C'est le dernier chapitre. Je suis désolée qu'il soit extrêmement long, mais rendu là, je n'avais vraiment plus envie de couper quoique ce soit. Surtout qu'il y aura un bonus à la page suivante (voir note de bas de page). J'espère que ce long et dernier chapitre vous plaira, bonne lecture.
Ce chapitre serait plus M mais il n'y a rien de "gross" ou de choquant à ce point donc je vais pas changer le rating de l'histoire au complet juste pour une scène lol. Faites pas les prudes.
- Est-ce que c'est une certitude cette fois ? – demanda Reece à quelques jours du départ du couple
Ils étaient dans le bureau de la boss et lui avaient demandé pour avoir un congé d'une semaine pour visiter la Ville lumière.
Ils étaient collés à l'autre comme aimantés et Reece se doutait bien qu'elle ne pouvait pas forcément leur refuser quoi que ce soit.
Ils le méritaient bien. Ils avaient travaillé fort cette année et de plus, leur voyage outre-mer était professionnel, cela n'avait pas été compté comme des vacances malgré les deux semaines qu'ils avaient pris en supplément, mais elles étaient incluses dans le cadre professionnel.
Henry avait accumulé les jours de congés, excepté pour les trois semaines qu'il avait prises après avoir tué Clark Walker et de ce fait il en avait plus qu'il en fallait pour ne profiter que d'une semaine. Jo n'avait jamais pris de vacances depuis les onze dernières années, sauf pour sa lune de miel, alors autant dire que les jours de congés ne se comptaient plus de son côté.
- Eh bien ! de toute façon, comme je le dis souvent, je n'ai que très peu de contrôle sur l'OCME. Et je sais que vous accumulez les jours de congés tous les deux donc prenez moi deux semaines et ne revenez pas avant d'en avoir pleinement profité.
Jo et Henry se lancèrent un regard complice
- Compris lieutenant !
Elle leur fit signe de déguerpir
- Allez, ouste ! Débarrassez-moi le plancher !
Ils ne se firent pas prier, mais avant de sortir, Reece cria à Jo
- Hey Jo !
Elle regarda sa boss d'un air interrogatif
- Ramenez-moi vraiment un ou deux croissants, cette fois.
La jeune fille hocha la tête et suivit son petit ami qui lui tenait fortement la main en l'entraînant à l'extérieur du bureau.
Hanson remarqua bien leur petit manège pas du tout discret comme à leur habitude. Il vint à leur rencontre avec son café.
- Bon alors les amoureux ! Qu'est-ce qui se passe ? L'un de vous deux a eu une grosse promotion ?
Vu leur travail, le détective ne serait pas surpris si cela était le cas, mais ils ne firent que sourire comme des idiots.
- Pas de promotion détective – répondit Henry, sans lâcher la main de Jo – disons qu'une petite visite dans la capitale française nous attend !
Hanson ne comprit pas
- Attendez, ne me dites pas que quelqu'un a encore besoin de notre aide pour une enquête ?
Jo le taquina
- Non ! Sauf si tu veux tenir la chandelle pendant qu'Henry et moi on s'amusera à Paris… Si tu vois ce que je veux dire !
Se rappelant de leur position compromettante dans la tente, il tira une longue grimace dégoûtée et secoua la tête
- Nope ! Ça ira très bien, merci ! J'en ai vu jusqu'à la fin de ma vie !
Il se rendit alors compte de la vraie situation. Il repensa à l'an passé où Jo aurait dû y aller avec Isaac, mais finalement avait terminé la relation. Forcément qu'Henry avait dû influencé sa décision d'une façon ou d'une autre.
- Donc vous allez à Paris tous les deux ! Eh bien ! c'est génial ! Parmi tous les détectives ici, je pense que vous êtes ceux qui méritent le plus de vacances ! Vous avez vraiment fait du bon travail depuis un an et demi et cette année nous a prouvé à quel point vous êtes efficaces ensemble.
Jo fut touchée
- Merci Mike ! C'est apprécié !
Hanson ne pouvait cacher être très heureux pour ses deux amis. Ils étaient adorables ensemble. Et il n'y avait aucun doute qu'ils s'aimaient fortement. Henry prendrait soin d'elle. Deux âmes perdues s'étaient trouvées et le lien qui avait été créé était certainement plus puissant que n'importe quel autre sentiment.
- Alors, profitez bien et ne faites pas trop de bébés
Jo se retint de le frapper, mais Henry sourit à la remarque et embarqua sa petite amie avant qu'elle ne fasse un cadavre.
La veille du départ, Jo avait décidé d'appeler sa famille et surtout sa mère qui lui avait fait la leçon de morale de ne pas l'avoir appelé lorsqu'elle était partie en Australie et se contentait d'envoyer des mails quand elle avait le wifi. Elle avait préféré ne rien lui dire par rapport à son petit accident au retour de leur mission. Elle savait que sa mère s'inquiétait constamment pour elle, sachant qu'elle était exposée au danger, mais elle faisait ce métier pour une raison.
De ce fait, après avoir appelé sa sœur et son frère, elle fit de même avec sa mère qui était d'autant plus excitée qu'elle.
- Mon Dieu que c'est génial que tu puisses enfin aller à Paris avec lui. Depuis le temps que tu en parles.
Jo fronça des sourcils
- Excuse-moi ? Je ne me souviens pas t'avoir parlé de ça, pas avant maintenant en tout cas.
Il y eut un long silence et Jo comprit que Clara n'avait sans doute pas réussi à tenir sa langue.
Enfin, sa mère savait être persuasive de toute façon.
- Comment as-tu menacé Clara pour qu'elle t'en parle ?
Jo pouvait tout à fait voir le visage de sa mère qui faisait un chantage impossible à sa sœur qui éventuellement avait fini par céder. Cela fonctionnait à chaque fois.
- Je n'ai rien fait de mal… C'est elle qui a abordé le sujet de ton envie d'aller à Paris et que finalement un autre homme avait réussi à te mettre des idées dans la tête.
À cet instant, Jo était encore très vague par rapport à Henry, mais sans s'en rendre compte, elle avait toujours mentionné le légiste très souvent au court de ses conversations avec sa famille.
- Alors, est-ce que tes bagages sont prêts ?
- Presque ! J'ai encore deux trois petites choses à rajouter !
Cette fois-ci, Jo savait que rien n'allait pouvoir les arrêter pour aller au bout des choses. Il n'y aurait pas d'enquêtes, pas de collègues et le téléphone serait probablement en mode avion pour la moitié du séjour, histoire qu'ils aient la paix. Alors, elle voulait prendre quelques attirails pour faire tomber Henry dans ses filets de femme hispanique séductrice.
- Eh bien, j'en ai une bonne pour toi ! Tu devrais peut-être simplement ramener de tenues sexy, je suis sûr qu'il ne se rappellera plus de son propre prénom…
Jo se demandait si sa mère s'entendait parler, mais après, c'était tout à fait son genre de sortir de telles bêtises.
- Tu sais quand on est partis en Australie, on était pas très habillés donc je n'ai pas besoin de jouer les femmes vulgaires pour le séduire.
Sa mère lui répliqua en espagnol
- pero dormisteis juntos cuando estuviste allí?
Jo manqua de faire tomber son téléphone. Sa mère ne manquait pas de toupet !
- Mais enfin ! Ça ne te regarde pas de ce qu'Henry et moi faisons de notre vie sexuelle !
Sa mère rigola
- Ça, ça veut dire non ! Je suis sûr que les deux idiots n'ont jamais réussi à vous laisser en paix. Henry est tellement le type à attendre le mariage pour ce genre de choses, j'espère que tu réussiras à faire jouer tes racines espagnoles pendant ton séjour à Paris.
