Voilà le chapitre 6 ! Oui, je suis très inspirée en ce moment ^^ En plus, une mauvaise semaine qui me met le moral dans les chaussettes me pousse encore plus à écrire, histoire de m'évader un peu :p J'espère que cette suite vous plaira ! Au niveau des quelques réponses de reviews (qui, parfois, confondent les reviews du ch 4 et 5 puisque je n'ai pas fait de réponse individuelle dans le ch 5 :)) :

Yuya82 : je suis vraiment contente que ma fanfic te plaise autant ! J'espère que tu trouveras la suite de l'intrigue tout aussi plaisante. Surtout que à, on commence (enfin !) à entrer dans le vif du sujet ;)

Breaker : *regarde tes yeux pleins de petits coeurs* Akariiiii ! Je crois que tu fais des disciples ! Quant à Racine, on va le bosser en cours, donc j'ai dû en lire pendant les vacances et forcément, ça ressort dans mes fanfics :p

Neliia : c'est vrai, j'avoue, j'ai eu un pitiiii peu la flemme de décrire toute la consommation de Tokito (shame on me ! ). Et je pense que tu as la réponse (plus ou moins) à tes deux questions dans ce chapitre :) Je suis contente également que tu adores et j'espère que tu continueras d'adorer ^^

Tytania : Kyo et Yuya... toute une belle histoire quelque peu développée dans ce chapitre ;) Quant à Akira et Tokito, cela s'avère un peu plus compliqué... Mais ça viendra... un jour ! :p

Voilààààààà merciii pour vos reviews, elles me font trèèès plaisir ! Maintenant, place à la fanfic :D


Les rayons de soleil, filtrant malgré les rideaux, réveillèrent Tokito. Celle-ci avait le visage enfoui dans l'oreiller, les bras le long du corps. En maugréant, elle releva difficilement la tête. Le lit de Yuya était vide. A en croire le soleil, il était assez tard. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas dormi aussi longtemps. En même temps, ce n'était pas de la mauvaise volonté. Juste l'autre crétin qui la réveillait aux aurores pour repartir. Ou alors elle ne fermait pas l'œil une bonne partie de la nuit quand c'était son tour de garde.

Elle se redressa un peu rapidement avant de s'immobiliser. Elle se sentait nauséeuse et avait une foutue envie de vomir. Elle ne se rappelait pas bien ce qui l'avait mise dans cet état. Assise sur son lit, elle constata qu'elle avait dormi toute habillée. Elle ne se souvenait même plus quand elle était allée se coucher ! Elle revoyait le bain de nuit, le sourire curieux, carnassier et flippant de ses amies, elle se rappelait vaguement qu'Akari avait voulu lui raconter un truc au sujet d'Akira qui avait trop bu et qui… Et qui quoi, d'ailleurs ? Il avait trop bu et…

Elle ouvrit de grands yeux. Elle avait piqué les bouteilles de Kyo. Et elle les avait descendues en un temps record. Ca lui revenait, maintenant. Qu'est-ce qui lui avait pris de boire autant ?! Après, c'était vague. Elle revit étrangement Okuni, s'écrasant sur elle comme une grosse crêpe. Pourquoi, d'ailleurs ? Ah oui, la bataille de coussins-objets. Il y avait eu un truc comme ça. Quelque chose de bizarre où tout volait dans tous les sens et atterrissait sur n'importe qui (même ceux qui n'étaient pas visés).

Elle grogna en laissant tomber son visage dans la paume de ses mains. Pas étonnant qu'elle se sente aussi mal. Mais elle ne devait pas se laisser vaincre par la douleur. Elle était une ancienne Taishiro, non ? Ce n'était pas une cuite qui allait avoir raison d'elle !

Tandis qu'elle se levait, prenant soin de ne pas aller trop vite, elle tenta de se rappeler quand elle s'était mise au lit. Mais elle ne se souvenait pas vraiment. C'était flou. Une chose était sûre : elle n'y était certainement pas arrivée toute seule. Qui donc l'avait accompagnée ? Mystère…

Tentant toujours de recoller les morceaux entre eux, elle descendit avec prudence les escaliers. Elle n'avait pas faim, mais elle boirait bien quelque chose de chaud. Histoire de se remettre de ses émotions. D'un pas lent, elle se dirigea vers la salle à manger où un buffet pour le petit déjeuner était dressé.


