Hello !
Désolée de ma longue absence Me voilà, pour terminer cette fanfic ! J'ai déjà tout le scénario en tête, me reste plus qu'à trouver le courage de tout mettre en mots.
J'investis dans des chapitres un peu plus courts. Parce que plus rapides à écrire pour moi et sans doute plus digestes pour vous :3
Bref, voilà donc le tant attendu (ou pas) chapitre 12 ! Bonne lecture à vous.
Le silence s'était fait de plomb. Personne n'osait parler. Toute la légèreté qui avait empreint le début de ces vacances semblait s'être volatilisée. Brutalement, chaque membre de la Kyo-team venait d'être ramenée dans son monde d'antan. Un univers où la violence règne en maître, où la survie est un emploi à plein temps et où la maîtrise du sabre ou toute autre arme est plus qu'essentielle.
Tokito se sentait fatiguée. Mentalement épuisée. Physiquement harassée. Sa blessure, bien que superficielle, n'arrangeait pas les choses. Elle était la preuve qu'elle n'était pas au top de sa forme. En tant normal, ce minable qui attaque les gens par surprise, elle n'en aurait fait qu'une bouchée ! Comment pouvait-elle avoir faibli à ce point ? Alors qu'elle avait un autre minable à battre -oui, même épuisée, Tokito n'oublie pas son désir de revanche.
-Tiens-toi loin de tout ça.
Ce fut Kyo qui brisa le silence.
Ses yeux rouges sang étaient posés sur la jeune Mibu. Cette dernière avait l'impression qu'il parvenait à lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle plissa les paupières, dubitative.
-Non, commença-t-elle, mais le samouraï l'interrompit.
-Reste loin de tout ça. Je la sens pas, cette histoire.
Yuya ne bougeait pas. Kyo était si sérieux. D'un sérieux à faire frissonner n'importe qui. Elle sentait son aura écrasante prendre de l'ampleur et du poids dans la pièce. Elle avait confiance en lui, en son jugement. Alors, posant sur Tokito le regard le plus bienveillant du monde, appuya les propos de son démon préféré :
-Je pense qu'il a raison. Il vaut mieux pour toi que tu oublies tout ça.
Yuya eut un air presque désolé pour son amie. Tandis que cette dernière se renfrognait. Kyo et Yuya se liguaient tous les deux contre elle. Et personne ne disait rien. Personne ne prenait sa défense. Tout le monde, par leur mutisme collectif, semblant soutenir le point de vue du couple.
En tant normal, sans doute que la jeune Mibu se serait rebellée. Ou aurait haussé les épaules : racontez ce que vous voulez, j'm'en fous.
Mais là, elle était fatiguée.
Puis surtout, elle se rappela que ni Kyo ni Yuya n'était son ennemi. Bien au contraire. Peut-être devait-elle se fier à leur jugement et laisser tomber ?
Elle ne savait plus très bien où elle en était, dans toute cette histoire. Elle ne savait plus où était sa place. Jusqu'où elle pouvait -devait- aller.
-Et si nous allions nous coucher ? demander Sakuya, d'une voix chamboulée.
Elle était retournée par ce qui venait de se passer. Elle avait pensé qu'après l'Ex-Roi Rouge, plus rien ne pouvait arriver. Vision bien utopique, elle en était consciente. Elle aurait pu ou aurait dû la voir, cette ombre au tableau venue se profiler. Elle était chamane et était censée lire l'avenir, après tout. Sauf qu'en vérité, elle détestait son pouvoir. Lire l'avenir revenait à rester éternellement pessimiste. Alors elle voulait encore croire à son rêve d'une vie loin des larmes, une vie tranquille avec Kyoshiro, peut-être dans une petite chaumière de campagne. Une vie où elle pourrait regarder les étoiles en sa compagnie sans jamais rien y lire. Encore moins y lire le désastre humain et l'effondrement du monde.
Le salon s'emplit alors d'un mouvement de groupe. Chacun se mettait en action, la remarque de Sakuya leur ayant fait prendre conscience à tous de leur propre fatigue.
Le coup émotionnel d'être si soudainement revenu au cruel monde d'antan leur avait, pour ainsi dire, arraché une bonne partie d'énergie. Plusieurs d'entre eux se prirent à espérer se réveiller le lendemain en se rendant compte que tout ça n'était qu'un rêve.
