On approche de la fin de la fic !

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- Mon amour ? Tris, réponds-moi ? dit-il en la tenant comme il le pouvait avec son bras. A l'aide !

Une infirmière arriva alors et aida Tobias à mettre Tris sur le lit. Il lui expliqua qu'elle avait subitement perdu connaissance mais aussi ce qu'elle avait vécu quelques heures auparavant. L'infirmière fit venir aussitôt le médecin qui ne perdit pas un instant et l'ausculta puis demanda un monitoring pour le bébé. Tobias resta dans un coin de la pièce, inquiet de voir sa femme dans cet état de faiblesse. Après divers examens, Tris était dorénavant allongée dans le lit qu'occupait Tobias quelques minutes plus tôt. Le médecin revint vers lui :

- Elle a une tension élevée. J'ai cru comprendre que ces dernières heures avaient été mouvementées ?

- En effet, dit Tobias en ne perdant pas sa femme des yeux.

- Il faut qu'elle se repose en espérant que sa tension redescende. Nous avons mis le bébé sous monitoring et la suivons de près. Nous ne pouvons rien faire de plus pour le moment.

- Tobias ? dit Tris en soupirant.

- Je suis là mon amour, répondit-il en se retrouvant à ses côtés et en lui serrant la main.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Vous avez la tension artérielle élevée Madame Prior.

- Tris, rectifia-t-elle. Ma fille ?

- Votre bébé va bien pour le moment. Nous allons vous surveiller de près. Vous en êtes au huitième mois ?

- Presque. Que va-t-il se passer maintenant ?

- Si votre pression redescend, vous pourrez rentrer chez vous.

- Et dans le cas contraire ?

- Le monitoring a été mis en place pour parer à toute éventualité.

- Docteur, soyez plus clair, ajouta Tobias.

- Actuellement, le rythme cardiaque de votre bébé est un tout petit peu plus bas que la normale mais il est inutile de s'inquiéter pour le moment.

- S'il ralentit encore, que devrons-nous faire ? continua le jeune homme.

- S'il est en détresse respiratoire, nous devrons envisager une césarienne mais nous n'en sommes pas encore là.

- Une césarienne ? réagit Tobias, inquiet.

- Pour le moment, vous devez surtout vous reposer. Je repasserai vous voir tout à l'heure.

- Merci docteur, dit calmement Tris alors que le médecin et l'infirmière sortirent.

- Tu m'as fait tellement peur. Comment peux-tu rester si calme ?

- Des mois de patience en attendant ton réveil ont mis à mal mon caractère impulsif.

- Comment te sens-tu ?

- Je vais bien. Tobias, nos amis attendent en salle d'attente. Peux-tu les prévenir qu'ils peuvent rentrer ?

- Bien sûr mon amour. Je reviens.

Tobias embrassa Tris sur le front puis se dirigea vers la salle d'attente où se trouvaient Christina, Zeke et Shauna. Lorsqu'ils le virent arriver seul, Tobias remarqua la confusion dans leurs regards :

- Mais Quatre, où est Tris ? demanda Christina.

- Et toi, comment vas-tu ? continua Zeke.

- Alors je vais bien mais avant que nous partions, Tris a fait un malaise. Elle est allongée et le bébé est sous monitoring. Nous devons attendre que sa tension redescende pour son bien-être et celui de notre bébé.

Tous furent soulagés mais se figèrent en entendant Tobias.

- « Votre » bébé ? dit Christina.

- Oui, tout m'est revenu lorsque nous étions entre les mains de Marcus et David. Je vais prendre soin d'elles maintenant. Nous ne savons pas combien de temps nous allons rester là, vous pouvez rentrer chez vous et nous vous préviendrons quand nous en saurons plus.

- Tu es sûr ? demanda Zeke.

- Certain, répondit Tobias.

- Tu nous appelles, ok ? ajouta Shauna.

- Promis, termina-t-il alors que le couple s'en alla.

- Je dois aller rendre visite à une assistante sociale dans l'hôpital, je repasserai tout à l'heure, rétorqua Christina.

- Christina ?

- Oui.

- Je voulais te remercier pour tout ce que tu as fait pour Tris. Je ne connais pas les détails mais je me doute que tu as été là pour elle quand je n'ai pas pu l'être.

- C'est normal. Je suis contente que tu sois de retour, elle a besoin de toi.

- Je le sais, je ne la quitterai plus. Encore merci.

