Coucouuuu !

Le chapitre 15 est là ! Il est un peu long. Mais j'ai pas eu la foi de le couper quelque part. Pour moi, tout ça doit aller ensemble. Alors voilà.

Neliia, oui, Tokito l'est pas très très grande. Mais du coup je l'aime bien :p (team petites power !) En soi, Akira non plus n'est pas très grand (1m65 d'après le wiki). J'aime bien regarder la taille des persos, c'est instructif ;)

Bweeeef ! Bonne lecture à vous.


Du côté d'Akira et Tokito

Les premières minutes avaient été de véritables montagnes russes, avec un cœur qui fait des hauts et des bas sans trop savoir quand tout s'arrêtera. Tokito était passée des tremblements aux bouffées de chaleur avant de revenir au froid. Ses pensées étaient un peu confuses, elle ne savait plus très bien où elle en était. En peu de mots, pour faire passer le temps, Akira lui avait raconté ce qu'il savait : son départ silencieux, leurs recherches, le château, les soldats qui leur étaient tombés dessus, le type qui connaissait Kyo, le laboratoire, enfin, où ils l'avaient trouvée, où ils avaient cru qu'elle y passerait.

Tokito eut une légère moue tandis que ses souvenirs commençaient à s'agencer entre eux :

-J'suis sûre qu'il m'a provoquée exprès, ce foutu minable ! Il m'a traité de gamine ce... ce...

-Etonnant comment un type qu'on ne connaissait même pas arrive si bien à te cerner, impulsive que tu es, répondit Akira de son sourire taquin.

Pour toute réponse, il se reçut un magistral coup de coude dans le ventre.

-Humpf, on dirait pas que t'es en convalescence.

-Qu'est-ce que tu crois ? On ne m'abats pas comme ça !

Ils étaient assis côte à côte dans un coin du laboratoire. Tokito sentait ses sens lui revenir peu à peu. Déjà, bon signe, elle sentait l'intégralité de son corps. Elle repensa à ce qu'elle avait vécu ces dernières heures. Elle avait vraiment failli mourir... comment ça, elle avait vraiment failli mourir ?! Elle, Tokito, ex-Taishiro, issue d'un des plus hauts clans du Japon, qui plus est partageant le sang de Hitoki -et donc Muramasa-, et celui de Fubuki, elle avait failli mourir ? Ha, n'importe quoi ! Comment ces minables auraient pu... A ce point de la réflexion, ses pensées se perdirent. Elle revit le visage d'Akari, la première chose qu'elle avait vue en ouvrant les yeux. La chamane était réellement inquiète, elle avait réellement crû qu'elle ne pourrait pas la sauver.

Elle avait sous-estimé ses ennemis. Elle n'avait pas cherché à les connaître. Ils avaient, apparemment, plus d'un tour dans leur sac. Elle avait couru après la vérité mais n'avait accordé que peu d'importance aux obstacles alentours. Croyant pouvoir les balayer d'un revers de manche. Mais ils l'avaient surprise. Ils ne l'avaient pas affrontée frontalement, préférant l'avoir en lâche -quoi de plus lâche que d'assommer son adversaire à coup de drogues bien senties ?

Ses poings se serrèrent.

Elle aurait sa revanche. Elle le leur ferait payer au centuple. Ils allaient mordre la poussière comme jamais auparavant.

Tiens, en parlant de revanche.

-Eh, dis, lança-t-elle alors.

-Hm ?

-Tout à l'heure, quand j'étais... enfin... quand tu m'as appelée. T'as dit que j'avais encore une revanche à assurer contre toi.

« Et merde, elle a vraiment entendu tout ce que j'ai dit ? »

-Et... ?

-Bah tu me l'offres quand, cette revanche ? J'attends que ça, moi !

Elle lui adressa un sourire narquois, le regard empli de défi. Akira se contenta d'un demi-rire :

-Idiote, on t'a sauvée et toi, tu viens me parler de ta revanche ?

-C'est pas moi qui en ai parlé en premier, crétin, c'est toi ! T'avais qu'à réfléchir à ce que tu disais !

Sur ces belles paroles, une énième dispute se fit entendre. Au moins, Tokito avait repris du poil de la bête et retrouvait de plus en plus de sa personnalité caractérielle. C'était rassurant.


Du côté de Kyo et Akari

-Alors, c'est tout ce que tu as dans le ventre ? ricana Kyo en regardant son adversaire de haut.

Le hall était en grande partie détruit. Les deux auras n'avaient cessé de s'affronter et d'exploser d'un même souffle, balayant tout dans un vaste rayon. Les pierres et les gravats encombraient désormais la salle.

-Tu n'as pas progressé depuis la dernière fois et tu prétends réussir à me tuer cette fois-ci ?

