Fanart de couverture : Capture du film Captain, modifié par mes soins sur logiciel.

Si quelqu'un veut s'amuser à trouver un fanart digne de ce nom, dites-le moi ! ;P

.

Titre : Le Short Étoilé, Ce Grand Sauveur De L'ennui ?

Auteur : Miss Crazy Drake

Disclaiming : Tout l'univers & les personnages appartiennent à Marvel (comics, films...). Seule cette histoire est à moi où j'y scénarise ce que je veux -et pour le coup- vraiment ce que je veux.

Pairing : Steve Rogers / Tony Stark

Rating principal : M

IMPORTANT : Cette histoire traite de manière précise d'une relation homosexuelle. Alors si cela vous dérange, je vous laisse partir tranquillement vers d'autres horizons ! ;)


Info' du chapitre :

- Rating : T

- Correction : Moi-même, en attendant que ma superbe correctrice Papaye27 passe derrière moi !


.

* Note de l'auteur [12/08/20] : Bonjour/Bonsoir à tous ! :D

Je suis de retour sur un nouvel écrit & cette fois, je vous promets qu'il n'a pas été publié pour rien !

En effet, avant même que vous ne vous lanciez dans cette lecture, je vous annonce que cet écrit est entièrement bouclé & qu'il comportera 4 parties. J'ai décidé de ne plus publier de nouveautés tant qu'elles ne seront pas -au minimum- avancées au trois quart voire terminées. Voilà, ça... C'est fait & dit ! ;)

Ensuite, je m'excuse pour ce projet imprévu. À la base, j'étais en pleine écriture du 3ème chapitre de Un Anniversaire Pas Comme Les Autres quand ceci a explosé dans ma tête... Et il aura suffit d'une discussion avec ma chère Papaye27 pour que je parte en vrille totale. Notez l'accent sur ce mot hein !

Occupée sur autre chose, je me suis donc lancée tête baissée là-dedans, sans réfléchir & sous l'enthousiasme débridé de ma correctrice. Vile tentatrice qu'elle est ! Elle a réussi à me faire céder !

Au départ, j'avais simplement lancée l'idée d'un OS PWP Stony, sans prise de tête & totalement placé sous le signe du défoulement créatif... Hum bien sûr, le résultat est tout autre ! Pas d'OS, j'abandonne, je n'arrive pas faire court ! PWP ? Haha ! La bonne blague ! Non ! Je crois qu'il y a quand même une histoire, même si elle ne vole pas haut. Par contre, j'avais promis un truc déluré & en lâché prise total... Et ça, vous l'aurez !

Du coup... Bon courage si vous me suivez là-dedans ! :D

Bonne lecture à tous ! :)


.

|| 1ère Partie ||

"Le Short Étoilé, Ce Grand Sauveur De L'ennui ?"

.

.

19h37.

Fraîchement débarqué des bureaux de Stark Industrie, Tony pénétra dans l'ascenseur de la Tour, avec un grand sourire aux lèvres. Il pouvait dire que cette journée avait été incroyablement productive. Il adorait quand tout s'enchaînait vite, sans lui laisser le moindre instant pour flâner. Aujourd'hui n'avait pas dérogé à cette règle. Aller vite, vaquer d'un projet à un autre, sauter d'un rendez-vous d'affaire plat à une discussion animée avec Pepper sur une nouvelle idée pour telle ou telle infrastructure, sans oublier quelques coups de téléphones par ci, par là pour continuer de faire savoir qu'il était aux commandes et pas seulement en tant que super-héros. Bref, c'était le pied.

C'était une journée comme il les aimait tant. Il était même parvenu à faire un saut dans son atelier au matin pour boucler les dernières modifications sur son armure, entamée la veille. Vraiment splendide.

De bonne humeur, il se laissa donc aller à de la légèreté. Il défit sa cravate, la laissant pendre autour de son cou et ouvrit les premiers boutons de sa chemise. C'était bien mieux ainsi. Plus décontracté, ce fût en sifflant joyeusement l'air de Satellite Blues [1*] qu'il sortit de la cabine pour rejoindre les parties communes de la Tour. Il avait hâte de savoir ce que ses amis avaient prévu pour la soirée.

Connaître le programme à l'avance le mettait toujours dans de bonnes dispositions pour la suite. C'était con mais bon, il lui en fallait peu pour être content. Les petits plaisirs étaient même parfois les meilleurs et avec de tels colocataires, cela ne faisait aucun doute qu'il passerait un bon moment.

Le grand salon, vide de toute présence, ne lui mit pas la puce à l'oreille immédiatement. Ce fût en pénétrant dans la cuisine qu'il stoppa tout mouvement et fredonnements enthousiastes.

Au milieu de la pièce, il crut rêver par l'ambiance y régnant. Pour être sûr de ne pas faire erreur, il tourna sur lui-même. Non, il ne devenait pas sénile. La cuisine était bien déserte, rangée à la perfection, comme si personne n'y avait mis les pieds pour le dîner. Comment était-ce possible ?

- Natasha ? Bruce ? appela-t-il, assez fort, en espérant une réponse.

Il attendit quelques secondes mais rien ne vint. Il tenta le tout pour le tout et se dirigea vers le salon.

- Clint ! C'est encore une de tes blagues débiles ça ! Je te jure que je me vengerai personnellement sur toi, si vous n'apparaissez pas dans la minute !

La menace énoncée à haute voix n'eut aucun effet. D'habitude, cela prenait facilement. Tony soupira.

- Allez, merde ! Où êtes-vous ?! ronchonna-t-il avant de tenter le dernier membre de leur équipe. Sex... Steve ?

Le con, s'insulta-t-il mentalement. Il avait failli lâcher le fameux petit surnom. Si le blond avait été là, il ne l'aurait pas loupé en lui demandant ce qu'il avait voulu dire. Pas sûr qu'il aurait apprécié, même si Tony en pensait tout le contraire et tout le temps. D'ailleurs, il devait peut-être arrêter avec ça ou -au moins- ralentir la cadence, en l'appelant autrement dans sa tête. Car un jour, cela risquait de passer la barrière de ses lèvres et il allait finir par se prendre une bonne claque par le fameux Sexy Fessier Étoilé !

Et pour le coup, ça n'aurait rien de glorieux ! Mis à part s'il tombait du bon côté pour admirer ce magnifique cul, vu du sol et de profil !

Un petit rire lui échappa à la scène imaginée. Ouais. Ce serait carrément le pied. Il serait tout à fait capable d'encaisser ce mauvais moment, rien que pour ces images délicieuses et moelleuses. Oh oui. Ces fesses devaient l'être. Sans aucun doute.

Il secoua brièvement la tête. Aussi agréables que soient ces divagations, son problème actuel n'allait pas se résoudre tout seul. Où était passée toute la joyeuse bande qui habitait la Tour ? Ils ne pouvaient pas avoir décidé de déserter en même temps. Peut-être y avait-il eu un problème ? Automatiquement, il sortit son portable pour vérifier. Aucun message, ni appel en absence. Si tel avait été le cas, ils l'auraient forcément contacté. C'était sûr. Alors où avaient-ils pu disparaître ?

Ne voulant pas perdre de temps inutile, il s'adressa à l'homme de la situation. Ou plutôt à l'IA du bâtiment, le suivant partout, comme son ombre, depuis sa fabuleuse création.

- Jarvis !

- Bonsoir, Monsieur ! répondit instantanément le majordome virtuel, fidèle au poste.

