J'aurais pris mon temps pour le pondre celui là mais c'est fait !
Bonne lecture !
Chapitre 7 : "Parce que c'est mon mec"
Je pouvais entendre les mouettes rire dehors alors que je me réveillais paisiblement dans mon lit. Le brouillard s'effaçait petit à petit et mon cerveau reprenait vie à son rythme. J'essaie de me lever mais je n'y arrive pas, quelque chose de plutôt lourd et dur vient appuyer sur mon torse et je ne peux pas me redresser. Quelque chose de doux avec une odeur de pin et d'orange vient me chatouiller le nez et je manque d'éternuer. Mon esprit a encore du mal à analyser la chose brune qui se trouve sous la couette avec moi et ce n'est qu'au bout de quelques minutes que je peux certifier sans trop me mouiller que la chose est vivante ... et mal lunée à priori vu les grognements qu'elle émet quand je bouge. Je vois une main sortir de sous la couette venir me caresser le bras gauche, c'est agréable, doux et chaleureux. Je souris et pose ma main droite sur les cheveux qui doivent sûrement appartenir à Kiba, mon copain. J'essaie tous les jours de me le dire dans la tête car l'information est toujours aussi étrange. Chaque matin, c'est comme si je le redécouvrais, que je le rencontrais pour la première fois et que j'en tombais amoureux. C'est ça, sortir avec quelqu'un qu'on aime ? Est ce que l'on ressent ça toute sa vie ? Peu importe, j'ai juste envie d'en profiter au maximum.
Nous sommes à la fin du voyage, et nous avons passé toutes nos nuits ensemble sans se faire surprendre. Cette journée est la dernière et demain matin, nous plions bagages pour rentrer à Konoha. Tout le séjour s'est passé à la perfection, à part quand Sasuke essayait de nous draguer mais on a plutôt bien gérer l'esquive avec Kiba. Oui, car, après avoir jeté son dévolu sur moi, il s'est mis en tête d'avoir au moins un des deux pendant notre séjour, alors bon ... ça a un petit côté désespéré qui ne me fait ressentir qu'un mélange de pitié et d'écœurement à son égard, c'est mieux que la haine, c'est déjà ça. Toutes nos journées peuvent être résumée par plage, baignades, visites de la région et farniente. C'est précisément ce que j'ai écris dans la carte postale que j'ai envoyée à mes parents et mon parrain ... en fait c'est carrément le genre de message bidon que tous les vacanciers écrivent à leurs proches. En même temps, je ne me voyais pas écrire que je me suis découvert homo, que je sors avec Kiba et que j'ai profité de mes vacances pour mater des mecs et perdre ma virginité ... C'est pas trop le truc dont on parle facilement, et surtout par carte postale.
Ma virginité ... je n'y avais pas pensé depuis que nous nous sommes expliqués Kiba et moi. Alors quoi ? Est ce que je regrette ? Est ce que j'ai envie de le refaire ? Jusqu'ici mon ami a été très respectueux et n'a rien tenté la nuit, pas une main n'est descendue en dessous de mon torse, aucune allusion, et pas une seule friction douteuse... rien ... C'est moi où je suis un peu déçu ? Je soupire. Quand même, pour un mec qui m'a attendu je ne sais combien de temps, c'est pas bizarre qu'il ne tente rien ? Bon c'est vrai, je lui ai plutôt bien fait comprendre que je voulais prendre mon temps mais là... Ok c'est vrai, je déplore les circonstances dans lesquelles ça s'est passé, mais étrangement, je ne regrette pas de l'avoir fait, ou plutôt, d'avoir couché avec Kiba. En revanche, je n'arrive pas trop à savoir si j'ai aimé, mais, maintenant, je ressens un vide à l'intérieur de moi. Le sexe, est ce que c'est si addictif que ça ? Et puis, on a fait quoi ... un truc purement basique, Kiba m'a ... et puis je l'ai ... Oh c'est trop gênant ! Et voilà que je commence à avoir drôlement chaud, et l'homme bouillant niché contre moi ne fait que m'empêcher de penser à autre chose même s'il dort encore ! Allez ! Cogites, cogites, cogites mon petit Naruto ! Tu vas bien trouver un truc qui ne te fera pas penser au sexe ! Mais l'affaire est bien plus complexe qu'il n'y parait ... quand quelque chose nous manque, c'est dur de ne pas en rêver. Et plus on essaie, moins y arrive. Et dans mon cas précis, plus j'esquisse l'idée d'imaginer mon homme nu, là tout de suite, et plus je me sens durcir dans mon caleçon.
Et après tout, pourquoi pas ?