Kyo partit d'un grand éclat de rire. Le début de leur combat avait été classique, coup sur coup, à esquiver, à rendre, à prendre. Daisuke avait fait preuve d'une bonne maîtrise de son sabre, néanmoins très loin d'égaler celle de Kyo. Pris également de court en vitesse, il s'était vite montré d'un niveau inférieur. Le samouraï aux mille victimes en était presque déçu. Néanmoins, à sa grande surprise, son adversaire esquissa un rictus.

-Tu n'as encore rien vu, Onime no Kyo.

Le concerné arqua un sourcil et, sans lâcher le Maître des Ombres des yeux, se prépara à une suite.

Laquelle vint rapidement.

Sur le coup, Kyo ne comprit pas d'où venait le changement d'atmosphère qu'il sentait. Puis rapidement, il vit. Les gravats et les pierres qui jonchaient le sol tremblaient. Bougeaient. Etaient soulevées du sol par une force invisible. Bientôt, elles devinrent des armes qui furent projetés dans sa direction.

Sans difficultés, Kyo esquiva la plupart d'entre elles, en trancha certaines. Il s'en sortit sans dommages. Il allait lancer un c'est tout ? quand il fut balayé par un coup invisible. Il se releva immédiatement. Que s'était-il passé ? Il était hors de portée physique de Daisuke. Qu'est-ce qui l'avait frappé sans qu'il ne l'anticipe ?

Face à son air perplexe, Daisuke partit, à son tour, dans un rire provocateur.

-Tu ne sais pas tout de moi. En vérité, tu ne sais rien. Depuis notre dernière rencontre, je ne suis plus le même. J'ai beaucoup progressé. Et tu vas goûter le fruit de toutes ces années à ruminer ma vengeance.

Son aura se déploya encore davantage. Si grande, si puissante, qu'elle souleva une bourrasque de vent à faire tomber les plus majestueux des arbres. Et alors Kyo la vit. Cette aura qu'il pouvait tordre selon sa volonté. Qui lui servait de bras supplémentaires lui permettant une allonge plus grande. Qui devait posséder une incroyable force pour soulever tout et n'importe quoi pouvant servir de projectile. En somme, une aura, extension de lui-même, qui lui servait d'arme non pas psychologique, comme beaucoup d'entre eux, mais bien physique : elle portait des coups violents et précis, utilisait son environnement comme arme de poing.

Il en était là de ses remarques et réflexions quand il sentit une nouvelle attaque de son adversaire. Il esquiva de justesse les poings invisibles et son sabre vint buter contre celui ennemi, bloquant son attaque.

-Tu n'as que deux bras, Onime no Kyo, et un seul sabre, sourit Daisuke. Je peux modeler mon aura selon ma volonté, je peux avoir autant de bras que je veux. Quant à mes armes, je crois que tu l'as bien compris : tout ce qui traîne ici m'est allié. Es-tu aussi sûr que je ne te tuerai pas cette fois ?

Kyo eut un nouveau ricanement :

-Tu rêves, répliqua-t-il en repoussant son ennemi. C'est moi le plus fort ici.

Daisuke repartit à l'assaut, combinant les attaques de son sabre à celles de son aura.

Lorsqu'Akari surgit en vue du hall, elle s'arrêta brutalement, prise de court par l'incroyable violence qui renversait tout sur son passage. Au loin, elle voyait les deux ombres qui se mouvaient, qui s'affrontaient. Elle fit un nouveau timide pas en avant et s'arrêta. Au rythme où les deux adversaires s'affrontaient, avec la force que l'un et l'autre déployait, elle le sentait : ils étaient inapprochables. Quiconque entrerait de trop près dans leur cercle risquerait de se faire déchiqueter, sans que l'on puisse savoir lequel des deux en serait responsable.

Akari ne pouvait que rester là, spectatrice silencieuse, à espérer que Kyo ait le dessus et écrase son ennemi.

Un superbe phénix déchira l'air lorsque celui-ci usa de son fameux suzaku. Daisuke tenta de repoussa l'attaque néanmoins, cette fois-ci, ni son sabre ni son aura surpuissante ne réussit à prendre le dessus. Il encaissa en se protégeant au mieux. Akari fut étonnée qu'il s'en sorte si bien rapidement, il repartit à l'assaut, détruisant tout ce qui tenait encore debout. Les pierres qu'il soulevait de ses bras invisibles lui servaient d'arme et de bouclier et sa vitesse augmenta d'un cran tandis que, dans les deux camps, les coups se faisaient plus puissants, plus brutaux.

-KYO !

Cette voix fit sursauter Akari qui aperçut, à la dernière minute, Yuya surgir d'on-ne -sait-où. Ne devait-elle pas être avec les autres ? Elle aurait été bien plus en sécurité là-bas que là.

La jeune blonde ne parut pas prendre conscience de la hauteur du combat qui se déroulait sous ses yeux. Prise dans son élan de départ, elle se précipitait, sans pouvoir s'arrêter, vers les deux combattants.

