N/A : Merci pour vos gentils commentaires ! Je suis impatiente de connaître votre avis sur Tanya. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire et à la faire confronter à Bella. Et puis, je ne vais pas vous cacher que j'ai pris beaucoup de plaisir à susciter la jalousie de Rosalie héhé.

Bonne lecture.


Chapitre 12

Tanya l'observait comme un rapace.

Ses yeux inquisiteurs suivaient chacun de ses mouvements et s'intensifiaient dès qu'elle avait le malheur d'ouvrir la bouche pour émettre un commentaire. Pourtant, Bella s'était habituée à l'intensité inhabituelle des Cullen mais celle de Tanya la rendait mal à l'aise.

Pour la première fois depuis qu'elle avait pris connaissance de l'existence des vampires, Bella se sentit véritablement dans le rôle de la proie. Elle s'efforçait donc de se faire discrète et petite elle quittait à peine Rosalie et celle-ci semblait s'en réjouir – bien qu'elle s'efforçait de le cacher avec plus ou mois de succès.

Tanya se lécha les lèvres.

« Alors… Comment vous êtes-vous rencontrés ? ».

Bella lança un regard hésitant à Esmée. Cette dernière grimaça et se racla la gorge, ne semblant pas particulièrement ravie de devoir lui répondre.

« Nous nous sommes rencontrés le soir d'Halloween. Bella était en train de faire la tournée des maisons pour recueillir des bonbons, accompagnés de ses amis ».

« Comme c'est adorable » gazouilla Tanya, l'air condescendant.

Bella fronça les sourcils, l'air vexée.

« Ils ont frappé à notre porte et je les ai invité à entrer pour… se ressourcer » reprit Esmée. Les Denali échangèrent des regards moqueurs « J'ai tout de suite senti un lien me relier à Bella. Nous avons discuté un moment avant que la situation ne dégénère ».

« Quelqu'un avait trop soif » marmonna Kate.

Irina, sa sœur cacha son sourire derrière sa main. Tanya détourna la tête un instant pour contrôler le sien avant de reprendre son calme. Les Cullen les observèrent d'un air désapprobateur.

« En d'autres circonstances, la marche à suivre logique aurait été de tous les… faire disparaître » leur fit remarquer Esmée en choisissait soigneusement ses mots pour ne pas heurter la sensibilité de Bella. Cette dernière s'efforçait de ne pas trop paraître bouleversée, les poings serrés contre ses cuisses « Mais il était hors de question que nous fassions le moindre mal à Bella. Alors, je lui ai proposé de rejoindre notre famille et elle l'a accepté ».

Bella se renfrogna.

« Ce n'est pas comme si j'avais eu le choix ».

Tanya lui jeta un regard curieux, la tête légèrement penchée sur le coté. Rosalie se raidit aussitôt à coté d'elle.

Esmée esquissa un sourire crispée.

« A présent, nous faisons de notre mieux pour… résoudre nos conflits. Nous nous efforçons d'oublier les erreurs du passé pour aller de l'avant mais ça prend… un peu de temps ».

Tanya sourit du coin de la bouche.

« Je m'en doute bien. Bella semble être quelqu'un d'obstiné et de courageux. Mais ce sont des qualités que tu devrais encourager Esmée. C'est plutôt rafraîchissant » avoua-t-elle d'une voix traînante en laissant un bref regard à Edward.

Ce dernier s'assombrit.

« En effet » répondit Esmée, la voix un peu sèche.

Kate bondit sur ses pieds, l'air excité.

« Nous devrions boire pour fêter l'arrivée de notre nouvelle camarade ! ».

Le regard de Bella se teinta d'horreur et d'effroi.


« Je resterais avec toi ».

Bella ferma les yeux en entendant la voix de Rosalie. Elle se raidit encore plus contre le dossier de son lit. Ses ongles s'enfoncèrent dans le creux de ses paumes, rouvrant les croûtes de sang qui commençaient à peine à cicatriser.

« Ne te force pas. Je sais que tu meurs d'envie d'être avec eux et de… festoyer en leur compagnie au détriment de pauvres personnes innocentes » cracha-t-elle presque.

Rosalie tressaillit.

« Ce n'est pas comme si nous avions un autre choix, Bella ».

Bella serra les dents et releva la tête pour lui lancer un regard noir.

« Va-t-en ».

Rosalie la fixa longuement, les poings serrés le long du corps. Bella crut qu'elle s'était véritablement transformée en statue lorsqu'elle fit brusquement demi-tour. Elle claqua si violemment la porte de sa chambre en partant qu'elle fit trembler les murs et provoqua la chute d'un tableau.

Bella ferma les yeux et enfonça son visage entre ses genoux relevés, les mains plaquées contre ses oreilles.