S'il attend que je sois prêt, c'est que c'est à moi de faire le premier pas ... Et c'est en me disant ça que, l'espace d'un court instant, mon corps s'est senti libre d'avoir une érection des plus magistrales. J'ai déjà été excité bien sûr, mais par des images sur des écrans, là j'ai en face de moi un corps bien réel qui ne demande qu'à être réveillé. Je sens le bout de ma virilité touché le ventre de mon amant, priant intérieurement pour qu'il se réveille mais rien à faire. Je veux absolument que ça se fasse naturellement. Je remarque que sa main droite est légèrement descendue quand j'ai essayé de me lever tout à l'heure. Elle n'est plus bien loin de mon bassin ... C'est un truc à tenter. Je bouge un peu, priant pour que sa main vienne se loger un peu plus bas mais rien à faire, elle est comme collé à cet endroit bien précis. Je soupire. Et là, miracle, elle glisse un peu et désormais, deux de ses doigts sont en dessous de mon nombril et j'ai une montée de sang qui vient ajouter de la frustration à ma situation. Je gonfle mon ventre et le dégonfle pour réitéré l'opération et un troisième doigt vient rejoindre les deux autres dans la partie basse de mon ventre. Je sens presque son petit doigt frôler du bout de l'ongle l'élastique de mon caleçon. Je recommence mais la technique semble avoir atteint ses limites, son index et son pouce semble être bien là où ils se trouvent. Alors je tente le tout pour le tout, si les doigts ne descende pas, c'est le reste qui montera et pour ça je vais devoir faire appel à mes abdos. Je plie ma jambe droite naturellement et l'objectif est atteint : en pliant mon genou, mon bassin s'est légèrement surélevé et le bout de mon érection vient percuter les doigts de Kiba qui à un léger sursaut au contact de mon membre. Intérieurement, je ressens un léger soulagement puis, le désir et la frustration reviennent. J'ai besoin de plus qu'un simple attouchement digne d'un collégien, mais comment faire ça naturellement ?
Je n'ai pas besoin d'y réfléchir plus longtemps puisque l'objet de mon désir commence à bouger sa main au fur et à mesure qu'il émerge du pays des rêves. Je ferme les yeux et fait mine de dormir. Il commence à gémir un peu pour se réveiller et ses doigts commencent à instinctivement empoigner ce qu'il y a de plus proche. Mais soudainement, la poigne se desserre et Kiba s'éloigne sans trop me bousculer... Dans mon corps c'est l'anarchie la plus totale avec une frustration qui atteint des sommets, mais dans ma tête, je me rends compte qu'il n'a pas voulu s'octroyer le droit de faire quoi que ce soit. Je décide alors de jouer un petit peu. Mon brun se retrouve maintenant dos à moi faisant de lui une proie vulnérable. Je reviens me coller à lui directement et je le sens sursauter. Il gigote un peu, à droite, à gauche essayant de se libérer et je crois deviner qu'il commence lui aussi à être un peu excité. Je le serre un peu plus contre moi et vient, l'air de rien, poser ma main sur son ventre en collant, bien évidemment, mon bassin contre le sien pour qu'il sente bien la manifestation de mon excitation. Ma main vient frôler ce que je désir ardemment depuis tout à l'heure et je l'entends soupirer. Oh, ce n'est pas un soupire d'exaspération, loin de là, c'est un soupire de soulagement, le genre de soulagement qu'on a quand quelque chose nous démange au plus profond de soi.
_ Naruto ?
Je ne réponds pas, bien trop occupé à le torturer du bout des doigts. Son corps bouge un peu, comme pour instinctivement venir retrouver cette sensation si agréable qu'il vient de ressentir mais je monte un peu ma main pour rester hors de sa portée.
_ Tu dors ?
Je simule un petit gémissement comme pour signaler que je me réveille et il tourne la tête.
_ On se lève ?
Je ris intérieurement. Il croit vraiment qu'on va se lever tout de suite ?
_ Hm Hm ... encore un peu.
_ Euh ...
_ Quoi ?
_ Non rien.
_ Tu sais quoi ?
_ Hm ?
Je dépose un doux baiser dans sa nuque et je pose un doigt sur le bout de sa virilité pour bien lui signifier que j'ai remarqué son état.
_ Je suis réveillé depuis un bon moment ...
Il tourne complètement la tête et j'affiche désormais un large sourire qui ne semble pas spécialement l'attendrir. Lui, me montre un air plutôt dubitatif voir accusateur et j'hésite à poursuivre.
_ Tu dormais pas ?
_ Non.
_ Et tu voulais ...
_ Bah ouais.
_ Mais je croyais que tu voulais attendre d'être prêt ? Que tu voulais prendre ton temps ?
_ Je sais ... peut-être que je le suis.
_ En seulement dix jours ?
_ Qui sait ...
Je plonge sur ses lèvres avec un sourire qui se veut provocateur mais Kiba détourne la tête en se redressant sur le lit.
_ Naruto, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
_ T'as pas envie ?
_ Si, si j'en ai très envie, mais ça va trop vite et je préfère ne pas brûler les étapes. Tu avais raison l'autre jour, on a merdé, j'ai voulu aller trop vite, et je t'ai mis la pression.
