Un très grand merci pour vos reviews qui me font énormément plaisir !

Allez, un peu d'action !


Lorsque Tobias se réveilla, une violente douleur lui vrilla le crâne. Tout parut flou autour de lui mais il comprit rapidement qu'il était assis, menotté à la table en métal devant lui. Lorsqu'il reprit ses esprits, il vit qu'il était dans une sorte de salle d'interrogatoire. Il n'y avait pas de fenêtre extérieure mais une vitre sans tain en face de lui. L'éclairage de la pièce lui fit plisser les yeux mais il regarda autour de lui et vit qu'il était assis sur une chaise métallique. Instinctivement, il analysa la situation, espérant trouver un moyen de s'échapper quand il repensa que Tris avait aussi été kidnappée. Au-delà de sortir de cet endroit, il se devait de la retrouver saine et sauve. Il força alors sur la boucle fixée sur la table qui maintenait ses menottes mais elle ne bougea pas malgré qui y ait mis toutes ses forces quand soudain, quelqu'un entra dans la pièce et Tobias se figea.


Tris émergea à son tour, assise sur une chaise mais elle était ligotée et ne pouvait pas en bouger. Devant elle, se trouvait une grande vitre où elle put y voir Tobias qui émergeait à son tour. Il était menotté à une table et semblait chercher un moyen de s'échapper.

- Malgré son amnésie, il conserve ses réflexes d'Audacieux, c'est fascinant ! dit une voix derrière Tris qui la fit sursauter. Oh, excuse-moi, je t'ai fait peur ?

- David ? demanda-t-elle alors qu'il entra dans son champ de vision.

- Il était temps de te faire payer ce que tu m'as fait.

- Ce que je vous ai fait ?

- Ne fais pas l'innocente ! J'avais tout un peuple qui était derrière moi et tu as tout anéanti !

- Parce que vous n'êtes purement et simplement qu'un dictateur ! Vos intentions n'étaient pas bonnes.

- Qui es-tu pour dire cela ! hurla-t-il.

- Une habitante de Chicago qui ne voulait pas que sa ville devienne amnésique et sans identité.

David était dans une rage folle mais avant qu'il ne perde le contrôle, il respira profondément et sourit à la jeune femme, comme lorsqu'il voulut qu'elle ait confiance en lui quelques mois plus tôt.

- Nous avons dû utiliser la force mais il était temps que nous passions à l'action.

- Nous ?

David n'eut pas le temps de répondre que Tris vit la porte de la pièce où se trouvait Tobias, s'ouvrir. Elle retourna son attention vers l'homme qui entra et haleta, voyant Tobias se crisper.

- J'ai réussi à trouver quelqu'un qui le hait autant que je te méprise.

- Non ! hurla-t-elle.


Tobias sentit les gouttes de sueur lui couler dans le dos en voyant l'homme qui venait d'entrer.

- Marcus, réussit-il à murmurer.

- Fils. C'est comme ça que tu salues ton père ? répondit-il durement.

Tobias se mit aussitôt debout, la tête baissée.

- Excusez-moi, père.

- C'est mieux. Assis-toi, ordonna-t-il pendant que son fils s'exécuta. Alors comme ça, tu es devenu amnésique, continua-t-il en s'asseyant sur une autre chaise face à Tobias. Tu as donc oublié ta traitrise envers moi. Tu as préféré suivre ta mère plutôt que moi qui t'ai éduqué, nourri, logé pendant tout ce temps ! Et elle, où était-elle ? Hein ? Elle ne s'intéressait pas à toi et t'a abandonné ! Elle m'a laissé un bon à rien entre les pattes et j'ai dû faire avec ! Malgré tous mes efforts, tu es allé à l'encontre de tous les principes d'Altruiste. J'ai honte d'être ton père !

Tobias ne dit pas un mot, comme à son habitude lorsque Marcus se trouvait dans un état d'énervement comme celui-ci. Il repensa à toutes ces années où il avait subi les humiliations et les coups de son père. Comment avait-il pu être aussi naïf de croire qu'il n'y serait plus confronté ? Tris n'était pas là et il n'y avait que son bourreau avec lui dans cette pièce. Il comprit malheureusement ce qui l'attendait lorsque Marcus détacha sa ceinture. D'instinct, il se leva alors que Marcus vint positionner le dossier de la chaise devant la table. Tobias se rassit à califourchon, face au dossier puis tira sa chemise par-dessus sa tête afin de laisser le champ libre pour les corrections qui l'attendaient. Il s'accrocha de toutes ses forces sur le dossier de la chaise sachant pertinemment ce qui l'attendait.


