Hellooooo tout le monde !
Voici un petit chapitre 17 sur le départ vers Edo et les dernières choses à régler à Kyoto. J'espère qu'il vous plaira :)
AlexHM : Aha, contente si j'ai réussi à te faire rire à la fin ! Finalement, en la relisant, je l'aime bien aussi cette partie en italique Merci pour ta review !
Neliia : Contente si ce chapitre tout romantique t'a plu ! Tokito est plus prête que jamais à tous leur démonter la face, héhé.
Bonne lecture !
La lueur du jour qui filtrait à travers la fenêtre réveilla Tokito. Il était tôt elle n'avait pas beaucoup dormi mais ne se sentait pas lourde de fatigue pour autant.
Lorsqu'elle battit des paupières, elle s'aperçut qu'elle était toujours blottie contre Akira, lequel dormait, ses bras l'entourant affectueusement. Elle l'observa un moment, dans la faible clarté du matin. Il perdait tout de son assurance et son arrogance habituelles, lorsqu'il dormait. Bien sûr, elle trouvait ses éternels airs suffisants, bien qu'agaçants, terriblement craquants. Néanmoins, elle appréciait également de le voir ainsi, presque semblable à un jeune garçon innocent.
Elle eut une légère moue et arqua un sourcil.
Lui, un garçon innocent ? Il en était bien loin. Mais après tout, aucun d'entre eux ne l'était. Tous avaient plus ou moins de sang sur les mains et avaient connu un passé trouble, empli de violence. Puis, elle n'aurait sans doute jamais aimé un homme aussi innocent qu'un ange. Parce qu'un être innocent ne l'aurait pas vaincue comme il l'avait fait. Elle ne l'aurait pas remarqué. Elle ne l'aurait pas admiré. Ne l'aurait pas envié.
Léger sourire aux lèvres, elle passa doucement une main dans les cheveux de son amant. Celui-ci eut comme un grognement et vint enfouir son visage dans son cou, serrant un peu plus fort son corps dans ses bras. Ils restèrent ainsi enlacés un moment. Tokito appréciait la course du soleil levant par la fenêtre tout en veillant Akira, qui profitait encore de sa nuit de sommeil dans les bras de sa belle.
-Arrête, tu fais n'importe quoi, tu oublies la moitié de tes affaires !
-Oh merde, merci Mahiro.
Ces voix empressées provenant du couloir firent se redresser Tokito, qui tendit l'oreille et entendit bientôt un bruit de chute suivi d'un cri et d'autres sons étranges.
-Putain, j'suis sûre cet abruti de Tigre s'est gamelé dans les escaliers, murmura-t-elle.
-Très étonnant, tiens, répondit Akira dans un sourire.
Le regard de Tokito se reporta sur le samouraï et elle vint se rallonger près de lui. Elle se sentait bien avec lui, dans cette bulle qui n'appartenait qu'à eux. Un instant de douceur avant de plonger de nouveau la tête la première dans le monde violent qu'ils avaient toujours connu.
-Pff, je sais pas si on va survivre, avec une bande de bras cassés comme ça, fit-elle remarquer.
-J'espère que tu ne comptes pas Kyo dans ta liste de bras cassés.
-Oh, c'est vrai, j'avais oublié que j'étais avec sa groupie numéro un, ricana-t-elle en passant une main sur le front du jeune homme, dégageant les mèches de cheveux qui tombaient sur ses yeux toujours clos.
-Ce n'est pas être une groupie que de reconnaître la vérité et accepter que Kyo, c'est le plus fort, répondit-il d'un ton très sérieux, avec d'esquisser un sourire en coin.
La voix stoïque de Luciole, en provenance du couloir, les interrompit :
-Ca fait mal de se prendre le coin des marches dans la tête.
-Tu crois que j'avais besoin que tu le fasses remarquer ? gémit Tigre.
-Tu es incroyablement maladroit, soupira Mahiro. La précipitation n'apporte jamais rien de bon.
Il y eut un petit silence du côté de Tokito et Akira. Avant que ce dernier ne reprenne :
-Bon, t'as peut-être raison, est quand même mal barrés.
-Evidemment que j'ai raison ! répliqua la blonde.
Elle l'embrassa sur le front et se redressa, lui tournant le dos. Il l'imita et l'entoura de ses bras. Elle savoura la chaleur de son corps et le sentit poser le menton sur son épaule :
-Ne prends pas la grosse tête non plus.
-Jamais, tu me connais.
Ils rirent tandis qu'il caressait doucement la peau de son ventre.