_ Mais c'était pour moi, là je te dis que je suis d'accord.
_ Oui, mais peut être que je ne suis pas prêt finalement.
Je ne sais pas quoi répondre sur le moment. Cette éventualité en m'avait jamais traversée l'esprit, enfin quoi, vu qu'il a toujours été en avance sur moi en ce qui concerne le monde du couple, j'ai jamais pu envisagé qu'il puisse ne pas vouloir coucher avec moi.
_ J'ai eu mal Naruto. J'ai eu mal pendant plusieurs semaines avant d'enfin me sentir bien avec toi et si y a le moindre risque de tout foutre en l'air, je veux pas le prendre. Je me sens pas encore assez serein pour ne pas y penser. J'ai encore peur que ... que revenu à Konoha demain, tu te rendes compte que tu n'as pas envie de tout ça.
_ Mais ça n'arrivera pas.
_ J'espère. Bon, je vais me doucher.
Il m'embrasse et quitte le lit pour attraper ses affaires et sortir de la chambre. Je me retrouve tout seul, abandonné comme une vieille paire de chaussettes jetée par terre avant la nuit, délaissé comme un animal de compagnie dont le maître serait parti au travail. Je me laisse tomber sur le matelas et soupire fortement. Être en couple, c'est pas facile. Tout s'est tellement bien passé pendant les vacances que j'ai oublié qu'il y avait quand même des choses à régler, et Kiba a raison, une fois de retour chez nous, tout ça va nous exploser à la figure. On ne va pas pouvoir garder le secret indéfiniment, se voir en douce, arrêter de se parler mais ça me fait encore peur. Et puis, il faudra penser à le dire à nos parents, à nos familles … Mon rythme cardiaque s'accélère, je commence à stresser. Je ferme les yeux et expire tout l'air de mes poumons. Se détendre, et se vider l'esprit. J'attends de longues minutes ainsi, allongé sur le lit, m'imprégnant de l'odeur enivrante qu'à laissé Kiba derrière lui avant qu'il ne parte sous la douche... « sous la douche » … je donnerais cher pour aller le rejoindre dans la salle de bain pour l'embrasser, le prendre dans mes bras, le laver aussi. J'esquisse un sourire en m'imaginant en train de passer ma main pleine de gel douche sur son dos, frottant délicatement sa peau brune et douce. Je poserais mes lèvres dans son cou et je le serrerais contre mon corps nu. C'est dingue ce que ça peut produire le sexe, on y goûte une fois et on a qu'une hâte, c'est de rechercher toutes les sensations qu'on a éprouvé. Et bizarrement, je serais incapable de dire ce que j'ai ressenti la semaine dernière. On oublie vite ce genre de chose. Par contre, la douleur, les peines, les déchirures du cœur, on s'en souvient à vie. Je laisse mon esprit divaguer à ce fantasme, le faire sous la douche c'est une idée. Ma main gauche glisse naturellement dans mon caleçon alors que la droite attire vers mon visage le t-shirt que Kiba a laissé avant de partir. J'inspire profondément son odeur et commence à imprimer son mon sexe un mouvement de va et viens lent et intense. Je m'appliquer à bien faire passer ma main le long de ma virilité, me faisant commencer à gémir. Je laisser mon cerveau voguer vers une mer de fantasmes tous plus excitant les uns que les autres. J'ai envie de tout tester avec Kiba, mais pour aujourd'hui allons plus loin dans cette mise en scène de la douche. Je m'imagine donc le rejoindre en cachette, le surprendre dans la cabine, commencer à le laver, l'embrasser, durcir et le pénétrer. J'essaie de reproduire la sensation d'être en lui en serrant mes doigts autour de mon membre mais c'est à peine si ça change quelque chose. Néanmoins, mon érection étant présente depuis presque une heure, je ne tarde pas à me vider sur mon ventre en réprimant un gémissement plus intense.
Ouais … Peut-être que Kiba a raison. Je ne sais pas si ça le fait à tout le monde mais je me sens un peu écœuré après un orgasme, un peu dégoutté de voir sa semence sur soi. La dernière fois j'ai regretté immédiatement après l'avoir fait, j'aurais pu ressentir la même chose aujourd'hui. Je sais que je pense beaucoup trop, que je devrais essayer de me vider l'esprit et vivre l'instant présent. Mais plus j'essaie, plus je me pose des questions. Est ce que tout ça est une bonne idée ? Est ce que c'est l'euphorie des vacances ? Est ce que je suis gay ? Est ce que tout sera pareil quand nous serons rentrés ? Je me gifle mentalement et décide qu'une bonne douche froide s'impose pour chasser toutes ces interrogations. Je me lève du lit et me fige en regardant le sac de voyage de Kiba. Un sac de sport rouge à rayures noires qu'il a depuis un petit moment maintenant. Je me laisse tomber sur le matelas et malgré moi une nouvelle petite peur vient pointer le bout de son nez dans mon cœur et mon cerveau. « Je préfère ne pas brûler les étapes » ? Est ce que Kiba veut vraiment prendre son temps ou bien était-ce une excuse car il se rend compte qu'on court à la catastrophe ? Non, non … Kiba ne mentirait pas là dessus et il semblait sincère. Jiraya, mon parrain, m'a dit un jour que l'ennemi du couple était le doute. Dès qu'on commence à ne plus avoir confiance en l'autre, c'est la fin. Je finis par me lever et retourne discrètement à ma chambre pour récupérer mes affaires de toilettes et des vêtements de rechange. Dans le couloir, je crois justement Kiba qui me dépasse en me faisant un clin d'œil auquel je réponds par un demi-sourire. J'ai beau essayé, j'ai encore tellement de questions dans ma tête.