Jo releva le commentaire vis-à-vis du fait qu'Henry était un homme très traditionnel. Elle ne lui avait pas encore posé la question, mais il ne lui semblait pas que monsieur ait attendu quoique ce soit avant de rouler dans les draps avec Abigail... ; et puis après 200 ans, il y a certaines choses qu'il devait savoir-faire. Rien que de penser une nouvelle fois à son corps ne faisant qu'un avec le sien, elle se sentit liquéfier. Ils n'avaient jamais pu aller au bout, mais l'érotisme de certaines situations qu'ils avaient vécues la rendait complètement folle.
- En tout cas, à t'entendre tu es rayonnante ! Tu es vraiment follement amoureuse de cet homme carino. Je suis contente que tu aies trouvé quelqu'un qui saura prendre soin de toi. Es mejor que lo guardes.
- Bien sûr que je compte le garder – pour l'éternité pensa-t-elle, avec ce sourire amoureux qui ne la lâchait pas.
Jo regarda l'heure. Leur avion décollait pour 22h et il était près de 18h, il fallait qu'elle se presse un peu. Henry lui avait dit qu'il viendrait la chercher avec Abe.
- Bon ! Maman ! pas que tu m'ennuies, mais Henry va bientôt arriver ! Je dois y aller ! Je t'enverrais une carte postale de la France.
- D'accord ma chérie ! N'oublie pas de ramener une petite tour Eiffel ou n'importe quoi à tu vieja madre.
- Je ramènerais des souvenirs pour tout le monde, compte dessus ! À bientôt !
- Bon voyage ! Nos vemos pronto. Te quiero !
- Te quiero tambien mama !
À 18h tapantes, Henry frappa à la porte et elle traîna sa valise assez difficilement. Elle espérait vraiment que sa mère avait raison et qu'Henry ne se souviendrait pas de son propre prénom une fois qu'ils seraient sur place, elle avait vraiment l'intention de le séduire.
Quand elle le vit, son cœur se mit à fondre. Elle se disait qu'elle allait se jeter sur lui à la minute où ils mettraient un pied dans l'hôtel.
Henry lui vola un baiser et lui prit sa valise. Jo ferma sa porte et cette fois-ci fut bien plus déterminée à profiter de ce séjour que lors de leur départ en Australie qui avait été précipité et qui n'avait été vraiment que professionnel, d'une certaine façon.
Abe était avec Fawn alors les deux amoureux se retrouvèrent à l'arrière.
- Bonsoir, Jo, contente de vous voir ! Vous êtes radieuse, que ce soit votre teint ou généralement parlant.
- Contente de vous voir aussi Fawn ! Et merci beaucoup ! L'homme à côté de moi y est pour beaucoup !
Elle gloussa en posant sa tête sur l'épaule d'Henry qui ne cessait de sourire. Cela faisait également chaud au cœur d'Abe.
La route jusqu'à JF Kennedy ne fut pas très longue, moins de 30 minutes, et ils évitèrent le gros trafic de fin de journée.
Une fois sur place, ils repérèrent rapidement leur comptoir et enregistrèrent leurs bagages.
Ils firent face à l'autre couple
- Bon ! – dit Henry en gardant Jo contre lui – on ne va pas tarder ! On n'a rien de mieux à faire. On se revoit dans deux semaines ?
Abe acquiesça, toujours pris par l'émotion. Ils se firent un énorme câlin de groupe et Abe tapota l'épaule de son père.
- Profite bien avec elle et ne la laisse pas échapper
- Je n'y compte pas !
Il lui murmura de sorte que Fawn ne l'entende pas, mais cette dernière était occupée à discuter joyeusement avec Jo
- Et fais attention à tes baignades, Jo n'aura pas que ça à faire.
Henry lui lança un regard bien sarcastique
- Tu n'as pas de soucis à faire, j'éviterais les mauvais quartiers.
Après une dernière étreinte entre tous, Jo et Henry les quittèrent pour passer les douanes et vivre le voyage le plus attendu de leur vie.
Une fois posés dans l'avion, Jo regarda l'extérieur et Henry lui prit la main
- Tu es prête ?
Jo le regarda avec un large sourire
- Ça fait un an que je suis prête Henry ! En plus, comme cadeau d'anniversaire, on ne fait pas mieux.
Henry lui déposa un baiser sur la tempe
- J'ai déjà quelque chose de prévu pour toi demain soir, j'espère qu'on ne sera pas trop fatigués.
Jo lui fit un regard sous-entendu
- Crois-moi, on va bien dormir pendant le vol et on tiendra la journée pour en profiter au maximum y compris demain soir.
Pendant les manœuvres de sécurité avant le décollage, Jo songea
- Henry ! Tu crois qu'un jour, tu pourras dire la vérité au reste de nos collègues ? Genre Mike et le lieutenant ?
Henry savait que plus les années passeraient, plus ils deviendraient une plus grande famille. Henry leur faisait confiance, mais il ne valait mieux pas les brusquer… Enfin surtout Mike plus que Reece.
Il sourit en secouant la tête
- Franchement avec Reece… Je ne serais même pas surpris si elle a déjà un doute sur moi, tellement cette femme en sait plus que tout le monde.
Jo lui donna raison. Elle avait toujours su que Reece ne disait rien par le fait qu'elle protégeait Henry lors des enquêtes, mais elle était bien au courant de ce qui se tramait. Mais Reece lui avait toujours répété que son outil le plus précieux était son instinct et d'une certaine façon, Henry faisait partie de cet instinct alors elle ne lui disait rien.
- C'est vrai ! Je pense qu'elle l'accepterait et Mike aussi, une fois qu'on aura réussi à le rendre moins sceptique, mais on sera suffisamment à le savoir à ce moment.
Henry lui enlaça les doigts et les embrassa
- Oui ! Tout à fait, mais nous avons le temps d'y penser !
L'avion décolla et en regardant Manhattan s'éloigner d'eux, ils surent qu'ils étaient plus que prêts pour ce véritable premier voyage de couple et qu'ils allaient sans doute s'en souvenir à tout jamais, littéralement.
Ils arrivèrent à Paris à 11h du matin et ils avaient réussi à bien dormir tout le long du vol, de ce fait ils étaient en parfaite forme à l'arrivée, du moins autant que leur corps leur permettrait.
Henry avait souhaité un bon anniversaire à sa douce moitié quand elle s'était réveillée et lui promettait une belle journée romantique.
En marchant dans l'énorme aéroport qu'était Charles de Gaulle, Jo était un peu perdue par la notion du temps, cela étant. En Australie, ils s'étaient pris 12h dans le visage, à tel point qu'ils ne savaient plus ni le jour ni la date.
Henry regarda sa montre toujours à l'heure de New York
- Il était 11h quand on a atterri et ça fait 30 minutes qu'on est arrivé.
Jo était toute excitée et sentait bien l'effusion d'arriver dans un pays européen. Les gens étaient quand même pressés.
Une fois qu'ils eurent récupéré leurs bagages, Henry entraîna sa petite amie à la sortie de l'aéroport où des taxis attendaient.
Ils se firent aveugler par le soleil. Apparemment, ils auraient la chance de bénéficier d'une magnifique journée, ce qui n'était pas toujours le cas à Paris.
Henry se sentait bizarre d'être de retour en Europe. De plus, ils étaient quand même à côté de l'Angleterre, il se disait que peut être pendant le séjour, il pourrait éventuellement prendre deux jours pour montrer à Jo le pays où il avait grandi, surtout dans les années 1800. Beaucoup de choses avaient changé depuis son départ.