Akari courut à sa rencontre et l'intercepta au dernier moment. Se jetant sur elle, les deux femmes se retrouvèrent au sol tandis que l'aura de Daisuke le prenait pour cibles. Akari esquiva le jet de pierre, entraînant Yuya avec elle.

-Arrête, c'est moi ton ennemi, pas elles, s'écria alors Kyo.

Il déploya une force extraordinaire dans sa nouvelle attaque, recentrant l'attention de son ennemi sur lui.

Akari tira Yuya dans un coin de la pièce, assez éloigné du combat :

-Ne t'approche pas, dit-elle. Ou tu te feras tuer.

-Mais...

-C'est un combat entre Kyo et son vieil ennemi. On ne peut rien faire sinon regarder. Leur force, leur puissance, leurs coups sont si violents qu'ils rasent tout. On doit rester en retrait.

Face à l'air inquiet de la jeune blonde, la chamane ajouta, dans un doux sourire :

-J'ai confiance en Kyo. Il s'en sortira superbement bien. D'ailleurs, qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je me suis éloignée, je... j'avais peur pour Kyo.

-Les guerriers sont tous morts ?

-Eh ben... c'est là le problème justement. Apparemment, ils étaient déjà morts. L'un d'eux qui se fait appeler premier bras armé de l'ombre -Yukio, de son vrai nom- maîtrise la nécromancie, selon Mahiro. Les morts reviennent.


Du côté du reste de la Kyo-team

-Ca suffit ton petit jeu de cache-cache !

D'un habile mouvement, Yukio esquiva les shurikens qui étaient envoyés dans sa direction et se tourna vers celui qui venait de lui parler.

Campé sur ses deux jambes, sabre bien serré dans sa main, Sasuke le regardait de ses yeux froids. Le jeune ninja avait compris qu'il fallait éliminer le nécromant pour se débarrasser des morts. Et il était prêt à le faire.

Il s'était écarté du groupe, était entré dans le bâtiment en ruines qui entourait la cour intérieure. Il avait gravi les escaliers de pierre menaçant de s'effriter. Il avait cherché, partout, ce maître des morts. Et l'avait trouvé, dans une coursive délabrée, surplombant la scène de combat.

-Tu es bien jeune, pour jouer avec genre de chose, susurra doucement Yukio, en désignant, du menton, les shurikens plantés dans le sol. Ce n'est pas un gamin qui va m'effrayer.

Il y eut un court silence avant que ledit gamin ne réplique :

-Eh bien tu devrais l'être.

Yukio dégaina sa propre arme et le combat s'engagea. Tous les deux étaient rapides et agiles. Se glissant dans les moindres failles de l'un et de l'autre. Leurs armes s'entrechoquèrent, crissèrent l'une contre l'autre.

Tout à coup, un deuxième sabre attaqua par surprise. Sasuke, qui ne s'attendait pas à avoir un deuxième adversaire, esquiva mais légèrement trop tard. La lame entailla le haut de son épaule. Un guerrier au regard vide mais aux gestes terriblement précis et rapides se tenait là, arme à la main.

-J'ai autant d'alliés que j'ai de corps morts sous la main, ricana Yukio. Et toi, tu es tout seul. Alors, que comptes-tu faire ?

Ses deux adversaires chargèrent d'un même mouvement. Le jeune ninja se remit en garde, bien décidé à les cueillir l'un et l'autre comme il se doit.

Pendant ce temps, un étage plus bas, dans la cour, le reste de l'équipe continuait de repousser les guerriers qui se relevaient sans répit. Le nécromant était donc toujours dans le coin puisque sa magie était plus qu'effective. Yukimura remarqua l'absence de Sasuke et il esquissa un sourire. Il saura se débrouiller à merveille. Il en était certain.

Dans un coin un peu à l'écart du groupe, Luciole s'amusait avec ses guerriers, leur faisant prendre feu les uns après les autres et les regardant se consumer d'un air perdu.

-C'est pas drôle, fit-il soudainement remarquer, les miens ne se relève pas.

A ces mots, plusieurs têtes se tournèrent vers lui.

-Mais bien sûr ! s'écria Shinrei. Il faut brûler leurs corps ! Sans corps, ils ne peuvent pas revenir. Keikoku, il faut que tu brûles tous les cadavres au sol avant qu'ils ne se relèvent !

-Et si j'ai pas envie ?

-Gnnnn... mais c'est pas le moment de dire que t'as pas envie !

-T'avais qu'à apprendre à maîtriser le feu, pas l'eau.

-Keikoku !

-Et puis j'aime pas quand tu m'appelles comme ça.

-Allez Luciole, intervint Bontenmaru. C'est pas le moment d'étaler votre amour fraternel. Crame-nous tout ça, qu'on en finisse.

-Oh oui, un merveilleux feu de joie ! s'exclama Yukimura tout excité.

Et c'est ainsi que les cadavres commencèrent à être systématiquement brûlés, empêchant leur énième retour.