Vingt minutes plus tard, je suis lavé, habillé, et prêt à attaquer une nouvelle journée de vacances. A quoi bon se prendre la tête quand on est loin de chez soi, au soleil, avec ses amis ? Tout le monde semble s'activer pour la dernière journée et nous décidons de ne rien changer à nos habitudes. Les filles vont à la plage avec Shino et Shikamaru. Il ne reste que Choji, Kiba, Sasuke, Juugo, Suigetsu et moi. Nos trois nouveaux « amis » ont décidé de se taper l'incruste jusqu'au dernier jour et notre Dom Juan ténébreux va redoubler d'effort pour réaliser son souhait d'avoir l'un d'entre nous dans son lit ce soir. Je soupire intérieurement, la journée va être longue. Kiba me sourit, ayant sans doute compris pourquoi je faisais une sale tête en regardant Sasuke. Son regarde me détend tout de suite et mon cœur s'apaise. Non, on va passer la meilleure des journées et je fiche si les autres se posent des questions. Je m'approche doucement de mon petit copain et lui demande :
_ Tu veux qu'on aille quelque part tous les deux ?
Kiba affiche désormais un air ahuri, complètement surpris que j'assume vouloir faire un truc avec lui devant tout le monde. Les autres n'étant pas encore parti, leur discussions se font plus discrètes et je sens que tout le monde attend de voir ce qu'il va se passer.
_ Euh … comme quoi ?
_ Je ne sais pas, ça fait longtemps qu'on s'est pas fait un truc et … je me disais, pour le dernier jour de vacances on aurait pu …
« on aurait pu se faire un vrai rendez vous ». Voilà ce que je veux lui dire. On grille les étapes, il a raison. En prononçant mes mots, j'ai compris ce qu'il a voulu dire ce matin. On sort ensemble et on n'a toujours pas fait quelque chose en vrai couple, on dort simplement ensemble, à l'abri des regards. Mais je ne dirai pas ça devant les autres. Mais il comprend sans doute ce que j'ai dans la tête, il n'a pas été mon meilleur ami pour rien pendant plus de dix ans.
_ Ok, y a … un parc zoologique à un quart d'heure en bus, ça te dirait ?
_ Ouais, ça me dit bien.
Et sans qu'on ne laisse personne nous demander quoi que ce soit, nous rentrons chercher nos affaires. Je suis le premier prêt et j'attends désormais Kiba dans l'entrée. Je suis rejoins par Shikamaru, Sakura et Temari et leurs regards ne m'inspirent qu'une chose : la leçon de morale va bientôt commencer.
_ Naruto, commence Shikamaru, tu es sûr de ce que tu fais ?
_ J'ai jamais été aussi sûr de ce que je faisais.
_ Kiba est fragile, Naruto, je ne pense pas que tu saches …
_ Que je sache quoi, Sakura ? Tu crois que je ne connais pas celui avec qui j'ai passé mon enfance ? C'est mon meilleur ami et mon âme sœur et tu penses que je ne le connais pas ? Je sais qu'il est fragile, je sais qu'il ne dit pas toujours ce qu'il ressent, qu'il fait des blagues pour éviter que les autres ne pensent qu'il va mal, ou pour cacher son embarras. Je n'ai pas besoin de vous pour me dire ce que je dois faire avec lui. Et lui comme moi, on a été stupide de vous écouter.
_ Bon, je crois qu'on devrait le laisser gérer, vous ne pensez pas ?
Je remercie silencieusement Témari de comprendre ma démarche et je la soupçonne d'avoir saisi ce que je souhaite faire aujourd'hui. Shikamaru baisse la tête et Sakura me jette un regard noir.
_ Malgré tout, merci de vous inquiéter pour nous, c'est adorable. Mais, s'il vous plaît, laissez nous gérer ça à notre manière.
Kiba arrive à ce moment précis et nous saluons les autres avant de partir prendre le bus qui, bien évidemment, est bondé. Tout le monde doit se rendre aux différents lieux touristiques pour les derniers jours de vacances et j'ai peur que le zoo soit noir de monde. Nous nous faufilons vers l'arrière du bus. Kiba est adossé au mur et je lui fais face. Pour le moment nous arrivons encore à respirer mais nous avons encore six arrêts avant de descendre et aucune certitude que le bus ne désemplisse.