-Je t'aime, murmura-t-il.
Elle eut un sourire. Ces simples mots lui donnaient encore plus de rage et de force à aller affronter leur avenir et l'ultime combat à venir. Elle se sentait prête à tous les mettre au tapis pour venger ce qu'ils leur avaient fait au château Kuru, pour venger aussi Yoko, qui n'avait même pas eu droit à une mort digne de ce nom -par le combat équitable et les armes. Elle posa ses mains sur celles d'Akira et les serra :
-On est mal barrés mais tu as quand même intérêt à survivre.
Sa façon à elle de lui dire combien elle tenait à lui.
Le pâle soleil et l'air frais matinal cueillirent la petite troupe lorsqu'ils quittèrent l'auberge. Ils avaient rendu les clés, Yuya s'était assurée auprès de la réceptionniste que tout irait bien, que les récents événements n'allaient pas lui causer plus de tracas qu'ils n'en avaient déjà causé.
Ni Tokito ni Akira n'avait lâché un mot sur ce qui s'était passé la veille entre eux et sur leur nuit. Mais au vu des regards absolument pas discrets que leur lançait Tigre de temps à autres, certains devaient se douter de quelque chose.
Néanmoins, personne n'eut le temps de les embêter car Kyo prit les directives :
-Nous devons aller à Edo, en espérant arriver avant Daisuke, pour prévenir le Shogun et la population.
-Je vais contacter mes guerriers, nous auront besoin de renforts, déclara Yukimura.
-Il faut que je retourne au château, affirma Akari. J'ai lu le carnet toute la nuit et je crois que j'ai compris de quoi il retourne. Ca fait plusieurs années qu'ils mènent des expériences à partir du sang et de la génétique. Puisque certaines capacités, certains dons et certaines prédispositions se transmettent par le sang, ils ont essayé de réunir plusieurs héritages génétiques, sans doute dans une quête de pouvoir toujours plus grand. Je pense que c'est pour ça qu'ils se sont intéressés à toi qui tu t'es intéressée à eux, continua-t-elle en se tournant vers Tokito. Parce que tu es une Mibu et la descendante de Muramasa, que tu partages son sang. S'ils l'avaient pu, ils se seraient bien aussi occupés de Kyo, mais ils n'en ont pas eu l'occasion.
-Oh merde, des savants fous, manquait plus que ça, murmura Yuya.
-Leurs expériences ont abouti ? interrogea Bonten, soucieux.
-Je ne sais pas. C'est pour ça que je dois retourner au château, voir ce qu'il reste, si je peux trouver des indices concernant ces expériences. Si jamais ils sont arrivés à un truc concluant, fort à parier que la prochaine fois qu'on les croisera, ils seront plus fort qu'hier.
Un court silence plana avant que Kyo ne le rompt :
-D'accord. Yukimura et Sasuke, vous allez à la rencontre des guerriers Sanada. Akari, tu vas au château, mais pas seule.
-J'irai avec toi, répondit Shinrei.
-Nous autres, reprit Kyo, on rejoint le plus vite possible Edo.
Sur ce, ils se séparèrent. Yukimura et Sasuke partirent de leur côté tandis qu'Akari et Shinrei se pressaient de rejoindre le château.
-Partez devant, j'ai une dernière chose à faire ici, dit alors Tokito, en s'éloignant.
-Eh, où tu vas ? s'exclama Tigre.
-J'en ai pas fini avec Kyoto. Il y a encore un innocent qui croupit dans les geôles et qui est à deux doigts de perdre sa tête. Je vous retrouve à Edo.
-Tokito, tu es sûre que... commença Yuya.
-Je viens avec toi. Tu serais capable de te perdre en quittant Kyoto, déclara Akira dans un sourire narquois.
-J'ai un très bon sens de l'orientation, môssieur !
-Ce n'est pas ce qu'ont les mois qu'on a passés à voyager ensemble.
-Hein ?! Mais ! Va te faire voir !
Ils s'éloignèrent en se disputant, ce qui ne surprenait plus personne. Bientôt, ils tournèrent dans une rue et disparurent du champ de vision du reste de la bande.
-Y a-t-il quelqu'un ici pour me dire qu'il n'y a rien entre eux ? demanda Tigre, en plissant ses petits yeux.
-Je suis contente pour eux, répondit doucement Mahiro, en prenant sa main dans la sienne.
Elle ne lui avait pas dit que si elle avait osé lui parler, lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, c'était grâce à Tokito. Elle ne pouvait qu'être heureuse pour elle si elle aussi, parvenait à trouver sa voie vers le bonheur.