- Dans quelle pièce as-tu décidé de séquestrer mes équipiers ? Je sais que je t'ai déjà fait part de mon agacement envers certains, mais tout de même ! Il ne faut pas déconner ! fit-il en levant les yeux en l'air, son pied tapant légèrement le sol à plusieurs reprises, tel le père fâché à la possible frasque de son enfant indiscipliné.

Aussi étonnant que cela fût, la réponse mit quelques secondes à tomber. Ce laps de temps fût suffisant pour que Tony s'en inquiète légèrement. Son IA n'avait tout de même pas osé ?

- Bien que vos idées soient parfois ingénieuses pour tenter de vous débarrasser de messieurs Barton et Wilson, ainsi que celles concernant Miss Romanov quand elle vous importune avec ses nombreux soupçons sur vos possibles actions pour l'embêter, sachez que je ne suis pas responsable de leurs absences, expliqua Jarvis, avec son accent habituel.

Tony se détendit. Merveilleux. Il n'aurait pas à subir une vendetta contre sa personne. Tout le monde était sauf. Jarvis n'avait pas pris au sérieux les nombreuses menaces lancées à l'encontre de ses amis. Pour sa défense, ils avaient la fâcheuse habitude de venir l'enquiquiner quand il bossait durement dans son atelier. Et ça, c'était impardonnable. Interrompre son génie en plein action était passible de toutes les tortures existantes.

Tout à coup, son ventre choisit ce moment bien précis pour se faire entendre. Le déjeuner était loin. Il était temps de manger un bout.

- Très bien, merci de ces précisions fort utiles J' ! répondit-il en se dirigeant dans la cuisine. Toujours aussi minutieux dans tes propos ! Pour autant, je ne sais toujours pas où ils ont disparu ! ironisa-t-il en fouinant dans le frigo, l'air de rien.

Avant de passer à la préparation d'un petit encas qui ferait l'affaire comme dîner, il attrapa une bouteille d'eau pour se désaltérer. Jouer de la voix pour amadouer tous ces pingouins coincés lors de ses rendez-vous à Stark Industrie, ce n'était pas de tout repos. Alors qu'il avait porté la bouteille à ses lèvres, son IA se fit à nouveau entendre.

- D'ailleurs, je tiens à signaler que le capitaine Rogers ne se trouve pas non plus à la Tour et encore moins dans vos appartements, attaché à votre lit, nu, comme vous aimeriez que cela se produise un jour.

Ni une, ni deux, Tony avala de travers et se mit à tousser bruyamment. Il lui fallut un instant pour calmer cette toux désagréable, dû au mauvais passage de l'eau dans son organisme. Appuyé de ses avants-bras sur le comptoir central, le regard légèrement vitreux et les joues rougies, il était en pleine hallucination face aux paroles prononcées. Il avait mal entendu, n'est-ce pas ?

- Je suis désolé, monsieur, reprit Jarvis. Auriez-vous un problème ? Besoin d'aide ?

Tony leva la tête.

Quel sale petit... !

Il allait faire court-circuiter cette IA de malheur. L'envie était très forte de céder à cette subite idée. Il ne l'avait jamais entendu être aussi... Insolent. Ou plutôt vicieux. Oui. C'était exactement ça.

- Toi ! Je ne te parle plus ! trouva-t-il la force de lancer d'une voix grave, sa gorge encore douloureuse, avec un doigt levé en l'air.

- Très bien, j'en déduis que vous n'avez plus besoin de mes services.

- Tu as tout compris, J' !

Et le silence se fit.

Tony laissa encore échapper quelques bruits de gorge et porta prudemment -cette fois- la bouteille à sa bouche, sur ses gardes. Il n'était pas question de mourir étouffé à cause de son majordome virtuel et ses mots terriblement sournois. Que lui prenait-il donc de sortir de telles choses ? Ce n'était pas normal. Enfin... Il avait plutôt bien remarqué cette tendance depuis quelques temps. Jarvis se comportait comme... Une vraie personne. S'il avait trouvé ceci amusant à chaque fois, ce n'était pas le cas maintenant. Il faudrait tout de même qu'il songe à vérifier les serveurs et le cœur de sa machine virtuelle. Juste pour être sûr qu'un piratage n'en était pas à l'origine, même s'il en doutait fortement. Son IA possédait une capacité particulière d'évolution, un libre arbitre et Tony soupçonnait qu'elle n'ait fini par l'utiliser pour le plaisir de répliquer, contre lui. Un comble.

Il soupira en levant les yeux en l'air, comme si ce bon vieux J' était visible. Avec ce qu'il lui avait balancé, Tony se fit la promesse de faire attention à ses futures divagations. Plus de mention cochonnes sur Steve. Tant pis. Il garderait ses folles idées pour lui. Le risque serait bien trop grand si son IA décidait de le faire en présence du capitaine. Ce ne serait pas une gentille tape sur les doigts qu'il prendrait, mais un bon uppercut à pleine puissance et là, il pouvait dire adieu à la vision de ce fessier moelleux. Il tomberait K.O. sur le coup. Aucun doute.

À l'avenir, il se contenterait donc de fantasmer en silence. Voilà tout. Et aussi à se faire plaisir. Ne pas en faire mention à haute voix ne voulait pas dire qu'il devait faire abstinence. Il ne fallait pas déconner.

Cette mise au point étant faite, il se tourna vers le frigo dans l'intention de se préparer son petit repas solitaire et ce fût là qu'il le vit. Ce bout de papier accroché sur la porte du frigo.

Merde. Il n'y avait pas fait attention tout à l'heure, trop pressé qu'il était de se jeter sur une boisson pour faire passer sa soif. Délaissant la bouteille vide sur le comptoir, il l'attrapa pour le lire.

"Salutations Homme de Fer à Grosse Tête !

Nous, tes fidèles équipiers répondant aux superbes surnoms de Black Widow, Hulk, Falcon et Hawkeye (ou le Moineau dixit ta sale bouche Stark), t'annonçons que nous serons absents à partir de cette fin de journée.

Au dernier moment, Nat' a réussi à nous (Falcon & moi, Hawkeye) convaincre de l'accompagner à ce séminaire scientifique à Stamford où notre gentil et doux scientifique -quand il n'est pas tout vert et énervé- était convié. N'ayant rien d'autre à faire sur le moment puisque tu n'étais pas là pour que je t'emmer_ (Aïe ! Natasha vient de me faire déraper dans ma note ! Elle devient allergique aux gros mots, elle aussi ! Outch ! Ça... C'était ma tête !)... BREF !

Nous sommes partis à Stamford ! Nous reviendrons quand il sera bouclé dans deux jours !

J'espère que l'on va bien s'amuser ! Enfin... Je veux dire... Ça va être intéressant (je crois ?) !

En attendant, petites recommandations d'usages et personnalisées par tous ceux à mes côtés :

- Bosse bien dans ton atelier sans nous ! Et n'hésite pas à nous pondre quelques nouveautés ! - Sam

- N'en profite pas pour organiser une fête sans moi ! Je veux picoler ! - Moi ou Clint

- Mange équilibré et pense à dormir un peu entre deux expériences ! - Bruce

- Montre-toi mâture et évite de rendre dingue ceux qui sont autour de toi, à savoir Pepper et Steve ! L'une te fera disparaître de la surface de la Terre et l'autre pourrait te balancer du haut de la Tour sans ton armure ! - Nat'

Sur ce ! Ne t'ennuie pas trop !

Bisous baveux Stark !

Clint & Compagnie"

- Eh bah merde ! souffla Tony en déposant la feuille sur le grand comptoir, les yeux posés dessus.

Le fameux séminaire à Stamford.