Elle vomit son dernier repas dès qu'elle les entendit franchir le pas de la porte. Bella se redressa avec difficulté, le corps penché au-dessus de la cuvette des toilettes et tira la chasse d'eau. Ses yeux s'emplirent de larmes en entendant des rires insouciants s'élever depuis le rez-de-chaussée. Aucun des hommes qui était en bas ne savait encore qu'il s'agissait de leurs derniers rires.

Elle se releva et chancela jusqu'au lavabo. Elle débarbouilla son visage, se brossa les dents et attacha ses cheveux en queue de cheval. D'autres rires se firent entendre, pleins de vie et de joie. Bella s'empara violemment du lavabo, le teint livide.

Elle ne pouvait pas rester là.

Elle sortit de la salle de bain, enfila sa veste chaude et se faufila hors de sa chambre le plus silencieusement possible. Elle savait que les vampires l'entendraient, quels que seraient ses efforts pour se faire silencieuse. Mais elle pria pour qu'ils soient assez distraits par le groupe d'hommes qu'ils avaient ramenés pour ne pas l'entendre. Elle descendit l'escalier, se glissa dans la cuisine et emprunta la porte de sortie de derrière.

L'air frais de la nuit lui permit de s'éclaircir l'esprit. Elle s'éloigna le plus rapidement possible du chalet, la tête recourbée et les mains enfoncées dans sa veste. Sa queue de cheval sautillait vivement à chacun de ses pas précipités, lui fouettant de temps à autre la mâchoire crispée. Elle s'enfonça dans la forêt qui bordait le périmètre du chalet et poussa un soupir de soulagement lorsque les bruits du chalet devinrent imperceptibles.

Si elle avait été vraiment courageuse comme le pensait la cheffe des Denali, elle serait allait avertir les hommes au lieu de s'enfuir. Mais son estomac se tordit violemment rien qu'à la pensée de croiser le regard de l'un d'entre eux.

Finalement, elle ne valait pas mieux qu'eux.

« Bonsoir, petite humaine ».

Bella sursauta et fit volte-face. Le sourire carnassier de Tanya l'accueillit. Elle se tenait accoudée à un arbre, dos au chalet qui était à peine visible depuis leur position. Ses bras étaient croisés contre son torse. Et elle avait toujours ce regard de félin sur le visage.

Bella se pétrifia.

« Q-Que faites-vous ici ? ».

Tanya leva un sourcil.

« Je pourrais te poser la même question. N'es-tu pas censée attendre sagement dans ta chambre comme une gentille fille à sa maman en attendant que nous ayons terminés de nous… désaltérer ? ».

Bella déglutit.

« Si vous faites référence à Esmée, je ne suis pas sa fille et elle encore moins ma mère » la corrigea-t-elle sèchement.

Tanya la regarda avec un mélange de surprise et d'intérêt.

« Intéressant… Si c'est vrai, tu serais probablement la première personne que je connaisse à ne pas avoir succombé à son charme de mère à la Mary Poppins » se moqua-t-elle, légèrement agacée.

Bella fronça les sourcils.

« Rosalie ne l'aime pas non plus ».

Tanya renifla.

« Rosalie n'aime personne ».

Bella grimaça.

Mais pouvait-on le lui reprocher ? Rosalie vivait dans un nid de créatures cruelles et assoiffées de sang qui avaient jeté à la mer leur code moral pour embraser une existence de débauche et de meurtres.

Tanya continua de l'observer, l'air songeur.

« Ah... » fit-elle subitement en claquant des doigts « J'ai compris. Tu nous détestes ».

Bella lui lança un regard noir.

« Pourquoi ne serait-ce pas le cas ? Vous tuez des gens sans manifester la moindre once de culpabilité ou de regrets. Vous êtes sans cœur ».

Tanya fredonna doucement, l'air nullement blessée ou furieuse par les propos vénéneux de Bella. Elle tapota légèrement son menton.

« Je pense que tout est une question de perspective » lui dit-elle finalement. Bella fronça les sourcils et la regarda avec confusion. Tanya lui offrit un sourire narquois « Les humains tuent et mangent les animaux depuis la nuit des temps. Parfois même, ils les torturent ou les tuent uniquement pour le plaisir. Pourtant, je ne pense pas que les animaux apprécient d'être traités comme de la nourriture ».

« Ce n'est pas pareil » marmonna Bella en détournant la tête.

Tanya leva un sourcil.

« Ah oui ? ».

« Les humains sont obligés de s'alimenter pour survivre. Ils n'ont pas le choix ».

« Et en quoi est-ce différent des vampires ? » rétorqua Tanya « Nous sommes également obligés de nous alimenter pour survivre. Et nous n'avons pas choisis cette alimentation de bon cœur. Nous y avons été contraints. Et nous n'avons pas d'autre option contrairement aux humains qui pourraient parfaitement s'accommoder d'une alimentation uniquement végétale ».

