Bonjour bonsoir, un petit OS sans prétention qui m'est venu d'une traite en plein milieu de la nuit. Je l'ai bien aimé alors je me permet de vous le partager huhu...Bonne lecture !
Parmi les serpentard, Daphné Greengrass était bien connue. Affublée de nombreux surnoms, crainte et admirée à la fois, quelque chose était sûr : les gens se retournaient sur son passage, parlaient d'elle. Après tout Daphné avait beaucoup de choses pour elle : elle était belle, très belle avec ses longs cheveux blonds, son visage gracieux mais froid, faisant honneur à sa maison, elle était riche et noble de surcroît, d'une famille réputée et héritière, et elle était intelligente, dans le classement des meilleurs élèves de l'école et dotée d'une incroyable culture générale. Certains tueraient pour ne serait-ce que pour échanger quelques mots avec elle et d'autres pour prendre sa place.
Daphné avait tout. Et comme elle n'était pas bête, elle le savait. Elle se complaisait dans cette chance qu'elle avait depuis des années. Mais voilà, comme on dit, toute chose à une fin, ça y compris.
Et tout le monde remarqua le changement. La façade froide abordée en permanence fut remplacée par une moue ennuyée. Son attitude distinguée par des soupirs incessant. Daphné était toujours belle, toujours riche, toujours intelligente, mais Daphné avait l'air ailleurs. Elle n'écoutait plus les potins, ne traînait plus avec ses camarades et passait la plupart de son temps libre à une fenêtre à soupirer. Longtemps, longuement.
Évidemment plusieurs personnes virent lui demander ce qu'il pouvait bien la bouleverser, mais elle les renvoyait simplement d'un geste de la main avant de retourner à ses soupirs. Après tout, elle ne voulait pas en parler. Car c'était son secret.
Daphné était amoureuse.
Mais si cela avait été rendu public, ses amis et parents auraient retourné le monde pour lui donner ce qu'elle voulait. Mais Daphné avait honte. Parce que ce n'était pas accepté dans les mœurs. Et que s'ils avaient appris, oh elle était sûre qu'elle en aurait vu de toutes les couleurs.
Au bord de sa fenêtre, Daphné se secoua la tête. Non, non. Il ne fallait pas qu'elle y pense, elle n'avait pas le droit. Elle tenta d'imaginer le visage de sa mère lorsqu'elle aurait prononcé le mot "Moldu", grimaça et elle tenta de penser rapidement à autre chose. Mais l'obsession de Daphné fit qu'à peine quelques instants après, elle reparti dans ses rêveries.
Elle l'avait vue pour la première fois par un total hasard, dans une rue commerçante côté Moldu. Elle n'avait pas pu lâcher du regard ses courbes incroyables, mais l'autre était partie si vite... Daphné était repartie dans ses projets, mais n'avait pas pu l'oublier. En désespoir de cause, elle était retournée sur les lieux où elle l'avait croisée. Et elle l'avait vue de nouveau.
Et elle y était retournée. Chaque jour, à la même heure, l'autre traversait la rue de bout en bout, sans jamais s'arrêter. Alors Daphné en avait fait sa routine. Elle se posait dans un petit café, commandait son thé, et attendait que l'autre passe pour l'admirer.
Elle avait su dès le premier jour qu'elle avait eu un coup de foudre. Mais elle avait mis quelques temps avant d'accepter cette réalité. Elle aurait dû s'approcher, tenter quelque chose ! Maintenant bloquée à Poudlard pour des mois entiers, elle n'était pas sûre de la revoir.
Mais elle l'avait vue si souvent qu'elle connaissait chacun de ses traits. Et ses courbes... Daphné en aurait presque bavé si son rang nobiliaire n'avait eu aucune importance pour elle. Elle aurait voulu l'ouvrir doucement puis la pénétrer...
Daphné sursauta à ces pensées. Non, non, non ! il ne fallait pas ! Il ne fallait pas qu'elle s'imagine avec l'autre. Elle ne pouvait pas.
D'un bout de la salle commune, ses amis l'appelèrent pour qu'elle les accompagne manger. Daphné soupira fortement et se releva élégamment du fauteuil où elle était installée. D'un geste peu élégant elle se frotta le visage pour s'ôter toute idée en tête.
Mais quand même.
Qu'est-ce qu'elle la voulait cette voiture.
