pouce sur le dessus de la main de son homme. Ce dernier se rendit tout de suite compte de ce contact et regarda Tris. Elle voyait bien qu'il était confus mais elle vit dans son regard de la douceur. Il souffla comme pour se donner du courage puis retourna son attention vers le médecin.
- Donc j'ai 18 ans, ce qui veut dire que j'ai dû choisir une faction.
- Presque 19, rectifia Tris en lui faisant un sourire.
- Je dois vous prévenir d'une chose Mr Eaton. Nous allons essayer de stimuler votre mémoire, pour que les informations reviennent d'elles-mêmes. Nous allons tenter de répondre à vos questions mais trop de réponses risquent de vous submerger et les effets seront l'inverse de ce que nous voulons.
- Suis-je toujours chez les altruistes ?
- Mr Eaton…
- C'est la seule chose que je vous demande ! continua Tobias, sur un ton plus ferme qu'il ne s'en serait cru capable.
- Non, vous ne l'êtes plus.
- Quelle faction ? dit-il.
- Les Audacieux, répondit Tris.
- Je pense que cela suffit pour aujourd'hui. Demain, un programme va être mis en place pour que vous recouvriez votre masse musculaire mais aussi un autre pour votre état psychologique. Tris s'est proposée pour continuer à faire quelques exercices avec vous pour vos muscles en dehors de ces programmes. Cela vous convient ?
Tobias hocha la tête, bouleversé par ce qu'il venait d'apprendre. Il vit ensuite le médecin s'éloigner alors que Tris n'avait pas bougé, attendant qu'il assimile le flux d'informations qu'on venait de lui dévoiler.
- Comment te sens-tu ?
- Pour être honnête, je ne sais pas. J'ai du mal à croire que je sois devenu un audacieux. C'est là qu'on s'est connu ? demanda-t-il, intéressé.
- En effet.
- Mais Marcus…
- Tu t'es échappé de lui et de son emprise.
Tris vit qu'il tentait de se rappeler quelque chose mais elle ne voulait pas qu'il se force. Elle se leva alors pour lui conseiller de se reposer quand elle s'arrêta subitement en posant sa main sur son ventre. Tobias, inquiet, tenta de se redresser pour la retenir, non sans douleur pour le jeune homme. Il parvint tout de même à poser une main sur le bras de Tris. Ces derniers s'immobilisèrent puis se regardèrent et rigolèrent ensemble.
- On est beau tous les deux à souffrir pour retenir l'autre ! dit-elle.
- Ça va ?
- Oui, le bébé a donné un coup de pied, c'est tout. Et toi ? continua-t-elle en posant ses mains sur le torse de Tobias, l'intimant à se rallonger.
- J'ai l'impression que mon corps pèse des tonnes.
- On va améliorer ça, ne t'inquiète pas.
- Je peux te poser une question personnelle ?
- Vas-y, je verrai si je peux y répondre.
- Le père du bébé n'est-il n'est pas jaloux du temps que tu passes ici ?
- Il est parti depuis un bon moment déjà mais je sais qu'il va nous revenir, ajouta-t-elle en massant son ventre.
- Je l'espère pour toi.
- Allez, ça fait beaucoup d'émotions pour toi, tu dois te reposer.
- Ça fait des mois que je me repose !
- Très bien alors on peut peut-être faire quelques exercices ?
- D'accord.
Tris s'assit alors sur le rebord du lit et commença à prendre le bras gauche de Tobias et à le soulever. Il devait le retenir lorsqu'elle le lâchait. Cet exercice, qui pouvait paraître simple de prime abord, se trouva être bien plus fatiguant qu'il n'y paraissait. Après avoir fait une séance de cinq minutes sur chaque bras, Tris passa aux jambes. Elle plia une de ses jambes et il devait la déplier seul. Là encore, la tâche se révéla épuisante pour lui, n'y parvenant pas à tous les coups. Une fois ces exercices terminés, elle vit qu'il était en nage et qu'il devait souffrir mais il ne se plaignit une seule fois, ayant certainement un seuil de la douleur élevé à cause des tortures de Marcus. Il était essoufflé et Tris voyait aisément qu'il était aux portes de l'épuisement. Elle alla donc prendre un gant de toilette qu'elle trempa dans l'eau froide puis elle revint vers lui et lui passa sur le visage. La fraîcheur du gant sur sa peau fit un bien fou et revigorant au jeune homme. Il ferma les yeux, profitant de ce moment de répit quand il les rouvrit pour voir Tris qui le regardait intensément.
- Merci, dit-il. On continue ?
- Non Tobias, tu dois te reposer.
- Tris, il faut que je retrouve ma masse musculaire. Je n'aime pas dépendre des autres. J'ai toujours dû me débrouiller seul.
- Je sais mais tu dois te rappeler que ça ne fait que quelques heures que tu es revenu parmi nous. Chaque chose en son temps, ça ne sert à rien de forcer.
- S'il te plait…
- Inutile d'insister.
- Je ne pourrais pas te faire changer d'avis, c'est ça ?
- Tu as tout compris !
- Tu ne dois pas être facile à vivre ! finit-il, faisant la moue.
Elle lui sourit puis le rallongea sur le lit pour qu'il se repose. La fatigue l'emporta bien plus vite qu'il ne l'aurait cru mais cela redonna le sourire à Tris. En effet, même si c'était lors d'une dispute lorsqu'ils étaient chez les Fraternels, il lui avait dit presque la même chose. Elle savait que son Tobias était là, elle le savait !