Du côté d'Akira et Tokito

Tokito avait mis fin à leur dispute en disant qu'ils pouvaient pas s'attarder plus longtemps pendant que les autres étaient en train de se battre. Sûre de l'état de ses jambes, elle se releva, un peu brutalement, chancela, prise d'un léger vertige, et ce fut Akira qui la stabilisa. Elle se dégagea de son contact physique, se maudissant elle-même de sa faiblesse. Non mais, franchement ! Comment avait-elle pu en arriver là ? En plus, s'il y avait bien une personne face à laquelle elle ne voulait pas se montrer faible, c'était Akira. Si elle voulait lui faire mordre la poussière en guise de revanche à leur précédent combat... puis il y avait aussi une sorte d'honneur personnel. Elle ne voulait pas qu'il puisse penser qu'elle était fragile. Peut-être parce qu'elle savait qu'il n'aimait pas les gens faibles.

-Si tu nous avais écoutés, tu ne serais pas dans cet état, soupira le samouraï face à l'entêtement de la jeune Mibu de prouver qu'elle pouvait parfaitement s'en sortir seule.

-Si je vous avais écoutés, je n'aurais jamais eu le fin de mot de toute cette histoire, répliqua la concernée.

-Mais tu n'aurais pas bêtement risqué ta vie.

-Bêtement ?! J'te permets pas de juger...

Akira l'interrompit avant qu'elle ne balance une nouvelle injure en se penchant vers elle et en l'embrassant doucement. Elle resta figée, ne se débattit pas, hésitante sur la conduite à tenir. C'était si soudain, si rapide. Elle ne pouvait pas le nier : il lui plaisait. Depuis longtemps. Elle l'avait suivi toutes ces années, avait appris à le connaître, elle l'avait secrètement admiré puis l'avait secrètement aimé. Elle avait tenté d'occulter cette part d'elle, ne criant que pour sa revanche. Persuadée que, de toutes les façons, il n'y avait rien à attendre de ce côté-là. Certes, il donnait l'air d'avoir fini par l'accepter à ses côtés. Parfois même, ils s'entendaient plutôt bien. Malgré leurs disputes et leurs mauvais caractères, les choses se passaient bien. Mais rien de plus.

Et là

Et là il l'embrassait ?!

Elle sentit son cœur battre plus vite, plus fort. C'était comme un étrange rêve. Un moment dont elle avait toujours rêvé mais dont elle s'était toujours persuadé qu'il n'arriverait jamais.

Le baiser ne dura que quelques secondes.

Mais elle avait l'impression que c'était l'éternité.

-Ne me fais plus jamais une peur pareille, compris, ordonna Akira lorsqu'il se détacha d'elle. J'ai pas envie de te perdre.

Son ton était étrangement doux et Tokito sentit ses joues s'empourprer. Elle n'avait plus de mots, ne savait plus quoi répondre. Elle se sentait troublée au plus haut point. Elle avait envie de l'étreindre, de l'embrasser en retour mais elle avait conscience que si elle faisait ça, ils risquaient de se perdre l'un et l'autre, d'en oublier le sens des réalités -à savoir qu'ils étaient en plein territoire ennemi et que leurs amis se battaient contre des adversaires dont ils ne connaissaient rien.

De son côté, Akira n'était pas en reste. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il avait fait ça. Il ne se serait jamais imaginé faire une telle chose. Même si c'était sans doute le geste le plus sincère qu'il ait pu avoir envers elle. Il avait fini par se l'avouer, qu'il tenait énormément à elle et qu'elle était devenue plus qu'une simple compagne de voyage ou une amie. Tout ce temps à voyager non plus en solitaire mais en sa présence avait fini par forger des liens. Tokito était capricieuse, caractérielle, un poil sadique, toujours un peu gamine, bornée. Mais il l'avait vue changer, évoluer. Il avait appris à la connaître. Il avait vu la jeune femme perdue qui se cachait derrière son masque. Celle qui doit porter un passé trouble qu'elle a du mal à assumer, celle qui s'est retrouvée orpheline tout juste après avoir appris la vérité sur sa famille. Il avait compris qu'elle ne faisait que chercher sa voie, dans ce monde de fous. Surtout, qu'elle cherchait un endroit où elle était acceptée. Malgré ses airs de dure, il savait qu'elle avait grand cœur. L'épisode de l'auberge qui les avait tous précipités en ce lieu en était la preuve flagrante. Alors, il n'en ressentait que plus d'affection pour elle.

Elle lui prit doucement la main, la serra dans la sienne. Il se laissa faire. Il ne s'était jamais trop demandé si ce qu'il ressentait était réciproque. Sans doute parce qu'il n'avait jamais pensé qu'il puisse le lui dire ou le lui faire comprendre un jour.

-Viens, on y va, dit-elle d'un ton posé. Allons aider les autres et sortons d'ici.

De son pouce, elle caressait doucement le dos de la main d'Akira. Celui-ci lui fit un sourire -ceux dont il avait le secret, qui le rendaient complètement irrésistible :

-On te trouve une arme avant. Je suppose qu'ils ont pris ton sabre.