La porte était ouverte et la voix de Bontenmaru lui parvint :

-Dites-donc, vous ne vous êtes pas ennuyés, hier, après qu'on soit partis !

-Ouais, on a bien vu, dit Luciole, de son ton habituel c'est-à-dire rêveur.

Tokito entra et tous se tournèrent vers elle. Elle constata qu'ils étaient les seuls à prendre leur petit-déjeuner.

-'lut, prononça-t-elle difficilement.

-Ah bah voilà notre Belle au Bois Dormant ! s'exclama Yukimura. Pas trop en loque ?

Elle lui répondit par un grognement peu compréhensible avant de se servir un grand bol de thé. Elle s'assit à côté de Yuya.

-Je crois qu'il ne faut pas trop la brusquer ce matin, murmura le Sanada à l'adresse de Tigre, qui était assis à sa gauche.

-Vu son état d'hier, c'est normal, répondit le Tokugawa un peu fort.

Tokito lui lança un regard noir mais n'essaya pas de l'attaquer comme elle en avait l'habitude. Elle n'avait vraiment pas récupérer toutes ses facultés physiques !

-Tu te rappelles tout ce qui s'est passé hier ? interrogea Okuni, avec un sourire malicieux, pressée de savoir si elle se souvenait qu'Akira l'avait aidée à se coucher.

-Plus ou moins, maugréa la jeune Mibu avant de boire une longue gorgée de thé.

Dieu que ça faisait de bien, une boisson bien chaude !

-Et tu te rappelles que… commença l'informatrice.

-C'est qui, qui ne s'est pas ennuyé hier ? coupa Tokito, pour tenter d'éviter de parler d'elle.

-Kyo et Yuya ! s'exclama Bonten, sous les hochements de tête frénétiques de Luciole.

-Qu'est-ce que vous racontez ? répliqua Yuya, qui commençait à rougir.

-Hé, fais pas l'innocente, on vous a vus tous les deux ! Quand on a fini de tout ranger, on est allés prendre l'air dans le jardin…

-Et après on est revenus…

-Et on vous a vus ! Kyo, tu étais en train de peloter Yuya !

-C'est vrai ?! s'écria Kyoshiro, soudainement très intéressé. Ah, les petits coquins, ils profitent du fait qu'on aille bien sagement au lit pour faire leurs cochonneries ! Mais quand même, dans le salon, n'importe quel client de l'auberge pouvait débarquer !

-C'est pas vrai ! tenta de démentir Yuya, qui ressemblait plus à une écrevisse qu'autre chose.

-Bien sûr que si, tu as deux témoins oculaires, affirma Bonten avec un large sourire.

-Eh bien quoi, tu as honte ? demanda Kyo à Yuya avec son air narquois mais qu'elle aimait tant.

La blonde voulait disparaître sous terre. Tokito la sentit petit à petit presque s'effacer sous la table. Elle ne tenta pas de la retenir ; elle aussi, il lui arrivait d'avoir envie de se volatiliser pour éviter les sujets délicats. Mais ce n'était, à priori, pas l'avis de Kyoshiro, qui était à la gauche de la chasseuse de prime et qui la releva :

-Eh, ne disparais pas comme ça, Yuya ! Et dis-nous tout !

Elle bafouilla quelque chose que personne ne comprit alors que Kyo ne paraissait nullement gêné.

-Tu vois, commença Sakuya avec un sourire, je n'ai pas besoin de mes étoiles pour savoir ce qu'il y a entre Kyo et toi !

-Tout le monde s'en doutait, continua Tigre, mais maintenant on en a la preuve officielle !

-P…pas du tout !

Yuya sentait qu'elle s'enfonçait de plus en plus mais elle ne savait plus quoi faire. Que ses amies aient évoqué ce fait la veille lors de leur bain de nuit était totalement différent de l'instant présent, où tout le groupe la fixait, avec preuve à l'appui. Car réellement, ce qu'avait dit Bonten était vrai même si elle n'aimait pas le terme de « peloter ». C'était vrai que lorsque tout le monde était parti, elle avait encore un peu rouspété toute seule face au bazar qu'ils avaient fait. Elle n'avait pas remarqué de Kyo était toujours là, à la regarder. Et il l'avait embrassée sans rien dire. Ce n'était pas la première fois, mais leur relation avait, jusque là, était assez bizarre. Ils s'aimaient mais rien n'avait été dit ou fait officiellement. Cette nuit-là avait donc été la déclaration officielle de Kyo en quelque sorte. Elle se souvenait de l'énergie qu'il avait mise dans ce baiser et de cette sensation de bien-être qui l'avait envahie. Comment il l'avait faite basculer sur le canapé en continuant de l'embrasser. Il n'avait rien dit mais ses yeux parlaient pour lui. Elle avait souri et l'avait enlacé amoureusement, heureuse tout simplement. Ce qu'elle ne savait pas, c'était que Bonten et Luciole étaient dans le coin.