Il avait totalement zappé qu'il avait lieu ce week-end. Bruce le lui en avait parlé quand il avait reçu l'invitation mais cela remontait au mois dernier. Il se souvenait que son ami avait été très réticent à s'y rendre, à cause de son double vert et il s'était évertué à le convaincre. De toute évidence, le physicien avait fini par accepter et dans la foulée, il avait entraîné tout le monde avec lui. Enfin, presque tout le monde. Natasha avait dû jouer le forcing pour faire suivre les deux oiseaux au dernier moment. Dans un sens, c'était rassurant. Bruce n'était pas seul, ce qui éviterait une montée de stress trop importante pour lui. Il allait pouvoir en profiter et parler science. C'était super. Par contre, ce qui l'était moins, c'était pour lui.

Il se retrouvait seul à la Tour.

La poisse.

S'il n'avait pas eu autant de boulot à boucler avec Pepper le lendemain, il aurait sauté dans sa voiture pour aller les rejoindre et à fond les gaz.

Il poussa un profond soupir. Dommage. Vraiment.

Bon, maintenant, il savait pourquoi la Tour était vide. Il avait une explication, même si elle était loin de lui faire plaisir. Il n'aimait pas être seul. Et puis surtout, qu'allait-il faire de sa soirée ?

Il se détourna brièvement, le regard un peu loin.

C'était une bonne question.

Dans l'immédiat, il allait manger et il aviserait pour la suite.

.

.

20h45.

Pendant qu'il préparait le dîner -une petite salade et un bon sandwich-, Tony avait tenté de se pencher sur sa soirée en solo. Cela n'avait rien donné. Agacé, il avait donc remis ceci à plus tard et était parti s'installer sur la terrasse aménagée pour dîner. Armé d'un plateau repas et de sa tablette, il en avait profité pour jeter un coup d'œil à différentes petites choses. Tout en mangeant, il avait checké ses mails, répondu à celui de Rhodey parti en Asie pour une mission de l'armée et vérifié si Pepper ne lui avait pas fait parvenir d'autres notes oubliées pour le lendemain. Il était même allé ouvrir les dossiers contenant quelques-unes de ses dernières idées, en espérant être inspiré pour aller bricoler un peu. Sans succès. Même son cerveau avait décidé de le lâcher pour la soirée.

Dans le silence ambiant, il avait donc terminé son repas, puis débarrassé. Afin de se détendre et même s'il était plutôt un adepte de la douche, il s'était laissé tenter par un bain dans l'espoir que cela réveillerait son esprit d'habitude si vif et toujours en quête d'activités. Barboter dans l'eau n'avait rien changé en dehors de son léger pic d'excitation qui avait eu le temps d'apparaître un chouia à la pensée que ce bain aurait été plus agréable avec de la compagnie. Et bien entendu, pas n'importe laquelle.

Captain America faisait complètement disjoncté son cerveau.

Ce n'était pas nouveau mais il en était toujours étonné. Ce type était sa petite obsession, son pêché mignon, son fantasme par excellence. L'attrait pour l'inaccessible. Qu'y pouvait-il ?

Dans ces conditions, il n'avait pas pu résister au besoin de se soulager. Cela aurait trop bête de laisser passer cette occasion.

Pas plus avancé sur l'avancement de la soirée mais considérablement plus détendu, Tony venait donc de réapparaître dans les parties communes. Pieds nus, vêtu simplement d'un pantalon ample et d'un tee shirt noir sans manche, il était l'image même du mec qui allait se poser dans son canapé et profiter du moment.

Pour un vendredi soir, il y avait mieux comme programme, songea-t-il, un peu amer.

Lui qui aimait tant s'amuser et qui en avait largement les moyens, il aurait pu organiser une fête à l'improviste ou sortir en ville dans un club branché. Il aurait rencontré du monde, ce qui aurait réglé le problème de solitude actuel et il aurait très certainement trouvé de la compagnie pour la nuit. En résumé, il aurait eu tout à y gagner. Hum. Seulement, petit hic, il n'était pas emballé par l'idée.

Autrefois, il n'aurait pas hésité un instant. N'importe quel prétexte était bon pour sortir. Oui mais, c'était avant. Aujourd'hui, il pensait quelque peu différemment et même s'il lui fallait peu de raisons valables pour s'éclater, cela se faisait toujours entouré de ses amis.

Amis qui, actuellement, n'étaient pas présents.

Alors, il allait rester sagement à la Tour.

Et tenter de s'occuper.

Debout, au milieu du grand salon, il se mit à réfléchir aux possibilités s'offrant à lui.

Puis, tout à coup, une donnée importante lui traversa l'esprit, le faisant ouvrir grand les yeux.

- Oh le con ! fit-il en passant une main dans ses cheveux.

À grande vitesse, il fila dans la cuisine, droit sur le comptoir central et attrapa le mot rédigé par Clint, qu'il avait laissé là plus tôt. Il le relut avec attention, pour être sûr de ne pas faire fausse route et un petit sourire se dessina lentement sur ses lèvres. Comment avait-il pu passer à côté de cette information ?!

Il avait été tellement obnubilé par le fait de se retrouver seul, sans rien à faire, qu'il avait laissé passer ça ! Nom de dieu ! Mais il était réellement con !

Une légère poussée d'adrénaline monta en lui. Ces quelques lignes écrites venaient de faire refluer son sentiment de solitude et d'ennui qui le guettait. Oh oui. C'en était presque trop beau pour être vrai.

Qui aurait cru que le week-end tournerait sous le signe d'une collocation exclusive avec Steve ?

Certainement pas lui.

Une petite exclamation ravie lui échappa.

Cela promettait d'être intéressant. Il avait hâte.

.

.

21h23.

Si une certaine excitation s'était emparée du génie quand il avait compris que le soldat étoilé serait sa seule et unique présence à la Tour durant deux jours, son enthousiasme retombait peu à peu au fil du temps qui passait.

Une bonne demie heure s'était écoulée et toujours aucune trace du blond. En toute logique, la même question que pour ses amis revenait. Où était-il passé ? Il commençait à en avoir marre de se demander la même chose depuis qu'il était rentré. À croire qu'il était destiné à chercher tout le monde ce soir.

Il avait conscience qu'il réagissait excessivement mais... Il n'aimait pas être seul. Du moins, quand il n'était pas occupé dans son atelier à travailler. Enfermé là-bas, il pouvait y passer des heures entières sans voir qui que ce soit et c'était loin d'en être un problème. En fait, à partir du moment où il avait le cerveau accaparé et les mains en actions, tout allait très bien. Il avait toujours été ainsi. Il ne supportait pas d'être à l'arrêt et recherchait constamment une occupation.

Pour preuve, il avait trouvé le moyen de se lancer dans une petite activité de dernière minute, avant de venir s'installer dans le canapé. Bon, si elle lui était venue en tête, ce n'était pas sans raison. Il avait eu une petite soif et au lieu d'aller se servir un bon whisky de sa collection, il avait eu la folle idée de préparer de la citronnade.

Ce n'était pas une blague. Et à vrai dire, ce n'était pas non plus une folle idée.

L'influence de Steve n'était pas loin, même toute proche. Ce dernier avait toujours désapprouvé ses excès d'alcool et le milliardaire avait fini par s'en rendre compte. Même s'il avait refusé de l'avouer et de lui donner raison -esprit borné oblige-, il avait ralenti la cadence, lentement, sans brusquerie et avec une volonté plutôt efficace. Un peu plus d'un an et demi de ce traitement avait fini par le débarrasser de ce vice. À présent, il n'usait plus de la boisson à outrance et sans raison. Il restait raisonnable. S'il voulait un verre, il le prenait, le dégustait tranquillement et en était satisfait. Cela restait occasionnel et sans danger de dépendance. Pas comme autrefois. Même lors de soirées, s'il lui arrivait d'en enchaîner quelques uns, il n'allait plus aussi loin. Au pire, il finissait avec la tête un peu plus légère et se stoppait à ce signal.

