Disclaimer : Les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas.
Chapitre 6 : « Tout ce que tu veux »
Je me tiens dans la chambre de Kiba, debout devant lui. Lui s'est levé de son lit en me voyant, il est torse nu et je ne peux m'empêcher de de le trouver beau. Beau et désirable. Je fais un premier pas mais tente de me contenir. Il me regarde, un peu interrogatif et je ne comprends pas ce qu'il se passe en moi. Je réduis encore la distance entre nous puis je recule. Finalement je fais demi tour et au moment où je pose ma main sur la poignée de porte, à ce moment bien précis, il décide de me parler. Un mot. Un mot seulement qui me fige sur place.
_ Restes.
Mon sang bouillonne, ma respiration s'accélère subitement et je tourne la tête vers lui. Ses yeux. Son regard. Son cou … Tout m'appelle actuellement. Et je perds pied. Je ne pense plus, ne réfléchis plus. Je décide de lâcher prise.
Je fonce sur lui pour lui attraper le visage de mes deux mains. Je pose délicatement mon front contre le sien et il ferme les yeux, attendant que je poursuive. Je sens ses mains venir se poser de chaque côté de mon bassin. Son odeur boisée mélangé à la senteur marine de la mer m'enivre et je prends une énorme inspiration qui vient envahir mon ventre, désormais submergé par des vagues étranges de sensations que je ne saurais décrire. C'est … de l'excitation mais en un peu plus douloureuse, ça picote, ça tourne et ça chatouille dans mon ventre comme … comme des papillons ? Alors c'est ça que je ressens? J'approche mon corps contre le sien. Le contact de sa peau contre la mienne me rends complètement fou, je me rends compte que c'est ce dont j'avais besoin pour réaliser ce que c'est de vivre vraiment.
Je prends violemment ses lèvres et l'embrasse sauvagement pour goûter à ce plaisir que je désirais sans en avoir conscience. Il répond à mon baiser avec la même puissance et passe ses mains dans mon dos comme pour essayer de s'agripper à moi. Je les sens passer de mes épaules à mes omoplates, griffant un peu ma peau halée au passage. Mes mains, elles, viennent instinctivement attraper ses cheveux bruns. J'avais oublié à quelle point ils étaient fins et doux, ils glissent entre mes doigts. J'approfondis encore plus ce baiser et me détache finalement de ses lèvres pour mieux reprendre dans son cou lui arrachant au passage un petit cri de surprise mêlé à du plaisir. Mes lèvres ne peuvent s'empêcher d'embrasser, mes dents de mordiller comme pour absorber le moindre centimètre carré de peau de mon amant. Sa peau sucrée mélangé au sel de la mer lui donne un goût particulier que je n'arrive pas à décrire mais plus je l'ai en bouche, plus je veux en avoir. Je veux m'en imprégner, la mémoriser, l'assimiler pour ne faire plus qu'un avec Kiba. Ce derniers entreprends de passer ses mains sous mon pantalon de survêtement et ainsi essayer de me le retirer. Je ne suis pas spécialement d'accord sur le moment et préfère le repousser sur le lit pour immobiliser ses bras fins au dessus de sa tête et reprendre l'exploration de sa peau avec mes lèvres.
Je lui dépose un léger baiser et descends petit à petit son corps. Je commence d'abord par sa clavicule droite, fine, à l'égal du reste de sa constitution. Puis je viens rencontrer son torse et plus précisément son téton droit sur lequel je passe ma langue. Le contact entre mon muscle et son bout de chaire lui arrache un cri de plaisir auquel il ne s'y attendait pas visiblement vu qu'il arrive à libérer une des ses mains pour venir la poser sur sa bouche et empêcher ses gémissements de sortir trop fort. Je prends un plaisir cruel à venir le malmener à cet endroit qui semble être un lieu stratégique chez lui. Ma langue passe et repasse puis je passe à la vitesse supérieur en mordant le bout de son téton. Kiba se cambre sous l'effet du plaisir immense qu'il ressent à se moment là et je décide que mon exploration doit se terminer. Je n'en peux plus. J'ai besoin de plus. Je retire mon pantalon avec mon caleçon et présente ma virilité à Kiba qui, encore sous l'effet de l'excitation, peine à se redresser sur ses genoux. Il prends de sa main mon sexe et approche ses lèvres de lui. Il dépose un baiser à son extrémité puis il commence un mouvement de va et vient avec sa main. Il finit par le prendre en bouche et je me sens défaillir. Les sensations et les sentiments se bousculent et implosent à l'intérieur de moi. Je deviens subitement quelque chose que je ne pensais pas avoir au fond de moi. Le Naruto gentil, espiègle et un peu gauche disparaît pour laisser place à une version plus brutale et sauvage. Je pose mes mains derrière le crâne de Kiba, le tire un peu par les cheveux et profite de ses succions, appuyant parfois sur sa tête afin de prolonger une vague de plaisir un peu plus puissante. Je soupire, je gémis et moi même j'essaie de me contenir, de me brider, pour ne pas que nos amis nous entendent. Il accélère la cadence au point que j'ai de plus en plus de mal à me contenir et ma respiration s'accélère, mes gémissements se font de plus en plus audibles et intense et au moment où j'allais finalement me retirer pour ne pas évacuer tout mon désir, Kiba s'arrête. Subitement. Il se redresse en me regardant, l'air légèrement provocateur. Je remarque que sa main libre est partie se loger à l'intérieur de son caleçon afin de se donner du plaisir seul et compenser mon manque d'attention à son égard jusqu'à maintenant. Il veut que je m'occupe de lui ? Très bien.