De son côté, les larmes coulaient sur les joues de Tris alors que son homme souffrait des coups de ceinture que son père lui infligeait. Elle le vit serrer les dents alors que les coups étaient de plus en plus forts. Elle supplia David de l'arrêter mais ce dernier jubilait de les voir souffrir de la sorte.

- Tu n'aurais pas dû m'évincer du Bureau ! Ce qui arrive à Tobias n'est que la conséquence de tes actes ! D'abord, il a été blessé dans le labo par ta faute et maintenant regarde-le ! Regarde ce que Marcus lui fait subir !

- Non, laissez-le ! C'est à moi que vous en voulez ! la supplia-t-elle. Arrêtez !

- Oh mais je n'ai aucune emprise sur Marcus ! Il agit de son propre chef. Il a visiblement des comptes à régler avec Tobias !

La jeune femme n'en pouvait plus de voir ce spectacle sanglant face à elle quand elle vit Marcus s'arrêter. Inconsciemment, Tris respira à nouveau de façon normale.


Tobias était complètement anesthésié par tous les coups assénés par son père. Il était à deux doigts de s'évanouir à cause de la douleur et se cramponnait autant qu'il le pouvait au dossier de la chaise.

- Tris… murmura-t-il.

- Oh, tu appelles ta petite Tris, comme c'est touchant ! Je te rassure Tobias, elle n'est pas bien loin et une fois que j'en aurais fini avec toi, je vais m'occuper personnellement d'elle et de ta batarde de fille !

Tobias, bien qu'ankylosé par la douleur, entendit ce que raconta Marcus. La confusion s'empara de lui. Il était donc bien le père du bébé.

- Tu sais, nous cherchions un moyen, David et moi, de vous faire payer à tous les deux pour votre traitrise et nous avons réfléchi à un plan. Nous voulions nous venger mais nous avions aussi prévu de reprendre le pouvoir. Je dois t'avouer que ton amnésie nous a facilité la tâche car nous avons pu vous pister plus facilement, en particulier depuis votre retour sur Chicago, mais aussi t'approcher sans que tu ne nous sautes à la gorge ! Mais grâce à nos partisans, nous avons appris que tu risquais de retrouver ta mémoire d'ici peu et notre plan allait tomber à l'eau donc nous avons dû agir. Je te rassure, je vais bien m'occuper de ma petite fille car je vais vous la prendre Tobias, tu entends ! Tu m'as trahi en partant chez les Audacieux alors je reprends ce qui m'est dû ! Je vais m'occuper d'elle aussi bien que j'ai pris soin de toi !


Tris regardait en silence ce que Marcus annonçait à son fils. Des frissons la saisirent lorsqu'elle comprit le plan qu'ils avaient mis au point. Ils allaient leur retirer leur fille ! Elle écarquilla les yeux, la peur l'envahissant quand elle vit le regard de Tobias à travers la vitre. Ce dernier, qui jusque-là ne laissait paraître que de la peur, changea du tout au tout. Lorsqu'elle l'observa, elle y discerna maintenant de la rage, de la colère et du courage. Elle y vit le regard de son Tobias. Il était de retour.


Lorsque Tobias entendit les dernières paroles de Marcus, il fut soudainement prit d'une violente douleur dans la tête et tout lui revint en mémoire. Il était fou de rage de savoir que son père s'apprêtait à faire subir à sa fille les mêmes sévices qu'il avait endurés. Rapidement, il analysa la situation puis comprit qu'il devait passer à l'action. Il était encore dans la même position, complètement affalée sur la chaise :

- Non, murmura-t-il.

- Qu'as-tu dit ?