A ces mots, Tokito réalisa que, oui, ils lui avaient pris son arme. Evidemment, ils n'allaient pas laisser une ennemie armée !

-Merde, ces sales minables !

-Eh mais t'en as pas marre de jurer ?!

-Pff t'aimerais pas que je sois différente.

Il eut un rire amusé et, ensemble, main dans la main, ils remontèrent le laboratoire, passant de salle en salle jusqu'à l'unique porte d'entrée. Une fois revenus dans la première pièce, un petit bureau calé dans un coin attira le regard de Tokito. Elle lâcha la main d'Akira pour voir de plus près. Parmi le fatras de feuilles en tout genre, il y avait un carnet à la couverture de cuir. Elle l'ouvrit. Les pages étaient annotées de toutes parts, des termes d'un jargon que Tokito avait du mal à saisir.

-Qu'est-ce que c'est ?

-J'sais pas, un carnet de notes on dirait. Mais y'a des trucs super scientifiques, je comprends pas trop. Pourtant, y'a peut-être des trucs importants.

-Pour... ?

-Pour en savoir plus. Sur eux. Et pour disculper Keichi. Celui qui a plaidé coupable alors qu'il ne l'est pas, ajouta-t-elle, pour préciser.

Tokito Mibu qui se bat pour disculper un innocent. Vraiment, ces vacances seraient à marquer d'une pierre blanche.

-Peut-être qu'Akari comprendra tout ça, reprit la jeune femme, on l'embarque.

-Hein ?!

-Bah quoi ? C'est pas vraiment du vol, juste un emprunt. Puis en fait, on s'en fout, c'est tous une bande de connards, j'ai aucune compassion à avoir pour eux !

-Je me demande franchement qui t'a appris à jurer autant, répondit Akira, d'un air faussement désespéré.

Il se reçut une frappe derrière le crâne avant que Tokito ne le tire par le bras pour reprendre leur route. Il rouspéta un peu, elle rit -il aimait entendre son rire- et, prudemment, ils sortirent du laboratoire. Personne en vu. A croire que personne ne s'attendait à ce qu'ils parviennent jusqu'ici et à ce que Tokito soit toujours en vie. Ou alors était-ce un piège ? Akira préférait ne pas sous-estimer leurs ennemis.

Ils avançaient, pas à pas, sens aux aguets.

Ils explorèrent silencieusement les lieux. Tokito se sentait vulnérable, sans ses cartes ni un sabre. En plus, celui qu'elle avait était le petit sabre Muramasa qui avait été remis à Yuya et qui avait été utilisé en lieu et place du Hokutoshichisei lors de l'affrontement final contre l'Ex-Roi Rouge. Yuya lui avait dit qu'elle pouvait le garder, qu'il lui serait bien plus utile qu'à elle. Déjà parce qu'elle ne maniait pas le sabre, préférant ses armes à feu. Et surtout parce que Tokito était la plus à même de le maîtriser, puisqu'elle partageait le sang de Muramasa. Julian l'avait retapé à sa façon et depuis, elle avait pris l'habitude de s'en servir -même si, elle devait l'avouer, elle n'avait plus tellement d'occasions d'utiliser son sabre depuis la chute du clan Mibu.

Certes, ce sabre n'égalait pas son ancien Hokutoshichisei, néanmoins, elle y tenait. L'idée qu'il puisse être entre les mains de ces stupides minables sans cervelle l'énervait au plus haut point.

Ils passèrent devant des pièces vides, des couloirs délabrés, loin d'être rénovés, avant de se retrouver face à une impasse. Un mur se dressait face à eux, muet, impassible -un mur, quoi.

-Merde ! Me dis pas qu'on est venus jusqu'ici pour rien !

Akira s'approcha, effleura le mur des doigts. Il y avait quelque chose de pas normal. Il sentait des choses qu'il ne parvenait pas à analyser.

-Il doit y avoir une porte dérobé ou autre truc dans le genre, répondit-il, concentré. Ce mur n'est pas normal. Je suis sûr qu'on trouvera des choses derrière.

Il fit courir ses doigts sur la surface lisse, à la recherche d'une anomalie, d'un mécanisme à enclencher.

-Ben y'a qu'à le démolir, alors, proposa Tokito dans un haussement d'épaules.

Ni une ni deux, le mur eut son compte. Vraiment, la jeune Mibu récupérait bien vite. Akira se fit rapidement la remarque qu'il valait quand même mieux l'avoir dans son camp que contre soi.

« Cette fille est flippante, quand elle veut. »

-Et alors, tu comptes prendre racine ici ?

Voyant qu'il ne bougeait pas, absorbé par quelques pensées, Tokito prit le bras d'Akira en l'entraîna derrière elle.

-T'es vraiment bourrin, fit remarquer le samouraï.

-Pfff, minable.