Ni une, ni deux, je me jette sur lui et le plaque contre le lit d'une main, de l'autre, je lui retire son caleçon. Je prends en otage ses lèvres et me colle à lui, torse contre torse, sexe contre sexe. Je passe un genou entre ses jambes et les écartent timidement. De lui même il passe la droite au dessus de mon épaule et j'en profite pour présenter mon sexe à l'ouverture qu'il m'offre sans retenue. Je pousse un peu. J'arrête de l'embrasser et le laisse respirer un peu, sa seule préparation à ce qui va suivre. Lentement mais sans m'arrêter, je le pénètre de toute ma virilité. Kiba ferme les yeux, se mords les lèvres et pousse un gémissement mêlés de douleur et de plaisir infini. Quant à moi, je me sens soulagé, comme si je me retenais depuis des lustres de faire ça. J'en veux plus. Douleur ou pas douleur, il m'en faut plus. Je fais marche arrière, laissant à Kiba le temps de reprendre sa respiration, puis je repars en lui tout aussi doucement. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore, jusqu'à ce que le mouvement s'imprègne en lui et qu'il deviennent instinctif. J'accélère mes coups de reins et les rends ainsi plus intense, me faisant aller encore plus profondément en lui, le faisant gémir encore plus. Je n'ai plus un soupçon de contrôle sur la situation. Je me suis changé en une bête assouvissant ses désirs primaires. Kiba retient du mieux qu'il peut ses cris de plaisirs et moi j'ai de plus en plus de mal à les contenir. Je plonge alors dans son cou pour le mordre violemment et ainsi étouffer ma voix dans sa peau. Kiba n'en peut plus et je suis bientôt à bout. Je ne fais qu'accélérer dans cette position, donnant ainsi le plus d'énergie possible dans mes coups de butoirs. Soudain, je sens le sexe de mon ami, collé à mon ventre, se raidir. Kiba se cambre, repoussant un peu mon corps et en fermant les yeux, ils laissent échapper un gémissement de soulagement, plus long que les autres. Je sens alors sur mon ventre un liquide chaud couler par accoues. Je lâche le cou de mon partenaire et, au summum de l'excitation, accélère une dernière fois mes coups de reins pour me libérer au plus profond de lui, une dizaine de secondes plus tard, dans un râle puissant et à peine dissimulé.
Je reste figé, essayant de retrouver mon souffle. Kiba est tout aussi essoufflé que moi. Je me sens … Je ne sais pas, bizarre. Nos respirations s'entremêlent et je divague dans mes souvenirs. Je me rappelle ma première rencontre avec Kiba, nos promesses de toujours être là l'un pour l'autre et notre serment de gamin d'être ami pour la vie. Tout ça … Tout ça je l'ai … sali. A cet instant même, je me sens sale. J'ai sali toute mon amitié avec Kiba avec une éjaculation.
Un premier frisson après cette réalisation vient bousculer tout mon corps. Puis un sursaut vient détruire le peu de consistance qu'il me restait … Les larmes coulent le long de mon visage encore emmitouflé dans le cou de Kiba qui, sur le moment, tente de se redresser mais n'y arrive pas, étant plus lourd que lui. Il me demande ce qu'il se passe puis, sans réponse de ma part, dépose une main dans mes cheveux et commence à la passer de bas en haut pour me rassurer.
_ Je suis désolé
_ Tu n'as pas à t'excuser.
_ Si … lâche-je entre deux sanglots.
Je me relève et commence à me rhabiller. Kiba reste sur le lit, tétanisé, ne sachant que dire sur le moment. Puis, lentement, il tente une approche et pose sa main sur mon épaule. J'ai un sursaut à son contact et me fige sans trop savoir quoi faire.
_ Tu regrettes ?
_ Oui.
_ Alors pourquoi tu l'as fais ?
_ Non c'est pas ça. Je …
_ Tu m'emmerdes Naruto. Franchement. Si j'avais su que t'étais un tel connard jamais je t'aurais laissé être ma première fois.
