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J'espère que l'histoire continuera à vous plaire


Le lendemain, Tris emmena Tobias à sa première séance de kiné, deux étages plus haut dans l'hôpital. La séance consistait principalement aux mêmes exercices qu'ils avaient fait la veille, ce qui frustrait Tobias mais, si en temps normal, il aurait tout fait pour pousser ses limites, peu en importait l'avis du professionnel de la santé, ce Tobias-là obéissait sans broncher malgré l'envie de faire toujours plus. La jeune femme s'aperçut qu'elle devait absolument prendre en compte qu'il ne s'agissait pas de Quatre, son ancien instructeur n'ayant que quatre peurs mais bel et bien Tobias Eaton, membre de la faction des Altruistes, soumis devant son père Marcus. Elle reconnaissait toujours son courage qui restait intact mais elle découvrait aussi cette partie de sa personnalité qu'elle ne connaissait pas.

Après une heure de divers exercices, Tris vit que Tobias était épuisé mais il ne disait pas un mot.

- Très bien, dit Steve, le kiné. Tu as vraiment bien travaillé. Nous en avons fini pour aujourd'hui.

- On ne peut pas continuer un peu ?

- Te surmener ne servira à rien. Ton corps a besoin de réapprendre certains mouvements mais ça ne sert à rien de te fatiguer inutilement. Il va falloir que tu sois patient.

- Est-ce que je pourrais au moins continuer des exercices dans ma chambre avec Tris ?

- Oui mais raisonnablement, répondit-il en direction de Tris.

- J'y veillerai, pas d'inquiétude, dit Tris.

- C'est mon ange gardien, ajouta Tobias.

Tris rougit, gênée du compliment, ce que remarqua Tobias qui perdit instantanément son sourire. La jeune femme ne comprit d'ailleurs pas pourquoi ce changement de comportement de sa part mais il était temps de le ramener dans sa chambre. Elle poussa le fauteuil roulant de son homme jusqu'à sa chambre où une infirmière l'aida à se mettre dans son lit puis les laissa.

- Je t'aurais bien aidé à te mettre sur ton lit mais même si tu as perdu de la masse musculaire, tu fais ton poids et dans ma condition, je ne peux pas vraiment t'aider, commença-t-elle en lui souriant.

- Ce n'est rien, je t'assure, répondit-il faiblement.

- Tobias, qu'y a-t-il ?

- Rien.

- Mais bien sûr. Je ne peux pas t'aider si tu ne me laisses pas faire.

- Je… je suis désolé pour tout à l'heure.

- Tout à l'heure ?

- Avec le kiné, j'ai vu que ce que je t'avais dit t'avait mise mal à l'aise. Ce n'était pas voulu, je suis désolé.

- Ok, bon je dois t'avouer quelque chose. Le Tobias que je connais n'a pas les mêmes traits de caractère que toi. Je vais devoir me faire au « Tobias altruiste ». La chance que tu as, c'est que je l'étais aussi donc je connais les us et coutumes de cette faction. Je ne t'en veux pas le moins du monde, en fait, je trouve que c'était très gentil ce que tu as dit.

- Vraiment ?

- Oui. Si jamais tu dis quelque chose qui ne me convient pas, je te promets de t'en parler alors inutile de te sentir coupable pour ce genre de chose, ok ?

Tobias ne lui répondit pas mais il hocha la tête, timidement. Elle savait qu'il avait été obligé de se construire des barrières lorsqu'il avait commencé son initiation chez les Audacieux mais un tel changement de comportement surprenait Tris. Elle vit qu'il était encore en nage suite à ses efforts et elle se rendit donc dans la salle de bain pour mouiller un gant de toilette puis revint vers lui.

- Tu veux que je te rafraichisse un peu en attendant que les infirmières viennent t'aider pour ta toilette ?

- Oh, euh… je peux m'en occuper, merci.