Tobias, qui d'habitude n'était pas très familier, se rapprocha de Christina et la serra dans ses bras. La jeune femme l'étreignit aussi jusqu'à ce qu'il gémisse.

- Oh, excuse-moi. C'est ton épaule ?

- Oui mais ce n'est rien, ne t'inquiète pas. On se voit plus tard.

La jeune femme lui sourit puis partit tandis que Tobias retourna dans la chambre pour voir que la femme de sa vie s'était endormie. Il rapprocha alors la chaise autant que possible et l'observa. Il était frustré de ne pas avoir pu vivre la grossesse de Tris avec elle mais il allait devoir se rattraper. Il posa doucement sa main sur ventre de Tris et sourit bêtement, fasciné que le fruit de leur amour allait bientôt être là et qu'il serait père. Même s'il était heureux que ce petit être arriverait d'ici peu, il ne put s'empêcher d'angoisser, de peur de ne pas être à la hauteur. Et s'il devenait comme Marcus ?

- Allo la Terre, ici Tris, dit-elle en le faisant sursauter.

- Excuse-moi, j'étais dans mes pensées.

- Je vois ça. A quoi pensais-tu ?

- A la chance que j'avais d'être bientôt père, répondit-il, visiblement préoccupé.

- Mais ce n'est pas tout, je me trompe ?

- Tu me connais trop bien. Je… je me disais que…

- Tu sais que tu peux tout me dire, ajouta Tris en posant sa main sur celle de son homme.

- Oui mais ce n'est pas facile pour moi d'en parler.

- Oh…

- Tris, tu dois me promettre quelque chose.

- Je t'écoute.

- Si jamais je vous rendais malheureuses ou que je devenais… violent, promets-moi de me remettre à ma place.

- Tobias, je vois où tu veux en venir. Tu n'es pas Marcus Eaton, tu dois finir par l'accepter. Je sais, non, je suis certaine que tu ne nous feras jamais de mal volontairement alors inutile de te torturer de la sorte.

- Comment ai-je fait pour t'avoir à mes côtés ? Je ne te mérite pas.

- Tobias, tu as risqué ta vie pour moi alors n'ose pas dire ça. Nous nous complétons et nous sommes faits pour vivre ensemble. Je t'aime.

- Moi aussi mon amour.

Il ne put attendre une minute de plus et se leva puis l'embrassa tendrement jusqu'à ce que l'air leur manque. Tris se poussa sur le côté du lit et intima Tobias à la rejoindre. Il se mit à gauche de Tris, s'allongea à ses côtés et la prit de son bras valide contre lui. Tris se blottit comme elle le put puis ils s'endormirent sur le rythme des battements de coeur de leur bébé.


Lorsque Tobias se réveilla une heure plus tard, tout son corps était endolori et son dos le fit grimacer puis il regarda après Tris qui paraissait très pale. Inquiet, il l'appela doucement pour la réveiller mais elle ne bougea pas avant un petit moment. Elle semblait encore plus épuisée d'avant qu'ils s'endorment. Tobias s'assit alors sur le lit puis en descendit pour mieux la voir.

- Mon amour, comment te sens-tu ?

- Je… fatiguée.

- Je vais appeler le médecin, dit-il en appuyant sur le bouton d'appel.

- Tobias ?

- Oui mon amour.

- Je veux te dire quelque chose, ajouta-t-elle faiblement.

- Qu'y a-t-il ?

- Si tu dois choisir entre notre fille et moi, choisis-la.

- Quoi ? répondit-il, horrifié. Pourquoi dis-tu ça ?

- Je ne sais pas. J'ai un mauvais pressentiment.

- Tout va bien se passer mon amour, ne t'inquiète pas.

- Promets-le moi.

- Non, ne me demande pas ça. Je viens à peine de te retrouver, ce n'est pas pour te perdre à nouveau. Nous allons bientôt rentrer et tout se passera bien.

- S'il te plait, Tobias.

- Très bien, souffla-t-il.

- Que se passe-t-il ? demanda l'infirmière en entrant.

Avant que Tobias ne puisse répondre, des alarmes s'enclenchèrent et lorsqu'il regarda vers Tris, elle avait perdu connaissance. Quelques instants plus tard, le médecin arriva en trombe.

- Docteur, le rythme du bébé est beaucoup trop bas et la tension artérielle de la mère, trop élevée.

- Très bien, prévenez le bloc qu'on a une césarienne qui arrive.

- Quoi ? demanda Tobias. Dites-moi ce qu'il se passe !

