Info' du chapitre :

- Rating : M

/!\ Évolution du rating ! Scène de sexe très détaillée ! Vous êtes prévenus !

- Correction : Moi-même, en attendant que Papaye27 passe derrière mes erreurs ! :)


* Remerciements à :

JulieMcKirk, ludi, CaramellaVampire, Liyaahk59, lolitanaturella, Lucy Cameron, Pinky-sunset, MarieJR

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Merci beaucoup ! :D

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* RAR :

- ludi : Bonjour à toi, très chère lectrice & grand merci pour ton commentaire ! J'ai été ravie de te retrouver avec tes petites impressions & de savoir que ce 3ème chapitre t'avait plu ! :) La suite s'est très longuement fait attendre mais.. La voici ! Je ne sais pas trop si tu vas l'apprécier mais elle est là ! Attention, chaud devant ! :p

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* Note de l'auteur [02/02/21]: Bonjour/Bonsoir à tous ! :)

Après une très longue absence où bien des choses m'ont détourné de l'écriture [ma famille a eu besoin de moi, pour faire court] je reviens vers vous, avec la 4ème partie du Short Étoilé ! J'ignore si elle était attendue ou non par beaucoup ici... Mais elle est là & moi, je suis ravie d'être de retour !

Je reprends les commandes en affichant la tendance avec un Rating bien M ! Cette fois, il prend tout son sens ! Vous aurez droit à de la citronnade d'un bout à l'autre. Vous voilà prévenus !

Sur ce,

Bonne lecture à tous ! :)


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|| 4ème Partie ||

"Le Short Étoilé, Ce Grand Sauveur De L'ennui ?"

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03h06.

- Je vois parfaitement... Il semblerait que Sexy Fessier Étoilé ait le même problème que moi...

Tony n'avait pas pu résister à l'envie de le dire. Pourquoi s'en priver alors que le principal concerné semblait approuver ce surnom ? Franchement, cela aurait été trop bête. Du coup, il ne parvenait pas non plus à se défaire de son sourire et ce, pour plusieurs raisons.

La première était cet aveu que Steve avait fait. C'était stupide mais il avait mis fin à tout un tas de questionnements ridicules dans sa tête. Adieu l'histoire du pari débile et bonjour le coup de maître. Non mais vraiment, comment aurait-il pu se douter un instant que le blond mettrait en place un tel programme, juste pour avoir une confirmation à une question d'attirance ? C'était bien trouvé, même si Tony aurait tout aussi apprécié du direct. Cela lui aurait évité de devenir complètement fou le temps d'une soirée. Ouais, il n'allait pas l'oublier de sitôt. Et il allait se venger.

D'ailleurs, il n'attendrait peut-être pas longtemps pour le faire.

Ceci amenait évidemment cette autre raison pour laquelle il était satisfait. Même incroyablement satisfait au vu de la situation.

Ce dénouement final lui plaisait beaucoup. Steve l'avait surpris à agir comme il l'avait fait. Il était toujours dans la réserve au quotidien et il était très agréable de voir qu'il pouvait laisser tomber tout ça. Il venait de dévoiler une facette de sa personnalité que le génie n'avait pas su voir ou même deviner, rien qu'une fois. Il était plein de surprise.

Mais, jusqu'à quel point ?

Et alors qu'il allait partir sur des théories tout aussi intéressantes, il fût coupé de ses pensées d'une manière très spéciale. À nouveau, Il n'avait pas rêvé le bout de cette langue sur le lobe de son oreille. Oh non. Aucun risque qu'il ait imaginé cela. Steve venait bien de le provoquer.

Aussitôt, cela le ramena à leur situation, leurs positions et leurs actions un peu plus tôt. Et peut être aussi, leurs érections.

Un petit problème plus que d'actualité, pensa-t-il en sentant la sienne et en devinant celle contre sa jambe.

Cette simple constatation raviva quelque peu ses ardeurs. Et comme un con, même en sachant ce que le blond lui avait dit plus tôt, il ne sut pas comment agir. Devait-il céder à cette envie féroce ou plutôt attendre un autre geste ?

Steve sembla décider pour lui et sortit la tête de son cou pour l'observer.

- Tu es complètement ailleurs, Tony... Je pourrais en être vexé, s'exclama-t-il en lui adressant une petite moue.

Le génie ne put s'empêcher de rire.

- Tu m'as tellement mené en bateau ce soir que je n'ai pas su arrêter ces pensées soudaines...

- Hum... Je vois... Tu ne t'attendais pas à ça, pas vrai ? fit le blond, une note ravie dans la voix, tout en bougeant légèrement.

S'il s'y attendait ? Grand dieu que non pensa le milliardaire mais il n'allait pas le dire. C'était inutile. Il avait bien mieux à faire. Du moins le supposait-il à la vue de ce petit sourire en coin très sexy sur le visage de son... Son quoi d'ailleurs ? Ami ? Pas sûr qu'il le reste au sens platonique du terme s'il continuait de sourire de cette manière. Il paraissait trop fier de ses actions de la soirée.

- T'es vraiment content de toi... Hum Captain ? préféra-t-il dire, lui-même amusé de le voir aussi satisfait.

Steve rigola.

- Tu n'imagines même pas à quel point ! susurra-t-il lentement, puis il baissa les yeux un petit instant avant de reprendre. Par contre, je suis un peu déçu de ton manque d'attention... Je pensais que ma réponse aurait un tout autre effet que celui de te perdre dans tes pensées...

Cette légère grimace fit comprendre à Tony qu'il avait loupé quelque chose. Ce devait être suite à sa remarque sur l'état de son Sexy Fessier Étoilé -dieu, ça sonnait tellement bien dans sa tête- et ce qu'il avait senti contre sa jambe. D'ailleurs, le problème était toujours là, ce qui lui tira un nouveau sourire.

- Rien ne t'empêche de répéter, je suis tout ouïe, ne put-il s'empêcher de dire en commençant à bouger lentement la jambe.

Opérer ce mouvement -même très léger- se révéla être une bonne idée. Steve avait brièvement fermer les yeux, semblant apprécier cette attention d'un genre particulier.

- Tu... Tu as l'air d'avoir parfaitement compris... soupira-t-il, après quelques secondes. Je faisais allusion... À ce problème commun... termina-t-il, avec difficulté.

- D'accord... se contenta de dire -non sans plaisir- le milliardaire.

Et pour cause, il n'avait pas envie de parler plus longuement. Un comble pour lui. Mais il aurait été fou de le faire et de perturber Steve dans son petit moment agréable. Une petite perdition dont il ne voulait rien louper. Tellement submergé par tout ce que ce dernier lui avait subir tout au long de la soirée, il n'avait pas apprécié à sa juste valeur ses petits instants d'égarements et là, l'occasion était trop belle à saisir. Elle était aussi unique, autant se le dire. Voir le blond soupirer de plaisir, juste avec sa jambe caressant cette zone tendue, c'était limite idyllique. À ce propos, il était même étonné d'avoir cette petite liberté de mouvement. Il n'en avait pas eu autant quand il voulait s'enfuir vers ses quartiers privés.

À présent, cette idée lui semblait totalement dingue. Il n'était pas prêt de bouger de là. Oh non. Pas avec son fantasme sur patte au-dessus de lui qui avait mené toute cette opération de grande ampleur et qui était, à l'heure actuelle, en train de se détendre -ou plutôt se tendre- contre une partie de son corps pour avoir des contacts. Et il fallait ajouter le reste.

Cette respiration plus profonde commençait à rendre dingue Tony -il avait même l'impression de n'entendre que ça- et l'image -allant avec- était tout aussi folle. Steve avait baissé la tête et fermé les yeux, cachant ce regard bleu ô combien envoûtant pour le brun. Ses joues prenaient quelques couleurs, visible grâce aux grandes baies vitrées derrière eux et sa lèvre inférieure était sujette à quelques mordillements, sans doute incontrôlable de sa part dans une tentative de contenir d'autres réactions. Le génie s'attarda sur cette zone, comme hypnotisé par ce traitement.

Dieu qu'il mourrait d'envie d'y goûter ! Cette pensée le fit frissonner comme une pucelle à l'aube de son premier baiser. Mais merde, c'était tout comme ! Il voulait goûter à ces lèvres, et tout le reste. Il suffisait simplement d'enclencher le processus et ça, il savait faire. Il était un play-boy invétéré et indétronable. Son charme opérait toujours.

Sans l'ombre d'un doute, il amorça donc les premiers gestes. Les mains -toujours posées sur le torse du blond- finirent par bouger et commencèrent leur petit voyage. Lentement. Sans précipitation. Il voulait savourer ces muscles sous ses paumes, imprimer toutes les formes et surtout, faire monter l'envie à son maximum. Pour lui, comme pour Steve. Tout n'en serait que meilleur et plus intense. À peine avait-il atteint les épaules dénudées qu'un soupir plus prononcé se fit entendre.

- Tu n'es qu'un sale petit allumeur...

Hum. Apparemment, quelqu'un n'avait pas mis longtemps à comprendre son jeu. Perspicace pour quelqu'un ayant connu d'autres mœurs. Et Tony en rigola doucement.

- Alors... "petit"... Sans aucun doute par rapport à toi, commença-t-il à préciser, taquin. "Allumeur"... Aurais-tu oublier à qui tu as à faire ? Mais "sale"... Absolument pas !

Il s'avança pour murmurer la suite à son oreille.

- Si tu veux tout savoir, j'ai pris un bain très, très, très agréable en début de soirée... insista-t-il d'un ton mielleux.

Et pour faire comprendre le sous-entendu, il n'hésita pas à y mettre la forme par une brève pression bien placée contre l'entrejambe du capitaine. Un gémissement lui répondit et un frisson plus violent encore que les précédents le traversa, allant se loger directement dans son pantalon. Ce son était le premier que le soldat laissait passer et il allait tout faire pour en entendre d'autre. C'était incroyablement excitant.

Puis, sans qu'il n'ait compris ce qui se passait, Steve se redressa sur les genoux. Un courant d'air passa entre eux et Tony se tendit, surpris de cette soudaine distance entre leurs corps. Les choses venaient-elles d'aller trop loin pour le leader des Avengers ? Il n'était sûr de rien et même ce regard posé sur lui ne l'aida pas à savoir. Tout à coup, il fût pris de doutes. Du moins, pendant quelques secondes. De longues secondes où seuls leurs yeux furent connectés. Le génie eut le temps de voir passer plusieurs nuances dans les orbes bleues, avant que leur propriétaire ne juge utile de rompre le silence instable.

- Et à qui as-tu pensé dans ton bain ?

La question laissa Tony sur le cul, si bien qu'il ne trouva rien de mieux à faire que d'ouvrir des yeux ronds. Steve était-il sérieux ? Il insinuait, dans le but de l'exciter, qu'il s'était adonné à une séance de travaux pratiques et ce grand crétin lui demandait à qui il avait pensé pendant. Non mais c'était n'importe quoi et parce qu'il n'était pas Tony Stark pour rien, il allait lui faire payer cet arrêt brutal de leur activité.