Jo remarqua son expression de nostalgie. Elle glissa sa main dans la sienne.
- Paris doit être différente de la dernière fois que tu es venu ?
Sachant qu'il était venu au début des années 20, la ville gardant un aspect vieillot n'avait pas trop changé. Enfin pour l'instant, il ne pouvait pas encore juger puisqu'ils n'étaient qu'à l'aéroport.
- Je pensais surtout au fait que je suis près de la maison et je me disais comme Londres n'est qu'à deux heures de trajet en train… Je
Il ne continua pas sa phrase et Jo fut flattée et lui fit une bise sur la joue
- Tu voulais me faire visiter ton pays natal ?
Henry acquiesça non sans sentir le rouge empourprer ses joues. Jo avait l'impression de se croire dans un rêve.
- Ça me fait énormément plaisir. Après tout, nous avons deux semaines à tuer et si cela ne te dérange pas de sortir cette américaine de sa bulle alors je suis tout à fait partante.
Henry la serra rapidement contre elle et lui fit une bise sur le front
- Alors, on se prendra sans doute le week-end prochain pour y aller.
Jo n'avait même pas encore visité Paris qu'elle avait déjà hâte de voir autre chose. Henry se dirigea vers un taxi et lui parla tranquillement en français ce qui rendit la jeune fille toute chose.
Le chauffeur les aida à mettre leurs valises dans le coffre et les invita à prendre place.
- Alors où est-ce qu'on va ?
Il continuait de parler en français et Henry lui répondait avec aisance et Jo ne pouvait pas cacher ce qu'elle comptait faire de lui une fois qu'ils seraient seuls.
- On se dirige vers l'hôtel du Collectionneur, 51-57 Rue de Courcelles.
Le chauffeur rentra l'adresse sur son GPS et leur indiqua qu'ils en auraient pour environ une heure de route si le trafic n'était pas affreux. Jo fronça des sourcils et Henry lui expliqua le tout.
- Une heure ? Eh bah dis donc, c'est vraiment long.
- C'est Paris !
- C'est pas vraiment pour ça que je m'inquiète
Elle regarda le compteur et déjà quand ils parvinrent à quitter l'aéroport, ils étaient déjà rendus à 3 euros.
Henry voyait bien ce qui la tracassait et lui secoua rapidement la main.
- Ne t'en fais pas pour ça ma chérie ! Vraiment, ne pense pas du tout à tout ça.
Elle savait qu'Henry était très riche, mais cela la gênait quand même. Elle préféra de ne pas s'embrouiller avec tout ça et profita donc du paysage qui s'offrait à elle quand ils atteignirent la capitale.
Ils passèrent à côté de la tour Eiffel qui grouillait de monde et Henry jura de voir les yeux de sa petite amie s'illuminer comme un sapin de Noël. Elle avait hâte de tout visiter.
C'était tout ce qu'il voulait voir sur le visage de Jo et il comptait le choyer et prendre soin d'elle, tel qu'il l'avait fait pendant 40 ans avec Abigail.
En passant près de la tour, Henry fit un petit sourire en coin. Jo aurait une surprise de taille pour terminer sa journée d'anniversaire.
- Il y a tellement de monuments – s'enjailla la jeune fille – ça change complètement de New York. Paris a l'air d'être une ville moins jeune que chez nous.
Henry remarqua que les bâtiments n'avaient que très peu changé. Ils virent passer le métro en extérieur et effectivement, il restait fidèle à lui-même.
- En effet, c'est une ville qui reste assez ancienne ! Chez nous, tout a toujours été plus ou moins refait et mis au goût du jour. Ce n'est pas forcément le cas ici.
Ils arrivèrent sur un boulevard où traverser semblait être digne d'une entrée en enfer. Oubliant le prix du compteur pendant quelques secondes, Jo se redressa et demanda d'une voix choquée.
- Mais c'est quoi cette route ?
Henry regarda autour d'eux et vit l'Arc de Triomphe qui trônait. Il fit un sourire en coin.
- C'est le Rond-Point de l'Étoile. C'est… spécial. Il ne faut jamais s'arrêter quand on s'engage sur cette voie parce que sinon, on va se faire rentrer dedans.
Rien qu'au mot rond-point, Jo parut complètement perdue. Ils n'avaient tellement pas l'habitude de telles routes en Amérique et elle ne comprenait rien à la signalisation.
Le chauffeur ne semblait pas tellement dérangé de rouler tranquillement dans un tel bordel. Henry ne put s'en empêcher et lui fit la remarque.
- Monsieur, vous êtes bien tranquille dans ce rond-point.
Le chauffeur sourit. C'était sans doute la première fois que Jo le voyait sourire depuis le début du trajet. Déjà qu'il n'était pas bavard.
- J'ai l'habitude ! Je ne compte pas le nombre de fois que je passe ce rond-point depuis que je suis chauffeur de taxi.
Henry traduit à Jo ce qu'il venait de lui dire et elle avoua que de son côté elle n'arriverait sans doute jamais à conduire là dans même si elle était une excellente conductrice et qu'elle avait l'habitude de courser les gens avec sa voiture.
Henry lui mentionna qu'ils allaient bientôt arriver, car leur hôtel était près de l'Arc de Triomphe.
Une fois sur place, la course se termina à plus de 150 euros et les yeux de Jo s'écarquillèrent en gros, surtout quand Henry sortir une liasse de billets en euros. Elle cligna des yeux. Combien de change de combien de pays avait-il dans ses petites poches d'immortel ?
- Merci beaucoup, monsieur, et bon séjour à vous deux !
- Merci ! À bientôt !
Henry attrapa les deux valises et Jo s'accrocha à son bras. L'établissement semblait charmant.
En franchissant le hall et les bagagistes les prenant directement en charge, Jo chuchota à son petit ami
- Tu es décidément plein de surprises. Je peux savoir d'où tu sors les euros ? Je ne t'ai pas vu faire de change que ce soit à l'aéroport ou ailleurs ?
Henry lui fit son fameux sourire avec lequel elle-même ne pouvait plus se rappeler de son propre nom. Elle sentit ses jambes devenir faibles.
- Je t'avais dit la dernière fois qu'il y a un ami qui tient une boutique de change. Je mets toujours certaines sommes de côté sous différentes devises… Comme tu peux l'imaginer, pour des raisons évidentes.
Son cœur se serra. Si jamais quelque chose avait mal tourné, elle avait bien compris que ce n'était que dans le but de fuir et ne pas faire retour arrière. Il la regarda longuement avant de la rassurer.
- Si ce n'était pas pour toi, je pense que je n'aurais pas fait long feu à New York, une fois que j'aurais compris que mes arrestations seraient devenues trop fréquentes.
Elle sourit et ils se dirigèrent vers la réception qui les accueillit chaleureusement. Ils parlaient anglais donc au moins cela facilita la compréhension de Jo.
Ils reçurent une carte magnétique qu'Henry fut un peu réticent à utiliser, surtout une fois rendus devant la porte.
- Comment ce truc fonctionne ?
Jo pouffa et lui prit la carte
- Allez, laisse-moi faire grand-père !
Henry la regarda sarcastiquement. La porte s'ouvrit et quand ils rentrèrent dans la chambre, Jo resta complètement sous le choc. Elle n'avait jamais vu un tel luxe dans sa vie et cela faisait vraiment très typique du prix de la ville.
- Wow ! Ça, c'est de la chambre – affirma Jo en avançant lentement.