Personne ne fit de blague.
Personne ne fit de commentaire déplacé.
Personne ne tenta d'amuser la galerie ou d'embêter quelqu'un d'autre.
Toute l'euphorie de début de vacances était retombée.
-Ca... ça vous dérange si on change les chambres ?
Les regards se tournèrent vers Yuya qui avait parlé. Celle-ci regardait Akira lequel s'empourpra en comprenant ce qu'elle disait. Mais, contrairement à la fois précédente où cette idée avait été avancée, il n'y avait, dans la question de la Shiina, aucune malice, aucune envie d'embêter qui que ce soit. Elle avait vraiment envie d'échanger les chambres.
En vérité, elle ne parvenait pas à expliquer ce sentiment.
Mais l'air si sérieux de Kyo quelques minutes plus tôt l'avait effrayée. Elle avait, elle aussi, senti l'orage gronder au-dessus de leurs têtes. C'était, soudainement, comme une sorte d'instinct de protection : elle avait besoin de Kyo face au danger qui menaçait. Besoin de sa présence, telle une enfant irait se blottir dans les bras de ses parents.
Elle aurait sans doute dû plutôt rester auprès de son amie, la plus exposée de tous à l'heure actuelle. Mais elle savait qu'Akira assurerait bien mieux qu'elle la protection et la présence qui étaient nécessaires. Elle déléguait la tâche pour aller trouver refuge là où, finalement, elle se sentait le mieux.
Malgré la tension de la soirée et l'aspect de la situation, Kyo se permit quand même un rictus :
-Alors, j'te manque trop planche-à-pain ?
Cette simple remarque eut le magique effet de détendre tout le monde. Yuya rougit jusqu'aux oreilles :
-Eh mais... pas du tout !
Tokito leva les yeux au ciel. Et voilà, on va me refiler ce minable ! songea-t-elle. Puis, dans le fond, elle n'était pas si mécontente de l'idée. Mais ça, évidemment, aucun risque qu'elle le dise à voix haute.
Après débats, tractations, remarques malicieuses et une Akari criant qu'elle le savait, l'échange de chambres fut acté. Tokito avait dit à Yuya que c'était bien parce qu'elle l'appréciait qu'elle se sacrifiait pour elle. Akira avait tenu un discours sensiblement similaire. Et tout le monde avait filé au lit.
La chasseuse de prime passa récupérer ses affaires et disparut bien vite après avoir refermé la porte derrière elle.
Tokito grommela un truc incompréhensible, allongée sur le dos.
-Dire que j'me retrouve avec un minable comme toi...
-Ouais ben c'est le même minable que t'as suivi pendant des années alors la ramène pas trop !
-Tu restes quand même un minable. J'ai toujours pas eu ma revanche.
-Et tu l'auras jamais.
-T'es incroyablement buté mais tu ne me battras pas sur ce plan là tu craqueras avant moi.
-Oh ouais ? Tu crois ? Je relève ton défi.
Tokito tourna son visage vers Akira, lequel était assis en tailleur sur l'autre lit. Il y eut un silence avant que les deux n'esquissent un sourire d'un même mouvement. Il était ainsi communément et silencieusement acté que leurs disputes feraient parti de leur quotidien mais sans être plus sérieuses que cela.
-Comment va ta blessure ?
-Oh mais tu t'inquiètes pour moi maintenant ? répliqua Tokito d'un ton sarcastique.
Le samouraï des glaces ne répondit étrangement pas au sarcasme, restant, cette fois, très sérieux :
-Arrête, tu sais bien que, oui, je m'inquiète pour toi.
Cette phrase laissa son interlocutrice sans voix. Celle-ci se redressa sur les coudes, surprise.
-Comment va ta blessure ? répéta le jeune homme.
-Tu t'inquiète pour moi ?
Cette fois, le ton n'était plus sarcastique. Mais profondément interrogateur.
Akira soupira et finit par s'approcher de la jeune Mibu. Il s'assit sur le bord du lit, faisant légèrement reculer Tokito contre le mur. Celle-ci s'inquiéta subitement de cet étrange comportement. D'où il se permettait d'être aussi proche ?
-Tu as réellement pensé que je puisse ne pas m'inquiéter pour toi ?