- À ton avis ? Hum ? Qui a bien pu me donner cette envie folle de me masturber ?!

C'était une provocation à son image. Brute et directe. Et Steve ne l'apprécia pas à sa juste valeur. Rapide comme l'éclair, il se redressa et lui attrapa les poignets pour les plaquer au-dessus sa tête et l'instant suivant, il était entre ses jambes, son bassin collé au sien. Cette fois, aucune marche de manœuvre. Juste ce petit espace entre leurs visages et leurs torses. Steve le bloquait complètement contre le sol et Tony ne put s'empêcher d'adorer ça. Son sexe venait de vibrer méchamment sous cet assaut autoritaire. Même cet air sévère sur sa bonne gueule n'arriva pas à lui enlever le plaisir qui se propageait partout dans ses membres. Il était foutrement excitant d'avoir à faire à un Steve aussi dominant.

- Qui ? finit par siffler le soldat. Dis-le moi...

Immédiatement, ces mots déclenchèrent un immense sourire chez le brun. Même excité par la situation, son cerveau ne l'avait pas laissé tomber. Il venait de comprendre pourquoi le capitaine avait réagi aussi vivement et il n'allait pas se priver de le dire à haute voix.

- Serait-ce une pointe de jalousie que je sens chez vous, Monsieur Rogers ?

- Tony... Dis-le moi ! gronda Steve, en resserrant sa prise sur les poignets.

Bordel de merde ! Pourvu que Jarvis soit en train de filmer ce moment ! exulta intérieurement le milliardaire. Jamais il n'aurait cru voir une telle scène se produire avec cet homme. Il avait l'air réellement jaloux. Si ça, ce n'était pas la preuve par excellence de cette forte attirance avouée plus tôt par le blond, Tony n'était plus Iron Man. Oh putain que non. Au comble du plaisir et animé par cet enthousiasme fou, il ondula comme il le put sous ce physique bourré de testostérone en fusion, tout en lui adressant un sourire aussi provoquant que son mouvement.

Et avant de se faire tuer -car il n'était pas encore suicidaire- il lâcha l'essentiel au bord de ces lèvres d'une extrême tentation, d'un ton tout aussi aguicheur.

- Qui d'autre que mon Sexy Fessier Étoilé pourrait me donner aussi rapidement envie de me toucher dans mon bain ? Hum ?

Sans le lâcher du regard et ne pouvant se contrôler davantage, il vint mordiller lentement sa lèvre inférieure. Elle le narguait tellement depuis tout à l'heure qu'il n'avait pas pu résister et il comprit dès l'instant suivant, que cette action venait de tout faire basculer.

À peine s'était-il reculé pour pouvoir apprécier son geste que Steve relâcha l'un de ses poignets et vint agripper ses cheveux pour fondre sur sa bouche. Cela avait été si rapide qu'il mit un bref instant avant de répondre à ces lèvres bougeant contre les siennes. Un frisson de plaisir le secoua alors que son cerveau peinait à enregistrer l'information. Captain America lui avait sauté dessus. Enfin ! Et cette pensée le poussa tout aussi vite à participer. Sa main libre alla se poser directement sur la taille du blond tandis qu'il plongeait sans restriction dans ce baiser. Et quel baiser ! Il se sentait exploser au contact de cette bouche s'animant contre la sienne, soupirer de plaisir à ces dents venant le mordiller et fondre avec cette main autoritaire dans ses cheveux. Le tout combiné le faisait doucement décoller. Alors quand cette langue vint titiller sa lèvre inférieure, il céda totalement et approfondit brusquement l'échange.

Un même gémissement les secoua à cette rencontre attendue et Tony ne douta pas un instant qu'elle était partagée. Steve y mettait toute son envie et son désir. Ce dernier était plus qu'évident, pressé contre le sien, plus bas et tandis que leurs langues se découvraient avec impatience, le brun fit la seule chose qui s'imposait à son esprit. Grâce à son poignet toujours maintenu, il mit toute sa force dans un mouvement de bassin. Immédiatement, ils en gémirent et Tony laissa échapper une plainte qui les stoppèrent. Essoufflés, les corps en feu, ils s'observaient, l'un aussi surpris que l'autre.

- Je... Pardon, Tony ! Je... Je n'ai pas réfléchi... s'exclama Steve, le souffle rapide.

Ce regard désolé en effaça presque la douleur ayant pris possession de sa lèvre et le génie rigola, léger.

- Ce n'est rien... Je suis loin d'être en sucre, soldat !

Il ajouta un petit clin d'œil pour le rassurer. Après ce coup de bassin, le blond s'était laissé emporter par son plaisir et lui avait mordu la lèvre. Un peu trop rudement d'ailleurs. Pour sûr qu'elle allait gonfler. Il passa la langue dessus. Au moins n'y avait-il pas de sang, c'était déjà ça et alors qu'il recommençait pour vérifier, il vit, comme au ralenti, Steve se rapprocher pour venir l'embrasser au coin de la bouche. Sa respiration eut un petit raté. Puis il le refit, une fois, deux fois, tout en bougeant le long de la zone maltraitée.

- Vraiment désolé, je ne voulais pas...

Chaque mot fût entrecoupé par un baiser aussi aérien qu'agréable et Tony en ferma les yeux, la bouche légèrement entrouverte pour pouvoir apprécier. Ce geste était bien trop tendre pour ne pas y succomber. Steve était si doux tout à coup et quelque part, il avait envie d'en profiter. Égoïstement. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu droit à de la douceur, telle que celle-ci.

- Tu sais, si tu continues comme ça... Je vais finir par me détendre et tu n'auras pas d'autre choix que de continuer ces délicieuses attentions...

Pour appuyer ses dires, il se défit de l'emprise sur son poignet -ou plutôt, il en fût libéré- et entoura de ses bras la taille de Steve. Il entendit un petit rire puis un bref baiser le décida à ouvrir les yeux.

- Quelle image choquante du grand Tony Stark, le grand séducteur de ces dames ! fit le soldat, moqueur.

En réponse, le dit séducteur pinça la peau à sa portée.

- Tu fais erreur !

- C'est à dire...?

À ce sourcil haussé, il prit son temps pour parler et alors que ses mains étaient parties en ballade sur ce dos large et musclé, il laissa un sourire fleurir sur ses lèvres.

- Je ne joue plus dans cette cour... fit-il d'un air détaché. Je préfère de loin, très loin, jeter mon dévolu sur les shorts étoilés... Enfin, surtout le seul que je connaisse, clôtura-t-il en posant les paumes sur ce fessier très sexy qui le faisait fantasmer.

Il sentit nettement le changement dans le corps contre lui. Steve s'était tendu, comme dérangé par ce qu'il entendait et son insinuation finale venait d'effacer cela. Apparemment, monsieur ne supportait pas que l'on fasse mention à d'autres.

- Serais-tu dérangé par ce que j'ai dit ? ne put-il s'empêcher de dire avec un petit sourire.

Il n'aurait pas dû dire ça. La petite étincelle était de retour.

- Je n'apprécie pas forcément entendre parler de ton pouvoir de séduction alors que tu es là, avec moi.

Ce ton plus dur fit frissonner le génie. Définitivement, il adorait cette jalousie.

- Ne t'ai-je pas fait comprendre que je préférais ta compagnie ? susurra-t-il en caressant les fesses à sa portée. Et puis, il me semble que je ne suis pas celui qui a amené le sujet !

- Tony...

Son prénom, soufflé de manière aussi basse, était un avertissement. Très clairement. Et d'un coup, il en eut assez de perdre son temps à parler alors qu'il y avait bien mieux à faire. Il avait envie d'action. Son regard se perdit dans celui du blond et un sourire tout ce qu'il y avait de plus sexy flotta sur ses lèvres. Il était temps de pousser le jeu plus loin.

- Tu n'aimes pas avoir tord, je le vois bien... Mais en même temps, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même... C'est toi qui a fait mention de mon magnétisme fou qui attire toutes ces jolies créat_

- Arrête ! coupa brusquement Steve.

Tony se mordit les lèvres. C'était encore plus facile qu'il ne le pensait. Le soldat sautait les deux pieds dedans. Ce ne serait pas long. Avec la ferme intention de le faire craquer, il ouvrit la bouche, prêt à lancer une nouvelle provocation quand il se fit arrêter d'un "la ferme", suivi d'une paire de lèvres qui lui firent ravaler ses mots.

Vraiment trop facile, pensa-t-il, euphorique alors qu'il ne perdait pas une seconde pour répondre à cette bouche impatiente. Maintenant, il n'allait plus le lâcher. Pas avant d'avoir obtenu ce qu'il désirait. Et en cet instant, il ne voulait qu'une chose. Cet homme contre lui qui lui ravageait les sens.

À nouveau, le petit manège précédent recommença. Les lèvres ne cessaient de se chercher, se trouver et se relâcher dans un beau désordre. Les dents étaient mise à contribution pour mordiller et montrer l'avidité envers l'autre mais cette fois, sans se blesser. D'ailleurs, Tony sentit à plusieurs reprises le contrôle du blond pour éviter de lui faire mal et il trouva cela amusant. Par esprit vengeance et sans doute parce qu'il aimait trop jouer, il titilla avec insistance cette lèvre charnue. Un petit plaisir qui prit fin très rapidement quand Steve décida de le taquiner avec sa langue. Un appel à approfondir auquel le génie ne se fit pas prier pour y répondre. C'était d'une évidence. Aussi évident que ses mains qui malaxaient ce fessier. Il n'avait aucune envie de le quitter pour le moment et le touchait avec une rare dextérité, mêlant caresses, frottements et pressions.

Ces mouvements, associés à ces baisers, leurs donnèrent très vite l'envie de plus et ce fût le soldat qui prit les devants, à la surprise de Tony qui ne put que gémir contre sa bouche quand des mains passèrent sous son tee shirt. Le contact de ces doigts sur ses flancs, en même temps que ce bassin contre le sien fit grimper la température de son corps à une vitesse fulgurante et il dût se reculer un peu pour reprendre sa respiration. Il avait bien trop fantasmé sur un moment comme celui-ci et la réalité le rattrapait avec une force insoupçonnée.

Il n'aurait jamais pensé que de simples touchers pourraient le mettre dans un tel état. Mais au fond, était-ce si surprenant ? Le leader des Avengers avait toujours impacté fortement ses émotions et ses réactions. Aucune demi-mesure. Aucune limite. Tout dans l'excès. Et apparemment, cela incluait aussi le désir. Ce désir incandescent qui lui vrillait le bas ventre comme jamais.