Je me retourne violemment, rouge de colère et confronte mon ami.
_ Arrête c'était ma première fois aussi et tu le sais très bien ! Je t'interdis de dire à tout le monde que j'ai profité de toi ! T'as compris ?
_ Ne t'inquiète pas, je m'en vanterai pas va.
_ Je voulais partir et tu m'as dis de rester.
_ Oh je t'en prie, tu en avais autant envie que moi ! Je le voyais !
_ Oui j'en avais envie ! J'en avais envie parce que j'étais frustré après t'avoir vu te faire draguer par Sasuke toute la soirée !
_ Quoi ? Tu vas pas me faire une scène de jalousie quand même, ce serait ridicule, me lance-t-il en enfilant son caleçon.
_ Au risque de t'étonner c'est précisément ce que je vais te faire !
_ Naruto, on sort même pas ensemble, tu m'as recalé et je devrais refuser les avances d'un beau mec ?
_ Oui j'ai dis non quand tu m'as demandé de sortir avec toi, je le sais, et depuis ce jour là, je le regrette à mort Kiba.
Un long silence fait désormais place entre nous. Je sens Kiba devenir tout raide, toute colère a désormais quitter ses yeux pour laisser place à l'incompréhension.
_ Oui je regrette. Kiba je … mais enfin comment voulais-tu que je puisse dire oui ce jour là ? Je découvrais que tu étais homo et que par dessus le marché, tu étais amoureux de moi. Tu m'as pas laissé le temps d'encaisser ces deux informations et il faudrait que j'accepte de sortir avec toi ? Vraiment ?
_ Je …
_ T'as changé les règles entre nous. Toute mais j'ai cru que j'étais hétéro que ... que j'allais me marier, avoir des enfants blonds aux yeux bleus comme on n'a pas arrêté de se le dire depuis des années. Et du jour au lendemain je dois accepter de devenir gay ? De sortir avec toi ? On n'est pas dans un film, c'est la réalité. Et je pensais sincèrement ne pas être amoureux de toi ce jour là, mais visiblement si, et tout le monde l'a vu avant moi et ça, ça me tue Kiba !
Mes larmes ne cessent de couler sur mon visage et je vois les yeux de mon ami s'humidifier.
_ Je suis désolé.
_ J'aurais aimé avoir le temps de réfléchir à tout ça. J'aurais aimé qu'on me laisse respirer. J'aurais préféré ne pas avoir fait ce que j'ai fais ce soir.
_ Attends je comprends pas, si tu en avais envie, que tu m'aimes et tout, pourquoi tu regrettes ?
_ Je voulais pas que ça se passe comme ça. Je sais que ça n'aurait pas été parfait. Je sais qu'un truc comme ça, ça peut arriver mais je voulais pas ça pour ma première fois avec toi. Je t'ai baisé par jalousie tout simplement. Et j'étais pas prêt pour ça.
_ Ok.
Un nouveau silence s'installe entre nous et je n'ose plus le regarder. Je me baisse pour attraper mon t-shirt et l'enfile. Kiba boutonne sa chemise, enfile un pantalon et des chaussettes puis s'assoie sur le lit. Moi, je reste debout, comme un imbécile. Je ne veux pas m'installer à côté de lui … mais si je sors, ça veut dire que tout est fini. Pas d'explication, rien. Ce n'est pas ce que je veux.
_ Du coup on fait quoi ? Tente-je.
Kiba prends le temps d'inspirer et d'expirer pleinement puis il pose un regard doux sur moi.
_ Tu as raison, je ne t'ai pas laissé le temps. Et j'en suis désolé. J'ai … enfin je crois que j'ai été tellement embarqué dans tout ce qu'on me disait que je n'ai même pas penser à ce que ça te ferait. Y a eut la soirée, puis les vacances, je suppose que plusieurs personnes sont venues te prendre la tête... J'ai pas pensé à toi, je le reconnais maintenant. Alors je te propose que cette fois, on fasse ce que toi tu décides. J'accepterai.
Je viens m'installer à côté de lui, toujours reniflant. Je regarde en face de moi la collection de figurines de papillon des Aburame et je ne peux m'empêcher de me dire que Kiba a eut une meilleure chambre que moi.
_ Déjà … je veux y aller doucement.
Il se tourne vers moi mais je continue de regarder en face de moi, pour éviter de voir son visage et craquer. Je compte les papillons, ça m'aide à tenir. Un.
_ Ensuite je veux pas que les autres soient au courant de tout ça, je veux que ça reste entre nous. Ils se sont suffisamment mêlés de nos affaires.
_ Tout ce que tu veux.
Huit. Neuf.
_ Et …
_ Et ?
Quatorze. Quinze.
_ Je veux plus que tu te laisses draguer par ce playboy.
_ Je te le promets.
Vingt et un papillons sont présents sur l'étagère en face de moi. Je tourne la tête vers lui.
