Très inspirée pour ce chapitre, je l'ai écrit dans la journée c'est pourquoi la suite vient si vite ^^
A priori, il y a toujours un petit beug de reviews puisqu'elles n'apparaissent plus sur le site. Mais je les reçois bien par mail donc je peux quand même les lire (même si les autres n'ont pas le plaisir d'en prendre connaissance à leur tour...). Je vous remercie pour vos commentaires et quelques petites réponses rapides ici :D
Breaker : contente que cette fic te plaise également ^^ Tu devient un(e) de mes fidèles lecteurs(trices) ! :p
Neliia : oui, malgré ce que peut dire Yukimura, Sasuke n'est pas vraiment en âge de faire la tournée des bars ;) Pour la chambre, je l'ai d'ailleurs expliqué dans ce chapitre après avoir lu ta review, il a été voté qu'on ne ferait pas de duo mixtes pour éviter tout mal entendus qui ne seraient pas la bienvenus xD (au grand dam de Kyo, soit dit en passant ! ^^). Quant aux gens de l'hôtel, you will see...
Yuya82 : contente que ma fic te plaise à toi aussi :) Et j'espère que cette suite te satisfera tout autant^^
Allez, maintenant place à la source d'eau chaude ! :D
La source d'eau chaude se trouvait au fond du jardin de l'auberge. Le décor était très beau avec de multiples arbres et buissons et un bassin entouré d'herbe fraîche et tendre. En discutant, les filles du groupe traversaient d'un pas léger le vaste jardin. Ce dernier était joliment aménagé, avec des bancs disposés çà et là, parfois isolés du reste par des haies naturelles entretenues régulièrement. L'endroit parfait pour un rendez-vous galant au clair de lune. Si l'auberge ne payait pas de mine par sa façade, l'intérieur était, finalement, bien plus accueillant. Tokito se dit que Yuya avait bien choisi.
-Moi, j'ai bien aimé comment vous l'avez envoyé valser en l'air, disait Mahiro avec un grand sourire tandis que Sakuya rigolait.
-La prochaine fois, répondait Okuni, on sera moins tendres, n'est-ce pas Yuya ?
La jeune femme acquiesça avec un large sourire. En effet, quelques minutes plus tôt, elles avaient surpris Bonten qui tentait de les suivre en se dissimulant derrière les haies. Ses intentions ne faisaient aucun doute. Face à cela, l'informatrice et la chasseuse de prime avaient explosé en même temps et le pauvre Bonten avait fait un retour en arrière de plusieurs dizaines de mètres, valsant dans les airs. Il avait atterri pile poil sur le seuil de la baie vitrée qui menait au jardin, sous l'œil moqueur de Kyo et l'air exaspéré d'Akira.
-Pourquoi faut-il que ces samouraïs soient toujours aussi pervers ? soupira Tokito, d'un ton fatigué.
-Boh, on s'y habitue, répondit Okuni en se trémoussant un peu. Tu verras, à force, tu prends l'habitude de distribuer des coups à tout va ! Quoique toi tu n'en aies pas besoin pour balancer tes cartes sur n'importe qui, n'importe quand, ajouta-t-elle pour la taquiner.
Les autres filles rirent tandis que Tokito répliquait que ce n'était pas vrai, qu'elle ne les balançait que sur Tigre, et seulement quand il l'embêtait !
-Tu vises aussi souvent Bonten, renchérit l'informatrice.
-Et Akira, compléta Yuya.
-Et je suis sure qu'il t'est arrivé de prendre Shinrei pour cible !
-Ah non, là je vous arrête ! Bon, OK, c'est vrai pour Bonten et Akira mais ce sont des abrutis finis…
-Eh bien, qui aurait cru que la grande Tokito Mibu, ancienne Taishiro, passerait des mois à suivre un abruti fini ? répondit Okuni en faisant un clin d'œil à la jeune fille qui rougissait et sentait qu'elle s'enfonçait de plus en plus.
-Que… j'ai jamais dit que… mais… enfin bref, je n'ai jamais touché à un seul cheveu de Shinrei, OK ?
Sur ces belles paroles, elles arrivèrent à la source d'eau chaude. Une pile de serviettes propres les attendait à l'entrée, puis elles allèrent se déshabiller. En chemin, elles croisèrent une femme du personnel qui leur demanda s'il leur fallait quelque chose de particulier. Yuya la rassura, disant que tout allait bien et la femme les laissa.