Leurs valises étaient déjà dans un coin et la jeune fille avançait au ralenti tandis qu'Henry ne pouvait pas détacher ses yeux d'elle. La chambre était recouverte d'une moquette rouge bordeaux. Les murs avaient un style ancien avec une tapisserie à rayures, mais le lit était un king size et à voir sa taille, Jo savait qu'ils allaient en faire des folies là dans. Elle plaignait un peu le personnel de nettoyage, mais ils n'étaient pas non plus là pour jouer aux cartes.
Il y avait un petit bureau dans un coin et qui pouvait même servir de coiffeuse s'il y avait eu un miroir.
La salle de bain était carrelée d'un marbre marron/jaune foncé qui se mariait avec le reste du mur blanc. La baignoire possédait différents niveaux de jets, il y avait une douche et le reste des jets pouvaient servir à remplir le bain et se croire dans un jacuzzi.
Il y avait une télé à écran plasma et un petit bar dans un coin. Bref, ils ne manqueraient de rien pour profiter de ce séjour comme ils le souhaitaient.
Elle rejoint Henry qui était sur le balcon et observait la vue. En sortant, elle ne put empêcher le petit cri qu'elle poussa, sortir de sa bouche.
- Mon Dieu ! Mais c'est magnifique !
En effet, ils bénéficiaient certainement de l'une des plus belles vues de Paris, la tour Eiffel était en arrière-plan et ils pouvaient absolument voir tout en haut des buildings. Elle savait d'emblée que l'hôtel n'était pas aussi haut que les bâtiments de New York, mais cela ne l'empêchait pas d'apprécier.
Il y avait une petite table dehors et ils allaient sans doute apprécier des petits déjeuners extérieurs si le temps le permettait.
Elle s'appuya sur la barrière et ses yeux dérivèrent vers la tour. Henry s'avança et l'enlaça par l'arrière. Il huma ses cheveux.
- Alors ! Est-ce que ça te plaît jusqu'à présent ?
Elle se laissa complètement aller contre lui
- Totalement ! C'est encore mieux que ce que j'ai imaginé.
Elle se retourna pour enrouler ses bras autour de son cou et l'embrasser, remontant ses mains à l'arrière de son crâne pour appuyer davantage sur le baiser.
- J'ai encore du mal à croire qu'on est là, mais si c'est un rêve, je ne veux pas qu'on me réveille. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Je suis à Paris avec l'homme qui me rend folle depuis un an, le jour de mon anniversaire. Même un enfant n'aurait pas autant de chance.
Henry continuait de sourire. Son cœur était plein d'amour, il était libre et sans pression. Il allait apprécier les années à venir à ses côtés. Zoé avait eu raison, tout finissait par rentrer dans l'ordre.
- Si tu veux, on peut se rafraîchir un petit peu et ensuite, on commence notre visite, si ça te va ? – suggéra Henry
- Ça me va très bien ! J'ai hâte que tu me fasses perdre.
Elle lui fit un clin d'œil. Il pouffa et s'excusa pour utiliser la salle de bain. Pendant qu'il faisait ses affaires, elle fouilla dans son sac à main et ressortit un dessin qui lui tenait à cœur et qui la montrait clairement avec Henry devant la tour Eiffel.
- Je suis sûre qu'Henry et vous, vous allez réaliser tous vos rêves, à commencer par celui-ci.
April avait eu raison. De ce fait, Jo souhaitait prendre le même style de photo avec son petit ami, pile devant la tour Eiffel.
Henry ressortit rapidement de la salle de bain et remarqua le rouge aux joues de sa petite amie
- Est-ce que tout va bien ?
Jo hocha vivement la tête
- Oui ! Je suis juste tellement heureuse ! Je passe vite fait dans la salle de bain et on peut commencer notre visite avec grand plaisir.
Henry avait hâte et surtout il avait encore plus hâte d'être le soir.
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Pour cette première journée, Henry ne voulait pas trop fatiguer la jeune fille alors ils restèrent plutôt dans le coin, surtout vu ce qu'il avait prévu le soir.
Le temps était magnifique, il faisait plutôt bon, ils pouvaient marcher sans veste. Ils ne se lâchaient pas du tout la main pendant leurs balades.
Ils marchèrent tout le long des Champs Élysées et Jo ne cessait de grimacer aux prix qu'elle voyait dans les vitrines.
Ils eurent un peu l'occasion de prendre le métro, car Henry voulait l'entraîner dans des quartiers encore plus luxueux et lui faire découvrir quelques restaurants.
En mi-journée, ils s'arrêtèrent dans un café et effectivement, ils avaient du mal à sentir leurs pieds.
- Wow ! Tu ne plaisantais pas que tu disais qu'on était tellement drainé qu'il fallait qu'on s'arrête dans le café le plus proche… C'est à peine si je sens mes jambes. Et effectivement, je meurs de faim et je ne dirais pas non à un verre de vin.
Henry explosa de rire.
- Tu te rappelles vraiment de tout ce que je t'ai dit dans le bureau l'année dernière ?
Jo approuva
- Chéri ! Ces mots sont restés gravés dans ma mémoire depuis cette conversation. J'y pensais, j'entendais ta voix en permanence dans ma tête. Je ne pouvais pas oublier. C'était bien trop romantique.
Henry lui caressa doucement la paume de la main et lui murmura
- Donc j'imagine que je suis ta personne spéciale ?
Il lui fit un regard sous-entendu. Jo lui donna un coup de coude dans les côtes.
- Arrête de faire comme si tu ne le savais pas. C'était ce que je voulais dire la première fois, mais Abe et son timing !
Henry savait que son fils avait toujours eu cette mauvaise tendance. Au moins, cette fois, ils seraient tranquilles. Il lui avait envoyé un SMS quand ils étaient à l'hôtel pour dire qu'ils étaient bien arrivés et qu'il savait qu'il lirait tout ça au petit matin.
Ils commandèrent quelque chose de léger à manger vu qu'ils avaient encore un dîner de prévu le soir. Henry prit quand même deux coupes de vin histoire de respecter ce qu'il lui avait dit l'année passée.
Avant leur dîner, ils retournèrent à l'hôtel pour prendre une bonne douche et se préparer pour le soir. Henry était descendu à la réception et avait demandé à Jo de l'y retrouver quand elle aurait terminé. Il lui avait demandé de se mettre sur son 31, littéralement étant donné que c'était l'âge qu'elle venait d'avoir.
Quand elle descendit, elle ne vit pas Henry. Elle regarda de tout côté et flippa à l'idée qu'il ait pu avoir un accident, style se casser la gueule dans les escaliers, son crâne prenant en premier et revenir dans la Seine.
La réceptionniste lui fit signe
- Mademoiselle !
Jo avança vers elle
- Le jeune homme qui vous accompagne m'a dit de vous donner ceci !
Jo attrapa une carte avec un mot dessus. Elle sourit et la remercia avant de sortir de l'hôtel et de voir qu'une voiture l'attendait.
Le chauffeur lui tenu la porte
- Bonsoir, mademoiselle – il s'exprimait en anglais – votre ami vous attend, je me dois de vous conduire !
Jo se demandait bien ce qu'Henry avait en tête alors elle rentra sans se poser plus de questions. Il n'y avait que lui pour être si romantique.
Le chauffeur l'arrêta devant la tour Eiffel et Jo fut sur le point de lui donner un pourboire, mais il l'arrêta
- Ne vous inquiétez pas pour ça, tout est déjà réglé. Passez une bonne soirée !
Jo sortit de la voiture et avança lentement vers la tour. Elle voulut demander à la réception des renseignements, mais elle vit Henry qui arrivait vers elle, tout élégant. Ses entrailles s'affolèrent et l'idée du dîner ne semblait plus être une priorité à cet instant.