_ Mais si ça doit tout changer entre nous …
_ Je te promets que non …
_ Attends laisse moi finir.
Je réprime un sanglot et prends une inspiration.
_ Si ça doit changer entre nous, je veux juste passer une dernière nuit avec mon meilleur ami.
Kiba laisse lui aussi exploser ses larmes et me prends dans ses bras.
_ Tout ce tu veux Naruto.
_ Tu m'as tellement manqué, Kiba.
_ Je suis désolé.
Nous restons là une bonne dizaine de minutes sans parler, juste à profiter de la chaleur de l'autre. Je n'arrête pas d'inspirer son odeur comme pour ne jamais l'oublier. La soirée bat son plein en bas et le portable de Kiba vibre. Il ne se détache pas de moi, il reste là.
_ Tu réponds pas ?
_ J'ai peur de bouger, j'ai pas envie que tu t'enfuisses.
_ T'es con, dis-je en souriant, allez regarde qui c'est.
Je me desserre de lui et sèche mon visage avec ma main. Kiba se retourne et attrape son portable rouge et fait glisser son doigt vers le haut. Il tape quelques mots puis verrouille son téléphone et le pose sur le lit.
_ Alors ?
_ Euh … tu veux vraiment savoir ?
_ Bah ouais pourquoi ? Je devrais pas ?
_ C'était Sasuke qui me demandait pourquoi je mettais autant de temps.
_ Parce que tu as donné ton numéro à ce type ?
_ Ok, calme toi, j'ai entendu ce que tu m'as dis et je te promets que je ne me laisserai plus draguer par lui. D'accord ? Il a mon numéro mais je vais mettre les choses au clair avec lui à la première occasion, ok ?
_ Hm …
_ Naruto … y a que toi qui compte, crois moi.
Bien sûr que je le crois. La question ne se pose même pas.
_ On fait quoi ? On retourne en bas ? Demande-je.
_ Je sais pas. Tu as envie d'y retourner ?
_ Ils vont trouver ça louche si on redescend pas.
_ Ils vont être inquiet en voyant ta tête, tu as les yeux tout rouge et gonflés.
_ Ah merde, dis-je en me levant pour m'observer dans le miroir du coin de la chambre. Oh putain je ressemble vraiment à rien.
_ Mets des lunettes de soleil.
_ Il est vingt deux heure.
_ Hm … Au pire, ils penseront qu'on s'est encore disputé.
_ Super … Je vais dire que je me suis couché, ça vaut mieux. Toi, par contre ça va t'es encore présentable.
_ Attends tu veux rester ici et moi j'y retourne ?
_ Non ?
_ J'ai pas envie d'aller sans toi. Tu veux pas qu'on reste ici ? Qu'on discute comme avant ?
Je réfléchis deux secondes et je décide finalement de me laisser tenter par l'idée. Je retourne m'allonger sur les draps noirs du lit et je l'invite à faire pareil. Nous parlons de nos parents, nous prenons des nouvelles de ce qu'il nous est arrivé ces dernières semaines. Nous n'abordons pas nos sentiments, ni notre homosexualité, juste pour ce soir, ça n'existe pas. Nous rions, nous retrouvons notre joie de vivre. On arrive enfin à se retrouver. Puis le temps passe, la musique du dehors finit par laisser sa place aux mélodies des grillons, et on entends tout le monde aller se coucher petit à petit. Dans notre monde, on essaie de reconnaître qui se couche à tel moment. D'abord Ino, un peu éméchées, sans doute portée par Saï, ensuite on s'est laissé surprendre par l'ouverture d'une porte juste à côté, sans doute Shino qui ne fait aucun bruit. Hinata s'est couchée relativement tard en même temps que Shikamaru,et Choji qui s'est cogné de le meuble juste en haut des escaliers. Sakura est enfin montée bien après, elle a dû nettoyer un peu avec Témari. Vers trois heure du matin, après presque cinq heures de discussion, nous décidons d'éteindre la lumière et de glisser sous les draps après s'être mis en pyjama, ou plutôt en caleçon car il fait beaucoup trop chaud pour avoir autre chose sur le corps. Une petite gêne s'installe entre nous, car nous cessons brutalement de discuter. D'ordinaire, on n'hésite pas à se prendre dans les bras l'un de l'autre surtout quand on ne va pas bien. Mais ce soir c'est différent. Je pense que, lui comme moi, nous avons peur que un câlin nocturne en caleçon n'aboutisse pas à quelque chose de soft et amical. Mais après ce qu'on vient de vivre, ce n'est plus qu'un détail vous ne pensez pas ?
_ Kiba ? Chuchote-je.
_ Quoi ?