L'eau était chaude et agréable. Cela faisait un long moment que Tokito n'avait plus connu cette sensation. Elle étouffa un bâillement tandis que la chaleur l'enveloppait comme une douce couverture. Immergée dans le liquide jusqu'au menton, elle se tenait assez éloignée des discussions des autres filles. Elle était plongée dans ses pensées, réfléchissait à tout et à rien, profitant simplement de ce moment. Elle n'aurait jamais cru que ce petit bain de nuit lui ferait tant de bien. Elle avait enfin l'impression de se relaxer réellement. Son corps de délaissa dans cette eau agréable. Elle en oubliait les cicatrices, les bleus et les coups qu'elle avait accumulés depuis toutes ces années. Les foutus coups de soleil qu'elle avait subi au début, lorsqu'elle suivait Akira dans le désert. Les marques de bronzage qui n'étaient pas là pour faire joli tant elles étaient inégales, mais qui étaient plutôt la conséquence inévitable d'un long voyage à traverser le pays. Elle poussa un petit soupir. Dieu qu'elle était bien !
Le ciel était dégagé, un fin croissant de lune brillait au milieu d'une mer d'étoile. L'air était vraiment doux et la pluie ne risquait pas de s'abattre de sitôt sur la ville. Toutes les conditions étaient donc réunies pour une sortie dans les rues. Ces dernières étaient, comme souvent, animées, peuplées de gens en tout genre. Des civiles, des samouraïs, des geishas, des commerçants qui fermaient leur boutique et d'autres qui ouvraient leur bars. Des prostituées qui tentaient d'attirer dans leur maison close les hommes beaux mais surtout riches. Des enfants qui s'enthousiasmaient devant un spectacle de rue et d'autre qui achetaient à des marchands ambulants quelques friandises.
Dans un bar assez peuplé, un groupe d'hommes semblait s'éclater. Kyo en était à sa troisième bouteille de saké et en commandait une quatrième. En face de lui, Yukimura s'empressait de le rattraper et même de le dépasser : il ne voulait pas perdre ce foutu concours ! A côté de lui, Kyoshiro buvait lui aussi tout en comptabilisant les points de l'un et de l'autre.
-Ah, il ne sait pas ce qu'il rate, Sasuke ! s'exclama-t-il alors qu'il appelait la serveuse pour une nouvelle tournée.
La femme s'exécuta mais ne put s'empêcher de froncer les sourcils : comment pouvaient-ils descendre autant de bouteilles en si peu de temps ?!
Akari ne buvait pas beaucoup mais restait scotchée au bras de Kyo, un air de béatitude sur le visage. Bonten, qui s'était remis de son vol plané, tentait vainement de draguer une jeune cliente en l'invitant à boire un verre avec lui. Mais la jeune femme semblait plus agacée qu'autre chose par son attitude. Près du comptoir, Luciole observait deux souris dans une cage tandis que le patron lui expliquer moult et moult choses sur ces petits rongeurs, que le samouraï du feu n'écoutait absolument pas. Au milieu de tout ce beau monde, Akira ne savait pas vraiment où se mettre. Luciole avait de nouveau répété qu'il ne fallait pas qu'il boive d'alcool et il lui avait de nouveau fallu bâillonner Akari pour qu'elle se taise. Pendant un instant, il se demanda s'il n'aurait pas mieux fait de rester avec Shinrei à l'auberge. Mais non, pour quoi passerait-il sinon aux yeux de Kyo ? S'il voulait le vaincre un jour, il fallait qu'il lui montre sa valeur au sabre, mais aussi dans la vie de tous les jours. Sauf que l'alcool, depuis cette fois où… Il secoua la tête. Il ne voulait pas y penser. Et pourtant, malgré lui, les souvenirs lui revinrent. Cette fois où les autres Sacrés du Ciel l'avaient quelque peu forcé à boire et étaient allés bien au-delà de ses limites. Où il avait disparu, profitant d'un moment d'inattention pour s'échapper, complètement bourré et ne contrôlant plus ni ses pas ni ses gestes. Et dans quel état les autres l'avaient retrouvé ! Il ne s'en rappelait pas très bien mais Akari se faisait un malin plaisir de le lui racontait dès qu'elle pouvait caser cette histoire. A ce qu'elle disait, ils avaient fini par le retrouver titubant, au beau milieu d'un quartier de plaisirs, entouré de trois ou quatre prostituées qui, le déshabillant à moitié, tentaient de l'attirer dans la maison dans laquelle elles travaillaient.