Il lui fit un baisemain, à la manière très gentleman.
- Bonsoir ma chérie ! Excuse-moi de t'avoir un peu inquiété, mais je voulais à tout prix te faire une belle surprise.
Jo se sentait tellement exceptionnelle
- Eh bien ! c'était réussi ! Alors, quels sont nos plans de ce soir ?
- Viens, suis-moi !
Il l'entraîna vers l'ascenseur. Beaucoup de personnes montaient, d'autres descendaient de l'autre côté. Il y avait quatre ailes et il y avait une longue file en bas. Jo était impressionnée et ils montaient de plus en plus haut.
Tout le monde quitta bien avant eux, ils s'arrêtèrent soit au premier, soit au deuxième. Le troisième était le sommet et Jo fut surprise qu'ils soient les seuls à y monter.
Henry ne faisait que sourire et ne disait rien. Ils sortirent de l'ascenseur et il lui prit la main et elle sentait une bonne odeur de cuisine française lui chatouiller les narines.
Le soleil se couchait lentement sur la capitale et quand elle vit cette vue, elle fut complètement époustouflée.
- C'était ça ta surprise ? – demanda-t-elle avec beaucoup d'émotion dans la voix
- Une partie ! Être à Paris est spécial pour nous deux alors j'avoue avoir été un peu gourmand sur ce coup-ci, mais c'est également ta journée donc je ne voyais aucun mal à jouer les hommes bien romantiques.
- Et tu as bien fait ! C'est impressionnant ! Je suis tellement chanceuse de t'avoir dans ma vie.
- Je dirais plutôt que c'est moi qui ai de la chance, mais on s'est trouvés tous les deux.
Il prit sa main et la dirigea vers le centre de l'étage et une nouvelle fois ses yeux s'écarquillèrent. Elle porta les mains à sa bouche.
En effet, devant eux, se trouvait une table ronde, avec deux chandelles, un dîner qui allait certainement lui faire regretter d'être américaine et une ambiance romantique à souhait. Une douce musique jouait sur une mini-chaîne hi-fi, posée dans un coin. Il y avait des serveurs qui attendaient avec des larges sourires. Il y avait une rose dans le verre de Jo. Elle regarda son petit ami, remplie d'émotion.
- Est-ce que tu as réservé l'étage pour nous ?
Henry acquiesça
- Je sais que tu aimes les choses simples, mais je voulais faire ça exceptionnellement comme c'est ton anniversaire. Et je me suis dit que c'était une bonne occasion de profiter de la vue sur tout Paris, en dégustant un bon champagne et une bonne cuisine.
Jo se crut dans l'un de ces films de Noël hyper cliché où la jeune fille était traitée comme une princesse.
Ils s'avancèrent vers la table et Henry lui tira sa chaise
- Si madame veut bien se donner la peine
- Merci monsieur !
Elle venait de lui répondre en français et Henry trouva cela adorable à cause de son accent.
Les serveurs leur servirent directement le vin et dévoilèrent l'entrée. Typiques de la France et considérant l'endroit où ils étaient, ils eurent le droit à une poêlée d'escargots décoquillés, à l'ail.
En voyant le contenu, Jo ne savait pas trop s'il fallait y goûter, mais Henry la rassura
- Ça n'a pas l'air appétissant, mais tu devrais essayer. Tu me diras.
- Eh bien, je suis là pour tester !
Avant d'attaquer, ils trinquèrent
- Merci de m'avoir emmené à Paris, Henry ! Je sens qu'on passera un bon moment et merci de faire de cette journée, la plus spéciale à mes yeux !
- Mais c'est tout à fait normal ! À tes 31 ans ma chérie. Je t'aime !
- Je t'aime aussi !
Ils avalèrent leur vin et Jo se retint de gémir
- Hmm ! Délicieux ce vin et pourtant je loin d'être une experte. Alors j'imagine que je peux tenter les escargots.
Elle fut surprise de la texture et du goût et finalement ne s'en plaignit pas. Ils discutaient et rigolaient de ce qu'ils allaient faire le reste de la semaine, pendant que les serveurs tournaient pour continuer de leur servir du vin, avec modération.
Pour le plat de résistance, ils eurent le droit à un suprême de volaille rôti, accompagné de légumes au citron confit.
Pour le dessert, on leur proposa une assiette de fromage et une crème brûlée aux noisettes. On apporta exceptionnellement deux parts de fondants au chocolat, avec une bougie pour célébrer la fête de Jo.
La jeune fille était sur un petit nuage et ne pouvait pas croire qu'Henry ait réussi à mettre tout ceci en place en si peu de temps. Elle souffla et relia ses mains avec celles de son petit ami.
Après un excellent repas et beaucoup d'émotion sur le top de la tour, ils voulurent profiter d'une balade dans les rues de la ville pour digérer, mais ils entendirent gronder. Ils levèrent les yeux et il était clair qu'ils allaient avoir un bon orage, accompagné de pluie possiblement.
- Eh bien, on dirait qu'on ne va pas pouvoir rester toute la soirée dehors – gloussa Jo, en s'accrochant au bras d'Henry
Ils halèrent un taxi dès que les premières gouttes commencèrent et ils furent déposés un peu à l'entrée de l'hôtel et ils durent courir pour y rentrer, car la pluie s'était intensifiée entre temps et ils étaient donc trempés. Ils rentrèrent dans la chambre, morts de rire.
- Regarde-nous, on est ridicules – railla Henry
Jo ne cessait de rire
- Je trouve ça drôle moi ! Le temps à Paris peut être aussi surprenant que sur New York.
- Oui enfin, je me serais passé d'une telle averse.
Jo regarda dehors
- À mon avis, c'est bon pour rester toute la nuit. Il faisait un peu lourd aujourd'hui.
Henry regarda dans le mini frigo et sortit une bouteille de champagne. Jo regarda autour d'eux comme s'ils étaient traqués.
- Henry ! Est-ce que tu crois qu'on est autorisé à faire ça ?
Henry rigola
- Mais bien sûr ! C'est là pour nous ! De toute façon, je payerais l'extra. Jo, on est là pour en profiter.
Jo se sentait mal de le voir dépenser ainsi, mais bon, après tout, elle devait se rappeler qu'elle se faisait choyer comme jamais.
Il remplit deux coupes et lui servit une. Elle avait les cheveux frisés par la pluie et restait extrêmement belle. Ils trinquèrent une nouvelle fois et ne se lâchèrent pas des yeux en buvant.
La pluie continuait de tomber et de tapoter sur la baie vitrée et l'orage commençait à gronder de plus en plus fort et se rapprocher.
Jo sentit sa gorge devenir faible alors qu'Henry se rapprochait d'elle. Il lui prit délicatement les coupes des mains et posa ses mains sur ses joues.
Avant qu'il l'embrasse, elle l'arrêta
- Attends deux secondes ! Je reviens !
Elle partit dans la salle de bain et Henry sourit. Elle sentait qu'elle avait toujours besoin d'être présentable pour lui.
Il baissa la luminosité pour la rendre tamisée et s'installa sur le rebord du lit, après avoir allumé des fausses bougies qui étaient dans la chambre, certainement pour éviter un feu.
Jo ressortit quelques minutes après ; avec un peignoir de soie. Il déglutit péniblement en la voyant.
- Ce peignoir a l'air très… Français.
Jo sourit
- J'ai acheté deux trois petits trucs quand on se baladait dans certaines boutiques ce matin. Je me suis dit que ça pouvait toujours servir.