-On va dire que ça fait partie de tes côtés attachants malgré tout, ajouta-t-il dans un sourire.

-Tsss...

Elle eut un sourire narquois avant de reprendre la main d'Akira dans la sienne et d'accélérer le pas :

-Allez, on n'a pas toute la vie pour percer les mystères de ce lieu !

Ils traversèrent un couloir sombre,descendirent des escaliers avant d'arriver face à une porte qui s'ouvrit dès qu'ils poussèrent. Ils se retrouvèrent dans ce qu'ils analysèrent comme une vaste morgue. Des corps, rudement bien conservés, étaient empilés dans tous les coins.

-C'est quoi cet endroit... ?

L'un comme l'autre restèrent sans voix face au spectacle qui s'étendait devant eux. Des tables d'examen et autres mobilier scientifico-médical égayaient la vaste pièce. Tokito repéra une petite porte à l'autre bout et s'y dirigea, Akira sur ses talons. Elle dû la forcer un peu pour qu'elle s'ouvre (en gros, elle lui a un peu fait subir le même sort que le mur, pauvre porte). Le lieu était plus exigu, un bureau de travail, des cartes accrochées, semblables à des plans de bataille. Surtout, des armes entreposées au fond. Par un heureux hasard (ou twist narratif), Tokito y retrouva ce qu'on lui avait volé. De son côté, Akira était tout concentré à ce qui était accroché au mur. Des doigts, il suivait les punaises qui étaient disposées sur la carte. S'il se fiait à ses sens, ça avait tout l'air d'être des plans stratégiques. Mais ses yeux du cœur ne lui permettaient pas d'en savoir plus, puisqu'il ne pouvait pas réellement lire cette carte.

-C'est Edo.

Tokito s'était approchée silencieusement de lui.

-C'est une carte d'Edo, reprit-elle. Et là, à côté... le palais.

-Le palais ?

-Celui du Shogun, à Edo.

-Notre type a des vues sur Edo ?

-Ces cartes correspondent à un truc qu'ils appellent « Opération Enfer ». C'est écrit, en guise de légende.

-Qu'il s'intéresse à la capitale ne présage rien de bon...

-Ouais... on prends ça aussi, on les étudiera plus attentivement dès qu'on sera sortis d'ici !

Elle détacha les cartes du mur et les étala sur un plan de travail. Elle se saisit d'un pinceau et trouva de l'encre et entreprit de faire un point sur l'emplacement de chaque punaise qu'elle retirait. C'était bien plus pratique pour le transport, sans ces punaises.

Ils firent le chemin en sens inverse. Tokito demanda s'il fallait remettre la porte mais Akira fit remarquer que, vu son état, la remettre ou pas n'y changerait pas grand-chose.

Lorsqu'ils revinrent dans le couloir d'où ils étaient venus, Tokito sentit en premier le danger qui leur tombait dessus. Sans avoir le temps de dégainer son arme, elle para l'attaque qui leur était destinée. Akira réagit sans plus attendre et contre-attaqua. Leur adversaire fit quelques agiles bonds en arrière pour esquiver tandis que toute l'atmosphère se refroidissait sous l'aura dégagée par le samouraï.

Tokito reconnut immédiatement celle qui leur faisait face. Atsuko leur souriait, nonchalante :

-T'es toujours en vie, toi ? T'es vraiment coriace, pour une gamine. J'aurais dû revoir les doses de mon mélange et te tuer plus vite.

La jeune Mibu allait répliquer mais Akira fut plus rapide :

-Qui que tu sois, tu vas payer pour ce que tu as fait à Tokito.

Le combat s'engagea. Puissant, violent. A deux contre une.


Du côté de Kyo, Yuya et Akari :

Si l'affrontement avait semblait égalitaire dans un premier temps, Kyo commençait à reprendre le dessus. Après une phase d'analyse des mouvements et habitudes de son adversaire, il avait décidé de déployer, à son tour, sa véritable puissance. Il était devenu plus rapide, ses coups s'étaient faits plus brutaux, ne laissant aucun répit à son ennemi.

L'aura de Daisuke lui assurait une protection efficace. Néanmoins, il commençait à se sentir dépasser par la rapidité du samouraï aux yeux rouges. Les coups pleuvait et il ne pouvait tous les éviter à la fois. Ses contre-attaques paraissait faibles, en comparaison de ce qu'il subissait. Puisant dans sa rage, il continua malgré tout de se battre avec ardeur. Il ne comprenait pas d'où Kyo tirait une telle puissance. A croire qu'elle était sans limite. Chaque fois qu'il pensait prendre le dessus, son ennemi lui prouvait le contraire, meilleur que lui sur tous les points.

Yuya et Akari étaient toujours présentes, spectatrices de ce ballet de coups et de sabre.

-Kyo va gagner, murmura la jeune blonde, hypnotisée par la scène qui se déroulait devant elle.

-Evidemment. Kyo gagne toujours.