Bella resta silencieuse un long moment.

« Ça n'excuse pas les vies innocentes que vous volez. Vous ruinez des vies et brisez des familles. C'est inhumain ».

Tanya lui offrit un sourire désabusé.

« Alors je suppose que c'est plutôt arrangeant que nous ne soyons pas humains ».

Bella plissa les yeux.

« Vous voyez ? Vous ne prenez même pas ça au sérieux. Ça ne fait que vous amuser. Vous n'avez aucune considération pour la vie humaine » dit-elle, écœurée.

Tanya l'observa un moment, l'air songeur. Elle finit par lui sourire.

« Je comprends ta position mais tu changeras d'opinion lorsque tu seras devenue comme nous. Comme je te l'ai dit, tout est une question de perspective ».

« Mais- ».

« Tu devrais rentrer. Esmée ne sera probablement pas contente si elle apprend que tu t'es enfuie du chalet. Et Rosalie encore moins. Elle semble étonnement t'apprécier. Mais c'est une bonne chose. Les dieux seuls savent à quel point il était temps qu'elle trouve quelqu'un. Cette vieille rengaine de haïr tout le monde commençait à s'essouffler » marmonna-t-elle en secouant de la tête.

Bella la fixa d'un air hébété.

« Qu- ».

Tanya lui tendit son bras avec un sourire aimable.

« Puis-je te raccompagner jusqu'à ta chambre ? ».

« Je peux me débrouiller toute seule » répondit-elle sèchement en reculant d'un pas.

Tanya lui offrit un sourire affable.

« Je n'en ai aucun doute. Mais je serais rassurée de pouvoir m'assurer que tu retournes en toute sécurité jusqu'à ta chambre. Je ne le fais pas seulement dans ton intérêt. Il va de soit que si un malheur venait à t'arriver ce soir, les premiers soupçons se tourneraient vers ma famille… » expliqua-t-elle calmement.

Bella hésita un instant avant d'accepter la proposition. Elle enroula sa main autour du biceps de Tanya et la laissa la reconduire vers le chalet. Le regard de Tanya continua de peser sur elle, moins intense et plus pensif cependant.

« Je pense que tu feras un excellent ajout à notre communauté. J'ai hâte que tu nous rejoignes complètement, petite humaine » finit-elle par dire.

« Jamais » chuchota-t-elle, les doigts crispés autour de son biceps.

Tanya se contenta de sourire.


Les Denali restèrent quelques jours avec eux avant de reprendre la route. Leur séjour parmi les Cullen fut saupoudré d'une tension électrique qui s'effaça progressivement. La cheffe des Denali eut d'autres conversations avec Bella, cette fois-ci sous la surveillance rapprochée et suspicieuse de Rosalie.

Bella ne l'aurait jamais admis à voix haute mais elle apprécia de confronter leurs deux visions différentes de la vie. Cependant, ces échanges verbales la poussèrent à revoir ses propres convictions personnelles. Le mantra de Tanya avait finit par s'insinuer dans sa tête, entêtant et empreinte d'une certaine vérité : Tout est une question de perspective.

Ils partirent à la nuit tombée.

Tanya la salua chaleureusement. Elle embrassa même le dos de sa main sous le regard meurtrier de Rosalie. Cette dernière se contenta de sourire, simplement amusée par son comportement, avant de relâcher la main de Bella.

« Quand nous nous reverrons, j'espère que tu seras comme nous afin que nous puissions constater si oui ou non ta perspective des choses aura changé. Il me languit d'avoir d'autres conversations avec toi, petite humaine » lui déclara-t-elle avec un clin d'œil malicieux.

Bella rougit légèrement et détourna la tête.

« Nous verrons » marmonna-t-elle.

Les Denali terminèrent de saluer les Cullen.

« Prenez grand soin d'elle ou bien je serais tentée de vous la voler » les avertit Tanya.

Les Cullen se tendirent. Rosalie libéra un grognement sauvage et fit mine de vouloir s'élancer vers elle. Elle fut aussitôt retenue par Emmett et Jasper. Même Esmée sembla vouloir l'attaquer. Mais elle se contenta de lui offrir un sourire crispé.

« Faites bonne route, Denali ».

Tanya sourit, les yeux pétillants.

« Toujours ».


« Tu ne vas pas t'ennuyer maintenant que ta nouvelle grande amie s'en est allée ? ».

Bella leva lentement un sourcil.

Si Bella n'avait pas appris à connaître Rosalie, elle aurait pu croire que sa voix était empreinte d'une certaine jalousie. Mais Rosalie n'avait aucune raison d'être jalouse puisqu'elle détestait tout le monde.

Bella décida qu'elle était d'humeur taquine.

Bella se força à ne pas la regarder et se contenta de tourner la page de son livre. Mais son comportement sembla énerver Rosalie. Cette dernière s'agita dans sa chambre, allant d'un endroit à l'autre sans desserrer les poings.