Je n'ose même pas lui demander … je suis vraiment un imbécile, ça s'est toujours fait tout seul sans aucune ambiguïté alors que ce soir j'ai l'impression de lui demander la chose la plus embarrassante de ma vie. Puis, après quelques secondes, sans que je ne lui propose, il vient passer son bras gauche sous le mien pour m'attirer contre lui. Il vient ranger son nez dans mes cheveux et ma main vient instinctivement prendre la sienne pour la serrer un peu plus contre moi. Son torse vient se coller à mon dos et j'arrive à sentir son cœur battre dans sa poitrine. Nos jambes ne s'entremêlent pas, il sait que je n'aime pas ça. Je ferme les yeux pour me laisser envahir par cette sensation qui ne m'avait que trop manquer ces derniers temps. C'était pourtant évident. J'ai besoin de lui comme il a besoin de moi.
_ Merci.
Je devine un sourire se dessiner dans ma nuque et il ne prend pas la peine de répondre. Tout a été dit après tout non ?
Le lendemain matin, je suis réveillé par des bruits venant du rez-de-chaussée. J'ouvre péniblement les yeux et je tombe directement sur le radio-réveil posé sur la table nuit. Il est presque dix heure. Je ne réalise pas encore tout ce qu'il se trouve autour de moi, je n'arrive pas trop à bouger et de l'air chaud vient caresser ma nuque. Je baisse les yeux pour voir autour de mon torse un main un peu bronzée qui m'est familière. L'odeur autour de moi ne m'est pas inconnue non plus et je me retourne pour tomber nez à nez avec un visage endormi, des cheveux en bataille, un nez assez fin, deux tatouages rouge sur des joues douces et une bouche entrouverte, laissant apparaître deux canines un peu plus grandes que la normale. Je souris. Ma main vient remettre une mèche de cheveux et d'instinct je viens déposer mes lèvres sur les siennes. Lorsque je rouvre les yeux, deux pupilles fendues me fixent d'un air encore endormi. Je détache mes lèvres, près à saluer la créature qui me retient en otage mais elle ramène mon visage vers lui pour me déposer un deuxième baiser un peu plus long et plus langoureux. Nos bouches se redécouvrent et je prends le temps d'apprécier ce moment. Son souffle vient me nourrir de l'intérieur et j'en profite pour étudier ses lèvres. Elles sont douces et assez fines, je dirais qu'elles sont plutôt agréable à embrasser. Elles viennent amoureusement s'emmêler dans les miennes, avec un tremblement presque émouvant. Je les sens fébriles et délicates, puis plus nous nous embrassons, plus je perçois les coins de sa bouche s'élargir en sourire. Je me détache pour prendre ma respiration et je colle mon front contre le sien.
_ Bonjour...
Il sourit un peu plus.
_ Tu es bien formel ce matin …
_ Je dis juste bonjour.
_ Tu as bien dormi ?
_ Comme un bébé grâce à toi, merci.
_ De rien.
_ Faut que je me lève sinon Sakura va encore vouloir venir me lever dans ma chambre.
_ Et vu que tu n'es pas dans ta chambre, elle risque de venir dans la mienne.
_ J'ai pas très envie que ça arrive.
_ Je trouverais ça drôle.
_ Pas moi.
Je me redresse et quitte les bras si protecteur de mon … amant ? Ça fait encore bizarre de le dire. Mon petit copain ? Mon mec ? Mon truc ? Mouais … je suis pas convaincu que donner un nom sur ce qu'on est, ce soit pour le moment une bonne idée. Mon Kiba ? Ça j'aime bien. Je prends mes affaires pour retourner discrètement dans ma chambre.
_ Pourquoi tu veux pas qu'on le dise ?
_ Kiba, tu as dis « tout ce que tu veux » hier soir …
_ Non, non, je veux pas te faire changer d'avis, je te demande juste pourquoi. Après tout, ils vont arrêter de nous embêter et on passerait de bonnes vacances en amoureux.
A l'entente de ce mot, « amoureux », je le regarde un peu surpris.
_ Pardon, j'aurais pas dû dire ça, désolé.
_ Non, t'excuse pas.
_ Ça va ?
_ C'est bizarre. Amoureux …
_ Désolé, je pensais qu'on était … enfin que nous deux du coup, ce matin on …
_ Chuuut …
Je pose mes affaires sur le lit et vient rejoindre mon Kiba sur le lit. Je m'allonge un peu sur lui en faisant attention à ne pas lui faire mal et je m'arrête à quelques centimètres de son visage.
_ J'ai dis « bizarre » car c'est la première fois qu'on se le dit. Mais c'est plutôt agréable à entendre en fait.
_ Ah oui ?
_ Et pour répondre à ta question … Oui on aurait la paix si on leur disait mais je suis juste pas prêt à l'affirmer devant les autres. Je veux juste pour le moment que ça reste notre truc à nous deux seulement. J'ai besoin de temps pour l'accepter et le regard des autres …
Le brun vient reprendre mes lèvres en otage et m'empêche de terminer ma phrase.