_ Naruto ?
_ Oui ?
_ Pourquoi tu as voulu qu'on parte seul à seul ?
_ Déjà pour ne pas voir cette tronche de cake de Sasuke et puis pour passer un vrai moment avec toi.
Il rougit et détourne le regard. Ainsi, je découvre mon petit copain en public, un peu gêné, adorable et timide. Je l'aurais bien embrassé mais c'est inapproprié dans un bus où je peux sentir la sueur du mec derrière moi. Je me doute qu'on peut faire plus romantique. Le car s'arrête, des gens montent et personne ne descend, il repart et l'homme derrière moi vacille et me bouscule, je pose ma main sur la vitre derrière Kiba pour éviter de l'écraser et je peux sentir son parfum de là où je suis désormais. Je n'avais pas vraiment fais attention, mais je suis un peu plus grand que lui. Ses pupilles fendues brillantes jonglent entre le sol et mon regard céruléen qui s'imprègne de son image. Ma main se trouve juste au dessus de son oreille droite et je le vois se mordre la lèvre. Il est très gêné et c'est un peu amusant. Je décide de lui laisser un peu de répit et lève les yeux pour voir le paysage défiler devant moi. Soudain, je sens la main de Kiba venir agripper ma main libre et il y entremêle ses doigts timidement. Je souris un peu et mon cœur se met à battre plus fort.
_ Merci, ça me fait plaisir.
_ De rien.
Ne pas griller les étapes, c'est précisément ce que je compte faire. Faire les choses bien, dans les règles. Je n'ai jamais agi en temps qu'amoureux avec Kiba, toujours en tant qu'ami et je n'ai pas encore trouvé quel genre de petit copain je veux être. Le bus tremble une nouvelle fois et la main de Kiba se resserre autour de la mienne et sa tête vient se nicher dans mon cou. Sa main devient subitement moite mais il ne libère pas la mienne pour autant. Je souris un peu gêné et je regarde autour de moi si on nous remarque mais personne ne semble prêter attention à ce qu'il nous arrive. C'est étrangement agréable de s'afficher en public.
Au sortir du bus, Kiba ne dit pas un mot, encore un peu perturbé par notre trajet. A l'entrée du Zoo il n'y a pas grand monde, nous nous dirigeons donc, sans un son, vers le guichet le plus proche afin d'acheter nos billets. Et une fois rentrée, Kiba se transforme en vrai gamin, comme quand nous étions petits, il a toujours été fasciner par les animaux et les zoos, seul endroit au monde où il peut admirer la faune du monde entier. Il n'y a pas un seul animal qu'il n'aime pas où dont il a peur, à douze ans, on avait été à une découverte des reptiles et il a été le seul à vouloir prendre un serpent autour du cou. Je me souviens avoir eu très peur que le serpent en question, aux couleurs rouge et verte, morde mon ami et qu'il finisse empoisonné. Mais bien évidemment, ce n'était pas un venimeux. J'ouvre le plan que la dame de l'accueil nous a donné et Kiba passe sa tête par dessus mon épaule. Je me sens mes joues se rosir et son souffle sur ma peau fait accélérer mes battements de cœur. La moindre parcelle de mon corps réagit à son contact.
_ Alors, on commence par quoi ?
_ Soit on suit le chemin, soit on va là où on veut.
_ Ça ne me dit pas par quoi on commence.
_ Bah soit on commence par les vautours et les aigles, soit on va là où tu veux.
_ Les vautours et les aigles c'est bien. Au fait …
Je sens les lèvres de mon amant se poser sur ma joue et il s'approche de mon oreille.
_ Merci d'avoir proposé ça, c'était une bonne idée.
_ De rien.
Et aussi vite qu'il est arrivé, il se met en direction des enclos à rapaces. Je trottine derrière lui et me place à sa droite. Nous nous promenons alors dans les allées du parc et nous prenons au passage plein de photos des animaux que nous admirons, et parfois nous prenons une image de nous deux pour garder des souvenirs. Nous admirons les majestueux lions, nous restons ébahis devant les imposantes tortues géantes et moi je suis admiratif devant les grenouilles tropicales. Kiba est attendri devant mon amour des batraciens et il se moque gentiment de moi. En fin de matinée, nous finissons par arriver devant l'animal préféré de Kiba, j'ai nommé, bien évidemment, les otaries.
Vous pensiez vraiment que son animal préféré c'était les chiens et les loups ? Non, non, il est tout particulièrement fasciné par les otarie et surtout par les spectacles que les zoos présentent au public. Et d'ailleurs, après mangé nous allons certainement en voir un pour son plus grand plaisir. A midi, mon portable vibre et je découvre un message de Shikamaru me demande si tout va bien. J'hésite à lui répondre et finalement, en voyant Kiba répondre à un message de son côté, je devine qu'il a également reçu un sms de la part de quelqu'un. Je tape rapidement un « oui, très bien » et range mon téléphone pour rejoindre mon amant.