Henry parut surpris
- Mais Jo… Ça a dû te coûter cher.
Jo haussa des épaules
- Je ne fais pas ça souvent et j'espère le faire seulement pour toi à l'avenir.
Elle se rapprocha lentement de lui et s'appuya sur ses épaules, en se mettant entre ses jambes.
Ses yeux ne lâchèrent pas les siens. Et ses mains glissèrent sur sa chemise, qu'elle déboutonna lentement. Henry la laissa faire, incapable de penser à autre chose qu'à ce qui se passerait par la suite.
Une fois son torse à nu, Jo posa sa main délicatement sur la cicatrice, avant de s'asseoir sur les genoux de l'immortel, et fit glisser le peignoir et son corps se dévoila, recouvert d'une lingerie une pièce, très sexy et qui ne cachait pas grand-chose. Son nombril et ses hanches étaient à découvert et il pouvait voir ses tétons pointer au travers le tissu. Le bas du vêtement resserrait son entrejambe de sorte à l'exposer davantage. Il vit la démarque de cette partie, être parfaitement clean et il imaginait que c'était aussi le cas dessous.
Jo passa sa langue sur ses lèvres. Elle était un peu nerveuse et avait besoin d'être rassurée, alors Henry glissa ses mains tout le long de son dos, dégagea son cou de ses cheveux et leurs lèvres se rejoignirent lentement.
Le corps de Jo commença à se braquer rapidement contre l'entrejambe d'Henry, ce désir augmenta et Henry fit tomber les bretelles du sous-vêtement et la jeune fille se retrouva dans son plus simple appareil et les mains d'Henry se déposèrent d'abord sur sa chute de rein, avant de remonter dans le creux de son dos et de s'agripper à elle comme à une bouée de sauvetage.
Elle commença à gémir et Henry posa ses lèvres dans son cou, la couvrant de baisers fiévreux et chauds. Jo se braqua de plus en plus, en faisant des va et viens sur le pantalon d'Henry dont elle sentait le désir augmenter de plus en plus.
Les bruits érotiques que Jo se mit à faire furent ce qu'il fallait pour briser la glace. Henry l'attrapa dans ses bras pour la déposer sur le lit et lui écarta délicatement les jambes.
Il la regarda avec des yeux remplis d'amour, de désir et d'envie. Il lui semblait que jamais il n'avait autant désiré un corps de femme.
Il se posa sur elle et Jo parvint à faire descendre son pantalon et il se retrouva en caleçon, le fruit de son désir ne pouvant plus être dissimulé, mais la jeune fille n'en tenu pas rigueur et préférait continuer d'apprécier les caresses de son amant.
Les lèvres d'Henry traînèrent tout le long du corps de Jo qui fit glisser ses mains dans ses boucles brunes.
Elle dut se pincer les lèvres sous ses caresses lentes et sensuelles que son corps n'avait pas connues depuis tellement longtemps, pas comme ça en tout cas.
Il titilla lobe de son oreille avant de descendre de plus en plus, marqua son cou de quelques suçons, s'arrêta devant sa poitrine avant de goûter tendrement la chaire de chaque téton, la braquant davantage, son corps se souleva du matelas, elle agrippa les draps en formant une boule et elle regarda la trajectoire de son amant qui descendait encore et toujours plus bas, ses mains se posant sur chaque côté de ses flancs, provoquant des décharges électriques absolument partout.
Elle voulait voir son expression lorsqu'elle sut qu'il était assez bas pour faire face au fruit défendu. Sa bouche était sèche et son envie de le sentir en elle se faisait de plus en plus pressante, mais elle savait qu'il voulait prendre son temps, l'explorer, avant de ne faire qu'un avec elle.
À voir ce qui était devant lui, il sentait son cœur battre dans ses talons. Il lui semblait qu'il n'avait jamais connu une telle chose et pourtant, il était un habitué du sexe féminin. Il le connaissait certainement autant que son propre corps. Mais Jo était si magnifique, et ce dans tous les sens du terme. Sa partie intime était prête à le recevoir et il avait hâte de pouvoir la satisfaire, mais avant, il devait tester le terrain et voir comment elle réagissait.
Pendant longtemps, Henry n'avait pratiqué le sexe que de façon traditionnelle. Bien sûr, il en connaissait un rayon sur le kamasutra, mais il avait toujours été fidèle à ses traditions… Seuls quelques-uns de ses coups d'un soir lui avaient fait découvrir le sexe… D'une autre façon. De la façon qu'il s'apprêtait à le faire à Jo, mais jamais il ne l'avait pratiqué sur une autre femme.
Il caressa doucement cette partie fragile et Jo remua immédiatement alors il comprit qu'elle était très sensible à cet endroit. Il sourit et ses doigts trouvèrent l'intérieur chaud, Jo posa sa main sur la sienne soit pour l'encourager, soit parce que sa sensibilité était tel qu'elle ne pouvait résister.
Il la titilla quelque peu avant de se mettre en position et de remplacer ses doigts par sa langue. Jo ferma les yeux et agrippa plus fortement le drap, incapable de retenir ses gémissements. Henry avait une main posée sur son ventre, l'autre sur sa cuisse et elle tenait cette même main. Son corps faisait des sursauts et elle était comme incapable de le laisser sur le lit tellement ce qu'Henry faisait d'elle était exceptionnel. Il savait s'y prendre. Avant même de savoir son secret, elle s'était doutée qu'il était très doué avec sa langue, avec la manière dont il la taquinait toujours ainsi et à cet instant il lui prouvait qu'il savait comment s'y tenir.
Elle le sentait atteindre des endroits que personne n'avait jamais réussi à lui faire atteindre et plus il continuait, plus elle se liquéfiait et cela la gênait, mais Henry n'avait pas l'air d'en faire un cas, au contraire, il appréciait littéralement ce qu'il avait sous la bouche.
Quand il atteignit le spot tant convoité par de nombreuses femmes, Jo attrapa un coussin et étouffa son orgasme dedans.
Henry releva la tête et regarda l'expression de sa petite amie. Ses yeux étaient dilatés par le désir et l'envie de le recevoir en elle.
Elle fut incapable de dire quoi que ce soit, mais ses pupilles communiquaient pour elle.
Henry retira son caleçon et Jo sentit son bas ventre se contracter en voyant la forme de son engin et elle pouvait dire qu'il était bien bâti. Elle espérait être assez lubrifiée pour le recevoir, mais vu ce qu'elle sentait entre ses jambes, elle n'avait presque aucun doute.
Il se posa sur elle et sembla attraper une boîte de préservatifs. Jo fronça des sourcils et l'arrêta avant qu'il ne l'enfile.
- Oublie ça Henry ! Je veux te sentir entièrement. Je sais que moi ça ne change rien, mais toi oui… Et puis je suis sous pilule donc ne te fais pas de soucis pour ça.
Son amour et son désir pour elle furent plus forts et il envoya paître la boîte. De toute façon, Jo et lui s'étaient quand même fait dépistés et ils étaient tous les deux clean. Et avec le nombre de fois qu'il faisait des tours dans la rivière, son compteur était remis à zéro. Jo n'avait quant à elle, jamais permis à un seul de ses coups d'un soir de ne pas mettre de protection.
Il s'éleva un peu au-dessus d'elle et descendit lentement et la fit sienne d'un seul coup de rein alors que l'orage éclatait, éclairant la chambre et les ongles de Jo s'enfoncèrent directement dans la peau d'Henry, en lâchant un gémissement dans lequel il la rejoignit.