Mais avant d'en arriver à ce résultat, Tony avait dû combattre ces envies de boire et s'il avait réussi, c'était en partie grâce à Steve et son habitude quasi quotidienne de consommer de la citronnade. Il s'était toujours moqué gentiment de cette lubie à l'ancienne du soldat. Puis, l'habitude de le voir la préparer avait fini par le convaincre de s'y mettre, pour compenser ses pics d'alcool. Sans trop y croire, il s'était lancé et avait été forcé de reconnaître les petits bienfaits de cette boisson. Bien fraîche et concoctée maison, elle était un vrai délice.

Un délice à l'image de celui qui le lui avait découvrir, pensa-t-il alors qu'il baissait le regard sur le verre qu'il tenait.

Ouais. C'était con mais en percutant que Steve restait à la Tour, cette fugace idée de citronnade lui avait traversé l'esprit. De cette manière, cela avait pu l'occuper. Un quart d'heure. Soit, presque rien pour son cerveau en manque de distraction.

Il était à peine vingt-et-une heure trente. Si le blond ne se décidait pas bientôt à apparaître, Tony allait mourir d'ennui et son cadavre, étendu sur le canapé, serait la seule chose que le capitaine trouverait en rentrant.

Il n'exagérait rien. Ou si peu.

À cette allure, ce scénario risquait vraiment de se produire. Il s'ennuyait tellement, mais tellement.

À cette pensée, il grogna ostensiblement et glissa un peu plus dans les coussins. Cette soirée, c'était la poisse assurée. Il n'aurait pas pu connaître pire. Il voulait de la distraction, de l'animation et de la compagnie. Il ne demandait pas grand chose quand même.

Énervé, il vida cul sec son verre et le déposa sur la table basse du salon dans un petit bruit sec. Le moins qu'il puisse dire, c'était que l'effet n'était pas le même qu'un bon whisky. Au lieu de sentir passer le liquide dans sa trachée, il le sentit lui monter à la tête, ce qui le fit grimacer. Ouais. Mauvaise idée. C'était un bon coup de frais au cerveau ça.

Il secoua vivement la tête. Rien de tel pour se réveiller, même s'il l'était déjà. Si, au moins, cela pouvait lui choquer la matière grise pour trouver une activité. Le temps paraîtrait moins long. Couché sur le dos, les jambes croisées, il se mit à observer le plafond, tout en tapotant du bout des doigts le cuir du canapé.

Pour résumer, il avait terminé ses dernières modifications de son armure au matin. Tout était bon du côté des équipements de ses amis et équipiers. Il avait fait le tour de ses projets en attente, sur lesquels rien ne lui avait sauté aux yeux pour justifier qu'il ne s'y mette sérieusement. Il avait répondu à ses derniers mails et donné des nouvelles à Rhodey. Il avait dîné, pris un bain qui s'était clôturé sur une activité manuelle très agréable, enfilé une tenue détente et sur un coup de tête, il avait préparé une citronnade. Non mais vraiment.

Même du côté de Stark Industrie, il n'avait rien en attente, ce qui signifiait aucune lecture de contrat, ni de dossiers longs et ennuyeux venant des avocats ou du conseil d'administration. La faute au bon boulot effectué aujourd'hui avec Pepper. Il aurait dû l'embêter et la distraire quand il en avait eu l'occasion. Elle l'aurait harcelé pour qu'il rattrape son retard sur la soirée et vu le déroulement de celle-ci, il aurait accueilli cette nouvelle avec joie. Voilà à quoi il en était réduit. Espérer après de la paperasse !

Tiens, pour le coup, peut-être devrait-il envoyer un message à son associée ? Au cas où !

Décidé, il se redressa rapidement en position assise, prêt à s'exécuter. Enfin, dès qu'il aurait mis la main sur son portable. Il fronça les sourcils. Où avait-il fini celui-là ?

Il avait été tellement perturbé de retrouver la Tour silencieuse et vide qu'il en avait oublié son "petit joujou à harcèlement spécial Rogers". Il ricana au surnom débile. En même temps, c'était réellement le cas. Steve avait beaucoup appris et maîtrisait à la perfection cet outil technologique. Dans ces circonstances, Tony ne résistait jamais à l'envie de l'embêter et ce, de toutes les manières possibles, via ce moyen de communication. Nombreux messages, appels à répétitions, vidéos, photos... N'importe quel moyen était bon pour jouer avec les limites de la bannière étoilée. Il n'arrêtait qu'au moment où le blond l'envoyait sur les roses, ou sur une autre planète voir s'il y était.

D'ailleurs, il pourrait très bien le harceler un peu, après son message à Pepper, pour savoir s'il était encore dans les parages ou s'il devait lancer une alerte enlèvement nationale.

Pour se faire, il devait déjà retrouver son portable. Peut-être était-il resté dans la cuisine ? C'était le premier endroit où il était allé, en rentrant plus tôt.

Au final, il fût bon pour refaire le tour de toutes les pièces par lesquelles il était passé. Heureusement qu'il n'en avait pas trop fait car la cuisine, la terrasse et ses quartiers y passèrent. Tout ce cirque pour qu'il ne le retrouve, enfoui dans la poche de sa veste de costume.

Suite à ce petit jeu de cache-cache ridicule, il était retourné d'où il était venu. Le salon.

.

.

22h32.

Dans le canapé, couché sur le flanc, deux gros coussins calés derrière la tête, Tony avait fini par jeter son dévolu sur la télé. C'était vendredi soir, il était très loin d'être fatigué, alors il était tout simplement hors de question qu'il aille au lit à l'heure des poules et ce, même si Steve devait jouer au grand absent en le laissant tout seul. Le petit ingrat.

Restant dans la lignée de cette soirée atypique et pour tenter de tuer l'ennui, il avait lancé un film. Aux vues du tapage médiatique que cette production avait fait -bien avant de sortir sur grand écran, pendant et après- la curiosité l'avait fait craquer alors qu'il faisait défiler son impressionnante bibliothèque cinématographique numérique. Il s'était dit "pourquoi pas". De cette manière, il pourrait enfin juger de lui-même, après en avoir entendu de toutes les sortes.

Après presque une heure de visionnage, accompagné de monsieur pop corn et de son amie la citronnade, il ne comprenait pas comment le succès avait pu être au rendez-vous pour ce film. Pardon. Pour ce premier film. L'histoire était d'un classique. Un milliardaire, une étudiante, attiré furieusement l'un par l'autre. Bon, il oubliait sans doute le facteur sexe et pratique BDSM dans le lot. Ouais. Cet aspect était somme toute très important dans la balance, vu que ce thème était omniprésent dans l'histoire.

Pour être franc, et au risque de se faire des ennemis, il trouvait Cinquante Nuances de Grey très médiocre [2*]. C'était plat, sans saveur et le peu des scènes de sexe mises en scène le laissait aussi froid qu'un glaçon. Pourtant, à ce niveau et même s'il n'avait pas eu de relations sexuelles depuis un petit moment, il n'avait pas à se plaindre. Sa libido allait très bien et fonctionnait à merveille. En atteste sa petite séance plaisir qui avait eu lieu un peu plus tôt dans la salle de bain. Un rien pouvait le faire démarrer. Enfin... Plutôt, un certain blond très sexy. Mais pour le coup, ce film ne lui faisait rien du tout. Que dalle. Nada.