Il est dix-huit heure, c'est le moment de prendre le bus pour rentrer, et nous nous dirigeons vers la sortie. Nous arrivons sur la place centrale devant l'entrée, Kiba est devant moi, il marche d'un pas lent et tranquille, sans doute amplement satisfait de sa journée.
C'est le moment.
_ Kiba ?
_ Oui ? Un problème ? Me demande-t-il en se retournant.
_ J'ai réfléchi.
_ Oulah, tu réfléchis toi maintenant ?
_ Figures-toi que je pense que je réfléchis trop haha ! Plus sérieusement, j'ai repensé à tout ce qu'il s'est passé ces dernières semaines. J'ai fais des erreurs et ce matin tu m'as dis que tu ne voulais pas griller les étapes et y aller progressivement et tu as raison. On doit aller à notre rythme pour ne plus se faire mal.
_ Naruto, je ne pensais pas que ça te perturberait à ce point. Il fallait m'en parler.
_ Justement je t'en parle et je suis désolé d'avoir voulu … enfin tu sais … bref, tout ça pour dire que tu as peur que demain, une fois chez nous, on se rende compte de notre erreur.
_ J'ai absolument pas voulu dire ça, je le sais depuis longtemps que j'ai des sentiments pour toi.
_ Oui mais moi, non. Et ça te fait peur, je le comprends. Je n'ai rien fait pour que tu aies confiance. J'ai couché avec toi sans prévenir, on a dormi ensemble, j'ai re-voulu coucher avec toi ce matin, comme si je cherchais que du cul et c'est pas le cas. Alors j'ai improvisé cette sortie.
_ Je t'arrête, je ne pense pas ça de toi.
_ Kiba … est ce que tu veux sortir avec moi, je veux dire, officiellement.
_ Naruto … je …
_ Tu me l'as demandé chez Shikamaru, et je te le demande à mon tour. On a perdu un mois, je veux pas perdre davantage.
Les yeux de Kiba s'humidifient instantanément et dans un léger sanglot il acquiesce et se rapproche de moi pour m'embrasser. Je l'attrape par la taille et continue d'approfondir ce baiser aux goût salé provenant des larmes de l'homme que j'aime. Nous ne remarquons même pas que certains visiteurs se sont arrêtés pour nous regarder. Nous sommes dans notre monde.
_ Regarde maman, ils s'embrassent !
Nous relevons la tête et un petit garçon nous pointe du doigt en riant, et sa mère s'excuse auprès de nous. Nous rions et décidons de repartir, main dans la main jusqu'à chez Shino. Sur le trajet du retour, Kiba a comme une révélation.
_ Et Hinata ?
_ Quoi Hinata ?
_ Je te le dis Naruto, Hinata est amoureuse de toi.
_ Mais non, je te dis. C'est juste une amie.
_ Moi aussi, tu pensais que j'étais juste un ami et tu t'es trompé.
_ Ouais …
_ Je veux pas le dire ce soir, pas devant elle. On peut garder le secret encore quelques temps, juste pour ne pas gâcher les vacances d'Hinata ?
_ Hm … je pense que tu trompes sur ses sentiments.
_ Et si jamais j'ai raison ?
_ … Mouais, c'est vrai, ce serait pas cool pour elle.
_ Alors on commencera à le dire la semaine prochaine. Et puis, j'aimerais bien que les premiers au courant ce soit ma sœur et mes parents.
_ Ok on fait comme ça.
_ Au fait, tiens, c'est pour toi, dit il en me tendant un petit paquet avec le nom du zoo dessus.
_ Tu l'as acheté quand ? Je suis resté avec toi toute la journée.
_ Quand tu as eu le dos tourné pour aller acheter des glaces.
_ Petit cachottier.
J'ouvre le dit paquet et en sort un porte monnaie en forme de grenouille verte à rayures orange.
_ L'ancien est abîmé, je me suis dit qu'il était temps d'en acheter un autre.
_ T'es super, merci beaucoup !
Une fois arrivé, je monte immédiatement dans ma chambre pour transférer l'argent de mon ancien porte monnaie dans le nouveau, et je découvre qu'il y a même une fente pour glisser sa carte de crédit. Satisfait de ma journée, je trouve ça dommage de rester discret ce soir mais pour le bien d'Hinata et si Kiba a raison à son sujet, c'est mieux ainsi. Une fois redescendu, je remarque que tout est prêt pour la dernière soirée, les bouteilles sont sorties, les pizzas sont arrivées et tout le monde est prêt à faire la fête. Les filles ont la brillante idée de faire une pool-party. Je me retrouve dans la piscine en train de faire des passes avec un ballon et ma bière posée sur le rebord Shikamaru réceptionne et Chohi me fait la passe, j'envoie la balle directement sur Sasuke qui la retourne sur vers Ino qui, bien évidemment, n'était pas attentive et discutait avec Sakura. Elle finit éclaboussée et commence à s'énerver.