La jeune femme vit qu'il était gêné de sa proposition. Une fois encore, elle devait se rappeler les habitudes des altruistes et étant donné qu'il ne se rappelait pas d'elle, il était troublé de devoir se mettre torse nu devant elle. Elle lui donna le gant de toilette et lui annonça qu'elle allait lui chercher un t-shirt propre dans la penderie. Lorsqu'elle se retourna vers lui, elle le vit en train d'observer son tatouage qui revenait sur ses côtes. Elle sourit en le voyant se scruter puis il la remarqua, le faisant rougir au passage.

- Tiens, dit-elle en lui donnant le t-shirt.

- J'ai des tatouages, répondit-il en l'enfilant. Je n'aurais jamais cru que j'en sois capable.

- Tu es capable de beaucoup de choses Tobias.

- Il va jusque dans mon dos ?

- Il recouvre tout ton dos à vrai dire. Lorsque tu pourras te tenir debout pour aller devant le miroir dans la salle de bain, je te promets de te l'expliquer.

- Tu connais sa signification ?

- Oui.

- Donc tu m'as déjà vu torse nu ?

- En effet.

- Et tu as vu les… traces sur mon dos ?

- Je sais ce que Marcus t'a fait endurer.

- J'imagine que c'est aussi pour cette raison que j'ai fait ce tatouage.

- En partie, oui.

La jeune femme faisait volontairement des réponses courtes pour ne pas lui dévoiler des informations sans le vouloir. Le silence s'installa puis Tobias se mit à bailler, ce qui fit sourire Tris.

- Excuse-moi.

- Ces exercices sont fatigants pour toi. Tu peux faire un petit somme, tu as besoin de te reposer.

- Merci Tris.

Tris s'assit alors sur le fauteuil et sortit de quoi travailler. En un rien de temps, elle entendit que la respiration du jeune homme avait ralenti, signe qu'il s'était endormi. Elle reçut alors un sms de Christina qui lui demandait si l'échographie du sixième mois était toujours prévue à 14 heures. Elle lui confirma et la remercia encore d'être là pour ces visites médicales. Elle retourna alors son attention vers Tobias puis sur l'image de sa première échographie qu'elle avait posée sur la table de chevet. Elle la prit en main, décidée à la ranger pour ne pas que cela lui éveille des soupçons mais avant, elle repensa à celle du mois dernier où elle avait appris le sexe du bébé :

- Flashback

Tris était dans la chambre de Tobias, en train de lui masser les bras et de lui raconter sa journée lorsque Christina entra dans la chambre en toquant à la porte :

- Salut ma belle, commença Christina.

- Bonjour.

- Du nouveau ?

- Comme d'habitude. Les infirmières m'ont dit que je pouvais lui masser les bras et les mollets pour détendre ses muscles…

- Si tu continues à le tripoter comme ça, il ne va clairement pas mettre longtemps à se réveiller !

- Pff, que t'es bête ! dit-elle en souriant puis en redevenant sérieuse. Christina ?

- Oui.

- Il me manque, ajouta-t-elle, les larmes aux yeux.

- Hey, ça va aller, faut pas que tu flanches maintenant, répondit-elle en prenant son amie dans les bras. Qu'est-ce qu'il dirait s'il te voyait comme ça ? Hein ?

- Fichues hormones ! Merci d'être là, continua Tris en desserrant son étreinte et en essuyant ses larmes.

- C'est normal. On va à ton rendez-vous ?

- On va enfin savoir si c'est une petite fille ou un petit gars.

- Alors ne perdons pas de temps !

Tris se retourna vers Tobias qu'elle embrassa sur le front puis lui promit de repasser juste après pour lui donner la nouvelle. Avec son amie, elles se dirigèrent vers le service gynécologie qui avait pris en charge le suivi prénatal de Tris compte tenu que son homme était un patient de l'hôpital. Elles attendirent une dizaine de minutes puis la femme médecin les firent entrer en salle d'échographie.

- Tout va bien ? demanda le Dr Bristow.

- Oui, ça va, répondit Tris.

- Impatiente de savoir ?

- Oui ! rétorqua Christina, enjouée.