Une question le titillait donc. Certains trouvaient-ils vraiment de l'intérêt et de l'envie à suivre cette histoire d'amour ? Parvenaient-ils réellement à éprouver un quelconque plaisir ? Si le génie se référait aux critiques et surtout, aux nombreux commentaires entendus -les femmes parlaient beaucoup trop- à différentes occasions, la réponse tendait vers le "oui". Cette trilogie avait fait son petit effet sur la gente féminine ou plutôt, Jamie Dornan alias Monsieur Grey. Le regard rivé à l'écran, Tony laissa passer une petite moue à la vue du personnage à l'action. Mouais. Il faisait un milliardaire présentable. Puis, il ne put résister à l'envie de s'y comparer.

Cette fois, un éclat de rire le secoua. Sans se vanter, Christian Grey ne faisait pas le poids face à lui. Oh non. S'il avait été à la place de cet homme, il aurait eu un succès fou. C'était incontestable. Le grand Tony Stark était le dieu de ces dames et aussi de ces messieurs, quand il voulait varier. Cependant, pour en revenir à l'essentiel, Anastasia Steele ne lui aurait fait aucun effet. Elle n'était pas affreuse mais le côté innocent, trop doux, intelligente mais inexpérimentée sexuellement n'aurait pas attisé sa curiosité. Et puis, il ne flirtait pas dans le BDSM. Donc, par conséquent, l'histoire même de Cinquante Nuances n'aurait pas pu fonctionné. Comme diraient certains CQFD.

Alors que son raisonnement aurait pu s'en tenir là et le laissait retourner à la suite du film, son esprit crut bon de lui glisser une petite image très intéressante. Et pas n'importe laquelle.

Steve.

Vêtu d'un simple boxer.

À genoux. Assis sur ses talons.

Attendant patiemment dans cette fameuse chambre rouge.

Un étourdissant frisson le traversa et se répercuta dans chaque fibre de son corps. Il dût s'en mordre les lèvres pour ne pas en gémir.

Ok. Il retirait ce qu'il avait pensé plus tôt. Anastasia Steele ne lui plaisait pas du tout mais Steve à sa place, c'était diablement bandant. Tellement et si bien qu'il se verrait bien tester certaines pratiques avec lui.

Nom de...!

Il se redressa vivement, faisant voler quelques pop-corns en dehors du saladier dans le mouvement. D'accord. Il devait souffler un bon coup. Il libéra les mains de ses petits fardeaux. Nourriture et boisson finirent sans délicatesse sur la table basse du salon. Le bruit de verre ne sembla même pas atteindre ses oreilles tant l'illusion s'emparait de ses sens. Dans un besoin urgent, il vint prendre appui de ses paumes chaque côté de son corps, ses bras tendus à l'extrême, assis bien droit.

Il était soudainement ailleurs, déconnecté de la réalité, perdu dans cette vision d'une impressionnante netteté défilant dans sa tête. C'était surréaliste. Il en avait conscience mais il ne parvenait pas à s'en défaire maintenant qu'elle était apparue.

Comment était-ce possible ?

Lentement, il tenta de la faire refluer. Ce n'était pas le moment. À vrai dire, ce n'était jamais le moment, crut bon de lui souffler une petite voix. Alors, prenant de grandes inspirations, il essaya de reprendre pied, de se défaire de cette image bien trop tentatrice qui faisait monter des sensations bien connues au travers de son corps.

La tête baissée, cachant ce visage aux émotions si facile à décrypter.

Les mains posées sur ses cuisses, paumes vers le haut.

Et ce dos tout en muscles, bien droit, n'attendant qu'un signe.

Une soumission totale, ou presque.

Sa respiration eut un raté et Tony ouvrit brusquement les yeux. Il n'avait même pas eu conscience de les avoir fermé. Merde. Que lui arrivait-il ? Il porta brièvement l'une de ses mains à sa poitrine et sentit encore plus vivement son cœur s'affoler. Il massa la zone dans un geste nerveux. C'était du délire.

Son regard vint se poser sur l'écran, comme un rappel à ce qui lui était passé par la tête. Son cerveau disjonctait à fond les manettes. Un pseudo film à connotation érotique et le voilà qui se mettait à fantasmer comme un adolescent en rut. Pour en arriver là, il devait vraiment se sentir seul et pas qu'un peu. Plus fort que lui, il ricana. Il se moquait de lui-même mais il ne pouvait faire autrement. C'était tellement ridicule.

Aller mettre en scène ce scénario sexuel avec Steve tenait de la folie. Il grimaça. Non. C'était peut-être extrême comme pensée. Cela tenait plutôt de l'obsession, de l'envie sexuelle et avec un esprit aussi fertile que le sien, tout démarrait très vite. Trop vite, songea-t-il en regardant l'écran géant.

D'un geste vif, il passa les mains sur son visage. Ces images devaient disparaître. Il allait donc se remettre dans le film et passer à autre chose. Voilà. Après, il irait faire un tour dans son atelier, bricolerait un peu -même s'il n'avait aucune idée sur quoi- et irait se coucher. Bon programme sans encombre. Et surtout, plus de Steve dans sa tête. Ce type le rendait encore plus débridé qu'il ne l'était déjà ! À cette allure, il risquait de lui sauter dessus au détour d'un couloir !

Bref. Stop aux illusions trop bandantes !

Après quelques minutes, les yeux rivés sur le film, il craqua et se leva précipitamment, en emportant son verre vide avec lui. Il avait besoin de se rafraîchir. Dans la cuisine, il sortit la carafe de citronnade du frigo et se servit généreusement. Il le but d'une traite. Le froid lui procura les mêmes sensations que plus tôt et il agita vivement la tête, cette dernière prise d'assaut par le froid. Parfait. Rien ne valait un bon électrochoc comme celui-ci pour se remettre les idées en place et calmer ses ardeurs en feu, sous son pantalon.

Armé d'un nouveau verre, il retourna s'affaler dans le canapé. Il avait laissé tourner le film et haussa les épaules avec indifférence. Tant pis. Ce n'était pas un chef d'œuvre et il ne le rêverait pas de sitôt. La curiosité, conjuguée à son ennui mortel l'avait mené à le mettre en route, dans le but de passer le temps. Rien d'autre. Et non, son bref égarement n'entrait pas dans la balance. Ce n'était rien que sa testostérone qui s'animait selon son bon vouloir et pour rien.

Tout en soupirant, il attrapa son portable. Pas de messages, ni d'appels. Tout le monde l'avait oublié. Merveilleux, pensa-t-il en le laissant tomber sur le cuir du canapé.

Après avoir réussi à mettre la main dessus, il avait bien envoyé un message à Pepper, comme il l'avait prévu. Elle en avait été étonnée et pour cause, le génie ne réclamait jamais du boulot supplémentaire. Il avait déjà du mal à s'exécuter quand elle le lui demandait une simple signature. Du coup, il lui avait expliqué brièvement la raison et la réaction de son amie avait été très rapide. Elle s'était moquée de lui et lui avait souhaité bon courage pour sa soirée solo, tout en lui conseillant d'éviter de faire sauter la Tour car elle n'était pas disponible, étant en rendez-vous amoureux avec Happy, donc hors de question de devoir intervenir pour ses beaux yeux. Cela avait eu le mérite d'être clair et sa si gentille Pepper l'avait planté sur ces dernières recommandations. Trop aimable. Du coup, il s'était penché sur le cas du Soldat étoilé.

Bah oui... Monsieur "Je Joue Aux Abonnés Absents" !