Tout à coup, sans prévenir, l'aura de Daisuke sembla changer de cible et elle balaya en direction des deux femmes de lourdes pierres aux bords tranchants.

-ATTENTION !

Akari parvint à s'écarter de la trajectoire, emportant Yuya avec elle. Mais les choses se passèrent rapidement, si rapidement que personne ne vit rien venir.

Tandis qu'elle roulait au sol, évitant de justesse les pierres lancées dans leur direction, Yuya sentit soudainement qu'on l'attrapait par la gorge. Son cri s'étouffa au fond de sa poitrine et son corps fut traîné, comme une simple poupée, sur quelques mètres.

-YUYA !

Akari tenta de la rattraper mais trop tard. La jeune blonde se sentit soulevée par une force invisible qui l'empêchait de respirer. Ses pieds ne touchaient plus le sol, elle était portée comme si elle ne pesait rien, ses poumons lui brûlaient tandis que la main invisible resserrait sa prise sur sa gorge.

-Tu fais un pas de plus, Onime no Kyo, et je tue cette fille, prévint Daisuke, d'un ton glacial.

-Quoi mais quelle lâcheté de s'en prendre à Yuya ! s'exclama Akari.

Le regard de Kyo se durcit encore davantage, le rouge de ses yeux parut plus flamboyant, attisé par une colère sans nom.

-Tu fais une grave erreur en t'en prenant à Planche-à-pain, se contenta-t-il de répondre.

Et il disparut. Ou du moins c'est ce que crut Daisuke pendant une fraction de seconde. Avant de réaliser que le samouraï ne s'était pas évaporé il s'était simplement précipité vers lui avec une vitesse telle qu'il ne parvenait pas à le suivre.

Il porta un premier coup qui atteignit son adversaire en plein sur le flanc -celui-ci hurla- avant de fendre l'air d'un second coup. Son sabre rencontra l'aura de Daisuke et l'impact entre les deux créa un souffle qui renversa Akari, laquelle ne s'y attendait pas. Comme il aurait tranché un bras invisible, l'attaque de Kyo rompit ce qui retenait Yuya.

Cette dernière chuta au sol, toussant, respirant à grande peine. Tandis qu'Akari s'approchait d'elle, Kyo était bien décidé à en finir. Un nouveau phénix fendit l'air, plus rapide, plus puissant que le précédent. Il transperça les défenses de Daisuke, celui-ci hurla tandis qu'il encaissait l'attaque. Les dernières choses du hall qui n'avaient pas été détruites le furent dans l'instant.

Lorsque le calme revint, à la grande surprise des membres de la Kyo-team, Daisuke se releva péniblement.

-T'es coriace, ricana Kyo. Mais ça ne suffira pas.

Daisuke eut une grimace de douleur suivie d'un rictus qu'il se força à afficher, malgré tout son corps souffrant.

-On n'en a pas encore fini.


Du côté de Sasuke

Il était parvenu à vaincre le mort mais celui-ci se relevait indéfiniment. Le jeune ninja attaqua plus fort, plus vite, il savait qu'il devait tuer le nécromant pour se débarrasser du cadavre ambulant. Néanmoins, Yukio se servait de ce pantin en bouclier, l'empêchant de s'approcher de trop près.

-Eh bien, besoin d'un coup de main, mon p'tit Sasuke ?

Yukimura fit son apparition, tout sourire. D'un commun accord silencieux, le maître et l'élève attaquèrent ensemble. A deux contre deux, le combat était bien plus équitable.

-Eh, toi, commença le Sanada en s'en prenant directement à Yukio, sache que tes guerriers morts-vivants, on les a cramés jusqu'au dernier. Déso pas déso, mais t'es foutu.

-Oh, vous avez trouvé un moyen de vous débarrasser d'eux ? Aha, intéressant. Mais ces corps ne sont pas mes seuls corps. Ils ne sont que la première génération de mes expériences. J'ai encore bien d'autres ressources.

Yukio afficha le rictus du vainqueur tandis qu'il bloquait l'attaque simultanée de ses adversaires. Le combat continua sans répit, sabre contre sabre.

Ecoutez

Yukio repoussa ses adversaires et s'interrompit, une fraction de seconde.

On se retire.

C'était la voix du Maître des Ombres qui résonnait dans sa tête. Un pacte avait lié celui-ci à ses deux plus fidèles sujets, ses deux bras armés, Yukio et Atsuko. Ainsi liés, ils pouvaient communiquer à distance à tout instant.

Le nécromant se demanda pourquoi le Maître leur demandait de battre retraite. Ca n'annonçait rien de bon, tout ça. Néanmoins, il n'aurait jamais eu l'idée de désobéir. Daisuke savait ce qu'il faisait. S'il leur disait qu'il fallait partir, ils partaient. Fin de la discussion.

Yukio envoya son pantin en une ultime attaque sur les deux samouraïs. Et, sourire aux lèvres, laissa tomber des fumigènes. La dernière phrase qu'entendirent Sasuke et Yukimura fut un :

-On se reverra bientôt.