- Et bien, quel enthousiasme ! sourit la gynécologue. Alors, voyons…

L'attente était interminable pour les deux amies. Tris se demandait bien ce que préfèrerais Tobias. Elle savait qu'il serait de toute façon aux petits soins pour leur enfant, peu en importait le sexe. Elle imaginait déjà comment il prendrait soin de sa fille, ou bien qu'il apprendrait à son fils le lancer du couteau. Mais elle ne put penser à autre chose lorsqu'elle vit l'image de son bébé sur l'écran de l'échographe.

- Bien, c'est une petite fille ! dit le médecin.

- Tu entends ! reprit Christina. Une mini-Tris ! C'est génial ! On pourra la coiffer, l'habiller comme une véritable princesse !

- Ce ne sera pas un jouet Christina ! répondit Tris en souriant.

Christina regarda alors son amie, déçue de ces paroles et s'apprêta à répondre quand la gynécologue donna l'image de son bébé à Tris. Rassurée de son état, la jeune femme et son amie furent rapidement libérées. Tris remercia encore une fois son amie et retourna auprès de Tobias :

- Mon cœur ! Regarde, c'est une fille ! dit-elle, le sourire aux lèvres. Elle va avoir besoin de son papa super protecteur ! continua-t-elle en prenant la main de Tobias et en la posant sur son ventre. Papa est là ma petite puce.

- Fin Flashback

Tris sourit à ce souvenir, quelque peu blasée que Tobias n'ait pas pu assister à tous ces moments-là mais elle se rendit compte qu'il ne pourrait pas non plus participer aux prochains tant qu'il ne retrouverait pas sa mémoire. Même si Tris aurait besoin de lui, elle ne voulait pas faire passer son bien-être avant celui de son homme. Les habitudes altruistes avaient la vie dure ! Elle rangea donc la photo et continua de travailler ses dossiers mais après un quart d'heure, elle vit Tobias commencer à s'agiter. Elle se leva alors et s'approcha de lui. Elle l'entendit murmurer quelques mots puis se recroqueviller sur le côté. Elle s'assit sur le lit et passa lentement sa main dans ses cheveux.

- Chut mon cœur, c'est fini.

- Non… Marcus… je suis désolé… Non !

- Tobias, réveille-toi, ce n'est qu'un cauchemar.

Le jeune homme ouvrit subitement les yeux, le souffle court, se demandant pendant une fraction de seconde où il était puis il vit Tris qui caressait son bras :

- C'est fini Tobias. Marcus n'est plus là, il ne te touchera plus jamais, je te le promets.

Elle voyait la peur dans ses yeux et cela la blessa au plus profond de son cœur. Elle avait en face d'elle le Tobias qui avait subi des sévices pendant de nombreuses années sans jamais avoir riposté. Elle ne voulait qu'une chose : le protéger. Il était temps qu'elle lui rende la pareille. Elle se pencha et le prit dans ses bras. Ce dernier se tendit puis accepta l'étreinte et s'y réfugia, le souffle toujours rapide. Elle le berça doucement :

- C'est fini Tobias, c'est fini.

- Désolé.

- Hey, dit-elle en prenant son visage entre ses mains. Je suis là pour toi. Tu n'as pas à t'excuser.

- Pourquoi ? Pourquoi tu fais tout ça pour moi ?

- Parce que tu l'as fait pour moi.

Tobias fut troublé par ce que venait de dire Tris mais il ne résista pas quand elle le reprit dans ses bras. Cette odeur lui était familière mais surtout rassurante. C'était contre sa nature d'altruiste d'être aussi proche de quelqu'un et encore moins d'une femme mais après tout, il avait apparemment choisi les Audacieux donc ce genre de proximité n'avait pas l'air de choquer son amie. Il en profita alors secrètement puisque cela l'apaisa après son cauchemar où il avait rêvé que Marcus l'avait accueilli à coup de ceinturon dans le dos. Plus qu'un cauchemar, cela faisait malheureusement partie de ses souvenirs qui, pour lui, n'étaient pas si lointains. Il se rallongea alors mais il ne voulut pas se rendormir, ne voulant pas revenir vers ces mauvais moments de sa vie.