Et alors que Steve reprenait vivement ses lèvres pour l'embrasser, il délaissa -non sans une pointe de regret et la promesse d'y revenir bientôt- ses fesses pour passer à la même inspection qu'il subissait. Ses mains se glissèrent avec envie sous le haut rouge, partant à leur bon vouloir partout où elles le pouvaient. Il était aussi agréable de toucher que d'être touché et Tony ne pouvait nier que son partenaire était plutôt doué, et avec une seule main nota-t-il. En effet, pour ne pas l'écraser, Steve avait pris appui sur l'un de ses avant-bras, glissé dans son dos et de l'autre, il parcourait littéralement toute ce qu'il pouvait atteindre. Ses côtes, son ventre, son torse, rien n'était laissé de côté, comme s'il aspirait à tout vouloir connaître de son buste et une certaine frustration était en train d'émerger. Car lui, il n'arrivait pas à grand chose avec ce foutu vêtement.

Il tentait de le lever mais leurs corps ainsi pressés ne l'aidait guère à avoir plus d'accès. Il fit une nouvelle tentative -qui se solda par un nouvel échec- et le fit savoir par un grognement sourd. Oui, il était en train de perdre patience pour une connerie. C'était rageant mais apparemment, il était bien le seul en difficulté. Steve continuait de balader sa main sur son ventre, tout en se moquant de lui. Il sentait très bien ce sourire contre ses lèvres. Alors, d'un geste vif, il le fit reculer de ses mains.

- Aurais-tu un petit souci, Tony ? demanda immédiatement le blond, d'une voix amusée malgré l'intensité du moment.

- À ton avis ? Ton haut est une vraie plaie ! rétorqua le génie, au comble de l'agacement.

Aussitôt, Steve se mit à rire et revint près de lui, la tête plongée dans son cou.

- Et moi qui pensait qu'il te plairait... Je suis déçu...

Sa peau fût mordillée, le faisant soupirer doucement, tandis que son cerveau enregistrait brièvement la déclaration du soldat. Il l'avait donc fait exprès. Entre ceci et le short, ça commençait à allonger la liste des actions préméditées. Que lui réservait encore cet homme ? Des petits baisers dans son cou le stoppèrent dans son élan. Qu'importe ce qui était prévu. Cela lui irait s'il continuait de l'exciter de cette manière.

- Si tu préfères, je peux l'enlever... Ça ne me dérange pas...

Si l'idée lui parut surprenante, ce coup de langue sur le lobe de son oreille ne put que le faire approuver avec force. À peine avait-il hoché la tête que Steve se redressait déjà, bien droit sur ses genoux pour retirer le tissu encombrant. Et Tony ne put qu'admirer cette peau qui se découvrait lentement, beaucoup trop lentement à son goût, si bien qu'il eut le temps de remonter à cette gueule d'ange pour y voir un sourire en coin. Il s'amusait vraiment de la situation et cela ébranla quelque peu le milliardaire. Il allait de surprise en surprise. Ce soir, ce type était un vrai petit démon en puissance ! Mais à nouveau, il délaissa cette énigme. Le tableau devant lui valait bien toute son attention.

Steve était enfin torse nu. Il n'avait toujours pas bougé et tenait dans sa main le vêtement rouge. Il paraissait sûr de lui et comment aurait-il pu en être autrement avec un corps comme celui-ci ? S'il n'avait pas été capable de se tenir, Tony en aurait bavé. Au lieu de quoi, il laissa son regard parcourir cette peau à vue. Chaque centimètre fût scanné et analysé par son cerveau de génie. Oh oui. Il n'allait pas oublier de sitôt cette vision. Il ne le pouvait pas. Ce buste était à l'image des représentations grecques de l'antiquité. Des épaules carrées, un torse bombé mettant en valeur des pectoraux bien dessinés, un ventre plat où de discrets abdominaux se contracter involontairement et plus bas, une légère pilosité qui indiquait un chemin encore plus attrayant. Tony en frissonna de plaisir.

- La vue a l'air de te plaire...

Cette voix le sortit de sa contemplation et au lieu de répondre avec simplicité, il se redressa pour venir au plus près du blond.

- Ai-je réellement besoin de le dire ? murmura-t-il, en posant les mains sur son ventre, qu'il se mit à parcourir avec une lenteur toute calculée.

Immédiatement, Steve se mit à respirer un peu plus fort.

- Non, en effet... Ta petite expédition est assez révélatrice, laissa-t-il tomber en baissant les yeux.

Tony se contenta de sourire alors que ses doigts voyageaient un peu partout sur ce buste. Il était tellement parfait et il ne doutait pas un instant que le reste devait l'être tout autant. Son père et Erskine avaient réussi l'impensable avec le super sérum. Bon, ils n'avaient clairement pas pensé que le physique du petit Rogers deviendrait une arme de séduction folle à ses yeux et il allait se faire un très grand plaisir d'honorer ce corps comme il le devait.

Tout en suivant cette fabuleuse idée, il se rapprocha et déposa ses lèvres sur le torse de Steve. Aussitôt, il le vit se tendre un peu, avant qu'un souffle ne vienne se répercuter sur sa tête. Amusé par cette réaction, il se mit en action, déposant d'abord quelques baisers par ci, par là, juste pour apprivoiser cette carrure. Il resta sur une petite zone, prenant son temps pour goûter et apprécier ces contacts. Ses mains était reparties à l'assaut de son dos et ses lèvres ne cessaient de se poser au gré de son envie. La peau de Steve était un appel à venir, encore et encore, pour l'embrasser. Lentement, avec douceur, il s'enivrait de cette odeur, de cette texture contre sa bouche. C'était à la fois bon et terriblement excitant.

En tendant l'oreille, il ne lui était pas difficile de savoir que le capitaine devait partager son avis. Ces soupirs satisfaits l'atteignait de plein fouet et son torse qui se levait avec précipitation sous ses assauts langoureux ne mentaient pas sur son état d'esprit. Par curiosité, il baissa les yeux et fut encore plus assuré par l'effet de ses gestes. L'excitation était plus qu'au rendez-vous dans ce pantalon et à cette pensée, un très long frisson le traversa. Peut-être trop vivement, il vint griffer le dos de Steve et mordiller son torse avec envie. Un gémissement en résultat et ce son le fit craquer complètement.

Il en voulait plus. Beaucoup plus.

Très vite, il abandonna sa petite zone de confort et vagabonda avec entrain sur tout le torse, tout comme dans son dos. Il ne chercha plus à se contenter du minimum et accéléra le rythme. Ses lèvres et ses mains n'étaient plus les seules de la partie. À présent, sa langue et ses dents jouaient aussi leurs petits rôles, dans une petite danse bien rodée pour faire grimper la température et ça fonctionnait. Steve respirait trop fort et se laissait aller complètement sous ses attentions. Il s'était légèrement penché en avant, comme pour mieux apprécier et Tony en était plus que satisfait.

Captain beau cul allait voir à qui il avait à faire !

Alors quand il passa à portée de ce téton qui pointait, la tentation fût trop grande et il prit un malin plaisir à poser sa bouche dessus. La réaction fût immédiate et un gémissement étouffé lui parvint. À priori, Monsieur Rogers avait encore du contrôle, même dans de telles circonstances. Étonnant. Mais Tony comptait bien le faire céder. Pour une fois que sa langue pouvait avoir une utilité -autre que celle de rendre dingue tout le monde en jacassant à tout va-, il allait s'en servir. Doucement, il vint donc à la rencontre de ce bout de chair et le titilla de la pointe. Juste une fois. Juste par curiosité. Et rien que ce premier contact fût une petite victoire.

- Allumeur...

Venait-il d'imaginer ce sifflement ou bien était-ce réellement ce que Steve avait laissé échapper ? Si oui, il se devait de recommencer. Ce son s'était répercuté jusqu'à son entrejambe, si terriblement tendue et bon sang, c'était aussi douloureux que bandant. Et il n'attendit pas pour le refaire.

À nouveau, la même chose se produisit et Tony ne put qu'en sourire. Le capitaine semblait très sensible à cet endroit. C'était parfait. Il allait le rendre fou. Fou jusqu'à ce qu'il craque et perde tout son contrôle. Il le voulait excité et sans limite, tel un animal sauvage guidé par ses bas instincts.

Une vision totalement folle lui traversa l'esprit et soudain, il se vit plaqué contre le carrelage, être débarrassé avec empressement de ses vêtements, embrassé avec force alors qu'il finissait par se faire pénétrer vivement par Steve, le pantalon à peine baissé en dessous de son fessier musclé. Il se vit s'accrocher à lui, gémir sourdement tandis que de puissants coups de bassin le faisait décoller.

Oh bordel de merde !

Il ne comprenait pas comment il avait pu penser aussi vivement à ça mais là, maintenant, tout de suite, il voulait que cette scène fantasmée devienne réelle. Il ne pouvait en être autrement. Il avait envie que cet homme s'abandonne dans cette étreinte, qu'il se laisse aller selon ses besoins et qu'il le fasse sien.

Tandis qu'il reprenait sa douce torture sur ce téton, la pensée à cette position très précise le fit trembler. Il ne l'avait que très peu expérimenté et ce n'était pas pour la raison que cela le rebutait. Bien au contraire. Chaque expérience sexuelle pouvait avoir du bon, du très bon même, et il ne refusait jamais de se faire du bien. Trop souvent -pour ne pas dire tout le temps- il se retrouvait au-dessus. Les rares fois où l'inverse s'était produit datait du M.I.T. et de ses jeunes années à la tête de Stark Industrie. À croire que le pouvoir, l'argent et la notoriété l'avait installé à un rang supérieur, même dans l'intimité d'une chambre et les choses n'avaient pas changé quand il était devenu Iron Man. C'était devenu encore plus compliqué. Si au début, il avait apprécié que ses partenaires lui laissent ce rôle actif, il avait fini par trouver cela lassant à la longue et s'était détaché un peu de ces soirées de débauche. Surtout dernièrement. Surtout ces derniers mois. Surtout depuis que Steve était devenu son obsession. Et surtout ce soir, depuis qu'il savait que monsieur partageait cette attirance et qu'il était aussi réceptif à toutes ces caresses.

Il voulait cet homme avec une force qui le surprenait lui-même et dans ce rôle très précis. Ce n'était plus une option. Il en avait envie comme jamais et il n'allait pas lésiner sur les moyens pour y parvenir.

Dans cette optique, il se concentra d'autant plus sur ce qu'il faisait. Il joua de sa langue et de ses dents sur ce bout de chair, y mettant toute son envie et très rapidement, Steve vint accrocher une de ses mains sur sa nuque. Il s'affolait. Il entendait clairement sa respiration anarchique et il ne trouva rien de mieux à faire que de passer à cet autre téton encore intact de ses petites attentions, pour le torturer de la même façon et avec la même assiduité.

- Tony...

Son prénom, à peine murmuré, le fit s'arrêter et relever la tête. Le visage du capitaine avait pris de jolies couleurs et cette bouche entrouverte était un putain d'appel à venir l'embrasser. Il était en train de craquer mais il voulait voir ces yeux. Ces yeux bleus encore fermés qui allaient lui donner la confirmation qu'il attendait.