Bontenmaru eut un sourire. Il avait vu Akira grandir, évoluer, progresser. Il avait suivi presque chaque grande étape de sa vie, comme un grand frère. Il savait qu'un jour, il trouverait une personne qu'il aimerait plus que les autres. Puis Tokito, malgré son sale caractère et ses pulsions violentes était quelqu'un de bien, au fond. Alors le colosse ne pouvait que partager l'avis de Mahiro sur la question.
-Akira n'est pas mon élève pour rien, ricana Kyo. Evidemment que ça allait arriver.
-Bon allez, on aura tout le temps de les embêter là-dessus quand on les reverra ! déclara Kyoshiro. Allons-y !
-ATSUKO, QU'EST-CE QUE TU FOUS ?
La jeune femme se planta devant un Daisuke rouge de rage. Son regard très calme et froid se planta dans celui du Maître des Ombres.
-Je t'ai dit que la phase expérimentale n'était pas encore terminée. C'est trop dangereux.
-La dernière fois, c'était plutôt concluant, non ?
-Oui. Mais une fois ne veut pas dire que le produit est sans danger. Il faut répéter l'expérience à intervalles réguliers et ne constater aucun effet secondaire dangereux dans un laps de temps court et un laps de temps long.
La voix d'Atsuko était calme, posée, presque mécanique. Yukio s'était souvent demandé comment cette femme pouvait être aussi flegmatique, même dans des situations tendues.
-On n'a pas le temps ! éructa Daisuke.
Il était assis contre les parois d'un laboratoire souterrain, l'un de ces laboratoires de secours qui avait été prévu dans le cas où le château tomberait.
Atsuko resta silencieuse, regard baissé vers l'homme qui ne digérait pas cette nouvelle défaite face à Kyo.
-Prépare le produit.
-Ce n'est pas...
-Je me fous de savoir si c'est sécurisé ou pas ! Ce... ce sale démon... je vais le réduire à néant une bonne fois pour toute.
Son poing se crispa et ses dents grincèrent. Son aura refléta sa rage et sa haine, motrices de nombe de ses activités et combats.
-Je les réduirai tous en cendres. Lui, toute sa sale bande, et surtout sa blondinette à laquelle il semble tant tenir.
Atsuko ne bougea pas. Impassible.
-Apporte le produit, prépare la seringue, c'est un ordre.
La jeune femme jeta un regard à Yukio, lequel eut un haussement d'épaules. Puis elle obtempéra dans un soupir contenu.
L'homme qui les accueillit était seul, derrière son bureau de bois. Il salua poliment les deux nouveaux venus.
-Oui c'est pour ? Une plainte ? Un signalement ? Des informations ?
Ni Tokito ni Akira ne prit la peine de s'asseoir. Et la blonde répondit, du tac au tac :
-C'est à propos de l'homme que vous avez arrêté suite à l'assassinat de Yo... Eiko Tôga.
L'homme réfléchit un court instant puis :
-Ah, la sordide histoire d'empoisonnement dans une auberge ?
Acquiescement de la part des deux interlocuteurs.
-Oui, et... ?
-Cet homme est innocent.
L'officier les regard avec curiosité, se cala dans son siège, l'air dubitatif mais pas fermé. Tokito sentit qu'ils étaient tombés sur quelqu'un qui pouvait leur faciliter la tâche.
-Vous ne pouvez pas condamner un innocent.
-Vous avez des preuves ?
-J'ai entendu le meurtrier d'Eiko se vanter de son crime, répondit la blonde, en repensant à sa confrontation avec Daisuke, les révélations, ses provocations.
-Ce n'est pas une preuve. Seulement un témoignage qui peut, par ailleurs, s'avérer faux.
-Le véritable coupable se nomme Onihiro Daisuke, reprit Akira. Ce nom ne vous est sans doute pas étranger. Il a, par le passé, trempé dans nombre de combines et de trafics tous plus illégaux les uns que les autres.
-Daisuke a disparu de la circulation après Sekigahara, répondit calmement l'homme.
-C'est ce que tout le monde croyait. Mais il est toujours là. Il s'est établi au château Kuru. N'avez-vous jamais entendu les effrayantes rumeurs qui courent à propos de ce lieu depuis quelques années ?
-Les rumeurs ne sont pas des preuves.
Tokito commençait à s'énerver et Akira le sentait. Il exerça une petite pression sur son poignet, pour lui signifier de se contenir. Ce n'était pas le moment d'exploser, cela anéantirait tous leurs efforts.