Non, il ne l'avait pas pelotée, bon sang ! Bon d'accord, peut-être un peu caressée mais ce n'était pas allé plus loin. De quel droit Bonten disait-il qu'il l'avait pelotée, hein ?!

-Et puis après, continua le géant, trop content de pouvoir embêter un peu ses amis, ne pouvant calmer leurs ardeurs, ils ont dormi ensemble !

-N'importe…

Mais le samouraï enchaîna, sans laisser le temps à Yuya de démentir :

-Eh oui, Yuya a échangé sa place avec Akira, comme ça elle a pu passer toute la nuit dans les bras de son petit chéri !

Kyo eut un ricanement tandis que Tokito relevait la tête de son bol de thé. Si ce que disait Bonten était vrai, cela signifiait que ce n'était pas Yuya qui avait dormi dans le lit à côté d'elle mais… Noooon ce n'était pas possible !

-CE N'EST PAS VRAI ! s'écrièrent, d'une même voix, Yuya et Akira.

Comment Bonten pouvait inventer une histoire pareille ?! Yuya en était presque choquée. Et Kyo qui se contentait de ricaner sans dire, à son tour, que tout cela était faux ! Elle n'avait absolument pas passé la nuit avec le samouraï aux yeux de démon. Ca avait été presque à contre-cœur, mais chacun était parti de son côté. Elle avait regagné sa chambre en silence pour ne pas réveiller Tokito qui dormait profondément et s'était couchée, l'esprit encore plein de ce baiser et de cette déclaration d'amour ardent.

-S'il-vous-plaît, commença Tokito, pourriez arrêter de crier ? Mes oreilles commencent à être sensibles ce matin.

Elle afficha une petite grimace. Elle n'était pas tout à fait remise, même avec son bon bol de thé.

-IIIIIIIIIIIIIIIHHHHHHHHHHHHH !

Ce cri, qui retentit soudainement, semblait dire à la pauvre Mibu qu'elle était loin d'être obéie et que ses oreilles allaient encore souffrir quelques temps.

-Ah, ce n'est pas nous cette fois, lâcha Tigre avec l'air du type qui veut se décharger de toute responsabilité.

-APPELEZ UN MEDECIN ! UN MEDECIN !

C'était la voix de la réceptionniste. Elle avait l'air paniquée. D'un parfait mouvement d'ensemble, tous se levèrent prêts à quitter la salle pour voir ce qu'il se passait. Kyoshiro prit les devants :

-Je suis médecin, je suis médecin, répétait-il alors qu'il se précipitait dans le hall.

-Médecin peu recommandable, ajouta Sasuke dans un souffle, en suivant le mouvement de foule.


La réceptionniste était au seuil de salon, à demander un médecin dans tous les sens. La Kyo-team se précipita dans la pièce, curieuse et inquiète.

Installée dans un confortable fauteuil au velours vert, une femme au teint pâle avait les yeux fermés et la tête rejetée en arrière. Sa position était étrange et elle ne donnait pas l'air de dormir. Elle semblait plutôt mal en point et même…

Malgré son état peu brillant ce matin-là, Tokito se précipita en même temps que Kyoshiro vers la femme. De ses doigts, elle tâta le pouls au niveau du cou et fronça les sourcils. Elle ne sentait rien du tout. Elle regarda Kyoshiro qui fit une deuxième vérification au niveau du poignet avant de secouer la tête. Il n'y avait aucun doute : elle était morte. Elle était froide et ne respirait absolument plus. Que s'était-il passé ?

-Allez appeler des gardes, ordonna Kyoshiro pour qui, la meilleure chose à faire pour le moment, était de prévenir les autorités compétentes.