-...
-Ecoute, Tokito, ça fait des années que tu marches dans mes pas, des années qu'on se dispute, des années qu'on voyage ensemble... je pensais que tu avais quand même une plus haute estime de moi. Et que tu saurais que, bien sûr, je m'inquiète de l'état de santé de mes compagnons de voyage.
-...
Compagnon de voyage.
C'était donc ça qu'elle était pour lui. C'était pas trop mal. Mais, voulant se gifler mentalement, Tokito prit conscience qu'elle avait espéré être plus que ça.
Cette fois-ci, elle se mit réellement une gifle mentale.
Comment pouvait-elle penser ça ? Elle avait toujours dit qu'elle n'était là que pour sa revanche. Alors être considérée comme compagnon de voyage aurait dû être largement suffisant pour elle. Pourtant...
-D'autant plus si ces compagnons sont mes amis, ajouta Akira d'un ton doux. Alors oui, je m'inquiète pour toi. Et je pense que Kyo a raison. Il vaut mieux que tu arrêtes de te mêler de ce qui ne te regarde pas.
La blonde eut une moue. Lui aussi, il s'y mettait !
-C'pas tes oignons, répliqua-t-elle, cinglante.
Et en même temps, il avait dit qu'ils étaient amis. C'était bien, ça. Amis.
-Bien sûr que si, c'est mes oignons ! s'agaça le jeune homme. Tu fais partie de l'équipe, non ? Comme chacun d'entre nous ici, j'ai pas envie que ce sabre (il désigna la blessure de la Mibu) puisse un jour bien viser et qu'on retrouve ton cadavre froid dans un coin.
Et bam. Le tout balancé ainsi, d'un ton agacé.
Au moins, les termes étaient posés.
Tokito se sentit touchée par la sollicitude de son nouveau colocataire de chambre. Mais énervée, que lui aussi, cherche à se mettre entre elle et la Vérité.
Elle voulut lui dire qu'elle pouvait pas. Elle voulut tout lui raconter. Tout ce qui remuait en elle, depuis Eiko/Yoko. Lui faire comprendre pourquoi elle ne pouvait pas laisser tomber. Comme une sorte de devoir dont elle ne pouvait se défaire.
Mais aucun son ne sorti. Elle se contenta de regarder Akira et de hausser doucement les épaules.
-A quel point penses-tu que cette affaire est sérieuse ?
Yuya avait vraiment une petite mine. Elle était inquiète, cela se voyait. Elle repensait à ce qu'ils avaient vu, entendu. Un combat, une ombre et Tokito. Elle entendait encore les propos de la blonde lorsqu'elle avait fini par déballer son histoire. Seul Shinrei était, apparemment, au courant de quelques trucs. Il l'avait aidée dans sa recherche en plein cœur des archives.
Rien de tout ça n'avait du sens.
On était parti de l'empoisonnement d'une femme sans liens ni attaches et on arrivait maintenant à une sombre affaire de mort simulée mêlé à un type qui était venu pour combattre -ou tuer?- Tokito.
A quoi tout ça pouvait-il bien rimer ?
-Elle est sérieuse, se contenta de répondre Kyo.
Yuya frissonna. Peut-être devraient-ils écourter leurs vacances ? Ou les terminer ailleurs, loin de Kyoto ? Loin de toute cette histoire sordide...
Une main dans son décolleté la fit brutalement revenir à la réalité. Le samouraï pervers était de retour, avec son large sourire :
-Mais me dis pas que t'as voulu changer de chambre pour me parler de ça.
-Ote tes pattes, pervers !
Le samouraï eut un sourire gourmand sans pour autant lâcher le décolleté de la chasseuse de primes. A la place, il se contenta de l'embrasser tout en la tripotant à son aise. Yuya eut un gloussement qu'elle s'efforça d'étouffant et répondit au baiser langoureux.
Peut-être qu'il avait raison, au fond.
Elle n'avait pas insisté pour un changement de chambre pour lui parler de ça. Pas que, en tout cas. Elle avait envie d'être avec lui.
Envie de lui.
La nuit promettait d'être longue et fatigante...
En s'éveillant le lendemain matin, Akira constata que Tokito dormait toujours. Les événements de la veille combinés à tout ce qu'elle avait dû vivre les jours précédents l'avaient sans doute épuisée.