Le frottement de leurs deux corps ensemble sembla les perdre dans une tout autre galaxie ou dimension. Ils se perdaient dans un ballet agonisant, tantôt érotique, tantôt romantique, mais jamais brutal. Jo n'avait jamais connu l'amour et la passion de cette façon depuis Sean et rien n'était comparable avec ce qu'elle avait déjà vécu. Henry ressentait la même chose et se disait que le corps de Jo était sculpté pour le sien, à la manière dont elle répondait parfaitement à ses coups de reins.
À chaque fois que leur corps créait une fiction dans leur connexion synchrone, ils pouvaient s'entendre gémir le nom de l'autre alors que des mots doux et sucrés se perdaient sur le bout de leurs lèvres.
Henry enroula une main dans les cheveux de sa partenaire tandis que l'autre se rejoignit à la sienne et il continua à s'appliquer d'être un amant parfait.
Après deux rounds, elle décida de reprendre le contrôle et de se mettre au-dessus de lui, laissant son corps rebondir au-dessus du sien, fermant les yeux pour apprécier le contact si sensuel, ses cheveux retombaient en cascade devant elle à chaque fois qu'elle s'appuyait sur le torse d'Henry pour avoir une balance et qu'il caressait ses tétons pour la faire jouir deux fois plus rapidement.
Quand finalement il la sentit chevaucher de façon intense et rapide, sans jamais cesser de gémir, il sut qu'après quatre rounds, il s'agissait sans doute du véritable final alors il s'assit et la tenue contre lui, la pénétrant de manière accélérée et enfouissant sa tête dans le creux de ses seins. Jo hurla de plaisir quand elle le sentit lâcher toute la pression. Elle regarda entre leurs jambes et regarda le visage d'Henry qui ne pouvait pas non plus contrôler son orgasme, et sa bouche était entrouverte tellement qu'il était emporté par sa passion et à quel point cela lui faisait du bien. Quand il eut terminé, il posa sa tête dans son cou et murmura à son oreille.
- Je t'aime !
Jo s'agrippa à lui et posa sa tête contre la sienne, répondant d'une voix étranglée
- Moi aussi je t'aime !
Il retomba dans les oreillers et Jo retomba au-dessus de lui, en dessinant des cercles sur son torse.
Ils avaient fait l'amour quatre fois en moins de deux heures et sans doute qu'ils allaient continuer toute la nuit, mais pour l'instant, ils allaient se reposer !
- C'était tellement bon – lâcha Jo, toujours remuée de tout ce qu'Henry était capable de faire
Henry sourit et caressa ses cheveux
- Ça l'était ! Tu es tellement douée ! Je pense que dans mes 200 ans d'expérience c'est la première fois que j'ai autant d'orgasmes et que je jouis autant de fois en si peu de temps.
Jo posa son menton sur son torse, en le regardant avec un petit sourire en coin. Il s'était quand même libéré plus d'une fois en elle et avait continué les coups de reins malgré ça.
Elle finit par complètement se blottir contre lui en bâillant. Henry rigola.
- Alors j'imagine que cette journée d'anniversaire t'a plu ?
Elle lui fit un regard lui faisant comprendre de ne pas trop se vanter de ses performances même s'il n'était vraiment pas à plaindre
- Elle était vraiment plus que parfaite, et ce dans tous les sens du terme. On dirait que tes 200 ans d'expérience te donnent un sacré avantage.
- Ravi de l'apprendre ! – répondit-il d'un ton moqueur – je n'ai jamais entendu personne se plaindre
Elle lui donna une pichenette sur l'épaule et finit par caresser doucement sa joue avec un doigt et lui donna un rapide bécot sur les lèvres
- Merci encore d'avoir fait tout ça pour moi Henry. Et j'espère que tout ça va continuer.
- Oh, j'en suis certain !
Leur longue journée et leur longue soirée les épuisa, plus le décalage alors ils s'endormirent, mais sans nul doute qu'ils auraient tout le reste du séjour pour continuer de profiter.
Le lendemain de cette magnifique nuit d'amour, Jo se réveilla la première et peinait à croire que tout ceci était bien réel. Le beau temps était revenu et comme ils avaient oublié de fermer les rideaux, la première chose qu'elle vit, fut la tour Eiffel de loin. Elle huma la bonne odeur romantique de la chambre et s'appuya sur Henry qui dormait encore.
Elle ne put s'empêcher de le regarder longuement amoureusement.
Il finit par sentir son regard sur elle et ouvrit lentement les yeux. Il lui donna un sourire éclatant de blancheur et Jo sentit son corps se réveiller lentement d'un autre désir. Ils allaient sans doute beaucoup pratiquer pendant ce séjour.
Ils ne dirent rien pendant de longues minutes, appréciant simplement d'être eux de se toucher, se câliner jusqu'à ce que la sonnerie de Facetime les fît sursauter.
Jo grogna
- Mais ? Qui c'est qui nous casse les pieds dès le matin comme ça ?
Elle avait amené sa tablette et cette dernière était posée sur la table de nuit d'où provenait l'appel. Le téléphone des deux était éteint, car ils n'avaient pas voulu être dérangés sous un seul prétexte la nuit dernière.
Jo attrapa la tablette et leva les yeux au ciel
- Non, mais, il n'a rien de mieux à faire.
Elle montra le destinataire à Henry qui tira une longue grimace
- Sérieusement là.
Ils s'installèrent dans le lit en position assise, Jo remonta le drap sur son corps nu et Henry enroula un bras autour d'elle avant de décrocher et de voir le visage d'Abe
- Oh salut ! Oups, désolé ! J'imagine que je dérange un petit réveil matin intime après une belle nuit.
Le couple ne semblait pas totalement ravi de se faire déranger. Henry lui fit une leçon de morale.
- Qu'est-ce que tu fais encore debout ? Il est 2h du matin là-bas.
Abe fit un large sourire
- Bah ! vous n'êtes pas les seuls à prendre du bon temps. J'étais chez Fawn et bon… Je te passe les détails.
Jo se retint de faire part de son dégoût tandis qu'Henry était quand même amusé de la situation.
D'ailleurs, la jeune fille le rabroua
- Et bien sûr ça, ne pouvait pas attendre qu'il fasse jour chez toi pour nous passer un coup de fil ?
Abe haussa les épaules
- Je sais que la journée vous ne serez pas à l'hôtel et que vous faites en sorte que personne ne vous dérange donc je me suis dit que j'allais prendre une chance. Connaissant Henry, je savais bien que vous alliez être réveillés.
Ce dernier répliqua
- On avait l'intention de traîner un peu au lit, mais merci !
- De rien, je suis toujours là pour rendre service !
Ils rigolèrent tous de bon cœur. Abe était quand même ravi de les voir enlacés l'un avec l'autre. Une grande vie les attendait. Ils étaient si amoureux, son père allait enfin revivre normalement.
- Alors, est-ce que vous avez pu faire quelques visites hier ? Le décalage n'était pas trop dur ?
Jo fit un petit sourire en coin
- Absolument pas ! On s'était reposé dans l'avion. Et ton père est resté fidèle à lui-même en m'emmenant partout et me faire découvrir Paris sous un air romantique.
Le commentaire de Jo faisant référence à Abe comme le fils d'Henry fit chaud au cœur aux deux hommes. Elle faisait définitivement partie de leur famille, il n'y avait pas à dire.
- Tant mieux alors ! Et quel est le programme aujourd'hui ?
Henry regarda Jo comme s'il allait la dévorer.
- Je suppose qu'on avisera, c'est ça l'avantage d'être dans la ville de l'Amour.