Marcus se rapprocha de la tête de son fils pour mieux entendre sa réponse quand ce dernier se redressa subitement et donna un violent coup de coude sur la tempe de Marcus, ce qui l'assomma et le fit lourdement tomber à terre, inconscient. Tobias ne perdit pas un instant et scanna la pièce puis il prit la chaise et la retourna afin de la démanteler. Il en récupéra deux morceaux en fer et s'en aida en guise de levier pour faire céder la boucle qui le maintenait attaché à la table. Il y mit toutes les forces qu'il put rassembler et parvint à la faire lâcher. Il était toujours menotté mais il était libre de se déplacer à présent. Il s'apprêtait à sortir lorsqu'il se retourna et se retrouva nez-à-nez avec Marcus, plus énervé que jamais mais Tobias avait encore de l'énergie à revendre et des dizaines d'années de vengeance en magasin ! Il sauta sur son père et l'asséna de coups de poing, de coude puis de pied. Tobias prit son père par sa chemise puis le redressa et le plaqua contre le mur. Ce dernier avait le visage en sang, démontrant ainsi la rage que Tobias y avait mis quelques instants auparavant. Le jeune homme s'apprêtait à le frapper à nouveau quand Marcus finit par réagir et envoya un violent coup de poing dans le plexus solaire de son fils, le stoppant dans sa colère destructrice. Tobias posa un genou à terre, la douleur l'irradiant dans tout le thorax puis il se sentit décoller lorsque Marcus l'attrapa par les bras et le souleva puis l'envoya se fracasser contre le mur. Un craquement se fit entendre et Tobias ne put retenir un hurlement.

- Je dirais… que ton épaule doit… être démise ! Mais laisse-moi t'aider, fils !

Tobias était à terre, souffrant effectivement de son épaule gauche mais il devait réagir, et vite avant que son père ne reprenne le contrôle de la situation. Il ne perdit pas un instant et fit une balayette à Marcus qui tomba lourdement en arrière, le souffle coupé. Tobias se précipita sur lui et mit tout le poids de son corps sur son bras droit qui écrasait à présent la trachée de Marcus. Ce dernier le frappa dans les côtes mais Tobias serra les dents et maintint sa position.

- J'ai… une seule question… pour toi, dit Tobias, haletant. Où est Tris ?

- Tu n'as pas… commença-t-il alors que Tobias appuya encore plus fort.

- Ne me tente pas ! Si j'appuie un peu plus, je vais te broyer la trachée ! Où est-elle ? hurla-t-il.

Marcus ne pouvant plus parler, l'air lui manquant, il fixa son regard vers la vitre sans tain et Tobias comprit aussitôt. Il l'assomma puis se leva difficilement, récupéra les clés des menottes dans la poche de Marcus, se libéra, attrapa l'autre chaise et la frappa de toutes ses forces contre la vitre qui céda sous la violence du choc. Il resta un instant à essayer de discerner qui se trouvait derrière la vitre cassée quand il aperçut enfin Tris assise, ligotée avec David juste derrière elle.

- Je dois avouer que je n'avais pas prévu cela, commença David.

- Tobias ?

- Oui, c'est bien moi et je me souviens de tout mon amour, dit Tobias.

- Marcus paraissait plus fort que ça… ajouta David.

- Il ne fallait pas m'énerver et c'est aussi un conseil que je vous donne. Laissez Tris partir.

Tobias s'apprêta à faire un pas vers eux quand David sortit une arme qu'il pointa sous la gorge de la jeune femme. Tobias s'arrêta aussitôt, levant son bras valide vers David, comme pour essayer de le calmer.

- Il est inutile de lui faire mal, commença Tobias. Je n'ai rien contre vous, vous avez encore le choix de partir mais si vous touchez un seul de ses cheveux, je peux vous garantir que vous allez le regretter.

- Oh, mais j'ai déjà porté la main sur elle dans cette petite allée !

- Ordure !

- Mais nous devons terminer ce qu'on a commencé dans le labo !

David pointa alors son arme vers Tobias, faisant tressaillir Tris, ce que remarqua son homme aussitôt. Le seul moyen de s'en sortir était d'agir ensemble mais comprendrait-elle ce qu'il voudrait faire ?

- Mon amour, ce n'est rien, dit-il en s'adressant à Tris.

- Je ne veux pas te perdre à nouveau.

- Ce ne sera pas le cas. Je veux juste que tu ne bascules pas du mauvais côté.

En entendant cela, Tris comprit aussitôt et ne perdit pas une seconde pour agir. Elle se pencha en avant, prenant son élan puis bascula en arrière sur David, le déstabilisant. Tobias n'attendit pas un instant de plus et sauta par l'ouverture de la vitre et se précipita sur leur assaillant. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui était arrivé, David se retrouva à terre, inconscient avec Tobias couché sur lui, épuisé.

- Tobias, mon cœur, Tobias ?

- J'arrive, répondit-il faiblement. Tu vas bien ?