- Regarde-moi, Steve ! demanda-t-il d'une voix rauque.

S'il mit quelques secondes à accéder à sa requête, Tony ne put lui en vouloir. Ce regard était tout ce qu'il espérait. Le désir se lisait comme jamais. Il aurait pu comparer ces orbes à une réelle tempête tant elles semblaient vivantes. Elles criaient littéralement à une envie de luxure et les siennes ne devaient pas envoyer un autre message que celui-ci.

Tout en gardant le contact visuel, il revint sur son torse et commença à l'y embrasser, avec une lenteur calculée. Il voulait que le soldat ne loupe aucun de ses gestes. Il voulait qu'il suive chaque mouvement et en se sachant connecté ainsi à ces yeux, il refit le tour de ces pectoraux, sans précipitation et même s'il crevait d'envie d'aller plus vite. Il savait que ce jeu pouvait prendre fin sans qu'il ne s'en rende compte si Steve décidait d'agir mais, ce goût du risque était diablement tentant. C'était une confrontation d'un autre genre où chacun comptait tenir le plus longtemps possible. Il le voyait dans ce regard. Chaque baiser était suivi d'un soupir, le faisant sourire et au bout d'un moment, il jugea bon d'y ajouter quelques mordillements qui furent récompensés par cette main sur sa nuque qui se mit à le caresser. Un appel à continuer ou peut-être un moyen de pallier ces sensations ressenties ? Une chose était sûre, son soldat montrait de plus en plus de difficultés à se contenir et rester de marbre.

Son bassin s'animait de plus en plus, sa main se faisait pressante derrière sa tête et son torse vibrait plus fort sous ses inspirations. Quant à cette connexion visuelle, elle était en train de l'achever autant que ce qu'il lui faisait.

Forcément, au bout d'un moment, Tony craqua et retourna sur l'un de ces tétons durcis mais avant d'agir, il s'arrêta volontairement à quelques centimètres, ne laissant que son souffle le titiller. Une petite provocation, comme il les aimait tant et bien plus encore, quand ces yeux étaient braqués sur lui. Pas dans les mêmes circonstances certes, mais l'homme qui le regardait était le même.

Sans ne serait-ce que cligner des yeux, il passa à l'action et d'un même geste, il porta ses mains sur les fesses de Steve tout en glissant sa langue sur le bouton de chair. Presque aussitôt, il eut la satisfaction d'entendre un gémissement et de le voir s'afficher sur cette gueule blonde d'ordinaire si impeccable. Bon sang. Il allait lui sauter dessus lui-même si ça continuait !

À peine avait-il pu penser à cette option que la main sur sa nuque le fit remonter brusquement et que des lèvres vinrent s'écraser sur les siennes, sans aucune douceur. Cette fois, il n'en fût pas surpris. Il ne fallait pas déconner, ce manège ne prendrait pas à tous les coups et il répondit immédiatement, avec autant de ferveur à cet impétueux baiser. Dans sa tête, Tony savait qu'il venait de gagner. Il avait réussi à faire craquer le capitaine. L'urgence avec laquelle il bougeait sa bouche contre la sienne, la force ressentie sur sa nuque pour le maintenir auprès de lui et cette autre main -venue de nulle part- qui s'était posée fermement dans le bas de son dos étaient de très bons voire même d'excellents signaux et la suite n'allait pas lui donner tord.

Avec autant de fougue, Steve vint approfondir le baiser. Sans détour, sa langue s'invita à travers les lèvres du milliardaire pour rejoindre la sienne et forcément, ce dernier le laissa faire de bonne grâce, en laissant échapper un grognement appréciateur et une palpation très délicieuse sur son fessier. Non, il n'en faisait absolument pas une fixation ou peut-être que si, mais il aurait été fou de ne pas saisir cette occasion. Tout était bon à prendre quand l'homme convoité donnait avec tant de facilité.

Et tandis qu'il profitait allègrement de cette zone encore trop vêtue à son goût sous ses doigts, il sentit très nettement son tee-shirt remonter. Le soldat était en train de parcourir une partie de son dos de caresses et il ne put qu'approuver d'un bruit de gorge, étouffé par ce baiser aussi intense que long. Il était sur un petit nuage, perdu dans une autre réalité où seul leurs actions comptaient.

Ils ne parvenaient pas à décrocher leurs bouches, bougeant avec vivacité leurs lèvres, jouant avec la langue de l'autre pour prendre le contrôle de cet échange. Leurs mains n'étaient pas en reste, appuyant les gestes, griffant la peau un instant et la cajolant de suite après, tel un prolongement de toutes ces sensations les traversant. Le plaisir les rendait trop sensibles, soupirant comme des débutants à ces contacts sans fin dont ils avaient besoin et envie. Le désir les enflammait littéralement, accentuant un peu plus leur état d'excitation. Ils s'étaient trop poussés, ils s'étaient trop amusés avec l'autre pour le faire craquer et maintenant, ils n'aspiraient plus qu'à céder à ce feu qui embrasaient leurs corps.

Aussitôt, tout s'accéléra. Tony sentit sa nuque être relâchée et avant qu'il n'ait pu s'en demander la raison, Steve avait posé ses mains sur sa taille. La seconde suivante, il laissait échapper un pathétique geignement à l'arrêt brutal du baiser et son haut était remonté vivement. Comprenant l'intention, il quitta à regret ce postérieur et leva les bras pour faciliter le départ du vêtement.

Ce n'était pas trop tôt ! songea-t-il avec un petit sourire aux lèvres, tout en fixant le blond, qui lui répondit de la même manière. À nouveau, il fût attiré par la couleur folle de ses yeux. D'ordinaire, ce bleu était déjà très beau mais il n'aurait jamais imaginé le voir changer de nuances dans une situation comme celle-ci. Si la perte de contrôle et l'excitation sexuelle en était à l'origine comme il le pensait, il voulait à tout prix voir ça plus souvent. Steve n'en était que plus sexy encore.

Puis tout à coup, Steve revint l'embrasser et en profita pour le pousser en arrière. Le contact de son dos nu contre le carrelage le fit grogner -c'était froid, merde- mais ce désagrément fût vite oublié quand le corps du Captain se colla au sien avec empressement, le faisant gémir lentement contre sa bouche. Retrouver cette imposante carrure sur lui et ce torse dénudé se pressant contre le sien était si chaud. Il n'en pouvait plus et d'un geste vif, il entoura la taille du blond de ses jambes, tout en allant accrocher les mains dans ses cheveux blonds. Leurs entrejambes ainsi en contact embrasèrent ses reins et alors que leurs lèvres ne s'étaient toujours pas séparées, il amorça un premier mouvement de bassin qui les firent réagir en même temps d'une exclamation étouffée. Erreur ou non, il ne sut le dire avec exactitude. C'était aussi bon que frustrant et cette frustration, il en avait clairement assez. Elle était là depuis trop longtemps, depuis le jour où il avait commencé à fantasmer sur ce mec bourré au super sérum. Elle était là à chaque fois qu'il surprenait une pose trop sexy. Elle était là chaque nuit -ou presque- quand il faisait des rêves salement érotiques et elle était là, réellement, depuis qu'il avait prit conscience de la raison qui avait poussé la bannière étoilée à le torturer comme il l'avait fait ce soir. Maintenant, il voulait s'en défaire et laissait libre court à ses désirs. Donc, c'était oui pour se frotter avec la plus grande des indécences mais non, pour ces entraves vestimentaires réduisant le plaisir.

Pourtant, Steve en décida autrement et Tony s'en rendit compte rien que dans le baiser échangé. S'il avait pu le diriger quelques instants auparavant, c'en fût terminé dès que le soldat lui mordit la langue. Une brusque pression pour l'arrêter mais sans douleur. C'était un ordre. Sans appel. Immédiat. Et presque aussi vite, il en prit les commandes, comme tout le reste de la situation. Le génie ne put que subir ce nouvel assaut -brut et passionné à la fois- contre ses lèvres mais aussi à travers cette main qui s'était posée avec autorité sur sa cuisse, comme pour l'interdire de bouger. Bon dieu. Il allait mourir d'extase et ce fût encore plus certain quand Steve commença à se frotter contre lui.

Si Tony eut envie de désapprouver au premier mouvement, il s'en abstint tout aussi vite. Bien qu'il aurait aimé être nu pour apprécier pleinement cette petite activité, elle n'en restait pas moins attrayante. Le capitaine la rendait même très excitante à bouger comme il le faisait. Son bassin ondulait lentement, sans le moindre doute et avec une précision extrême contre le sien. Une totale contradiction avec ces baisers, pressants, exigeants et qui ne laissaient aucun répit.

Hors d'haleine, le génie se détacha vivement de cette bouche. C'était trop ou pas assez. Il ne savait plus. La tête en arrière, il tentait de récupérer son souffle mais ces stimulations plus bas le rendaient fou. Et comme s'il ne l'était pas assez, Steve s'attaqua à son cou. Il l'embrassa, le mordilla, le goûta partout où il le pouvait, le faisant frissonner un peu plus à chaque fois qu'il touchait une autre zone. Son oreille. Sa pomme d'Adam. Ses clavicules. Ses épaules. Et lui, le grand Tony Stark se laissait faire comme un débutant, se contentant de suivre ces mouvements de bassin et encourageant ces gestes sur sa peau à l'aide de ses mains qui n'avaient pas quitté les cheveux blonds. C'était plus fort que lui. Il adorait la coupe du soldat et combien de fois avait-il rêvé d'y passer les doigts ? C'était chose faite et il prenait un plaisir fou à les caresser et les tirailler dans tous les sens.

Il allait être beau le symbole de l'Amérique, quand il en aurait fini !

Et c'était loin de l'être. Le meilleur n'avait pas encore eu lieu. Cette pensée alla se répercuter dans son entrejambe si délicieusement malmenée et il craqua, allant donner un brusque coup de bassin qui le fit gémir alors que Steve en faisait autant, tout en lui mordant l'épaule.

- Désolé...

Encore une fois, le blond n'avait pas pu se retenir et s'était emporté. Stoppé net, la respiration trop rapide, il semblait attendre une réaction et Tony en fût agacé. Il tira sur ses cheveux pour lui dire le fond de sa pensée, les yeux dans les yeux.

- Écoute-moi bien Captain ! démarra-t-il, d'une voix hachée et très basse. Je te conseille vivement de ne plus t'arrêter pour t'excuser ! Je ne suis pas une petite vierge qui va prendre la fuite à la moindre brusquerie ! Alors, par pitié, ne te prend pas la tête, agis comme tu en as envie et fais-toi plaisir ! Je me contrefous que tu deviennes un peu rude ! Je t'assure que je suis plus que consentant ! insista-t-il pour le rassurer en plongeant dans son regard azur, puis il reprit, l'excitation au bord des lèvres. Ne me fais plus attendre, Steve ! Accélère le rythme une fois pour toute, qu'on finisse à poil et que tu me prennes ! J'en peux plus, je vais finir par exploser tellement j'en ai envie !