- Mr Eaton, le pire scénario est en train d'arriver : votre bébé est en souffrance fœtale et si nous ne la mettons pas au monde maintenant, votre fille ne survivra pas. Elle n'est peut-être pas arrivée à terme mais ses organes sont tous viables et elle pourra être en parfaite santé si nous agissons tout de suite.

- Et Tris ? Elle pourra supporter l'opération ?

- Nous allons faire tout notre possible pour sauver la mère et le bébé.

- Oh mon Dieu… Je veux être avec Tris pour la césarienne.

- Je suis désolé mais le père n'est pas autorisé à…

- Ecoutez-moi bien. Je n'ai pas pu être là pendant sa grossesse parce que j'étais dans le coma alors ne me dites pas que je ne pourrais pas être là avec elle pour sa césarienne !

- Bon… ok, suivez l'infirmière, elle va vous préparer.

En peu de temps, toute l'équipe médicale, Tris et Tobias se retrouvèrent au bloc opératoire. Un anesthésiste vérifiait en permanence les constantes de Tris, un champ stérile avait été posé pour que la jeune femme ne puisse pas voir ce qu'il se passait au cas où elle se réveillerait tandis que Tobias se trouvait à côté du visage de sa femme pour ne pas gêner le médecin et les sages-femmes. L'opération commença tandis que Tris ouvrit les yeux.

- Hey mon amour, je suis là, dit-il en lui passant une main sur la joue.

- Tobias ?

- Je suis là, tout va bien.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle encore groggy.

- Tu es en train de mettre au monde notre petite fille et je suis là avec vous.

- Césarienne ?

- Oui mon amour. C'est bientôt fini et tu pourras la tenir dans tes bras. Tu sais, il serait peut-être temps de lui trouver un prénom. Tu y as pensé ? demanda-t-il pour lui occuper l'esprit.

- Je… euh pas vraiment, je ne voulais pas y réfléchir sans toi à mes côtés.

- Bien alors parlons-en. Pourquoi pas Emma ?

- Ouais, c'est pas mal.

- Tu n'as pas l'air convaincu ?

- Pas vraiment.

- Voyons voir… il y a Anna.

- Bof.

- Véronica ?

- Quoi d'autre ?

- Emilie…

- Mouais.

- Tu as un prénom en tête ?

- Abigail.

- Oui, c'est joli. Abigail Prior Eaton, ça sonne bien.

- Nous allons sortir le bébé, dit le médecin.

- Mon cœur, je veux la voir, intervint Tris.

- Encore un peu de patience mon amour.

De là où il se trouvait, Tobias put voir ce que faisait le médecin et le vit extraire sa fille du ventre de sa mère. Elle était toute petite mais parfaite en tout point. Après quelques instants, les cris du nouveau-né se firent entendre dans la pièce, faisant ainsi sourire les jeunes parents. Le bébé fut emmitouflé dans un linge propre et la sage-femme la posa sur la poitrine de sa mère. Tris et Tobias observèrent ce petit miracle juste devant eux. Elle était d'un petit gabarit puisqu'elle était prématurée mais elle était magnifique : elle avait des petits cheveux bruns et parvenait à peine à plisser les yeux mais le contact de la peau de sa mère la calma aussitôt :

- Bonjour ma petite Abigail, c'est maman. Et là, c'est papa.

- Bonjour mon petit ange, dit-il en frôlant la joue de sa fille.

- Tobias, prends-la, rétorqua Tris, soudainement faible.

Le jeune homme ne perdit pas un instant et se saisit de sa fille puis une infirmière la récupéra aussitôt pour la nettoyer et vérifier ses constantes sur la table d'à côté. Tobias les regardait à distances en restant aux côtés de Tris qui paraissait lutter pour rester éveillée.

- C'est normal qu'elle se rendorme ? demanda Tobias.

Le médecin ne put répondre qu'une alarme s'enclencha. Tobias regarda Tris qui avait perdu connaissance pendant que le médecin et l'infirmière s'affolèrent :

- Docteur, elle perd beaucoup de sang ! dit l'infirmière.

- Ses constantes sont en chute libre ! ajouta l'anesthésiste.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Tobias, affolé.

- Et merde ! continua le médecin. Prévenez la banque du sang qu'on va avoir besoin de poches, elle fait une hémorragie.

- Mais jusque-là, tout se passait bien ? insista Tobias.

- Mr Eaton, Tris fait un placenta accreta et perd beaucoup de sang. Je vais essayer de la maintenir en vie.

A cet instant, un bip strident et continu se fit entendre dans le bloc opératoire.