- Oui, ne t'inquiète pas.

Le jeune homme parvint difficilement à s'asseoir et se rapprocha de Tris puis réussit à la détacher de sa chaise. Il se figea, observant sa femme se rapprocher de lui. Ils restèrent un instant à se regarder, comme s'ils se retrouvaient après des mois de séparation, ce qui en soi, était le cas. Elle ne put se retenir une seconde de plus et bondit sur lui. Le jeune homme était tellement heureux de la retrouver mais il gémit quand elle le serra plus fort, la faisant ainsi lâcher prise immédiatement.

- Tobias, mon dieu dans quel état tu es. Ton dos, ton épaule !

- Ouais, à ce sujet, j'aurais besoin de ton aide.

- Comment puis-je t'aider, tu veux t'appuyer sur moi ?

- Non, je veux que tu m'aides à remettre mon épaule en place.

- Quoi ! Mais tu es fou, nous allons t'emmener à l'hôpital.

- Plus on attend, plus ce sera douloureux à remettre, crois-moi j'en ai malheureusement déjà fait l'expérience.

- Marcus ?

- Oui. La dernière fois j'ai voulu la remettre seul en place et j'ai fait plus de mal que de bien mais avec toi, ça va aller.

- Je… je ne sais pas, je ne veux pas te faire encore plus mal.

- Je vais te guider, ok ? J'ai confiance en toi, mon amour.

Tris hocha la tête et écouta les instructions de son homme. Il s'agrippa avec son épaule droite là où il y avait la vitre et demanda à Tris de tirer d'un coup sec. Elle hésita un instant puis, déterminée, elle tira de toutes ses forces. Ils entendirent un craquement et Tobias grogna de douleur alors qu'il tomba à genou, se tenant l'épaule.

- Mon cœur, ça va ? demanda-t-elle en se mettant à ses côtés. Je t'en prie, réponds-moi !

- Ça va… ne t'inquiète pas pour moi mon amour.

Il lui sourit et cela illumina les yeux de la jeune femme. Elle avait tant attendu ce regard, plein d'amour, de douceur et qui lui avait tellement manqué ! De son bras valide, il l'entoura puis elle se blottit contre lui, la tête sur son torse, entendant les battements de son cœur revenir à la normale. Tobias se sépara à contre-cœur et la regarda une nouvelle fois dans les yeux puis il posa sa main sur le ventre bien arrondi de sa femme.

- Je vais être papa, murmura-t-il.

- Tu m'as tellement manqué !

- A moi aussi, je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi pendant tout ce temps.

- Comment pourrais-je t'en vouloir puisque tu m'as sauvé la vie ce jour-là au labo. Si tu n'avais pas été là…

- N'y pensons plus mon amour… Je t'aime.

- Moi aussi. Je n'ai pas de mot tellement je suis heureuse !

- Nous pourrions peut-être avoir ce bonheur ailleurs que dans une salle d'interrogatoire, tu ne crois pas ?

- Tu as raison.

Elle l'aida à se lever, récupéra l'arme de David et constata l'état de son dos meurtri. Elle porta sa main à sa bouche, ce que remarqua tout de suite Tobias :

- Ce n'est rien mon amour, ça va guérir, dit-il en grimaçant. Mais toi, comment te sens-tu ? Et notre petit ange ?

- Nous allons bien Tobias.

- J'ai tellement hâte qu'elle soit là avec nous.

- Tu penses que nous sommes prêts ?

- Nous le serons, pour elle. Tu as été forte pour nous deux pendant des mois mais je suis là maintenant.

Les larmes de joie et de soulagement coulèrent sur les joues de Tris. Tobias ne perdit pas un instant et les essuya avec ses pouces puis il embrassa sa femme avec toute la fougue dont il était capable. Il sut que le sentiment fut réciproque puisqu'elle approfondit leur baiser, ne voulant pas qu'il prenne fin. Ils furent obligés de se séparer, l'air leur manquant.

- Nous devons aller à l'hôpital, dit-elle.

- Nous devons déjà savoir où nous nous trouvons et demander de l'aide pour ces deux-là.

- Tobias !