Et sans attendre une quelconque réaction à ses propos, il se jeta sur le soldat avec l'intention de lui donner un profond baiser. C'était une excellente façon de clôturer sa petite tirade et de montrer à cet homme combien ses mots étaient vrais. Faisant fi du léger sursaut de Steve quand sa bouche percuta la sienne, il s'invita sans perdre de temps entre ses lèvres et l'entraîna tout aussi vite avec lui. Si ce dernier tenta un instant de se soustraire à ce baiser, Tony l'en dissuada d'une bonne pression sur la nuque et en resserrant ses jambes pour onduler sous lui. L'heure n'était plus à la discussion. Il voulait de l'action. Il voulait que le leader des Avengers prenne les commandes. Il voulait le voir à l'œuvre et qu'il lui montre combien il le désirait. Pour une fois, le milliardaire avait envie que les rôles soient inversés. Tout simplement.

Quand Steve se recula brusquement pour se mettre à genoux, il eut peur d'en avoir trop dit et se redressa sur ses coudes, le souffle aussi court que le sien. Ce type le rendait dingue avec ses réactions imprévisibles. À quoi jouait-il bordel ? Tony l'ignorait complètement mais il n'en pouvait plus. Il n'allait pas supporter ça encore longtemps. Pourtant, un doute s'insinua quand il perçut cet air décidé sur son visage.

- Est-ce vraiment ce que tu veux ?

Tout à coup, Tony eut envie de le secouer et lui hurler dessus. N'avait-il pas écouté un putain de mot de ce qu'il avait dit un peu plus tôt ? Il avait la mémoire qui flanchait. Ce n'était pas croyable. Et alors qu'il comptait lui envoyer une pique de ce genre en pleine face, il fût coupé dans son élan et se retrouva dans une toute autre situation, réduit au silence. Ok. Il ne l'avait pas vu venir ça. Il retirait ce qu'il avait pensé. La bouche entrouverte, un piètre soupir lui échappa. Ce sale type l'avait parfaitement écouté. N'en témoigne cette main qui s'était glissée avec une redoutable efficacité dans son pantalon pour se saisir de son sexe.

Il baissa la tête pour vérifier. Non, il ne rêvait pas. Captain était bien allé là. Nom de dieu. Sa fin était proche et il ne put retenir un bref halètement. Qui aurait pu prévoir que cet homme hors du temps aurait le cran d'aller aussi loin et de lui-même ?

- Alors, Tony, est-ce vraiment ce que tu veux ? entendit-il susurrer contre son oreille, ce qui le fit sursauter.

Il leva aussitôt les yeux et se rendit compte de la nouvelle proximité de Steve. Et de son visage très content. Et de son sourire en coin qui disait clairement "je m'amuse avec toi". Aussitôt, il repensa à toute cette soirée. Ouais, Captain America l'avait rendu fou depuis le début et tout avait démarré à cause d'un putain de short. Pour moins que ça, il aurait pu se venger. Encore fallait-il qu'il le veuille et là, il n'en avait pas envie du tout. Pas alors qu'il sentait cette main autour de lui, prêt à réagir dès qu'il aurait répondu. Il n'était qu'un homme, dirigé par ses hormones en feu qui ne voulaient qu'une chose. Steve Rogers. Alors merde ! Il n'allait pas chipoter ! Que monsieur s'amuse ! Mais il n'allait pas lui faire plaisir non plus en allant dans son sens.

Il était Tony Stark ! Un génie ! Un play-boy ! Un super-héros ! Et un putain d'emmerdeur provocateur ! Alors forcément, il ne comptait pas suivre docilement. Non. Et il ne se priva pas d'afficher la tendance par un sourire qui rejoignait parfaitement son idée du moment.

Sans quitter des yeux le capitaine, il se laissa retomber contre le sol -en évitant de grimacer de nouveau à la fraîcheur du carrelage- et prit une pose volontairement aguicheuse. Une main derrière la tête, l'autre sur sa taille et les jambes un peu plus écartées, il savait qu'il venait de marquer un point. Ces yeux bleus étonnés en étaient la preuve. Prend ça Captain ! Lui aussi pouvait jouer sur ce terrain et il était plus que bon à ça. D'ailleurs, il était même extrêmement doué et il n'avait nul besoin de parler pour le faire savoir. Il n'avait qu'à agir et c'est ce qu'il fit.

Lentement, il amorça un mouvement de bassin et même s'il s'en douta, le plaisir ressenti le fit violemment frissonner. Merde alors. Son geste, associé aux doigts de Steve autour de son sexe, était une merveilleuse idée. Non, en fait, ne jamais mettre de sous-vêtements dans ses tenues décontractées le soir en était une et cette nuit, elle avait vraiment tout son intérêt. Cette situation inédite était diablement excitante. Le soldat n'avait pas bougé, ce qui était une bonne nouvelle et son visage surpris l'était tout autant. Il n'avait sûrement pas imaginé qu'il agirait ainsi mais il ne devait pas en être trop choqué, sinon il aurait déjà retiré sa main. Au lieu de cela, il l'observait, les joues rouges, les lèvres entrouvertes et les yeux incroyablement brillants. Tony voyait la curiosité, le désir et l'envie dans ce regard. Et c'était tout ce qui importait.

Alors, un sourire séducteur aux lèvres, il recommença à bouger, imprimant un rythme délibérément très lent pour que le soldat puisse apprécier au mieux l'image renvoyée. Il ne chercha plus à contenir ses réactions. Ce n'était plus possible de toute façon. Ce plaisir brut se répendant dans son corps à chaque mouvement, ces frissons parcourant son épiderme, cette sensibilité folle de sa peau étaient autant de signaux qu'il ne pouvait garder dans le silence. Sans aucune pudeur, il se mit à mordiller ses lèvres, caresser son ventre et gémir doucement. Peu à peu, il se laissa envahir par toutes ces sensations délicieuses. C'était comme lors de ses moments solitaires mais en nettement mieux. Il avait juste besoin de bouger son bassin et le plaisir affluait seul, tout simplement grâce à cette main autour de son sexe qui ne le lâchait pas. D'ailleurs, ce n'était pas la seule chose qui le tenait.

Steve n'avait pas détourné une seule fois les yeux, le regardant avec une très grande attention et avoir conscience de ceci excita encore davantage le génie. Il se donnait en total spectacle au regard de cet homme dans une grande première, comme il lui était parfois arrivé d'en fantasmer et ce jeu, d'un autre genre, se révélait incroyablement stimulant.

Et tandis qu'il se délectait de tout ceci en continuant de se faire du bien, la main de Steve resserra son emprise sur son membre tendu. Tony s'en mordit la lèvre, laissant filtrer un râle de contentement et presque immédiatement, il retrouva le corps du soldat au-dessus de lui, en appui sur son bras libre. Cette proximité sonna comme une victoire dans sa tête.

- Tu n'es qu'un vicieux petit démon, Anthony Stark...

La voix profondément chargée du blond fit naître un sourire chez le milliardaire. Il voulut faire l'innocent mais c'était sans compter sur cette main qui bougea soudainement, lui coupant toute envie de parler. Ou presque. Le geste avait été bien trop court pour qu'il l'apprécie à sa juste valeur et il en soupira, quelque peu frustré.

- Je ne sais pas lequel des deux l'est plus que l'autre... murmura-t-il, en faisant allusion à tout ce qu'il avait subi depuis le début.

Steve lui retourna simplement un sourire en guise de réponse et Tony ne put résister au besoin de l'effacer -à sa manière- en venant lui mordre la lèvre inférieure où une très légère plainte en résulta. Il ne serait pas le seul à avoir une petite marque de cette soirée. Foi de Stark ! Il allait lui en laisser une panoplie même ! Mais de toute évidence, cela allait attendre, comme le prouva ce nouveau et très profond mouvement sur sa virilité qui le fit haleter, alors que résonnait un petit rire.

Le petit enfoiré !

Il voulait vraiment prendre son temps pour le rendre fou. Pourtant, il avait l'air d'oublier un détail. Il n'avait pas à faire à n'importe qui et le génie comptait bien obtenir ce qu'il voulait, de préférence très vite. Pour cela, il savait très bien où appuyer. Tout en gardant ce contact visuel entre eux, il fit glisser sa main libre jusqu'à celle de Steve autour de son membre et y entremêla ses doigts. Si ce dernier fût surpris, il se reprit bien vite.

- Que comptes-tu faire au juste ? lança-t-il, plein de défi.

- Ce que tu n'es pas capable de me donner pour le moment... répondit de manière provocante Tony, en amorçant un premier geste qui le fit soupirer. Si tu as peur de me toucher, je vais te montrer comment on fait...

Sans attendre, il reprit ce qu'il avait démarré, faisant fi de cette lueur brûlante dans les yeux du blond. Apparemment, il n'avait pas apprécié le sous-entendu. Captain America était-il susceptible sur le sujet ? Si c'était le cas, il n'en dit rien et se laissa guider de bonne grâce par ses gestes. Le génie en fût encore plus excité. Trop vite, il se laissa emporter par la situation et son bassin s'activa de lui-même pour amplifier les sensations. L'ensemble était divin. Ces touchers, ce regard sur lui, ce plaisir l'embrasant à chaque poussée et il n'en cachait rien, soupirant longuement, gémissant toujours un peu plus fort quand l'envie s'en faisait ressentir et au bout d'un moment, le prénom du blond traversa ses lèvres.

Steve.

Une fois.

Steve.

Deux fois.

...

Et il n'y en eut pas trois.

Sa bouche fût prise d'assaut, brusquement, dans un grognement très viril par le soldat étoilé, le propulsant encore plus loin dans cette bulle de luxure. Ce baiser faisait transparaître toute l'impatience, la ferveur et l'excitation de Steve, pour le plus grand plaisir de Tony. Porté par ce qu'il ressentait, il accéléra le rythme sur son sexe et ce changement fût perçu d'une toute autre manière. Le capitaine stoppa tout et se redressa aussitôt.

- Ah non ! s'écria le milliardaire, au bord de l'explosion, la voix tremblante. Steve, je te jure que je vais te cas_

- La ferme, Tony !

Ok. Ça avait le mérite d'être clair. Cette voix autoritaire l'arrêta immédiatement dans sa menace.

- Tu te tais et tu me laisses faire ! reprit Steve, et sans laisser le temps de rétorquer quoi que ce soit, il baissa tout aussi vite le pantalon du génie.

Si Tony eut du mal à y croire, son corps percuta très vite et dans un automatisme, il aida efficacement le blond dans sa démarche pour le mettre à nu. Le vêtement vola plus loin dans une direction inconnue. Après tout, il ne comptait pas aller le rechercher. Pas maintenant que Steve semblait enfin décidé à passer à l'étape supérieure. Ce simple constat le grisa plus encore que sa position, que son corps entièrement dévêtu et que ce grand blond sûr de lui qui le fixait. Un frisson d'anticipation le traversa. Il avait tellement hâte. Malheureusement, il allait encore devoir attendre un peu.