Surpris par le nuage de fumée, ils ne parèrent l'attaque du mort qu'à la dernière minute. D'un geste rageux, Sasuke le tua, une fois encore. Et le corps tomba au sol. Il ne se releva plus. Yukio n'était plus là.


Du côté de Tokito et Akira

Atsuko aussi, avait entendu la voix du Maître résonner dans sa tête. Elle devait bien l'avouer, ces deux-là s'en sortaient bien mieux que ce qu'elle avait imaginé. L'ensemble du couloir était recouvert de glace, plusieurs fois, elle avait évité de justesse d'être immobilisée par le froid mordant. Quant à Tokito, malgré le manque d'un deuxième sabre qui lui aurait permis de déployer l'ensemble de ses techniques, elle s'en sortait on ne peut plus bien. Secrète volonté de montrer à Akira ce qu'elle valait qui l'animait, outre la rancoeur pour celle qui avait failli la tuer.

Atsuko retrouvait ces mouvements agiles et rapides qu'elle avait déjà testés la veille, dans le jardin de l'auberge. Lorsqu'elle l'avait attaquée à visage couvert.

L'appel du Maître l'agaçait. Elle commençait à bien s'amuser avec ces deux-là. Ils étaient d'intéressants adversaires. Mais elle ne pouvait pas ne pas obéir. Ils avaient fait un pacte. Yukio et elle lui avaient promis fidélité et loyauté.

Elle eut une grimace agacée tandis qu'elle reculait d'un pas pour échapper à la glace qui l'avait prise pour cible.

-Han, les larbins de Kyo ne sont pas si nuls, ricana-t-elle. Mais il semblerait que je doive vous laisser.

-SALE MINABLE TU T'EN SORTIRAS PAS COMME CA !

Tokito allait se précipiter derrière elle, prête à déployer toute la vitesse nécessaire pour la rattraper et lui foutre la raclée du siècle. Mais soudainement, elle fut prise d'une sorte de vertige, semblable à ce qu'elle avait ressenti lorsqu'elle avait fait face à Daisuke. Son corps était étrangement engourdi, bien moins vif que l'instant d'avant. Prise dans son élan de course, ses jambes ne suivirent pas et elle chuta. Atsuko disparut bien vite de son champ de vision.

Akira se précipita vers la jeune Mibu :

-Eh, ça va ?

« Merde, comment ça se fait que je me sois vautrée lamentablement comme ça ?! Devant lui, en plus. Mais qu'est-ce qu'il va penser... je-ne-suis-pas-faible ! »

-Je t'interdis de te moquer ! s'écria-t-elle, en colère et gênée.

Il s'accroupit à côté d'elle et la prit doucement dans ses bras :

-Je n'allais pas me moquer. Je sais ce que tu as ressenti. Je l'ai ressenti aussi. Comme si tout ton métabolisme n'était plus sur le même rythme. Je ne sais pas comment elle a fait ça.

Tokito le regardait, surprise. Elle ne répondit rien. Ils se relevèrent. La sensation de ralenti n'avait été que fugace. A présent, ils se sentait parfaitement bien l'un et l'autre. Et Atsuko avait disparu.


Du côté de Kyo, Yuya et Akari

Le rictus de Daisuke leur restait en mémoire. Il avait préféré fuir plutôt que d'affronter sa fin. Son aura s'était mise à briller, l'avait enveloppé et il s'était évaporé. Il y eut un instant en suspend. Tous regardaient le point où se tenait, quelques secondes plus tôt, leur ennemi.

Yuya fut la première à briser l'immobilité de la scène. Elle se précipita vers Kyo :

-Est-ce que ça va ?

-T'es blessée ?

-Non, ça va, tu m'as sauvée. Merci.

Elle lui fit un sourire rassurant. Kyo afficha un mine réellement soulagée. C'était rare, une telle expression sur son visage. Loin des sourires narquois qu'il aimait lui adresser pour l'embêter.

-Tu l'as vaincu bien comme il faut ! constata Yuya dans un petit rire.

-Non. Il ne s'avouera pas vaincu. Il a prit la fuite pour une certaine raison. Sans doute pour mieux revenir.

Un lourd silence tomba. Kyo n'avait pas lâché son sabre. Prêt à une nouvelle attaque, si le repli de son ennemi n'était qu'un piège. Mais rien ne vint.

-Bon allez, montre-moi tes blessures, je vais te soigner ! déclara Akari en s'approchant. Puis je vais soigner les autres aussi. Et je vais apprendre pleeeein de nouveaux secrets, hihi.

« On ne la changera jamais », songea Yuya, amusée.


Alors, alors, alors ? Des avis ? :3 Ca fait toujours plaisir !

Et normalement, on devrait avoir la réponse sur la taille de Tokito dans le prochain chapitre (oui, Luciole n'oublie pas ce genre de question) :p