Le jeune homme eut à peine le temps de se retourner que Marcus se précipita sur lui, voulant l'empaler avec un morceau de la chaise métallique mais Tris réagit aussitôt en tirant avec l'arme de David sur leur attaquant en plein cœur. Ce dernier se stoppa immédiatement et tomba lourdement à terre, inanimé. Le jeune homme en eut le souffle coupé tellement l'action s'était déroulée rapidement. Il resta un instant à observer le corps de son père par terre. Cela représentait tant de choses pour lui ! Il allait enfin pouvoir avancer dans la vie sans l'ombre du grand et cruel Marcus Eaton à ses côtés. Il sourit et se retourna quand il vit que David faisait une clé d'étranglement à Tris. C'était à présent à lui de réagir, n'ayant pas entendu l'attaque de l'ancien responsable du Bureau. Il passa derrière David, impuissant face à la maitrise du jeune homme et d'un geste rapide et précis, Tobias lui brisa la nuque, le faisant immédiatement lâcher prise. Tris se retrouva à terre, le souffle presque inexistant. Tobias se mit à sa hauteur et la prit dans ses bras :

- Hey, Tris, mon amour, réponds-moi ! Tu ne peux pas me laisser comme ça ! Tris ! hurla-t-il.

- Je vais… bien.

Tobias souffla de soulagement. Il passa machinalement sa main dans les cheveux de la jeune femme alors qu'il l'aidait à s'asseoir.

- Tu reprends des couleurs. Ne me refais plus jamais ça ! Tu penses pouvoir te lever ?

- Si tu m'aides, oui.

Le jeune homme sourit puis aida l'amour de sa vie à se redresser lentement. Il tenait son bras gauche contre lui et maintenait sa femme par la taille, de son bras valide. Ils réussirent à sortir du bâtiment qui, par chance, ne se trouvait pas trop loin du centre-ville. Ils appelèrent Zeke qui fit rapidement le nécessaire pour les récupérer et s'occuper des corps de Marcus et David. Personne ne les questionna en dehors de leurs explications et Zeke les emmena rapidement à l'hôpital.

Tris resta en permanence avec Tobias, même lorsqu'il dut passer une radio afin de s'assurer qu'il n'avait rien de cassé au niveau de son épaule. Elle assista aussi aux soins prodigués par les infirmières pour les plaies dorsales causées par la ceinture de Marcus. Après plusieurs heures, leurs amis les avaient rejoints à l'hôpital, attendant dans la salle d'attente. A cause des antidouleurs, Tobias s'était endormi malgré lui. Il était allongé sur un lit d'hôpital, le bras en écharpe lorsqu'il se réveilla et regarda autour de lui. Il trouva Tris somnolant sur une chaise inconfortable. Il voulut se redresser lorsque ses blessures se rappelèrent à son bon souvenir, le faisant grogner, ce qui réveilla immédiatement Tris.

- Tobias ? Comment te sens-tu ?

- Je vais bien, ce n'est rien. J'avais oublié qu'il ne faut pas faire de geste brusque avec ce genre de blessures mais je vais bien mon amour. Mais toi, que fais-tu dans un siège comme celui-là. Tu devrais être aussi allongé. T'ont-ils ausculté ?

- Je leur ai dit que j'allais bien.

- Tris, fais-moi plaisir, tu veux ?

- Tout ce que tu veux mon cœur.

- Je vais appeler une infirmière et je vais lui demander de prendre au moins tes constantes.

- Si ça peut te faire plaisir, dit-elle alors qu'il appuya sur le bouton.

- En attendant, tu peux me donner mes vêtements ? J'ai horreur de ces blouses d'hôpital qui ne couvrent pas toutes les parties du corps, si tu vois ce que je veux dire.

- En ce qui me concerne, la vue me plait bien !

- Béatrice Prior, tu t'es bien dévergondée en quelques mois !

Tobias vit alors qu'il avait très certainement blessé inconsciemment Tris puisqu'elle perdit son sourire tout en lui apportant ses affaires. Elle l'aida à se changer :

- J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? demanda-t-il.

- Non, pourquoi ?

- Tu souriais et maintenant, tu as l'air… absente.

- C'est juste que je me suis remémorée ces mois où tu étais dans le coma et ça me bouleverse à chaque fois.

- Hey, c'est fini mon amour, je suis là maintenant et c'est tout ce qui compte.

Il se rapprocha d'elle et la prit dans ses bras. Il vit qu'elle le serrait fort, comme s'il pouvait encore lui échapper lorsqu'il sentit le corps de Tris le lâcher soudainement. Il la regarda et vit qu'elle avait perdu connaissance.