La mort n'était certainement pas naturelle. Le samouraï remarqua un peu de salive qui avait coulé au coin des lèvres de la victime. Un empoisonnement ? Il fronça les sourcils mais n'osa pas toucher le corps en attendant que des gardes viennent examiner la situation et donner leurs instructions.

Yuya était partie, en compagnie de Mahiro, chercher de l'aide à l'extérieur.

-On ferait mieux de tout laisser tel quel dans le salon, suggéra Kyoshiro.

Tous approuvèrent et se retirèrent de la pièce. Sakuya et Okuni soutenaient la pauvre réceptionniste qui ne comprenait absolument pas ce qui s'était passé. Elles la conduisirent dans la salle à manger où elles lui tendirent un verre d'eau, pour qu'elle s'en remette un peu.

-Tu viens, Tokito ? demanda Kyo, qui était le dernier à quitter le lieu.

-Ouais, ouais, j'arrive… répondit la jeune fille sans vraiment l'écouter.

Le samouraï haussa les épaules et rejoignit les autres. Evidemment, il fallait qu'un tel truc tombe pile pendant leur séjour à Kyoto ! Il se demanda qui avait bien pu tuer cette femme –parce qu'il en était persuadé : on l'avait aidée à mourir. Certainement un règlement de compte ou quelque chose comme ça. Pas de quoi s'en faire, c'était tellement courant entre les différents clans, réseaux qui s'affrontaient. Soit on mourait en duel, soit on se faisait lâchement assassiner par derrière. Le samouraï avait vu assez de situations semblables pour ne pas en être plus choqué que cela. Après tout, quand on a vécu Sekigahara et qu'on s'appelle Kyo aux yeux de démon…

Tokito restait debout à côté du cadavre. Elle se mordit la joue. Que s'était-il donc passé ? De bout des doigts, elle effleura le kimono parme et prit le temps de dévisager ce visage qu'elle avait trouvé si parfait et si lisse la première fois. Il affichait une sorte de rictus, entre la surprise, la satisfaction et la douleur. Ses yeux étaient clos. Sans son horrible sourire, on aurait presque pu croire qu'elle dormait.

Tokito la revit, la veille, dans le jardin, fumant tranquillement. Que s'était-il donc passé entre ce moment-là et le lendemain matin ? Y avait-il un lien avec l'homme qui l'épiait dans l'ombre ? La jeune fille fronça les sourcils. C'était un peu gros. Mais pourquoi pas ? Après tout, l'homme ne pensait pas avoir été repéré. Sûr de lui, il aurait pu accomplir son acte longtemps prémédité et voilà, le travail est achevé ! Mais pourquoi la tuer, elle ? D'où se connaissaient-ils ? Quel pouvait être son mobile ?

Tokito sortit son paquet de cartes. Elle hésita un instant. Etait-ce une bonne idée ? Elle avait eu la preuve, avec la Kyo-team, que ses prédictions n'étaient pas toujours justes et parfois même étaient trop éloignées de la réalité. Cependant… elle ne perdait rien à essayer !

Elle tira une carte et la regarda. Le dessin d'un personnage souriant, masque de théâtre sur la côté du visage, apparut.

« Un comédien… Qu'est-ce que ça signifie ? Tout cela ne serait qu'une comédie ? Qu'une vaste pièce de théâtre ? ».

Intriguée, elle reprit le pouls de la femme au kimono parme, toucha sa peau froide.

« Non, elle est réellement morte. Théâtre ou pas théâtre, il y a vraiment un cadavre ici. Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Nouvelle carte. Blanche. Elle grogna.

« Tu ne m'aides pas beaucoup, là ».

Elle réessaya avec toujours le même résultat. En soupirant, elle regarda à nouveau la femme, assise dans son fauteuil vert. C'était ce même fauteuil qu'elle occupait la veille, quand Tokito l'avait remarquée pour la première fois.

Des bruits de pas la sortirent de ses pensées. Trois gardes étaient là. Ils lui ordonnèrent d'un ton assez sec de sortir. La jeune Mibu ravala les quelques insultes qui lui venaient naturellement et obéit. Yuya et Mahiro étaient dans l'encadrement. Toutes les trois retournèrent dans la salle à manger, où la réceptionniste se remettait peu à peu.