_ Ne te justifie pas, je comprends. Je ne dirais rien.
_ Merci.
_ Mais va falloir en parler entre nous non ?
_ Pourquoi forcément en parler ?
_ Non mais je veux dire, pour nos parents on fait quoi ? On va pas leur cacher éternellement.
_ Bah mes parents savent déjà pas que je suis …
_ Gay ?
_ Ouais... Faut que je me le dise à voix haute, c'est vraiment étrange cette sensation.
_ Laquelle ?
_ Se sentir si différent et si soi même à la fois.
_ C'est une bonne chose ça.
_ Oui j'en doute pas mais c'est étrange.
_ Mais du coup … tu es vraiment homo ? Je suis pas ton exception à ton hétérosexualité.
_ Non, je suis gay, ou bi. Mais en tout cas, les mecs m'attirent.
_ Tiens donc … ça m'intéresse.
_ Plus tard si tu veux bien, dis-je en me redressant.
_ Non, non, non. T'échappes pas, tu en as trop dit.
_ Hm … non, un autre jour, pour une autre nuit.
_ T'es pas drôle.
_ Je suis hilarant et tu le sais.
_ Et pour la journée, on fait comment ? On va pas s'ignorer quand même ?
_ Je descends, tu descends dans dix minutes et on discute en groupe, ça le fait bien ?
_ Hm …
_ Oh, boude pas, c'est temporaire.
_ Je sais, allez file.
Je l'embrasse une dernière fois et reprends mes vêtements dans la main pour sortir de la chambre doucement, en silence. Je passe la porte de la mienne et m'habille vite fait de mon t-shirt de sport que je mets pour dormir et d'un short de nuit. Je ressors, traverse le couloir et descends les escaliers pour me rendre dans la cuisine donnant sur la salle à manger où Choji est déjà au fourneau. Dehors, il y a déjà Témari et Hinata qui prennent un thé.
_ Yo Naruto ! Bien dormi ?
_ Super merci, et toi ? Qu'est ce que tu nous prépares ?
_ Crêpes, bacon grillé et œufs brouillés. Tu as des tartines dehors avec de la confiture, du beurre et du miel en attendant et il y a du café, du lait et de l'eau chaude si tu veux du thé.
_ Super ! T'es un vrai chef !
_ C'est mon métier.
Je sors par la baie vitrée et salue gaiement les filles pour m'installer à table, en face d'elles. Témari affiche un grand sourire en me voyant.
_ Toi, tu as dû passer une super nuit !
_ Pourquoi tu dis ça ?
_ Tu es de super bonne humeur.
_ J'ai bien dormi, c'est tout.
_ C'est tout ?
_ Bah ouais … ça faisait un petit moment que j'avais pas réussi à dormir sans penser à … tout ce qu'il se passe.
Elle perd son sourire et le mien grandit intérieurement. Je ne lui ai pas menti en vrai, j'ai juste cacher une partie de la vérité.
_ Oui, désolé.
_ Tu me passes la confiture de framboise ?
_ Oh oui, bien sûr.
_ Salut tout le monde !
_ Salut Kiba !
_ Bonjour Kiba.
Je ne réponds pas, et il vient s'installer à côté de Témari.
_ Bonjour Naruto.
Enflure.
_ Salut Kiba.
_ Alors quoi de prévu pour aujourd'hui ?
_ Et bien après que vous soyez partis vous coucher hier soir, Karin et Suigetsu ont proposé de faire un match de beach volley sur la plage.
_ Ah bonne idée ! Hinata tu participes ?
_ Oui.
_ Cool ! Je te veux dans mon équipe, t'es super douée. Et toi Naruto ?
_ Je verrai.
Encore une après-midi avec Sasuke, super. Je plonge ma tartine de confiture dans mon café au lait et croque un morceau devant une Témari un peu dégoûtée par ce que je suis en train de manger. Personne ne comprends ma manie à tremper mes tartines et mes biscuits dans mon café mais c'est hyper bon. Nous sommes rejoins par les autres pas longtemps après et Choji veut aller au marché de la pêche pour acheter du poisson pou ce midi. Je me propose pour l'accompagner, et ainsi participer aux frais de vacances pour la première fois. J'engloutis une première crêpe au sucre, j'avale mon café et m'enfile une deuxième au miel puis je monte me préparer dans la salle de bain.