-Et là, on est arrivés et on a vaillamment sauvé ta virginité ! s'exclamait Akari, sous les rires de Bonten et Kyo et l'air peu concerné de Luciole (qui avait, pourtant, fait cramer la moitié du quartier, les forçant à prendre la fuite).
Ouais, mieux valait pas penser à cet épisode et ne plus jamais touché une bouteille de saké. Il n'avait pas tellement envie de revivre ça. Il se faisait déjà bien assez charrier comme ça ! Pitié que cette histoire n'atteigne pas le reste du groupe et qu'elle reste seulement entre lui, les trois autres Sacrés du Ciel et Kyo.
-Alors, tu t'ennuies beau jeune homme ? demanda une voix doucereuse.
Akira sursauta, sorti brusquement de ces pensées. Un bras entoura sensuellement ses épaules. Une femme trop maquillée s'assit à côté du samouraï qui vira en un instant du blanc au rouge avant de repasser au livide quand Yukimura fit remarquer, à voix haute :
-Oh, je crois qu'Akira a trouvé une charmante compagnie !
Le jeune homme se débarrassa rapidement du bras qui l'enserrait et qui avait commencé à caresser son épaule.
-Laisse-moi tranquille ! s'exclama-t-il en se levant, face à une jeune femme désarçonnée.
Cette-dernière le regarda, d'abord surprise puis très en colère. Elle lui balança quelques injures bien placées avant de s'éloigner à la recherche d'un autre client. Akira était plus pâle que la mort tandis que les autres riaient à ne plus pouvoir s'arrêter (sauf Luciole qui avait laissé les souris dans leur cage pour regarder un cafard qui gambadait sur le sol).
-Arrêtez de rire ! s'écria l'ancien Shiseiten.
Mais aucun d'eux ne cessa. Akari fit une gentille petite remarque comme quoi il serait peut-être tant qu'il grandisse lui aussi.
-Et d'abord, où est Tigre, hein ? reprit le samouraï, pour tenter de changer de sujet.
A ces mots, tous regardèrent de part et d'autre. Le jeune Tokugawa avait bel et bien disparu.
-Boh, y'a pas de souci à se faire, je sais où il est, répondit Kyo en haussant les épaule avant de boire les dernières gorgées de sa bouteille. Bon, on va voir ailleurs ! décida-t-il brusquement. Parce que notre p'tit Akira ne survivra pas si cette fille ou une de ses amies revient !
Il afficha un rictus provocateur à l'adresse de son ancien petit protégé.
-Et toi Tokito ? demanda Yuya d'un ton joyeux.
La jeune fille sortit de ses pensées et regarda son amie avec des yeux ronds.
-Quoi ? Tu as dit quoi ?
La chasseuse de prime s'approcha un peu plus, suivie des autres.
-Qu'est-ce que tu fais si loin de nous ? On t'ennuie ?
-Non, mais je réfléchissais. Tu me demandais quoi ?
-Si tu avais –enfin- trouvé ton beau prince charmant !
Tokito regarda Yuya comme si elle avait parlé un langage extraterrestre.
-Pourquoi ? J'aurais dû ?
-Oh, ne détourne pas la question avec d'autres questions ! répliqua Okuni avec un sourire malicieux. Je suis sure que tu ne t'es pas ennuyée pendant tout ce temps passé avec Akira !
A ce sous-entendu, la blonde rougit et se tourna brusquement vers l'informatrice :
-Je n'ai jamais rien dit de tel !
-Non, mais tu le penses si fort que je l'entends !
-N'importe quoi ! Il ne s'est rien passé, il n'a même pas voulu m'accorder ma revanche.
A cette idée, elle poussa un long soupir agacé. Ce qu'il pouvait lui taper sur les nerfs quand il refusait où lui répétait de rentrer chez elle !
-Mouais… le combat ce n'est qu'un prétexte, hein, répondit Okuni, la mine dubitative.