_ Non mais vous pouvez pas faire attention ?
_ Quoi Ino ? Tu fais une pool-party et tu as peur de te mouiller ?
_ Imbécile de Naruto, je pense à mes cheveux, je veux pas qu'ils soient trop mouillés, ça les abîme.
_ Oh la la, bah sors de l'eau alors, lui hurle Kiba en éclatant de rire.
Je remarque au passage que Kiba n'a bu que deux bières et il est déjà très guilleret. Ino se contente de l'ignorer et elle s'éloigne de nous pour garder ses longs cheveux blonds au sec. Nous, nous poursuivons notre jeu, enfin, plus la soirée avance, moins nous réceptionnons de balles et Shino, très responsable, somme à ceux qui ont trop bu de sortir de la piscine pour éviter les accidents. Lorsque je sors moi même de l'eau pour manger un morceau de pizza, je remarque que Kiba n'est plus autour de la piscine. Peut-être sur la terrasse ? Je m'y dirige tout naturellement, pour le retrouver et surtout pour manger, car l'objet de mon désir, une pizza montagnarde avec supplément fromage qui va éponger les quatre bières que j'ai bue, est subitement devenue une priorité dans mon esprit. Je retrouve Juugo, Choji, Hinata, Sakura, Shikamaru et Ino mais aucune trace de Kiba.
_ Hm … Sakura ? Tu as pas vu Kiba par hasard ?
_ Ah non, pas depuis un moment d'ailleurs. Shikamaru, tu as vu Kiba ?
_ Galère … pourquoi tout le monde pense que je surveille tout le monde ici ?
_ La question es simple, palmier sur pattes, oui ou non ?
Sakura bourrée est effrayante …
_ Bah il était là avec Sasuke y a pas dix minutes.
Sasuke ?
_ Ouh la … ça sent les ébats amoureux sur la plage, ha ha ha !
Ino bourrée est juste très énervante. Hinata devient rouge pivoine après la suggestion de la blonde, et moi, je vire directement au rouge de rage. Bon sang, il allait pas nous foutre la paix celui là ? J'ai confiance en Kiba, c'est ce que je me répète en boucle dans ma tête, mais je n'ai aucune confiance en ce play boy de pacotille. La plage elle a dit ? Mes jambes bougent toutes seules. Effectivement, la plage c'est le meilleur moyen d'avoir la paix pendant cette soirée. Un pas après l'autre je prends la direction de la mer mais mon corps devient subitement lourd, je me sens tiré vers l'arrière, je tourne la tête et Shikamaru me retient par le bras alors que Sakura se positionne devant moi. Je me libère de la poigne de mon ami et bouscule gentiment de la fille aux cheveux roses pour me diriger d'un pas rapide vers la plage. Ne doute pas de lui, ne doute pas de lui, ne doute pas de lui. J'arrive enfin à la plage et ce que je vois ne me plaît absolument pas. Je vois Kiba, dans les bras de Sasuke qui pose ses mains sur ses hanches. Ils s'embrassent. Un baiser des plus écœurant. J'ai envie de pleurer. Mais je n'ai même pas le temps de laisser s'échapper une larme que la voix de Kiba me fait réagir.
_ Lâche moi ! Ça va pas ou quoi ?
_ Tu t'attendais à quoi en me suivant ?
_ Y avait Suigetsu avec nous, je m'attendais pas à ce que tu me sautes dessus. Lâche l'affaire avec moi, je ne suis pas intéressé.
_ Ok, beau brun, j'arrête.
_ Et pas la peine d'avoir Naruto, il sera pas intéressé.
_ Et comment tu le sais ? Je suis sûr qu'il résistera pas longtemps.
_ Je le sais parce que c'est mon mec, et t'as pas intérêt à le toucher sinon je t'explose.
_ Pff, et ben, on peut dire que vous avez bien caché votre jeu tous les deux.
Il tourne la tête vers moi et sourit.
_ Bah tiens, quand on parle du loup...
Kiba tourne la tête vers moi, le regard inquiet.
_ Désolé ! Je pensais qu'il était libre. J'espère que toi, tu vas pas vouloir m'exploser.
_ Dégage Sasuke.
Il lâche un ricanement et ramasse Suigetsu, par terre complètement ivre et retourne à la soirée. Kiba s'approche de moi et tente de dire quelque chose mais rien ne sort. Le bruit des vagues s'écrasant sur le sable vient bercer notre silence. Puis finalement, il prend la parole.