Steve n'avait pas bougé et seul ses yeux étaient actifs, se promenant un peu partout sur son corps. Rien ne semblait le détourner de sa tâche et pour une fois, Tony n'avait pas envie de le couper dans son élan. Il était au centre de l'attention. Que demander de plus ? De l'action certes, mais elle n'allait pas tarder. Il sentait que le leader des Avengers n'était pas loin de craquer. Ce regard en dévoilait beaucoup sur ce qui se passait dans cette tête blonde, sans parler de sa respiration qui s'était accélérée et de ces adorables rougeurs sur ses joues. Steve appréciait le tableau et Tony en fût plutôt satisfait. Il était loin d'avoir la carrure parfaite de Captain America mais il s'entretenait et elle semblait être au goût de cet homme. Alors pour lui donner encore plus rapidement envie de lui sauter dessus, il alla enrouler sa main autour de son sexe avec la ferme intention de continuer ses caresses coûte que coûte, prenant le risque de subir de plein fouet un premier orgasme. Ce ne serait pas si mal comme échauffement, surtout en étant dévoré du regard comme il l'était, car Steve n'avait pas loupé son geste.

Il ne résista pas et lui adressa un clin d'œil. C'était sa manière de lui dire "savoure le spectacle" et le message passa plutôt bien s'il se référait à ce sourcil haussé.

Très rapidement, il retomba dans sa petite bulle de plaisir où frissons, excitation, soupirs et gémissements se mêlèrent à cette masturbation. Le génie se déconnectait peu à peu de tout, sauf de l'essentiel. Steve. Ses yeux bleus qui l'observait. Ses muscles qui se tendaient à chaque réaction le traversant. Il voyait toute l'impatience dans ce corps, comme s'il se retenait de l'interrompre. Cette mise en scène érotique n'excitait pas seulement le milliardaire. Oh non. Le blond prenait du plaisir à le regarder et Tony écarta davantage les jambes, dans une invitation sans équivoque, alors qu'il continuait de se caresser avec la plus grande des indécences. Entre l'image renvoyée et les nombreux bruits produits, Steve laissa échapper un long soupir, amenant un sourire satisfait sur le visage du génie. Le moment était venu. Aussitôt, il changea le rythme et utilisa son bassin pour accompagner les mouvements. Plus lentement, plus profondément, il allait provoquer son désir, déjà poussé à son maximum. Puis tout à coup, le capitaine posa sa main sur la sienne pour le stopper.

- Arrête...

Malgré la frustration le traversant, cette voix très basse le fit obtempérer. Le souffle trop court, Tony se contenta de garder le contact visuel, ou presque. L'ombre d'un instant, il avait tout de même dévié plus bas et ce renflement dans le pantalon de Steve le fit frissonner. Comment ce type était-il encore capable de tenir le coup après tout ça ? Il ne s'était pas touché une seule fois. C'était inhumain. Et le blond lui avait peut-être demandé d'arrêter pour cette raison. Il n'en pouvait plus.

Cette simple pensée le fit changer d'avis. Il ne voulait plus jouer seul. Il était plus que temps que Steve y prenne part. Il se redressa et fondit sans attendre sur la bouche du soldat pour l'embrasser. Sans surprise, ce dernier lui rendit son baiser, avec la même envie et la même fougue, promenant déjà ses grandes mains sur sa peau totalement nue et Tony approuva avec force, en glissant ses doigts dans les cheveux blonds. Il remarqua très vite l'impatience de Steve dans ses gestes et surtout, ces caresses prononcées sur ses cuisses qui descendaient, remontaient, laissant une véritable traînée incandescente sur leurs passages. Quand ces dernières se glissèrent sous ses cuisses pour atteindre ses fesses, Tony laissa échapper un profond grognement dans la bouche du soldat. Là, il n'était plus question que la bannière étoilée s'arrête et pour l'inciter à continuer sur cette zone, il l'attira contre lui, se laissant lentement tomber en arrière sur le sol. Entraîné par le milliardaire, Steve voulut retirer ses mains pour amortir le choc de leurs corps, conscient que son physique pesait plus lourd mais il en fût dissuadé par des doigts s'étant accrochés à ses avant-bras. Hors de question pour le génie de perdre ces mains idéalement placées et il accusa très bien le contrecoup de ce poids sur lui, quittant simplement la bouche contre la sienne pour reprendre son souffle, appréciant plus que jamais cette intense proximité. D'ailleurs, elle pourrait être encore meilleure sans les vêtements restants.

Au final, le capitaine allait quand même devoir quitter son fessier. Tant pis. Il allait très vite y revenir.

- Déshabille-toi, Steve !

Une légère surprise passa dans les yeux bleus.

- À moins que tu ne veuilles que je m'en charge... reprit Tony, en passant ses mains sur l'élastique du pantalon.

Steve rigola doucement et vint lui arracher un bref baiser.

- Fais-le... Si ça peut te faire plaisir... susurra-t-il au coin de ses lèvres, qu'il ne résista pas à mordiller.

Autant dire que ces propos et ce regard allumeur firent instantanément passer à l'action le milliardaire. D'un coup, il baissa le vêtement jusqu'aux cuisses et il en eut pour plus qu'il ne l'aurait espéré. Un hoquet de surprise lui échappa et alors que Steve se redressait pour finir de se débarrasser du pantalon, une question eut le temps d'exploser dans sa tête. Depuis quand Captain America ne portait-il pas de sous-vêtements ? Cette soirée, c'était du délire total ! D'abord le short, ensuite le haut rouge et maintenant ça ? Non mais ce n'était pas possible ! L'instant d'après, pourtant, il en oublia tout car Steve était de retour entre ses jambes, sur son corps et totalement nu. Comme s'ils avaient été connectés, un même soupir de plaisir leur échappa, satisfaits de sentir enfin la peau de l'autre sans entrave. Grisé par ce constat, Tony s'emballa complètement et vint prendre avec autorité la bouche du soldat pour l'embrasser. Il ne pouvait plus se passer de cette paire de lèvres. Définitivement. En fait, il ne pourrait plus se passer de grand chose après cette nuit. Il en était certain et avec autant d'ardeur, il se laissa aller à toucher toute cette peau enfin découverte. Presque au même moment, les mains de Steve en firent autant, avec une précision et une dextérité qui fit gémir d'envie le pauvre milliardaire. C'était bon, si bon qu'il ne put s'empêcher de le faire savoir d'un bon mouvement de bassin.

Et là, ce fût comme si ce geste était celui de trop.

Dans un ensemble presque synchronisé, Steve lui mordit l'épaule, accrocha l'une de ses mains sur sa cuisse et envoya un coup de bassin très précis, mettant à rude épreuve la respiration de Tony. Ce type allait le faire crever avant même de lui avoir donné un orgasme et ça, il n'en était pas question. Pourtant il lui était difficile de résister à cette fougue et cette possessivité. Monsieur Amérique ne lui avait pas menti sur son attirance. Il n'en cachait rien. Tant mieux pour lui. Il voulait tout obtenir de cet homme, même le plus impensable et sur ce point, c'était déjà bien parti. Au comble de l'excitation, il enroula ses jambes autour de sa taille et commença à onduler. Aussitôt, de légers gémissements retentirent à son oreille et Steve vint le surprendre en agrippant brusquement sa main libre sur l'une de ses fesses pour accompagner ses mouvements.

Nom.. de... Dieu !

Tony n'aurait jamais cru le penser un jour mais il était en train de perdre les pédales avec de ridicules frictions en tous genres. Entre ces mains sur son corps, cette bouche dans son cou et ce sexe contre le sien, il n'allait pas tenir longtemps.

Alors, très vite, il alla chercher la main de Steve toujours posée sur sa fesse et la porta à sa bouche.

- Tony ?

Immobile, le souffle court, le soldat s'était décidé à quitter son cou pour le regarder, affichant tout son étonnement. Ok, le capitaine avait-il oublié ce qu'il attendait de lui ? Les actes valaient mieux que des mots et ce fût sur cette pensée qu'il vint lécher très lentement l'index de cette grande main. Un éclair de lucidité vrilla dans les yeux bleus, faisant naître un sourire aguicheur sur les lèvres du génie. Eh bien voilà qui était fait ! La bannière étoilée avait compris ! Pour autant, cela ne l'empêcha pas d'ouvrir la bouche.

- Tu veux que... commença-t-il mais il n'eut pas l'occasion d'aller plus loin, Tony ayant décidé de faire disparaître complètement son doigt entre ses lèvres.

Un bref halètement résonna aux oreilles du milliardaire, effaçant l'agacement de cette intervention. Franchement, pourquoi devait-il parler ? Steve devait vraiment apprendre à se fier aux actions et agir en conséquence. C'était un apprentissage auquel il voulait bien l'initier et dès maintenant. Alors sans attendre, il joua avec sa langue pour faire le tour de ce doigt, tout en glissant avec ses lèvres tout du long et rien que pour le plaisir, il ajouta quelques bruits pour montrer combien il appréciait ce qu'il faisait. C'était, ni plus, ni moins, une provocation des plus perverses mais voir Steve le regarder de cette façon valait bien cette mise en scène. Très vite, il en fit de même avec le majeur et l'annulaire, puis il en refit un dernier tour, un à un, pour les humidifier un maximum en vue de l'endroit très étroit où ils allaient finir.

Pendant ce manège hautement érotique, Tony n'avait pas lâché une seule fois le visage du soldat et une certaine fierté transparaissait sur ses traits. Steve était au bord de l'explosion. La mâchoire serrée, les lèvres durement pincées et le sexe encore plus réactif contre le sien, il était à rien de perdre les pédales.

Et dire que tout ça était son œuvre !

Galvanisé par ce résultat, il fit retourner cette main sur sa fesse, la positionnant bien plus vers l'intérieur et attrapa la nuque du capitaine.

- Je pense avoir été assez clair.. susurra-t-il, avec évidence. Alors maintenant, tu te dépêches de me préparer !

Il ne laissait aucune possibilité de manœuvre que celle-ci. C'était un ordre, pur et simple mais merde, lui aussi n'en pouvait plus. Il avait envie de concret. Ils s'étaient assez embrassés, caressés et amusés à s'allumer de toutes les façons possibles et inimaginables. Bon ok, il était peut-être celui qui en avait le plus joué mais bon, Mister Amérique n'avait pas été contre et avait apprécié le tout. D'ailleurs, il semblait approuver ses derniers propos.