Se prenant au petit jeune de Yuya et d'Okuni, Mahiro décida, à son tour, d'asticoter un peu l'ancienne Taishiro. Elle était tellement mystérieuse dès qu'on parlait de sa personne et surtout de ses sentiments que c'était l'occasion rêvée pour en apprendre plus.
-Moi, je crois que le combat est un moyen pour toi de te rapprocher un peu plus d'Akira, physiquement parlant.
Voyant qu'aucune des filles présentes ne semblait comprendre ce qu'elle disait, elle continua :
-Ben oui, lors d'un combat, les corps se frôlent, se touchent entre deux coups de sabres. Ca te donne alors un bon alibi pour pouvoir…
-Arrête ça de suite ! s'exclama Tokito, plus rouge que jamais.
Voyant les sourires presque carnassiers de ses amies, elle comprit que cette fois-ci, son mutisme ne le sauverait pas. Elle tenta alors de parler d'un autre sujet :
-Et toi, Yuya, avec Kyo, hein ? demanda-t-elle, sur un ton de défi.
-Tut, tut, tut, répondit la jeune fille, c'est de toi qu'on parle, pas de moi !
-Parce que tout le monde sait qu'ils sont ensemble ! reprit Sakuya avec un sourire.
-Eh qui t'a dit ça ? Tes étoiles ?!
La chamane rit :
-Je n'ai pas besoin de mes étoiles pour le savoir ! Ca se voit, tout simplement ! Je suis d'ailleurs sure que ça a dû être un gros sacrifice pour lui de voir que l'idée de ne pas faire des chambres mixtes avait été acceptée à la majorité.
Alors que Sakuya continuait de taquiner gentiment une Yuya très gênée, Tokito se dit que c'était le temps, pour elle, de filer discrètement. Malheureusement pour elle, Mahiro la repéra et posa sur son épaule nue une main délicate :
-Eh ! Tu vas où comme ça ? Tu n'as toujours pas répondu à nos questions !
L'attention des trois autres se reporta sur elle et leurs yeux brillèrent d'envie de savoir.
-Je… je n'ai rien à vous dire !
-Tu parles, je suis sure que tu nous caches quelque chose !
Intérieurement, Tokito cherchait une autre échappatoire. Vite, trouver un truc ! Soudainement, une sorte de petit cri et un bruit contre la paroi en bois qui cachait le bain des yeux des voyeurs leur fit relever la tête.
Accroupi dans l'herbe, l'œil collé à un interstice entre deux planches de bois, Tigre se rinçait l'œil avec un sourire. Malheureusement pour lui, aucune des filles n'était vraiment hors de l'eau. Cependant, il trouva leur discussion intéressante. Ainsi, Yuya était avec Kyo (mais ça, ce n'était pas vraiment une surprise, il s'en doutait depuis un moment). Mahiro avait une vision assez… coquine des combats et Tokito était visiblement mal à l'aise lorsqu'on parlait d'Akira. Hum… voilà un bon argument pour aller embêter ce cher samouraï des glaces. S'il lui disait qu'il avait entendu Tokito parler dans lui avec les autres filles, à la source d'eau chaude et si…
Ses pensées s'interrompirent quand il reçut un objet derrière la tête qui lui fit échapper un cri et le propulsa contre la paroi (dont il était déjà bien proche) qu'il heurta en un grand bruit. Adieu la discrétion. Mais avant de se faire massacrer par une bande de femmes en colère, il voulait savoir qui avait osé faire ça.
Il se retourna vivement et vit Sasuke avec son bilboquet, qui le regardait de haut, un air fermé sur le visage.
-Alors le fils à papa ne trouve rien de mieux à faire que de mater à la source d'eau chaude ?
-Crétin de gosse ! s'exclama le jeune Tokugawa, à cause de toi, je vais me faire repérer !
-TIIIIIIIIGRE ! JE VAIS TE TUUUUEEEER !
Cette charmante voix appartenait, bien évidemment, à Yuya Shiina, qui pointa son arme en direction du samouraï avant de tirer. La détonation retentit dans tous le jardin et Tigre s'enfuit à toutes jambes, poursuivi par une chasseuse de prime hors d'elle et une informatrice qui n'en rêvait de lui faire subir le même sort qu'à Bonten.
-On dirait que notre éternel duo chasseuses de pervers est reparti pour une nouvelle cible, constata Sakuya d'un ton calme.