-Un simple aveu est une preuve ? reprit alors la Mibu, après une grande inspiration pour se calmer.
-Que voulez-vous que nous disions, si le suspect avoue ?
-Avez-vous étudié dans quelle circonstance est sorti cet aveu ? D'une manière ou d'une autre, on l'a poussé à se porter coupable, alors qu'il ne l'est pas.
-Vous avez des preuves de ce que vous avancez ?
Tokito se demanda très clairement si elle n'allait pas finir par tout simplement lui coller son poing dans la figure et agir tel qu'elle avait bien plus l'habitude d'agir : sans se soucier des lois de ces stupides humains.
-C'est à votre bon sens que nous en appelons, dit alors Akira. Cet homme n'avait aucune raison de tuer Eiko qu'il ne connaissait même pas. Pas plus qu'il n'en aurait été capable. Il y a forcément une raison externe pour laquelle il a avoué sa culpabilité.
-Une raison, reprit doucement leur interlocuteur. Comme une visite étrange, en face à face avec le détenu, sans surveillance ni personne pour savoir ce qui s'est dit ?
Ses propos décontenancèrent les deux samouraïs qui s'attendaient à tout sauf à ça.
-C'était un jeunot, un bleu dans le métier, qui était en faction ce soir-là. La personne lui a dit qu'elle avait un laisser-passer spécial -ce qui était le cas, d'ailleurs, le garçon a vérifié son papier. L'inconnu est entré, est resté quelques minutes, est reparti comme il est arrivé. C'est ce que m'a rapporté le garçon, complètement perdu et paniqué. Mais on n'a aucune preuve réelle, puisque notre homme s'est volatilisé sans laissé de trace.
-Mais vous le croyez, avança prudemment Tokito, yeux plissés, surprise de ce subit retournement de situation.
-Il n'aurait aucun intérêt à mentir.
-Et donc... ?
-Je ne peux rien faire pour vous. Vous n'apportez pas plus de preuves de l'innocence de notre détenu que je n'en ai.
-Je vais vous... commença Tokito, plus qu'excédée, prête à se jeter sur l'officier.
Akira la retint par le bras de justesse.
-Néanmoins, je vais, comme à mon habitude, faire une petite pause juste en face. Ils ont d'excellents thés, si ça vous dit. Je pars devant, je suppose que vous me suivez. Comme vous pouvez tout à fait ne pas me suivre. Je suis seul, ce matin. Votre homme est au sous-sol.
-Merci, murmura Akira tandis que l'officier quittait sa place assise pour se diriger vers la porte.
-Peu de gens connaissent son visage, il devrait passer inaperçu dans la foule. Mais il aura un meilleur avenir s'il parvient à quitter le pays. Par contre, ça risque d'être compliqué. Depuis que les Tokugawa ont repris les rênes du pays, les frontières sont assez imperméables.
-Pas de souci pour ça, glissa Tokito avec un sourire en coin. On a des contacts.
L'officier les regard, légèrement surpris mais n'ajouta rien. Akira fronça les sourcils en direction de la jeune femme.
-Tigre peut bien nous rendre un petit service.
Une fois l'homme parti, ils descendirent sans plus attendre au sous-sol. Dans le couloirs des condamnés en attente de l'application de leur sentence, il n'y avait qu'une seule personne. Keichi. Recroquevillé au fond de sa cellule.
-Eh ! appela Tokito.
Il releva la tête, cligna des paupières, finit par s'approcher.
-La gamine de l'auberge, lâcha-t-il d'un ton fatigué.
-JE NE SUIS PAS UNE GAMINE !
Son coup de colère effraya Keichi qui se recula bien vite au fond de sa cellule. Akira poussa un soupir : Tokito faisait toujours aussi peur, quand elle s'y mettait.
-Venez, dit-il, on vous sort de là.
-Mais... vous êtes qui ?
-Votre dernière chance de garder votre tête sur votre cou.
A petits pas, Keichi revint vers le duo, séparé d'eux par la lourde grille.
-Vous... vous avez la clé ?
-Pas besoin, balança Tokito en réglant rapidement son compte à l'obstacle qui empêchait l'homme de sortir.
-Oh... là...
Keichi était encore moins rassuré qu'au début. Mais ils n'avaient pas de temps à perdre. Akira l'empoigna par le col et le força à les suivre.
Ils quittèrent sans encombres le bâtiment par une porte arrière.
-Où... où va-t-on ?