Steve venait de se jeter avec force sur sa bouche et bon sang, c'était tout ce qu'il voulait. Tandis qu'il recevait un nouveau baiser enflammé, un doigt s'invita entre ses fesses, le faisant soupirer fortement contre ces lèvres tentatrices qu'il sentit s'étirer vers un sourire. Pourquoi diable le Captain trouvait-il cela drôle ? Il comprit l'instant suivant quand son entrée fût touchée, appuyée, titillée dans un petit enchaînement précis, sans qu'il n'y ait la moindre tentative plus poussée. Quel beau salaud ! Ce maudit soldat s'amusait encore avec lui ! Et alors qu'il aurait dû stopper cette énième provocation, il ferma les yeux et s'accrocha fermement à cette nuque. Chaque nouveau mouvement était un plaisir autant qu'une torture. Steve le savait très bien et il s'obstinait sur ce chemin. À croire que ces grognements, ces légères morsures et ces tiraillements répétés dans ses cheveux lui faisait plaisir. C'était peut-être le cas après tout. Qu'en savait-il ? Il n'était pas dans cette tête blonde. Non. La sienne lui suffisait avec tout ce qu'elle lui envoyait, associé à ce feu dans son bas-ventre et ce doigt tortionnaire.

D'ailleurs, il était temps d'en finir avec ce petit jeu. Dès qu'il sentit cette pression se faire sur son entrée stimulée, il poussa son bassin pour faire pénétrer ce doigt et un très long frisson le parcourut. Immédiatement, il perçut un léger sursaut chez Steve et le bloqua de ses jambes contre lui.

- Je te déconseille de fuir maintenant, s'entendit-il dire d'une voix essoufflée et excitée.

Le moment n'était peut-être pas le mieux choisi pour parler mais il était impossible de ne pas le faire. Captain America devait savoir qu'il était trop tard pour reculer, sous peine de subir les pires atrocités possibles. Il en était capable, surtout s'il ne terminait pas en apothéose cette soirée.

À son étonnement, Steve haussa un simple sourcil. Dieu. Ce type était vraiment le roi du contrôle. À peine cette pensée l'avait-elle traversée que le soldat fit glisser plus loin son doigt, le faisant soupirer et fermer les yeux sous cette intrusion plus poussée.

- Ne t'inquiètes pas pour ça, je ne compte aller nulle part...

Tony ne put que gémir à ce chaud murmure contre son oreille. Fort bien. Ils étaient donc sur la même longueur d'ondes et tandis qu'il essayait de se détendre au mieux, il acquiesça légèrement, histoire que son futur amant le sache. Futur amant... Penser au Captain en ces termes relevait encore du fantasme il y a peu, et à présent, ce n'était plus qu'une question de minutes, tout au plus. Du moins si ce dernier se décidait à accélérer. Il n'allait pas rester immobile longtemps.

Comme s'il avait perçu ces mots dans sa tête, Steve entama enfin un premier et très lent mouvement. De prime, ce ne fût pas la sensation la plus agréable qui soit pour Tony mais il allait s'y faire très vite. Il le savait, même si ces souvenirs dans cette position remontait à très loin. Alors pour faire disparaître au plus vite cette gêne et pouvoir en apprécier chaque instant, il se concentra sur l'homme au-dessus de lui et ce qu'il lui faisait.

Accroché fermement à sa nuque, les paupières closes, il était plus que jamais attentif à ce qu'il percevait. Ce souffle dans son cou, ces lèvres qui venaient butiner sa peau et ce doigt en lui, qui s'était enfin activé et qui le travaillait doucement. Plus vite qu'il ne l'aurait cru, il se détendit à cette intrusion, se laissant absorbé par cet ensemble, trouvant même cette préparation agréable. D'accord, la suite directe le serait moins mais un peu de douleur n'était pas insurmontable si le plaisir était au rendez-vous après. Trop impatient d'y être, il relâcha sa prise et se mit à caresser avec dévotion cette nuque, ces larges épaules et ce dos musclé. Son envie dût se sentir car Steve ne tarda pas à présenter un second doigt. Celui-ci arracha un léger sursaut au génie, le faisant resserrer ses jambes toujours nouées autour du blond.

- Détend-toi, Tony, crut bon de lui murmurer ce dernier, contre son oreille dans une tentative d'apaisement.

Ce n'était clairement pas ce que le génie espérait. Pour qui le prenait le soldat ? Une petite nature ? Il en avait vu d'autres. Merde. Légèrement vexé de ce traitement trop prévenant, il attrapa les cheveux du soldat pour le tirer en arrière.

- Steve, traite-moi encore une fois comme tu viens de le faire et je te jure que je te plante là, tout seul, dans le salon et j'irai finir moi-même ce que j'attends de toi ! lança-t-il, le regard flamboyant. Je ne suis pas une petite vierge ! insista-t-il tout bas.

Et alors qu'un sourire amusé était en train de prendre place sur le visage du blond, Tony lui coupa l'envie d'en rire en l'attirant à lui pour un rude baiser. Sans surprise, ce dernier se laissa faire et en profita pour reprendre les mouvements de ses doigts, avec un peu plus de vigueur. Le milliardaire ne s'y attendait pas et sous le contrecoup de ces tiraillements, il lui mordit la lèvre inférieure. Ok il avait peut-être parlé trop vite et oublié que son splendide fessier d'acier n'était plus habitué à ce genre de traitement. Un doigt, ça allait mais deux, ce n'était déjà plus la même chose et une petite grimace vint le trahir au moment où le regard bleu trouva le sien.

- Je croyais que tu n'étais pas en sucre... lui rappela Steve, trop mielleux, sans pour autant s'arrêter.

Tony grogna sous la moquerie. Quel enfoiré ! Il aurait aimé l'y voir tiens ! Il ouvrit la bouche dans l'intention de le lui dire mais à la place, un pauvre bruit de gorge lui échappa et il en ferma les yeux. Ce satané soldat venait ni plus, ni moins, de glisser d'un coup et profondément ses doigts en lui, effaçant cet inconfort et le remplaçant tout à coup par une vague beaucoup plus agréable. Le but premier de la bannière étoilée n'était peut-être pas celui-là mais c'était mieux -tellement mieux- si bien qu'il préféra garder la bouche fermée. Il voulait bien passer l'éponge pour cette fois, du moment que Steve refasse la même chose. Et ce dernier dût entendre sa demande silencieuse car le même geste fût reproduit, suivi d'un autre autre et encore un, le faisant apprécier un peu plus à chaque fois. Pourtant, quand un troisième doigt s'invita, il retomba quelque peu de son nuage. C'était un peu plus compliqué pour lui, surtout que le capitaine ne le ménageait guère avec le rythme imposé. Son fessier avait-il réellement besoin d'être ainsi maltraité ? Où était donc le respect pour son magnifique cul ? Les lèvres pincées sous la sensation d'étirement, il fusilla du regard son tortionnaire qui, lui, ne retenait pas un petit sourire.

- C'est ça... Prend ton pied à me voir comme ça... murmura-t-il, alors qu'il tentait de se détendre.

Si le blond laissa échapper un rire discret, il fut vite laissé de côté par Tony quand un baiser lui fût arraché. Une technique comme une autre pour qu'il en oublie la douleur.

- Ne t'en fais pas, tu vas le prendre d'ici peu...

Et ces mots, soufflés au coin de ses lèvres, la firent presque disparaître. Il ne sut dire avec précision si l'aplomb de Mister Amérique y était pour quelque chose ou non, mais très vite, il se retrouva pris dans un tourbillon où tout n'était plus que plaisir. Les derniers désagréments avaient disparu, remplacés par de délicieuses petites vagues, lui envoyant des frissons tout aussi bon un peu partout. Sans vraiment s'en rendre compte, son bassin s'était mis à suivre le rythme de ces doigts en lui et ses mains avaient recommencé à caresser la nuque et les épaules du soldat. Puis, tout d'un coup, tout disparut, le laissant avec cette impression de vide et une plainte frustrée au bout des lèvres.

- Steve... Que...?

La question n'eut même pas le temps d'être posé que le blond s'empara vivement de sa bouche, le coupant dans son élan. Tony comptait lui demander pourquoi il avait stoppé ces divines attentions mais il l'oublia bien vite, quand des mains se posèrent d'autorité sur ses cuisses pour l'attirer plus bas. Il ne fallait pas être con pour comprendre ce qui allait suivre.

La pensée soudaine d'un Captain America totalement hors contrôle revint titiller son esprit débridé.

C'était trop tentant pour ne pas vouloir y succomber.

Vraiment trop tentant.

Surtout pour lui.

Alors tout aussi rapidement, il raffermit sa prise autour de la taille de Steve, se serrant au maximum contre lui pour que leurs sexes se touchent et bougea des hanches pour attiser davantage -si c'était encore possible- le désir du blond. Le baiser en devint complètement anarchique et le capitaine jugea bon d'arrêter tout ça d'un dernier et brusque coup de bassin. Bloqué, Tony ne put résister d'afficher un petit sourire narquois.

Son Sexy Fessier Étoilé avait-il deviné son intention de faire exploser son self control pour le rendre aussi sauvage et imprévisible qu'un animal ? Non, ce n'était pas possible.

Même s'il semblait à l'aise avec tout ce qui se passait, il restait question de Steve Rogers, un homme tout à fait exemplaire, jusque dans sa tête. Ses pensées ne pouvaient pas être aussi dévergondées et obscènes que les siennes. Il en était certain.

Pourtant, il commença à en douter quand il s'attarda sur le visage du blond. Sans surprise, l'envie et le désir se lisait avec facilité, allant gonfler un peu plus l'ego de Tony. Il était très bon et très rassurant pour lui de constater que son corps était voulu de cette manière, par un homme dont il n'aurait rien soupçonné s'il ne lui était pas venu à l'esprit de mettre un tel stratagème en place ce soir. Nul doute sur ce point. Et encore moins en sentant son excitation contre la sienne qui le faisait brûler d'impatience pour la suite. Néanmoins, ce regard bleu -aussi unique soit-il- venait de changer. Il ne savait pas comment l'expliquer mais il s'y était assez plongé pour le remarquer.

Tout à coup, Steve en paraissait différent.

Plus sûr ou davantage.

Plus alerte.

Et surtout, plus... Lubrique ?

Sans pouvoir l'empêcher, il frissonna. Non. Il faisait erreur. C'était lui l'obsédé, pas Mister Perfection.

Aussitôt, ce dernier bougea pour se redresser un peu sur les genoux et sans jamais rompre le contact, il fit glisser ses mains le long des cuisses du brun pour lui faire un peu lâcher prise. Ce dernier obtempéra, trop curieux de savoir ce que le soldat pouvait avoir en tête.

- Tu ne perds rien pour attendre, Tony... vint-il lui souffler au bord des lèvres.

Ces mots sonnaient comme une promesse des plus indécentes et ça, ce n'était pas croyable venant de cette bouche.