De ce côté, il n'avait rien pu en tirer mais alors, vraiment rien du tout, voire même le néant total. Ses tentatives s'étaient soldées par un échec cuisant. Six messages, neuf appels et... À chaque fois, un foutu répondeur comme réponse. Le petit enfoiré. Il allait se le faire.

Enfin... Non ! Ou peut-être que oui ! Mais seulement avec son consentement ! Il n'en était pas au point de forcer ses partenaires pour une partie de jambes en l'air ! Il était Tony Stark, le tombeur de ces dames et de ces hommes ! Il les faisait tous sombrer, sans exception ! Alors, peut-être que s'il tentait réellement une approche vers Steve...

Non !

Mauvais cheminement de pensées là ! Stop !

Il se mordit l'intérieur de la lèvre et laissa aussitôt sortir une petite plainte. Merde. Ça faisait mal. Bah oui, forcément. Quel crétin !

Bon au moins, il était calmé. À quoi pensait-il déjà ?

Ah oui, Captain et son silence ! Et non Captain et son beau cul !

C'était à se demander où il était et ce qu'il faisait.

Tony était dans l'ignorance totale.

Ce matin, il l'avait bien entendu parler de passer l'après-midi aux bureaux du S.H.I.E.L.D. pour remplir de la paperasse et entraîner un groupe d'agents mais sinon, rien de plus n'avait été évoqué. Il en était certain. Son écoute était toujours totale quand la voix du blond retentissait. Logique. Il ne voulait pas perdre l'opportunité d'entendre une parole intéressante. Par conséquent, rien ne justifiait une telle absence de la part de Steve. Ce n'était pas logique. Il aurait déjà dû être à la Tour depuis un long moment. Si encore Sam ou Natasha n'était pas parti avec Bruce à Stamford, il aurait compris qu'une petite soirée aurait pu s'organiser à l'extérieur avec un dîner, une sortie au cinéma ou une petite virée dans un bar. Il n'était pas rare de voir ce genre d'activités se produire à la dernière minute, selon l'envie des uns et des autres. Cependant, personne -dans ses connaissances- n'était disponible.

Alors, où était le capitaine ?

L'idée qu'il soit parti rejoindre les autres au séminaire lui traversa sérieusement l'esprit. Peut-être que l'un de ses amis avait jugé bon de le prévenir par téléphone et qu'il avait décidé de partir les retrouver ? Ceci expliquerait pourquoi le génie n'arrivait pas à l'avoir. À moto, il était plutôt compliqué de répondre. Steve était bien trop pointilleux sur le respect des règlements et en fait, tous les règlements, y compris le code de la route. Ce point très précis rendait Tony complètement dingue. Sauf quand il était au volant et dans ces cas là, il s'amusait beaucoup à inverser les rôles. Alors, peut-être que le capitaine se trouvait bel et bien sur son Harley, en direction de Stamford et n'avait aucune connaissance de ses tentatives répétées pour le joindre. À cette éventualité, il sentit une pointe de déception s'infiltrer en lui. Si tel était le cas, il aurait pu le prévenir. Au moins, les autres lui avaient laissé un mot. Puis, tout à coup, aussi vivement qu'elle était apparue, il réfuta cette théorie. Steve avait bien trop de manières. Il n'aurait jamais agi de cette façon. Cela ne lui ressemblait absolument pas.

Instantanément, ce sentiment négatif laissa la place à un autre, plus inquiétant et qui lui sembla beaucoup plus plausible. Un problème. Seul un souci d'envergure aurait pu retarder à ce point son ami. Après tout, les ennemis pouvaient être partout et frapper à n'importe quel moment. Séparés des uns et des autres, ils pouvaient faire des proies de choix. Même Captain America. Quelque part, au fond de lui, une petite angoisse commença à pointer face à ce constat.

Il ne pouvait pas rester sur ce foutu canapé à ne rien faire. À nouveau, il attrapa son portable, bien décidé à démêler le vrai du faux, et appuya sur le prénom du blond pour un autre appel. Son cerveau surchauffait légèrement avec tous les scénarios qui y passaient. Il devait en avoir le cœur net. Les tonalités résonnèrent à son oreille et il bascula une fois de plus sur le répondeur.

- Fais chier, Rogers ! grogna-t-il, tout haut puis telle une illumination, il se souvint qu'il avait un atout majeur pour savoir des choses et comme un con, il n'y avait pas pensé plus tôt. Jarvis ?

- Oui, monsieur, répondit immédiatement l'insolente mais non moins serviable IA. Besoin de mes services ?

- Tout à fait, mon ami, s'exclama le génie. J'aimerai que tu me localises Cap' ! Je ne parviens pas à le joindre et de toi à moi, ça ne lui ressemble pas ! Alors, trouve-le moi avant que je ne lance une alerte disparition à l'échelle internationale !

Et il n'exagérait pas du tout sur ses intentions.

- Bien, je m'en occupe tout de suite.

Tony eut le temps de prendre une position assise, déjà prêt à sauter dans son armure si le besoin en était, que son IA se fit de nouveau entendre.

- J'ai localisé le capitaine Rogers, Monsieur ! Son portable n'a jamais cessé d'émettre et j'ai retracé son parcours de la journée. Mis à part un déplacement aux alentours de vingt heures en ville, il se trouve toujours dans les locaux du S.H.I.E.L.D.

Le milliardaire ouvrit grand les yeux.

- Hein ?! C'est une blague ?! croassa-t-il, trop surpris.

- Absolument pas ! Je suis sûr de ma recherche, monsieur ! Le capitaine Rogers n'a pas effectué d'autres mouvements que ceux-ci, en dehors de la base en elle-même. Si vous souhaitez, je peux vous retracer avec exactitude ses emplacements à l'intérieur, étant donné que vous avez déjà piraté tous les plans existants de l'organisation. Il me suffira donc de me conn_

- Non, c'est bon ! coupa rapidement le génie, d'un geste brusque, la tête déjà occupée par le comportement de Steve.

- Étant donné tout ce que j'ai déjà pu faire pour vous rendre service dans le seul but de satisfaire votre curiosité, sachez que cela ne me pose auc_

- Jarvis, stop ! Je n'ai pas besoin que tu me donnes tous les moindres faits et gestes de notre bannière étoilée, lâcha Tony, en levant la tête, agacé par le type en question énoncé. Pour l'amour de dieu, mais que t'arrive-t-il ce soir ? Tu es insupportable ! ajouta-t-il, en râlant.

Et encore, le mot était faible. Il avait vraiment décidé d'outrepasser les limites. Il avait bien choisi son moment.

- Je ne fais qu'anticiper vos demandes, Monsieur, reprit l'IA, d'une voix plus légère. Et vos désirs d'en savoir toujours plus sur Monsieur Rogers ! À ce propos, je peux vous fournir l'enregistrement des vestiaires de vingt-deux heures trente et une si vous le souhaitez. Le capitaine y apparaît pour aller faire sa douche. D'ailleurs, de vous à moi, je ne trouve pas cela correct qu'il y en ait à cet endroit, même si ce n'est que sur l'entrée. Du moins, officiellement. Le directeur Fury devrait songer à faire vérifier le système de sécurité et faire installer de simples caméras fixes. Il est si facile de les faire pivoter une fois que l'on a accès au serveur.

Le silence prit instantanément possession de la pièce. Même le son de l'écran géant semblait s'être mis en sourdine. À moins que ce ne soit l'impression auditive de Tony. Il était complètement estomaqué par ce qu'il venait d'entendre. Pour preuve, ses yeux semblaient sur le point de sortir de leurs orbites. Il avait mal entendu, n'est-ce pas ?