Tokito se laissa tomber sur un banc, à côté d'Akira. Elle marmonna un truc dont le samouraï ne comprit pas le sens. Il fronça les sourcils en la voyant. Elle avait certainement oublié la fin de la soirée de la veille car elle n'en avait pas dit un mot. Dans le cas contraire, si tout était lucide dans sa tête, certainement qu'elle l'aurait suspecté de toutes les perversités possibles et inimaginables dans le genre « J'espère que tu n'en as pas profité pour abuser d'une fille bourrée et sans défense ! ». Oui, elle avait réellement dû oublier qu'elle lui avait demandé de rester et qu'elle s'était endormie sur son épaule. D'un côté, cela le rassura car Tokito avait la sale habitude de se défouler sur les autres quand elle était en colère contre elle-même. Mais en même temps, il ne savait pas pourquoi, il aurait bien aimé qu'elle s'en rappelle un peu. Peut-être parce que lui ne parvenait pas à se débarrasser de cette image, de la sensation qu'il avait ressentie quand elle était venue contre lui, poser sa tête sur son épaule. Jamais il ne l'avouerait mais il avait apprécié ce moment.

De son côté, Tokito était à mille lieues de tenter de se rappeler qui l'avait aidée à se coucher. Ses pensées étaient centrées sur les cartes qu'elle avait tirées.

« Un comédien… qu'est-ce que ça veut dire ? Raah ! Le problème avec les cartes c'est qu'elles ne sont pas toujours explicites et qu'il faut souvent savoir lire entre les lignes… ».

Puis elle revit la carte muette, la carte blanche.

« Mouais… ça veut dire démerde-toi pour trouver le reste, moi je te donne un indice et ensuite, c'est toi problème, c'est ça ? »

Elle poussa un long soupir agacé. Si ses cartes avaient des oreilles, elles l'entendraient jurer ! Mais comme ce n'était pas le cas, elle ne le fit pas. Elle userait de son énergie pour rien, à crier sur des petites choses muettes et sourdes. Déjà qu'elle n'avait pas une grande énergie ce matin…

-Ca va ?

Surprise, elle se tourna vers Akira.

-Bien sûr que ça va, répliqua-t-elle d'un ton cinglant. Depuis quand tu t'inquiètes pour moi ?

-Pour une fois que j'essaie d'être gentil, voilà comment je suis reçu ! Ca fait plaisir !

Il se leva et Tokito regretta aussitôt son ton qu'elle n'avait pas contrôlé. Il allait s'éloigner d'elle mais ajouta :

-Ah, au fait, ne dis surtout pas merci pour hier. Je suppose que tu ne t'en rappelles pas, mais ça a été un réel plaisir de te transporter bourrée, braillant n'importe quoi, juste pour que madame aille se coucher !

Le ton ironique employé fit comprendre à la blonde que le samouraï pensait tout le contraire. Même si ce n'était pas réellement vrai. Même si, au fond, ça ne l'avait pas plus dérangé que ça, de l'aider à atteindre sa chambre.

Sur ce, Akira s'éloigna et laissa derrière lui une Tokito un peu attristée. Elle fit la moue, en colère contre elle-même. Pourquoi avait-elle répondu comme ça ? Il ne lui avait pourtant rien fait. C'était sorti tout seul. A croire que c'était l'habitude de lui crier dessus et de le rembarrer qui ressortait au pire moment. Et puis… et puis depuis quand s'offusquait-il autant de son ton ? Habituellement, quand cela arrivait, soit il lui lançait un réplique encore plus provocante, soit il s'enfermait dans son mutisme habituel. Mais il ne s'énervait jamais ainsi. Pourquoi ce changement, tout à coup ?

Tokito sentit son cœur se serrer. Elle devrait s'excuser, lui dire qu'elle n'avait pas fait attention et que… Oh et puis quoi encore ? Elle, s'excuser face à un minable pareil ? Que dalle !

Elle secoua la tête. Bien qu'une partie d'elle la poussait à aller se faire pardonner, ce fut l'autre partie qui l'emporta. Doucement, l'image d'Akira disparut de son esprit et fut remplacée par celle de la femme au kimono parme.

Sans comprendre pourquoi, Tokito voulait savoir. Savoir ce qui s'était passé. Pourquoi. Et qui était cette femme qui l'avait tant intriguée dès qu'elle l'avait vue.


Voilà pour ce chapitre :) J'espère que ça vous a plu ! On va enfin entrer dans le coeur du sujet : que s'est-il passé ? Mystère, mystère... To be continued !