- Tu veux en parler ? demanda-t-elle.

- Pas vraiment, non.

- Comme tu veux.

- Quelqu'un d'autre est au courant pour… ce que m'a fait Marcus ?

- Disons que tu as été plus ou moins contraint de l'avouer.

- Super, dit-il en rougissant.

- Tu n'as aucune honte à avoir. En ce qui me concerne, quand je te regarde, je ne vois pas une victime mais je vois quelqu'un de courageux, qui ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit.

- Merci, rétorqua-t-il, gêné.

- Si je sais ce que tu as vécu avec Marcus, tu ne m'as pas dit grand-chose sur ta mère.

S'il paraissait timide et presque faible l'instant d'avant, elle le vit se crisper en entendant parler de sa mère. Elle avait promis à Evelyn de préparer le terrain pour elle mais elle ne voulait pas le faire souffrir pour ça cependant, elle comprit que rien que le souvenir de sa mère semblait pénible pour lui.

- Elle est morte lorsque j'étais petit mais tu le sais ça, toute la faction le sait.

- Mais elle ne te manque pas ?

- Chaque jour que Dieu fait mais c'est inutile que j'y pense, elle est partie depuis longtemps. J'ai suffisamment souffert comme ça.

Tris comprit que cela serait plus facile à dire qu'à faire ! Il souffrait de l'absence de sa mère et elle ne voyait pas comment elle pourrait faire pour que leurs retrouvailles se passent bien ! Elle se leva alors pour trier ses dossiers.

- Tris, tu devrais rentrer chez toi, tu serais plus à l'aise pour travailler et compte tenu de ta… condition, tu devrais te reposer.

- C'est gentil à toi mais je suis très bien ici et puis j'ai un rendez-vous dans cet hôpital dans la journée donc ce serait ridicule de rentrer chez moi pour revenir ensuite.

- Tu vas bien ? demanda-t-il, inquiet.

- Oui, ce n'est qu'une visite de contrôle pour ma grossesse.

- Tu y vas seule ?

- Non, Christina, ma meilleure amie, sera avec moi, c'est gentil de t'inquiéter.

- C'est la moindre des choses... Tu sais, tu es impressionnante.

- Pourquoi dis-tu ça ?

- Tu t'occupes de moi, tu as un boulot et tu es enceinte. Et si j'ai bien compris tu as deux ans de moins que moi. Comment fais-tu ?

- Je ne sais pas, je le fais, c'est tout.

- Tu sais, même si extérieurement tu ressembles à une jeune femme, lorsqu'on te regarde dans les yeux, on se rend compte que tu es beaucoup plus mature que tu ne devrais l'être.

- Que veux-tu dire ? questionna-t-elle, troublée.

- Même si je ne me rappelle pas ces deux dernières années, j'ai l'impression que tu as vécu beaucoup d'épreuves, bien plus qu'une fille de ton âge ne le devrait. Peut-être y avait-il des moments heureux mais je vois aussi de la peine, comme si tu portais un lourd poids sur tes épaules.

Tris le regarda alors intensément. Lui-seul avait toujours réussi à lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle ne savait pas si certains souvenirs lui revenaient, ou si tout simplement, cette connexion qu'ils avaient toujours eu, même lorsqu'ils se disputaient, était encore bien présente. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux mais elle lutta, ne voulant pas paraître faible devant lui, elle ne le devait pas ! Mais les hormones aidant, elle ne put retenir quelques sanglots. Alors à son tour, il prit sa main, la rapprochant ainsi de lui où elle se rassit puis il l'entoura de ses bras où elle déversa sa peine dans le creux de l'épaule de son homme. Ce dernier lui frôla le bras en attendant que ce moment passe. Encore une fois, cette proximité ne lui ressemblait pas, il n'en avait pas du tout l'habitude mais la prendre dans ses bras lui paraissait quelque chose de naturel alors lorsqu'il l'avait vu craquer, il ne s'était même pas posé la question et l'avait serrée contre lui. Il ne savait pas pourquoi mais il avait envie de la sentir contre lui, de la protéger même si, dans son état, il ne pouvait pas faire grand-chose. Il vit qu'elle se détendit, les pleurs ayant cessés. Elle s'apprêta à desserrer leur étreinte quand Tobias sursauta légèrement :

- Tu as senti ? dit-il, presque choqué. Le bébé a donné un coup !