Au marché, je suis écœuré par toutes ces odeurs de poissons et de fruits de mer en vrac dans des bacs en plastique immondes. Choji inspecte tous les étalages et finit par choisir une des premières que nous avions vu en arrivant. La femme nous informe que ses poissons ont été pêché de ce matin et ne peuvent pas être plus frais. Moi je constate surtout que plus c'est frais, plus ça pue, c'est horrible. Choji lui semble bien aimé ça vu qu'il inspecte chaque poisson un par un en les portant à son nez. Comment il peut faire … Je paie et nous repartons avec assez de poissons pour nourrir un régiment. Nous repassons par les maisons fleuries que j'avais vu la veille et mon nez m'en remercie. Mon estomac aussi d'ailleurs, car avec toute ces odeurs pestilentielles, j'avais le ventre tout retourné. C'est que je suis fragile en fin de compte. Nous arrivons à la maison et je constate que nous nouveaux amis sont malheureusement déjà là. Suigetsu nous accueille en fanfare, s'attirant les foudres de Ino, qui elle, semble avoir du mal à se remettre de sa gueule de bois. Karin vient nous aider avec les sacs et je peux voir Sasuke et Juugo assis avec Kiba, Shikamaru et Sakura. Bon, ça va, ils ne sont pas seuls tous les deux c'est déjà ça.
Mais vient l'après midi beach volley qui vient jeter une zone d'ombre sur cette troisième journée de vacances. Les équipes sont faites : Sakura, Hinata, Juugo, Shino, Suigetsu et moi, contre Témari, Shikamaru, Saï, Karin, Sasuke et Kiba. Choji à l'abitrage et Ino est en train de décuver sur le transat qu'on a apporté de chez Shino. Les équipes ont été faites au tirage au sort, c'est le jeu. Mais pendant toute la partie, Sasuke n'a pas arrêté de chuchoter des trucs à l'oreille de Kiba en faisant bien attention à passer sa main autour de son épaule pour bien se coller à lui cette espèce de gros playboy de pacotilles. Il a les cheveux mi longs qu'il s'est attaché en queue de cheval pour être « en mode sport » qu'il a dit. Je t'en ficherais des modes sport moi ! Et bien, moi, là, tout de suite, après avoir vu Sasuke se rapprocher un énième fois de Kiba, je passe en mode démon. Je frappe un grand coup de paume la balle de volley qui lui passe à cinq centimètres de son visage si parfait. Il tourne la tête vers moi surpris.
Oups, pense-je.
Je fais mine de ne pas avoir vu qu'ils n'étaient pas prêt et il va chercher la balle pour me la renvoyer et se remettre en place. Je sers, Témari réceptionne et passe à Shikamaru qui tente un smash, Hinata récupère, je vois Sasuke s'avancer je monte au filet je frappe un grand coup et le ballon lui atterrit juste à côté du pied, il ne rebondit même pas à cause de la puissance du tir. Cette fois son regard est carrément choqué. Je crois qu'il a compris que je savais très bien visé.
_ Point pour nous. Huit à six.
Je vois Kiba secouer la tête en me regardant mais je l'ignore. Le jeu reprends et je continue à marquer des points en visant toujours juste à côté de Sasuke pour qu'il comprenne bien que je le surveille. Nous gagnons la partie et nous changeons les équipes. Cette fois le tirage au sort met Sasuke et moi dans la même équipe. Il se place juste à côté de moi en souriant et je l'ignore purement et simplement. De l'autre côté du filet, mon brun ne semble pas forcément très rassuré de nous savoir contre lui. Alors que les autres s'hydrate, j'attends avec le ballon et Sasuke s'échauffe. Quel charlot, il a pas marqué un seul point …
_ J'ai compris ce que tu as essayé de faire.
_ Tu as compris ? Mais y avait rien à comprendre, j'ai rien fait.
_ Si, tu as tiré toutes tes balles sur moi.
_ J'ai juste marqué des points, et t'es une vraie passoire.
_ Fais pas genre … tu voulais attirer mon attention ? Je te plais c'est ça ?
_ Hein ?
Hein ?! Non mais il est gonflé celui là !
_ En vrai t'es beau garçon mais vu que j'avais cru comprendre que tu étais avec la petite brune j'ai pas pensé à toi dans ce sens là. Mais ça peut s'arranger tu sais ?
_ Ah euh mais en fait …
Sasuke s'approche de moi et pose sa main dans mon dos et la fait descendre un peu plus bas.
_ T'inquiète pas, j'ai compris, mais là on a un match à gagner. On doit faire honneur à l'équipe.
Il se détache de moi et je reste complètement stupéfait par ce qu'il vient de se passer. Le gars ne doute absolument de rien. Il se croit tellement irrésistible qu'il pense que tout le monde craque sur lui. J'hallucine. Je tourne la tête vers le terrain et là je sens une aura bien plus menaçante … Kiba affiche désormais un regard noir sur Sasuke et vu ce qu'il a fait à Hinata la veille, j'ai bien peur que ce pauvre Sasuke ne finisse pas ce match en un seul morceau …
J'ai été médisant, Kiba n'a rien fait de spécial pendant la partie, à part faire la gueule je veux dire. La journée s'est déroulée dans la bonne humeur, une première vraie journée sans se poser de question, sans avoir de crainte ni de doute. Kiba et moi jouons le jeu de ne pas trop se parler et c'est même relativement amusant quand on y pense. Amusant mais frustrant, car malgré tout, aujourd'hui j'ai eu envie de lui montrer des choses que j'ai vu, lui raconter ce que j'ai fais quand il n'était pas présent. J'ai juste hâte de le voir tout à l'heure.