« Tu ne vas pas me répondre ? » insista Rosalie.

Bella mordilla sa joue intérieure pour se retenir son sourire.

« Je suis en train de lire, Rosalie ».

Rosalie fronça les sourcils.

La seconde suivante, le livre disparut de ses mains. Il vola à travers la pièce et percuta la porte de la chambre avant de s'écraser au sol. Bella sursauta et lui lança un regard ébahi, les mains toujours levées.

« Pourqu- ».

Rosalie la menaça du doigt.

« Ne m'ignore pas. Personne ne m'ignore » l'avertit-elle furieusement.

Bella déglutit difficilement.

« Je n'étais pas en train de- ».

« Ne me mens pas ! » grogna-t-elle, les lèvres légèrement retroussées « Tu as passé tes journées entières à boire les paroles de Tanya comme si elle était le putain de Christ et à m'ignorer comme si je n'étais même pas là. Tu me rejettes alors même que j'essaie d'être gentille avec toi mais pourtant, tu n'as aucun soucis à écouter pendant des heures une vampire qui a passé son existence à profiter des humains » cracha-t-elle.

Bella la fixa avec surprise.

« Tu es jalouse ? » lui demande-t-elle avant de pouvoir retenir sa langue.

Les yeux de Rosalie s'assombrirent dangereusement. Elle émit un sifflement furieux et la toisa comme si elle n'était qu'un insecte bon qu'à n'être écrasé sous sa botte. Bella déglutit et essaya de ne pas trop s'attarder sur le fait qu'elle s'était rarement sentie aussi blessée par un regard. Mais Rosalie semblait avoir la faculté de pouvoir faire les regards les plus blessants et les plus impitoyables qui pouvaient exister.

« Jalouse ? » répéta la vampire avec un rictus mesquin « Comment pourrais-je être jalouse pour quelqu'un d'aussi stupide et faible comme toi ? ».

Bella tressaillit violemment.

Sans ajouter un autre mot, Rosalie fit volte face et claqua furieusement la porte derrière-elle. Une autre tableau se détacha des accroches et s''écrasa au sol.

Bella lui jeta un regard noir.


Jasper s'installa silencieusement à coté d'elle, les mains posées à plats sur ses cuisses. Bella lui jeta un regard méfiant avant de se remettre à contempler la cour, recroquevillée sur le banc installé sur le perron du chalet. Sa tête dépassait à peine du plaid qu'elle avait enroulée autour d'elle.

Jasper hésita un instant avant de prendre la parole :

« J'ai… entendu votre dispute ».

« Sans blague » marmonna-t-elle.

Jasper grimaça.

« Rosalie possède un caractère complexe et dur à creuser au premier abord. Je sais qu'elle peut être difficile et parfois même cruelle et méchante dans ses mots mais il faut lui donner une chance. On ne dirait pas comme ça mais elle fait de son mieux. Sois patiente et indulgente avec elle » la pria-t-il doucement.

« Pourquoi tu me dis tout ça ? » lui demanda-t-elle, la mine confuse.

Jasper s'adoucit.

« Rosalie tient à toi et tu tiens à Rosalie » Bella ouvrit la bouche pour corriger sa déclaration mais le jeune homme fut plus rapide qu'elle et reprit :« Il serait regrettable que vous vous entêtiez à ne pas affronter la nature de vos sentiments, surtout lorsque c'est si flagrant ».

Bella rougit furieusement.

« Je ne vois pas de quoi- ».

Jasper posa une main hésitante sur son genou. Bella se tut brusquement.

« Rosalie tient à toi et tu tiens à Rosalie » répéta-t-il doucement mais sur un ton catégorique et inflexible.

Bella repensa au comportement qu'elle avait lorsqu'elle était à proximité de la vampire. Bella avait toujours eut une conscience aiguë de sa présence. Son regard finissait toujours par retomber sur elle, irrémédiablement attiré. Elle la suivait même inconsciemment des yeux. Et peu importe où elle était située, son corps se penchait toujours dans la direction de Rosalie.

Lorsqu'elles n'étaient pas dans la même pièce, Bella se demandait toujours ce qu'elle faisait et si elle allait bien. Elle ne se détendait uniquement que lorsque Rosalie réapparaissait. Et lorsqu'elle la voyait apparaître, sa poitrine se desserrait un peu plus, comme allégée d'un poids.

Mais en était-il de même pour Rosalie ? Se sentait-elle aussi irrémédiablement attirée par elle ? Pensait-elle autant à elle ? Se souciait-elle véritablement d'elle ?

« Rosalie déteste tout le monde » murmura-t-elle, presque à contrecœur.

La main de Jasper pressa légèrement son genou.

« Pas tout le monde. Pas toi ».