Elle était tranquille, plongée au beau milieu du sommeil.
Akira apprécia sentir son aura ainsi. Loin des tumultes qui l'agitaient en temps normal. Tokito en était presque attendrissante.
Depuis le temps qu'ils voyageaient ensemble, il avait bien pris conscience que ces moments de calme étaient les moments où il la trouvait la plus attachante. Et en même temps, il ne l'aurait pas trouvée aussi attachante si elle n'avait été qu'une belle au bois dormant. Non, c'était un tout. Il aimait la regarder dormir parce qu'il savait qu'elle pouvait aussi ne pas dormir et qu'elle était bien différente dans ces moments-là.
Sans bruits, il se leva. Il nous voulait pas la déranger. Déjà parce qu'elle avait sans doute plus que besoin de repose. Et puis surtout parce que ça risquait de la mettre de mauvaise humeur. Et une Tokito de mauvaise humeur, Dieu que c'est incroyablement agaçant !
Akira repensa à ce qui avait été raconté la veille.
A ce qu'il avait compris. Ce qui, d'une certaine façon, bien qu'il ne se l'avouât jamais, le rassurait. Il n'y avait rien de particulier entre Shinrei et Tokito. Il l'avait seulement aidée, les bouquins, les archives, les recherches au milieu de paperasse, c'était son truc, ça.
Rien de plus.
Et après ?
Pourquoi s'interrogeait-il autant sur la question ? Tokito était juste... un compagnon de voyage. Une amie. Pour laquelle il s'inquiétait, comme il le lui avait dit la veille. Une amie incroyablement agaçante par moments. Mais attachante.
En descendant pour le petit-déjeuner, il vit qu'une bonne partie de la troupe était déjà là. Tout le monde semblait avoir repris des couleurs par rapport à le veille. Surtout Yuya, d'ailleurs. Qui était littéralement en train de cramer sur place -non, Luciole n'y était pour rien.
-Si si si, chantonnait Yukimura en agitant sa tasse de thé. Je vous ai entenduuuuus !
-Et t'as rien entendu du côté de notre p'tit Akira ? demanda Akari de son ton tout aussi mielleux que flippant.
-QUOI ?! s'exclama l'aveugle, qui n'avait rien suivi à la conversation.
-Yukimura est en train de nous raconter que Kyo et Yuya se sont bien amusés cette nuit, raconta alors Okuni, sourire malicieux aux lèvres. Et toiiiii ?
Sans doute qu'Akira devint aussi coloré que Yuya. Même si, dans son cas, y'avait pas de raison : la nuit avait été complètement banale. Il avait vérifié que la blessure de Tokito ne s'infectait pas, elle lui avait balancé encore quelques petites piques bien à elle et ils avaient fini par s'endormir. Chacun dans son lit, précisons-le, au cas où !
-Je vois qu'on s'amuse vraiment bien, ici, renchérit le Sanada.
-Ouais, répondit Kyo avec son sourire pervers.
Si elle l'avait pu, Yuya se serait décomposée sur place. Elle ne pouvait même pas compter sur Kyo pour défendre sa pudeur, son honneur, sa réputation ! Sur quel démon pervers était-elle tombée, franchement...
Le petit-déjeuner ne fut pas de tout repos. Et cela faisait plaisir à voir : tout le monde avait retrouvé son énergie. Malgré la menace qui, sans doute, continuait de planer sur eux, tout le monde avait retrouvé sa bonne humeur. Chacun étant fidèle à lui-même.
Quelques bouts de nourriture divers et variés volèrent, notamment d'Akira à Tigre Rouge, ce dernier se recevant les projectiles en pleine face. Eh oui, un aveugle peut très bien viser ! Sasuke ajoutait souvent un crétin bien placé à l'adresse du Tokugawa, après chaque lancer réussi. Bonten tentait de faire taire Akari qui semblait toute joyeuse à l'idée de révéler une de ses secrets aux attentives oreilles d'Okuni. Bref, tout le monde était de nouveau bien dans sa peau.
Sakuya et Kyoshiro arrivèrent assez tard dans la salle à manger. Ils expliquèrent avoir profité de la fraîcheur matinale pour faire une balade dans les rues encore ensommeillées de Kyoto. C'était bien une idée à eux, ça.