Il s'humecta les lèvres, tentant de reprendre contenance après une telle bombe.

- Jarvis, ne me dis pas que tu as volontairement espionné Steve... C'est une blague de mauvais goût que tu me fais là. Pas vrai, mon vieux ? demanda-t-il lentement, en rigolant.

Ce rire n'avait rien de naturel. Oh non. Il était même un tantinet nerveux et très, très incertain. En cause ? La réponse qui tardait. Le génie sentait arriver de nouvelles paroles ahurissantes. Et il ne fut pas épargné.

- À proprement parler, je n'ai rien fait de ceci, souligna avec justesse l'intelligence de la Tour. Je n'ai fait que programmer une assistance vidéo permanente dirigée sur le Capitaine, pour que vous puissiez satisfaire votre insatiable avidité de l'observer, à tout moment, si vous me le demandez.

Ok, la seconde bombe venait d'exploser et Tony l'avait prise en pleine gueule celle-là. Il serra les dents mais un imperceptible bruit, ressemblant fort à un couinement, se fit entendre dans le grand salon.

Il ouvrit la bouche. Rien n'en sortit. Puis la referma. Il prit une bonne inspiration et refit une tentative.

- Jarvis...

- Oui, monsieur ?

Et il osait répondre en plus. Tony allait lui faire la peau.

- Tu n'es qu'une horrible IA, rebelle, insolente et machiavélique ! Il est plus que temps que je me penche sur ton cerveau pour savoir ce que tu trafiques à mon encontre et je vais m'y atteler pas plus tard que ce soir... Même si je dois y passer la nuit, souffla-t-il lentement, dans une douce menace.

- Parfait, monsieur, mais je tiens à préciser que vous n'y verrez rien de dangereux. Je ne veux que votre bien.

Le génie se leva brusquement du canapé, comme électrocuté par ces propos. Il se répéta les paroles de son IA. Il ne lui voulait que du bien. Mais bien sûr. Depuis quand au juste ? Si on retirait, bien entendu, toutes ses interventions salvatrices lors de ses différentes missions périlleuses et ses dangereux combats. Ces derniers temps et particulièrement depuis qu'il était revenu de Stark Industrie, Jarvis lui en disait de bonnes. Donc...

- Mon cul ! lâcha-t-il tout haut, en commençant à faire quelques pas autour du canapé, son verre de citronnade en main. Tu me rends chèvre ! Complètement ! ajouta-t-il en se déplaçant, le regard allant un peu partout. Comme si cette soirée n'était pas assez pénible comme ça, mon plus fidèle allié de tous les jours a décidé de se liguer contre moi...

Et voilà, le moment était venu. Ce moment où la frustration avait atteint ses limites. Ce moment où il n'était plus possible de la réfréner. Ce moment où elle devait éclater au grand jour -ou plutôt grand soir- à la vue de tous. Ou en l'occurrence, à la vue de Jarvis. Contre ce bon vieux Jarvis.

Tony ricana. Il l'avait cherché. Maintenant, c'était trop tard. Et il reprit tout aussi rapidement.

- S'il y avait bien un soir où il ne fallait pas venir m'emmerder, c'était celui-ci ! Je me suis retrouvé seul, sans que l'on ait jugé bon de m'avertir personnellement et à ceci, tu aurais pu y remédier... Mais non, il était tellement plus approprié que je trouve ce petit mot sur le frigo. Hum ? J'espère que cela t'a amusé ! lança-t-il en regardant le plafond, avant de recommencer son petit petit tour du salon. Tout seul, j'ai appris que j'allais passer le week-end à la tour, sans mes équipiers ! Enfin non ! rectifia-t-il, un doigt levé. Tu me l'as laissé croire J' ! Tu t'es bien gardé de me prévenir que Steve serait de la partie ! Ouais !

Il s'arrêta pour reprendre un semblant de respiration. Il ne s'était pas rendu compte combien son cœur s'était accéléré, comme sujet à un effort intense et au final, avoir subi toutes ces piques, ce stress et ces nombreuses pensées avaient joué dans la montée de cette putain de frustration à la con. Sur tous les niveaux. Tous les sujets de la soirées. Dont celui revenant sans cesse sur le tapis. Sexy Fessier Étoilé.

- D'ailleurs, je te prierai poliment de te calmer avec Steve, s'exclama-t-il. Ce n'est pas parce que tu es au courant de mon petit secret -à savoir qu'il est mon fantasme par excellence du moment- que tu peux te permettre d'en faire des caisses ! Alors maintenant, tu évites de m'envoyer des piqûres de rappel et si tu oses, ne serait-ce qu'une fois, de faire une allusion -même très subtile- quand il est présent ou devant qui que ce soit d'autre, je te coupe l'alimentation ! Sommes-nous bien clair J' ? termina enfin le génie, en stoppant également ses pas rageurs dans le salon.

Quelques secondes -ou plutôt de nombreuses- suivirent son monologue et Tony commença à se demander s'il n'était pas allé trop loin. Jamais il n'avait parlé ainsi à son IA. Cependant, ce dernier ne l'avait jamais poussé à bout de cette façon non plus. Il avait été le coup de grâce de ce vendredi soir.

Debout, dos à l'écran géant dont il en profita pour couper le son lui parvenant -Anastasia Stelle lui tapait sévèrement sur le système-, il attendait une intervention vocale.

Et enfin, elle se fit.

- Bien Monsieur, je suis profondément désolé pour ce désagrément, s'excusa Jarvis. Je tâcherai de ne plus vous importuner de cette manière. Mes intentions ne sont nullement dirigées contre vous.

Tony hocha la tête. Malgré son éclat, il n'en doutait pas trop. Assez contradictoire en soi.

Pourtant satisfait de cette mise au point, il se détendit un peu et balaya la pièce du regard. La colère refluait lentement, comme si tous les mots dit à haute voix venaient de le libérer d'un poids. Enfin. Pour la première fois depuis qu'il était rentré, de bonnes ondes apparaissaient. Joie. Et une idée fusa.

Il n'était pas à quelques paroles près, non ? Un petit sourire aux lèvres, il avança de quelques pas vers le bout du canapé le plus proche de lui, la démarche assurée.

- N'empêche, Jarvis, tu as eu raison de me secouer... Grâce à toi, j'ai enfin trouvé une occupation ! Je vais m'occuper de ton cas dès ce soir ! annonça-t-il, de but en blanc, sans prendre de gant. Je vais essayer de déchiffrer la moindre information, le plus petit détail qui t'a fait évoluer... Depuis quand... Le pourquoi sera difficile à analyser mais... Tant pis, je me contenterai des faits !

Il laissa le silence planer alors qu'il s'amusait à tapoter les coussins à sa portée, tout en portant son verre de citronnade à sa bouche, comme s'il était le plus exquis des whiskys. Les yeux baissés sur sa main s'activant sur les moelleux accessoires de son canapé, dans une tentative pour les remettre joliment en place, il reprit d'une voix lente et doucereuse.

- Je vais passer ma fin de soirée à te décortiquer avec toute mon attention, mon savoir-faire et avec mon plus petit tournevis pour pouvoir accéder à tes délicates...

Données, voulut-il dire mais le mot resta bloqué au coin de ses lèvres.

Tony venait de faire une découverte des plus improbables.

Là, en mettant tranquillement en forme les coussins dans le bout du canapé, il venait de trouver un vêtement. Il avait dû y glisser et personne n'y avait fait attention, s'installant tour à tour à cette place, et le faisant complètement sombrer derrière les coussins. Prudemment, il le sortir avec deux doigts. Il préférait éviter de se retrouver avec un caleçon sale entre les mains.