Mahiro, de son côté, était semblable à une écrevisse depuis qu'elle avait découvert qui les observait depuis elle ne savait combien de temps. Hidetada Tokugawa… son maître vénéré, celui sur qui elle devait veiller ! Elle savait bien qu'il n'était pas un saint, loin de là. Et au fond, ça ne l'aurait pas choquée si elle n'était pas dans le bain avec les autres. L'idée qu'il ait pu la voir nue ou presque la gênait plus qu'on ne pourrait l'imaginer.
Tokito restait en retrait. Elle avait froncé les sourcils en voyant Tigre, avait voulu lui décocher quelques cartes en pleine figure mais comme Yuya et Okuni s'étaient chargées de son sort… Pendant ce temps, elle repensait aux paroles de Mahiro.
Lors d'un combat, les corps se frôlent, se touchent entre deux coups de sabres.
Comment avait-elle pu penser à une chose pareille, bordel de merde ? Quand on combat, on combat point final ! Il n'y a pas de place aux sentiments ou à d'autres choses futiles de ce genre. Mais involontairement, elle revit son propre affrontement avec Akira. Et elle se souvint de ce court moment, pendant lequel il lui avait attrapé le menton entre le pouce et l'index et avait planté ses yeux dans les siens, en lui disant qu'elle avait un si joli visage. Elle se souvenait précisément de la sensation de sa peau contre la sienne, de son souffle près du sien et de son regard, pendant un moment si doux. Elle avait frissonné et avait vite mis fin à ce contact physique. Parce que ça l'avait chamboulée, qu'elle n'avait pas compris pourquoi et qu'en même temps, elle s'était sentie touchée qu'il la trouve jolie. Jamais personne ne lui avait dit une chose pareille, à part son père qui avait parlé de son physique jeune et avantageux. Elle n'avait jamais pu oublier la puissance de son regard à ce moment-là mais aussi sa douceur, presque sa tendresse. Même si elle voulait le nier, elle gardait toujours cette image gravée dans sa mémoire.
-Tu rêves, Tokito ? demanda Sakuya. Yuya et Okuni reviennent. Tigre en a eu pour son compte, je crois bien.
La chamane lui sourit et rejoignit ses deux amies. Sasuke, quant à lui, était allé rejoindre le Tokugawa, certainement pour l'embêter un peu plus (l'occasion était trop belle pour ne pas la laisser filer !).
N'ayant plus très envie de prolonger leur bain, les filles traversèrent le jardin pour rejoindre l'hôtel. Elles discutaient avec animation des coups qu'avait reçus le samouraï voyeur. Mais Tokito, toujours plongée dans ses pensées, était un peu à la traîne.
Soudain, elle aperçut, assise sur un banc, la jeune femme au kimono parme. Elle fumait d'un air rêveur. Elle ne la remarqua pas. Elle aussi, semblait totalement noyée dans ses pensées. Elle ne remarqua pas non plus une autre présence près d'elle, dissimulée dans l'ombre d'une haie. Mais Tokito la sentit. Elle fronça les sourcils, se demandant de qui il s'agissait. Elle jeta un coup d'œil à ses amies qui continuaient de discuter avec entrain et ne le regardaient pas. Elle vira alors un peu à droite, ralentit le pas en passant près de la femme. Elle ne s'arrêta pas, passa juste devant elle, comme une simple cliente de l'auberge qui rentre après une séance de bain de nuit. Mais elle se concentra pour comprendre qui était l'inconnu et pourquoi il restait dissimulé, immobile. Volontairement, elle le frôla presque mais ne donna pas l'impression de l'avoir vu. Et pourtant, il était plus que repéré. Il était désormais reconnu. En effet, elle l'avait identifié comme étant le père de famille aristocrate.
Qu'est-ce que cela signifiait ? Quel était son lien avec la femme au kimono parme ? Avaient-ils un rendez-vous galant et l'homme se cachait-il en attendant qu'il n'y ait plus personne, de peur que tout cela arrive aux oreilles de sa femme ? Tokito n'en savait rien mais elle trouva son comportement étrange.
Sans oublier cette étrange scène, elle regagna l'intérieur de l'auberge, d'où des voix lui provenaient depuis le salon. A priori, tout le monde était rentré et la soirée n'était pas terminée.
Et voilà, voilà ! Des reviews, des avis sur ce chapitre ? :)