Abe put percevoir les joues de Jo prendre une couleur bien rosée. Elle embrassa rapidement la joue d'Henry et entraîna un morceau de drap avec elle pour sortir du lit, sous le regard goguenard de son petit ami qui n'en manquait pas une miette.
- Je vous laisse discuter, je vais commander des gourmandises pour le petit déjeuner et je vais me décrasser.
Henry ne cessait de la reluquer et Abe se disait qu'il allait sans doute la rejoindre sous la douche juste après. Dès que Jo fut enfermée dans la salle de bain et que l'eau de la douche coula, les deux hommes reprirent leur conversation.
- En tout cas, Jo rayonne et toi aussi. Profite bien de ce séjour avec elle et fais-lui découvrir tous les petits secrets de la ville.
- J'y compte bien – il regarda son fils et prit une profonde inspiration – sans doute que le week-end prochain, je vais l'emmener à Londres, j'en profite tant qu'on est là.
Abe resta silencieux. Il n'avait aucun doute qu'il ferait visiter des endroits de son enfance et même…
- Tu vas lui montrer le château où tu as grandi et celui où tu as été avec Nora ?
Henry n'avait vraiment pas envie de revivre des douloureux souvenirs, mais il savait que maintenant qu'il était avec Jo, plus rien ne l'atteignait. Et il tenait à lui faire visiter certaines places.
- Je vais le faire ! Bien sûr, ni l'un ni l'autre ne sont des habitations de nos jours. Je pense que le château où j'ai grandi a été transformé en hôtel et l'autre en musée. Mais oui, je partagerais tout ça avec Jo.
Abe le voyait bien songeur. Malgré lui, le souvenir de Nora continuerait de le hanter pour toujours même s'il voulait le contrer. Il sourit.
- Juste, ne pense pas aux malheurs qui ont pu t'arriver là-bas et profite d'une femme honnête et qui t'aime pour ce que tu es.
- Je sais ! Et elle est vraiment spéciale pour que je partage tout ceci avec elle.
- Je te l'ai toujours dit ! Accroche-toi à elle et ne la laisse surtout pas échapper cette fois.
Le room service frappa à la porte et Henry se rendit compte qu'il était encore nu et que les draps étaient vraiment dans un état assez proche du capharnaüm avec ce que lui et Jo avaient fait toute la nuit. Heureusement, la jeune fille avait ouvert la baie vitrée pour aérer un peu.
Abe pouffa
- Bon ! Je te laisse prendre ton petit déjeuner, je vais aller me coucher moi ! Bonne journée et bon séjour, je vais essayer de ne pas trop vous embêter.
- Merci Abe ! Embrasse tout le monde de notre part !
Il cria au room service de rentrer après avoir enfilé rapidement son caleçon. L'homme qui devait en avoir l'habitude ne cligna pas des yeux et lui sourit poliment.
Henry déposa les plats sur le balcon et enlaça Jo en la couvrant de baisers matinaux dès qu'elle le rejoignit et qu'une douce odeur de gel douche vanillé s'échappait d'elle.
Les deux semaines se passèrent comme dans un rêve pour l'un comme pour l'autre. Henry n'avait jamais failli à sa promesse de la faire perdre dans tout Paris et l'emmener dans des endroits cachés dont lui seul semblait avoir connaissance. Ils avaient fait de nombreuses visites de monuments célèbres, entre Notre Dame, le Sacré Cœur, la tour Montparnasse, les Tuileries, le Jardin du Luxembourg, le Louvre et tellement d'autres. Jo était devenue accroc à la bouffe française et Henry lui promit de ramener des congelés histoire de garder un petit goût lorsqu'ils seraient de retour à New York.
Il l'avait également emmené à Londres comme prévu et lui avait fait faire le tour de la ville où il avait grandi qui avait énormément changé depuis la dernière fois qu'il y avait mis les pieds.
Ce fut au sommet de la tour Eiffel, devant un coucher de soleil que leur séjour se termina et qu'ils s'embrassèrent lentement devant la capitale française. Ils avaient pu se perdre, leur amour avait été consumé et ils savaient désormais qu'ils étaient liés, et ce, certainement pour l'éternité.
THE END
Author's note :
Pour leur séjour à Paris, j'ai repris de nombreux éléments d'une de mes histoires « In my veins » que vous pouvez lire sur mon profil et qui est en anglais. Tout simplement parce que j'ai beaucoup aimé ce que j'ai écrit à cet instant donc j'ai décidé de les réutiliser un petit peu. Notamment le nom de l'hôtel que vous pouvez voir sur internet (surtout ne regardez pas le prix), la chambre de Jo et Henry est celle avec balcon. Sur Twitter, j'ai également posté un esthétique (aesthetic en anglais) qui résume parfaitement bien leur séjour.
Le weekend à Londres m'est venu aléatoirement. Quant au reste du séjour, mettons qu'ils se sont bien amusés dans tous les sens du terme ;).
La date d'anniversaire de Jo, le 18 juin est la vraie date d'Alana De La Garza. Comme on ne connait pas la date de naissance de la demoiselle, quand je ne sais pas, je prends celle des acteurs.
Et même si je suis française, je n'y connais rien en bouffe, le truc hyper cliché que j'imagine qu'aucun de nous n'a jamais gouté (genre les escargots et tout lol) de plus je n'ai pas vraiment grandi en France en tant que telle, donc ça me passe au dessus x).
Donc c'est la fin de cette histoire, qui aura duré un an et demi(pour moi, 2 ans sur le site), moins que la précédente mais deux fois plus longue. Je vous avouerais que les trois derniers chapitres, je les ai terminés l'un à la suite de l'autre, en écrivant non-stop en l'espace de moins de deux semaines, parce que j'avais réellement besoin de mettre la touche finale avant la fin de l'année et surtout à cause de mes examens… Je tenais à me reposer une fois que j'avais du temps libre donc peut être que ça a l'air précipité et je m'en excuse mais un moment il faut arriver à la fin. (Même si du coup avec la pandémie, c'est vraiment pas le temps qui m'a manqué, mais je pouvais pas deviner à cet instant -_-)
Donc au total cette histoire fait sur deux documents Word répartis, 1345 pages*. Oui oui, vous avez bien lu.
J'ai déjà commencé à écrire la suite, peu de temps après avoir terminé celle ci mais je ne sais pas encore si je posterais vraiment ou pas, surtout si les feedbacks sont de plus en plus rares. J'adore écrire et je ne vis pas pour les reviews mais c'est un site de fanfiction donc en tant qu'auteur, on s'attend à avoir deux trois feedbacks de temps en temps, surtout quand il s'agit d'une série qui n'a pas eu de seconde chance.(et du coup je vous en parle mieux à la page suivante, vous comprendrez pourquoi)
Je réfléchirais mais j'ai déjà tout planifié, il n'y aura pas 1000 pages et je m'en tiens à 10 chapitres (enfin bien sûr pour moi).. Je vous avoue que j'avais eu l'intention de faire une saison 3, 4 et sans doute jusqu'à 5 mais ça m'étonnerait.
Cependant, je continue d'écrire des one shots ou des multichapters (en anglais, malheureusement pour ceux qui n'en parlent pas un mot)
Merci de m'avoir lu, je suis contente de voir ceux qui restent fidèles et qui sont toujours prêts à m'encourager. À bientôt.
PS : j'ai une scène coupée, qui m'est venue après et j'ai hésité à la rajouter puis je me suis dit que ça faisait déjà trop. Ça n'a absolument aucune importance pour l'histoire mais c'était quelque chose que je voulais faire.
Donc, je vous la rajoute en bonus en page suivante (*1348 avec cette scène)