-A Edo, répondit Tokito, marchant d'un pas vif.
-Eh, on l'embarque avec nous ?! s'exclama Akira.
-Il va avoir besoin de Tigre et de son influence pour quitter le pays. Et on ne retrouvera Tigre qu'à Edo.
-Quitter le pays ? répéta Keichi, abasourdi.
-Vous êtes, pour le moment, toujours accusé de meurtre et condamné à mort pour ça. Donc, oui, il vaut mieux pour vous que vous vous mettiez au vert ailleurs qu'au Japon. Le temps que tout se calme.
-Ma femme, mes enfants, ils...
-Se porteront bien mieux sans rien savoir, compléta Akira. Une fois que votre disparition aura été signalée, ils seront sans doute interrogés. S'ils ne savent rien, ils n'auront pas à mentir. C'est mieux ainsi.
-J'espère que vous marchez vite, continua Tokito. Parce qu'on a peu de temps pour rallier Edo.
-HEIN ?! On y va à pieds ?!
-Bah ouais, qu'est-ce que vous attendiez ? Votre char personnel ?
-Mais mais ! Je suis un bureaucrate, moi, je ne marche pas !
-Eh bien tant pis. Crevez ou faites-vous de nouveau arrêter sur les routes de campagne du Japon.
Sur ce, Tokito accéléra le pas. Keichi, perdu et un peu paniqué, jeta un coup d'oeil à Akira.
-Elle n'est pas méchante. C'est juste Tokito. On s'y habitue. Contentez-vous de marcher et faire au mieux.
Keichi ne comprenait pas grand chose de ce qui lui arrivait. Mais il suivit cet étrange duo, reconnaissant qu'ils l'aient sorti de là, même s'il n'avait pas encore tout compris à ce qui s'était passé.
Ils s'acheminèrent pour quitter la ville. Quand Tokito s'arrêta brutalement. Elle venait de repérer une armurerie.
-Me faut des sabres, grommela-t-elle.
Ils entrèrent dans la boutique. Keichi se sentait mal à l'aise, dans cet univers d'armes qu'il ne connaissait pas. Il leur fit signe qu'il préférait les attendre dehors. Toutes ces lames, c'était pas pour lui.
Les doigts d'Akira parcoururent les différents fourreaux, remontant jusqu'au manche, parfois sculpté. Ces sabres n'étaient pas magiques, comme celui qu'avait Tokito autrefois. Néanmoins, plusieurs étaient de bonne qualité. La blonde apprécia le poids et la lame de plusieurs d'entre eux. C'était étrange, pour elle, un sabre avec lequel elle ne communiquerait pas. C'était presque comme une arme vide -sans âme. Mais elle n'avait pas le choix.
-T'en penses quoi ?
Akira se retourna vers elle. Elle tenait, dans chaque main, un sabre qu'elle regardait d'un air concentré. Il s'approcha, laissa ses doigts parcourir les armes, constata la finesse et le tranchant de leur lame. En remontant sur le manche, il s'aperçut que, sur chacun d'eux, était gravé un croissant de sourit :
-Je crois qu'ils t'attendaient.
[Petit interlude narratrice : le sabre choisit son samouraï, Miss Mibu ! Je regarde trop HP]
Lorsqu'ils ressortirent, ils virent Keichi, qui les attendait sagement. Un peu inquiet d'être reconnu et arrêté de nouveau.
Ensemble, ils reprirent la route et mirent le cap vers Edo. Espérant que le reste du groupe se portait bien. Et, surtout, qu'ils arriveraient avant Daisuke et ses deux acolytes.
Edo sera donc le théâtre du dernier affrontement contre Daisuke ! Avec tout le monde qui réunit ses forces pour sauver la capitale (oh yeeeeah !)
Promis, Keichi ne sera pas trop un boulet et Tokito et Akira arriveront à rejoindre le reste du groupe. :')
Hésitez pas à me laisser vos avis ! Moi, je vous laisse du love ici
Sinon, j'ai aussi pensé à une fanfic qui ferait la suite de celle-ci (suite chronologique mais en soi, les deux seront indépendantes). Je vous laisse juste les premières idées ici : un truc dans lequel la Kyo-team va se retrouver à nouveau sur les routes pour trouver une solution déterminante à l'éradication de la maladie de la mort. Et où Tokito se retrouve confrontée à une partie de son passé dont elle n'a jamais parlé.
Si ça vous inspire ou si vous avez des idées, hésitez pas à me les dire, en MP ou ici ! Bisouilles sur vous.