Il est 22h10 et je sors de la douche. Avec comme seul vêtement un bas de pyjama, je me dirige tranquillement vers ma chambre au bout du couloir. Je remarque qu'il y a de la lumière sous la porte de celle de Kiba. Je devrais aller le voir. Ni une, ni deux, je pose ma serviette dans ma chambre et je ressors. Si je frappe ça va s'entendre … je sors mon portable de ma poche et …
_ Naruto ?
Je relève la tête complètement apeuré et je vois devant moi Ino qui semble aller beaucoup mieux que ce matin. Sa trousse de toilette et sa serviette rose m'indiquent qu'elle se rend à la salle de bain.
_ Ino ! Ça va ?
_ Bah c'est plutôt à moi de te demander ça. Qu'est ce que tu fais tout seul dans le couloir ?
_ Euh … je cherchais du réseau, j'en ai pas trop dans ma chambre et je voulais envoyer un message à ma mère.
_ Ah, va en bas, c'est mieux pour envoyer des messages.
_ T'inquiète pas, j'ai réussi.
_ D'accord.
Je ne bouge pas et elle non plus.
_ Bon bah … bonne nuit Naruto.
_ Bonne nuit Ino.
Je ne bouge toujours pas et elle non plus.
_ Je vais aller dans ma chambre du coup.
_ Oui, je pense que c'est mieux pour dormir.
_ Ouais …
_ Naruto ?
_ Oui ?
_ C'est pas une bonne idée.
_ De quoi ?
_ Ce que tu allais faire. Ok aujourd'hui, j'ai cru voir que vous vous pourrissiez plus la vie. Mais ça veut pas dire que tu dois revenir dans sa vie.
_ Oh c'est pas du tout …
_ Peu importe, je voulais juste être sûre. Kiba a beaucoup souffert ces dernières semaines, nous, on l'a ramassé à la petite cuillère et ce serait bien pour lui que tu évites de trop être amical avec lui pour le moment.
_ Oh … je prends note. Du coup je vais dormir, à demain.
Je rentre dans ma chambre et referme la porte sur moi. Kiba a beaucoup souffert c'est vrai … Mon portable vibre et je lis le SMS que je viens de recevoir. « Gaulé par Ino ? », je souris et lui réponds « ouais, elle m'a cramé direct ». Il m'informe qu'il arrive et dix secondes plus tard, il ouvre la porte et me sourit. Il s'avance près de moi et m'embrasse tendrement. Le baiser est court, mais c'est ce genre de baiser que l'on voit dans des films à l'eau de rose, vous voyez, le mec arrive, attrape la fille par la taille et lui dépose juste le bout des lèvres sur les siennes. C'est mignon.
_ Tu m'as manqué.
_ Toi aussi tu m'as manqué Kiba.
_ Elle t'a vraiment cramé sur le fait ?
_ Elle m'a dit de ne pas entrer car tu avais trop souffert par ma faute et que tu avais, je cite, « été ramassé à la petite cuillère ».
_ Tss … Ino je te jure, elle en fait des caisses. On se couche ?
_ Tu étais si mal que ça ?
_ J'ai pas spécialement envie d'en parler.
_ Dis moi s'il te plaît.
_ J'étais mal, mais pas à ce point là. J'étais aussi mal que toi je pense.
_ D'accord.
_ Allez on va dormir.
_ Attends, j'ai plein de chose à te raconter sur la journée.
_ On a passé la même journée Naruto, tu es au courant ?
_ Oui, mais on l'a pas partagée.
On se jette ensemble sur le lit et je commence à lui parler de mon troisième jour de vacances de mon point de vue. Je lui montrer la photo de cette énorme étoile de mer qu'on a vu sur les rochers avec Shika et Témari, je lui parle de cette immonde maillot de bain une pièce à imprimé écailles qu'on a vu sur une dame sur la plage pendant qu'il était parti chercher des beignets. Je le complimente sur son jeu au match. Je lui raconte tout dans les moindres détails pour finalement piquer des yeux vers 23h30. Je somnole de mon coté et d'instinct, je passe mon bras autour de Kiba pour l'attirer contre moi. Je plonge mon nez dans son cou et m'endors paisiblement, envahi par l'odeur de son gel douche à la pomme. Mon cœur bat fort, je me sens léger et apaisé. Finalement, c'est plutôt génial de sortir avec Kiba.
Fin du Chapitre 6.
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