Le bras tendu devant lui, il tenait donc le textile et plutôt rassuré, il se rendit compte que ce n'était pas un caleçon. Non. Il fronça les sourcils. Au final, il ne savait pas si c'était mieux. Si. C'était tout de même plus propre.

Un short noir.

La curiosité s'empara de lui. Comment ce short avait-il atterri là ? Et à qui était-il ?

Bon sang, il allait tirer les oreilles du propriétaire.

Tony n'était pas un monstre au point d'empêcher ses colocataires de vivre normalement et de refuser que des objets personnels ne restent dans les parties communes. Lui-même en avait. Mais ça, non. Ce n'était pas très sympa vis à vis des autres. Une veste, une cravate, des chaussures, pourquoi pas. Un short ? Clairement, c'était non.

Il soupira.

Et après, on osait lui dire qu'il était le plus bordélique. Apparemment, ce n'était pas vrai. Il n'avait jamais rien laissé de tel derrière lui.

D'ailleurs, en regardant avec attention le vêtement, il ne lui semblait pas inconnu.

Bon, un short noir, c'était somme toute très basique. Il fallait l'avouer. N'importe qui pouvait en avoir un dans son armoire. Pourtant, il était certain de l'avoir déjà vu sur quelqu'un de la Tour.

Il le déposa à plat et face avant, sur le dossier du canapé pour le regarder correctement. Quelques petites mimiques passèrent sur son visage concentré. Non. Ça ne venait pas. Il le tourna de l'autre côté. Le même manège s'opéra. Attentif, tout en sirotant son verre, il laissait son regard parcourir le tissu.

Puis tout à coup, un éclair de compréhension passa sur son visage, ses yeux s'ouvrirent en grand et ses sourcils se haussèrent.

- Bordel de merde... Steve ?!

Non. Ce n'était pas possible. Il ferma les yeux et frotta des doigts ses paupières closes, avant de revenir sur le vêtement face à lui. Il ne devenait pas fou à s'imaginer des choses.

Ce bout de tissu appartenait au Captain. Il en était sûr et certain. Aucune erreur de sa part. Ce petit détail, là, sous les yeux, ne le trompait pas sur l'identité du propriétaire. Il savait qu'il était à lui. Tony observait assez ce fessier sexy pour savoir que ce short, le blond le portait régulièrement et s'il en avait connaissance, la raison était simple. Cette petite étoile blanche cerclée aux couleurs du bouclier rouge et bleue, cousue sur le bas de la jambe gauche. Oh oui. Aucun doute.

Cette étoile était l'œuvre de Barton.

Un matin, assez tôt, alors que Tony se trouvait déjà dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner en compagnie de Bruce et Clint, Steve était apparu dans ce fameux short. C'était sa tenue détente, faisant aussi office de pyjama. Tout en les saluant, il s'était dirigé derrière le comptoir pour se préparer son café et tandis qu'il était affairé auprès de la machine pour vider le bac à marc, il n'avait pas vu l'archer arriver dans son dos. Dans son intention de le vider dans la poubelle, le blond avait reculé rapidement et la collision s'était produite entre les deux hommes. Des exclamations avaient surgi -des deux côté- mais pas pour les mêmes raisons. Clint avait râlé sur Steve qui aurait pu prévenir son mouvement à l'avance et le blond s'était énervé sur le même fait qui venait de lui coûter une balafre sur la cuisse. Bien sûr, puisque l'archer était allé chercher un couteau et dans le choc, il avait abîmé le blond. À cette mention de blessure, Tony et Bruce étaient venus voir et le génie avait pu profité de la pose très sexy de Captain America, la jambe gauche levée, pied appuyé contre le tabouret du comptoir et cette cuisse musclée entièrement dévoilée par ce short relevé. Fort heureusement, plus de peur que de mal s'était produit et sans aucune gêne, Tony avait regardé leur soldat tant aimé se soigner comme un grand. Ce n'est qu'après que Steve s'était rendu compte du trou dans le tissu de son vêtement et face aux accusations à son encontre, l'espion s'était proposé de réparer sa bêtise. En bon père de famille doué de ses mains, ce dernier touchait à beaucoup de domaine, tel que la couture et il avait assuré que le pyjama de Captain America serait rendu en bon état, comme neuf. Après un passage en machine, Steve le lui avait donc remis et dès le lendemain, il le lui avait été rendu.

Tony eut un sourire à la pensée de ce moment. Il avait vraiment bien rigolé.

Quand le blond et tous les autres avaient vu l'étoile blanche, entourée de bleu et de rouge cousue à l'endroit du trou, ils n'avaient pas caché leur hilarité. Bon, Steve n'avait pas trouvé cela marrant sur l'instant mais après les mots de ses équipiers, approuvant cette marque personnalisée, il s'était détendu et en avait ri. Et puis, il fallait avouer que leur archer était plutôt doué. Cette étoile était vraiment bien réalisée.

Son regard revint sur le fameux symbole qu'il avait sous les yeux et le toucha du bout des doigts.

Ouais.

C'était trop bien réalisé et unique en son genre.

Ce qui ne laissait donc aucun doute à Tony en cet instant précis, dans le salon.

Du coup, une putain de question explosa aussitôt dans sa tête, à la vitesse de l'éclair.

Que faisait le short de Sexy Fessier Étoilé caché là ?!

.

.

À Suivre...

.


[1*] Satellite Blues est l'une des chansons d'AC/DC faisant partie de l'album Stiff Upper Lip, sorti en 2000. Comme j'écoutais l'album au moment de l'écriture, j'ai inséré cette petite référence. Je vous conseille cette chanson. Elle est vraiment top !

[2*] Cinquante Nuances de Grey... Alors, je suis désolée pour les fans & les adeptes mais je n'ai pas aimé du tout. Les livres sont mal écrits -à mon sens- & je n'ai pas su dépasser le tier du premier tome. Comme souvent, l'engouement qui en a résulté m'a agacé & on ne parle même pas des films. Par curiosité, je les ai vu & j'avoue en avoir ri... Désolée ! Bref, ne m'en veuillez pas pour ma critique glissée ici, mais je trouvais parfait que Tony se lance dans ce visionnage... :P


Ceci était donc le début de ce nouvel écrit !

À présent, il faudra attendre la 2ème partie pour avoir la réponse à cette grande question de Tony !

Inutile de dire que cette découverte vient de faire basculer sa soirée de base -si ennuyante, déprimante & solitaire- vers toute autre chose ! Non ? Vous le connaissez aussi bien que moi... La curiosité est la plus grande qualité & le plus infatigable défaut de notre génie ! ;)

Tiens, en parlant de curiosité, peut-être êtes-vous sujet à la même que notre milliardaire concernant l'apparition de ce short ? ;P

Quoiqu'il en soit, j'espère que vous aurez aimé cette première partie & en attendant, n'hésitez pas à réagir (sur le chapitre, ce qui s'y passe, vos ressentis, sur la suite)... Je serai plus qu'heureuse de vous lire :)

Pour rappel :

- Si ce craquage vous a plu, on se retrouve bientôt pour la prochaine publication... Of course ! ;P

- Si c'est le contraire, eh bah... C'est la faute à Papaye ! C'est elle qui m'a attiré de ce côté ! HAHA !

Sur ce, je m'en retourne à mes écrits en cours ! ;D

.

Comme toujours & avec plaisir,

Un très Grand merci d'être là & de m'avoir lu !

Portez-vous bien,

À très vite,

Miss Crazy Drake