_ Naruto je ne sais pas ce que tu as pensé mais je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il me saute dessus. L'autre s'est pété la gueule et a vomi et je voulais l'aider mais Sasuke m'a embrassé et tu es arrivé et je ne veux surtout pas que tu penses que je l'ai laissé faire, j'ai eu un léger temps de retard pour réagir mais c'est la fatigue et la surprise et … Je t'en prie, dis quelque chose.
Je ricane.
_ Pour ça il faudrait que tu me laisses en placer une …
Les yeux de Kiba se dérident instantanément en voyant mon visage détendu.
_ Tu ne m'en veux pas ?
_ Bien sûr que non, j'ai bien vu que tu ne voulais pas de ce baiser. En revanche, c'est à moi de m'excuser.
_ Pourquoi tu devrais t'excuser ?
_ Parce que je t'ai vu avec lui … j'ai douté de toi l'espace d'une seconde et je n'aurais pas dû.
Kiba ne répond pas.
_ L'espace d'une seconde j'ai cru que tu avais envie de lui.
_ Une seconde c'est tout ? Bah, tu auras qu'à m'embrasser une seconde de plus cette nuit ?
Il m'attrape par le cou et dépose ses lèvres sur les miennes. Le baiser me fait frissonner, je ressens quelques picotements danser dans mon ventre. Mes mains viennent se placer là où celles de Sasuke étaient quelques minutes plus tôt, comme pour effacer sa présence. Je réponds au baiser de Kiba et voilà que me lèvres s'entrouvrent pour me délecter de cette sensation enivrante qui encore nouvelle pour moi. Le souffle chaud arôme de bière de Kiba vient s'engouffrer dans mon corps pour le vivifier. Je ne peux m'empêcher de goûter ses lèvres avec envie, notant au passage un goût sucré, preuve qu'il a mangé une part de gâteau avant de venir ici. Je ne veux pas le lâcher, et lorsque nous nous séparons pour reprendre notre souffle, je vois dans son regard qu'il ne veut pas que cela s'arrête. Je replonge immédiatement sur ses lèvres et force le passage avec ma langue pour venir jouer avec la sienne. Ses mains quittent ma nuque pour descendre dans mon dos nu pour le griffer. Je veux plus. Nos langues dansent furieusement ensemble et ne cessent de faire monter en nous le désir du corps de l'autre. Mes mains passent sous son t-shirt pour sentir la peau douce et encore humide de mon amant, il a quelques spasmes à mon contact et je l'entends réprimer un gémissement de plaisir. Il se détache de moi et pose sa tête contre mon épaule droite en soupirant. Je profite de l'ouverture pour venir embrasser son cou ce qui le fait instantanément réagir. Par surprise il laisse échapper un petit cri qui m'encourage à continuer ce festin de roi, mes dents viennent titiller sa chair et je peux sentir un fort goût de chlore qui n'est, très étrangement, pas désagréable.
_ Naruto … soupire-t-il.
_ Je sais … ne pas brûler les étapes.
Je redresse la tête et plonge mon regard dans les yeux brillants de désir de Kiba et dépose mes lèvres sur les siennes de manière très chaste et innocente. Puis une deuxième fois, puis une troisième et comme si le destin nous jouait un mauvais tour, nos sexes dures viennent se frôler à travers nos shorts de bain et ce simple frottement, aussi infime soit-il, achève toutes notre volonté de résister à la tentation. Kiba est le premier à céder et délie le lacet de mon bas pour libérer mon membre excité et passer la paume de sa main dessus. Je suis son initiative et plonge mes doigts sous l'élastique de son maillot et vient caresser le fruit défendu, lui arrachant un magnifique gémissement.
Nous serons malgré tout très raisonnables ce soir.
Kiba imprègne sur mon sexe un lent mouvement de va et vient très intense qu'il perfectionne à chaque passage en caressant de sa paume l'extrémité de mon pénis. Je tente très maladroitement de reproduire ce qu'il fait et même si je ne suis pas un expert en la matière, j'arrive à lui procurer le plaisir qu'il réprime depuis un moment. Ses yeux se ferment et il vient poser son front contre le mien, soupirant, haletant … Nos mouvements s'accélèrent et je le sens se raidir au fur et à mesure que l'intensité augmente. Un gémissement, plus rauque, me fait signifier qu'il atteint sa limite et moi même je sens que j'ai dépassé le seuil de non retour. J'ouvre les yeux pour observer le visage de mon amant, déformé par l'orgasme, provoquant en moi une satisfaction perverse. Je sens le liquide chaud couler le long de ma main et je ne tarde pas à le rejoindre en me vidant dans la sienne.
Nous restons là, encore transpirant, quelques minutes avant de rire ensemble devant notre manque de retenue. Je l'embrasse une dernière fois ce visage simplement éclairé par la lune puis nous retournons à la soirée.
Fin du chapitre 7
Merci d'avoir lu jusqu'ici, merci aussi de laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous en pensez, afin de m'améliorer et poursuivre mon passe-temps.
A très bientôt promis !