-Tokito dort toujours ? demanda le médecin en prenant place, l'estomac dans les talons.
-Elle dort rarement aussi longtemps, fit remarquer Mahiro, pensive.
-J'pense elle est morte, balança Luciole de son éternel ton évasif.
Un QUOI ?! général suivi son affirmation.
-Ca va pas de dire des trucs pareils ? s'exclama Shinrei. Pourquoi tu dis ça ?
Le samouraï du feu eut un haussement d'épaules avant de se concentrer sur une rainure dans le mur. Son demi-frère le regarda, l'air blasé.
-Je comprendrai jamais ce type.
-Mais c'est vrai qu'il est rare qu'elle se lève si tard, reprit Yuya. J'espère qu'elle va bien.
Elle allait se lever et dire aller voir ce qui se passe mais Akira la devança. Après tout, c'était lui le nouveau colocataire de la jeune Mibu !
Il ne courut pas. Mais ne marcha pas tranquillement non plus. En vérité, son cœur battait fort. Luciole, derrière ses airs complètement paumés, avait une plutôt bonne intuition. Il espérait de toute son âme que, pour une fois, il puisse complètement se gourrer.
Il entra précipitamment dans la chambre. La première chose qu'il capta : l'absence.
Il n'y avait, dans cette pièce, aucune aura. Rien. Le lit de Tokito était vide. La fenêtre ouverte. Pourtant, il était certain qu'elle était fermée lorsqu'il était parti. Il n'aurait jamais osé l'ouvrir. Elle aurait été capable de l'étriper pour ça.
Figé, comme gelé dans sa propre glace, Akira ne bougeait pas. Il n'osait même pas réellement entrer dans la chambre, se contentant de rester sur le seuil.
Pourquoi la pièce était-elle vide ainsi ? Où était Tokito ? Pourquoi était-elle partie sans prévenir personne ? N'avait-elle rien écouté de ce que Kyo lui avait dit la veille ? De ce que Yuya et lui-même avait appuyé ?
-Akira ! Qu'est-ce qui...
Yuya s'arrêta net sur le seuil. Elle aussi, du premier coup d'oeil, constata le vide. L'absence. Le courant d'air, la fenêtre ouverte. On aurait dit un mauvais scénario avec l'enfant qui fait une fugue face aux restrictions des parents. Il avait fallu que tout le monde lui dise de laisser tomber cette dangereuse histoire pour qu'elle se fasse la malle !
Yuya repéra néanmoins une chose qu'Akira n'avait pas remarqué avec ses yeux du cœur. Une feuille posée sur le rebord de la fenêtre. Qui voletait dans le courant d'air sans pour autant s'envoler car retenue par un caillou.
La jeune femme s'en saisit. C'était un court message.
Akira,
Je sais que tu t'inquiète mais ne te tracasse pas avec ça.
Parfois, les ombres appellent et on ne peut faire autrement que leur répondre.
J'ai encore une chose à faire, pour aller jusqu'au bout. Restez tous tranquilles. Je reviendrai. Avec la vérité.
L'aveugle fronça les sourcils une fois que Yuya eut terminé de lire à voix haute le mot laissé par Tokito.
Où donc était-elle partie ?
Et si Luciole avait raison par anticipation ? Et si elle n'était pas encore morte mais allait l'être ?
-Merde, faut qu'on la retrouve, murmura Akira qui avait un bien mauvais pressentiment.
Yuya ne pouvait dire autre chose. Elle aussi, avait ce mauvais pressentiment. Le tout combiné avec le sérieux de Kyo la veille, cela suffisait à lui donner la chaire de poule. Sans doute qu'aucun d'eux, ni même Tokito, n'avait mesuré l'ampleur de ce qui se tramait ici. Et pour l'heure, la priorité n'était pas à cette mesure. Mais à sortir leur amie de là !
J'espère que vous avez aimé :3 J'suis un peu rouillée, ça fait un p'tit moment que je n'ai plus composé de chapitres de cette façon, avec narration et dialogues.
N'hésitez pas à me donner votre avis ! Un p'tit commentaire, ça fait toujours plaisir
Love sur vous et à bientôt dans le chapitre 13 !