Il en comprit toute la portée dès l'instant suivant, quand il sentit le sexe lubrifié de Steve se presser entre ses fesses. Quand avait-il eu le temps de faire ça au juste ? Était-il tellement hypnotisé par cette gueule d'ange au point de ne rien remarquer d'autre ? Possible. Sous le contact plus bas, Tony eut besoin d'ouvrir la bouche pour respirer plus fort, tout à coup trop impatient de passer à l'acte et le blond profita de ce moment pour le pénétrer. Même si Steve usa de toute sa douceur pour ne pas le blesser, le génie en ferma les yeux. Il avait vraiment oublié ce que cela faisait dans ce sens. Ou alors non, et les hommes -qui l'avaient pris par le passé- étaient ridiculement montés au niveau de l'entrejambe. Il pouffa à cette pensée saugrenue ayant eu l'audace de surgir dans un moment pareil et ce ne fût pas sa meilleure idée.

Croyant qu'il se moquait de lui, Steve vint lui mordre l'épaule et glissa totalement en lui, non sans en soupirer de plaisir au passage. Tony en eut le souffle coupé, tant par la rapidité du mouvement que la sensation douloureuse. Non, clairement, il aurait dû s'abstenir de rire. Son blondinet n'avait pas apprécié. Se retenant tant bien que mal de protester à ce traitement pour le moins indélicat sur son postérieur, le génie ouvrit simplement la bouche pour respirer, cherchant à faire disparaître l'inconfort et les étirements pour pouvoir apprécier au plus vite ce qui suivrait. Fort heureusement, il pouvait compter sur son partenaire pour l'y aider.

Plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé, Steve commença à parcourir sa peau de caresses plus ou moins volatiles, son cou fût pris d'assaut par ses lèvres et Tony alla tout naturellement accrocher l'une de ses mains dans les cheveux blonds, alors que l'autre se glissait dans le bas de ce dos musclé. Doucement, il se détendit et se laissa porter par ces attentions très agréables, renouant peu à peu avec la luxure et ses bienfaits. Il devait reconnaître que le soldat était doué et savait très bien y faire. Il se laissait complètement amadouer par tous ses gestes, se contentant -pour sa part- de jouer avec ses doigts dans la chevelure. L'excitation remontait en flèche, au même titre que son sexe qui retrouvait de la vigueur, coincé entre leurs bas ventres.

Ceci dût être le signal qu'attendait le capitaine pour bouger car, sans prévenir, il amorça un premier et très lent mouvement. Si la douleur se manifesta, Tony eut le temps de se rendre compte qu'elle n'était pas aussi intense qu'au moment où Steve l'avait pénétré. Son adorable fessier semblait s'accommoder rapidement à cette virilité en lui. Tant mieux. Car il ne se serait pas vu arrêter tout ceci, sous prétexte que son cul aurait été trop fragile pour encaisser quelques secousses étoilées. Cela aurait été indigne du grand Tony Stark, génie reconnu, super-héros adoré de tous et tombeur de ces...

Son raisonnement -bien que très rapide- se perdit à cet instant précis, balayé par un nouveau et surprenant coup de bassin qui lui coupa la respiration. Nom de dieu. Steve ne perdait pas de temps pour agir. Alors, pour ne passer pour un débutant totalement passif, Tony chercha sans attendre un point d'ancrage qui lui permettrait d'accompagner comme il se devait son partenaire et quoi de mieux que ces fesses musclées pour ça ?

À peine ses mains se furent-elles posées à cet endroit que Steve se jeta sur ses lèvres pour l'embrasser. À travers ce nouveau baiser, il n'était pas difficile d'imaginer le plaisir que prenait déjà le blond à bouger en lui car lui-même ressentait avec bien plus de précision tout ceci. Le sexe du soldat glissait avec facilité, déclenchant à chaque fois des frissons, accentuant davantage son envie et le poussant à demander plus. D'ailleurs, il n'en avait même pas besoin. C'était comme si Steve le savait et aussitôt, sa bouche quitta la sienne, descendant dans son cou pour butiner sa peau, la mordiller, la lécher. Il semblait partout à la fois et Tony s'accrocha davantage à ce sexy postérieur, n'hésitant pas à le martyriser en le pressant brusquement sous tous ces assauts.

Pris d'une soudaine impulsion et ne pouvant contenir plus longtemps ses envies, il alla mordre l'épaule du blond, laissant échapper un long gémissement rauque auquel Steve répondit par un coup de bassin plus puissant que les précédents.

L'espace de quelques secondes, tout s'arrêta. Tout, sauf leurs regards qui s'étaient trouvés et le génie sût avec exactitude ce qui était en train de se passer. Même embrouillé par le plaisir comme il l'était, il était capable de reconnaître un désaccord. La morsure n'avait pas été approuvée, n'en témoigne ces sourcils froncés et ce regard perçant. Venait-il de merder royalement alors qu'il était en pleine séance de sexe avec son fantasme sur pattes ? Par automatisme, ses mains remontèrent et vinrent ceinturer la taille de Steve, dans le cas où ce dernier tenterait de s'éloigner. Il pouvait bien arranger les choses. Moins de rudesse, plus de câlins sur Mister Amérique et tout irait pour le mieux !

Aussitôt, il se mit à exécution. Tout en caressant les flancs du blond en douceur, il se mit à déposer une myriade de baisers dans son cou, allant de sa clavicule jusqu'à l'arrière de son oreille. Cette zone provoqua un petit soupir erratique, le faisant légèrement sourire. Peut-être tenait-il son moyen de persuasion ? Et volontairement, il s'y attarda, tout en ponctuant ces douceurs par de petits gémissements.

- Je sais ce que tu es en train de faire, Tony…

Le génie parvint tant bien que mal à contenir son rire aux paroles du soldat. Même si le ton se voulait inflexible, la voix lui avait paru bien trop chevrotante. Il ne parvenait pas à résister. Et il en était certain, même s'il ne le voyait.

- Peut-être bien… déclara-t-il, très confiant. Mais cela n'empêche pas que tu aimes ce que je fais…

Sans attendre la moindre réponse, il aspira lentement le lobe de son oreille, le caressant gentiment avec la pointe de sa langue. Ce geste, plus que le précédent, fit réagir Steve au-delà de ce qu'il espérait et bien trop vite pour qu'il n'ait pu se préparer à ce coup de bassin dévastateur qui l'envoya voir quelques petites étoiles alors qu'il en gémissait sans retenue, au comble du plaisir.

Une main alla s'accrocher dans sa nuque et automatiquement, son regard tomba dans celui du blond.

- Ne t'arrêteras-tu donc jamais de provoquer ?

Cette question, à peine soufflée, méritait-elle vraiment une réponse ? Bien sûr que non ! Et bien sûr que oui, il adorait provoquer ! Surtout quand ça concernait son Sexy Fessier Étoilé ! Alors il se contenta de lui sourire effrontément, allant se cambrer pour sentir au maximum ce sexe en lui à l'aide de ses mains redescendues sur ces rondeurs musclées et en entendant le soupir de plaisir de son grand blond, il ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche. Une dernière fois.

- Tais-toi Rogers et prend-moi comme il se doit !

Comme au ralenti, il vit apparaître la surprise sur le visage du soldat, puis… plus rien. Plus rien n'était visible en dehors de ses lèvres écrasées sur les siennes, de sa main qui n'avait pas lâché sa nuque et de son membre à nouveau actif qui le faisait déjà frissonner de l'intérieur.

Cette fois, plus rien ne sembla possible de les freiner. Tout prit une ampleur démesurée et la grande pièce de la Tour résonna de tous les bruits les plus indécents connus.

Pourtant, à travers tout ce capharnaüm débridé, le milliardaire trouva encore la force de se faire entendre. Plusieurs fois. À des instants précis. Entre deux gémissements. Entre deux respirations. Entre deux baisers. Et toujours les mêmes mots.

- Steve… Encore…

C'était répétitif mais il ne savait pas ce qu'il aurait pu dire d'autre de toute façon. Ce type était en train de le rendre fou et il le savait. Ses coups de bassin le faisait décoller toujours plus haut, son sexe glissait avec une facilité déconcertante, allant appuyer sa prostate à des intervalles réguliers et stimulant toujours plus fort son centre du plaisir. Pas à chaque fois non, mais ça, le génie était presque certain que c'était fait exprès. Tout comme les baisers dans lesquels Steve s'amusait à l'entraîner, le laissant encore plus perdu et déconnecté du reste. Il en était réduit à devoir suivre ces fougueux vas et viens, gémissant encore et encore, quémandant comme un drogué sa dose supplémentaire. Oui, il en était là. Et bordel de merde, il ne pouvait pas faire autrement. Il ne pouvait pas s'en empêcher.

Lui, le génie, playboy, milliardaire, philanthrope et super-héros de ce monde était en train de s'envoyer en l'air avec Captain America, le soldat d'une autre époque, symbole d'une nation et incarnation suprême du super-héros d'excellence. Cet homme le faisait sien avec une fougue dont il ne l'aurait pas cru possible.

Lui qui, d'habitude, était celui qui faisait plonger les autres dans la luxure. Lui qui était celui qui dirigeait d'une main de maître. Lui qui menait la danse avec brio dans un lit… Il était tout l'inverse à cet instant même.

Sa fierté aurait pu en prendre un coup. Mais en l'état actuel des choses, c'était plutôt son magnifique cul d'acier qui en prenait et sincèrement, il n'en avait rien à faire. Il n'en demandait pas moins. Bien au contraire.

Et alors que l'orgasme approchait à grande vitesse, il ne put empêcher cette seule et unique pensée de retentir dans sa tête…

Merci le Short Étoilé !

Car cette soirée morose, solitaire et déprimante -qui avait débuté quand il était rentré- n'était plus qu'un mauvais et déjà très lointain souvenir grâce à ce vêtement…

Et surtout l'homme à qui il appartenait…

Il l'avait parfaitement sauvé de l'ennui !

.

Fin...

.


Hum hum... Ça va ? Encore du monde ? Ou en ai-je perdu en cours de route...?

J'ignore ce que vous en pensez mais, de mon côté -même si j'avais peur de me lancer là-dedans- je suis plutôt contente de cette citronnade !

J'avais envie d'écrire une histoire comme celle-ci (tout en légèreté, sans prise de tête & dans une ambiance très fun) depuis un sacré moment ! J'aime les lemons & trop souvent, au cours de mes dernières lectures, j'en étais restée très frustrée ! Alors, j'ai mixé l'ensemble ! ;P

Pour autant, sachez que je respecte ceux & celles qui préfèrent les fictions plus classiques !

D'ailleurs, même cette citronnade n'a rien de "normal"... C'est ce qui s'appelle de la longueur & de la précision mais soyons honnêtes, avec Tony & Steve, je ne peux pas me contenter du minimum ! Haha !

En attendant, j'espère que ceci vous aura plu & n'hésitez pas à me donner votre avis ! :)

On se retrouve bientôt !

.

Comme toujours & avec plaisir,

Grand merci à vous d'être là & de m'avoir lu ! :)

Portez-vous bien,

À très vite,

Miss Crazy Drake