- Oui, ça lui arrive, répondit-elle en souriant, amusée de voir la réaction de Tobias. Donne-moi ta main.

Le jeune homme hésita une fraction de seconde puis se laissa faire. Tris prit sa main et la posa sur son ventre. Après quelques instants, il perçut un autre mouvement. Bêtement, il sourit.

- C'est magnifique, ajouta-t-il, ébahit en fixant le ventre arrondi de la jeune femme. C'est une petite fille, c'est ça ?

- Comment le sais-tu ? demanda-t-elle, intriguée.

- Une intuition.

L'infirmière entra alors pour faire la toilette de Tobias. Tris se leva, rangea ses documents, l'informa qu'elle reviendrait après son examen dans l'après-midi puis sortit de la chambre tandis qu'elle aperçut Christina au bout du couloir.

- Salut ma belle, commença sa meilleure amie. Comment vas-tu ?

- Bien, et toi ?

- Je me trompe ou tu as les yeux rougis ?

- Ce n'est rien, allons-nous promener, j'ai besoin de prendre l'air.

Christina n'insista pas mais elle la prit dans ses bras et elles se dirigèrent vers le parc de l'hôpital. Après une dizaine de minutes à parler de la pluie, du beau temps et des progrès de Tobias, elles finirent par s'asseoir sur un banc.

- Il a une volonté de fer. Je pense que d'ici peu, il pourra être plus indépendant, dit Tris.

- Et toi dans tout ça ?

- Quoi moi ?

- Tris, tu es là pour lui en permanence. Je sais que tu meures d'envie de lui dire qu'il est l'homme de ta vie et le père de ta petite fille mais tu ne lui dis rien.

- Ça pourrait être trop violent pour lui. Il faut que tu comprennes que pour lui, on ne se connaît pas et on n'est pas intime.

- Il n'est peut-être pas encore Quatre dans sa tête mais il est loin d'être bête ! Bon, ok, c'est un mec et altruiste de surcroit mais ce qui vous lie tous les deux, ça ne pourra jamais disparaître.

- Tu sais, tout à l'heure, il a fait un cauchemar alors je l'ai consolé puis ensuite, probablement à cause des hormones, j'ai craqué et il m'a prise dans ses bras.

- Les hormones, oui, bien sûr, répondit-elle, moqueuse.

- Cela m'a étonné de lui, ajouta-t-elle ignorant la remarque de son amie, car cela ne correspond pas à un comportement d'altruiste et puis le bébé a bougé et tu l'aurais vu Chris ! Il était heureux, il n'y a pas d'autres mots.

- Tu vois, je te l'ai dit ! Rien ne pourra vous séparer, même pas une amnésie !

Tris sourit tout d'abord puis les larmes recommencèrent à couler. Christina ne perdit pas un instant et la prit dans ses bras.

- Il me manque tellement !

- Je sais ma belle, je sais. Il va te revenir, tu dois juste le laisser faire à son rythme.

- Je le sais mais ça fait mal de le voir comme ça.

- Ton Tobias est encore là, tu l'as vu et il t'aime.

Ces paroles réconfortèrent Tris mais elle ne pouvait pas se séparer de cette mélancolie qui l'accompagnait. Elle était tellement frustrée de devoir être à côté de Tobias alors que tout ce qu'elle désirait était de le ressentir contre sa peau, de pouvoir le toucher pour sentir sa chaleur l'envelopper, se savoir en sécurité entre ses bras mais elle ne pouvait pas. Même si elle devait paraître forte, elle remercia silencieusement son amie qui lui permit de se relâcher émotionnellement dans ses bras.